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Leurs procès a été ajourné

17 terroristes poursuivis pour assassinats

L’affaire des 17 terroristes poursuivis pour assassinats dans des embuscades contre des membres de l’Armée nationale populaire (ANP) et de la Garde communale dans la région de Bouzegza, commune de Keddara (wilaya de Boumerdès) a été ajournée par le tribunal criminel près la cour d’Alger.

Le juge Benkherchi Omar a décidé de reporter l’affaire à une date ultérieure suite à l’appel introduit auprès de la Cour suprême par l’accusé C. M’hamed contre l’arrêt de renvoi prononcé par la chambre d’accusation, et selon lequel il sera présenté devant le tribunal criminel. Selon l’arrêt de renvoi, les services de sécurité avaient reçu des informations sur la présence d’éléments relevant de la «katiba El Feth» affiliée au groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) dirigée par Droukdel Abdelmalek activant dans les hauteurs de Bouzegza, dans une maison située dans la commune de Bachdjarrah à Alger et qui étaient sur le point de préparer des actes criminels à l’ouest de Boumerdès. Les services de sécurité ont perquisitionné la maison et procédé à l’arrestation de deux terroristes, C. M’hamed (33 ans) et O. Khaled (27 ans), en possession d’armes et de bombes traditionnelles. Lors de l’audition, l’accusé C. M’hamed a reconnu appartenir au groupe terroriste activant dans les hauteurs de Bouzegza depuis 1999 et qu’il était venu à Alger dans le but de récolter des fonds au profit de ce groupe. Il a également reconnu avoir participé à des embuscades contre des membres de l’ANP, de la Garde communale et de la Gendarmerie nationale, dans la région de Boumerdès, dont l’embuscade ayant visé des membres de l’armée, le 30 mai 2005, à Oued Ouarchouch, village de Hadoura, commune de Keddara, ayant fait deux morts et 5 blessés parmi les militaires. Il a ajouté qu’une embuscade a été tendue le 27 février 2007 contre un convoi de militaires à Oued Hdjel, commune de Thenia, reconnaissant également son implication dans une attaque armée contre un poste de contrôle de l’armée et de la Garde communale à Amestas, commune de Keddara ayant fait 4 morts et 10 blessés parmi les militaires. Le prévenu O. Khaled a, quant à lui, reconnu son appartenance au même groupe terroriste depuis 2008. L’accusé préparait un attentat suicide vers la fin 2009, selon les informations parvenues aux services de sécurité. Les deux accusés avaient renseigné les services de sécurité sur les lieux de plusieurs casemates du groupe terroriste, dans les hauteurs de Bouzegza. Lorsque les services concernés se sont déplacés sur les lieux, ils ont trouvé des armes, des munitions, des bombes traditionnelles ainsi que des mines et des bonbonnes de gaz transformées en bombes artisanales.       

Par Salah H. 

 

TIZI OUZOU

Des trafiquants de stupéfiants sous les verrous

Une personne a été arrêtée au début de la semaine en cours à Beni Douala en possession de 460 grammes de kif traité, a indiqué hier la cellule de presse de la sûreté de la wilaya de Tizi Ouzou dans un communiqué. H.L, âgé de 34 ans, et son fournisseur K.R (27ans) dénoncé par le premier mis en cause, a été également interpellé et la perquisition de son domicile s’est soldée par la récupération d’une quantité de boissons alcoolisées destinées à la vente illicite. Toujours selon la même source, un troisième individu a été arrêté par la police à Beni Douala, lundi dernier, en possession d’une quantité de stupéfiants qu’il s’apprêtait à écouler. K.A (19 ans) détenait également une arme blanche prohibée. Déférés devant le parquet de Tizi Ouzou mercredi dernier, les trois mis en cause ont été écroués. Par ailleurs, dans la localité de Maatkas, selon toujours le communiqué des services de sûreté de wilaya, un malfaiteur H.R (27 ans), qui perpétrait des vols notamment de téléphones portables sous la menace d’une arme blanche. Déféré jeudi devant le parquet de Tizi Ouzou, il a été placé sous mandat de dépôt.

