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Ahmed Ouyahia à Boumerdès
«Rabah Kébir
n’aura pas son parti»
Ahmed Ouyahia,
secrétaire général du RND, accompagné de Malki Abdelkader et Mohamed
Tahar Bouzghoud, a présidé jeudi une réunion à la maison des jeunes
Saïd Sennani de Boumerdès avec les élus et cadres de son parti.
Cette réunion,
selon toute vraisemblance, additivement à l’évaluation du bilan
d’activité entrepris par le coordinateur Rekkas Djemaa, entre dans
le cadre des préparatifs des prochaines échéances, notamment celle
des sénatoriales qui se tiendront le 28 décembre de l’année en
cours.
Avant d’aborder le
vif du sujet, le secrétaire général du parti a fait une
rétrospective de cette wilaya sinistrée et les évènements
particuliers survenus lors du séisme du 21 mai 2003. Il a affirmé
que «le président de la République s’est engagé à recaser les
sinistrés avant les premières pluies de l’hiver. Le gouvernement que
je présidais à l’époque a entrepris des démarches et interpellé le
directeur d’une entreprise de Aïn Mlila avec qui nous avions eu des
négociations au cours de laquelle nous avons convenu de la
fabrication de deux chalets par jour. La volonté des travailleurs a
fait de cette usine, un modèle de patriotisme, où le rendement a été
revu à la hausse avec la production de 6 chalets par jour contre
deux prévus initialement et avons honoré l’engagement du président
de la République et recasé tous les sinistrés avant la période
prévue», a-t-il rappelé.
Sur l’actualité
politique, Ahmed Ouyahia a indiqué que son parti adhère à la
démarche du président de la République quant à la situation
sécuritaire, notamment la charte et la réconciliation nationale. Il
a estimé que le bilan est positif. «Une nette amélioration a été
constatée. A l’époque, il y avait 21 000 terroristes et on ne
pouvait même pas se permettre d’assister aux enterrements des
victimes du terrorisme. Qu’en est-il aujourd’hui ? Dernièrement dans
la wilaya de Bouira, huit militaires sont morts dans les maquis de
cette zone montagneuse. Que peut-on conclure de cela ?», manière
à lui de suggérer qu’il y a des forces qui œuvrent à saborder les
efforts de l’Etat pour restaurer la paix. Et d’ajouter : «Il y a des
gens qui ont lutté et qui luttent encore pour la stabilité du pays
et la préservation de l’unité nationale et la sécurité des citoyens.
Parmi eux, des patriotes que nous ne pouvons oublier», a-t-il dit.
Le RND est l’un des rares partis à n’avoir jamais cessé de condamner
le terrorisme et les attentats perpétrés ni de rendre hommage aux
forces de sécurité.
S’adressant à ses
militants au sujet des derniers évènements et les spéculations
médiatiques qui circulent dans le milieu politique ayant trait au
retour de Rabah Kébir,
ex-dirigeant du
parti dissous et les diverses spéculations sur la création d’un
parti, il a affirmé qu’«il n’aura pas son parti et il ne peut
prétendre à la création d’un parti politique». Le ton est
suffisamment catégorique de la part de celui qu’on croyait beaucoup
moins proche du Chef de l’Etat que Abdelaziz Belkhadem, son
remplaçant actuel à la chefferie du gouvernement. L’affirmation
lancée intervient, faut-il le signaler, à un moment de doute total
sur l’avenir de Rabah Kébir en Algérie (Ouyahia nous apprend qu’il
n’en a aucun), et ce, juste après son retour en Allemagne, un retour
à l’issue de tractations, dont nul n’a encore le bilan. M. Ouyahia
a, par ailleurs, fait cette déclaration à un moment où l’opinion n’a
aucune certitude quant au recours ou non de Abdelaziz Bouteflika au
fameux article 47 de l’ordonnance de mise en œuvre de la charte pour
la réconciliation nationale. Et, enfin, le déni de politique à Kébir
est lancé par Ahmed Ouyahia, déjà en lutte sourde avec le FLN, au
moment où les modalités d’une révision constitutionnelle qui semble
poser problème sont totalement floues.
Abordant les
proches élections sénatoriales, il a estimé que «le bureau de wilaya
est souverain et propose le candidat approprié de son choix. Le
conseil national du RND ne peut que valider le travail accompli par
la base», souhaitant au passage que le candidat de la structure
locale soit soutenu par tous ses pairs. Aux militants et au bureau
exécutif de la wilaya de dégager un candidat qui, selon toutes
probabilités et en l’absence des primaires, l’on devine que
Dramchini Boualem le Président de l’APC de Zemmouri sera le seul
candidat au siège de sénateur RND.
