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Crise de
l'habitat
Emeute contre
logement, la spirale
Relever une
certaine injustice dans les priorités de relogement telles que
définies par les autorités publiques est d’autant plus vrai que des
revendications ne cessent d’émaner de toutes parts.
Le cycle des
émeutes du logement est de retour dans plusieurs localités du pays.
Hier, ce sont les habitants des chalets de Boubsila, dans la commune
de Bourouba, qui sont sortis dans la rue exprimer leur ras-le-bol
suite au retard accusé dans leur relogement. Jeunes, vieux, femmes
et enfants ont bloqué, tôt le matin, la route menant d’El Harrach
vers la commune de Gué de Constantine, dans la wilaya d’Alger.
Sinistrés du séisme du 21 mai 2003, les 198 familles protestataires
estiment qu’elles devraient être les premières à être relogées par
les autorités publiques. «Nous sommes plus vulnérables que les
habitants de Diar Chems» estiment-ils. «Nul n’a songé à nous, ils
nous ont oubliés dans ces gourbis de fortune» dénonce un jeune
manifestant. «Par cette action de protestation nous ne cherchons
qu’à attirer l’attention des pouvoirs publics» explique un autre
habitant. Sur place, les services de l’ordre assiégeaient les lieux
pour éviter tout dérapage, alors que les responsables locaux
tentaient d’apaiser la tension. Mais ce qu’il fallait craindre a
fini par se produire. De plus en plus de citoyens ont recours à des
mouvements de rue pour bénéficier de logement. Le soulèvement des
habitants de Diar Chems, dans la commune d’El Madania, a créé un
précédent. Mais faut-il déchaîner une émeute pour bénéficier d’un
logement ? Le wali d’Alger est catégorique : «Non !» a-t-il tenu à
préciser dernièrement. Il voulait surtout faire passer un message
d’une extrême importance, ce jour-là, lors des travaux de l’APW
d’Alger. Un message adressé aux demandeurs de logement, dont ceux
qui attendaient depuis plusieurs années. Il voulait leur dire tout
bonnement que les habitants de Diar Chems seront relogés dans les
prochains jours, mais pas pour avoir manifesté violemment leur
colère. «Prendre la défense des émeutiers, c’est prendre la défense
du diable» a-t-il tonné s’adressant à un élu. Hélas, le premier
magistrat de la wilaya ne semble pas avoir été très convaincant.
Quelques jours après ses déclarations, pourtant largement
médiatisées, une émeute s’est déclenchée dans un bidonville à
Birkhadem, une autre à Joli -Vue à Kouba et le pire est à craindre.
Pour les simples citoyens, les habitants de Diar Chems et ceux du
quartier Zaâtcha ont été relogés par les autorités publiques de
crainte qu’ils se révoltent à nouveau. «Un exemple à suivre !»,
c’est ce que pense le citoyen lambda. Doit-on en avoir peur ? A
entendre le wali d’Alger et voir son insistance, il est facile de
comprendre la délicatesse de la situation et la nécessité de
remettre les pendules à l’heure. Ce qui n’est guère facile. Il faut
dire que depuis plusieurs jours, radio trottoir ne parlait que des
dernières opérations de relogement, des émeutes et du 1 million de
logements réalisés durant le quinquennat passé et celui à venir. A
tort ou à raison, les simples citoyens parlent de maârifa
(connaissance) dans l’attribution des logements, de tchipa
(pot-de-vin) dans l’établissement des listes des bénéficiaires, on
parle aussi, et à haute voix, de responsables véreux et d’élus du
peuple avides. Cependant, relever une certaine injustice dans les
priorités de relogement telles que définies par les autorités
publiques est d’autant plus vrai que des revendications ne cessent
d’émaner de toutes parts. Ainsi, force est de préciser que les
médecins, chercheurs, enseignants universitaires…etc. sont, à leur
tour, montés au créneau, à travers leurs syndicats, pour demander
des quotas des programmes en construction. Toutes les couches de la
société évoquent leur droit à un logement décent, c’est pourquoi on
peut parler d’une crise dont la gestion dépasse de loin les
boucliers des forces anti-émeutes.
Par Aomar
Fekrache
Haut
Programme AADL 2001
Sit-in des
souscripteurs devant le ministère
L’information
révélée par le secrétaire général du ministère de l’Habitat
concernant le nombre de souscripteurs a jeté le trouble et l’émoi
parmi les souscripteurs au programme des 65 000 logements AADL. Il
s’agit de l’information officielle selon laquelle le nombre des
souscripteurs au programme en question – AADL 2001 – a décuplé,
passant de 2 500 demandes à 22 000.
Décidément, les
sit-in de protestation des souscripteurs au programme AADL ne sont
pas près de trouver un terme et les demandes des protestataires à
voir le bout du tunnel. En moins d’un mois, les souscripteurs au
programme en question ont observé deux sit-in. Hier encore, plus
d’une centaine de souscripteurs au programme AADL tranche 2001 ont
observé un imposant sit-in devant le siège du ministère de l’Habitat
et de l’Urbanisme à Alger. Durant toute la matinée d’hier, les
protestataires, dont des cadres et des fonctionnaires, ont scandé
des slogans. Un imposant dispositif sécuritaire a été installé aux
alentours de cette institution pour parer à tout éventuel dérapage.
