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Tlemcen
Près de 50 %
d’employés travaillent au noir
De sources
concordantes, la wilaya de Tlemcen fait état de la création de plus
de 400 PME/PMI, résultant pour une large part, de l’approche de l’Ansej
pour l’allocation des micro-crédits. Le travail au noir et le
sentiment de précarité qu’il procure, notamment dans le secteur
privé où 30 à 40 % de salariés ne sont pas déclarés, constituent le
revers de la médaille de ce constat, au demeurant optimiste. Ces
petites entreprises qui touchent, nous dit-on, à plusieurs secteurs
économiques, comme le bâtiment, le tourisme, l’artisanat, etc,
auraient également contribué à la création de plus de 3 500 emplois.
On croit savoir que d’autres dossiers sont à l’étude au niveau des
banques censées financer certains projets. Parallèlement, ont été
mis en chantier plusieurs projets visant au renforcement du débit d’AEP,
à la rénovation des chaussées et autres travaux réalisés à travers
le territoire de la wilaya de Tlemcen. Ces initiatives locales ont
eu pour effet de relancer effectivement le marché de l’emploi et de
résorber un tant soit peu le taux de chômage. Néanmoins, cela ne
s’est pas fait sans piétiner la réglementation mise en place depuis
des lustres par la législation du travail. En fait, le travail au
noir prend des proportions alarmantes, si l’on s’en tient aux
informations recueillies auprès de ces travailleurs concernés. Selon
eux, leur rémunération ne reflète nullement le volume horaire de
travail auquel ils sont soumis. De plus, ils sont constamment sous
la menace de licenciement, au cas où ils revendiqueraient leur
affiliation à la Caisse de sécurité sociale (Cnas), voire de
réclamer les allocations familiales. A en croire certaines sources,
il semblerait que 30 à 50 % des travailleurs activant au niveau du
secteur privé, ne sont pas déclarés à la Cnas. Pratique courante
quoique réprimée par la loi, mais que le manque de contrôle des
services concernés ne cesse d’encourager, quand il n’est pas
totalement absent dans certains secteurs. Enfin, la main-d’œuvre bon
marché, quand elle est exploitée sans vergogne par les opérateurs
privés qui, ne se sentant soumis à aucune charge fiscale ou
parafiscale, est un secret de polichinelle, que rien ne peut
justifier et encore moins la conquête des marchés dans un esprit de
libre concurrence. C’est plutôt la course à l’enrichissement rapide,
quitte à piétiner les droits des autres et les charges fiscales.
Lebbad Youcef
Tizi Ouzou
Plus de 20 000
stagiaires en classe
Plus de 20 000
stagiaires ont rejoint, hier, leur poste de formation dans la wilaya
de Tizi Ouzou à l’occasion de la rentrée professionnelle de
septembre 2006, dont plus de 3 200 en formation résidentielle et 5
724 en mode apprentissage. Le coup d’envoi de cette rentrée a été
donné par le wali au CFPA Khodja-Khaled de Boukhalfa (banlieue de
Tizi Ouzou), où il a eu à visiter plusieurs ateliers
particulièrement ceux où les formations en métiers de bâtiment sont
dispensées. La directrice de wilaya du secteur, Mme Guendoud, a
d’ailleurs présenté la situation de son département en cette
nouvelle rentrée. A ce propos, elle a annoncé que pas moins de 37
sections détachées ont été ouvertes en attendant d’autres très
prochainement pour toucher les 67 communes que compte la wilaya de
Tizi Ouzou. Les stagiaires sont répartis en 15 branches et 91
spécialités dont 3 nouvelles, à savoir BTS en administration
hôtelière, en automatisme et régulation et en matériel biomédical.
La délégation, rehaussée par la présence des représentants du
ministère, a été agréablement surprise par l’entretien du CFPA
Khodja-Khaled et dont le wali a tenu à encourager son personnel pour
les efforts consentis. Comme il a saisi cette occasion pour inviter
la famille de la formation professionnelle à contribuer à l’action
du développement local en adoptant la carte de formation, selon les
besoins réels du marché de l’emploi.
Hamid M.
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