Après sa longue
allocution, le SG du parti a initié un débat à bâtons rompus avec
les militants. Débat à l’issue duquel il a fourni explications et
orientations.
S’agissant du RND
de Boumerdès, les militants semblent satisfaits du travail entrepris
par les membres de l’exécutif de la wilaya, notamment par le
coordinateur du parti, Rekkas Djemaa, à Boumerdès, sur le plan
organique et l’adhésion de nombreux nouveaux adhérents parmi la
famille où un responsable communal a affirmé avoir enregistré plus
de 1 000 adhésions, le dernier meeting organisé à Tidjelabine
faisant foi, a-t-on déclaré, où l’optimisme règne dans le milieu du
parti. Avant de conclure, M. Ouyahia a invité les militants de son
parti à renforcer leurs rangs et à se préparer pour les prochaines
échéances sénatoriales, législatives et des Assemblées populaires et
de wilayas.
Ahmed Kichni
Haut
FFS
Conférence
nationale des élus locaux
Le Front des
forces socialistes (FFS) a battu le rappel de ses élus locaux le
week end dernier à Melbou dans la wilaya de Béjaïa dans une
conférence interne au parti qui a tourné autour de trois principaux
sujets, à savoir le bilan de la participation du FFS aux élections
locales, l’élu et ses prérogatives, la charte et statut de l’élu
local. Environ 300 élus, venus de 17 wilayas du pays, selon M. Tabou
porte-parole du parti, ont pris part à ce regroupement, lequel a
rassemblé plusieurs dirigeants du parti.
En effet, dans une
longue allocution préliminaire, le secrétaire national du parti, Ali
Laskri, s’est vanté du rôle assuré par les militants de son parti,
notamment durant les événements de Kabylie en lui évitant «le pire
et le chaos malgré les persécutions» et avoir résisté à ce qu’il
qualifie «des plus grosses entreprises de manipulation et de
destruction».
M. Laskri, qui
expliquait auparavant pourquoi la tenue de cette rencontre
périodique, décidée lors des troisièmes assises du parti, dont le
but est d’évaluer l’action des élus et «créer des articulations pour
rendre effectif l’ancrage des partis et des idéaux démocratiques»,
n’a pas raté l’occasion au passage pour revenir à la décision de
dissolution des instituions locales en Kabylie, dissolution qui
semble rester au fond de la gorge du FFS. Parlant de l’assassinat du
P/APW de Tizi Ouzou, le chef en second du FFS a stigmatisé la
presse, notamment certains titres «devenus» a-t-il dit «des organes
aux ordres des clans».
«L’assassinat de
notre camarade est une opération programmée et ciblée qui a visé une
personnalité réputée pour son engagement en faveur de la démocratie
et connu pour sa proximité avec le citoyen ordinaire, démuni».
Parlant toujours des assassinats de militants du parti, l’orateur
estime que «les planificateurs du chaos de dépouiller la région de
tous ses ressorts populaires, tous ses repères politiques, anéantir
les forces du parti et se débarrasser du FFS». Seul le parti à ses
yeux qui continue à porter l’emblème de la démocratie. La fronde
qu’a traversé ce parti était aussi abordée par le n° 2 du parti qui
ne fera pas de concession envers les fraudeurs de certains membres
de la direction nationale, il y a quelques mois. Ali Laskri dira à
ce propos qu’«au moment où le parti s’engage résolument dans la voie
de la construction et de l’ouverture, un groupe de militants, parmi
lesquels on trouve des élus, tentent un coup de force contre les
instances du parti». Cette opération vise, observe-t-il «à affaiblir
le FFS, à le neutraliser et l’évincer de la scène politique».
