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Boumerdès
«Nous voulons
une maison des diabétiques»
Notre combat se
poursuit jusqu’à l’obtention d’une maison pour les diabétiques,
équipée d’un matériel adéquat.
La Journée
mondiale des diabétiques a été célébrée à Boumerdès par une
conférence à la maison de la culture du chef-lieu de wilaya
organisée par l’association des diabétiques avec la participation de
la direction de la santé et de la protection, la direction des
affaires sociales, la direction de la caisse nationale algérienne
des assurés et la caisse nationale des non-salariés. A l’issue de
cette 3e journée d’étude et de réflexion sur les thèmes liés à la
convention des droits des diabétiques tels que celui relatif aux
couvertures des droits des malades diabétiques et chroniques en
général, au tiers payant, aux couches touchées par la gratuité des
soins et des médicaments et à l’optimisation des moyens humains et
matériels du service des diabétiques. Dans son intervention, le
directeur de la santé, a affirmé qu’une maison des diabétiques avec
des spécialistes en diabétologie sera incessamment ouverte aux
malades avec des équipements appropriés. Un citoyen, diabétique, de
Réghaia relevant territorialement de la wilaya d’Alger a attiré
l’attention des autorités et de l’association sur la situation des
diabétiques de la localité qui n’ont trouvé refuge dans aucune
circonscription. «Que doit-on faire pour bénéficier des mêmes
avantages que nos frères de
Boumerdès» et
d’ajouter: «A Réghaia les dossiers sont bloqués depuis 3 ans. Où
irons-nous pour
récupérer ces précieux produits, sachant que les médicaments sont
chers et ne sont pas à la portée de chaque malade». Le président de
l’association Mokri Mohamed s’adressant à tous les responsables a
affirmé:
«Notre combat se
poursuivra jusqu’à l’obtention d’une maison pour les diabétiques
équipée d’un matériel adéquat, d’un personnel spécialisé en
diabètologie ou en pathologie ainsi qu’un laboratoire, indispensable
pour toute prévention et prise en charge précoce des malades». Et de
continuer: «Il est inconcevable qu’un médicament comme le Mikol ou
une seringue d’insuline ne soient pas remboursés par la sécurité
sociale, malgré la promesse du ministre de l’Emploi et de la
Sécurité sociale. Malheureusement, aucune initiative n’a été
entreprise». Abordant le problème de la seringue pour enfants
atteints du diabète, il dira : «Ce produit n’existe pas sur le
marché national. Pour l’avoir, les parents doivent faire de
sacrifices pour le ramener de l’étranger», a-t-il déclaré. Pour
conclure, le président de l’association a demandé «la révision des
aides octroyées aux malades atteints par cette maladie, le montant
de
1 000, 00 DA étant
insignifiant».
Quant aux aides, nous avons bénéficié de 500 boîtes de Spasfon, 5
000 seringues ainsi qu’une centaine de glycomètres destinés aux
enfants. «Notre association dispose de 5 000 adhérents, mais si on
fait un dépistage au niveau de la wilaya et notamment après le
séisme, le chiffre sera revu à la hausse si ce n’est du simple au
double ; à cet effet, nous réitérons notre appel pour la réalisation
de la maison des diabétiques», a tenu à nous préciser M. Mokri,
président de l’association.