Toutefois, le sit-in a été organisé dans de bonnes conditions
puisque aucun incident n’a été signalé. Vers 10h30, deux
représentants des contestataires ont été reçus par le secrétaire
général du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme. L’entrevue
terminée, les deux délégués ont fait part aux protestataires des
points qui ont été traités avec le représentant du ministère. Entre
autres points, il y a lieu de citer la promesse du secrétaire
général de prendre en charge les dossiers des souscripteurs. D’autre
part, les deux délégués ont révélé une information qui a jeté le
trouble et l’émoi chez les contestataires. Il s’agit de
l’information officielle selon laquelle le nombre des souscripteurs
au programme AADL 2001 – qui devaient bénéficier du programme
complémentaire du président de la République des 65 000 logements –
a décuplé. «Ce n’est pas normal ! Le nombre des souscripteurs au
programme en question était de 2 500 demandeurs inscrits sur les
listes du projet des 65 000 logements AADL, maintenant on nous sort
le chiffre de 22 000 souscripteurs. Ce n’est pas normal. D’où sont
sortis les autres souscripteurs ?» s’interroge un des représentants
des contestataires. D’autres ont par ailleurs dénoncé le traitement
sélectif des dossiers des bénéficiaires de ces logements. «J’ai des
collègues qui ont introduit des demandes dans ce même programme.
Certains, le même jour que moi et cela fait longtemps qu’ils ont eu
droit à leur logement, contrairement à moi» s’est indigné un des
contestataires. Avant de se séparer dans le calme, les meneurs de la
protestation se sont donnés rendez-vous dans un mois au même
endroit.
Salah Harirèche
Haut
Fin des travaux de la conférence sahélo-saharienne à Alger
Encore des
engagements
Rien n’a été
conclu sur le suivi de l’application de ces engagements surtout que
la rencontre d’Alger intervient dans un contexte marqué par la
remise en cause de la coopération bilatérale entre les pays de la
région par l’attitude du Mali qui a violé son accord avec l’Algérie
et la convention des Nations unies.
Dans la
déclaration finale qui a sanctionné la conférence ministérielle de
coordination des pays de la région sahélo-saharienne, tenue mardi à
Alger, les représentants des sept pays participants, à savoir
l’Algérie, le Burkina Faso, la Libye, le Mali, la Mauritanie, le
Niger et le Tchad se sont entendus sur le renforcement des
mécanismes de coopération bilatérale et celle de la
transfrontalière, condamnant le versement de rançons aux groupes
terroristes. Cependant, rien n’a été conclu sur le suivi de
l’application de ces engagements surtout que la rencontre d’Alger
intervient dans un contexte marqué par la remise en cause de la
coopération bilatérale entre les pays de la région par l’attitude du
Mali qui a violé son accord avec l’Algérie et la convention des
Nations unies. Ainsi, officiellement, rien n’a été révélé sur les
explications de Bamako suite à la libération de quatre terroristes
dont deux Algériens en échange de la libération d’un otage français.
C’est vrai que cette libération est intervenue suite à une pression
de la part de Paris mais la responsabilité du Mali «ne peut être
évacuée».
En tout cas en
lésant les recommandations de la conférence d’Alger, on peut dire
que le Sahel pourra retrouver sa stabilité mais la réalité
notamment des moyens de lutte contre le terrorisme et le
développement socioéconomique de la région affichent
malheureusement que le «chemin est encore long» pour arriver à la
sécurité. Les ministres se sont ainsi félicités de l’adoption par la
conférence de l’Union africaine de la décision condamnant le
versement de rançons aux groupes terroristes, comme ils se sont
félicités de l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies
de la décision qui a introduit la criminalisation du paiement de
rançons à des personnes, groupes, entreprises ou entités
terroristes. Dans le même contexte, ils ont souligné la «nécessité
de redynamiser les mécanismes de coopération bilatérale et régionale
dans le domaine du maintien de la paix, la sécurité et du
développement socioéconomique dans la région». Ajoutant que la
prévention et la lutte contre le terrorisme et ses connexions
doivent découler d’une «approche intégrée, coordonnée et solidaire».
Il s’agit au
niveau national de la responsabilité des Etats de mener une lutte
efficace et globale contre le terrorisme. Au niveau bilatéral, les
ministres ont mis l’accent sur le renforcement de la coopération
entre les Etats de la région pour la mise en œuvre notamment de
mécanismes et accords bilatéraux.
Au niveau
régional, la promotion d’une coopération régionale «structurée,
inclusive et de bonne foi».
Ils ont également
soulevé la nécessité pour tous les Etats membres des Nations unies
d’une application «pleine et entière» des résolutions pertinentes du
Conseil de Sécurité et l’adoption de mesures répressives à l’égard
de personnes et entités listées pour leurs liens supposés avec des
activités terroristes en vertu des résolutions 1373, 1267, 1904 du
Conseil de sécurité ainsi que la Convention internationale de 1979
sur la prise d’otages et la Convention internationale de 1989 pour
la répression du financement du terrorisme.
En outre, ils ont
mis en exergue l’importance de renforcer les mécanismes d’assistance
judiciaire mutuelle.
Ils ont également
évoqué le développement de la région à travers la coopération
transfrontalière et la mobilisation des populations locales dans la
lutte contre le terrorisme et les autres formes de criminalité
transfrontalière.
Réunion des
états-majors à Alger en avril prochain
Par ailleurs, la
conférence d’Alger sera suivie par des réunions des états-majors et
des responsables de la lutte antiterroriste au mois d’avril prochain
à Alger.
Il sera question
de contribuer à «une vision commune tenant compte de l’évolution de
la menace terroriste et de l’état de la situation socioéconomique
dans la région» d’une part, et d’autre part, consolider la
coopération régionale et donner une impulsion à la lutte
antiterroriste. A savoir que les participants ont évoqué la tenue,
«dans les meilleurs délais», à Bamako (Mali), de la conférence des
chefs d’Etat sur la paix, la sécurité et le développement dans la
région sahélo-saharienne.