Toutefois, il reconnaîtra que l’action de la direction nationale est
insuffisante et comporte des lacunes à corriger, renouvellant une
fois encore les vieux slogans du parti dont «la dissidence pacifique
et opposition radicale». Insistant sur le mot «ouverture» le 1er
secrétaire du FFS exhorte les élus et cadres de son parti à garder
le cap et ne pas perdre la boussole, l’enjeu principal, fait-il
remarquer est «la recherche de la possibilité de fédérer les forces
politiques et sociales et autonomes pour une alternative sérieuse à
la crise». Aussi, Laskri demande aux élus de son parti à faire des
institutions locales des espaces de concertation sociale de
participation citoyenne et d’action politique, en d’autres termes,
œuvrer pour réaliser le nouveau concept en vogue, à savoir la
démocratie participative où le citoyen a le «droit de regard sur la
gestion de ses affaires». Enfin, une conférence de prese a été
animée hier par le porte-parole du parti,
M. Karim Tabou,
qui a fait un bilan de la rencontre, laquelle a servi de tribune
pour l’évaluation des lacunes des élus du parti. Lacunes imputées
«aux prérogatives» limitées sur plusieurs plans, reconnaissant par
ailleurs les défaillances du parti. Le conférencier reviendra sur
l’assassinat de Rabah Aïssat et sur la dissidence qui a marqué le
parti. Ainsi «une levée de couverture politique» a été prononcée
contre les élus frondeurs, en concertation avec le président du
parti.
Hocine Cherfa
Haut
Retour en politique de Rabah Kébir
L’obstacle
Ouyahia
Un Fis bis ? Que
nenni ! Il fallait bien enfin que quelqu’un lui dise basta ! Que
l’heure a bel et bien sonné pour que Rabah Kébir «arrête son char».
Qu’au bout du compte, les Algériens n’ont que faire d’un parti
fantoche, islamiste de surcroît. Enfin, Dieu soit loué, il y a eu
Ouyahia pour tirer le coup de sommation. Lui qui, à la hussarde, a
rappelé jeudi devant les militants RND de Boumerdès, la ligne jaune
qu’il ne fallait, alors là pas du tout, franchir. Qu’aucune
législation au monde, à commencer par la Charte ne permet à
l’ex-dirigent du Fis de revenir en politique. Une ligne, hélas, que
beaucoup comme Belhadem, Soltani et tout ce qu’il y d’islamo-démago-conservateurs
sur la scène, s’apprêtaient à piétiner sans coup férir. L’on se
rappelle des fleurs et des accolades dont a eu droit le repenti de
Bonn, une fois rentré au pays. FLN, MSP, MRN… à l’unisson, ont loué
le retour du «messie». Puis, une fois sur place, et après s’être
entouré d’anciens activistes du Fis, comme Madani Mezrag, Rabah
Kébir s’est livré à une promotion politique en règle, dont la presse
fut, bon gré mal gré, partie prenante. Il a promis le retour d’un
Fis bis mais l’idée a vite tourné au vinaigre. C’était d’abord de
son propre camp que l’opposition a surgi.
Ali Benhadj,
Boukhamkham et bien d’autres durs à cuire, en ordre de bataille,
avaient chargé un parti qu’ils jugeaient neutralisé, voire normalisé
par le pouvoir. Puis c’était, on se rappelle, au gouvernement, par
la bouche de Dahou Ould Kablia, de nuancer les propos de Kébir bien
que le ministre délégué des Collectivités locales, s’est gardé de
citer le nom du concerné. Jusque-là, on s’est prêté, sans trop le
vouloir, au jeu : reviendra, reviendra pas ?. Le suspense durait à
mesure que les pouvoirs publics s’enfonçaient dans un mutisme
inquiétant. Les partis démocratique ou, du moins, ce qui semble
rester de crédible, se sont fourvoyés eux dans leur alcôve, toute
honte bue, sans mot dire. Il y a eu enfin Ouyahia. Et là encore, on
est revenu de très loin. On se rappelle, le froid dans le dos,
lorsque le chef du RND avait salué les propos de Kébir. Tout le
monde a cru au ralliement de Ouyahia. Tout le monde respire
aujourd’hui d’entendre son baroud d’honneur. Le dernier ? Rien n’est
moins sûr.
Amine Goutali
Haut
Les lycées techniques menacés
Le CLA tire la
sonnette d’alarme
Une réunion, qui
devra débattre de l’avenir des lycées techniques en Algérie, se
tiendra le 23 du mois prochain.
