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A propos de la
liste électorale des redresseurs
«Des
prestataires de service veulent déstabiliser le FLN»
Le porte-parole du
FLN a qualifié de «prestataires de service» les redresseurs qui
présenteront leurs propres listes (indépendantes) aux législatives
prévues le 10 mai. Les dissensions déjà existantes au sein du vieux
parti FLN, ont refait surface à trois mois des élections
législatives. Le FLN, actuellement dirigé par l’ébranlable Abdelaziz
Belkhadem, a pris l’eau du fait de la discorde et des divergences
conflictuelles entre les cadres de ce parti qui, en rangs dispersés,
participera aux échéances législatives du 10 mai prochain. C’est sur
fond de dissensions politiques que cette formation fragilisée par
plusieurs tentatives (avortées) de redressements ont éventré la
première force politique du pays. Le mouvement des redresseurs,
piloté par le dissident Mohamed Seghir Kara, a décidé avant-hier de
présenter ses propres listes pour les prochaines législatives. Le
Front de libération nationale (FLN) ira aux législatives du 10 mai
en rangs dispersés après la décision, hier, d’un groupe dissident,
le Mouvement des redresseurs, de présenter ses propres listes. «Nous
allons nous présenter dans toutes les mouhafadhas avec des listes
indépendantes en donnant la chance aux jeunes et aux femmes», a
déclaré à l’AFP le porte-parole du Mouvement des redresseurs et
ancien ministre, Mohamed Seghir Kara, précisant que 50% les listes
électorales dans 41 mouhafadhas sont déjà achevées. Interrogé à ce
sujet, le porte-parole du FLN, Kassa Aissi, contacté par téléphone a
affirmé que ce mouvement de dissidence ne peut en aucun cas influer
sur le parti, encore moins sur les prochaines législatives. À la
question de savoir si les redresseurs, qui ont décidé de participer
avec leurs propres listes aux législatives, ne perturberont pas les
préparatifs du FLN à ce même scrutin, Aissi a affirmé que ceux-là ne
sont que «des prestataires de service qui visent à déstabiliser le
parti, en prévision des prochaines échéances, en particulier les
élections présidentielles de 2014». Notre interlocuteur, tout en
réitérant la position du FLN qui ne reconnaît pas ce mouvement
duquel il se démarque, soutient que les visages de ces «transfuges»
sont connus de tous, y compris des citoyens qui n’aiment pas
ces «repentis politiques». Il est utile de noter que Seghir Kara
avait pris ses distances vis-à-vis du FLN en septembre 2010, en même
temps que l’actuel ministre de l’Enseignement et de la Formation
professionnels. Ces derniers dénoncent les méthodes non
démocratiques dans la gestion des affaires du parti, scindé en trois
courants. Après avoir livré une bataille, jusque-là pas encore
gagnée, contre le Mouvement pour l’authenticité et le redressement
du FLN, piloté par Mohamed-Seghir Kara et Salah Goudjil, Belkhadem
fait face aussi à une autre tendance, celle du Mouvement de l’éveil
national (Sahwa). Les meneurs de ce mouvement, dirigé par un certain
Djamel Saâdi, ont réitéré, eux aussi, leur volonté d’en découdre
avec Abdelaziz Belkhadem et les redresseurs. «Nous ne partageons pas
les mêmes idées que Belkhadem et les redresseurs. Nous voulons
purifier le parti des opportunistes», avait déclaré Djamel Saâdi.
Celui-ci avait fait part de sa volonté de constituer des listes
indépendantes ou créer carrément un nouveau parti pour aller aux
prochaines législatives. En tout état de cause, les enjeux des uns
et des autres sont bien connus. L’enjeu principal des dissidents est
bien entendu la course aux sièges du Parlement et les
présidentielles de 2012. Belkhadem qui dit ne pas reconnaître le
Mouvement des redresseurs nie également l’existence de voix
discordantes au sein du FLN. «Ceux qui veulent mettre le FLN au
musée ne sont pas encore nés», avait-il répondu sur un ton
belliqueux à ses détracteurs.
