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18/03/10

 

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Pour appartenance à un groupe terroriste

Trois ans ferme contre un Mauritanien

 

Benbouzid a tranché

Les examens du Baccalauréat auront lieu le 6 juin

 

 Divers

 

Pour appartenance à un groupe terroriste

Trois ans ferme contre un Mauritanien

L'affaire remonte à 2007, lorsque le prévenu qui s'est rendu à Tombouctou (Mali), a été recruté par le groupe terroriste du nom de «katiba Abou Zid» sévissant dans le Sahara algéro-malien.

Le tribunal criminel près la cour d’Alger a condamné mardi soir le prévenu Mohamed Esaid Ouled Moulay, un Mauritanien, à une peine de trois ans de prison ferme pour appartenance à un groupe terroriste armé, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Selon l’arrêt de renvoi, l’affaire remonte à 2007, lorsque le prévenu qui s’est rendu à Tombouctou (Mali), a été recruté par le groupe terroriste du nom de la «Katiba Abou Zid» sévissant dans le Sahara algéro-ma-lien. Le prévenu a reconnu lors de l’enquête qu’il a été recruté par deux membres actifs de la katiba qui sont «Abou Zahra» et «Abou Mohamed», qui étaient chargés de conduire les recrues au fief des terroristes au Mali. L’accusé avait, selon la même source, reconnu devant les services de sécurité s’être rendu en Algérie en 2008 accompagné de 25 autres terroristes à bord de trois voitures tout-terrain.

Il a ajouté que dès leur arrivée à Ouargla, ils ont été localisés par les forces de l’Armée nationale populaire (ANP). Il a ajouté qu’un nombre de terroristes avaient pu s’enfuir pour rejoindre le groupe sévissant à la «montagne blanche» (Batna), la «katiba de la mort».

Il a affirmé qu’au sein de cette katiba, il a participé avec un nombre considérable de terroristes à un accrochage avec les forces de l’Armée nationale populaire (ANP), dans la région de Tébessa. Le ministère public avait requis 20 ans de réclusion à l’encontre du prévenu, alors que la défense a plaidé les circonstances atténuantes. 

R. N.

 

Salon du tourisme «Le monde à Paris»

L’ONT et trente opérateurs nationaux présents

L’Algérie prendra part à la 3e édition du Salon du tourisme «Le monde à Paris» qui se tient du 18 au 21 mars à Paris, a indiqué mercredi l’Office national du tourisme (ONT) dans un communiqué. Sur une superficie de 17 000 m², ce Salon, réservé exclusivement aux professionnels du tourisme, réunira plus de 500 exposants représentant 100 destinations du monde. Environ

100 000 visiteurs sont attendus à ce rendez-vous, qui connaîtra une importante couverture médiatique avec la présence de 600 journalistes, a-t-on ajouté de même source. S’agissant de la participation de l’Algérie, l’ONT a réservé pour cette manifestation un espace d’exposition de 150 m², doté de toutes les commodités et ouvert aux trente (30) opérateurs nationaux du tourisme qui seront parties prenantes de l’évènement pour promouvoir leurs produits et nouer des relations d’affaires avec leurs partenaires français et étrangers. La France est le premier pays émetteur de touristes vers l’Algérie et les arrivées en provenance de ce pays sont «en évolution constante». La participation de l’Algérie à cette manifestation touristique s’inscrit dans le cadre de la «mise en œuvre du programme d’activités promotionnelles de l’Office à l’étranger pour l’année 2010». 

 

Benbouzid a tranché

Les examens du Baccalauréat auront lieu le 6 juin

Les examens du Baccalauréat 2010 auront lieu le 6 juin prochain, a annoncé mercredi le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid. Dans une déclaration à l’APS, M. Benbouzid a précisé, en marge d’une visite de travail dans la wilaya de Tissemsilt, que «cette date est opportune pour nos élèves étant donné que le 13 juin coïncidera avec le premier match de l’EN de football en phase finale de la Coupe du monde». «Nous avons pris en considération le moral des élèves, d’autant plus que cette décision a été prise à la demande des élèves et des gestionnaires du secteur», a-t-il ajouté. Le ministre a souligné également que les sujets d’examen du Baccalauréat seront pris du programme enseigné durant l’année, qui sera arrêté le 25 mai prochain, ce qui «permettra à l’Office national des examens et concours de bien préparer cet examen», a-t-il estimé. 

 

La question du jour

Les aveux ambigus de Chakib Khellil

Que voulait donc dire Chakib Khellil en affirmant  que  ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Sonatrach a effectivement nui à l’image du pays ? Puisqu’il va de soi, c’est là un deuxième point sur lequel tout le monde s’accorderait, qu’il ne peut avoir voulu dire exactement ce qu’il a dit. Ce serait trop simple si c’était le cas. Or, rien n’est jamais simple dans les affaires de corruption, qu’elles soient vraies ou des coups montés de toutes pièces, ce qui arrive aussi.

Le doute méthodique force donc tout observateur  ne voulant-être-dupe-de-personne, à ne pas se laisser payer de mots. Il faut que Chakib Khellil, qui se sait l’objet d’une attention particulière de la part de quelques journaux, bien connus pour agir en groupe et ne pas lâcher prise aussi facilement, ait tenu en l’occurrence un discours susceptible d’être traduit dans la langue de chaque oreille qui le reçoit.