«Les réformes
entreprise depuis 2004 par le ministère de l’Education nationale
visent à réduire l’offre pédagogique et partant les coûts dans les
budgets alloués au secteur de l’Education.» C’est ce qu’a déclaré,
hier, Redouane Osmane, secrétaire général de Conseil des lycées
d’Alger, (CLA) en présence des membres de la coordination des lycées
techniques et ceux de et l’Union des associations des parents
d’élèves de la wilaya d’Alger, lors d’une conférence de presse tenue
au siège du Snapap. Pour le SG du CLA, la nouvelle orientation, qui
intervient dans le sillage de la réforme qu’il qualifie d’anarchie,
n’est, en réalité, «que la politique de remplissage de trou ce qui a
engendré un gaspillage énorme en ressources humaines.» C’est pour
cette raison, d’ailleurs, qu’il appelle au sauvetage des lycées
techniques qui risquent de fermer. Une enseignante nous a fait
savoir, en marge de cette conférence que «les professeurs de
l’enseignement technique refusent la restructuration entreprise par
le ministère de l’Education nationale, qui été à l’origine de la
fermeture des lycées techniques.» Une réunion, qui devra débattre de
l’avenir des lycées techniques en Algérie, se tiendra le 23 du mois
prochain. Pour les représentants de l’Union des associations des
parents d’élèves de la wilaya d’Alger, «la réforme, entrée en
application depuis quelques années, a supprimé 50% des filières des
lycées techniques. C’est pourquoi il est temps de revoir le contenu
de l’acte d’éduquer et de former dans le cadre d’un système global
et cohérent de l’éducation et de formation.» De son côté, la
coordination des lycées techniques a fait part, dans une
déclaration, que «la précipitation dans une vaste réforme du système
éducatif depuis 2004, tant sur la plan de la structure des
disciplines de l’enseignement que celui des curriculum, sans
préparation des véritables acteurs sur le terrain, sans leur
participation ni leur consentement, ont créé une démobilisation des
enseignants.» Il faut, peut-t-on lire dans la déclaration, «profiter
des 300 lycées techniques et technicums au niveau national, qui ont
cumulé une expérience, depuis leur création, pour contribuer à la
production du savoir technologique.» Dans un tableau illustratif,
l’on remarque que depuis l’application des réformes entreprises par
le ministère de l’Education nationale, plusieurs filières techniques
ont été supprimées. Il s’agit, entre autres, de l’électronique,
l’électromécanique et les techniques comptables. Ainsi, la
suppression a touché la moitié des filières technologiques. Quant
aux filières retenues, les charges horaires ont été réduites de 50%.
Les intervenants ont, à l’unanimité, fait savoir qu’«aujourd’hui, il
n’ y a pas de réformes dignes de ce nom, mais des mauvaises
orientations, dont sont victimes et les élèves et les professeurs.»
Le ministre de l’Education nationale, Aboubaker Benbouzid, n’a pas
été ménagé par les animateurs de cette conférence. Signalons, par
ailleurs, que les représentants de la Satef, qui devaient prendre
part à ce rendez-vous, étaient absents lors de cette conférence de
presse.
Djamel Oukali
Haut
El Islah
Cap sur les
sénatoriales
Pour bien élaborer
sa carte électorale, dans le but de participer aux prochaines
sénatoriales, Abdallah Djaballah a réuni jeudi passé son conseil
national des élus à Zéralda. Le MRN du cheikh Djaballah a tenté un
bilan du mandat de son 1er collège et dit avoir tiré les bonnes
conclusions pour l’avenir. Divisé, depuis juin 2004, El Islah aborde
le virage des primaires avec beaucoup d’appréhensions. Classé 4e à
l’issue des locales de 2002 après le FLN, le MSP et le RND, le MRN
est assurément en mauvaise posture aujourd’hui, que le parti est
déstabilisé à cause de la dissidence qui l’a traîné dans les
méandres de la justice. Rappelons que le MRN n’a pu récolter que
deux sièges, à Annaba et Skikda, lors des primaires de 2003. Ce fut
le temps où les rangs du parti étaient unis. Il s’est même permis le
luxe de rafler alors pas moins de 1 570 sièges et bousculer ses
vis-à-vis en disputant la majorité de quelques Assemblées élues et
négocier des postes de responsabilité ça et là. Par ailleurs, les
meneurs du mouvement de redressement entament à leur tour la
campagne électorale pour relever le défi des sénatoriales. Ils
mènent, selon le député Kadri, une rude course avec l’aile Djaballah
qui essaye de leur emboîter le pas avec le jeu d’alliances et de
contre-alliances. Les redresseurs contrôlent, pour rappel, toujours
le groupe parlementaire à l’APN. Le président du mouvement El Islah,
qui a entamé, avec le discours de jeudi, sa campagne sénatoriale
estime que «sa formation est prête à disposer d’un score
respectable». Pour ce faire, il n’écarte pas de contracter des
alliances avec d’autres forces politiques dans le cadre «d’une
stratégie électorale claire selon ses principes et ses objectifs».
