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Ahmed Ouyahia à Boumerdès

«Rabah Kébir n’aura pas son parti»

FFS

Conférence nationale des élus locaux

Retour en politique de Rabah Kébir

L’obstacle Ouyahia

Les lycées techniques menacés

Le CLA tire la sonnette d’alarme

El Islah

Cap sur les sénatoriales

10e Congrès des hommes d’affaires arabes

Divers secteurs proposés à l’investissement

Hadj et Omra

Un office à la place de la commission nationale

Course au Sénat

Le PT offrirait ses voix

MSP

Journée  e solidarité avec la Palestine

Les infections nosocomiales en milieu hospitalier

Le manque d’hygiène à l’index

Avec neuf ans de retard

Le Comité national de solidarité installé

Sénatoriales

Test de santé pour le FNA

 

 18/11/06

 

 Ahmed Ouyahia à Boumerdès

«Rabah Kébir n’aura pas son parti»

Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, accompagné de Malki Abdelkader et Mohamed Tahar Bouzghoud, a présidé jeudi une réunion à la maison des jeunes Saïd Sennani de Boumerdès avec les élus et cadres de son parti.

Cette réunion, selon toute vraisemblance, additivement à l’évaluation du bilan d’activité entrepris par le coordinateur Rekkas Djemaa, entre dans le cadre des préparatifs des prochaines échéances, notamment celle des sénatoriales qui se tiendront le 28 décembre de l’année en cours.

Avant d’aborder le vif du sujet, le secrétaire général du parti a fait une rétrospective de cette wilaya sinistrée et les évènements particuliers survenus lors du séisme du 21 mai 2003. Il a affirmé que «le président de la République s’est engagé à recaser les sinistrés avant les premières pluies de l’hiver. Le gouvernement que je présidais à l’époque a entrepris des démarches et interpellé le directeur d’une entreprise de Aïn Mlila avec qui nous avions eu des négociations au cours de laquelle nous avons convenu de la fabrication de deux chalets par jour. La volonté des travailleurs a fait de cette usine, un modèle de patriotisme, où le rendement a été revu à la hausse avec la production de 6 chalets par jour contre deux prévus initialement et avons honoré l’engagement du président de la République et recasé tous les sinistrés avant la période prévue», a-t-il rappelé.

Sur l’actualité politique, Ahmed Ouyahia a indiqué que son parti adhère à la démarche du président de la République quant à la situation sécuritaire, notamment la charte et la réconciliation nationale. Il a estimé que le bilan est positif. «Une nette amélioration a été constatée. A l’époque, il y avait 21 000 terroristes et on ne pouvait même pas se permettre d’assister aux enterrements des victimes du terrorisme. Qu’en est-il aujourd’hui ? Dernièrement dans la wilaya de Bouira, huit militaires sont morts dans les maquis de cette zone montagneuse. Que peut-on conclure de cela ?», manière à lui de suggérer qu’il y a des forces qui œuvrent à saborder les efforts de l’Etat pour restaurer la paix. Et d’ajouter : «Il y a des gens qui ont lutté et qui luttent encore pour la stabilité du pays et la préservation de l’unité nationale et la sécurité des citoyens. Parmi eux, des patriotes que nous ne pouvons oublier», a-t-il dit. Le RND est l’un des rares partis à n’avoir jamais cessé de condamner le terrorisme et les attentats perpétrés ni de rendre hommage aux forces de sécurité.

S’adressant à ses militants au sujet des derniers évènements et les spéculations médiatiques qui circulent dans le milieu politique ayant trait au retour de Rabah Kébir,

ex-dirigeant du parti dissous et les diverses spéculations sur la création d’un parti, il a affirmé qu’«il n’aura pas son parti et il ne peut prétendre à la création d’un parti politique». Le ton est suffisamment catégorique de la part de celui qu’on croyait beaucoup moins proche du Chef de l’Etat que Abdelaziz Belkhadem, son remplaçant actuel à la chefferie du gouvernement. L’affirmation lancée intervient, faut-il le signaler, à un moment de doute total sur l’avenir de Rabah Kébir en Algérie (Ouyahia nous apprend qu’il n’en a aucun), et ce, juste après son retour en Allemagne, un retour à l’issue de tractations, dont nul n’a encore le bilan. M. Ouyahia a, par ailleurs, fait cette déclaration à un moment où l’opinion n’a aucune certitude quant au recours ou non de Abdelaziz Bouteflika au fameux article 47 de l’ordonnance de mise en œuvre de la charte pour la réconciliation nationale. Et, enfin, le déni de politique à Kébir est lancé par Ahmed Ouyahia, déjà en lutte sourde avec le FLN, au moment où les modalités d’une révision constitutionnelle qui semble poser problème sont totalement floues.