N. C.
Haut
En 2003, il créa sa katiba au nord du Mali
El Para,
l’architecte du terrorisme au Sahel
Le Sahel a depuis
longtemps été considéré par les terroristes salafistes comme étant
un lieu de choix pour instaurer leur QG. Aujourd’hui, c’est devenu
même un choix irréprochable, d’autant que les intérêts et les
richesses que porte cette région sont très importants pour beaucoup
de pays étrangers. La cadence des rapts d’étrangers au Sahel est une
vieille idée qui date de sept ans, et est aujourd’hui prise comme
modèle par Abou Zeid, emboîtant ainsi le pas à son prédécesseur,
l’ex-chef sanguinaire du GSPC, Amara Saifi, alias Abderrezak Al
Para, lequel fut le véritable architecte du terrorisme au Sahel.
Abderezak Al Para était le premier chef terroriste sanguinaire du
GSPC à avoir mis les pieds au Sahel; cela remonte à 2003, l’année à
partir de laquelle les salafistes djihadistes de cette organisation
criminelle ont commencé à y s’implanter en exécutant plusieurs
actions terroristes spectaculaires visant les convois de militaires
algériens. En effet, la présence de terroristes au Sahel ne date pas
d’aujourd’hui. En 2003, plusieurs terroristes de la phalange «Tariq
Ibn Zyad», créée par Amar Saifi, ont pris le Sahel comme base
arrière à partir de laquelle plusieurs attentats terroristes seront
planifiés. Abderezak Al Para, ex-paramilitaire de l’armée
algérienne, évadé de la prison de Tazoult, à Batna, en 1994, était
considéré comme le principal planificateur de l’action terroriste
dans la région du Sahel. Il est également derrière le rapt des
trente-deux touristes européens dans le Grand Sahara algérien en
août 2003. Les compagnons de Amara Saifi sont tous des terroristes
sanguinaires ; d’ailleurs, ils ont été choisis par cet homme, Atiya
Nacer, alias Salah Abou Yacoub, né le 9 novembre 1963 à Batna, ce
dangereux terroriste évadé lui aussi de la prison de Tazoult en
1994, était choisi par Amara Saifi, comme bras droit de sa phalange.
La relation entre les deux hommes bien qu’elle date depuis
l’apparition du phénomène du terrorisme dans notre pays, s’est
davantage renforcée. La machine infernale de cette phalange s’est
raffermie dans le Sahel. Salah Abou Yacoub a participé avec Al Para
et d’autres acolytes à une attaque menée contre un cantonnement de
l’ANP basé aux monts Oustili. Douze militaires furent massacrés lors
de cette attaque terroriste. Douze fusils mitrailleuses et
kalachnikovs ont été récupérés par les terroristes dans cette
action. Un autre nom sanguinaire est à rappeler, il s’agit de Kaouas
Abdelmadjid, alias Assam Abou Okba, né en 1958 à Oum El Bouaghi. Ce
dangereux salafiste, co-organisateur de l’évasion de Tazoult, sera à
son tour recruté par son chef sanguinaire, Amara Saifi. Depuis ce
renforcement de taille, le GSPC au Sahel devient plus que jamais
menaçant pour les étrangers y compris pour les militaires algériens
qui seront l’objectif clé des terroristes salafistes. Assam Abou
Okba a participé avec ses acolytes à plusieurs opérations
terroristes, dont une embuscade ayant visé un convoi des éléments de
l’armée algérienne qui ont malheureusement tous été assassinés. Pour
intensifier encore plus les actions terroristes, l’émir de la zone
5, Abderezak Al Para, avait décidé de passer à un autre stade encore
plus sanguinaire. C’est alors qu’il décida d’attaquer, en octobre
2003, les forces militaires spéciales au Grand Sahara algérien.
Assam Abou Okba et Salah Abou Yacoub seront désignés par Al Para
comme des officiers de cette attaque et ce, en compagnie de 50 à 80
autres terroristes. L’embuscade a eu lieu malheureusement comme
planifiée par Amara Saifi, elle était qualifiée par cet homme comme
étant un succès, d’autant que 45 paramilitaires furent assassinés
sur place. La participation des deux hommes clés lors de cette
horrible embuscade avait été d’un apport important, car sans leur
présence, cette attaque n’aurait pas eu un tel résultat. Traqués par
l’armée algérienne dans le Sahara algérien, les terroristes
salafistes se sont retranchés vers le nord malien, un refuge
salutaire pour cette katibat, qui venait de subir l’une des
répliques les plus violentes de la part de l’Armée populaire
algérienne. Une fois au Sahel, Amara Saifi, avait bénéficié d’un
soutien important de la part d’Al Qaida, notamment par son chef
spirituel Oussama Bel Laden. Un émissaire yéménite portant le nom
d’Abou Mohamed sera envoyé en Algérie pour soutenir l’homme en
difficulté. Le yéménite était accompagné de deux autres chefs
terroristes du GSPC, en l’occurrence, Khaled Ayoub et Khaled Abou El
Abbès. Le but de ce voyage était de se diriger vers le Mali. Une
fois dans ce pays, le yéménite et Al Para achètent ensemble un
important arsenal de guerre afin de relancer les actions terroristes
en Algérie. Quarante fusils mitrailleuses de type PMK et six
lance-roquettes de type RPG 7 et plus de 50 000 balles pour
fusils-mitrailleurs ont été achetés lors de ce pacte. En cours de
route, les terroristes ont volé plusieurs 4x4 appartenant à des
entreprises étrangères, spécialisées dans le forage des puits de
pétrole. Après sept mois passés au Mali, Al Para exécuta plusieurs
attaques contre l’armée algérienne et parfois contre l’armée
malienne. Traqué une autre fois, l’homme se déplaça vers le Niger où
il sera arrêté par les rebelles tchadiens puis vendu à la Libye. Le
31 octobre 2004, il sera extradé en Algérie, depuis il est détenu
par les services de sécurité dans un lieu sécurisé et tenu secret.