K. A.
Haut
Développement agricole rural à Bouira
7 567 emplois
générés et une production latente
Issue du découpage
administratif de 1974, la wilaya de Bouira est essentiellement à
vocation agricole. D’une population de 719 784 dont
504 912 rurale, la
population active est évaluée à 187 072 dans 19 077 agricole. Ainsi,
l’agriculture constitue le raison d’être prédominante de l’activité
économique de la wilaya du Bouira. La superficie agricole utile (SAU)
est de 190 152 hectares et celle irriguée, 11 000 ha. L’espace
forestier est constitué de
112 000 ha. La
wilaya de Bouira est scindée en trois (3) zones de potentialités. Il
s’agit de la zone des montagnes au nord à prédominance arboricole,
avec 31% de la superficie agricole totale. De la zone des plaines au
centre, à prédominance de grandes cultures, maraîchages et élevage
laitier, avec 40% de la superficie agricole totale et de la zone
agropastorale au sud, à primauté d’élevage ovin. Le secteur agricole
est constitué de 455 exploitations agricoles collectives (EAC) et
473 exploitations agricoles individuelles (EAI), et 6 fermes
pilotes. Les exploitations privées sont estimées à 28 224, ce qui
nous donne le nombre de 139 017 ha de terres exploitées par le
privé, ce qui représente un taux de 73% d’exploitation par rapport à
la superficie agricole utile qui est de 190 152 ha. Les ressources
hydriques sont disponibles à travers deux (2) barrages qui sont :
Tilesd à l’est d’une capacité de 167 millions/m3 et Lakhel à
l’ouest pour 30 millions/m3. Reste le troisième barrage qui est en
voie de réalisation; il s’agit de celui de Koudiet Asserdoun d’une
capacité considérable de 640 millions/m3. Il existe également 30
retenues collinaires pour un volume de 3 millions/m3, 4201 puits
pour un débit de 6.408 l/s environ et 278 forages pour un débit de
1 285 l/s. Il est
à signaler que 249 puits ont été réalisés dans le cadre du FNRDA et
82 autres dans le cadre du PSD durant les cinq années d’application
des programmes de soutien au développement agricole 2000/2006. Il en
est de même pour les forages où 92 ont été réalisés à la faveur du
FNDRA. Le potentiel agricole est représenté par 78 832 ha de
céréales, 12 083 ha de fourrages, 28 119 ha d’arboriculture dont 19
746 ha oléicoles et le maraîchage occupe 7 155 ha. Quant à la
production animale, le bovin est évalué à 60 000 têtes dont 36 000
vaches à lait. L’ovin, 210 252 bêtes, les caprins 34 1000 têtes.
L’aviculture de chair est estimée à 2 886 612 et l’aviculture de
ponte à 1 085 000. Pour ce qui est de l’apiculture, elle est de 86
527 ruches. Pour la transformation de l’olive dans le domaine de
l’oléiculture, la wilaya de Bouira dispose de 181 huileries et
d’autre part, pour la conservation des produits maraîchers, 17
chambres froides sont disponibles à cet effet et 93 moulins à grains
pour les produits céréaliers. A vrai dire, d’importantes
potentialités existentdans le domaine de l’agriculture. Notons que
l’évaluation des programmes injectés dans le cadre du développement
agricole, principalement en zones rurales à l’exemple du PNDAR
2000/2005, qui a, selon les statistiques établies par les services
de la DSA, stimulé l’agriculture sous toutes ses formes. Ainsi, nous
saurons que l’application du PNDAR pendant cinq (5) années
(2000/2005) a permis la mise en valeur de 3 434 ha, le
désenclavement de 408 km, la protection des sols à hauteur de 1 500
m3 et l’amélioration foncière à raison de 1 573 ha. L’impact du
PNDAR a réussi à faire gagner au secteur de l’agriculture une
superficie utile agricole (SAU) de l’ordre de 11 390 ha (77%).
C’est-à-dire que la SAU était de 178 762 ha en 2 000, elle a
progressé à 190 152 ha en 2005. L’augmentation de la superficie
agricole en irrigué a été aussi constatée et est passée à 5 219 ha.
L’augmentation des
produits végétaux (céréales, oléicoles, pomme de terre…).
L’évolution du potentiel arboricole est passé du 19 656 ha en 2000
à 26 818 ha en 2005, une évolution de
7 162 ha (+36%).
Une progression a
été constatée au niveau de la production animale grâce à l’appel du
PNDR où le cheptel bovin s’est vu renforcer par 25 878 têtes dont 29
433 vaches laitières. Le cheptel ovin est de 48 800 têtes dont 30
137 brebis. Pour les caprins, 9 678 têtes dont 3 830 chèvres. Une
augmentation a été signalée au niveau du cheptel avicole de 387 220
sujets de ponte (+55%) et 1.913.212 sujets de chair (+19,7%). En ce
qui concerne l’évolution de l’apiculture 75.438 ruches (+ 6,80%)
sont venus renforcer pour augmenter la production du miel à 682 034
kg(+ 37,96%). La production laitière a augmenté de 15.680 litres.
Nous arrivons maintenant aux emplois générés par le programme du
PNDAR, il a été avancé par les services de l’agriculture (DSA) dans
leur rapport quinquennal, la création de 3170 postes d’emploi dans
le cadre du FNDRA, 200 dans le cadre du PSD, 467 (GCA), 2873 (DGF),
432 (PPDR) et 425 (HCDS). De la sorte, le nombre d’emplois
permanents générés est de 7.567 répartis comme cités ci-dessus. En
réalité, nous remarquons un net regain de la production agricole,
végétale ou animale, mais ce secteur n’est pas proportionnel, en
considération des sommes faramineuses injectées dans les divers
programmes.