Abordant les proches élections sénatoriales, il a estimé que «le bureau de wilaya est souverain et propose le candidat approprié de son choix. Le conseil national du RND ne peut que valider le travail accompli par la base», souhaitant au passage que le candidat de la structure locale soit soutenu par tous ses pairs. Aux militants et au bureau exécutif de la wilaya de dégager un candidat qui, selon toutes probabilités et en l’absence des primaires, l’on devine que Dramchini Boualem le Président de l’APC de Zemmouri sera le seul candidat au siège de sénateur RND.

Après sa longue allocution, le SG du parti a initié un débat à bâtons rompus avec les militants. Débat à l’issue duquel il a fourni explications et orientations.

S’agissant du RND de Boumerdès, les militants semblent satisfaits du travail entrepris par les membres de l’exécutif de la wilaya, notamment par le coordinateur du parti, Rekkas Djemaa, à Boumerdès, sur le plan organique et l’adhésion de nombreux nouveaux adhérents parmi la famille où un responsable communal a affirmé avoir enregistré plus de 1 000 adhésions, le dernier meeting organisé à Tidjelabine faisant foi, a-t-on déclaré, où l’optimisme règne dans le milieu du parti. Avant de conclure, M. Ouyahia a invité les militants de son parti à renforcer leurs rangs et à se préparer pour les prochaines échéances sénatoriales, législatives et des Assemblées populaires et de wilayas.

Ahmed Kichni

 

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FFS

Conférence nationale des élus locaux

Le Front des forces socialistes (FFS) a battu le rappel de ses élus locaux le week end dernier à Melbou dans la wilaya de Béjaïa dans une conférence interne au parti qui a tourné autour de trois principaux sujets, à savoir le bilan de la participation du FFS aux élections locales, l’élu et ses prérogatives, la charte et statut de l’élu local. Environ 300 élus, venus de 17 wilayas du pays, selon M. Tabou porte-parole du parti, ont pris part à ce regroupement, lequel a rassemblé plusieurs dirigeants du parti.

En effet, dans une longue allocution préliminaire, le secrétaire national du parti, Ali Laskri, s’est vanté du rôle assuré par les militants de son parti,  notamment durant les événements de Kabylie en lui évitant «le pire et le chaos malgré les persécutions» et avoir résisté à ce qu’il qualifie «des plus grosses entreprises de manipulation et de destruction».

M. Laskri, qui expliquait auparavant pourquoi la tenue de cette rencontre périodique, décidée lors des troisièmes assises du parti, dont le but est d’évaluer l’action des élus et «créer des articulations pour rendre effectif l’ancrage des partis et des idéaux démocratiques», n’a pas raté l’occasion au passage pour revenir à la décision de dissolution des instituions locales en Kabylie, dissolution qui semble rester au fond de la gorge du FFS. Parlant de l’assassinat du P/APW de Tizi Ouzou, le chef en second du FFS a stigmatisé la presse, notamment certains titres «devenus» a-t-il dit «des organes aux ordres des clans».

«L’assassinat de notre camarade est une opération programmée et ciblée qui a visé une personnalité réputée pour son engagement en faveur de la démocratie et connu pour sa proximité avec le citoyen ordinaire, démuni». Parlant toujours des assassinats de militants du parti, l’orateur estime que «les planificateurs du chaos de dépouiller la région de tous ses ressorts populaires, tous ses repères politiques, anéantir les forces du parti et se débarrasser du FFS». Seul le parti à ses yeux qui continue à porter l’emblème de la démocratie. La fronde qu’a traversé ce parti était aussi abordée par le n° 2 du parti qui ne fera pas de concession envers les fraudeurs de certains membres de la direction nationale, il y a quelques mois. Ali Laskri dira à ce propos qu’«au moment où le parti s’engage résolument dans la voie de la construction et de l’ouverture, un groupe de militants, parmi lesquels on trouve des élus, tentent un coup de force contre les instances du parti». Cette opération vise, observe-t-il «à affaiblir le FFS, à le neutraliser et l’évincer de la scène politique». Toutefois, il reconnaîtra que l’action de la direction nationale est insuffisante et comporte des lacunes à corriger, renouvellant une fois encore les vieux slogans du parti dont «la dissidence pacifique et opposition radicale». Insistant sur le mot «ouverture» le 1er secrétaire du FFS exhorte les élus et cadres de son parti à garder le cap et ne pas  perdre la boussole, l’enjeu principal, fait-il remarquer est «la recherche de la possibilité de fédérer les forces politiques et sociales et autonomes pour une alternative sérieuse à la crise». Aussi, Laskri demande aux élus de son parti à faire des institutions locales des espaces de concertation sociale de participation citoyenne et d’action politique, en d’autres termes, œuvrer pour réaliser le nouveau concept en vogue, à savoir la démocratie participative où le citoyen a le «droit de regard sur la gestion de ses affaires». Enfin, une conférence de prese a été animée hier par le porte-parole du parti,