S.A.
Haut
Ouverture demain du 9e congrès du FLN
Le vieux parti
face à l'exigence de renouveau
Il est attendu
plus de 3 500 participants et on parle déjà de 3 700 personnes dont
542 femmes qui vont se regrouper ce vendredi à la Coupole.
A 24 heures du
lancement des travaux du 9e congrès du vieux parti, le siège central
du FLN à Alger connaît depuis une semaine un mouvement particulier.
Tout le monde est mobilisé pour finaliser les dernières retouches
notamment, les cartes des congressistes délégués et celle des
congressistes participants. En tout cas, selon le chargé de la
communication au niveau du parti, Saïd Bouhadja, il est attendu plus
de 3 500 participants et on parle déjà de 3 700 personnes dont 542
femmes qui vont se regrouper ce vendredi à la Coupole. Cependant, en
dehors de ceux qui ont décroché le ticket pour la participation à ce
rendez-vous spécifique du Front de libération nationale, il y des
centaines qui continuent de se présenter au siège du parti à Hydra
dans l’espoir d’obtenir l’accès à la Coupole.
En tout cas, les
protestataires sont venus de plusieurs wilayas du pays notamment,
Alger, Naâma, Dejlfa et Tebessa. Ces militants se disent exclus à
travers quelques responsables de mouhafdaha qui n’ont pas remis les
cartes d’adhésion. A savoir que parmi les conditions fixées par la
direction du parti, pour se présenter comme candidat et avoir le
statut de délégué, il y a la question des cartes d’adhésion pour les
cinq dernières années, de 2005 à 2010. Mais sur le terrain quelques
mouhafadhas, soulignent qu’«un nombre important ne possède pas de
cartes d’adhésion, notamment celles de 2007». Pour ce qui est des
cartes d’adhésion de 2010, l’opération de distribution a commencé
depuis un mois. Les aprticipants au congrès du FLN sont au nombre de
200 sur la liste du secrétaire général de l’instance exécutive du
FLN, Abdelaziz Belkhadem. Il y aura aussi 50 élus représentant la
communauté établie à l’étranger, 542 femmes et 540 jeunes. Par
ailleurs, les membres du Parlement et ceux du gouvernement
appartenant au parti et les membres du Conseil de la nation, les SG
des mouhafadhas, les SG des commissions transitoires accèderont
directement au congrès. En plus des invitations adressées aux ex-SG
du parti, dont M.Mehri et M.Benflis. Il faut savoir que ce 9e
congrès constitue une étape importante pour le vieux parti qui veut
revenir aux anciennes structures dont le bureau politique et la
commission centrale afin de fermer le dossier de la crise qui a
secoué le parti en 2004 et dont le congrès rassembleur de 2005 n’a
pas pu effacer les traces.
N. C.
Haut
Tribunal criminel
Quatre
terroristes dont un «émir» condamnés à 20 ans
Le tribunal
criminel près la cour de Boumerdès, dans sa session d’hier, a
condamné par contumace quatre terroristes en fuite à la peine de 20
ans de réclusion criminelle. Ils sont reconnus coupables des chefs
d’inculpation d’adhésion à groupe terroriste armé provoquant un
climat de tension et de terreur parmi la population. Il s’agit de
Tadjer Zoheir (23 ans), B.Abdelhakim (29 ans), B.Khaled (25 ans) et
l’«émir» de la katibet El Arkam, qui écume les régions de Si
Mustapha, Legata et Zemmouri, Gourri Abdelmalek (32ans). Ce dernier,
faut-il le rappeler, a été abattu au mois de février dernier dans la
wilaya de Bouira par les forces de sécurité. Le même tribunal a
condamné aussi cinq autres accusés incriminés dans la même
affaire, B. Ahmed, (27 ans), B. Rachid (25 ans), B. Brahim (28
ans), B. Sid Ali (26 ans) et D.Ali (31 ans) connu sous le sobriquet
de Touhami à 18 mois de prison ferme pour apologie à groupe
terroriste avant de prononcer la relaxe au profit de B. Ahmed (23
ans). Le procureur général dans son réquisitoire a requis des
peines allant de 8 à 15 ans de prison, pour les chefs d’inculpation
d’apologie et soutien au terrorisme. Selon l’arrêt de renvoi, les
prévenus présents au box des accusés ont été arrêtés le 8 septembre
2009 par les services de sécurité suite à des investigations et des
informations recueillies auprès de certains citoyens. Ces
derniers seraient chargés d’’approvisionner les groupes armés en
denrées alimentaires et leur fournir des renseignements sur la
situation sécuritaire dans la localité de Ouled Ziane (Legata) dont
ils sont originaires. Interpellés à la barre, les accusés ont réfuté
les accusations portées contre eux, déclarant qu’ils n’avaient
aucune relation avec les groupes armés. Par ailleurs, le tribunal
criminel, dans une autre affaire, a condamné par contumace, le
terroriste T.Zoheir à la peine à perpétuité. Il est poursuivi pour
appartenance à groupe terroriste armé. Il est à rappeler que ce
dernier est le frère de T.Mohamed dit Moh Jack qui a été éliminé par
les forces de sécurité à proximité du village Boudhar en
2009.
A. Ammar
Haut
Travaux du 3e séminaire régional du Maghreb
Lutte contre le
chômage, défi maghrébin majeur
La directrice
générale de l’Agence nationale de l’emploi (Anem), Mme Aziza
Chibane, a tenu à souligner, dans le cadre des travaux du 3e
séminaire du Maghreb, l’exigence de création d’emploi et la
transparence du marché du travail.
