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Point de presse animé autour du volet livre en perspective, de Alger capitale de la culture arabe, 2007

«Aucun  auteur algérien n’est censuré», selon les conférenciers

Archéologie

Collaboration algéro-italienne

 

 18/09/06

 

Point de presse animé autour du volet livre en perspective, de Alger capitale de la culture arabe, 2007

«Aucun  auteur algérien n’est censuré», selon les conférenciers

Dans le cadre de la préparation de la manifestation Alger, capitale de la culture arabe 2007, le ministère de la Culture a organisé avant-hier un point de presse à la Maison de la presse Tahar Djaout autour du volet relatif au livre, dont la non-édition de certaines œuvres d’auteurs algériens n’a pas manqué, faut-il souligner, d’alimenter la polémique ces derniers temps.

Animée par le directeur du livre et de la lecture publique au ministère de la Culture,  Hadj Naceur Rachid, le chef de département livre du comité exécutif de la préparation de l’année 2007, M. Hassen Bendif ainsi que l’un des membres de l’exécutif, M. Ahmed Hamdi, la rencontre a été polarisée autour de trois chapitres, à savoir l’édition des titres retenus par le comité exécutif, l’éventail représentatif des ouvrages en rapport avec la pertinence de l’événement et le volet consacré, lors de l’événement, au programme des rendez-vous littéraires et poétiques auxquels prendront part les auteurs nationaux et ceux des pays arabes. Ainsi, «une première liste ouverte de 568 titres d’ouvrages a été proposée par 70 éditeurs nationaux au comité exécutif de l’événement», dira M. Rachid Hadj Naceur, expliquant que «les éditeurs doivent obéir à un cahier des charges, comme le visa d’édition, conditionnée par l’obligation du contrat d’acquisition des droits d’auteur, détenus par des maisons d’éditions étrangères». Cela suppose que le chiffre peut être «boosté» comme il peut être revu à la baisse, laisse-t-il entendre. Une seconde liste de titres fait actuellement l’objet d’examen. Celle-ci sera retenue par le ministère de la Culture et concernera, selon l’orateur, quelque 500 beaux livres. Dans la foulée, M. Hassen Bendif précisera que «les titres qui viendront du Moyen-Orient, seront eux aussi, soumis aux mêmes conditions que les titres proposés par les éditeurs nationaux (…)».

«L’événement est un prétexte pour entamer une dynamique nouvelle»

Interrogé lors du débat sur les critères de la désignation des titres proposés et sur la dernière polémique autour de certaines œuvres non retenues d’auteurs Algériens, comme «Mes Hommes» de Malika Mokaddem, «l’Attentat» de Yasmina Khadra ou encore «Harraga» de Boualem Sansal, les animateurs de la conférence ont balayé d’un revers de main les supputations de certains bien-pensants. «Nous ne nous sommes jamais érigés en censeur comme d’aucuns le prétendent, car la censure est un acte politique qui interdit un produit d’être mis sur le marché. Ce qui n’est pas le cas dans la mesure où ces œuvres meublent bel et bien les espaces des librairies algériennes au même titre que celles des auteurs Ahlam Mostaghanemi, Assia Djebbar et bien d’autres (...). Si nous avons préféré des titres à d’autres, cela n’est dicté que par la pertinence de la manifestation», explique M. Hassen Bendif, qui insiste sur «le choix des livres qui doivent être représentatifs de la production littéraire algérienne et sur l’événement qui se veut un prétexte pour entamer une dynamique nouvelle». Mettant en avant la bonne foi du comité exécutif chargé du livre, M. Ahmed Hamdi se défend contre ces assertions malvenues :

«Dois-je vous signaler que deux titres de ces grands auteurs algériens ont été retenus pour l’événement, et libre à l’éditeur, poursuit-il, de traduire et éditer d’autres de leurs œuvres s’il le veut». Dans le même ordre d’idées, M. Hadj Naceur Rachid ne tarit pas d’éloges sur le talent et la qualité des textes de ces auteurs algériens dont certaines de leurs œuvres viennent d’être rééditées par Sedia Editions. Et de soutenir mordicus : «Notre seul souci n’est pas la censure, sinon la masse financière qui a été mobilisée par le commissariat pour le volet édition du livre traduit, s’avérait insuffisante pour  la sélection de toutes les  œuvres». Une manière aussi de répondre à l’auteur Malika Mokkadem qui, lors de la rencontre organisée mercredi dernier au Théâtre de verdure, avait jeté un pavé dans la mare en déclarant  «ne pas comprendre que son roman ait été censuré».  «Cela me fait mal, certes, mais ce n’est pas étonnant, d’autant que des écrivains avant moi comme Yasmina Khadra et Boualem Sansal ont eu à subir ce sort» disait-elle non sans une pointe de déception. Concernant le programme relatif aux espaces littéraires lors de l’événement «Alger, capitale de la culture arabe», il est prévu un Salon du roman, une rencontre des bibliothèques arabes, un rendez-vous des bédéistes et un espace baptisé Femmes en création. Les conférenciers rappelleront par ailleurs, que nombre d’auteurs arabes seront conviés pour animer des rencontres-débat lors de la manifestation, tels le grand poète Mahmoud Derwich,  le poète du vent, Adonis ou Alaa’ Al-Aswany qui a écrit l’œuvre intitulée «l’Immeuble Yacoubian», un best-seller porté à l’écran. Enfin, M. Hassen Bendif indiquera, à l’occasion, que le prochain Sila aura lieu du  30 octobre au 10 novembre 2006.

Hacène K.

 

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Archéologie

Collaboration algéro-italienne

Un accord-cadre de coopération scientifique dans le domaine de l’archéologie vient d’être signé entre le ministère de la Culture, l’Institut d’études des civilisations italiques et de la Méditerranée antique (Iscima) dépendant du Conseil national de recherches italien et le Musée national des antiquités d’Alger. Cet accord-cadre porte sur un projet d’étude du matériel numismatique punique d’Iol-Caesarea (Cherchell) conservé au Musée national des antiquités, le développement et l’application des techniques informatiques liées au catalogage ainsi que sur la formation et le perfectionnement du personnel. Le projet cofinancé par le ministère des Affaires étrangères italien vise la mise en valeur des civilisations pré-romaines de l’Algérie et du fonds numismatique du Musée d’Alger, considéré comme un des plus importants dans le Bassin méditerranéen.

H. K.

 

 

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