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Partenariat
Offensive des entreprises italiennes
Entre
l’Italie et l’Algérie, 2006 aura été une année charnière
dans les échanges et le nombre d’initiatives organisées
entre les deux pays.
Plusieurs délégations d’opérateurs ont été invités par
l’Institut italien pour le commerce extérieur et ce,
afin de visiter des foires et salons spécialisés dans
des secteurs variés, notamment la pêche, l’agriculture
et l’automobile. Cette intense activité, développée par
l’Italie envers l’Algérie, est confortée par les
probants résultats que les échanges commerciaux
enregistrés durant l’année en cours. Les exportations de
l’Algérie vers l’Italie en enregistré une croissance
importante de 40% atteignant 4,5 milliards d’euro durant
le premier semestre de l’année en cours. Le gaz naturel
et l’achat des produits pétroliers représentent 99% des
exportations de notre pays vers l’Italie. Les
exportations italiennes sur le marché algérien ont
enregistré, durant le 1er semestre de cette année, une
croissance de 37,4% et un montant de 825 millions
d’euro. Ce qui fait que notre pays devient le second
marché en Afrique après la Tunisie. Ce boom des
exportations est dû, entre autres notamment à
l’augmentation des importations en produits
sidérurgiques (+1075%), soit 150 millions d’euros, les
biens d’équipements industriels mécaniques (+55%), soit
260 millons d’euros.
Ce qui
fait que les échanges commerciaux entre les deux pays
ont atteint durant la première moitié de l’année 2006 un
montant total de 5,3 milliards d’euros, enregistrant par
là même, une augmentation de 61% par rapport au premier
semestre de l’année 2005. Cette embellie, faut-il le
dire, est confirmée par la collaboration au plus haut
niveau entre l’Algérie et l’Italie avec la visite du
ministre du Développement économique. Ceci en ce qui a
concerné le premier semestre de l’année en cours. Pour
ce qui est du dernier, l’Institut italien pour le
Commerce extérieur (ICE) a mis en œuvre un programme
aussi riche que varié. En effet, outre la participation
au salon Filaha, qui aura lieu à Alger du 29 au 31 du
mois courant, une délégation d’opérateurs algériens du
secteur du matériel et machines agricoles séjournera du
15 au 17 novembre prochain à Bologne, et ce, à
l’occasion du salon EIMA, spécialisé dans le machinisme
agricole ; une autre délégation se rendra à Rimini, où
se tiendra la 9e édition du salon Economondo, un salon
international dédié à l’environnement et l’énergie.
Poursuivant ses activités, l’ICE organisera, en
collaboration avec l’ambassade d’Italie, deux séminaires
à Alger. Le premier, qui aura lieu le 12 novembre
prochain, en collaboration avec le ministère de
l’Industrie, sera consacré à «l’électronique,
électronique automatisation et sécurité», le deuxième
verra la présentation des machines italiennes pour
transformation des métaux précieux et orfèvrerie en
collaboration avec la Chambre de commerce de Djurdjura.
Ces initiatives font, entre autres, partie du programme
promotionnel 2006, élaboré par le ministère italien du
commerce international. Il sera ponctué à la fin de
l’année par la participation officielle italienne à la
4e édition du Salon international des travaux publics
qui se déroulera à Alger. Une activité plus intense, que
mettra en œuvre le bureau ICE à Alger, sera enregistrée
en 2007. Il s’agit notamment de formations, visites de
salons spécialisés en Italie, délégations d’hommes
d’affaires italiens etc. Ces échanges commerciaux entres
les deux parties profitera, indéniablement, à notre
pays, particulièrement en matière de technologies de
pointe, dont l’Italie est dotée.
Djamel Oukali
Coface
Rencontre sur l'investissement français en Algérie
Comment aider les sociétés françaises à faire leur nid
en Algérie ? L’assureur-crédit français à l’exportation
Coface a annoncé hier la tenue d’un séminaire, le 27
octobre à Paris, sur les modalités d’implantation des
entreprises françaises en Algérie. Une assise financière
confortable qui permet une «accélération des
investissements publics dans le cadre d’un plan de
consolidation de la croissance sur cinq ans devant
soutenir l’activité du secteur non pétrolier» et une
«croissance qui, en 2006 et 2007, devrait rester bien
orientée» sont les arguments présentés par la branche
consulting de Coface pour ce séminaire organisé sous
plusieurs thème : «Se développer en Algérie’».
«L’actualité du marché algérien», son «environnement
bancaire», «les moyens de paiement et garanties», les
«grands contrats» et «l’expérience assurance-crédit
moyen et long terme et investissements»,
«l’environnement des affaires», «opportunités
d’investissements à saisir et clés d’accès»…et bien
d’autres encore qui seront animés par des experts de la
Coface. Le chef de la mission économique de l’ambassade
de France en Algérie, Pierre Mourlevat, ainsi que des
banquiers, dont l’expert Muriel Chassaing de la BNP
Paribas, participeront également à ce séminaire qui
traitera aussi du «développement de Coface en Algérie».
«Coface a ouvert en octobre 2006 une filiale de services
en Algérie qui permet d’opérer en assurance domestique
et export vis-à-vis du client algérien», a indiqué
l’assureur. Lors d’un récent séminaire à Paris sur le
thème «Algérie : Investir dans un pays en pleine
expansion», le représentant de la Coface avait souligné
«le risque satisfaisant» du marché algérien reclassé
depuis une année en A4 selon une notation à 7 niveaux de
risques. «Nous avons reçus 500 nouvelles demandes
d’assurances pour le marché algérien», avait-il indiqué,
soulignant l’attractivité de l’Algérie «placée en tête à
échelle africaine, en matière de couverture, avant le
Maroc, la Tunisie et l’Afrique du Sud».