Les intervenants
des trois pays, Algérie, Maroc, Tunisie, ont exposé durant les
travaux du 3e séminaire régional du Maghreb leur stratégie de lutte
contre le chômage ainsi que leur action de promotion du marché de
l’emploi. Des agences et institutions du service de l’emploi ont
pris part à cette rencontre. Le représentant de l’Agence nationale
marocaine de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec),
Noureddine Benkhalil, a évoqué dans son intervention l’importance de
l’insertion de la classe juvénile dans le marché du travail ; il
indiquera, en outre, que les plans marocains s’inscrivant dans la
lutte contre le chômage sont basés sur des diagnostics entre les
différentes parties prenantes, une stratégie qui repose, selon lui,
sur des solutions structurelles, à l’exemple de l’amélioration de la
qualité de l’enseignement, de la formation ainsi que des solutions
pro-actives par le développement de l’auto-emploi et le renforcement
du partenariat des différents secteurs, public et privé, dans le
cadre de la promotion du marché de l’emploi en faveur de la
population chômeuse. De son côté, le représentant de l’Agence
nationale tunisienne pour l’emploi et le travail indépendant (Aneti),
Mohamed Mani, a évoqué le traitement spécifique des demandes
d’emploi pour insertion rationnel du marché du travail. Il exposera
également l’expérience tunisienne concernant l’assistance assurée
des travailleurs qui ont perdu leur poste de travail pour des
raisons techniques ou économiques, et ce, avec des actions de
formation et d’adaptation au profit de leur réinsertion à l’emploi.
Sur un autre registre, le représentant tunisien, indiquera que
d’autres instruments sont mis en place dans l’objectif d’aide des
demandeurs d’emploi tout en incitant le secteur privé à investir
davantage les demandeurs d’emploi. Il ajoutera, en outre, que l’Etat
tunisien prend en charge 50 % des salaires des fonctionnaires
recrutés ainsi que d’autres actions de formation spécifiques selon
les offres de travail. Pour sa part, la représentante algérienne,
directrice générale de l’Agence nationale de l’emploi (Anem), Mme
Aziza Chibane a tenu à souligner l’exigence de création d’emploi et
de transparence du marché du travail. Mme Chibane insistera
notamment sur la mise en place d’un service public de l’emploi dont
la mission consiste à apporter une assistance spécialisée aux
catégories défavorisées sur le marché du travail et d’améliorer la
transparence de ce marché. Farouk Damou, représentant de l’Agence
nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej), évoquera le rôle
de cette agence dans la lutte contre le chômage. 117 904
micro-entreprises ont été créées par l’Ansej, lesquelles ont été à
l’origine de la création de 332 641 emplois directs, indiquera-il.
Y.A.
Haut
300 000 demandes d’emploi supplémentaires
Autant de
chiffres que de sources
Le marché du
travail enregistre 300 000 demandes d’emploi, selon les chiffres du
ministre du Travail. Les chiffres communiqués, avant-hier, par le
ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale lors de
l’ouverture des travaux de 3e séminaire régional du Maghreb axé sur
l’insertion dans le marché de l’emploi des groupes vulnérables, font
état de 300 000 demandes d’emploi supplémentaires dont les demandes
des diplômés universitaires concernent plus de 30 % de la totalité
des demandes, soit 120 000 demandes issues de l’université et de
l’enseignement supérieur. Par ailleurs, les chiffres communiqués
l’année dernière par le ministère de l’Intérieur révèlent que
400 000 diplômés sortent de l’Université. Comme quoi, l’université
algérienne a fait des progrès vu l’augmentation du nombre des
diplômés de l’enseignement supérieurs. En effet, les deux
ministères, de l’Intérieur et l’Emploi, se contredisent dans leurs
chiffres, car, le nombre des demandes supplémentaires d’emploi ne
pourraient pas être inférieures au nombre des nouveaux diplômés
enregistrés chaque année d’autant plus que ces demandes ne
concernent pas seulement les universitaires, mais aussi, en grande
partie, les diplômés de la formation professionnelle. A cet effet,
la guerre des chiffres officiels concernant le taux de chômage en
Algérie ne n’est pas près d’être crédibe. 300 000 demandes
d’emploi supplémentaires ne peuvent donc pas refléter la réalité du
chômage en Algérie, compte tenu de l’accès par «piston» au marché du
travail qui échappe aux statistiques des institutions publiques,
puisqu’il ne nécessite pas souvent de demande d’emploi, ou encore,
le nombre important des chômeurs n’ayant pas d’espoir ni de
confiance en le système de demande d’emploi, vu la pression qui
règne dans le marché du travail.
Yasmine Ayadi
Haut
Pour le ministre, «l’étendue du littoral n’implique pas sa
richesse»
L’aquaculture,
seule solution aux prix déraisonnés du poisson
Lors de son
intervention hier sur les ondes de la Chaîne I de la Radio
nationale, le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques,
Smaïl Mimoun, justifie les prix excessifs du poisson par les
ressources limitées des eaux territoriales algériennes et voit en
l’aquaculture une solution pour combler le déficit en la matière.
A ce sujet, M.
Mimoun indiquera que l’étendue des côtes algériennes ne constitue
pas une référence quant à la quantité de poissons qu’elles
renferment. Il poursuivra que cette dernière reste tributaire de la
surface de continuité territoriale du continent qui pour l’Algérie
est quelque peu restreinte, ce qui explique la quantité limitée des
ressources hélieutiques et la cherté à laquelle le poisson est cédé.
