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Crise de l'habitat

Emeute contre logement, la spirale

Programme AADL 2001

Sit-in des souscripteurs devant le ministère

Fin des travaux de la conférence sahélo-saharienne à Alger

Encore des engagements

En 2003, il créa sa katiba au nord du Mali

El Para, l’architecte du terrorisme au Sahel

Ouverture demain du 9e congrès du FLN

Le vieux parti face à l'exigence de renouveau

Tribunal criminel

Quatre terroristes dont un «émir» condamnés à 20 ans

Travaux du 3e séminaire régional du Maghreb

Lutte contre le chômage, défi maghrébin majeur

300 000 demandes d’emploi supplémentaires

Autant de chiffres que de sources

Pour le ministre, «l’étendue du littoral n’implique pas sa richesse»

L’aquaculture, seule solution aux prix déraisonnés du poisson

Polémique autour du blé dur

Bras de fer entre les meuniers et l’Office des céréales

Ils exigent la levée des sanctions pour assurer les cours de rattrapage

Des enseignants encore dans la tourmente

Gouvernement et rôle des Assemblées élues

L’épreuve du crédit

Handicapés

Les centres de formation, espace idoine d’insertion

 

 18/03/10

Crise de l'habitat

Emeute contre logement, la spirale

Relever une certaine injustice dans les priorités de relogement telles que définies par les autorités publiques est d’autant plus vrai que des revendications ne cessent d’émaner de toutes parts.

Le cycle des émeutes du logement est de retour dans plusieurs localités du pays. Hier, ce sont les habitants des chalets de Boubsila, dans la commune de Bourouba, qui sont sortis dans la rue exprimer leur ras-le-bol suite au retard accusé dans leur relogement. Jeunes, vieux, femmes et enfants ont bloqué, tôt le matin, la route menant d’El Harrach vers la commune de Gué de Constantine, dans la wilaya d’Alger. Sinistrés du séisme du 21 mai 2003, les 198 familles protestataires estiment qu’elles devraient être les premières à être relogées par les autorités publiques. «Nous sommes plus vulnérables que les habitants de Diar Chems» estiment-ils. «Nul n’a songé à nous, ils nous ont oubliés dans ces gourbis de fortune» dénonce un jeune manifestant. «Par cette action de protestation nous ne cherchons qu’à attirer l’attention des pouvoirs publics» explique un autre habitant. Sur place, les services de l’ordre assiégeaient les lieux pour éviter tout dérapage, alors que les responsables locaux tentaient d’apaiser la tension. Mais ce qu’il fallait craindre a fini par se produire. De plus en plus de citoyens ont recours à des mouvements de rue pour bénéficier de logement. Le soulèvement des habitants de Diar Chems, dans la commune d’El Madania, a créé un précédent. Mais faut-il déchaîner une émeute pour bénéficier d’un logement ? Le wali d’Alger est catégorique : «Non !» a-t-il tenu à préciser dernièrement. Il voulait surtout faire passer un message d’une extrême importance, ce jour-là, lors des travaux de l’APW d’Alger. Un message adressé aux demandeurs de logement, dont ceux qui attendaient depuis plusieurs années. Il voulait leur dire tout bonnement que les habitants de Diar Chems seront relogés dans les prochains jours, mais pas pour avoir manifesté violemment leur colère. «Prendre la défense des émeutiers, c’est prendre la défense du diable» a-t-il tonné s’adressant à un élu. Hélas, le premier magistrat de la wilaya ne semble pas avoir été très convaincant. Quelques jours après ses déclarations, pourtant largement médiatisées, une émeute s’est déclenchée dans un bidonville à Birkhadem, une autre à Joli -Vue à Kouba et le pire est à craindre. Pour les simples citoyens, les habitants de Diar Chems et ceux du quartier Zaâtcha ont été relogés par les autorités publiques de crainte qu’ils se révoltent à nouveau. «Un exemple à suivre !», c’est ce que pense le citoyen lambda. Doit-on en avoir peur ? A entendre le wali d’Alger et voir son insistance, il est facile de comprendre la délicatesse de la situation et la nécessité de remettre les pendules à l’heure. Ce qui n’est guère facile. Il faut dire que depuis plusieurs jours, radio trottoir ne parlait que des dernières opérations de relogement, des émeutes et du 1 million de logements réalisés durant le quinquennat passé et celui à venir. A tort ou à raison, les simples citoyens parlent de maârifa (connaissance) dans l’attribution des logements, de tchipa (pot-de-vin) dans l’établissement des listes des bénéficiaires, on parle aussi, et à haute voix, de responsables véreux et d’élus du peuple avides. Cependant, relever une certaine injustice dans les priorités de relogement telles que définies par les autorités publiques est d’autant plus vrai que des revendications ne cessent d’émaner de toutes parts. Ainsi, force est de préciser que les médecins, chercheurs, enseignants universitaires…etc. sont, à leur tour, montés au créneau, à travers leurs syndicats, pour demander des quotas des programmes en construction. Toutes les couches de la société évoquent leur droit à un logement décent, c’est pourquoi on peut parler d’une crise dont la gestion dépasse de loin les boucliers des forces anti-émeutes.

Par Aomar Fekrache 

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Programme AADL 2001

Sit-in des souscripteurs devant le ministère

L’information révélée par le secrétaire général du ministère de l’Habitat concernant le nombre de souscripteurs a jeté le trouble et l’émoi parmi les souscripteurs au programme des 65 000 logements AADL. Il s’agit de l’information officielle selon laquelle le nombre des souscripteurs au programme en question – AADL 2001 – a décuplé, passant de 2 500 demandes à 22 000.

