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Situées sur des terres agricoles
16 bâtisses
démolies à Birkhadem
Une opération de
démolition a concerné récemment seize bâtisses, au stade des
fondations et même des carcasses, dont le premier étage est arrivé à
la fin de travaux.
Cette opération
qui a mobilisé des gendarmes, s’est soldée par la saisie de
quantités de matériaux de construction qui allaient servir pour la
poursuite de travaux.
Une source proche
de l’APC de Birkhadem justifie cette opération de démolition par le
fait qu’«il s’agit de terres agricoles domaniales, dont les
décisions d’attributions avaient été annulées du temps de
l’ex-Gouvernorat du Grand Alger». Cette source ajoute que les
«décisions d’attributions de ces terres sont illégales puisque aucun
dossier sur ces attributions n’existe au niveau de l’APC». Le site
en question est l’exploitation agricole collective (EAC) 3,
coopérative Essaâda (ex-Mirales). Ce site avait été concerné par
l’instruction judiciaire ouverte sur la dilapidation du foncier
agricole dans la wilaya d’Alger. La Gendarmerie nationale à qui
cette enquête a été confiée s’étaient, selon cette source, déjà
présentée, il y a quelques mois, dans ce site et recueilli des
informations concernant le sort réservé à ces terres agricoles. Dans
un PV de constat sur terrain, du 11 avril 2005 (numéro de référence
31/2005) et dont nous possédons une copie, signé par des inspecteurs
de l’urbanisme et un représentant de la police d’urbanisme et de
l’environnement, il est fait état de l’existence de 15 bâtisses en
cours de réalisation «dont les propriétaires n’ont pu être
identifiés» à Mirales, 68 bâtisses en cours de réalisation au
quartier Mono et 43 bâtisses en cours de réalisation au quartier
Salem 3. Ce PV de constat avait été établi suite à la correspondance
du wali délégué de Bir Mourad Raïs, du 10 avril 2005 (numéro de
référence 427/05), demandant le recensement, «en urgence», des
bâtisses «érigées illégalement», au domaine agricole Tahar Bouchet.
Une commission mixte composée par un représentant de la police de
l’urbanisme et de l’environnement de la Sûreté de daïra de Bir
Mourad Raïs, d’un représentant de l’inspection de l’urbanisme de la
circonscription administrative de Bir Mourad Raïs, d’un représentant
de la Sûreté urbaine de Tixeraine, d’un représentant de la
Gendarmerie nationale de Birkhadem et du troisième vice-président de
l’APC de Birkhadem avait été créée pour établir ce constat. Les
membres de cette commission auraient demandé aux bénéficiaires de
ces décisions controversées d’arrêter les travaux. Mais ces travaux
auraient repris de plus belle…
M. A.
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Grande-Poste
Engouement pour
le cinéma en plein air
Un écran géant est
installé, depuis le premier jour du mois de ramadan de l’année en
cours, à côté de la Grande Poste d’Alger. Ce cinéma en plein air,
qui a fait la joie des passants et des riverains de ce quartier
depuis un moment est aménagé sur un camion de grand gabarit, garé
entre deux 4x4, appartenant à la société Event diffusion.
Les spectateurs
sont d’autant plus nombreux que les programmes diffusés
correspondent au goût de la majorité de ceux qui fréquentent cette
place : football, documentaires sportifs, dessins animés…etc.
On dirait que ces
programmes sont triés sur le volet, suite à une sérieuse étude
d’audience entreprise par les initiateurs de cette manifestation
spectaculaire. Le jardin qui domine ce lieu sert depuis un moment de
gradins au épris de ce genre de spectacle. Parmi le peloton de
personnes rencontrées sur place, il y a des citoyens de toutes
catégories sociales, des travailleurs de tout genre, des enfants de
tous âges, mais également des gens qui souffrent, des mendiants, des
sans-domicile fixe, des invalides, ainsi que des jeunes chômeurs,
pour lesquels cette initiative procure un moment d’évasion et
d’oubli. C’est ça en quelque sorte le rôle cathartique du cinéma,
qui consiste à permettre aux spectateurs de tout acabit, à travers
les deux mécanismes que sont la projection et l’identification, de
projeter hors d’eux tout ce qui ne peut être accompli par eux. De ce
fait, on peut dire que les exploits de Zidane, Maradona, Pelé et les
autres génies qui étaient plus en avance sur leur temps, purgent ces
spectateurs de leurs passions.
D’autre part, il y
a lieu de signaler que la place où est installé cet écran, était le
lieu préféré des bouquinistes, qui proposaient aux passionnés de la
lecture toute une panoplie d’ouvrages, dans tout les domaines de la
connaissance (littérature, art, philosophie, sciences humaines,
sciences exactes…etc) à des prix plus ou moins abordables pour les
petites bourses. Aujourd’hui, cette ambiance livresque n’y est
plus, car il n’est un secret pour personne que cette activité
n’était pas légale et les malheureux étaient sans cesse traqués par
les service d’ordre. Ils se sont sans doute résigné à quitter les
parages vers d’autres lieux aménagés, semble-t-il et laisser la
place à une autre activité, plus intéressante, paraît-il, d’autant
plus intéressante qu’elle ne requiert pas d’énormes efforts
intellectuels, bien au contraire, elle a l’art de captiver
l’attention.
Salah Harirèche
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Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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