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Selon Waciny Laredj
L’œuvre
littéraire Livre de l’Emir sera portée à l’écran
L’ouvrage intitulé
Livre de l’Emir sera porté à l’écran. C’est ce qu’a annoncé
dernièrement l’auteur de l’œuvre littéraire, Waciny Laredj,
indiquant que le projet est au niveau de la Présidence et attend «le
feu vert» pour le premier tour de manivelle.
Le réalisateur de
l’œuvre cinématographique n’est pas encore connu, mais il s’agit,
selon Waciny Laredj d’une
«pointure réputée
mondialement dans le milieu du cinéma», à la mesure de la
personnalité historique qu’est l’Emir Abdelkader. Il est à souligner
que l’Algérie parrainera l’œuvre à hauteur de 40%, alors que le
reste de l’apport financier sera assuré par des sponsors algériens
et français. Lors de la présentation de son ouvrage au début du mois
en cours, au Centre culturel algérien à Paris, l’auteur explique les
raisons qui l’ont poussé à écrire un roman sur une personnalité
aussi prestigieuse, en mettant en exergue l’attrait d’un tel projet
mais également ses contraintes. «Comment habituer le lecteur à
apprendre l’Emir Abdelkader sur un autre angle que celui de
l’histoire ? Une question que je me suis posée» et «autour de
laquelle, j’ai construit la trame» de ce projet, a-t-il dit. Dans
Livre de l’Emir, Waciny Laredj met en évidence la personnalité
multidimensionnelle du fondateur de l’Etat algérien moderne à
travers un style littéraire romanesque qui laisse plus de liberté à
la narration. L’auteur a choisi l’angle «relationnel» qui part de
l’amitié tissée, et raffermie au fil du temps, entre l’Emir
Abdelkader et le premier évêque d’Alger Antoine Dupuch. Ce dernier
était nommé en 1838 évêque d’Alger. Il y reste jusqu’à sa démission,
en 1846. Durant cette période, il prend contact avec Abd el-Kader
avec lequel il organise des échanges de prisonniers. Waciny Laredj
construit son roman autour de cette amitié qui est née de ce premier
contact avant de se développer au travers d’autres rencontres
notamment à Pau et à Amboise où Dupuch verra l’Emir Abdelkader
emprisonné. «Là, c’était une rencontre de douleur et de passion dans
le sens le plus douloureux. Mais il avait constaté la force
intérieure de l’Emir. Il était vraiment fasciné par le personnage»,
a-t-il dit lors de cette présentation du livre. Rappelons que Livre
de l’Emir s’inscrit dans le cadre du projet de l’Unesco intitulé «Un
livre dans un journal» qui consiste à publier l’ouvrage dans 25
journaux arabes, parmi lesquels le quotidien algérien Ech Chaâb. Le
livre (version en langue arabe) a été publié en Algérie et a été
distingué, puisqu’il a obtenu le Prix des Libraires d’Algérie.
Soulignons enfin que l’ouvrage paru sous les presses de Actes
Sud/2006, est traduit de l’arabe par Marcel Bois, grand traducteur
de la littérature algérienne, en collaboration avec l’auteur, Waciny
Laredj.
Hacène K.
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Le 1er festival national du théâtre comique de Médéa s’achève
sur une note d’optimisme
La 1re édition du
festival national du théâtre comique, organisée à Médéa du 11 au 16
novembre, a pris fin jeudi sur une note d’optimisme et un sentiment
de satisfaction générale quant au niveau de participation et la
qualité artistique des spectacles présentés, ont estimé les membres
du jury et ceux du comité d’organisation de cette manifestation
culturelle nationale. Cette édition, ont-ils indiqué, a fait
renaître l’espoir chez les professionnels mais également au sein du
public, satisfaits de voir que ce rendez-vous culturel a permis à
cette forme d’expression artistique, autrefois très populaire, de
réconcilier le public avec le théâtre de manière générale et de
reconquérir de nouveaux adeptes. L’accueil chaleureux réservé par le
public tout au long de la durée du festival aux pièces en
compétition pour la «Grappe d’or», que ce soit «le Retour d’Hollaco»,
«El-Khataba», «Es-Sarkha» ou encore «El-Djoura» et «Laroui Akacha»,
témoigne, ont-ils estimé, «de l’ancrage social solide de ce genre
théâtral et une preuve de la bonne santé de la création artistique
dans notre pays, eu égard au potentiel existant et la volonté
affichée par les jeunes artistes et comédiens d’aller encore plus
loin pour asseoir et consolider davantage les assises de l’école
comique en Algérie». Mohamed Tayeb Dehimi, réalisateur de la pièce «Aïssa
Tsounami», a estimé que les conditions d’émergence d’un théâtre
comique, aux côtés des autres genres, existent déjà, mais «sa
concrétisation reste conditionnée par le degré de liberté de
création dont jouit l’homme de théâtre et l’environnement dans
lequel il évolue». Le professeur Idris Ben Guergoura a fait
remarquer, pour sa part, que le style comique est en passe de
s’imposer comme le meilleur moyen d’expression pouvant traduire au
mieux les préoccupations de la société et tenter une réponse aux
multiples interrogations induites par le phénomène de globalisation
et la domination des nouvelles technologies de l’information et de
la communication. Pour lui, le genre comique peut «non seulement
contribuer à faire face aux nombreux défis de la mondialisation,
mais participer aussi au renouveau du théâtre algérien, encore au
stade expérimental, à travers une meilleure connaissance et
utilisation du patrimoine populaire national». Quant au professeur
Makhlouf Boukrouh, il a insisté sur la nécessité de prémunir cette
forme d’expression de certaines dérives qui «peuvent entacher son
évolution et sa consécration en tant qu’art», estimant primordial de
faire la différence entre «une œuvre comique, qui répond à des
normes et des règles de composition bien précises et le gag et le
loufoque».
R. C.
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