En outre, M. Mimoun relèvera que «les facteurs naturels contribuent
également à la réduction de la quantité du poisson pêché. Une
réduction que les professionnels ont remarquée et qui se manifeste
tous les 10 ans». La preuve en est, dira le ministre, qu’en saison
estivale le poisson est disponible à des prix raisonnables. La
multitude d’intermédiaires sur le marché du poisson est aussi un
élément favorisant l’augmentation du coût du poisson. Le ministre de
la Pêche soulignera aussi dans ce contexte que «la Méditerranée est
avaricieuse en richesse, ce qui n’est pas le cas pour les océans»,
faisant référence à la Mauritanie et au Maroc qui produisent
respectivement 1500 000 T/an et 1 200 000T/an, alors que l’Algérie
en est à 220 000 T/an. Une quantité nettement insuffisante par
rapport aux 35 millions d’habitants et qui équivaut en terme de
ratio alimentaire à quelque 6,2 kg de poisson par personne. C’est
pour cette raison que le ministre de la Pêche appellera à «une
exploitation rationnelle de ces ressources pour leur préservation et
leur pérennité». Pour remédier à cette insuffisance, le secteur
encourage la promotion de l’aquaculture engagée par des entreprises
privées comme solution palliative au manque de poisson sur le
marché. Des études de prospection des sites habilités à ce type de
cultures ont été faites aussi bien sur le littoral que les Hauts
Plateaux et le Sud du pays. Le ministre mettra en exerguele succès
de quelques expériences menées dans ce domaine, citant l’exemple des
fermes aquacoles situées Azeffoun dans la wilaya de Tizi Ouzou pour
l’élevage du loup et de la daurade, Béjaïa, Aïn Temouchent et Oran
entre autres. Par ailleurs, s’agissant des projets inscrits en
faveur de son secteur dans le programme 2010-2014, M. Mimoun
affirmera qu’«une enveloppe financière estimée à 9,7 milliards de DA
a été réservée au secteur de la Pêche, dont 6 milliards destinés à
la réalisation de nouvelles structures telles que les halles à marée
(marchés de gros) autres que celles engagées dans le précédent
quinquennat, à même de réguler la commercialisation du poisson en
collaboration avec le ministère du Commerce qui élargira le nombre
des contrôleurs et des commissions de la répression de la fraude
dans ce domaine. Des études sont également inscrites pour sonder la
quantité de réserves en poissons». S’agissant de la modernisation de
la flotte de pêche qui en 2000 avait une moyenne d’âge de 25 ans,
réduite actuellement à 13 années, le ministre rappellera le plan
d’orientation du secteur qui a soutenu les professionnels pour
l’acquisition de nouveaux bateaux équipés en matériels modernes.
Par Lynda
N.Bourabrab
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Polémique autour du blé dur
Bras de fer
entre les meuniers et l’Office des céréales
Décidément, rien
ne va plus entre l’Office algérien interprofessionnel des céréales
(OAIC) et les transformateurs de blé et ce, depuis l’appel lancé par
le ministre du Commerce, El Hachemi Djaâboub, en direction des
meuniers les invitant à s’approvisionner en blé dur auprès de
l’Office plutôt que de recourir à l’importation. Une semaine plus
tard, c’est au tour du premier concerné, à savoir l’OAIC de
reprendre le relais à ce sujet tout en durcissant le ton.
En effet, dans une
déclaration rendue publique, l’Office des céréales a carrément sommé
les minotiers de s’approvisionner en blé dur et fixe le premier juin
comme date butoir, sous peine d’exclusion des récalcitrants de la
liste des clients, lorsque les prix de cette matière première seront
revus à la hausse sur le marché mondial.
Cette décision n’a
pas tardé à faire réagir les propriétaires des moulins qui se disent
lésés par la décision prise unilatéralement par l’OAIC, d’autant
plus que ce dernier ne peut, selon eux, satisfaire la demande sans
cesse croissante des moulins. «Les demandes n’étaient satisfaites
que dans une proportion avoisinant les 40% des capacités des
moulins», lit-on dans un communiqué des transformateurs membres du
Forum des Chefs d’Entreprise (FCE). Outre le sous-
approvisionnement dont fait état le FCE, les rédacteurs du
communiqué remettent en cause «la qualité des matières premières»
qui laisse à désirer et malgré cela les transformateurs se trouvent
«contraints d’accepter sans discuter les blés qui leur étaient
rétrocédés par l’OAIC», dénoncent-ils. Tout en réfutant l’idée que
le recours à l’importation serait un acte de «manque de civisme ou
une absence de solidarité et encore moins un manque de patriotisme
de la part des meuniers», les membres du FCE expliquent l’agissement
de l’OAIC par «l’absence de capacités de stockage de l’OAIC qui
justifierait l’ultimatum adressé aux transformateurs». Pour sa part,
le directeur général de l’OAIC, Noureddine Kahal, lors de son
intervention hier sur les ondes de la Radio nationale, vient
contredire les suppositions du FCE en signifiant clairement que
l’Office dispose de l’équivalent de cinq mois des besoins du marché
national en blé dur. De ce fait, il ne comprend pas pourquoi les
meuniers importent du blé à coup de devises «Nous avons en
disponibilité actuellement 5,7 millions quintaux de blé dur issus de
la production nationale. C’est l’équivalent des besoins du marché de
cinq mois. Il n’est pas normal d’importer à coup de devises alors
que la production nationale peut assurer les besoins de tous les
transformateurs», a-t-il fait savoir. Dans cet ordre d’idées,
d’autres responsables de l’OAIC vont jusqu’à dénoncer carrément les
pratiques des transformateurs, lesquels «s’approvisionnent au niveau
de l’Office lorsque les prix du blé sont en hausse sur le marché
mondial, puisque l’Office supporte la différence et recourent à
l’importation quand les prix leurs sont favorables». A propos des
capacités de stockage, M. Kahal a annoncé que le Conseil de
participation de l’Etat (CPE), qui s’est réuni en milieu de semaine,
a autorisé l’OAIC à réaliser des silos et hangars de stockage pour
l’équivalent de 8,5 millions quintaux de céréales. «Le premier
ministre a donné son accord pour le financement total du programme
d’investissement estimé à 32 milliards de dinars».
