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Boumerdès

«Nous voulons une maison des diabétiques»

Développement agricole rural à Bouira

7 567 emplois générés et une production latente

Koléa

Un agent de l’ADE victime d’un tragique accident de travail

Bordj Menaiel

Un centre d’hémodialyse

2e session criminelle à Béjaïa

38 affaires en jugement

Justice à Béjaïa

Une journée d’étude sur l’exécution du jugement

 

 18/11/06

 

 Boumerdès

«Nous voulons une maison des diabétiques»

Notre combat se poursuit jusqu’à l’obtention d’une maison pour les diabétiques, équipée d’un matériel adéquat.

La Journée mondiale des diabétiques a été célébrée à Boumerdès par une conférence à la maison de la culture du chef-lieu de wilaya organisée par l’association des diabétiques avec la participation de la direction de la santé et de la protection, la direction des affaires sociales, la direction de la caisse nationale algérienne des assurés et la caisse nationale des non-salariés. A l’issue de cette 3e journée d’étude et de réflexion sur les thèmes liés à la convention des droits des diabétiques tels que celui relatif aux couvertures des droits des malades diabétiques et chroniques en général, au tiers payant, aux couches touchées par la gratuité des soins et des médicaments et à l’optimisation des moyens humains et matériels du service des diabétiques. Dans son intervention, le directeur de la santé, a affirmé qu’une maison des diabétiques avec des spécialistes en diabétologie sera incessamment ouverte aux malades avec des équipements appropriés. Un citoyen, diabétique,  de Réghaia relevant territorialement de la wilaya d’Alger a attiré l’attention des autorités et de l’association sur la situation des diabétiques de la localité qui n’ont trouvé refuge dans aucune circonscription. «Que doit-on faire pour bénéficier des mêmes avantages que nos frères de

Boumerdès» et d’ajouter: «A Réghaia les dossiers sont bloqués depuis 3 ans. Où

irons-nous pour récupérer ces précieux produits, sachant que les médicaments sont chers et ne sont pas à la portée de chaque malade». Le président de l’association Mokri Mohamed s’adressant à tous les responsables a affirmé: 

«Notre combat se poursuivra jusqu’à l’obtention d’une maison pour les diabétiques équipée d’un matériel adéquat, d’un personnel spécialisé en diabètologie ou en pathologie ainsi qu’un laboratoire, indispensable pour toute prévention et prise en charge précoce des malades». Et de continuer: «Il est inconcevable qu’un médicament comme le Mikol ou une seringue d’insuline ne soient pas remboursés par la sécurité sociale, malgré la promesse du ministre de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Malheureusement, aucune initiative n’a été entreprise». Abordant le problème de la seringue pour enfants atteints du diabète, il dira : «Ce produit n’existe pas sur le marché national. Pour l’avoir, les parents doivent faire de sacrifices pour le ramener de l’étranger», a-t-il déclaré. Pour conclure, le président de l’association a demandé «la révision des aides octroyées aux malades atteints par cette maladie, le montant de

1 000, 00 DA étant

insignifiant».  Quant aux aides, nous avons bénéficié de 500 boîtes de Spasfon,  5 000 seringues ainsi qu’une centaine de glycomètres destinés aux enfants. «Notre association dispose de 5 000 adhérents, mais si on fait un dépistage au niveau de la wilaya et notamment après le séisme, le chiffre sera revu à la hausse si ce n’est du simple au double ; à cet effet, nous réitérons notre appel pour la réalisation de la maison des diabétiques», a tenu à nous préciser M. Mokri, président de l’association.   

K. A.

 

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Développement agricole rural à Bouira

7 567 emplois générés et une production latente

Issue du découpage administratif de 1974, la wilaya de Bouira est essentiellement  à vocation agricole. D’une population de 719 784 dont

504 912 rurale, la population active est évaluée à 187 072 dans 19 077 agricole. Ainsi, l’agriculture constitue le raison d’être prédominante de l’activité économique de la wilaya du Bouira. La superficie agricole utile (SAU) est de 190 152 hectares et celle irriguée, 11 000 ha. L’espace forestier est constitué de