Décidément, les sit-in de protestation des souscripteurs au programme AADL ne sont pas près de trouver un terme et les demandes des protestataires à voir le bout du tunnel. En moins d’un mois, les souscripteurs au programme en question ont observé deux sit-in. Hier encore, plus d’une centaine de souscripteurs au programme AADL tranche 2001 ont observé un imposant sit-in devant le siège du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme à Alger. Durant toute la matinée d’hier, les protestataires, dont des cadres et des fonctionnaires, ont scandé des slogans. Un imposant dispositif sécuritaire a été installé aux alentours de cette institution pour parer à tout éventuel dérapage. Toutefois, le sit-in a été organisé dans de bonnes conditions puisque aucun incident n’a été signalé. Vers 10h30, deux représentants des contestataires ont été reçus par le secrétaire général du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme. L’entrevue terminée, les deux délégués ont fait part aux protestataires des points qui ont été traités avec le représentant du ministère. Entre autres points, il y a lieu de citer la promesse du secrétaire général de prendre en charge les dossiers des souscripteurs. D’autre part, les deux délégués ont révélé une information qui a jeté le trouble et l’émoi chez les contestataires. Il s’agit de l’information officielle selon laquelle le nombre des souscripteurs au programme AADL 2001 – qui devaient bénéficier du programme complémentaire du président de la République des 65 000 logements – a décuplé. «Ce n’est pas normal ! Le nombre des souscripteurs au programme en question était de 2 500 demandeurs inscrits sur  les listes du projet des 65 000 logements AADL, maintenant on nous sort le chiffre de 22 000 souscripteurs. Ce n’est pas normal. D’où sont sortis les autres souscripteurs ?» s’interroge un des représentants des contestataires. D’autres ont par ailleurs dénoncé le traitement sélectif des dossiers des bénéficiaires de ces logements. «J’ai des collègues qui ont introduit des demandes dans ce même programme. Certains, le même jour que moi et cela fait longtemps qu’ils ont eu droit à leur logement,  contrairement à moi» s’est indigné un des contestataires. Avant de se séparer dans le calme, les meneurs de la protestation se sont donnés rendez-vous dans un mois au même endroit.      

Salah Harirèche

 

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Fin des travaux de la conférence sahélo-saharienne à Alger

Encore des engagements

Rien n’a été conclu sur le suivi de l’application de ces engagements surtout que la rencontre d’Alger intervient  dans un contexte marqué par la remise en cause de la coopération bilatérale entre les pays de la région par l’attitude du Mali qui a violé son accord avec l’Algérie et la convention des Nations unies.

Dans la déclaration finale qui a sanctionné la conférence ministérielle de coordination des pays de la région sahélo-saharienne, tenue mardi à Alger, les représentants des sept pays participants, à savoir l’Algérie, le Burkina Faso, la Libye, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad se sont entendus sur le renforcement des mécanismes de  coopération bilatérale  et celle de la transfrontalière, condamnant le versement de rançons aux groupes terroristes. Cependant, rien n’a été conclu sur le suivi de l’application de ces engagements surtout que la rencontre d’Alger intervient  dans un contexte marqué par la remise en cause de la coopération bilatérale entre les pays de la région par l’attitude du Mali qui a violé son accord avec l’Algérie et la convention des Nations unies. Ainsi, officiellement, rien n’a été révélé sur les explications de Bamako suite à la libération de quatre terroristes dont deux Algériens en échange de la libération d’un otage français. C’est vrai que cette libération est intervenue suite à une pression de la part de Paris mais la responsabilité du Mali «ne peut être évacuée».

En tout cas en lésant les recommandations de la conférence d’Alger, on peut dire que  le Sahel pourra retrouver sa stabilité mais la réalité notamment des moyens de lutte contre le terrorisme et le développement socioéconomique de la région affichent  malheureusement que le «chemin est encore long» pour arriver à la sécurité. Les ministres se sont ainsi félicités de l’adoption par la conférence de l’Union africaine de la décision condamnant le versement de rançons aux groupes terroristes, comme ils se sont félicités de l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies de la décision qui a introduit la criminalisation du paiement de rançons à des personnes, groupes, entreprises ou entités terroristes. Dans le même contexte, ils ont souligné la «nécessité de redynamiser les mécanismes de coopération bilatérale et régionale dans le domaine du maintien de la paix, la sécurité et du développement socioéconomique dans la région». Ajoutant que la prévention et la lutte contre le terrorisme et ses connexions doivent découler d’une «approche intégrée, coordonnée et solidaire».

Il s’agit au niveau national de la responsabilité des Etats de mener une lutte efficace et globale contre le terrorisme. Au niveau bilatéral, les ministres ont mis l’accent sur le renforcement de la coopération entre les Etats de la région pour la mise en œuvre notamment de mécanismes et accords bilatéraux.

Au niveau régional, la promotion d’une coopération régionale «structurée, inclusive et de bonne foi».

Ils ont également soulevé la nécessité pour tous les Etats membres des Nations unies d’une application «pleine et entière» des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et l’adoption de mesures répressives à l’égard de personnes et entités listées pour leurs liens supposés avec des activités terroristes en vertu des résolutions 1373, 1267, 1904 du Conseil de sécurité ainsi que la Convention internationale de 1979 sur la prise d’otages et la Convention internationale de 1989 pour la répression du financement du terrorisme. 

En outre, ils ont  mis en exergue l’importance de renforcer les mécanismes d’assistance judiciaire mutuelle.

Ils ont également évoqué le  développement de la région à travers la coopération transfrontalière et la mobilisation des populations locales dans la lutte contre le terrorisme et les autres formes de criminalité transfrontalière. 