Face à cette
situation à la limite conflictuelle, il est attendu que l’OAIC se
rencontre aujourd’hui avec les différents acteurs de la filière
céréaliculture pour trouver une issue à ce problème. Mais en
attendant les recommandations de cette rencontre, le consommateur
continue à payer la semoule et les pâtes alimentaires à des prix
élevés et ce, bien que le blé dur ait connu, ces derniers temps, une
tendance baissière dans la bourse des matières premières.
H. M.
Haut
Ils exigent la levée des sanctions pour assurer les cours de
rattrapage
Des enseignants
encore dans la tourmente
Les établissements
scolaires traînent encore les séquelles de la dernière grève qui a
secoué le secteur de l’éducation pendant plus d’une semaine. Le
temps presse et la situation qui prévaut actuellement dans les
écoles est loin d’être rassurante pour les élèves et leurs parents.
L’instruction du ministre de l’Education nationale adressée
avant-hier aux directions de l’éducation leur intimant de ne pas
prendre en compte les journées de grève des enseignants dans les
notes attribuées pour la prime de rendement individuelle n’a pas eu
l’effet escompté. Et pour cause, les enseignants affiliés aux deux
syndicats initiateurs de la grève, la Coordination nationale
autonome de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) et
l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation,
refusent d’assurer les cours de rattrapage. Les enseignants
s’insurgent contre les sanctions qui ont été prises à l’encontre des
travailleurs du secteur qui ont observé la grève. Selon le chargé de
communication du Cnapest, Messaoud Boudiba, plus de 60 000
enseignants dans le secondaire ont vu leur salaire «soulagé» de
10 000 DA. «Cinq jours du mois de février et neuf du mois de mars ne
seront pas comptabilisés dans le salaire des enseignants grévistes»,
a expliqué ce responsable. Ce dernier, qui se dit scandaliser par
«le comportement de la tutelle et au recours abusif aux moyens
répressifs», dénonce le fait que le ministère de l’Education
national a procédé, de manière unilatérale, à la programmation des
cours de rattrapage. «Le ministre devait nous appeler pour
concertation et fixer la période de rattrapage des cours non
dispensés. Pis, du moment qu’il y a ponction sur salaire nous devons
êtres exemptés des cours de rattrapage», précise M. Boudiba qui a
également fait savoir que la mesure de défalcation du salaire a été
appliquée sur 250 000 enseignants des paliers inférieurs, primaire
et moyen. Il est utile de rappeler dans ce sens que le ministre de
l’Education nationale avait déclaré que les enseignants grévistes ne
seront pas sanctionnés par son département. «Le conflit est terminé,
la page est tournée et nous sommes en train de rattraper le temps
perdu», avait annoncé Benbouzid. Sur le terrain les syndicats
affirment tout à fait le contraire. Bien plus, le Cnapest et l’Upef
parlent de radiation des rangs de la Fonction publique parmi les
enseignants, notamment les responsables syndicaux. Le Cnapest
confirme le cas d’un enseignant suspendu provisoirement de ses
fonctions dans la wilaya d’Oum-El-Bouaghi. Le nombre d’enseignants
suspendus est aussi important pour l’Unpef. Ce syndicat affirme que
11, la plupart des délégués syndicaux, ont été suspendus après avoir
étaient traduits en conseil de discipline. En signe de colère, l’Unpef
et le Cnapest ont décidé de mettre leur ministre devant le fait
accompli. Ils décident alors de boycotter les cours de rattrapage et
les cours de soutien destinés aux élèves de classes terminale
jusqu’à la levée de toutes les sanctions qui ont été infligées aux
enseignent grévistes. «N’étaient les syndicats, les enseignants
auraient été considérés comme des esclaves», peste notre
interlocuteur pour dénoncer les pressions et les menaces de leur
tutelle. A rappeler que Benbouzid avait annoncé que les vacances de
printemps ne seront pas réduites et le rattrapage des cours non
dispensés se fera en fonction des retards cumulés dans chaque
établissement. Le ministre avait précisé que les cours de rattrapage
«ne peuvent pas être dispensés selon un régime uniforme car la grève
n’a pas été suivie de la même façon dans tous les établissements».
Hocine L.
Haut
Gouvernement et rôle des Assemblées élues
L’épreuve du
crédit
L’on peut aussi
légitimement se poser la question de savoir pourquoi des forums et
autres réunions coûteuses et harassantes sont organisés par les
pouvoirs publics lorsque le contenu peut et doit être le «menu»
normal, voire banal, de l’Assemblée populaire nationale.
Juste avant sa
démission de la présidence du Conseil italien en 2008, l’un des
artisans de l’idée européenne, Romano Prodi, intellectuel respecté
par ses pairs, eut cette phrase qui n’a de saugrenu que
l’apparence : «Il est temps de faire des mécontents pour gouverner.»
Cette «recommandation» ne vient pas d’un quelconque dictateur gagné
par le masochisme ni d’un cynique mégalomane grisé par les pouvoirs.