112 000 ha. La wilaya de Bouira est scindée en trois (3) zones de potentialités. Il s’agit de la zone des montagnes au nord à prédominance arboricole, avec 31% de la superficie agricole totale. De la zone des plaines au centre, à prédominance de grandes cultures, maraîchages et élevage laitier, avec 40% de la superficie agricole totale et de la zone agropastorale au sud, à primauté d’élevage ovin. Le secteur agricole est constitué de 455 exploitations agricoles collectives (EAC) et 473 exploitations agricoles individuelles (EAI), et 6 fermes pilotes. Les exploitations privées sont estimées à 28 224, ce qui nous donne le nombre de 139 017 ha de terres exploitées par le privé, ce qui représente un taux de 73% d’exploitation par rapport à la superficie agricole utile qui est de 190 152 ha. Les ressources hydriques sont disponibles à travers deux (2) barrages qui sont : Tilesd à l’est  d’une capacité de 167 millions/m3 et Lakhel à l’ouest pour 30 millions/m3. Reste le troisième barrage qui est en voie de réalisation; il s’agit de celui de Koudiet Asserdoun d’une capacité considérable de 640 millions/m3. Il existe également 30 retenues collinaires pour un volume de 3 millions/m3, 4201 puits pour un débit de 6.408 l/s environ et 278 forages pour un débit de

1 285 l/s. Il est à signaler que 249 puits ont été réalisés dans le cadre du FNRDA et 82 autres dans le cadre du PSD durant les cinq années d’application des programmes de soutien au développement agricole 2000/2006. Il en est de même pour les forages où 92 ont été réalisés à la faveur du FNDRA. Le potentiel agricole est représenté par 78 832 ha de céréales, 12 083 ha de fourrages, 28 119 ha d’arboriculture dont 19 746 ha oléicoles et le maraîchage occupe 7 155 ha. Quant à la production animale, le bovin est évalué à 60 000 têtes dont 36 000 vaches à lait. L’ovin, 210 252 bêtes, les caprins 34 1000 têtes. L’aviculture de chair est estimée à 2 886 612 et l’aviculture de ponte à 1 085 000. Pour ce qui est de l’apiculture, elle est de 86 527 ruches. Pour la transformation de l’olive dans le domaine de l’oléiculture, la wilaya de Bouira dispose de 181 huileries et d’autre part, pour la conservation des produits maraîchers, 17 chambres froides sont disponibles à cet effet et 93 moulins à grains pour les produits céréaliers. A vrai dire, d’importantes potentialités existentdans le domaine de l’agriculture. Notons que l’évaluation des programmes injectés dans le cadre du développement agricole, principalement en zones rurales à l’exemple du PNDAR 2000/2005, qui a, selon les statistiques établies par les services de la DSA, stimulé l’agriculture sous toutes ses formes. Ainsi, nous saurons que l’application du PNDAR pendant cinq (5) années (2000/2005) a permis la mise en valeur de 3 434 ha, le désenclavement de 408 km, la protection des sols à hauteur de 1 500 m3 et l’amélioration foncière à raison de 1 573 ha. L’impact du PNDAR a réussi à faire gagner au secteur de l’agriculture une superficie utile agricole (SAU) de l’ordre de 11 390 ha (77%). C’est-à-dire que la SAU était de 178 762 ha en 2 000, elle a progressé à 190 152 ha en 2005. L’augmentation de la superficie agricole en irrigué a été aussi constatée et est passée à 5 219 ha.

L’augmentation des produits végétaux (céréales, oléicoles, pomme de terre…). L’évolution du potentiel arboricole est passé du 19 656 ha en  2000 à 26 818 ha en 2005, une évolution de

7 162 ha (+36%).

Une progression a été constatée au niveau de la production animale grâce à l’appel du PNDR où le cheptel bovin s’est vu renforcer par 25 878 têtes dont 29 433 vaches laitières. Le cheptel ovin  est de 48 800 têtes dont 30 137 brebis. Pour les caprins, 9 678 têtes dont 3 830 chèvres. Une augmentation a été signalée au niveau du cheptel avicole de 387 220 sujets de ponte (+55%) et 1.913.212 sujets de chair (+19,7%). En ce qui concerne l’évolution de l’apiculture 75.438 ruches (+ 6,80%)  sont venus renforcer pour augmenter la production du miel à 682 034 kg(+ 37,96%).  La production laitière a augmenté de 15.680 litres. Nous arrivons maintenant aux emplois générés par le programme du PNDAR, il a été avancé par les services de l’agriculture (DSA) dans leur rapport quinquennal, la création de 3170 postes d’emploi dans le cadre du FNDRA, 200 dans le cadre du PSD, 467 (GCA), 2873 (DGF), 432 (PPDR) et 425 (HCDS). De la sorte, le nombre d’emplois permanents générés est de 7.567 répartis comme cités ci-dessus. En réalité, nous remarquons un net regain de la production agricole, végétale ou animale, mais ce secteur n’est pas proportionnel, en considération des sommes faramineuses injectées dans les divers programmes.

