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Khaldi à l’Institut d’El-Harrach
L’ex-directeur
et l’entrepreneur dans le collimateur
Trois centres de
formation et d’enseignement professionnels de la capitale ont été
visités, hier, à l’occasion de la rentrée professionnelle 2006/2007
par le ministre de tutelle.
Tout en donnant le
coup d’envoi de cette nouvelle rentrée, le ministre de la Formation
et de l’Enseignement professionnels, El Hadi Khaldi, n’a pas manqué
de passer au peigne fin les centres de Kouba, de Bir Mourad Raïs et
d’El- Harrach. Ainsi, et lors de sa première escale, le premier
responsable du ministère de la Formation professionnelle s’est rendu
à l’Institut national spécialisé de la formation professionnelle
d’El-Harrach. Intransigeant, El Hadi Khaldi, et après inspection des
différents ateliers où il a noté avec fierté la disponibilité de
nouveaux équipements pour les travaux pratiques, celui-ci n’est pas
allé par quatre chemins pour exprimer sa désapprobation quant à la
mauvaise qualité des travaux effectués au niveau de l’internat. «Une
commission d’enquête sera installée au niveau du ministère pour
prendre des mesures coercitives contre l’entrepreneur chargé de ce
chantier et l’ex-directeur de l’institut» a tonné le ministre.
Celui-ci a rappelé, par ailleurs, qu’une bagatelle de plus de 35
milliards de dinars a été allouée par les pouvoirs publics pour son
secteur qui demeure «vital» pour l’économie nationale et le marché
de travail. Dans sa deuxième escale, qui l’a ramené au centre de
formation professionnelle et de l’apprentissage spécialisé pour
personnes handicapées physiques de Kouba, le ministre a insisté
auprès des encadreurs sur la nécessité de mieux répondre et prendre
en charge cette couche infirme de la société. Pour ce faire, El Hadi
Khaldi a exprimé aux enseignants que son département est prêt à les
aider matériellement puisque d’après lui l’argent est
disponible. «J’ai demandé à tous les walis à l’échelle nationale de
dégager quatre murs et un toit, de notre côté on prendra en charge
leurs équipements et encadrements» a rassuré le minis-tre. Dans sa
dernière escale, Le ministre de la Formation et de l’Enseignement
professionnels s’est rendu à l’Institut des arts graphiques de Bir
Mourad Raïs. Cette fois-ci encore, le ministre a exprimé sa
satisfaction de l’equipement et des moyens sophistiqués dont est
doté cet institut. Tout en inaugurant un internat pour filles d’une
capacité de 130 places, le ministre a expliqué, lors d’un point de
presse qu’il a animé en marge de cette visite que tout est mis en
place pour la réussite de cette rentrée professionnelle. «D’ici à
2008, il n’y aura plus de déperdition scolaire» a souligné El Hadi
Khaldi qui l’a estimé à plus de 54 000 élèves qui se trouvent dans
la rue annuellement. D’ailleurs, et à l’encontre des années
précédentes, cette année aucun candidat au secteur d’El Hadi Khaldi
ne se verra refuser à l’une des spécialités proposées. «Je mets en
garde tous les directeurs de centre de ne jamais refuser un élève,
et toute requête qui me parviendra dans ce sens fera subir des
sanctions au directeur inculpé» a menacé le ministre.
Aomar Fekrache
Haut
Cité de Bab Ezzouar
Les citoyens
réclament une passerelle
Les habitants de
la citée du 5 Juillet de Bab Ezzouar menacent de revenir à la charge
et d’envahir la rue, une deuxième fois, dans la cas où les promesses
tenues par le wali délégué de la circonscription de Dar El Beida ne
sont pas concrétisées dans les délais annoncés.
Ainsi, ces
habitants ont organisé jeudi passé, une manifestation et ont barré
la route pendant toute la matinée. Ils réclament la réalisation
d’une passerelle sur la route nationale menant vers l’aéroport.
«Cette route est le théâtre de graves accidents qui se produisent
presque quotidiennement. Le dernier accident dramatique a eu lieu la
semaine dernière causant la mort d’une mère et de sa fille, la
deuxième fille se trouve actuellement dans le coma», ont indiqué les
membres de l’association de la protection de l’environnement de Dar
El Beida. Et d’ajouter que «la moyenne dépasse quatre morts par
mois».
Face à la colère
manifestée par les habitants, ce rassemblement a failli tourner au
drame si ce n’est l’intervention «sage» d’un commissaire des
services de sécurité qui a calmé les manifestants. Une délégation a
été ensuite désignée pour aller rencontrer le wali délégué de Dar El
Beida. «Nous avons été reçus par le chef de cabinet qui nous a
informés qu’un budget de trois milliards de centimes a été dégagé
pour la réalisation d’une passerelle à cet endroit. Les travaux
seront lancés dans 20 jours», expliquera
M. Berrabah, chef
du cabinet. En attendant le début des travaux, la commune a
mobilisé deux agents de police pour assurer la circulation des
personnes en toute sécurité. «Nous avons une réunion dimanche
prochain avec le wali délégué», expliquent les membres de
l’association de la préservation de l’environnement.
Nouria B
Haut
Parc zoologique
Encore des
agressions
Nous en parlions
dans notre journal il y a une dizaine de jours, le parc zoologique
de Ben Aknoun, réhabilité pourtant à coups de millions, n’est pas
encore suffisamment sécurisé. Considéré à juste titre de poumon de
l’algérois, cet espace vert, où les familles algéroises se réfugient
pour s’y détendre est hanté par des bandits de tous acabits. Des
couples font, chaque jour que Dieu fait, l’objet d’agressions ou de
vols de la part de malfrats qui infestent ce joyau de la capitale.
Hier, nous a fait savoir un couple,
«des délinquants
ont agressé un couple sans que personne ne leur vienne en aide». Ce
cas, ajoute nos interlocuteurs, «n’est pas unique», puisque, dit-il,
«il n’y a pas assez d’agents de sécurité pour veiller au bien-être
des visiteurs qui y affluent en grand nombre, notamment avec le
retour de la paix.» Il est vrai que les éléments de la police font
continuellement des patrouilles à travers tout le parc zoologique,
mais il est aussi vrai que dans certains endroits où les véhicules
n’accèdent pas, les voyous sèment la terreur. Il n’est en effet un
secret pour personne que faire une randonnée pédestre à l’intérieur
du parc zoologique de Ben Aknoun n’est pas chose aisée, surtout
quand on est accompagné d’une femme. Et dire que des familles
entières aiment s’y rendre pour s’y prélasser ! Il est donc
important, voire impératif de renforcer la police pour mettre fin
aux agissements de cette pègre en assainissant les lieux et
ensuite, assurer la sécurité des visiteurs, nombreux, faut-il le
souligner.
Djamel Oukali
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