Réunion des états-majors à Alger en avril prochain

Par ailleurs, la conférence d’Alger sera suivie par des réunions des états-majors et des responsables de la lutte antiterroriste au mois d’avril prochain à Alger.

Il sera question de contribuer à «une vision commune tenant compte de l’évolution de la menace terroriste et de l’état de la situation  socioéconomique dans la région» d’une part, et d’autre part, consolider la coopération régionale et donner une impulsion à la lutte antiterroriste. A savoir que les participants ont évoqué la tenue, «dans les meilleurs délais», à Bamako (Mali), de la conférence des chefs d’Etat sur la paix, la sécurité et le développement dans la région sahélo-saharienne. 

N. C.

 

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En 2003, il créa sa katiba au nord du Mali

El Para, l’architecte du terrorisme au Sahel

Le Sahel a depuis longtemps été considéré par les terroristes salafistes comme étant un lieu de choix pour instaurer leur QG. Aujourd’hui, c’est devenu même un choix irréprochable, d’autant que les intérêts et les richesses que porte cette région sont très importants pour beaucoup de pays étrangers. La cadence des rapts d’étrangers au Sahel est une vieille idée qui date de sept ans, et est aujourd’hui prise comme modèle par Abou Zeid, emboîtant ainsi le pas à son prédécesseur, l’ex-chef sanguinaire du GSPC, Amara Saifi, alias Abderrezak Al Para, lequel fut le véritable architecte du terrorisme au Sahel. Abderezak Al Para était le premier chef terroriste sanguinaire du GSPC à avoir mis les pieds au Sahel; cela remonte à 2003, l’année à partir de laquelle les salafistes djihadistes de cette organisation criminelle ont commencé à y s’implanter en exécutant plusieurs actions terroristes spectaculaires visant les convois de militaires algériens. En effet, la présence de terroristes au Sahel ne date pas d’aujourd’hui. En 2003, plusieurs terroristes de la phalange «Tariq Ibn Zyad», créée par Amar Saifi, ont pris le Sahel comme base arrière à partir de laquelle plusieurs attentats terroristes seront planifiés. Abderezak Al Para, ex-paramilitaire de l’armée algérienne, évadé de la prison de Tazoult, à Batna, en 1994, était considéré comme le principal planificateur de l’action terroriste dans la région du Sahel. Il est également derrière le rapt des trente-deux touristes européens dans le Grand Sahara algérien en août 2003. Les compagnons de Amara Saifi sont tous des terroristes sanguinaires ; d’ailleurs, ils ont été choisis par cet homme, Atiya Nacer, alias Salah Abou Yacoub, né le 9 novembre 1963 à Batna, ce dangereux terroriste évadé lui aussi de la prison de Tazoult en 1994, était choisi par Amara Saifi, comme bras droit de sa phalange. La relation entre les deux hommes bien qu’elle date depuis l’apparition du phénomène du terrorisme dans notre pays, s’est davantage renforcée. La machine infernale de cette phalange s’est raffermie dans le Sahel. Salah Abou Yacoub a participé avec Al Para et d’autres acolytes à une attaque menée contre un cantonnement de l’ANP basé aux monts Oustili. Douze militaires furent massacrés lors de cette attaque terroriste. Douze fusils mitrailleuses et kalachnikovs ont été récupérés par les terroristes dans cette action. Un autre nom sanguinaire est à rappeler, il s’agit de Kaouas Abdelmadjid, alias Assam Abou Okba, né en 1958 à Oum El Bouaghi. Ce dangereux salafiste, co-organisateur de l’évasion de Tazoult, sera à son tour recruté par son chef sanguinaire, Amara Saifi. Depuis ce renforcement de taille, le GSPC au Sahel devient plus que jamais menaçant pour les étrangers y compris pour les militaires algériens qui seront l’objectif clé des terroristes salafistes. Assam Abou Okba a participé avec ses acolytes à plusieurs opérations terroristes, dont une embuscade ayant visé un convoi des éléments de l’armée algérienne qui ont malheureusement tous été assassinés. Pour intensifier encore plus les actions terroristes, l’émir de la zone 5, Abderezak Al Para, avait décidé de passer à un autre stade encore plus sanguinaire. C’est alors qu’il décida d’attaquer, en octobre 2003, les forces militaires spéciales au Grand Sahara algérien. Assam Abou Okba et Salah Abou Yacoub seront désignés par Al Para comme des officiers de cette attaque et ce, en compagnie de 50 à 80 autres terroristes. L’embuscade a eu lieu malheureusement comme planifiée par Amara Saifi, elle était qualifiée par cet homme comme étant un succès, d’autant que 45 paramilitaires furent assassinés sur place. La participation des deux hommes clés lors de cette horrible embuscade avait été d’un apport important, car sans leur présence, cette attaque n’aurait pas eu un tel résultat. Traqués par l’armée algérienne dans le Sahara algérien, les terroristes salafistes se sont retranchés vers le nord malien, un refuge salutaire pour cette katibat, qui venait de subir l’une des répliques les plus violentes de la part de l’Armée populaire algérienne. Une fois au Sahel, Amara Saifi, avait bénéficié d’un soutien important de la part d’Al Qaida, notamment par son chef spirituel Oussama Bel Laden. Un émissaire yéménite portant le nom d’Abou Mohamed sera envoyé en Algérie pour soutenir l’homme en difficulté. Le yéménite était accompagné de deux autres chefs terroristes du GSPC, en l’occurrence, Khaled Ayoub et Khaled Abou El Abbès. Le but de ce voyage était de se diriger vers le Mali. Une fois dans ce pays, le yéménite et Al Para achètent ensemble un important arsenal de guerre afin de relancer les actions terroristes en Algérie. Quarante fusils mitrailleuses de type PMK et six lance-roquettes de type RPG 7 et plus de 50 000 balles pour fusils-mitrailleurs ont été achetés lors de ce pacte. En cours de route, les terroristes ont volé plusieurs 4x4 appartenant à des entreprises étrangères, spécialisées dans le forage des puits de pétrole. Après sept mois passés au Mali, Al Para exécuta plusieurs attaques contre l’armée algérienne et parfois contre l’armée malienne. Traqué une autre fois, l’homme se déplaça vers le Niger où il sera arrêté par les rebelles tchadiens puis vendu à la Libye. Le 31 octobre 2004, il sera extradé en Algérie, depuis il est détenu par les services de sécurité dans un lieu sécurisé et tenu secret.