M. Karim Tabou, qui a fait un bilan de la rencontre, laquelle a servi de tribune pour l’évaluation des lacunes des élus du parti. Lacunes imputées «aux prérogatives» limitées sur plusieurs plans, reconnaissant par ailleurs les défaillances du parti. Le conférencier reviendra sur l’assassinat de Rabah Aïssat et sur la dissidence qui a marqué le parti. Ainsi «une levée de couverture politique» a été prononcée contre les élus frondeurs, en concertation avec le président du parti.

Hocine Cherfa

 

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Retour en politique de Rabah Kébir

L’obstacle Ouyahia

Un Fis bis ? Que nenni ! Il fallait bien enfin que quelqu’un lui dise basta ! Que l’heure a bel et bien sonné pour que Rabah Kébir «arrête son char». Qu’au bout du compte, les Algériens n’ont que faire d’un parti fantoche, islamiste de surcroît. Enfin, Dieu soit loué, il y a eu Ouyahia pour tirer le coup de sommation. Lui qui, à la hussarde, a rappelé jeudi devant les militants RND de Boumerdès, la ligne jaune qu’il ne fallait, alors là pas du tout, franchir. Qu’aucune législation au monde, à commencer par la Charte ne permet à l’ex-dirigent du Fis de revenir en politique. Une ligne, hélas, que beaucoup comme Belhadem, Soltani et tout ce qu’il y d’islamo-démago-conservateurs sur la scène, s’apprêtaient à piétiner sans coup férir. L’on se rappelle des fleurs et des accolades dont a eu droit le repenti de Bonn, une fois rentré au pays. FLN, MSP, MRN… à l’unisson, ont loué le retour du «messie». Puis, une fois sur place, et après s’être entouré d’anciens activistes du Fis, comme Madani Mezrag, Rabah Kébir s’est livré à une promotion politique en règle, dont la presse fut, bon gré mal gré, partie prenante. Il a promis le retour d’un Fis bis mais l’idée a vite tourné au vinaigre. C’était d’abord de son propre camp que l’opposition a surgi.

Ali Benhadj, Boukhamkham et bien d’autres durs à cuire, en ordre de bataille, avaient chargé un parti qu’ils jugeaient neutralisé, voire normalisé par le pouvoir. Puis c’était, on se rappelle, au gouvernement, par la bouche de Dahou Ould Kablia, de nuancer les propos de Kébir bien que le ministre délégué des Collectivités locales, s’est gardé de citer le nom du concerné. Jusque-là, on s’est prêté, sans trop le vouloir, au jeu : reviendra, reviendra pas ?. Le suspense durait à mesure que les pouvoirs publics s’enfonçaient dans un mutisme inquiétant. Les partis démocratique ou, du moins, ce qui semble rester de crédible, se sont fourvoyés eux dans leur alcôve, toute honte bue, sans mot dire. Il y a eu enfin Ouyahia. Et là encore, on est revenu de très loin. On se rappelle, le froid dans le dos, lorsque le chef du RND avait salué les propos de Kébir. Tout le monde a cru au ralliement de Ouyahia. Tout le monde respire aujourd’hui d’entendre son baroud d’honneur. Le dernier ? Rien n’est moins sûr.

Amine Goutali

 

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Les lycées techniques menacés

Le CLA tire la sonnette d’alarme

Une réunion, qui devra débattre de l’avenir des lycées techniques en Algérie, se tiendra le 23 du mois prochain.

