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Moment historique à Paris
Inauguration de la place Emir Abdelkader
nL'inauguration de la place Emir Abdelkader située au
cœur de Paris entre la Grande Mosquée et l'Institut du
Monde arabe, est «un témoignage, un événement», a
déclaré à la presse l'ambassadeur d'Algérie en France,
Missoum Sbih.
L’émotion, la joie, la fierté et l’honneur, des
sentiments sincères qui ont été partagés par les
nombreuses personnes, parmi lesquelles des personnalités
politiques et universitaires françaises et algériennes,
présentes jeudi à la cérémonie d’inauguration de la
Place Emir Abdelkader au cœur de la capitale française,
dans le
5e
arrondissement qui abrite en son sein la Grande Mosquée
de Paris et l’Institut du Monde arabe (IMA). Aux côtés
de l’ambassadeur d’Algérie en France, Missoum Sbih, du
maire de Paris, Bertrand Delanoë, du maire du 5e
arrondissement, Jean Tiberi et du président de la
Fondation algérienne «Emir Abdelkader», Mohamed Boutaleb,
descendant de l’Emir, la cérémonie a réuni de nombreux
invités parmi lesquels l’homme politique français
Bernard Stasi et le professeur émérite des Universités,
Bruno Etienne, auteur de plusieurs ouvrages historiques
sur l’Emir.
La
cérémonie était placée sous le signe du dialogue entre
les civilisations et interreligieux dont l’Emir
Abdelkader fut «un des précurseurs et, par anticipation,
un partisan du refus du clash des civilisations», a
souligné l’historien Bruno Etienne qui a centré son
discours sur ce thème plus que jamais d’actualité. «Nous
devions rendre hommage à l’Emir Abd Qâdir Ibn Mohy
al-din al-Hassani al Jazayri (à) cet homme accompli, qui
fut un pont entre l’Occident et l’Orient, isthme des
isthmes au XIXe siècle, mais dont la guidance est encore
pertinente plus que jamais en ce siècle naissant pour
notre époque troublée», a-t-il dit en prononçant
quelques passages en langue arabe. Bruno Etienne a mis
en relief le dialogue prôné par l’Emir, alors qu’il
était retenu prisonnier «contre son gré et contrairement
à la promesse qu’il lui a été faite, à Toulon, à Pau et
otage à Amboise». «En opposant l’Orient et l’Occident,
l’humanité s’égare : voilà quelle est la leçon de ce
visionnaire que nous honorons aujourd’hui», a-t-il
conclu. L’inauguration de la place Emir Abdelkader
située au cœur de Paris entre la Grande Mosquée et
l’Institut du Monde arabe, est «un témoignage, un
événement», a déclaré à la presse l’ambassadeur
d’Algérie en France, Missoum Sbih.
Il a
ajouté qu’«en respectant rigoureusement son engagement,
le maire de Paris était fidèle à ses propres convictions
qu’il avait exprimées courageusement lors de son dernier
voyage en Algérie». «Bertrand Delanoë vient aujourd’hui
symboliquement d’assumer sa part de devoir de mémoire.
Ce faisant, le maire de Paris et la municipalité qu’il
dirige ont opportunément apporté une contribution
significative au renforcement des liens qui existent
entre le peuple algérien et le peuple français», a
souligné
M.
Sbih. La cérémonie d’inauguration, accompagnée de chants
religieux de la chorale de l’Association internationale
soufie Alaouya (AISA), a été saluée par Mohammed
Boutaleb, président de la Fondation algérienne «Emir
Abdelkader». M. Boutaleb a déclaré à l’APS qu’il était
«nécessaire d’avoir un tel lieu de mémoire pour les
générations afin de perpétuer les souvenirs et les
mémoires de nos héros». La cérémonie a été couronnée par
le dévoilement, sous des applaudissements nourris et des
youyous, de la plaque portant le nom de cet illustre
personnage qui fait partie, désormais, «de l’identité et
de l’âme de Paris».
Amine B.