S.A.

 

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Ouverture demain du 9e congrès du FLN

Le vieux parti face à l'exigence de renouveau

Il est attendu plus de 3 500 participants et on parle déjà de 3 700 personnes dont 542 femmes qui vont se regrouper ce vendredi à la Coupole.

A 24 heures du lancement des travaux du 9e congrès du vieux parti, le siège central du FLN à Alger connaît depuis une semaine un mouvement particulier. Tout le monde est mobilisé  pour finaliser les dernières retouches notamment, les cartes des congressistes délégués et celle des congressistes participants. En tout cas, selon le chargé de la communication au niveau du parti, Saïd Bouhadja, il est attendu plus de 3 500 participants et on parle déjà de 3 700 personnes dont 542 femmes qui vont se regrouper ce vendredi à la Coupole. Cependant, en dehors de ceux qui ont décroché le ticket pour la participation à ce rendez-vous spécifique du Front de libération nationale, il y des centaines qui continuent de se présenter au siège du parti à Hydra dans l’espoir d’obtenir l’accès à la Coupole.

En tout cas, les protestataires  sont venus de plusieurs wilayas du pays notamment, Alger, Naâma, Dejlfa et Tebessa. Ces militants se disent exclus à travers quelques responsables de mouhafdaha qui n’ont pas remis les cartes d’adhésion. A savoir que parmi les conditions fixées par la direction du parti, pour se présenter comme candidat et avoir le statut de délégué, il y a la question des cartes d’adhésion pour les cinq dernières années, de 2005 à 2010. Mais sur le terrain quelques mouhafadhas, soulignent qu’«un nombre important ne possède pas de cartes d’adhésion, notamment celles de 2007». Pour ce qui est des cartes d’adhésion de 2010, l’opération de distribution a commencé depuis un mois. Les aprticipants au congrès du FLN sont au nombre de 200 sur la liste du secrétaire général de l’instance exécutive du FLN, Abdelaziz Belkhadem. Il y aura aussi 50 élus représentant la communauté établie à l’étranger, 542 femmes et 540 jeunes. Par ailleurs, les membres du Parlement et ceux du gouvernement appartenant au parti et les membres du Conseil de la nation, les SG des mouhafadhas, les SG des commissions transitoires accèderont directement au congrès. En plus des invitations adressées aux ex-SG du parti, dont M.Mehri et M.Benflis. Il faut savoir que ce 9e congrès constitue une étape importante pour le vieux parti qui veut revenir aux anciennes structures dont le bureau politique et la commission centrale afin de fermer le dossier de la crise qui a secoué le parti en 2004 et dont le congrès rassembleur de 2005 n’a pas pu effacer les traces.

N. C.

 

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Tribunal criminel

Quatre terroristes dont un «émir» condamnés à 20 ans

Le tribunal criminel près la cour de Boumerdès, dans sa session d’hier, a condamné par contumace quatre terroristes en fuite à la peine de 20 ans de réclusion criminelle. Ils sont reconnus coupables des chefs d’inculpation d’adhésion à groupe terroriste armé provoquant un climat de tension et de terreur  parmi la population. Il s’agit de  Tadjer Zoheir (23 ans), B.Abdelhakim (29 ans), B.Khaled (25 ans) et  l’«émir» de la katibet El Arkam, qui écume les régions de Si Mustapha, Legata et Zemmouri, Gourri Abdelmalek (32ans). Ce dernier, faut-il le rappeler, a été abattu au mois de février dernier dans la wilaya de Bouira par les forces de sécurité. Le même tribunal a condamné aussi  cinq autres  accusés incriminés dans la même affaire, B. Ahmed, (27 ans), B. Rachid (25 ans), B. Brahim  (28 ans),  B. Sid Ali (26 ans) et D.Ali (31 ans) connu sous le sobriquet de Touhami à 18 mois de prison ferme pour apologie à groupe terroriste avant de  prononcer  la relaxe au profit de B. Ahmed (23 ans). Le procureur général  dans son réquisitoire a requis des peines allant de 8 à 15 ans de prison, pour les chefs d’inculpation d’apologie et soutien au terrorisme. Selon l’arrêt de renvoi, les prévenus  présents au box des accusés ont été arrêtés le 8 septembre 2009 par les services de sécurité suite à des investigations et des informations recueillies auprès de certains citoyens. Ces derniers seraient chargés d’’approvisionner les groupes armés en denrées alimentaires et leur fournir des renseignements sur la situation sécuritaire dans la localité de Ouled Ziane (Legata) dont ils sont originaires. Interpellés à la barre, les accusés ont réfuté les accusations portées contre eux, déclarant qu’ils n’avaient aucune relation avec les groupes armés. Par ailleurs, le tribunal criminel, dans une autre affaire,  a condamné par contumace, le terroriste T.Zoheir à la peine à perpétuité. Il est poursuivi pour appartenance à groupe terroriste armé. Il est à rappeler que ce dernier est le frère de T.Mohamed dit Moh Jack qui a été éliminé par les forces de sécurité à proximité du village Boudhar en 2009.           

