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Selon Waciny Laredj

L’œuvre littéraire Livre de l’Emir sera portée à l’écran

Le 1er festival national du théâtre comique de Médéa s’achève sur une note d’optimisme

 

 18/11/06

 

 Selon Waciny Laredj

L’œuvre littéraire Livre de l’Emir sera portée à l’écran

L’ouvrage intitulé Livre de l’Emir sera porté à l’écran. C’est ce qu’a annoncé dernièrement l’auteur de l’œuvre littéraire, Waciny Laredj, indiquant que le projet est au niveau de la Présidence et attend «le feu vert» pour le premier tour de manivelle.

Le réalisateur de l’œuvre cinématographique n’est pas encore connu, mais il s’agit, selon Waciny Laredj d’une

«pointure réputée mondialement dans le milieu du cinéma», à la mesure de la personnalité historique qu’est l’Emir Abdelkader. Il est à souligner que l’Algérie parrainera l’œuvre à hauteur de 40%, alors que le reste de l’apport financier sera assuré par des sponsors algériens et français. Lors de la présentation de son ouvrage au début du mois en cours, au Centre culturel algérien à Paris, l’auteur explique les raisons qui l’ont poussé à écrire un roman sur une personnalité aussi prestigieuse, en mettant en exergue l’attrait d’un tel projet mais également ses contraintes.  «Comment habituer le lecteur à apprendre l’Emir Abdelkader sur un autre angle que celui de l’histoire ? Une question que je me suis posée» et «autour de laquelle, j’ai construit la trame» de ce projet, a-t-il dit. Dans Livre de l’Emir, Waciny Laredj met en évidence la personnalité multidimensionnelle du fondateur de l’Etat algérien moderne à travers un style littéraire romanesque qui laisse plus de liberté à la narration. L’auteur a choisi l’angle «relationnel» qui part de l’amitié tissée, et raffermie au fil du temps, entre l’Emir Abdelkader et le premier évêque d’Alger Antoine Dupuch. Ce dernier était nommé en 1838 évêque d’Alger. Il y reste jusqu’à sa démission, en 1846. Durant cette période, il prend contact avec Abd el-Kader avec lequel il organise des échanges de prisonniers. Waciny Laredj construit son roman autour de cette amitié qui est née de ce premier contact avant de se développer au travers d’autres rencontres notamment à Pau et à  Amboise où Dupuch verra l’Emir Abdelkader emprisonné. «Là, c’était une rencontre de douleur et de passion dans le sens le plus douloureux. Mais il avait constaté la force intérieure de l’Emir. Il était vraiment fasciné par le personnage», a-t-il dit lors de cette présentation du livre.  Rappelons que Livre de l’Emir s’inscrit dans le cadre du projet de l’Unesco intitulé «Un livre dans un journal» qui consiste à publier l’ouvrage dans 25 journaux arabes, parmi lesquels le quotidien algérien Ech Chaâb.  Le livre (version en langue arabe) a été publié en Algérie et a été distingué, puisqu’il a obtenu le Prix des Libraires d’Algérie. Soulignons enfin que l’ouvrage paru sous les presses de Actes Sud/2006, est traduit de l’arabe par Marcel Bois, grand traducteur de la littérature algérienne, en collaboration avec l’auteur, Waciny Laredj.

Hacène K.

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Le 1er festival national du théâtre comique de Médéa s’achève sur une note d’optimisme

La 1re édition du festival national du théâtre comique, organisée à Médéa du 11 au 16 novembre, a pris fin jeudi sur une note d’optimisme et un sentiment de satisfaction générale quant au niveau de  participation et la qualité artistique des spectacles présentés, ont estimé les membres du jury et ceux du comité d’organisation de cette manifestation culturelle nationale.  Cette édition, ont-ils indiqué, a fait renaître l’espoir chez les professionnels mais également au sein du public, satisfaits de voir que ce rendez-vous culturel a permis à cette forme d’expression artistique, autrefois très populaire, de réconcilier le public avec le théâtre de manière générale et de reconquérir de nouveaux adeptes. L’accueil chaleureux réservé par le public tout au long de la durée du festival aux pièces en compétition pour la «Grappe d’or», que ce soit «le Retour d’Hollaco», «El-Khataba», «Es-Sarkha» ou encore «El-Djoura» et «Laroui Akacha», témoigne, ont-ils estimé, «de l’ancrage social solide de ce genre théâtral et une preuve de la bonne santé de la création artistique dans notre pays, eu égard au potentiel existant et la volonté affichée par les jeunes artistes et comédiens d’aller encore plus loin pour asseoir et consolider davantage les assises de l’école comique en Algérie». Mohamed Tayeb Dehimi, réalisateur de la pièce «Aïssa Tsounami», a estimé que les conditions d’émergence d’un théâtre comique, aux côtés des autres genres, existent déjà, mais «sa concrétisation reste conditionnée par le degré de liberté de création dont jouit l’homme de théâtre et l’environnement dans lequel il évolue». Le professeur Idris Ben Guergoura a fait remarquer, pour sa part, que le style comique est en passe de s’imposer comme le meilleur moyen d’expression pouvant traduire au mieux les préoccupations de la société et tenter une réponse aux multiples interrogations induites par le phénomène de globalisation et la domination des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Pour lui, le genre comique peut «non seulement contribuer à faire face aux nombreux défis de la mondialisation, mais participer aussi au renouveau du théâtre algérien, encore au stade expérimental, à travers une meilleure connaissance et utilisation du patrimoine populaire national». Quant au professeur Makhlouf Boukrouh, il a insisté sur la nécessité de prémunir cette forme d’expression de certaines dérives qui «peuvent entacher son évolution et sa consécration en tant qu’art», estimant primordial de faire la différence entre «une œuvre comique, qui répond à des normes et des règles de composition bien précises et le gag et le loufoque».

R. C.

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