HAMID M.

 

Le cambriolage d’un bureau d’études élucidé

Quatre auteurs présumés du cambriolage d’un bureau d’études situé au niveau de la nouvelle ville de Tizi Ouzou ont été interpellés par les éléments de la 3e sûreté urbaine, apprend-on. Les mis en cause ont commis leur méfait au début de cette semaine. Leur interpellation a aussi permis aux policiers de récupérer les objets volés, notamment des équipements informatiques. Les quatre jeunes âgés d’une vingtaine d’années seront déférés demain devant le parquet de Tizi Ouzou pour vol par effraction.        

H.M. 

 

La question du jour

Mais pour qui donc sonne le glas ?

L’Algérie peut-elle connaître des événements de même nature que ceux qui se sont traduits par le départ des présidents tunisien et égyptien ? Cette question, chacun est bien convaincu que c’est la seule qui compte pour le moment. De fait, tout le monde se la pose, directement ou indirectement, les détracteurs de Bouteflika comme ses partisans, les détracteurs des détracteurs de Bouteflika, qui ne lui apportent leur soutien que pour barrer la route aux premiers, les gens engagés politiquement à un titre ou à un autre, comme le citoyen le plus indifférent à la chose publique, si cela se trouve. A vrai dire, il n’y a eu jusqu’à présent qu’une seule personne qui ait cherché à démontrer, en quelque sorte par a+b,  pourquoi l’Algérie est par trop différente de la Tunisie et de l’Egypte pour  que son président connaisse la même fin de carrière  que Ben Ali et Moubarak. C’est Louisa Hanoune, qui pourtant n’a pas caché sa crainte que la rue algérienne n’en vienne à son tour à se soulever. La secrétaire générale du Parti des travailleurs a en réalité jeté sa langue au chat en disant qu’une explosion est possible certes, mais le fait que celle-ci ne se produise pas en fin de compte ne l’est pas moins.

 Il va de soi qu’en vertu des similarités entre les trois régimes, bien plus significatives que leurs différences, ce qui s’est passé en Tunisie et en Egypte peut très bien se reproduire en Algérie. C’est précisément cette espèce d’évidence qui met sur le pied de guerre les anti Bouteflika radicaux, regroupés aujourd’hui dans cette  enveloppe dressée à la hâte qui s’est donnée une envergure et nom bien trop larges pour ce qu’elle recouvre réellement. La Commission nationale pour le changement et la démocratie affirme n’avoir fait qu’appeler à une marche pour le 12 février dernier. En réalité, ce qu’elle a tenté vainement samedi dernier, c’est au propre sens du mot d’ameuter la ville, et par là tout le pays, c’est de fournir l’occasion à tous les mécontentents, qu’elle estime être nombreux, et qui doivent l’être en effet, de remplir la Place du 1er Mai d’abord, d’affluer de tous côtés, avant de défoncer l’encerclement policier sous la seule pression de leur masse. C’est de fournir l’étincelle dont Ali Yahia, Saïd Sadi et leurs amis pensent qu’elle est la seule à manquer dans une atmosphère aussi explosive. Cette analyse de la situation les dispense de fournir la masse des marcheurs, puisque ceux-ci sont censés accourir d’eux-mêmes se ranger sous la bannière déployée justement à l’effet de les rallier. Son objectif pour ce samedi reste le même : mettre le feu à la ville.

Y parviendra-t-elle ? Il n’y a aucune raison de penser qu’elle réussira ce samedi là où elle a lamentablement échoué samedi dernier. Le seul élément à son avantage, ce sont les appuis  internationaux, qui ont été renouvelés malgré l’échec patent de samedi dernier. Mais depuis le début, ce soutien leur était acquis, peut-être seulement par ignorance du peu de représentativité de ceux à qui il a été apporté. Ce que Ali Yahia Abdenour a traduit dans son langage propre en affirmant que les conditions internationales étaient réunies. Et qu’il fallait donc y aller, battre le fer pendant qu’il était chaud, qu’il y avait là une occasion en or qu’il serait criminel de laisser passer, qui pourrait ne pas se renouveler.