A. Ammar

 

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Travaux du 3e séminaire régional du Maghreb

Lutte contre le chômage, défi maghrébin majeur

La directrice générale de l’Agence nationale  de l’emploi (Anem), Mme Aziza Chibane, a tenu à souligner, dans le cadre des travaux du 3e séminaire du Maghreb, l’exigence de création d’emploi et la transparence du marché du travail.

Les intervenants des trois pays, Algérie, Maroc, Tunisie, ont exposé durant les travaux du 3e séminaire régional du Maghreb leur stratégie de lutte contre le chômage ainsi que leur action de promotion du marché de l’emploi.  Des agences et institutions du service de l’emploi ont pris part à cette rencontre. Le représentant  de l’Agence nationale marocaine de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec), Noureddine Benkhalil, a évoqué dans son intervention l’importance de l’insertion de la classe juvénile dans le marché du travail ; il indiquera, en outre, que les plans marocains s’inscrivant dans la lutte contre le chômage  sont basés sur des diagnostics entre les différentes parties prenantes, une stratégie qui repose, selon lui,  sur des solutions structurelles, à l’exemple de l’amélioration de la qualité de l’enseignement, de la formation ainsi que des solutions pro-actives par le développement de l’auto-emploi et le renforcement du partenariat des différents secteurs, public et privé, dans le cadre de la promotion du marché de l’emploi en faveur de la population chômeuse. De son côté, le représentant de l’Agence nationale tunisienne pour l’emploi et le travail indépendant (Aneti), Mohamed Mani, a évoqué le traitement spécifique des demandes d’emploi pour insertion rationnel du marché du travail.  Il exposera également l’expérience tunisienne concernant l’assistance assurée des travailleurs qui ont perdu leur poste de travail pour des raisons techniques ou économiques, et ce, avec des actions de formation et d’adaptation au profit de leur réinsertion à l’emploi. Sur un autre registre, le représentant tunisien, indiquera que d’autres instruments sont mis en place dans l’objectif d’aide des demandeurs d’emploi tout en incitant le secteur privé à investir davantage les demandeurs d’emploi. Il ajoutera, en outre, que l’Etat tunisien prend en charge 50 % des salaires des fonctionnaires recrutés ainsi que d’autres actions de formation spécifiques selon les offres de travail. Pour sa part, la représentante algérienne, directrice générale de l’Agence nationale  de l’emploi (Anem), Mme Aziza Chibane a tenu à souligner l’exigence de création d’emploi et de transparence du marché du travail. Mme Chibane insistera notamment sur la mise en place d’un service public de l’emploi dont la mission consiste à  apporter une assistance spécialisée aux catégories défavorisées sur le marché du travail et d’améliorer la transparence  de ce marché. Farouk Damou, représentant de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej),  évoquera le rôle de cette agence dans la lutte contre le chômage.  117 904 micro-entreprises ont été créées par l’Ansej, lesquelles ont été à l’origine de la création de  332 641 emplois directs, indiquera-il.

Y.A.       

 

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300 000 demandes d’emploi supplémentaires

Autant de chiffres que de sources

Le marché du travail enregistre 300 000 demandes d’emploi, selon les chiffres du ministre du Travail. Les chiffres communiqués, avant-hier, par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale lors de l’ouverture des travaux de 3e séminaire régional du Maghreb axé sur l’insertion dans le marché de l’emploi des groupes vulnérables, font état de 300 000 demandes d’emploi supplémentaires dont les demandes des diplômés universitaires concernent plus de 30 % de la totalité des demandes, soit 120 000 demandes issues de l’université et de l’enseignement supérieur. Par ailleurs, les chiffres communiqués l’année dernière par le ministère de l’Intérieur révèlent que  400 000 diplômés sortent de l’Université. Comme quoi, l’université algérienne a fait des progrès vu l’augmentation du nombre des diplômés de l’enseignement supérieurs. En effet, les deux ministères, de l’Intérieur et l’Emploi, se contredisent dans leurs chiffres, car, le nombre des demandes supplémentaires d’emploi ne pourraient pas être inférieures au nombre des nouveaux diplômés enregistrés chaque année d’autant plus que ces demandes ne concernent pas seulement les universitaires, mais aussi, en grande partie, les diplômés de la formation professionnelle. A cet effet, la guerre des chiffres officiels concernant le taux de chômage en Algérie ne n’est pas près d’être crédibe. 300 000  demandes d’emploi  supplémentaires ne peuvent donc pas refléter la réalité du chômage en Algérie, compte tenu de l’accès par «piston» au marché du travail qui échappe aux statistiques des institutions publiques, puisqu’il  ne nécessite pas souvent de demande d’emploi, ou encore, le nombre important des chômeurs n’ayant pas d’espoir ni de confiance en le système de demande d’emploi, vu la pression qui règne dans  le marché du travail.       

Yasmine Ayadi

 

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Pour le ministre, «l’étendue du littoral n’implique pas sa richesse»

L’aquaculture, seule solution aux prix déraisonnés du poisson

Lors de son intervention hier sur les ondes de la Chaîne I de la Radio nationale, le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Smaïl Mimoun, justifie les prix excessifs du poisson par les ressources limitées des eaux territoriales algériennes et voit en l’aquaculture une solution pour combler le déficit en la matière.