 «Les réformes entreprise depuis 2004 par le ministère de l’Education nationale visent à réduire l’offre pédagogique et partant les coûts dans les budgets alloués au secteur de l’Education.» C’est ce qu’a déclaré, hier, Redouane Osmane, secrétaire général de Conseil des lycées d’Alger, (CLA) en présence des membres de la coordination des lycées techniques et ceux de et l’Union des associations des parents d’élèves de la wilaya d’Alger, lors d’une conférence de presse tenue au siège du Snapap. Pour le SG du CLA, la nouvelle orientation, qui intervient dans le sillage de la réforme qu’il qualifie d’anarchie, n’est, en réalité, «que la politique de remplissage de trou ce qui a engendré un gaspillage énorme en ressources humaines.» C’est pour cette raison, d’ailleurs, qu’il appelle au sauvetage des lycées techniques qui risquent de fermer. Une enseignante nous a fait savoir, en marge de cette conférence que «les professeurs de l’enseignement technique refusent la restructuration entreprise par le ministère de l’Education nationale, qui été à l’origine de la fermeture des lycées techniques.» Une réunion, qui devra débattre de l’avenir des lycées techniques en Algérie, se tiendra le 23 du mois prochain. Pour les représentants de l’Union des associations des parents d’élèves de la wilaya d’Alger, «la réforme, entrée en application depuis quelques années, a supprimé 50% des filières des lycées techniques. C’est pourquoi il est temps de revoir le contenu de l’acte d’éduquer et de former dans le cadre d’un système global et cohérent de l’éducation et de formation.» De son côté, la coordination des lycées techniques a fait part, dans une déclaration, que «la précipitation dans une vaste réforme du système éducatif depuis 2004, tant sur la plan de la structure des disciplines de l’enseignement que celui des curriculum, sans préparation des véritables acteurs sur le terrain, sans leur participation ni leur consentement, ont créé une démobilisation des enseignants.» Il faut, peut-t-on lire dans la déclaration, «profiter des 300 lycées techniques et technicums au niveau national, qui ont cumulé une expérience, depuis leur création, pour contribuer à la production du savoir technologique.» Dans un tableau illustratif, l’on remarque que depuis l’application des réformes entreprises par le ministère de l’Education nationale, plusieurs filières techniques ont été supprimées. Il s’agit, entre autres, de l’électronique, l’électromécanique et les techniques comptables. Ainsi, la suppression a touché la moitié des filières technologiques. Quant aux filières retenues, les charges horaires ont été réduites de 50%. Les intervenants ont, à l’unanimité, fait savoir qu’«aujourd’hui, il n’ y a pas de réformes dignes de ce nom, mais des mauvaises orientations, dont sont victimes et les élèves et les professeurs.» Le ministre de l’Education nationale, Aboubaker Benbouzid, n’a pas été ménagé par les animateurs de cette conférence. Signalons, par ailleurs, que les représentants de la Satef, qui devaient prendre part à ce rendez-vous, étaient absents lors de cette conférence de presse.

Djamel Oukali

 

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El Islah

Cap sur les sénatoriales

Pour bien élaborer sa carte électorale, dans le but de participer aux prochaines sénatoriales, Abdallah Djaballah a réuni jeudi passé son conseil national des élus à Zéralda. Le MRN du cheikh Djaballah a tenté un bilan du mandat de son 1er collège et dit avoir tiré les bonnes conclusions pour l’avenir. Divisé, depuis juin 2004, El Islah aborde le virage des primaires avec beaucoup d’appréhensions. Classé 4e à l’issue des locales de 2002 après le FLN, le MSP et le RND, le MRN est assurément en mauvaise posture aujourd’hui, que le parti est déstabilisé à cause de la dissidence qui l’a traîné dans les méandres de la justice. Rappelons que le MRN n’a pu récolter que deux sièges, à Annaba et Skikda, lors des primaires de 2003. Ce fut le temps où les rangs du parti étaient unis. Il s’est même permis le luxe de rafler alors pas moins de 1 570 sièges et bousculer ses vis-à-vis en disputant la majorité de quelques Assemblées élues et négocier des postes de responsabilité ça et là. Par ailleurs, les meneurs du mouvement de redressement entament à leur tour la campagne électorale pour relever le défi des sénatoriales. Ils mènent, selon le député Kadri, une rude course avec l’aile Djaballah qui essaye de leur emboîter le pas avec le jeu d’alliances et de contre-alliances. Les redresseurs contrôlent, pour rappel, toujours le groupe parlementaire à l’APN. Le président du mouvement El Islah, qui a entamé, avec le discours de jeudi, sa campagne sénatoriale estime que «sa formation est prête à disposer d’un score respectable». Pour ce faire, il n’écarte pas de contracter des alliances avec d’autres forces politiques dans le cadre «d’une stratégie électorale claire selon ses principes et ses objectifs». Le cheikh n’a pas omis de baliser le champ de ces alliances et la ligne de démarcation pour ses élus. Pour le reste du mandat, qui expire en octobre 2007, le leader du mouvement El Islah a saisi l’occasion pour rappeler à ses élus le devoir qui est le leur dans la gestion des affaires de la cité et des citoyens et la prise en charge de leurs doléances courantes. Djaballah a réitéré ses orientations quant à la défense des droits citoyens et la lutte contre la corruption, le clientélisme et la dilapidation des deniers publics. «Le respect de l’élu de son mandat et la crédibilité du sigle auquel il appartient» a été au centre des débats et des exposés des représentants des chefs de bureaux de wilayas. M. Djaballah n’a pas manqué d’insister sur l’urgence d’amender le code communal et de wilaya en ce sens que «cette révision permette aux APC et APW de se réapproprier leurs prérogatives et freiner l’autorité egocentrique de l’administration centrale sur les assemblées élues, dont l’impact direct est d’améliorer la gestion courante des élus et alléger le quotidien des collectivités alourdies par un lourd passif dans le développement local».

