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Pour appartenance à un groupe terroriste
Trois ans ferme contre un Mauritanien
L'affaire remonte à 2007, lorsque le prévenu qui s'est
rendu à Tombouctou (Mali), a été recruté par le groupe
terroriste du nom de «katiba Abou Zid» sévissant dans le
Sahara algéro-malien.
Le
tribunal criminel près la cour d’Alger a condamné mardi
soir le prévenu Mohamed Esaid Ouled Moulay, un
Mauritanien, à une peine de trois ans de prison ferme
pour appartenance à un groupe terroriste armé, a-t-on
appris mercredi de source judiciaire.
Selon
l’arrêt de renvoi, l’affaire remonte à 2007, lorsque le
prévenu qui s’est rendu à Tombouctou (Mali), a été
recruté par le groupe terroriste du nom de la «Katiba
Abou Zid» sévissant dans le Sahara algéro-ma-lien. Le
prévenu a reconnu lors de l’enquête qu’il a été recruté
par deux membres actifs de la katiba qui sont «Abou
Zahra» et «Abou Mohamed», qui étaient chargés de
conduire les recrues au fief des terroristes au Mali.
L’accusé avait, selon la même source, reconnu devant les
services de sécurité s’être rendu en Algérie en 2008
accompagné de 25 autres terroristes à bord de trois
voitures tout-terrain.
Il a
ajouté que dès leur arrivée à Ouargla, ils ont été
localisés par les forces de l’Armée nationale populaire
(ANP). Il a ajouté qu’un nombre de terroristes avaient
pu s’enfuir pour rejoindre le groupe sévissant à la
«montagne blanche» (Batna), la «katiba de la mort».
Il a
affirmé qu’au sein de cette katiba, il a participé avec
un nombre considérable de terroristes à un accrochage
avec les forces de l’Armée nationale populaire (ANP),
dans la région de Tébessa. Le ministère public avait
requis 20 ans de réclusion à l’encontre du prévenu,
alors que la défense a plaidé les circonstances
atténuantes.
R.
N.
Salon du tourisme «Le monde à Paris»
L’ONT
et trente opérateurs nationaux présents
L’Algérie prendra part à la 3e édition du Salon du
tourisme «Le monde à Paris» qui se tient du 18 au 21
mars à Paris, a indiqué mercredi l’Office national du
tourisme (ONT) dans un communiqué. Sur une superficie de
17 000 m², ce Salon, réservé exclusivement aux
professionnels du tourisme, réunira plus de 500
exposants représentant 100 destinations du monde.
Environ
100
000 visiteurs sont attendus à ce rendez-vous, qui
connaîtra une importante couverture médiatique avec la
présence de 600 journalistes, a-t-on ajouté de même
source. S’agissant de la participation de l’Algérie, l’ONT
a réservé pour cette manifestation un espace
d’exposition de 150 m², doté de toutes les commodités et
ouvert aux trente (30) opérateurs nationaux du tourisme
qui seront parties prenantes de l’évènement pour
promouvoir leurs produits et nouer des relations
d’affaires avec leurs partenaires français et étrangers.
La France est le premier pays émetteur de touristes vers
l’Algérie et les arrivées en provenance de ce pays sont
«en évolution constante». La participation de l’Algérie
à cette manifestation touristique s’inscrit dans le
cadre de la «mise en œuvre du programme d’activités
promotionnelles de l’Office à l’étranger pour l’année
2010».
Benbouzid a tranché
Les
examens du Baccalauréat auront lieu le 6 juin
Les
examens du Baccalauréat 2010 auront lieu le 6 juin
prochain, a annoncé mercredi le ministre de l’Education
nationale, Boubekeur Benbouzid. Dans une déclaration à
l’APS, M. Benbouzid a précisé, en marge d’une visite de
travail dans la wilaya de Tissemsilt, que «cette date
est opportune pour nos élèves étant donné que le 13 juin
coïncidera avec le premier match de l’EN de football en
phase finale de la Coupe du monde». «Nous avons pris en
considération le moral des élèves, d’autant plus que
cette décision a été prise à la demande des élèves et
des gestionnaires du secteur», a-t-il ajouté. Le
ministre a souligné également que les sujets d’examen du
Baccalauréat seront pris du programme enseigné durant
l’année, qui sera arrêté le 25 mai prochain, ce qui
«permettra à l’Office national des examens et concours
de bien préparer cet examen», a-t-il estimé.