A ce sujet, M. Mimoun indiquera que l’étendue des côtes algériennes ne constitue pas une référence quant à la quantité de poissons qu’elles renferment. Il poursuivra que cette dernière reste tributaire de la surface de continuité territoriale du continent qui pour l’Algérie est quelque peu restreinte, ce qui explique la quantité limitée des ressources hélieutiques et la cherté à laquelle le poisson est cédé. En outre, M. Mimoun relèvera que «les facteurs naturels contribuent également à la réduction de la quantité du poisson pêché. Une réduction que les professionnels ont remarquée et qui se manifeste tous les 10 ans». La preuve en est, dira le ministre, qu’en saison estivale le poisson est disponible à des prix raisonnables. La multitude d’intermédiaires sur le marché du poisson est aussi un élément favorisant l’augmentation du coût du poisson. Le ministre de la Pêche soulignera aussi dans ce contexte que «la Méditerranée est avaricieuse en richesse, ce qui n’est pas le cas pour les océans», faisant référence à la Mauritanie et au Maroc qui produisent respectivement 1500 000 T/an  et  1 200 000T/an, alors que l’Algérie en est à 220 000 T/an. Une quantité nettement insuffisante par rapport aux 35 millions d’habitants et qui équivaut en terme de ratio alimentaire à quelque 6,2 kg de poisson par personne. C’est pour cette raison que le ministre de la Pêche appellera à «une exploitation rationnelle de ces ressources pour leur préservation et leur pérennité». Pour remédier à cette insuffisance, le secteur encourage la promotion de l’aquaculture engagée par des entreprises privées comme solution palliative au manque de poisson sur le marché. Des études de prospection des sites habilités à ce type de cultures ont été faites aussi bien sur le littoral que les Hauts Plateaux et le Sud du pays. Le ministre mettra en exerguele succès de quelques expériences menées dans ce domaine, citant l’exemple des fermes aquacoles situées Azeffoun dans la wilaya de Tizi Ouzou pour l’élevage du loup et de la daurade, Béjaïa, Aïn Temouchent et Oran entre autres.     Par ailleurs, s’agissant des projets inscrits en faveur de son secteur dans le programme 2010-2014, M. Mimoun affirmera qu’«une enveloppe financière estimée à 9,7 milliards de DA a été réservée au secteur de la Pêche, dont 6 milliards destinés à la réalisation de nouvelles structures telles que les halles à marée (marchés de gros) autres que celles engagées dans le précédent quinquennat, à même de réguler la commercialisation du poisson en collaboration avec le  ministère du Commerce qui élargira le nombre des contrôleurs et des commissions de la répression de la fraude dans ce domaine. Des études sont également inscrites pour sonder la quantité de réserves en poissons». S’agissant de la modernisation de la flotte de pêche qui en 2000 avait une moyenne d’âge de 25 ans, réduite actuellement à 13 années, le ministre rappellera le plan d’orientation du secteur qui a soutenu les professionnels pour l’acquisition de nouveaux bateaux équipés en matériels modernes. 

Par Lynda N.Bourabrab

 

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Polémique autour du blé dur

Bras de fer entre les meuniers et l’Office des céréales

Décidément, rien ne va plus entre l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) et les transformateurs de blé et ce, depuis l’appel lancé par le ministre du Commerce, El Hachemi Djaâboub, en direction des meuniers les invitant à s’approvisionner en blé dur auprès de l’Office plutôt que de recourir à l’importation. Une semaine plus tard, c’est au tour du premier concerné, à savoir l’OAIC de reprendre le relais à ce sujet tout en durcissant le ton.

En effet, dans une déclaration rendue publique, l’Office des céréales a carrément sommé les minotiers de s’approvisionner en blé dur et fixe le premier juin comme date butoir, sous peine d’exclusion des récalcitrants de la liste des clients, lorsque les prix de cette matière première seront revus à la hausse sur le marché mondial.

Cette décision n’a pas tardé à faire réagir les propriétaires des moulins qui se disent lésés par la décision prise unilatéralement par l’OAIC, d’autant plus que ce dernier ne peut, selon eux, satisfaire la demande sans cesse croissante des moulins. «Les demandes n’étaient satisfaites que dans une proportion avoisinant les 40% des capacités des moulins», lit-on dans un communiqué des transformateurs membres du Forum des Chefs d’Entreprise (FCE).  Outre le sous- approvisionnement dont fait état le FCE, les rédacteurs du communiqué remettent en cause «la qualité des matières premières» qui laisse à désirer et malgré cela les transformateurs se trouvent «contraints d’accepter sans discuter les blés qui leur étaient rétrocédés par l’OAIC», dénoncent-ils.  Tout en réfutant l’idée que le recours à l’importation serait un acte de «manque de civisme ou une absence de solidarité et encore moins un manque de patriotisme de la part des meuniers», les membres du FCE expliquent l’agissement de l’OAIC par «l’absence de capacités de stockage de l’OAIC qui justifierait l’ultimatum adressé aux transformateurs». Pour sa part, le directeur général de l’OAIC, Noureddine Kahal, lors de son intervention hier sur les ondes de la Radio nationale, vient contredire les suppositions du FCE en signifiant  clairement que l’Office dispose de l’équivalent de cinq mois des besoins du marché national en blé dur. De ce fait, il ne comprend pas pourquoi les meuniers importent du blé à coup de devises «Nous avons en disponibilité actuellement 5,7 millions quintaux de blé dur issus de la production nationale. C’est l’équivalent des besoins du marché de cinq mois. Il n’est pas normal d’importer à coup de devises alors que la production nationale peut assurer les besoins de tous les transformateurs», a-t-il fait savoir. Dans cet ordre d’idées, d’autres responsables de l’OAIC vont jusqu’à dénoncer carrément les pratiques des transformateurs, lesquels «s’approvisionnent au niveau de l’Office lorsque les prix du blé sont en hausse sur le marché mondial, puisque l’Office supporte la différence et recourent à l’importation quand les prix leurs sont favorables». A propos des capacités de stockage, M. Kahal a annoncé que  le Conseil de participation de l’Etat (CPE), qui s’est réuni en milieu de semaine, a autorisé  l’OAIC à réaliser des silos et hangars de stockage pour l’équivalent de 8,5 millions quintaux de céréales. «Le premier ministre a donné son accord pour le financement total du programme d’investissement estimé à 32 milliards de dinars».