En fait, il n’y a que deux lectures possibles.  Il y a d’abord celle  qui voit dans les propos du ministre l’aveu qu’effectivement Sonatrach a été victime d’une malversation gravissime, du fait de son P-DG et de certains de ses subordonnés immédiats, envoyés depuis en prison en une seule fournée comme de juste, et que cet énorme scandale a fait faire un mouvement de recul général à ses partenaires, qui  se demandent s’ils font bien de continuer à vouloir faire des affaires avec une compagnie que la justice de son pays elle-même  n’a pas hésité à décapiter d’un seul coup de hache… que ça donne des frissons. Que vous vous surprenez à tâter votre cou pour vous assurer qu’il est bien là où il devrait être, au-dessus de vos épaules.

L’aveu, poursuit-on, bien que tardif, mérite quand même d’être salué. Vaut mieux tard que jamais. Ne boudons pas notre plaisir. En fait, il est d’autant plus méritoire qu’il vient tard. Ce qui aurait posé  le plus de problèmes c’est au contraire que Chakib Khellil continue de nier les évidences. À dire que de son point de vue il n’ y a pas d’affaire Sonatrach, et qu’en conséquence il ne comprend pas pourquoi ce couperet qui s’abat sur elle, et que tout ce qu’il sait à cet égard, c’est des journaux qu’il l’a appris, et ainsi de suite.

Il s’en serait tenu à ce discours négationniste en temps réel, ça, c’aurait été grave. Eh, diable, cela tendrait à accréditer l’hypothèse comme quoi c’est nous qui racontons des histoires, qui harcelons des innocents, qui faisons une montagne de trois fois rien, d’une broutille, d’une erreur de gestion, comme continue de  qualifier le scandale du siècle ce même ministre, qui pourtant se décide à passer aux aveux.

Et maintenant que cerné de partout, il fait amende honorable, qu’il ne s’arrête pas en si bon chemin, qu’il crache tout le morceau. Ce n’est en effet qu’à ce prix-là qu’il pourra nous convaincre qu’il ne savait pas.

La deuxième lecture possible, quant à elle, commence par noter que le ministre a parlé de l’image ternie non pas de Sonatrach, mais du pays. Pour elle, ce détail est rien moins qu’innocent. On s’est attaqué à Sonatrach, et qui a vu sa réputation en prendre un coup. Sonatrach ? Non. Le pays.

S’il en est ainsi, c’est bien sûr parce que Sonatrach, c’est l’Algérie, et l’Algérie, c’est Sonatrach. Toucher à la réputation de l’une, et c’est l’autre qui en pâtit.

Chakib Khellil a été plus précis encore : seule l’Algérie a perdu dans l’affaire, pas Sonatrach, qui est aujourd’hui aussi bien gérée que du temps où c’était sa direction emprisonnée qui présidait à ses destinées. Pour preuve, elle fait gagner au pays autant d’argent, et même plus – mais ça, c’est grâce à une conjoncture plus favorable – que par le passé. Rien n’a changé pour elle ; elle se porte toujours comme un charme. C’est en vain qu’on chercherait chez elle le moindre signe de déstabilisation par suite de l’affaire dont elle est censée être le siège.

Cette lecture se trouve confrontée par un aveu par omission de Chakib Khellil. On a fait en effet circuler récemment l’information suivant laquelle Sonatrach se serait portée partie civile contre sa direction emprisonnée. Pas l’ombre d’un mot de cela dans les aveux du ministre. A croire que la journaliste qui a annoncé cela a pris ses désirs pour des réalités.

Par Mohamed Habili

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L'Edito Du Jour

Par

Nadjib Stambouli

«Fâcheux» précédents

La suite des évènements était évidente et prévisible : l’octroi de logements suite à des émeutes ne pouvait qu’enclencher d’autres émeutes dans d’autres lieux, pour la même raison, celle d’être relogé. Il ne faut bien sûr pas être grand clerc que la satisfaction de ce droit sous la pression de la rue ne pouvait que sécréter une «émulation» chez les citoyens qui voient désormais dans l’occupation de la rue et dans le feu aux pneus, un moyen très efficace d’obtenir gain de cause. Le wali d’Alger avait beau se fendre d’une sorte de mise en garde pour séparer la livraison des logements d’avec l’émeute qui l’a précédée, avouons que cette profession de foi n’est pas très convaincante et résiste difficilement à l’épreuve du constat établi par le citoyen qui voit entre l’une et l’autre, un lien qui saute aux yeux. En réalité, la crise du logement ne détient pas le monopole du cycle infernal entre pressions et satisfaction de revendications, produisant une réaction en chaîne. On retrouve le même scénario sur le front social. Dès que les pouvoirs publics exaucent les exigences d’une catégorie de travailleurs en grève (forme de lutte légitime pour des revendications légitimes), il se déclenche une réaction en chaîne sur d’autres secteurs, qui s’estiment, à raison d’ailleurs, dans leur bon droit d’être logés à la même enseigne. Il ne s’agit évidemment pas de stopper net cette spirale des «fâcheux précédents», mais les pouvoirs publics seraient bien avisés de tenir compte de cette vérité qui d’une concession fait tache d’huile, ce qui érigerait en droit la revendication par la violence. Et l’unique méthode pour tenir compte de cette spirale, c’est de l’éviter. Sachant qu’on ne peut l’éviter qu’en faisant jouer leur rôle aux élus locaux et aux autorités locales, qui sortent à chaque fois de ces crises par la porte de l’impunité.

N.S.

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