Le cheikh n’a pas omis de baliser le champ de ces alliances et la
ligne de démarcation pour ses élus. Pour le reste du mandat, qui
expire en octobre 2007, le leader du mouvement El Islah a saisi
l’occasion pour rappeler à ses élus le devoir qui est le leur dans
la gestion des affaires de la cité et des citoyens et la prise en
charge de leurs doléances courantes. Djaballah a réitéré ses
orientations quant à la défense des droits citoyens et la lutte
contre la corruption, le clientélisme et la dilapidation des deniers
publics. «Le respect de l’élu de son mandat et la crédibilité du
sigle auquel il appartient» a été au centre des débats et des
exposés des représentants des chefs de bureaux de wilayas. M.
Djaballah n’a pas manqué d’insister sur l’urgence d’amender le code
communal et de wilaya en ce sens que «cette révision permette aux
APC et APW de se réapproprier leurs prérogatives et freiner
l’autorité egocentrique de l’administration centrale sur les
assemblées élues, dont l’impact direct est d’améliorer la gestion
courante des élus et alléger le quotidien des collectivités
alourdies par un lourd passif dans le développement local».
S. B.
Haut
10e Congrès des hommes d’affaires arabes
Divers secteurs
proposés à l’investissement
Le 10e Congrès des
hommes d’affaires arabes, sous le thème «Alger, carrefour de
l’investissement arabe» et pour lequel est attendue la participation
de pas moins de 700 congressistes, dont 350 hommes d’affaires,
représentant 15 pays arabes, se tiendra aujourd’hui et demain à
l’hôtel Hilton. En plus de l’allocution d’ouverture par le Président
Bouteflika, la cérémonie d’ouverture du congrès sera marquée par les
interventions de Omar Ramdane, président du FCE, Hamdi Tabba,
président de la Fédération des hommes d’affaires arabes et de Amr
Moussa, SG de la ligue des Etats arabes. Dans une déclaration à
l’APS, le président du FCE, M. Ramdane a précisé que «c’est la
première fois qu’une session du congrès des hommes d’affaires arabes
planche sur les opportunités d’investissement dans un pays arabe».
Cela en expliquant que «les neuf sessions précédentes ont été
consacrées a l’examen des moyens de redynamiser la coopération
arabe». Cette session, a-t-il tenu à préciser, «va consacrer 75% de
ses travaux à faire connaître le climat d’investissement en Algérie,
les opportunités offertes par l’économie algérienne aux
investisseurs arabes ainsi que par les mutations induites par
l’ouverture économique, désormais inéluctable». Les travaux du
carrefour seront sous formes de trois sessions, avec communications
et ateliers. La première portera sur l’atmosphère et opportunités
d’investissement en Algérie. La seconde session traitera sur le
commerce et l’investissement à l’Est et à l’Ouest de la nation
arabe. Il est alors question, entre autres, du rôle de l’institution
islamique dans le développement du secteur et celui du secteur
arabo-islamique, ainsi que du rôle de l’institution arabe dans la
revitalisation du commerce et de l’investissement entre les Etats
arabes. Les communication programmées dans le cadre de la
3e session Il est
à rappeler que la Fédération des hommes d’affaires arabes qui compte
des grandes compagnies algériennes, considère cet important congrès
comme une opportunité pour présenter l’atmosphère et les
opportunités d’investissement que l’économie algérienne offre aux
investisseurs arabes. Le président du FCE a rappelé par ailleurs,
«la création d’un fond d’investissements en Algérie, doté d’un
capital d’un milliard de dollars et a également prévu la réalisation
de projets d’investissements». Les participants au 10e congrès vont
prendre connaissance à travers les interventions, les ateliers de
travail ponctués par des visites guidées en direction des promoteurs
et investisseurs, des secteurs qu’ouvre aujourd’hui l’Algérie à
l’investissement.
Il s’agit alors du
secteur du tourisme, des banques et des assurances, de
l’agriculture, de l’industrie agroalimentaire, des technologies de
l’information et de la communication, des travaux publics et de
l’habitat, de la promotion immobilière, des transports, de la santé
et du commerce.