S. B.

 

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10e Congrès des hommes d’affaires arabes

Divers secteurs proposés à l’investissement

Le 10e Congrès des hommes d’affaires arabes, sous le thème «Alger, carrefour de l’investissement arabe» et pour lequel est attendue la participation de pas moins de 700 congressistes, dont 350 hommes d’affaires, représentant 15 pays arabes, se tiendra aujourd’hui et demain à l’hôtel Hilton. En plus de l’allocution d’ouverture par le Président Bouteflika, la cérémonie d’ouverture du congrès sera marquée par les interventions de Omar Ramdane, président du FCE, Hamdi Tabba, président de la Fédération des hommes d’affaires arabes et de Amr Moussa, SG de la ligue des Etats arabes. Dans une déclaration à l’APS, le président du FCE, M. Ramdane a précisé que «c’est la première fois qu’une session du congrès des hommes d’affaires arabes planche sur les opportunités d’investissement dans un pays arabe». Cela en expliquant que «les neuf sessions précédentes ont été consacrées a l’examen des moyens de redynamiser la coopération arabe». Cette session, a-t-il tenu à préciser, «va consacrer 75% de ses travaux à faire connaître le climat d’investissement en Algérie, les opportunités offertes par l’économie algérienne aux investisseurs arabes ainsi que par les mutations induites par l’ouverture économique, désormais inéluctable». Les travaux du carrefour seront sous formes de trois sessions, avec communications et ateliers. La première portera sur l’atmosphère et opportunités d’investissement en Algérie. La seconde session traitera sur le commerce et l’investissement à l’Est et à l’Ouest de la nation arabe. Il est alors question, entre autres, du rôle de l’institution islamique dans le développement du secteur et celui du secteur arabo-islamique, ainsi que du rôle de l’institution arabe dans la revitalisation du commerce et de l’investissement entre les Etats arabes. Les communication programmées dans le cadre de la

3e session  Il est à rappeler que la Fédération des hommes d’affaires arabes qui compte des grandes compagnies algériennes, considère cet important congrès comme une opportunité pour présenter l’atmosphère et les opportunités d’investissement que l’économie algérienne offre aux investisseurs arabes. Le président du FCE a rappelé par ailleurs, «la création d’un fond d’investissements en Algérie, doté d’un capital d’un milliard de dollars et a également prévu la réalisation de projets d’investissements». Les participants au 10e congrès vont prendre connaissance à travers les interventions, les ateliers de travail ponctués par des visites guidées en direction des promoteurs et investisseurs, des secteurs qu’ouvre aujourd’hui l’Algérie à l’investissement.

Il s’agit alors du secteur du tourisme, des banques et des assurances, de l’agriculture, de l’industrie agroalimentaire, des technologies de l’information et de la communication, des travaux publics et de l’habitat, de la promotion immobilière, des transports, de la santé et du commerce.          

