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Tlemcen

Près de 50 % d’employés travaillent au noir

Tizi Ouzou

Plus de 20 000 stagiaires en classe

 

 18/09/06

 

 Tlemcen

Près de 50 % d’employés travaillent au noir

De sources concordantes, la wilaya de Tlemcen fait état de la création de plus de 400 PME/PMI, résultant pour une large part, de l’approche de l’Ansej pour l’allocation des micro-crédits. Le travail au noir et le sentiment de précarité qu’il procure, notamment dans le secteur privé où 30 à 40 % de salariés ne sont pas déclarés, constituent le revers de la médaille de ce constat, au demeurant optimiste. Ces petites entreprises qui touchent, nous dit-on, à plusieurs secteurs économiques, comme le bâtiment, le tourisme, l’artisanat, etc, auraient également contribué à la création de plus de 3 500 emplois. On croit savoir que d’autres dossiers sont à l’étude au niveau des banques censées financer certains projets. Parallèlement, ont été mis en chantier plusieurs projets visant au renforcement du débit d’AEP, à la rénovation des chaussées et autres travaux réalisés à travers le territoire de la wilaya de Tlemcen. Ces initiatives locales ont eu pour effet de relancer effectivement le marché de l’emploi et de résorber un tant soit peu le taux de chômage. Néanmoins, cela ne s’est pas fait sans piétiner la réglementation mise en place depuis des lustres par la législation du travail. En fait, le travail au noir prend des proportions alarmantes, si l’on s’en tient aux informations recueillies auprès de ces travailleurs concernés. Selon eux, leur rémunération ne reflète nullement le volume horaire de travail auquel ils sont soumis. De plus, ils sont constamment sous la menace de licenciement, au cas où ils  revendiqueraient leur affiliation à la Caisse de sécurité sociale (Cnas), voire de réclamer les allocations familiales. A en croire certaines sources, il semblerait que 30 à 50 % des travailleurs activant au niveau du secteur privé, ne sont pas déclarés à la Cnas. Pratique courante quoique réprimée par la loi, mais que le manque de contrôle des services concernés ne cesse d’encourager, quand il n’est pas totalement absent dans certains secteurs. Enfin, la main-d’œuvre bon marché, quand elle est exploitée sans vergogne par les opérateurs privés qui, ne se sentant soumis à aucune charge fiscale ou parafiscale, est un secret de polichinelle, que rien ne peut justifier et encore moins la conquête des marchés dans un esprit de libre concurrence. C’est plutôt la course à l’enrichissement rapide, quitte à piétiner les droits des autres et les charges fiscales.

Lebbad Youcef

 

Tizi Ouzou

Plus de 20 000 stagiaires en classe

Plus de 20 000 stagiaires ont rejoint, hier, leur poste de formation dans la wilaya de Tizi Ouzou à l’occasion de la rentrée professionnelle de septembre 2006, dont plus de 3 200 en formation résidentielle et 5 724 en mode apprentissage. Le coup d’envoi de cette rentrée a été donné par le wali au CFPA Khodja-Khaled de Boukhalfa (banlieue de Tizi Ouzou), où il a eu à visiter plusieurs ateliers particulièrement ceux où les formations en métiers de bâtiment sont dispensées. La directrice de wilaya du secteur, Mme Guendoud, a d’ailleurs présenté la situation de son département en cette nouvelle rentrée. A ce propos, elle a annoncé que pas moins de 37 sections détachées ont été ouvertes en attendant d’autres très prochainement pour toucher les 67 communes que compte la wilaya de Tizi Ouzou. Les stagiaires sont répartis en 15 branches et 91 spécialités dont 3 nouvelles, à savoir BTS en administration hôtelière, en automatisme et régulation et en matériel biomédical. La délégation, rehaussée par la présence des représentants du ministère, a été agréablement surprise par l’entretien du CFPA Khodja-Khaled et dont le wali a tenu à encourager son personnel pour les efforts consentis. Comme il a saisi cette occasion pour inviter la famille de la formation professionnelle à contribuer à l’action du développement local en adoptant la carte de formation, selon les besoins réels du marché de l’emploi.

Hamid M.

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