Bertrand Delanoë
«La
colonisation a été d’une violence inouïe»
Le
Maire de Paris, Bertrand Delanoë, a souligné jeudi que
«la colonisation a été d’une violence inouïe en
Algérie», dans une intervention à l’occasion de
l’inauguration de la Place Emir Abdelkader dans le 5e
arrondissement de Paris. «La colonisation a été d’une
violence inouïe en Algérie et a été, en tout cas je le
proclame au nom de Paris, une action injuste», a dit
M.
Delanoë devant une assistance nombreuse. Il a ajouté
qu’«il n’y a pas de possibilité de bâtir cet avenir de
développement, de fraternité, d’égalité, si nous ne
regardons pas le passé avec le sens de la vérité». Il
s’agit d’insister «sur cette vérité et sur un principe
d’égalité de construire, comme l’Emir Abdelkader qui a
su être à la fois un grand algérien, un grand musulman
et en même temps un ami de la France», a-t-il ajouté.
R.
A.
Coopération
algéro-allemande
Des
projets communs dans l’énergie
L’Algérie et l’Allemagne ont procédé jeudi à la
signature d’un mémorandum entre Sonatrach et Eon Rhurgaz,
filiale du groupe énergétique allemand Eon. «Ce
mémorandum sera dédié à l’étude de tous les projets
d’intérêt commun que les deux pays pourront développer
ensemble dans le GNL», a précisé Chakib Khelil, ministre
de l’Energie et des Mines à l’occasion de la visite
d’une importante délégation allemande à Alger. Chakib
Khelil a, en outre, estimé que les relations
algéro-allemandes dans le domaine de l’énergie sont très
bonnes. Une déclaration faite à l’issue de son entretien
avec Frank-Walter Steinmeier, ministre allemand des
Affaires étrangères et avec les membres des deux
délégations composées notamment des responsables des
entreprises du secteur concernant l’évaluation de la
coopération et les possibilités de son renforcement.
Plusieurs projets sont engagés par des entreprises
allemandes en Algérie dans le domaine de l’énergie. «Les
sociétés allemandes sont déjà très actives dans le
secteur de l’énergie notamment dans l’exploration, le
transport, et dans l’aval à travers l’unité de
production d’hélium réalisée et exploitée en partenariat
entre Sonatrach et l’entreprise Linde, une société
allemande présente dans la pétrochimie au complexe de
Skikda», a précisé le ministre.
La
coopération avec les entreprises allemandes concerne
aussi des projets communs tels que le projet
pétrochimique avec le groupe chimique BASF à Tarragone
en Espagne. Le ministre a également indiqué que d’autres
entreprises allemandes sont en course pour décrocher des
projets pétrochimiques notamment celui de la production
de méthanol.
Le
ministre a souligné que l’Algérie est le pionnier, le
grand exportateur et le fournisseur de gaz fiable qui a
toujours respecté ses engagements. «Nous serions très
heureux de développer avec l’Allemagne des relations
d’échange dans tous les domaines et en particulier le
GNL»,
a-t-il
ajouté. Ne manquant pas de relever l’importance de la
coopération dans le domaine des énergies nouvelles et
des énergies renouvelables, Khelil a insisté sur le
renforcement de ces activités surtout que les
entreprises allemandes possèdent l’atout de la
technologie inhérente à ces énergies. Le ministre
allemand s’est félicité, pour sa part, de la signature
du mémorandum qui va permettre, selon ses dires,
d’intensifier les relations de coopération dans le
secteur énergétique et surtout dans le GNL. «Je me
réjouis de la signature de ce mémorandum entre Eon et
Sonatrach pour coopérer dans le domaine du GNL», a-t-il
indiqué.
Il a
fait savoir que son pays s’approvisionnait en gaz
exclusivement par gazoduc et qu’il voudrait diversifier
ses sources pour assurer sa sécurité énergétique.