Habiba Ghrib

 

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Hadj et Omra

Un office à la place de la commission nationale

Le Conseil du gouvernement, réuni mercredi dernier, a examiné plusieurs projets de décrets, portant notamment sur la création l’Office national du hadj et de la omra. Il s’agit d’un établissement à caractère industriel et commercial visant à «répondre au double souci de sérier davantage les missions dévolues à l’Etat et de le décharger des tâches de gestion et d’intendance du pèlerinage et de la omra». Le Conseil de gouvernement a décidé d’approfondir la réflexion quant à l’opportunité de création d’un office en remplacement de la commission nationale. Le Conseil du gouvernement a examiné également un projet de décret relatif aux conditions et modalités d’octroi de la concession d’utilisation et d’exploitation des eaux thermales. Le texte a pour objet la mise en place d’un dispositif qui permettra de préciser le rôle des pouvoirs publics dans leur mission de régulation et de contrôle dans l’objectif d’une meilleure exploitation et d’une gestion rationnelle des ressources thermales afin de relever le niveau de qualité des prestations thermales pour drainer davantage d’investissements dans ce secteur d’activité qui demeure sous-exploité, selon le communiqué du Conseil du gouvernement. Par la même occasion, le ministre de l’Enseignement et de la Formation professionnels a exposé le projet de schéma directeur de la formation et de l’enseignement professionnels qui vise la concrétisation de «l’éclairage à apporter sur les besoins présents et à venir du marché du travail en terme d’activités économiques, de localisation de ces activités, l’offre actuelle de formation et son adéquation aux besoins définis, et la détermination des actions à mettre en œuvre en vue de réaliser les objectifs généraux du secteur». De son côté, le ministre des Ressources en eau a présenté le projet de filialisation de l’exploitation des grands aménagements hydrauliques, une opération entreprise par le secteur des ressources en eau. Le projet porte sur le projet de filialisation de l’exploitation de cinq grands aménagements hydrauliques (le complexe hydraulique de Beni Haroun,. le complexe hydraulique de Mostaganem-Arzew-Oran, le complexe hydraulique de Koudiat Acerdoune, le complexe hydraulique de Taksebt et le transfert Aïn Salah/Tamanrasset). À souligner que ces aménagements totalisent une capacité globale de l’ordre de 2 milliards

de m3 destinés essentiellement au renforcement de l’alimentation en eau potable des populations.

F. A.

 

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Course au Sénat

Le PT offrirait ses voix

Avec 137 élus au niveau des APW et une quinzaine d’élus locaux en Kabylie atteints à la faveur des élections partielles de novembre 2005, le parti de Louisa Hanoune n’est, à en croire une voix autorisée du parti, peu attiré par les prochaines sénatoriales. Une attitude dictée non pas par des raisons arithmétiques mais par le souci de s’investir plutôt dans les alliances politiques à contracter avec des partis de même affinité. En effet, le PT compte présenter l’offre de ses voix aux prétendants qui en sollicitent le service à la base d’un accord politique sur des points précis. Notre source n’écarte pas des alliances avec tout parti politique désireux de s’allier «stratégiquement». Les travaillistes opposés à la privatisation de la gestion de l’eau, le bradage des entités économiques et partisans de la renationalisation des hydrocarbures et un SNMG à 25 000 DA entendent saisir cette opportunité pour tirer des dividendes politiques. «Politiquement ça rapporte mieux !», a clamé notre source. Le PT, fervent partisan du soutien de la cause palestinienne, prépare la rencontre de solidarité avec les femmes palestiniennes prévues les 27, 28 et 29 décembre. Notre interlocuteur n’exclut pas l’éventualité de postuler avec deux candidats si les conditions de rapprochement avec de futurs alliés le permettent. La décision finale est attendue en fin de semaine, c’est-à-dire 20 jours avant la date butoir des candidatures pour les sénatoriales, fixées au 28 décembre prochain.

S. B.

 

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MSP

Journée  e solidarité avec la Palestine

Le front social, la corruption, les libertés, la bureaucratie et les relations extérieures du pays, tels sont les principaux points évoqués par le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Boudjerra Soltani, lors de la deuxième rencontre nationale des structures de son mouvement, organisée, ce week-end, à Alger. Rencontre consacrée aux échanges de points de vue et la concertation initiés par le Mouvement, pour faire face, indique-t-on, aux défis susceptibles de surgir tant au plan national qu’à l’échelle internationale.

