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Passeport et
carte d’identité à Tizi Ouzou
65 millions de
dinars en plus pour la biométrie
C’est la dernière
étape pour la mise en place de ce dispositif, puisqu’une cagnotte de
3 milliards de centimes a déjà été consacrée pour l’aménagement des
locaux abritant ces deux services au niveau des 21 daïras.
En prévision de
l’entrée en vigueur du passeport biométrique et de la carte
d’identité électronique, la direction de l’administration de la
wilaya de Tizi Ouzou a dégagé une enveloppe supplémentaire de 65
millions de dinars dans le cadre de l’acquisition et installation
du matériel du réseau informatique, dont 32 millions de dinars
destinés seulement à l’achat des onduleurs et des serveurs.
Cela constitue la
dernière étape pour la mise en place de ce dispositif puisqu’une
cagnotte de 3 milliards de centimes a déjà été consacrée pour
l’aménagement des locaux abritant ces deux services au niveau des 21
daïras. Selon la direction de l’administration locale de Tizi Ouzou,
tout est fin prêt pour le lancement de cette opération d’autant plus
que près de cent fonctionnaires ont bénéficié récemment d’une
formation spécifique autour de la délivrance du passeport
biométrique et de la carte d’identité électronique.
Par Hamid M.
12 milliards
pour le transport des étudiants
Pour combler le
déficit en chambres universitaires les responsables des œuvres
universitaires de la wilaya de Tizi Ouzou ont mis sur pied un
dispositif de transport suburbain au profit des étudiants non
hébergés. Pour assurer des navettes vers plus de 26 communes de la
wilaya une flotte de 74 bus a été mobilisée à raison d’au moins deux
fois quotidiennement en aller et retour. Pour la seule année en
cours, près de
5 000 étudiants
sont transportés alors que l’enveloppe de 12 milliards de centimes
est annuellement consacrée pour assurer cette prestation.
H.M.
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Boumerdès
Des chômeurs de
Cap Djinet et Naciria sont sortis dans la rue
Des dizaines de
chômeurs sont sortis avant-hier dans la rue à Bordj Ménaiel pour
manifester leur mécontentement. Pour la troisième fois, en moins
d’un mois , ils ont bloqué la route nationale 12 dans les deux sens
(vers la ville des Genêts et la capitale), à l’aide de blocs de
pierres, troncs d’arbres et autres objets de fortune et ont brûlé
des pneus. C’est au niveau du quartier populaire de Bousbaâ, à la
sortie est de la ville, que des affrontements entre les forces de
l’ordre et les manifestants ont eu lieu. Les forces de l’ordre ont
usé de tous leurs moyens pour disperser la foule et libérer la
route. Aux bombes lacrymogènes lancées, les manifestants ripostaient
par des jets de pierres. La circulation a été paralysée et n’a été
ouverte à la circulation que tard dans la soirée, obligeant les
automobilistes à faire des détours de plusieurs kilomètres. Selon
les manifestants, les responsables n’ont pas tenu leur promesse
quant au règlement des arriérés des salaires depuis trois mois. Ces
derniers, faut-il le rappeler, sont recrutés dans le cadre du
dispositif «de contrat de travail à durée déterminée». Par ailleurs,
à quelques kilomètres au nord, dans la même région, les jeunes
chômeurs de Cap Djinet se sont rassemblés devant le siège de l’APC
pour contester le mode de recrutement engagé par la société
détentrice du projet de dessalement de l’eau de mer implanté au
niveau de leur commune. Selon eux, la société italienne chargée de
la réalisation du projet est implantée dans leur commune, et contre
toute attente les postes d’emploi sont occupés par des gens issus
d’autres régions. Joint, le président de l’APC, Allal Benchouk, a
réfuté ces accusations affirmant que la société citée est à la
recherche de conducteurs d’engins de terrassement, entre autres, de
bulldozers, niveleuses, chargeurs et autres. Selon lui, le calme est
revenu après qu’une délégation ait été reçue en son bureau. Hier,
c’est au tour des chômeurs de la commune de Naciria de déclencher un
mouvement de protestation pour réclamer leur dû acquis dans le cadre
du dispositif de création d’emploi «de contrat de travail à durée
déterminée».
A. Kichni
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Histoire de la Révolution
Taskriout
récupère ses martyrs
Récemment, la
commune de Taskriout, située à l’est de la wilaya de Béjaïa, a
récupéré treize (13) cadavres de chouhada, enterrés collectivement
dans la montagne par leurs compagnons d’armes, pour les transférer
au cimetière communal.
Avec une grande
fierté, les citoyens des communes Taskriout et Aït Smaïl ont pris le
chemin vers la montagne d’Oudjil, exactement à la place dite «lakhrout»
qui a été le théâtre de nombreux affrontements entre les
moudjahidine et les unités de l’armée française durant la guerre de
Libération nationale, pour retrouver en pleine forêt 13 héros
inhumés dans ces lieux. Seddik Saâdi, Ahmed Khoufache, Ahcen Zidane
et beaucoup d’autres, ont bravé le danger très jeunes. Agés entre 15
et 27 ans, ces moudjahidine ont entendu l’appel de la patrie. Ils
ont quitté maisons et familles, habité les montagnes et les forêts
pour une raison : ils ne croyaient à aucune autre vie sauf celle
d’être indépendants. Pour eux, l’Algérie devait coûte que coûte
arracher sa liberté.
Après le crash
d’un avion militaire français en 1959 suite à une attaque armée des
moudjahiddine, l’administration coloniale a ratissé toute la région,
mais la montagne d’Oudjil a été une exception. La confrontation a
été rude, entre les parachutistes français avec leurs armes
sophistiquées, avions, et hélicoptères d’un côté, et les
révolutionnaires algériens avec leurs fusils de chasse de l’autre.
C’est là que treize d’entre eux sont tombés au champ d’honneur. 48
ans après l’indépendance, les autorités locales ont décidé de leur
rendre hommage en transférant leurs ossements au cimetière communal.
L’opération s’est déroulée dans des circonstances qui transcendent
les clivages et problèmes quotidiens : les difficultés économiques
et sociales sont oubliées, les divergences politiques et
idéologiques aussi, les occupations de cette journée sont reportées
pour que tous soient là au cimetière de Bordj Mira, pour recevoir
ceux qui ont fait leur gloire, le cœur plein d’humilité et les yeux
pleins de respect.
L’initiative a
bénéficié de la pleine approbation des citoyens et des familles de
chouhada qui souffraient en allant visiter les leurs au sommet de la
montagne, et celle des anciens moudjahidine qui demandaient depuis
longtemps le transfert des ossements de leurs compagnons d’armes.
Après l’inhumation, le P/APC de Taskriout a invité les présents à
aller visiter une ancienne cachette au village «Riff», où se
réfugiaient les révolutionnaires à l’est de Béjaïa. Au retour, une
conférence a été animée au centre culturel Malek-Bouguermouh par un
ancien moudjahid qui s’est attelé à ressusciter les valeurs du
nationalisme chez la nouvelle génération, faisant appel aux jeunes
de suivre l’exemple de leurs aînés dans le domaine du sacrifice pour
les leurs.
Pour rappel, la
commune de Taskriout contient plusieurs sites historiques, tels que
«Chaâbet Lakhra», la mal nommée, qui a été le théâtre des génocides
du 8 Mai 1945, la place dite «Hennoz» où se trouve la petite stèle
qui commémore le martyr éponyme, exécuté avec sa petite famille par
l’armée coloniale, ainsi que «Tagnit n’Riff» où reposent trois des
grands révolutionnaires de la région.
Zakari Araoune
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