Habiba Ghrib
Haut
Hadj et Omra
Un office à la
place de la commission nationale
Le Conseil du
gouvernement, réuni mercredi dernier, a examiné plusieurs projets de
décrets, portant notamment sur la création l’Office national du hadj
et de la omra. Il s’agit d’un établissement à caractère industriel
et commercial visant à «répondre au double souci de sérier davantage
les missions dévolues à l’Etat et de le décharger des tâches de
gestion et d’intendance du pèlerinage et de la omra». Le Conseil de
gouvernement a décidé d’approfondir la réflexion quant à
l’opportunité de création d’un office en remplacement de la
commission nationale. Le Conseil du gouvernement a examiné également
un projet de décret relatif aux conditions et modalités d’octroi de
la concession d’utilisation et d’exploitation des eaux thermales. Le
texte a pour objet la mise en place d’un dispositif qui permettra de
préciser le rôle des pouvoirs publics dans leur mission de
régulation et de contrôle dans l’objectif d’une meilleure
exploitation et d’une gestion rationnelle des ressources thermales
afin de relever le niveau de qualité des prestations thermales pour
drainer davantage d’investissements dans ce secteur d’activité qui
demeure sous-exploité, selon le communiqué du Conseil du
gouvernement. Par la même occasion, le ministre de l’Enseignement et
de la Formation professionnels a exposé le projet de schéma
directeur de la formation et de l’enseignement professionnels qui
vise la concrétisation de «l’éclairage à apporter sur les besoins
présents et à venir du marché du travail en terme d’activités
économiques, de localisation de ces activités, l’offre actuelle de
formation et son adéquation aux besoins définis, et la détermination
des actions à mettre en œuvre en vue de réaliser les objectifs
généraux du secteur». De son côté, le ministre des Ressources en eau
a présenté le projet de filialisation de l’exploitation des grands
aménagements hydrauliques, une opération entreprise par le secteur
des ressources en eau. Le projet porte sur le projet de
filialisation de l’exploitation de cinq grands aménagements
hydrauliques (le complexe hydraulique de Beni Haroun,. le complexe
hydraulique de Mostaganem-Arzew-Oran, le complexe hydraulique de
Koudiat Acerdoune, le complexe hydraulique de Taksebt et le
transfert Aïn Salah/Tamanrasset). À souligner que ces aménagements
totalisent une capacité globale de l’ordre de 2 milliards
de m3 destinés
essentiellement au renforcement de l’alimentation en eau potable des
populations.
F. A.
Haut
Course au Sénat
Le PT offrirait
ses voix
Avec 137 élus au
niveau des APW et une quinzaine d’élus locaux en Kabylie atteints à
la faveur des élections partielles de novembre 2005, le parti de
Louisa Hanoune n’est, à en croire une voix autorisée du parti, peu
attiré par les prochaines sénatoriales. Une attitude dictée non pas
par des raisons arithmétiques mais par le souci de s’investir plutôt
dans les alliances politiques à contracter avec des partis de même
affinité. En effet, le PT compte présenter l’offre de ses voix aux
prétendants qui en sollicitent le service à la base d’un accord
politique sur des points précis. Notre source n’écarte pas des
alliances avec tout parti politique désireux de s’allier
«stratégiquement». Les travaillistes opposés à la privatisation de
la gestion de l’eau, le bradage des entités économiques et partisans
de la renationalisation des hydrocarbures et un SNMG à 25 000 DA
entendent saisir cette opportunité pour tirer des dividendes
politiques. «Politiquement ça rapporte mieux !», a clamé notre
source. Le PT, fervent partisan du soutien de la cause
palestinienne, prépare la rencontre de solidarité avec les femmes
palestiniennes prévues les 27, 28 et 29 décembre. Notre
interlocuteur n’exclut pas l’éventualité de postuler avec deux
candidats si les conditions de rapprochement avec de futurs alliés
le permettent. La décision finale est attendue en fin de semaine,
c’est-à-dire 20 jours avant la date butoir des candidatures pour les
sénatoriales, fixées au 28 décembre prochain.
S. B.
Haut
MSP
Journée e
solidarité avec la Palestine
Le front social,
la corruption, les libertés, la bureaucratie et les relations
extérieures du pays, tels sont les principaux points évoqués par le
président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Boudjerra
Soltani, lors de la deuxième rencontre nationale des structures de
son mouvement, organisée, ce week-end, à Alger. Rencontre consacrée
aux échanges de points de vue et la concertation initiés par le
Mouvement, pour faire face, indique-t-on, aux défis susceptibles de
surgir tant au plan national qu’à l’échelle internationale.
Au cours de son
intervention, le président du MSP a mis en avant les réalisations
accomplies en 2006, à savoir l’augmentation des salaires et la prise
en charge des retraités, saluant au passage les efforts consentis
par l’Etat en faveur du remboursement anticipé de la dette
extérieure. Pour ce qui est de la corruption, M. Soltani n’a pas
manqué de manifester son inquiétude quant à la propagation de ce
fléau.