Au cours de son intervention, le président du MSP a mis en avant les réalisations accomplies en 2006, à savoir l’augmentation des salaires et la prise en charge des retraités, saluant au passage les efforts consentis par l’Etat en faveur du remboursement anticipé de la dette extérieure. Pour ce qui est de la corruption, M. Soltani n’a pas manqué de manifester son inquiétude quant à la propagation de ce fléau.

M. K.

 

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Les infections nosocomiales en milieu hospitalier

Le manque d’hygiène à l’index

Si l'on en croit le chef de service du centre hospitalier de Beni Messous, le taux des  infections nosocomiales aurait atteint 15% en raison de conditions d'hygiène des plus contestables.

50 à 60% de ces infections seraient transmissibles par les mains, a souligné, jeudi, le Professeur Soukhal, lors d’une journée d’études organisée en marge du 2e Salon sur la propreté, l’hygiène publique en milieu hospitalier qui se déroule au Palais des expositions, à l’est d’Alger. L’orateur a rappelé, à ce sujet, que l’hygiène des mains est l’un des principaux axes du programme national de prévention contre les infections nosocomiales et une étape majeure du programme national de prévention. Selon ce praticien, l’hygiène des mains, en milieu hospitalier, nécessite une formation spéciale. Il a indiqué que le ministère de l’Enseignement supérieur a introduit, pour la première fois en janvier 2007, à la faculté de médecine d’Alger un certificat d’études spécialisées sur l’hygiène en milieu hospitalier. Pour lui, l’hygiène dans ce milieu repose sur des techniques simples consistant à une désinfection rigoureuse des mains et à une stérilisation pointue du milieu opératoire avant chaque intervention chirurgicale.

S’agissant du respect des normes d’hygiène en milieu hospitalier, le Professeur Soukhal a précisé qu’il n’est pas convenablement observé dans les structures hospitalières. Citant les infections nosocomiales que le malade est susceptible de contracter dans ce milieu, il a relevé qu’elles risquaient, lorsqu’elles sont contractées, de prolonger le délai d’hospitalisation du patient dont l’état de santé risque, de plus, de se compliquer. Le sous-directeur de la prévention au ministère de la Santé, de la Population  et de la Réforme hospitalière, le Dr Tirfani a, de son côté, présenté un exposé sur le programme national de prévention des infections nosocomiales en milieu hospitalier, mis sur pieds par le ministère depuis le 16 novembre 2005 et appelé à s’étaler jusqu’en 2009. Outre le traitement des déchets issus des soins médicaux, ce programme vise à réduire, sensiblement, les risques d’infections nosocomiales en milieu hospitalier, a-t-il précisé.

En plus des rencontres régionales organisées par le ministère autour de cette question,  le Dr Tirfani a indiqué que le programme national exige la déclaration obligatoire des infections nosocomiales pour pouvoir identifier leur cause et les inscrire dans le système de contractualisation relatif au bulletin du malade. L’élaboration d’une étude sur les infections nosocomiales, en milieu hospitalier, est en cours d’élaboration et devrait être présentée pour être l’objet de recommandations dans la perspective d’une meilleure prise en charge de ce problème de santé publique. Le Dr Tirfani a, d’autre part,  rappelé que le ministère a élaboré un guide consacré à la bonne pratique des traitements d’hémodialyse au centre et à l’est du pays relevant, au passage, que c’était l’une des spécialités les plus exposées aux risques d’infections nosocomiales.

A. M.

 

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Avec neuf ans de retard

Le Comité national de solidarité installé

Le Comité national de solidarité, dont le principal rôle est d’«encourager la solidarité nationale et de coordonner sa mise en œuvre», a été officiellement installé jeudi à Alger, par Djamal Ould Abbès, ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale.

 «Le Comité national de solidarité qui comprend en son sein 98 membres représentant les institutions publiques, le mouvement associatif et des personnes, dont la compétence et l’expérience dans le domaine sont avérées, contribuent par ses avis, à encourager la solidarité et à en coordonner la mise en œuvre», a indiqué le ministre, lors de la cérémonie d’installation de cette structure. M. Ould Abbès a ajouté que ce comité servira de moyen pour  «accompagner l’administration de la gestion de la solidarité nationale».

Il s’est également réjoui de voir ce «cadre de concertation intersectoriel coordonné», figurer parmi les mécanismes de son secteur et exprimé «sa satisfaction de le voir présider et suivre l’application du programme de travail», dont les jalons ont été lancés, a-t-il précisé, «au cours de la dernière décennie». Concernant les missions et la composante humaine de cette structure, M. Ould Abbès a expliqué qu’«elles s’étendent jusqu’aux collectivités locales pour cadrer les actions humanitaires et de bienfaisance, conformément à la réglementation en vigueur».