Motorola améliore ses résultats
30%
de ventes durant le premier semestre
Pour
présenter en avant-première le nouveau portefeuille de
téléphones mobiles et accessoires que le fabriquant
Motorola lance dans toute la région nord africaine, une
soirée Moto-f’tour a été organisée lundi soir à
l’adresse des journalistes au cours de laquelle le
représentant de cette boîte, M. Mohammed Tadj, a relevé
que Motorola détient actuellement 22% de parts du
marché, au niveau mondial, alors qu’ils étaient de 17%.
Pour mieux s’implanter en Algérie et s’enquérir de près
de la situation commerciale, de cette marque, une
direction au niveau d’Alger sera installée très
prochainement a indiqué dans la foulée
M.
Tadj. Sur un autre registre, ce responsable a mis en
avant l’état d’avancement remarquable de la vente
jusqu’à dire que cette firme américaine est «en bon
voyage puisque vers la fin de 2006, celle-ci réserve de
bonnes nouvelles», indiquera ce même représentant de
Motorola. Pour réussir davantage, l’entreprise
Motorola a changé sa méthode de communication en
privilégiant les distributeurs. S’agissant des
prévisions de vente en 2007, la tendance tend vers une
hausse, notamment dans la région nord africaine, en
particulier en Algérie. Pour ce faire, Motorola région
nord africaine compte vendre le double de ce qui a été
vendu en 2006, tout en visant l’objectif de travailler
avec les trois opérateurs dans la téléphonie mobile. Le
fabriquant compte sur ses nouveautés annoncées pour 2007
pour améliorer ses résultats. Pour ce qui du phénomène
de la contrebande, notamment le trafic de portables qui
introduits frauduleusement des frontières marocaines,
M.Tadj précisera que le volume de trafic a baissé en se
basant sur les enquêtes des professionnels. Les ventes
de ce fabriquant sont passées de 22% à 30% au premier
semestre de l’année 2006 notamment au centre de
l’Algérie. Rappelons enfin que Motorola occupe la
seconde position juste après la firme multinationale
finlando-japonaise Nokia. Sur le plan social, Motorola
reconnaît qu’elle n’a entrepris aucune action de
solidarité à l’image du leader de la téléphonie mobile
en Algérie. Les responsables de la firme promettent de
lancer des actions humanitaires au cours de l’année
2007.
Kahina B.
Créances non performantes
L’ABEF
pour la création d’une «banque hôpital»
Une
liste complète des entreprises non performantes ayant
des créances au niveau des banques publiques sera
publiée par la Banque d’Algérie et transmise aux banques
de la place, a indiqué hier le délégué général de
l’Association des Banques et Etablissements Financiers (ABEF),
Abderahmane Benkhalfa. Dans cette optique, Benkhalfa
qui s’exprimait sur les ondes de la radio nationale (
Chaine II) dans le cadre de l’émission «rendez-vous de
l’économie» a ajouté que l’ABEF a lancé, dernièrement,
une étude sur les créances non performantes des banques
publiques. Selon lui, cette étude permettra de «sortir
les créances non performantes pour les cantonner à part,
c’est-à-dire les isoler du portefeuille des banques
publiques».
Le
délégué général de l’ABEF a par ailleurs déclaré que
«les pouvoirs publics ont assaini, déjà, une part
importante des créances non performantes des banques
publiques détenues sur des entreprises aussi bien
publiques que privées». L’invité de la
chaîne
2 a cité, à titre d’exemple, le cas du Crédit populaire
d’Algérie (CPA) qui a assaini son portefeuille et «il
reste uniquement 11% de créances non performantes».
«L’étude qui sera réalisée prochainement permettra
d’avoir un fichier national des entreprises qui ont un
caractère durable de production de créances non
performantes». Autrement dit, «il y aura une liste
complète des entreprises ayant des créances non
performantes au niveau des banques publiques qui sera
publiée par la Banque d’Algérie et transmise aux banques
de la place»,
a-t-
il encore soutenu. Le représentant de l’Abef a en outre
expliqué que «la centrale des impayés au niveau de la
Banque centrale est réactivée en vue de renforcer le
contrôle des banques notamment les chèques», en révélant
qu’«une nouvelle institution spécialisée dans la gestion
des créances non performantes sera créée prochainement
pour prendre en charge ce dossier».
S’agissant de la réforme bancaire, Benkhalfa a estimé
que «les réformes bancaires avancent au rythme du pays,
et il y a beaucoup d’efforts accomplis dans la mise en
œuvre de ces réformes puisque les banques publiques sont
devenues des banques commerciales et l’État a assaini
leur portefeuille». «L’infrastructure de payement des
banques publiques a changé après le démarrage du système
de télécompensation électronique.»
«Aujourd’hui, il y a 65% de chèques compensés, soit
15 000
chèques traités par jour au niveau des banques de la
place. Le nombre de virements automatiques a atteint 1
500 opérations par jour», a-t-il précisé. A une question
relative à la privatisation du Crédit populaire
d’Algérie (CPA), Benkhalfa a estimé qu’il s’agit là d’un
signal fort pour la place bancaire d’autant plus que
«cette banque détient 13% de parts de marché, 129
agences et un portefeuille de crédit de 135 milliards de
DA». Enfin, concernant le contrôle au niveau des banques
publiques, il a indiqué que «l’Etat a renforcé davantage
les moyens de contrôle au niveau des banques publiques
en prévoyant même un contrôle anti-blanchiment d’argent
au sein des agences bancaires» et que «les banques
possèdent, actuellement, une infrastructure importante
permettant une gestion sécurisée de l’information
bancaire».
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