M. K.
Haut
Les infections nosocomiales en milieu hospitalier
Le manque
d’hygiène à l’index
Si l'on en croit
le chef de service du centre hospitalier de Beni Messous, le taux
des infections nosocomiales aurait atteint 15% en raison de
conditions d'hygiène des plus contestables.
50 à 60% de ces
infections seraient transmissibles par les mains, a souligné, jeudi,
le Professeur Soukhal, lors d’une journée d’études organisée en
marge du 2e Salon sur la propreté, l’hygiène publique en milieu
hospitalier qui se déroule au Palais des expositions, à l’est
d’Alger. L’orateur a rappelé, à ce sujet, que l’hygiène des mains
est l’un des principaux axes du programme national de prévention
contre les infections nosocomiales et une étape majeure du programme
national de prévention. Selon ce praticien, l’hygiène des mains, en
milieu hospitalier, nécessite une formation spéciale. Il a indiqué
que le ministère de l’Enseignement supérieur a introduit, pour la
première fois en janvier 2007, à la faculté de médecine d’Alger un
certificat d’études spécialisées sur l’hygiène en milieu
hospitalier. Pour lui, l’hygiène dans ce milieu repose sur des
techniques simples consistant à une désinfection rigoureuse des
mains et à une stérilisation pointue du milieu opératoire avant
chaque intervention chirurgicale.
S’agissant du
respect des normes d’hygiène en milieu hospitalier, le Professeur
Soukhal a précisé qu’il n’est pas convenablement observé dans les
structures hospitalières. Citant les infections nosocomiales que le
malade est susceptible de contracter dans ce milieu, il a relevé
qu’elles risquaient, lorsqu’elles sont contractées, de prolonger le
délai d’hospitalisation du patient dont l’état de santé risque, de
plus, de se compliquer. Le sous-directeur de la prévention au
ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme
hospitalière, le Dr Tirfani a, de son côté, présenté un exposé sur
le programme national de prévention des infections nosocomiales en
milieu hospitalier, mis sur pieds par le ministère depuis le 16
novembre 2005 et appelé à s’étaler jusqu’en 2009. Outre le
traitement des déchets issus des soins médicaux, ce programme vise à
réduire, sensiblement, les risques d’infections nosocomiales en
milieu hospitalier, a-t-il précisé.
En plus des
rencontres régionales organisées par le ministère autour de cette
question, le Dr Tirfani a indiqué que le programme national exige
la déclaration obligatoire des infections nosocomiales pour pouvoir
identifier leur cause et les inscrire dans le système de
contractualisation relatif au bulletin du malade. L’élaboration
d’une étude sur les infections nosocomiales, en milieu hospitalier,
est en cours d’élaboration et devrait être présentée pour être
l’objet de recommandations dans la perspective d’une meilleure prise
en charge de ce problème de santé publique. Le Dr Tirfani a, d’autre
part, rappelé que le ministère a élaboré un guide consacré à la
bonne pratique des traitements d’hémodialyse au centre et à l’est du
pays relevant, au passage, que c’était l’une des spécialités les
plus exposées aux risques d’infections nosocomiales.
A. M.
Haut
Avec neuf ans de retard
Le Comité
national de solidarité installé
Le Comité national
de solidarité, dont le principal rôle est d’«encourager la
solidarité nationale et de coordonner sa mise en œuvre», a été
officiellement installé jeudi à Alger, par Djamal Ould Abbès,
ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale.
«Le Comité
national de solidarité qui comprend en son sein 98 membres
représentant les institutions publiques, le mouvement associatif et
des personnes, dont la compétence et l’expérience dans le domaine
sont avérées, contribuent par ses avis, à encourager la solidarité
et à en coordonner la mise en œuvre», a indiqué le ministre, lors de
la cérémonie d’installation de cette structure. M. Ould Abbès a
ajouté que ce comité servira de moyen pour «accompagner
l’administration de la gestion de la solidarité nationale».
Il s’est également
réjoui de voir ce «cadre de concertation intersectoriel coordonné»,
figurer parmi les mécanismes de son secteur et exprimé «sa
satisfaction de le voir présider et suivre l’application du
programme de travail», dont les jalons ont été lancés, a-t-il
précisé, «au cours de la dernière décennie». Concernant les missions
et la composante humaine de cette structure, M. Ould Abbès a
expliqué qu’«elles s’étendent jusqu’aux collectivités locales pour
cadrer les actions humanitaires et de bienfaisance, conformément à
la réglementation en vigueur».
