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Passeport et carte d’identité à Tizi Ouzou

65 millions de dinars en plus pour la biométrie

Boumerdès

Des chômeurs de Cap Djinet et Naciria sont sortis dans la rue

Histoire de la Révolution

Taskriout récupère ses martyrs

 

 18/03/10

 

Passeport et carte d’identité à Tizi Ouzou

65 millions de dinars en plus pour la biométrie

C’est la dernière étape pour la mise en place de ce dispositif, puisqu’une cagnotte de 3 milliards de centimes a déjà été consacrée pour l’aménagement des locaux abritant ces deux services au niveau des 21 daïras.

En prévision de l’entrée en vigueur du passeport biométrique et de la carte d’identité électronique, la direction de l’administration de la wilaya de Tizi Ouzou a dégagé une enveloppe supplémentaire de 65 millions de dinars dans le cadre de l’acquisition et installation  du matériel  du réseau informatique, dont 32 millions de dinars destinés seulement à l’achat des onduleurs et des serveurs.  

Cela constitue la dernière étape pour la mise en place de ce dispositif puisqu’une cagnotte de 3 milliards de centimes a déjà été consacrée pour l’aménagement des locaux abritant ces deux services au niveau des 21 daïras. Selon la direction de l’administration locale de Tizi Ouzou, tout est fin prêt pour le lancement de cette opération d’autant plus que près de cent fonctionnaires ont bénéficié récemment d’une formation spécifique autour de la délivrance du passeport biométrique et de la carte d’identité électronique.

Par Hamid M.

 

12 milliards pour le transport des étudiants

Pour combler le déficit en chambres universitaires les responsables des œuvres universitaires de la wilaya de Tizi Ouzou ont mis sur pied un dispositif de transport suburbain au profit des étudiants non hébergés. Pour assurer des navettes vers plus de 26 communes de la wilaya une flotte de 74 bus a été mobilisée à raison d’au moins deux fois quotidiennement en aller et retour. Pour la seule année en cours, près de

5 000 étudiants sont transportés alors que l’enveloppe de 12 milliards de centimes est annuellement consacrée pour assurer cette prestation.

H.M.

 

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Boumerdès

Des chômeurs de Cap Djinet et Naciria sont sortis dans la rue

Des dizaines de chômeurs sont sortis avant-hier dans la rue à Bordj Ménaiel  pour manifester leur mécontentement. Pour la troisième fois, en moins d’un mois , ils ont bloqué la route nationale 12 dans les deux sens (vers la ville des Genêts et la capitale),  à l’aide de blocs de pierres, troncs d’arbres et autres objets de fortune et ont brûlé des pneus. C’est au niveau du quartier populaire de Bousbaâ, à la sortie est de la ville, que des affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants ont eu lieu. Les forces de l’ordre ont usé de tous leurs moyens pour disperser la foule et libérer la route. Aux bombes lacrymogènes lancées, les manifestants ripostaient par des jets de pierres. La circulation a été paralysée et n’a été  ouverte à la circulation que tard dans la soirée, obligeant les automobilistes à faire des détours de plusieurs kilomètres. Selon les manifestants, les responsables n’ont pas tenu leur promesse quant au règlement des arriérés des salaires depuis trois mois. Ces derniers, faut-il le rappeler, sont recrutés dans le cadre du dispositif «de contrat de travail à durée déterminée». Par ailleurs, à quelques kilomètres au nord, dans la même région, les jeunes chômeurs de Cap Djinet se sont rassemblés devant le siège de l’APC pour contester le mode de recrutement engagé par la société détentrice du projet de dessalement de l’eau de mer implanté au niveau de leur commune. Selon eux, la société italienne chargée de la réalisation du projet est implantée dans leur commune, et contre toute attente les postes d’emploi sont occupés par des gens issus d’autres régions. Joint, le président de l’APC, Allal Benchouk, a réfuté ces accusations affirmant que la société citée est à la recherche de conducteurs d’engins de terrassement, entre autres, de bulldozers, niveleuses, chargeurs et autres. Selon lui, le calme est revenu après qu’une délégation ait été reçue en son bureau. Hier, c’est au tour des chômeurs de la commune de Naciria de déclencher un mouvement de protestation pour réclamer leur dû acquis dans le cadre du dispositif de création d’emploi «de contrat de travail à durée déterminée».

A. Kichni

 

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Histoire de la Révolution

Taskriout récupère ses martyrs

Récemment, la commune de Taskriout, située à l’est de la wilaya de Béjaïa, a récupéré treize (13) cadavres de chouhada, enterrés collectivement dans la montagne par leurs compagnons d’armes, pour les transférer au cimetière communal.

Avec une grande fierté, les citoyens des communes Taskriout et Aït Smaïl ont pris le chemin vers la montagne d’Oudjil, exactement à la place dite «lakhrout» qui a été le théâtre de nombreux affrontements entre les moudjahidine et les unités de l’armée française durant la guerre de Libération nationale, pour retrouver en pleine forêt 13 héros inhumés dans ces lieux. Seddik Saâdi, Ahmed Khoufache, Ahcen Zidane et beaucoup d’autres, ont bravé le danger très jeunes. Agés entre 15 et 27 ans, ces moudjahidine ont entendu l’appel de la patrie. Ils ont quitté maisons et familles,  habité les montagnes et les forêts pour une raison : ils ne croyaient à aucune autre vie sauf celle d’être indépendants. Pour eux, l’Algérie devait coûte que coûte arracher sa liberté.

Après le crash d’un avion militaire français en 1959 suite à une attaque armée des moudjahiddine, l’administration coloniale a ratissé toute la région, mais la montagne d’Oudjil a été une exception. La confrontation a été rude, entre les parachutistes français avec leurs armes sophistiquées, avions, et hélicoptères d’un côté, et les révolutionnaires algériens avec leurs fusils de chasse de l’autre. C’est là que treize d’entre eux sont tombés au champ d’honneur. 48 ans après l’indépendance, les autorités locales ont décidé de leur rendre hommage en transférant leurs ossements au cimetière communal. L’opération s’est déroulée dans des circonstances qui transcendent les clivages et problèmes quotidiens : les difficultés économiques et sociales sont oubliées, les divergences politiques et idéologiques aussi, les occupations de cette journée sont reportées pour que tous soient là au cimetière de Bordj Mira, pour recevoir ceux qui ont fait leur gloire, le cœur plein d’humilité et les yeux pleins de respect.

L’initiative a bénéficié de la pleine approbation des citoyens et des familles de chouhada qui souffraient en allant visiter les leurs au sommet de la montagne, et celle des anciens moudjahidine qui demandaient depuis longtemps le transfert des ossements de leurs compagnons d’armes. Après l’inhumation, le P/APC de Taskriout a invité les présents à aller visiter une ancienne cachette au village «Riff», où se réfugiaient les révolutionnaires à l’est de Béjaïa. Au retour, une conférence a été animée au centre culturel Malek-Bouguermouh par un ancien moudjahid qui s’est attelé à ressusciter les valeurs du nationalisme chez la nouvelle génération, faisant appel aux jeunes de suivre l’exemple de leurs aînés dans le domaine du sacrifice pour les leurs.

Pour rappel, la commune de Taskriout contient plusieurs sites historiques, tels que «Chaâbet Lakhra», la mal nommée, qui a été le théâtre des génocides du 8 Mai 1945, la place dite «Hennoz» où se trouve la petite stèle qui commémore le martyr éponyme, exécuté avec sa petite famille par l’armée coloniale, ainsi que «Tagnit n’Riff» où reposent trois des grands révolutionnaires de la région.

Zakari Araoune

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