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Dans un parking de Bab El Oued
Une
jeune femme échappe à une tentative d’enlèvement
Une
jeune femme a échappé à une tentative d'enlèvement au
niveau de l'un des parkings de la commune de Bab El
Oued, il y a quelques jours.
Les
auteurs de cet acte condamnable ont été arrêtéS par la
police avant d’être présentés devant le procureur de la
République territorialement compétent et avant d’être
jugés par le tribunal pénal près la cour d’Alger. Les
tenants et les aboutissants de cette affaire remontent à
quelques jours. La victime était avec son fiancé à bord
de sa voiture. Ils se sont dirigés à l’intérieur du
parking en question pour que la fille puisse se rendre
aux sanitaires. Une fois arrivée, la fille se rend aux
toilettes alors que son fiancé reste à l’intérieur de sa
voiture à l’attendre. Pendant ce temps deux individus
qui étaient déjà au niveau de ce parking se sont
adressés au jeune homme. Ils lui ont demandé de leur
donner du papier cigarettes qu’il n’avait pas sur lui.
Les deux hommes, qui ne manquaient visiblement pas de
papier cigarette, sortirent des couteaux pour le
menacer. Pris de panique, ce dernier ne savait plus sur
quel pied danser. Pendant ce temps, la jeune fille est
sortie des sanitaires pour rejoindre la voiture. Elle
sera alors interpellée par l’un des deux bandits qui la
bouscule en la menaçant avec sa lame. Pendant que le
jeune homme tente de se défendre contre son agresseur,
le deuxième bandit enlève la jeune femme en l’obligeant
de monter dans sa voiture. En se débattant celle-ci a
réussi à ouvrir la poignée et à quitter miraculeusement
la voiture de ses ravisseurs. Durant ce temps son
fiancé réussit à trouver un tournevis avec lequel il
tente de se défendre contre son agresseur. Et c’est
ainsi que la providence a fait que le couple s’en est
sorti indemne. Les deux bandits seront arrêtés quelques
minutes plus tard par les éléments de la police chargés
de la sécurité. Ils seront donc traduits devant le
procureur de la République qui a requis contre eux trois
ans de prison ferme. Ils seront à la fin du procès
condamnés à une année de prison ferme.
Par
Salah H.
3e festival de Djoua
Un
moment de bonheur pour les invités
La 3e
édition du festival de Djoua (commune de Boukhelifa)
s’est ouverte officiellement avant-hier (samedi en
début de soirée) sur le mont Takintoucht de l’antique
capitale des Aït Bimoune Djoua. La rencontre qui
s’étalera jusqu’au 23 juillet est qualifiée
d’artistique, originale, écologique et touristique par
les organisateurs. Le festival affiche de grandes
ambitions. Au programme, avec une armée d’artistes et
autres conférenciers nationaux et internationaux, des
personnalités de marque sont invités à cette édition
comme pour la soirée de clôture avec le king du rai,
Cheb Khaled. Des invités sont venus des cinq
continents, Rebecca Chaillot, pianiste suisse, Rajery
(Madagascar), Dub Inc (Jamaïque), Stambali (Tunisie),
Quartet Niculescu, Ricoveco (Venezuela) Index, Ferda,
Index, Caméléon Onda Cuba (Cuba), Dolima Boudji Worls
Music. Des artistes algériens animeront des soirées
comme Ahelil, Agraw, Ouadaden, Garage, Ali Amrane, Kateb
Amazigh et Akli Yahiaten, Kamel Hamadi. Cette rencontre
sra l’occasion pour les organisateurs de rendre un
hommage à feu Slimane Azem. Anissa et Boudjemaâ El Ankis,
en sont des invités d’honneur. La soirée de clôture sera
réservée à la vedette du rai Khaled Hadj Brahim qui se
produira pour la première fois dans la capitale des
Hammadites. L’ouverture du festival a été consacrée à la
présentation du workshop en présence de Kengo Kuma,
architecte japonais en compagnie de Boubeker Khelfaoui,
commissaire du festival. Une présentation de la région a
été faite. Outre les soirées et visites sur terrain, un
travail en atelier était lancé avec des thèmes liés,
notamment à l’artisanat, le patrimoine immatériel, etc.
Des débats étaient aussi programmés les après-midi.
Hocine Cherfa
La question du jour
Progresser vers le tipping point (4 et fin)
Tout
au début du mois de janvier dernier, bien des vitres, on
s’en souvient, ont volé en éclats au cours d’émeutes
qui ont touché un certain nombre de villes, dont Alger
et sa périphérie, d’où elles sont d’ailleurs parties.