Par ailleurs, le
ministre a indiqué qu’en Algérie, «la tolérance représente le
facteur essentiel de la réconciliation nationale». Il a également
indiqué, dans ce contexte, que son secteur procédera à la
célébration «du 18 au 23 novembre, de la semaine internationale de
la solidarité» avec un programme «riche» en manifestations. Il
s’agira, entre autres, de l’organisation le 20 novembre d’une
«journée portes ouvertes à la Télévision algérienne» au profit des
enfants nécessiteux, et ce, dans le cadre, a dit M. Ould Abbès, de
la célébration conjointe des Journées mondiales de la télévision (21
novembre) et de l’enfance (20 novembre).
Pour revenir au
comité national de solidarité, ce dernier institué par le décret
exécutif n° 97-203 du 27 mai 1997 (ce qui lui donne déjà neuf ans de
retard !), est un organe permanent de coordination, de consultation,
de prospection et de concertation, en vue de faire progresser sous
toutes formes l’expression de l’acte de solidarité. Il est notamment
appelé à coordonner les activités des comités locaux de solidarité,
susciter et encourager la promotion du mouvement associatif à
caractère social et humanitaire, promouvoir l’échange d’informations
relatives à l’organisation des campagnes de solidarité et à
développer le service volontaire en matière de solidarité.
Il est composé de
représentants des ministères chargés de la Défense nationale, des
Affaires étrangères, de l’Intérieur et des Collectivités locales,
des Moudjahidine, du Travail, de la Protection sociale et de la
Formation professionnelle.
Des représentants
des ministères chargés de la Santé et de la Population et de la
Réforme hospitalière, de la Jeunesse et des Sports, du Commerce,
ainsi que d’autres secteurs et du mouvement associatif font
également partie de cette structure. Il est assisté, pour la mise en
œuvre de ses missions, au niveau de chaque wilaya, par un comité
local de solidarité.
Redouane A.
Haut
Sénatoriales
Test de santé
pour le FNA
Le FNA de Moussa
Touati s’active pour mieux aborder les prochains rendez-vous
électoraux. Son président compte même jouer l’outsider aux
sénatoriales de décembre prochain. Il dit «se lancer dans la
compétition sans complexe». Et même s’il est convaincu que son parti
ne récoltera aucun dividende de ces primaires, Touati affirme
vouloir jouer le jeu. Il a donné instruction à ses élus de se porter
candidats, «quitte à récolter nos propres voix». Une manière, selon
le président du FNA, de confirmer la présence politique de son
ambitieuse formation, dont le collège ne totalise que 558 élus
locaux, et de s’imprégner surtout de l’ambiance d’un test électoral.
C’est peut être pour cette dernière raison que le président du FNA a
rappelé ses troupes pour le 7 décembre après avoir fait le tour du
pays, durant l’été et l’automne, pour restructurer son parti. Pas
moins de 1 000 cadres du FNA sont invités pour un conclave qui se
tiendra à Alger. «La direction cherche, dit-il, à mettre aussi la
stratégie et les moyens pour participer activement aux prochaines
joutes électorales de 2007». Cette rencontre est le prélude à la 7e
session ordinaire de son conseil national prévu pour le 21 décembre.
Cette session sera consacrée justement aux préparatifs des
élections. Les membres du CN qui n’en compte plus que 200, seront
réunis pour 3 jours. Quatre points à l’ordre du jour seront
débattus, à savoir l’étude des critères d’éligibilité et les
conditions de candidatures, l’évaluation organisationnelle,
politique, et le point sur la situation organique.
Du reste, M.
Touati penche actuellement sur l’élaboration d’un guide pour faire
la séparation, explique-t-il, entre le militant et l’adhérent afin
de responsabiliser davantage ses cadres en les motivant. Une façon
de «séparer le bon grain de l’ivraie»,
aime-t-il à
répéter depuis le retournement de vestes de quelques chefs de
bureaux de wilayas, membres du CN et autres députés démis en 2005.
Moussa Touati revendique une base massive mais qui reste mal
encadrée. Au chapitre de la révision constitutionnelle, le premier
responsable du FNA s’est dit satisfait du report du référendum à une
date ultérieure. Moussa Touati estime que ce report tombe à pic et
ce, pour permettre une large consultation politique et populaire,
sachant que la position du FNA était pour un report dès lors qu’il
considère que la révision «n’est pas une priorité nationale».
S. Bey
Haut
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