 Quand on dispose d’autant d’atouts dans sa manche et qu’on rate cependant son coup, on n’a pas le droit ensuite de se plaindre de ce que son adversaire ait abusé de son propre jeu. En clair, si la grande foule n’était pas au rendez-vous samedi dernier à la Place du 1er Mai (notons que personne n’appelle cette place de son nom actuel, ce qui n’est sans doute pas insignifiant), c’est parce qu’elle ne voulait pas répondre à l’appel de la CNCD, ou plutôt de ses têtes d’affiche, qui en l’occurrence ont joué le rôle de repoussoir.

Louisa Hanoune a mis cet échec sur le compte de la seule présence de Saïd Sadi. C’est vrai et faux à la fois. C’est vrai parce que cette présence n’est pas conforme au modèle tunisien, qui s’est reproduit en Egypte, et que la CNCD ambitionnait de mettre en œuvre en Algérie. C’est faux, parce que tous les maux du pays ne se sont tout de même pas réunis dans la personne de Saïd Sadi, quoi qu’en dise Louisa Hanoune, qui  a complètement passé sous silence la présence de Ali Benhadj.

La CNCD veut faire partir Bouteflika. Tout indique qu’elle partira bien avant lui. Probablement pas plus tard que ce samedi.

Par Mohamed Habili

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L'Edito Du Jour

Par

Nadjib Stambouli  

Ne pas bouder les bonnes nouvelles

Dans tous les secteurs, notamment le logement, l’emploi ou les services de l’état civil, outre les grandes mesures annoncées comme la levée l’état d’urgence, on assiste à une activation particulière des énergies, locales ou centrales. Devant ce regain subit d’intérêt des autorités pour les préoccupations           en débloquant les obstacles bureaucratiques ou en lâchant du lest (comme pour l’apport personnel des crédits Ansej, réduits de 5 à 1%), il s’observe deux réactions : soit on crie à une sorte de réveil tardif, voire à un « opportunisme d’Etat » qui craindrait des représailles par émeutes interposées, soit, tout simplement, l’observateur, satisfait, accueille favorablement ces décisions, mêmes tardives. En fait, en politique comme en tout autre domaine, est valable le bon vieil adage qui affirme « mieux vaut tard que jamais » ou encore « il n »est jamais trop tard pour bien faire ». Les logements étaient fermés trop longtemps (jusqu’à vingt ans…), et on s’est mis subitement à les distribuer, parce que là est la directive de Bouteflika ? Et alors ? Le drame est de ne pas corriger la faute, pas de s’y cramponner, que l’on sache. Des ministres et des walis donnent des instructions pour recruter massivement des jeunes, notamment les diplômés, comme dans une course contre la montre ? Et alors ? Il faudrait vraiment être frappé de grave cécité mentale, voire n’éprouver que mépris envers ceux qui en bénéficient, forcément des nécessiteux, en ne voyant dans ces avancées (elles le sont, sans conteste) que calculs politiciens ou volonté de récupération et de manipulation de l’opinion publique. En tant qu’acquis, même de dernière minute, il faut accompagner ces mesures pour qu’elles en engendrent d’autres, les gagnants dans l’affaire étant l’Algérie et les Algériens. En adoptant une telle attitude de maturité consistant à saluer les décisions lorsqu’elles vont dans le bon sens, l’opposant véritable reste dans son rôle et n’en sort que grandi, d’autant que par ailleurs, la matière à s’opposer ne manque pas. Vaste est le terrain où l’on peut s’adonner avec délectation aux exercices de tirs critiques. Mais quand il y a de bonnes nouvelles, l’événement est si rare qu’il ne faut pas bouder son plaisir.

N.S.

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