Face à cette situation à la limite conflictuelle, il est attendu que l’OAIC se rencontre aujourd’hui avec les différents acteurs de la filière céréaliculture pour trouver une issue à ce problème. Mais en attendant les recommandations de cette rencontre, le consommateur continue à payer la semoule et les pâtes alimentaires à des prix élevés et ce, bien que le blé dur ait connu, ces derniers temps, une tendance baissière dans la bourse des matières premières. 

H. M.

 

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Ils exigent la levée des sanctions pour assurer les cours de rattrapage

Des enseignants encore dans la tourmente

Les établissements scolaires traînent encore les séquelles de la dernière grève qui a secoué le secteur de l’éducation pendant plus d’une semaine. Le temps presse et la situation qui prévaut actuellement dans les écoles est loin d’être rassurante pour les élèves et leurs parents. L’instruction du ministre de l’Education nationale adressée avant-hier aux directions de l’éducation leur intimant de ne pas prendre en compte les journées de grève des enseignants dans les notes attribuées pour la prime de rendement individuelle n’a pas eu l’effet escompté. Et pour cause, les enseignants affiliés aux deux syndicats initiateurs de la grève, la Coordination nationale autonome de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) et l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation, refusent d’assurer les cours de rattrapage. Les enseignants s’insurgent contre les sanctions qui ont été prises à l’encontre des travailleurs du secteur qui ont observé la grève. Selon le chargé de communication du Cnapest, Messaoud Boudiba, plus de 60 000 enseignants dans le secondaire ont vu leur salaire «soulagé» de 10 000 DA. «Cinq jours du mois de février et neuf du mois de mars ne seront pas comptabilisés dans le salaire des enseignants grévistes», a expliqué ce responsable. Ce dernier, qui se dit scandaliser par «le comportement de la tutelle et au recours abusif aux moyens répressifs», dénonce le fait que le ministère de l’Education national a procédé, de manière unilatérale, à la programmation des cours de rattrapage. «Le ministre devait nous appeler pour concertation et fixer la période de rattrapage des cours non dispensés. Pis, du moment qu’il y a ponction sur salaire nous devons êtres exemptés des cours de rattrapage», précise M. Boudiba qui a également fait savoir que la mesure de défalcation du salaire a été appliquée sur 250 000 enseignants des paliers inférieurs, primaire et moyen. Il est utile de rappeler dans ce sens que le ministre de l’Education nationale avait déclaré que les enseignants grévistes ne seront pas sanctionnés par son département. «Le conflit est terminé, la page est tournée et nous sommes en train de rattraper le temps perdu», avait annoncé Benbouzid. Sur le terrain les syndicats affirment tout à fait le contraire. Bien plus, le Cnapest et l’Upef parlent de radiation des rangs de la Fonction publique parmi les enseignants, notamment les responsables syndicaux. Le Cnapest confirme le cas d’un enseignant suspendu provisoirement de ses fonctions dans la wilaya d’Oum-El-Bouaghi. Le nombre d’enseignants suspendus est aussi important pour l’Unpef. Ce syndicat affirme que 11, la plupart des délégués syndicaux, ont été suspendus après avoir étaient traduits en conseil de discipline. En signe de colère, l’Unpef et le Cnapest ont décidé de mettre leur ministre devant le fait accompli. Ils décident alors de boycotter les cours de rattrapage et les cours de soutien destinés aux élèves de classes terminale jusqu’à la levée de toutes les sanctions qui ont été infligées aux enseignent grévistes. «N’étaient les syndicats, les enseignants auraient été considérés comme des esclaves», peste notre interlocuteur pour dénoncer les pressions et les menaces de leur tutelle. A rappeler que Benbouzid avait annoncé que les vacances de printemps ne seront pas réduites et le rattrapage des cours non dispensés se fera en fonction des retards cumulés dans chaque établissement. Le ministre avait précisé que les cours de rattrapage «ne peuvent pas être dispensés selon un régime uniforme car la grève n’a pas été suivie de la même façon dans tous les établissements».

 Hocine L.

 

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Gouvernement et rôle des Assemblées élues

L’épreuve du crédit

L’on peut aussi légitimement se poser la question de savoir pourquoi des forums et autres réunions coûteuses et harassantes sont organisés par les pouvoirs publics lorsque le contenu peut et doit être le «menu» normal, voire banal, de l’Assemblée populaire nationale.