La thèse défendue étant qu’un responsable, à quelque niveau qu’il
soit, doit s’éloigner des rapports de complaisance et des
traitements populistes des dossiers et des problèmes qui lui sont
soumis. En se forgeant une personnalité d’endurance toute dévouée au
bien public, l’on verrait mal en effet un responsable emporter
l’adhésion de tous les acteurs et sujets politiques du pays. Mais,
c’est un choix à faire de servir le pays et la République, et c’en
est un autre d’entretenir des courtisans et des clientèles. Ces
choix ont pour subs- tratum les valeurs morales et intellectuelles
des personnes désignées ou élues à une responsabilité politique. Ce
qui vaut pour les hommes vaut aussi ipso facto pour les
institutions. Au-delà des «péchés mignons» de la représentativité
tant contestée de l’APN-suite à la défection des électeurs en mai
2007-, la raison et le bon sens auraient voulu que cette honorable
institution ait le panache de sublimer ses faiblesses et de
transformer son handicap de légitimité en surcroît de labeur, de
rectitude et surtout d’indépendance par rapport au pouvoir exécutif.
Cela aurait été la meilleure manière d’annihiler les suspicions
d’assemblée «croupion» et de servir loyalement la Nation. L’on peut
aussi légitimement se poser la question de savoir pourquoi des
forums et autres réu
nions coûteuses et
harassantes sont organisés par les pouvoirs publics lorsque le
contenu peut et doit être le «menu» normal, voire banal, de
l’Assemblée populaire nationale. Les commissions parlementaires
spécialisées et la plénière, lorsque la session arrive à échéance ou
lorsque la nécessité se fait sentir, sont censées prendre en charge
l’ensemble des questions et des problèmes qui se posent à la
collectivité dans tous les secteurs d’activité. La cohérence, le
souci d’efficacité et la gestion démocratique des grands dossiers de
la collectivité ne peuvent faire l’économie d’une mise en conformité
des grands principes constitutionnels avec l’ossature
institutionnelle mise en place. C’est incontestablement de cette
manière que l’un des attributs essentiels de l’alternance au pouvoir
peut jouer son rôle d’une manière efficiente. Pour ces raisons et
pour bien d’autres encore plus saillantes, les citoyens-électeurs
accordent difficilement du crédit aux différentes institutions
élues, y compris la plus proche d’eux, à savoir l’APC. Cette
confiance est d’autant plus frêle et vacillante qu’elle ne se voit
pas confortée par un quelconque bilan des mandats passés. Car, il
faut bien qu’un jour les vérités soient dites et que gouvernants et
gouvernés se regardent droit dans les yeux. La logique voudrait
qu’on accorde sa confiance à l’institution d’abord avant de
l’accorder aux partis se proposant à y siéger. Or, la confiance se
mérite. La crédibilité, l’indépendance et l’efficacité ne peuvent
s’accommoder de la courtisanerie de bas- étage. Quitte, pour cela,
comme le suggère l’homme politique italien, à faire des mécontents.
Mais, contents et reconnaissants seront tous les hommes de bonne
volonté acquis aux nobles idées de service public, de modernité
politique et de citoyenneté.
Par Saâd
Taferka
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Handicapés
Les centres de
formation, espace idoine d’insertion
La Journée
mondiale des handicapés a été célébrée au centre de formation
professionnelle des handicapés à Corso. Le centre qui a ouvert ses
portes en 2004 est implanté sur une superficie de plus de deux
hectares et dispose de toutes les commodités techniques,
pédagogiques et sportives pour accueillir cette population. Outre
celles citées, s’ajoute une infirmerie pour les soins et le
suivi des stagiaires, laquelle est gérée par un médecin spécialiste
et un psychologue. Le directeur de la formation professionnelle pour
adultes de Boumerdès, Nacer Arab, a indiqué que pas moins de
dix spécialités sont dispensées à cette population au centre de
Corso, citant l’habit traditionnel, la coiffure, la couture, la
peinture sur tissu, la sculpture sur bois, la cordonnerie, la
poterie, la menuiserie, le bâtiment, la peinture, et l’exploitation
informatique. «A la fin de chaque formation, les stagiaires sont
couronnés par des diplômes», précisa-t-il. Selon lui, le centre
accueille les stagiaires entre autres, des personnes handicapées
moteurs, mentaux, des sourds-muets des wilayas de Tizi Ouzou,
Bouira, Béjaïa. Lesquelles personnes aussitôt admises, sont prises
en charge et orientées pour une formation suivant le niveau
d’instruction et le degré du handicap. «Bien que le centre offre une
capacité d’accueil de 240 stagiaires dont 120 lits pour les
internes, 126 sont inscrits actuellement dont 33 filles. Le nombre
de stagiaires reste en deçà des prévisions et des moyens dont nous
disposons», a ajouté notre interlocuteur. Par ailleurs, le directeur
a affirmé que le centre a remporté une médaille d’or aux 3es
Olympiades nationales des métiers en 2008 dans la spécialité
«cordonnerie» et dix médailles dont cinq en or lors des
éliminatoires des 4es Olympiades régionales qui se sont tenues au
mois de janvier dernier à Boumerdès. Il est utile de signaler que le
centre des handicapés de Corso a célébré la Journée nationale des
handicapés qui coïncide avec le 14 mars de chaque année. Cette
manifestation a été rehaussée par la présence du ministre de la
Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à
l’étranger, Djamal Ould Abbès qui était accompagné du chef de
cabinet du ministère de la Formation professionnelle et du wali de
Boumerdès. Ces derniers ont visité les stands dans lesquels ont été
exposés les produits réalisés par cette population. A l’issue de
cette visite, le ministre a promis d’attribuer un bus de 25 places
au profit du centre.
A.Kichni
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M.Merkouche
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