La question du jour
Les
aveux ambigus de Chakib Khellil
Que
voulait donc dire Chakib Khellil en affirmant que ce
qu’il est convenu d’appeler l’affaire Sonatrach a
effectivement nui à l’image du pays ? Puisqu’il va de
soi, c’est là un deuxième point sur lequel tout le monde
s’accorderait, qu’il ne peut avoir voulu dire exactement
ce qu’il a dit. Ce serait trop simple si c’était le cas.
Or, rien n’est jamais simple dans les affaires de
corruption, qu’elles soient vraies ou des coups montés
de toutes pièces, ce qui arrive aussi.
Le
doute méthodique force donc tout observateur ne
voulant-être-dupe-de-personne, à ne pas se laisser payer
de mots. Il faut que Chakib Khellil, qui se sait l’objet
d’une attention particulière de la part de quelques
journaux, bien connus pour agir en groupe et ne pas
lâcher prise aussi facilement, ait tenu en l’occurrence
un discours susceptible d’être traduit dans la langue de
chaque oreille qui le reçoit.
En
fait, il n’y a que deux lectures possibles. Il y a
d’abord celle qui voit dans les propos du ministre
l’aveu qu’effectivement Sonatrach a été victime d’une
malversation gravissime, du fait de son P-DG et de
certains de ses subordonnés immédiats, envoyés depuis en
prison en une seule fournée comme de juste, et que cet
énorme scandale a fait faire un mouvement de recul
général à ses partenaires, qui se demandent s’ils font
bien de continuer à vouloir faire des affaires avec une
compagnie que la justice de son pays elle-même n’a pas
hésité à décapiter d’un seul coup de hache… que ça donne
des frissons. Que vous vous surprenez à tâter votre cou
pour vous assurer qu’il est bien là où il devrait être,
au-dessus de vos épaules.
L’aveu, poursuit-on, bien que tardif, mérite quand même
d’être salué. Vaut mieux tard que jamais. Ne boudons pas
notre plaisir. En fait, il est d’autant plus méritoire
qu’il vient tard. Ce qui aurait posé le plus de
problèmes c’est au contraire que Chakib Khellil continue
de nier les évidences. À dire que de son point de vue il
n’ y a pas d’affaire Sonatrach, et qu’en conséquence il
ne comprend pas pourquoi ce couperet qui s’abat sur
elle, et que tout ce qu’il sait à cet égard, c’est des
journaux qu’il l’a appris, et ainsi de suite.
Il
s’en serait tenu à ce discours négationniste en temps
réel, ça, c’aurait été grave. Eh, diable, cela tendrait
à accréditer l’hypothèse comme quoi c’est nous qui
racontons des histoires, qui harcelons des innocents,
qui faisons une montagne de trois fois rien, d’une
broutille, d’une erreur de gestion, comme continue de
qualifier le scandale du siècle ce même ministre, qui
pourtant se décide à passer aux aveux.
Et
maintenant que cerné de partout, il fait amende
honorable, qu’il ne s’arrête pas en si bon chemin, qu’il
crache tout le morceau. Ce n’est en effet qu’à ce
prix-là qu’il pourra nous convaincre qu’il ne savait
pas.
La
deuxième lecture possible, quant à elle, commence par
noter que le ministre a parlé de l’image ternie non pas
de Sonatrach, mais du pays. Pour elle, ce détail est
rien moins qu’innocent. On s’est attaqué à Sonatrach, et
qui a vu sa réputation en prendre un coup. Sonatrach ?
Non. Le pays.
S’il
en est ainsi, c’est bien sûr parce que Sonatrach, c’est
l’Algérie, et l’Algérie, c’est Sonatrach. Toucher à la
réputation de l’une, et c’est l’autre qui en pâtit.
Chakib
Khellil a été plus précis encore : seule l’Algérie a
perdu dans l’affaire, pas Sonatrach, qui est aujourd’hui
aussi bien gérée que du temps où c’était sa direction
emprisonnée qui présidait à ses destinées. Pour preuve,
elle fait gagner au pays autant d’argent, et même plus –
mais ça, c’est grâce à une conjoncture plus favorable –
que par le passé. Rien n’a changé pour elle ; elle se
porte toujours comme un charme. C’est en vain qu’on
chercherait chez elle le moindre signe de
déstabilisation par suite de l’affaire dont elle est
censée être le siège.
Cette
lecture se trouve confrontée par un aveu par omission de
Chakib Khellil. On a fait en effet circuler récemment
l’information suivant laquelle Sonatrach se serait
portée partie civile contre sa direction emprisonnée.
Pas l’ombre d’un mot de cela dans les aveux du ministre.
A croire que la journaliste qui a annoncé cela a pris
ses désirs pour des réalités.
Par
Mohamed Habili
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