Par ailleurs, le ministre a indiqué qu’en Algérie, «la tolérance représente le facteur essentiel de la réconciliation nationale». Il a également indiqué, dans ce contexte, que son secteur procédera à la célébration «du 18 au 23 novembre, de la semaine internationale de la solidarité» avec un programme «riche» en manifestations. Il s’agira, entre autres, de l’organisation le 20 novembre d’une «journée portes ouvertes à la Télévision algérienne» au profit des enfants nécessiteux, et ce, dans le cadre, a dit M. Ould Abbès, de la célébration conjointe des Journées mondiales de la télévision (21 novembre) et de l’enfance (20 novembre).

Pour revenir au comité national de solidarité, ce dernier institué par le décret exécutif n° 97-203 du 27 mai 1997 (ce qui lui donne déjà neuf ans de retard !), est un organe permanent de coordination, de consultation, de prospection et de concertation, en vue de faire progresser sous toutes formes l’expression de l’acte de solidarité. Il est notamment appelé à coordonner les activités des comités locaux de solidarité, susciter et encourager la promotion du mouvement associatif à caractère social et humanitaire, promouvoir l’échange d’informations relatives à l’organisation des campagnes de solidarité et à développer le service volontaire en matière de solidarité.

Il est composé de représentants des ministères chargés de la Défense nationale, des Affaires étrangères, de l’Intérieur et des Collectivités locales, des Moudjahidine, du Travail, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle.

Des représentants des ministères chargés de la Santé et de la Population et de la Réforme hospitalière, de la Jeunesse et des Sports, du Commerce, ainsi que d’autres secteurs et du mouvement associatif font également partie de cette structure. Il est assisté, pour la mise en œuvre de ses missions, au niveau de chaque wilaya, par un comité local de solidarité.

Redouane A.

 

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Sénatoriales

Test de santé pour le FNA

Le FNA de Moussa Touati s’active pour mieux aborder les prochains rendez-vous électoraux. Son président compte même jouer l’outsider aux sénatoriales de décembre prochain. Il dit «se lancer dans la compétition sans complexe». Et même s’il est convaincu que son parti ne récoltera aucun dividende de ces primaires, Touati affirme vouloir jouer le jeu. Il a donné instruction à ses élus de se porter candidats, «quitte à récolter nos propres voix». Une manière, selon le président du FNA, de confirmer la présence politique de son ambitieuse formation, dont le collège ne totalise que 558 élus locaux, et de s’imprégner surtout de l’ambiance d’un test électoral. C’est peut être pour cette dernière raison que le président du FNA a rappelé ses troupes pour le 7 décembre après avoir fait le tour du pays, durant l’été et l’automne, pour restructurer son parti. Pas moins de 1 000 cadres du FNA sont invités pour un conclave qui se tiendra à Alger. «La direction cherche, dit-il, à mettre aussi la stratégie et les moyens pour participer activement aux prochaines joutes électorales de 2007». Cette rencontre est le prélude à la 7e session ordinaire de son conseil national prévu pour le 21 décembre. Cette session sera consacrée justement aux préparatifs des élections. Les membres du CN qui n’en compte plus que 200, seront réunis pour 3 jours. Quatre points à l’ordre du jour seront débattus, à savoir l’étude des critères d’éligibilité et les conditions de candidatures, l’évaluation organisationnelle, politique, et le point sur la situation organique.

Du reste, M. Touati penche actuellement sur l’élaboration d’un guide pour faire la séparation, explique-t-il, entre le militant et l’adhérent afin de responsabiliser davantage ses cadres en les motivant. Une façon de «séparer le bon grain de l’ivraie»,

aime-t-il à répéter depuis le retournement de vestes de quelques chefs de bureaux de wilayas, membres du CN et autres députés démis en 2005. Moussa Touati revendique une base massive mais qui reste mal encadrée. Au chapitre de la révision constitutionnelle, le premier responsable du FNA s’est dit satisfait du report du référendum à une date ultérieure. Moussa Touati estime que ce report tombe à pic et ce, pour permettre une large consultation politique et populaire, sachant que la position du FNA était pour un report dès lors qu’il considère que la révision «n’est pas une priorité nationale».

S. Bey

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