Juste avant sa démission de la présidence du Conseil italien en 2008, l’un des artisans de l’idée européenne, Romano Prodi, intellectuel respecté par ses pairs, eut cette phrase qui n’a de saugrenu que l’apparence : «Il est temps de faire des mécontents pour gouverner.» Cette «recommandation» ne vient pas d’un quelconque dictateur gagné par le masochisme ni d’un cynique mégalomane grisé par les pouvoirs. La thèse défendue étant qu’un responsable, à quelque niveau qu’il soit, doit s’éloigner des rapports de complaisance et des traitements populistes des dossiers et des problèmes qui lui sont soumis. En se forgeant une personnalité d’endurance toute dévouée au bien public, l’on verrait mal en effet un responsable emporter l’adhésion de tous les acteurs et sujets politiques du pays. Mais, c’est un choix à faire de servir le pays et la République, et c’en est un autre d’entretenir des courtisans et des clientèles. Ces choix ont pour subs- tratum les valeurs morales et intellectuelles des personnes désignées ou élues à une responsabilité politique. Ce qui vaut pour les hommes vaut aussi ipso facto pour les institutions. Au-delà des «péchés mignons» de la représentativité tant contestée de l’APN-suite à la défection des électeurs en mai 2007-, la raison et le bon sens auraient voulu que cette honorable institution ait le panache de sublimer ses faiblesses et de transformer son handicap de légitimité en surcroît de labeur, de rectitude et surtout d’indépendance par rapport au pouvoir exécutif. Cela aurait été la meilleure manière d’annihiler les suspicions d’assemblée «croupion» et de servir loyalement la Nation. L’on peut aussi légitimement se poser la question de savoir pourquoi des forums et autres réu

nions coûteuses et harassantes sont organisés par les pouvoirs publics lorsque le contenu peut et doit être le «menu» normal, voire banal, de l’Assemblée populaire nationale. Les commissions parlementaires spécialisées et la plénière, lorsque la session arrive à échéance ou lorsque la nécessité se fait sentir, sont censées prendre en charge l’ensemble des questions et des problèmes qui se posent à la collectivité dans tous les secteurs d’activité. La cohérence, le souci d’efficacité et la gestion démocratique des grands dossiers de la collectivité ne peuvent faire l’économie d’une mise en conformité des grands principes constitutionnels avec l’ossature institutionnelle mise en place. C’est incontestablement de cette manière que l’un des attributs essentiels de l’alternance au pouvoir peut jouer son rôle d’une manière efficiente. Pour ces raisons et pour bien d’autres encore plus saillantes, les citoyens-électeurs accordent difficilement du crédit aux différentes institutions élues, y compris la plus proche d’eux, à savoir l’APC. Cette confiance est d’autant plus frêle et vacillante qu’elle ne se voit pas confortée par un quelconque bilan des mandats passés. Car, il faut bien qu’un jour les vérités soient dites et que gouvernants et gouvernés se regardent droit dans les yeux. La logique voudrait qu’on accorde sa confiance à l’institution d’abord avant de l’accorder aux partis se proposant à y siéger. Or, la confiance se mérite. La crédibilité, l’indépendance et l’efficacité ne peuvent s’accommoder de la courtisanerie de bas- étage. Quitte, pour cela, comme le suggère l’homme politique italien, à faire des mécontents. Mais, contents et reconnaissants seront tous les hommes de bonne volonté acquis aux nobles idées de service public, de modernité politique et de citoyenneté.

Par Saâd Taferka

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Handicapés

Les centres de formation, espace idoine d’insertion

La Journée mondiale des handicapés a été célébrée au centre de formation professionnelle des handicapés à Corso. Le centre qui a ouvert ses portes en 2004 est implanté sur une superficie de plus de deux hectares et dispose de toutes les commodités techniques, pédagogiques et sportives pour accueillir cette population. Outre celles citées, s’ajoute une infirmerie pour les soins et le suivi des stagiaires, laquelle est gérée par un médecin spécialiste et un psychologue. Le directeur de la formation professionnelle pour adultes de Boumerdès, Nacer Arab, a indiqué que pas moins de dix spécialités sont dispensées à cette population au centre de Corso, citant l’habit traditionnel, la coiffure, la couture, la peinture sur tissu, la sculpture sur bois, la cordonnerie, la poterie, la menuiserie, le bâtiment, la peinture,  et l’exploitation informatique. «A la fin de chaque formation, les stagiaires sont couronnés par des diplômes», précisa-t-il. Selon lui, le centre accueille les stagiaires entre autres, des personnes handicapées moteurs, mentaux, des sourds-muets des wilayas de  Tizi Ouzou, Bouira, Béjaïa. Lesquelles personnes aussitôt admises, sont prises en charge et orientées pour une formation suivant le niveau d’instruction et le degré du handicap. «Bien que le centre offre une capacité d’accueil de 240 stagiaires dont 120 lits  pour les internes, 126 sont inscrits actuellement dont 33 filles. Le nombre de stagiaires reste en deçà des prévisions et des moyens dont nous disposons», a ajouté notre interlocuteur. Par ailleurs, le directeur a affirmé que le centre a remporté une médaille d’or aux 3es Olympiades nationales des métiers  en 2008  dans la spécialité «cordonnerie» et dix médailles dont cinq en or lors des éliminatoires des 4es Olympiades régionales qui se sont tenues au mois de janvier dernier à Boumerdès. Il est utile de signaler que le centre des handicapés de Corso a célébré la Journée nationale des handicapés qui coïncide avec le 14 mars de chaque année. Cette manifestation a été rehaussée par la présence du ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger, Djamal Ould Abbès qui était accompagné du chef de cabinet du ministère de la Formation professionnelle et du wali de Boumerdès. Ces derniers ont visité les stands dans lesquels ont été exposés les produits réalisés par cette population. A l’issue de cette visite, le ministre a promis d’attribuer un bus de 25 places au profit du centre.   

A.Kichni

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