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Désignation
C’est sans aucun
doute, pour Dominique Strauss-Kahn, un coup très dur. Etre évincé
dès le premier tour par Ségolène Royal aux primaires du PS n’était
certainement pas dans ses plans. En effet, depuis plusieurs
semaines, le député de Val-d’oise parlait du second tour auquel il
était sûr de participer et dans lequel il prévoyait de redoubler
d’effort. Aujourd’hui, l’ex-ministre des Finances de Lionel Jospin
se retrouve sur le bord de la route des présidentielles, sans aucun
recours possible. La victoire de Ségolène Royal, avec plus de 60%
des suffrages, ne laisse place à aucune contestation. Même Laurent
Fabius, plus habitué à la polémique, a rapidement admis sa défaite.
Mais aujourd’hui, ils savent que le seul combat à mener sera contre
le candidat de l’UMP, qui sera certainement et sans surprise,
Nicolas Sarkozy. Ce dernier est dans la ligne de mire de toutes les
déclarations post-primaires. Tous ont immédiatement décidé de mettre
de côté leurs antagonismes pour se liguer, tous ensemble, contre le
ministre de l’Intérieur. Toutefois, la bataille risque d’être
beaucoup moins dure que prévu si un représentant de la branche
gaulliste de l’UMP décidait de jouer les trouble-fête dans le
programme de Sarkozy. Rien ne pourrait plus déstabiliser Nicolas
Sarkozy que la candidature inopinée de Michèle Alliot-Marie ou de
Dominique de Villepin. A moins que le président de la République,
lui-même, décide qu’il n’est pas encore temps pour lui de quitter le
Palais de l’Elysée. Cette dernière hypothèse serait et de loin la
plus mauvaise conjoncture pour le président de l’UMP.
Ainsi,
aujourd’hui, la désignation de Ségolène Royal pour les
présidentielles de 2007 n’apporte en définitive aucun éclairage
nouveau sur ce qui pourrait se passer le 22 avril 2007, jour du
premier tour du scrutin présidentiel. Seulement, ce qui se passera
au sein de l’UMP nous indiquera plus clairement celui qui risque de
succéder à Jacques Chirac à l’Elysée.
Fouzia Mahmoudi
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