Farid Haddouche

 

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Koléa

Un agent de l’ADE victime d’un tragique accident de travail

Un tragique accident de travail s’est produit, dans l’après-midi du lundi 13 novembre sur un chantier de réparation de l’Algérienne des eaux (ADE), situé à hauteur de la zone d’activité du Mazafran, sur le territoire de la commune de Koléa, dans la wilaya de Tipasa.

Un agent qui travaillait au fond d’un grand trou creusé pour les besoins de la réparation d’une conduite d’eau défectueuse est mort enseveli sous de grosses quantités de terre et qui, pour des raisons que l’enquête ouverte par la brigade de la Gendarmerie nationale de Koléa ne manquera pas de déterminer.

Le plus tragique dans tout cela, selon nos sources, c’est que le malheureux, un père de famille de 38 ans, qui attendait pour les tout prochains jours de voir sa petite famille s’agrandir d’un deuxième enfant, venait tout juste d’être rappelé au chantier par ses responsables et ce, pour aider ses collègues deux heures auparavant, pour résoudre un problème sur lequel ils auraient buté.

C’est en effet de chez lui à Chaïba où il résidait qu’il a été rappelé pour rencontrer son destin. Un triste coup du sort, il faut le dire, qui a été néanmoins accompagné d’un autre, plus heureux celui-ci qui a évité un bilan autrement plus lourd.

Au moment des faits, le malheureux se trouvait seul dans le trou, ses collègues qui l’aidaient dans sa tâche en étaient sortis auparavant.

C’est devant une foule nombreuse composée d’amis, de voisins, de membres de sa famille et de nombre de ses collègues de travail, fort éprouvés par sa perte, que le malheureux a été inhumé au cimetière de la localité de Chaïba.

Mohamed Amine

 

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Bordj Menaiel

Un centre d’hémodialyse

Les malades atteints par la maladie des reins ont eu l’heureuse nouvelle d’apprendre que l’hôpital de Bordj Menaiel s’est doté d’un centre d’hémodialyse où plus de 12 malades seront hémodialysés quotidiennement. «Ce centre dispose de 7 générateurs dont un est destiné aux urgences, un  soulagement pour les malades insuffisants rénaux», nous a affirmé le président de l’association des praticiens de la daïra de Bordj Menaiel, le docteur Tafat Bouzid. Ainsi donc la wilaya de Boumerdès après celle de Khemis El Khechna dispose d’un 2e centre d’hémodialyse, celui de Bordj-Menaiel, au grand soulagement de la population et notamment des malades.        

K. A.

 

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2e session criminelle à Béjaïa

38 affaires en jugement

La deuxième session criminelle de l’année en cours s’ouvrira aujourd’hui. Le parquet général de la cour de Béjaïa devra statuer sur 38 affaires où seront jugés 73 accusés impliqués dans différentes affaires dont

11 homicides volontaires et tentative d’homicide, 10 vols qualifiés et association de malfaiteurs et 3 affaires de crime économique. La session ne sera clôturée qu’au jugement de toutes les affaires inscrites, observe un communiqué du parquet général de la cour de Béjaïa.

H. C.

 

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Justice à Béjaïa

Une journée d’étude sur l’exécution du jugement

Le parquet général de la cour de Béjaïa organisera le 23 du mois en cours une journée d’étude sur «l’exécution du justement». Trois thèmes seront traités durant cette journée à savoir, l’exécution du justement par la force publique, les différentes rencontres par les huissiers de justice pendant le jugement et les difficultés dans le jugement. Cette initiative est la première du genre que prend la justice, notamment à Béjaïa. Selon M. Laâzizi, procureur général à la cour de Béjaïa, «il s’agit d’un pari à gagner car un jugement non exécuté devient sans effet. Pour notre interlocuteur, la société doit savoir où résident les difficultés de l’exécution des décisions de justice». Et d’ajouter : «Nous allons faire une autopsie des problèmes qui touchent tous les partenaires de l’exécution». En effet, il se trouve parfois que le citoyen justicier, le justiciable et le partenaire de l’exécution soient confrontés à certains dilemmes et problèmes, entre autres, la non-conviction dans le jugement, le justiciable mal défendu, des problèmes d’ordre public en cas d’utilisation de la force publique. Ce qui retarde l’application des décisions de justice.

Hocine Cherfa

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