Tout ce que les émeutiers (des jeunes hommes agissant
par groupes relativement réduits et de manière plutôt
organisée) ont trouvé à leur portée a été dégradé, et
quelquefois saccagé, retourné de fond en comble, et
pillé. Il faut dire que les forces de l’ordre, qui ont
acquis une certaine expérience depuis qu’elles sont
confrontées au phénomène de l’émeute, qui n’est pas si
ancien, puisqu’il remonte à un peu plus d’une décennie,
se gardent d’accourir partout où le désordre a éclaté.
Elles abandonnent délibérément certains endroits à la
furie des émeutiers, notamment s’ils se trouvent dans
les quartiers populaires, faisant de la sorte sagement
la part du feu. Il est toutefois quelque chose qui
semble n’avoir échappé nulle part à ce prurit de
vandalisme, ce sont les abribus. Il n’en est resté que
l’armature de métal partout dans la ville. On pourrait
peut-être en dire autant des cabines téléphoniques, dont
certaines ont été dévissées, arrachées du sol, comme si
elles avaient été prises dans une tornade d’une
violence exceptionnelle.
Pas
loin de là où j’habite, il y a une station de bus, qu’on
appelle l’agence, plutôt bien entretenue, et délimitée
par un mur d’enceinte. Toutes les vitres de tous ses
abribus ont été brisées au cours de ces événements. J’en
parle en connaissance de cause, les ayant passés en
revue tous sans en omettre un seul. On ne me croira
peut-être pas, mais dès le lendemain, alors même que
l’émeute, bien qu’ayant baissé, tournait encore par la
ville, et de ce fait pouvait repartir de plus belle,
toutes les vitres ont été remplacées, et tous les débris
ramassés. L’agence était comme neuve. Les autorités ont
fait faire le travail dès avant l’aube.
Pourquoi cette diligence inhabituelle chez elles? C’est
parce qu’elles savent très bien qu’un endroit saccagé
est une incitation à faire subir aux environs le même
sort. Il est en lui-même fauteur d’émeute. C’est une
huile jetée sur un feu mourant. C’est un appel à un
retour de flammes. C’est une provocation dans un
contexte encore orageux. Des vitres neuves et des éclats
de verre promptement enlevés délivrent au contraire un
tout autre message. Ce deuxième décor, c’est comme de la
musique, il est de nature à apaiser les mœurs. Les
gouvernants le savent si bien que même si ces nouvelles
vitres étaient brisées sitôt placées, il est probable
qu’elles auraient été remplacées par d’autres, elles
aussi à la faveur de la nuit.
Cela
revient à dire qu’en plus des deux remèdes à la
malpropreté de nos villes que sont une campagne de
sensibilisation efficace, de longue haleine, et un
arsenal juridique peu laxiste, il faut ajouter un
troisième élément, tout aussi nécessaire que les deux
premiers : une politique arrêtée à un niveau central qui
oblige les échelons locaux à veiller scrupuleusement à
ce que l’état de l’environnement relevant de leur
compétence ne comporte rien qui vaille encouragement à
le prendre pour un dépotoir. L’hygiène devrait être leur
principal souci.
Il ne
sert à rien de se leurrer, l’incurie des autorités
locales, qui fait qu’un problème quelconque, souvent
facile à régler, une rupture d’égouts par exemple, qui
dure une éternité avant d’être réparée, ne pèse pas
moins lourd dans la balance que l’habitude enracinée du
pollueur de base. La révolution des mœurs dont il faut
préparer l’avènement doit donc s’accomplir aussi bien
dans la société que dans l’Etat. C’est d’ailleurs cette
double détente que recèle en général ce terme de
révolution, y compris ici, où pourtant il est employé
métaphoriquement, pour bien faire sentir à la fois la
difficulté de la tâche à mener à bien et la portée
sociologique et psychologique du changement à produire.
L’Etat, pas le pouvoir. Car le premier est pérenne
tandis que le second est passager.
Un
Etat qui ne fait pas de la propreté de ses villes, de
leurs beaux quartiers comme de leurs quartiers
populaires, une de ses priorités, n’est en réalité pas
même concevable. Cela voudrait dire qu’il ne respecte
pas sa population, et qu’il est semblable en cela au
pollueur anonyme.
Par
Mohamed Habili
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