Farid Haddouche
Haut
Koléa
Un agent de l’ADE
victime d’un tragique accident de travail
Un tragique
accident de travail s’est produit, dans l’après-midi du lundi 13
novembre sur un chantier de réparation de l’Algérienne des eaux (ADE),
situé à hauteur de la zone d’activité du Mazafran, sur le territoire
de la commune de Koléa, dans la wilaya de Tipasa.
Un agent qui
travaillait au fond d’un grand trou creusé pour les besoins de la
réparation d’une conduite d’eau défectueuse est mort enseveli sous
de grosses quantités de terre et qui, pour des raisons que l’enquête
ouverte par la brigade de la Gendarmerie nationale de Koléa ne
manquera pas de déterminer.
Le plus tragique
dans tout cela, selon nos sources, c’est que le malheureux, un père
de famille de 38 ans, qui attendait pour les tout prochains jours de
voir sa petite famille s’agrandir d’un deuxième enfant, venait tout
juste d’être rappelé au chantier par ses responsables et ce, pour
aider ses collègues deux heures auparavant, pour résoudre un
problème sur lequel ils auraient buté.
C’est en effet de
chez lui à Chaïba où il résidait qu’il a été rappelé pour rencontrer
son destin. Un triste coup du sort, il faut le dire, qui a été
néanmoins accompagné d’un autre, plus heureux celui-ci qui a évité
un bilan autrement plus lourd.
Au moment des
faits, le malheureux se trouvait seul dans le trou, ses collègues
qui l’aidaient dans sa tâche en étaient sortis auparavant.
C’est devant une
foule nombreuse composée d’amis, de voisins, de membres de sa
famille et de nombre de ses collègues de travail, fort éprouvés par
sa perte, que le malheureux a été inhumé au cimetière de la localité
de Chaïba.
Mohamed Amine
Haut
Bordj Menaiel
Un centre
d’hémodialyse
Les malades
atteints par la maladie des reins ont eu l’heureuse nouvelle
d’apprendre que l’hôpital de Bordj Menaiel s’est doté d’un centre
d’hémodialyse où plus de 12 malades seront hémodialysés
quotidiennement. «Ce centre dispose de 7 générateurs dont un est
destiné aux urgences, un soulagement pour les malades insuffisants
rénaux», nous a affirmé le président de l’association des praticiens
de la daïra de Bordj Menaiel, le docteur Tafat Bouzid. Ainsi donc la
wilaya de Boumerdès après celle de Khemis El Khechna dispose d’un 2e
centre d’hémodialyse, celui de Bordj-Menaiel, au grand soulagement
de la population et notamment des malades.
K. A.
Haut
2e session criminelle à Béjaïa
38 affaires en
jugement
La deuxième
session criminelle de l’année en cours s’ouvrira aujourd’hui. Le
parquet général de la cour de Béjaïa devra statuer sur 38 affaires
où seront jugés 73 accusés impliqués dans différentes affaires dont
11 homicides
volontaires et tentative d’homicide, 10 vols qualifiés et
association de malfaiteurs et 3 affaires de crime économique. La
session ne sera clôturée qu’au jugement de toutes les affaires
inscrites, observe un communiqué du parquet général de la cour de
Béjaïa.
H. C.
Haut
Justice à Béjaïa
Une journée
d’étude sur l’exécution du jugement
Le parquet général
de la cour de Béjaïa organisera le 23 du mois en cours une journée
d’étude sur «l’exécution du justement». Trois thèmes seront traités
durant cette journée à savoir, l’exécution du justement par la force
publique, les différentes rencontres par les huissiers de justice
pendant le jugement et les difficultés dans le jugement. Cette
initiative est la première du genre que prend la justice, notamment
à Béjaïa. Selon M. Laâzizi, procureur général à la cour de Béjaïa,
«il s’agit d’un pari à gagner car un jugement non exécuté devient
sans effet. Pour notre interlocuteur, la société doit savoir où
résident les difficultés de l’exécution des décisions de justice».
Et d’ajouter : «Nous allons faire une autopsie des problèmes qui
touchent tous les partenaires de l’exécution». En effet, il se
trouve parfois que le citoyen justicier, le justiciable et le
partenaire de l’exécution soient confrontés à certains dilemmes et
problèmes, entre autres, la non-conviction dans le jugement, le
justiciable mal défendu, des problèmes d’ordre public en cas
d’utilisation de la force publique. Ce qui retarde l’application des
décisions de justice.
Hocine Cherfa
Haut
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