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Point de presse animé autour du volet livre en perspective, de
Alger capitale de la culture arabe, 2007
«Aucun auteur
algérien n’est censuré», selon les conférenciers
Dans le cadre de
la préparation de la manifestation Alger, capitale de la culture
arabe 2007, le ministère de la Culture a organisé avant-hier un
point de presse à la Maison de la presse Tahar Djaout autour du
volet relatif au livre, dont la non-édition de certaines œuvres
d’auteurs algériens n’a pas manqué, faut-il souligner, d’alimenter
la polémique ces derniers temps.
Animée par le
directeur du livre et de la lecture publique au ministère de la
Culture, Hadj Naceur Rachid, le chef de département livre du comité
exécutif de la préparation de l’année 2007, M. Hassen Bendif ainsi
que l’un des membres de l’exécutif, M. Ahmed Hamdi, la rencontre a
été polarisée autour de trois chapitres, à savoir l’édition des
titres retenus par le comité exécutif, l’éventail représentatif des
ouvrages en rapport avec la pertinence de l’événement et le volet
consacré, lors de l’événement, au programme des rendez-vous
littéraires et poétiques auxquels prendront part les auteurs
nationaux et ceux des pays arabes. Ainsi, «une première liste
ouverte de 568 titres d’ouvrages a été proposée par 70 éditeurs
nationaux au comité exécutif de l’événement», dira M. Rachid Hadj
Naceur, expliquant que «les éditeurs doivent obéir à un cahier des
charges, comme le visa d’édition, conditionnée par l’obligation du
contrat d’acquisition des droits d’auteur, détenus par des maisons
d’éditions étrangères». Cela suppose que le chiffre peut être «boosté»
comme il peut être revu à la baisse, laisse-t-il entendre. Une
seconde liste de titres fait actuellement l’objet d’examen. Celle-ci
sera retenue par le ministère de la Culture et concernera, selon
l’orateur, quelque 500 beaux livres. Dans la foulée, M. Hassen
Bendif précisera que «les titres qui viendront du Moyen-Orient,
seront eux aussi, soumis aux mêmes conditions que les titres
proposés par les éditeurs nationaux (…)».
«L’événement est
un prétexte pour entamer une dynamique nouvelle»
Interrogé lors du
débat sur les critères de la désignation des titres proposés et sur
la dernière polémique autour de certaines œuvres non retenues
d’auteurs Algériens, comme «Mes Hommes» de Malika Mokaddem,
«l’Attentat» de Yasmina Khadra ou encore «Harraga» de Boualem Sansal,
les animateurs de la conférence ont balayé d’un revers de main les
supputations de certains bien-pensants. «Nous ne nous sommes jamais
érigés en censeur comme d’aucuns le prétendent, car la censure est
un acte politique qui interdit un produit d’être mis sur le marché.
Ce qui n’est pas le cas dans la mesure où ces œuvres meublent bel et
bien les espaces des librairies algériennes au même titre que celles
des auteurs Ahlam Mostaghanemi, Assia Djebbar et bien d’autres
(...). Si nous avons préféré des titres à d’autres, cela n’est dicté
que par la pertinence de la manifestation», explique M. Hassen
Bendif, qui insiste sur «le choix des livres qui doivent être
représentatifs de la production littéraire algérienne et sur
l’événement qui se veut un prétexte pour entamer une dynamique
nouvelle». Mettant en avant la bonne foi du comité exécutif chargé
du livre, M. Ahmed Hamdi se défend contre ces assertions malvenues :
«Dois-je vous
signaler que deux titres de ces grands auteurs algériens ont été
retenus pour l’événement, et libre à l’éditeur, poursuit-il, de
traduire et éditer d’autres de leurs œuvres s’il le veut». Dans le
même ordre d’idées, M. Hadj Naceur Rachid ne tarit pas d’éloges sur
le talent et la qualité des textes de ces auteurs algériens dont
certaines de leurs œuvres viennent d’être rééditées par Sedia
Editions. Et de soutenir mordicus : «Notre seul souci n’est pas la
censure, sinon la masse financière qui a été mobilisée par le
commissariat pour le volet édition du livre traduit, s’avérait
insuffisante pour la sélection de toutes les œuvres». Une manière
aussi de répondre à l’auteur Malika Mokkadem qui, lors de la
rencontre organisée mercredi dernier au Théâtre de verdure, avait
jeté un pavé dans la mare en déclarant «ne pas comprendre que son
roman ait été censuré». «Cela me fait mal, certes, mais ce n’est
pas étonnant, d’autant que des écrivains avant moi comme Yasmina
Khadra et Boualem Sansal ont eu à subir ce sort» disait-elle non
sans une pointe de déception. Concernant le programme relatif aux
espaces littéraires lors de l’événement «Alger, capitale de la
culture arabe», il est prévu un Salon du roman, une rencontre des
bibliothèques arabes, un rendez-vous des bédéistes et un espace
baptisé Femmes en création. Les conférenciers rappelleront par
ailleurs, que nombre d’auteurs arabes seront conviés pour animer des
rencontres-débat lors de la manifestation, tels le grand poète
Mahmoud Derwich, le poète du vent, Adonis ou Alaa’ Al-Aswany qui a
écrit l’œuvre intitulée «l’Immeuble Yacoubian», un best-seller porté
à l’écran. Enfin, M. Hassen Bendif indiquera, à l’occasion, que le
prochain Sila aura lieu du 30 octobre au 10 novembre 2006.
Hacène K.
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Archéologie
Collaboration
algéro-italienne
Un accord-cadre de
coopération scientifique dans le domaine de l’archéologie vient
d’être signé entre le ministère de la Culture, l’Institut d’études
des civilisations italiques et de la Méditerranée antique (Iscima)
dépendant du Conseil national de recherches italien et le Musée
national des antiquités d’Alger. Cet accord-cadre porte sur un
projet d’étude du matériel numismatique punique d’Iol-Caesarea
(Cherchell) conservé au Musée national des antiquités, le
développement et l’application des techniques informatiques liées au
catalogage ainsi que sur la formation et le perfectionnement du
personnel. Le projet cofinancé par le ministère des Affaires
étrangères italien vise la mise en valeur des civilisations
pré-romaines de l’Algérie et du fonds numismatique du Musée d’Alger,
considéré comme un des plus importants dans le Bassin méditerranéen.
H. K.
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M.Merkouche
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