«L’Algérie est un fournisseur fiable en énergie et a une
grande importance pour l’approvisionnement de
l’Allemagne», a-t-il déclaré. En plus du gaz,
l’Allemagne a exprimé son intérêt de développer un
partenariat avec l’Algérie dans le domaine des énergies
nouvelles et renouvelables. «Les contacts n’ont pas
seulement porté sur les sources d’énergie fossiles mais
également sur l’intérêt de l’Algérie à développer les
énergies alternatives», a indiqué
Frank-Walter Steinmeier. L’Algérie ne vend pas, pour
l’instant, de gaz à l’Allemagne ni liquéfié ni sous la
forme naturelle. A noter que Eon est devenue, en plus de
la conclusion de cet accord, le partenaire dans le
projet du gazoduc Medgaz entre l’Algérie et l’Espagne et
ce, après qu’elle eut acquis la société espagnole
Endesa, partie prenante au projet. La compagnie
allemande «la Wintershall» est aussi partenaire dans le
projet du gazoduc Galsi entre l’Algérie et l’Italie, via
la Sardaigne.
Nouria B.
Un deuxième accord avec
l’Allemagne
La
dette rééchelonnée liquidée à 100%
L’Algérie vient d’achever tout le processus de
remboursement anticipé de la totalité de sa dette
rééchelonnée en signant le dernier accord de paiement de
cette dette avec l’Allemagne. En effet, les deux pays
ont signé mercredi passé à Alger un accord bilatéral de
remboursement par anticipation de la deuxième et
dernière tranche de la totalité de la dette algérienne
rééchelonnée. Ce second accord qui fait suite à la
première tranche de paiement anticipé dont l’accord
avait été signé en août dernier pour un montant de
387,64 millions de dollars, porte sur le remboursement
anticipé de 372,11millions de dollars et sera effectué
le 30 novembre prochain. «Nous envisageons d’entamer des
négociations pour le remboursement anticipé d’une partie
de la dette extérieure qui reste après avoir réglé la
totalité de sa dette rééchelonnée», a soutenu à
l’occasion, Mourad Medelci, ministre des Finances,
précisant qu’une partie de la dette extérieure qui
compte essentiellement des créances commerciales pourra
faire l’objet d’un traitement approprié à travers un
remboursement anticipé puisque le dossier du payement
anticipé du stock de la dette qui reste sera ouvert avec
les créanciers à la fin de l’année 2006 et pourra voir
son règlement au cours de l’année 2007. Pour sa part,
Frank-Walter Steinmeier, ministre des Affaires
étrangères de la République Fédérale d’Allemagne a
déclaré que les deux pays ont convenu que 60% des
intérêts de la dette algérienne envers l’Allemagne
seront versés dans des projets communs, particulièrement
pour la gestion de l’eau. Le ministre qui a été reçu par
le président de la République a souligné qu’il ont
abordé plusieurs questions, notamment la situation au
Proche-orient, au Soudan, au Congo et en Afghanistan et
le dossier du nucléaire iranien. «Nos relations se sont
beaucoup améliorées ces cinq dernières années de manière
très dynamique, période durant laquelle le chiffre des
entreprises allemandes présentes en Algérie s’est
multiplié par cinq», a-t-il indiqué relevant toutefois
que ces relations se limitent actuellement à la
coopération en matière énergétique. Les deux pays se
sont mis d’accord pour œuvrer à élargir l’engagement et
l’action de l’économie allemande en Algérie.
Depuis
la conclusion en mai 2006 d’un accord multilatéral pour
le remboursement anticipé de sa dette avec le Club de
Paris, suivi d’un autre avec le Club de Londres
(septembre 2006), l’Algérie a réglé avant terme une
dette rééchelonnée de l’ordre de 8,5 milliards de
dollars. Des dettes qui devaient être remboursées entre
le 30 novembre 2006 et le 30 novembre 2011. Les deux
accords multilatéraux de remboursement anticipé signés
et exécutés avec ces deux puissants Clubs de créanciers
avaient été précédés, dès l’année 2004, par le règlement
à l’avance de tous les crédits contractés auprès des
institutions financières internationales. En ajoutant à
l’ensemble de ces accords celui de l’annulation de la
dette algérienne avec la Russie, estimée à 4,737
milliards de dollars, l’Algérie a donc réglé par
anticipation entre 2004 et 2006 une dette externe de
plus de 16 milliards de dollars.
Irane Belkhedim
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