Par Yazid Madi
Haut
Serait-ce le coup de grâce pour Belkhadem ?
Le vieux parti unique risque-t-il d’être le grand perdant lors des
prochaines législatives ?
De l’avis de
certains au fait de la chose FLN et de ses arcanes, tout le
prédispose. Exsangue et accablé de toutes parts, la formation de
Belkhadem ne parvient pas à se défaire de ses vieux réflexes
d’appareil de l’Etat vu que ses positions sont considérées trop
rapprochées du pouvoir au point d’en devenir un simple instrument.
Dans tout ce brouhaha, le parti de Belkhadem subit le double lâchage
par le pouvoir et par les alliés politiques. Cela n’est pas pour
arranger les choses pour le FLN. Les partenaires d’hier, ceux de
l’alliance presidentielle voient chacun midi à sa porte et ne
s’empêchent pas d’exploiter l’aubaine qu’offre une telle kermesse.
Le RND compte ravir la vedette, prendre l’avant-garde et s’assurer
l’heritage du FLN en s’accaparant la mouvance nationaliste. Le MSP,
qui a quitte la veille le trio presidentiel, a preferé retourner à
ses anciennes positions compte tenu de la montée de l’islamisme qui
peut lui être favorable. Mais ce sont les vagues successives de
rébellions et de dissidences nées au lendemain du coup d’Etat
scientifique qui a permis de débarquer Ali Benflis qui risquent
d’être les plus nefastes pour le vieux parti. Elles trouvent en ces
échéances électorales une opportunité pour porter le coup fatal à
l’actuelle direction. Les efforts se multiplient et se moutonnent.
L’hallali semble avoir sonné. Tout milite pour une défection
magistrale qui sera évidemment attribuée à la gestion actuelle du
parti qui n’aurait pas su gérer la crise interne et apaiser le
mécontentement qui se généralise jour après jour. Le principe serait
de vider le parti de sa substance. Laquelle substance bien implantée
au sein des structures du Front est restée fidèlement attachée à son
ancien secrétaire général, Ali Benflis. D’ailleurs, ils sont
nombreux à continuer à considérer ce dernier, candidat malheureux à
la présidence de la République, comme le seul patron du parti. Le
rassemblement des légalistes de l’ex-parti unique, mouvement lancé
il y a quelques semaines, affiche son opposition à l’actuelle
direction et se range du côté de Benflis. «Pour nous, Ali Benflis
est toujours le secrétaire général du FLN. Nous sommes avec lui et
nous avons son soutien», affirme le porte-parole du mouvement,
Chamsedin Boudjedra qui partage «avec les redresseurs l’opposition à
la direction actuelle du parti». D’un côté, il y a ceux qui ont
préféré présenter des listes indépendantes à l’instar de Zidouk
Abdelkader qui affûte ses armes pour se présenter à AÏn Defla. De
l’autre, il y a ceux qui affirment se présenter dans toutes les
mouhafadhas avec des listes indépendantes baptisées Taâsil comme
l’avait déclaré à l’AFP le porte-parole du Mouvement des redresseurs
et ancien ministre, Mohamed Seghir Kara, qui assure avoir «terminé à
50% les listes électorales dans 41 mouhafadhas». Le titanesque qui
remonte à quelques années révèle la ferme intention de porter le
coup fatal à l’actuel SG Abdelaziz Belkhadem «honni» par les siens.
L’on parie surtout sur le pourrissement qui aurait atteint son
paroxysme. Et pour cela on fait appel aux chiffres. Si durant la
législature de 2002 le FLN a pu obtenir 199 sièges au sein de l’APN
grâce à quelque 2,6 millions voix, représentant 34,3%, la débâcle
des législatives de 2007, en réaction au putsch contre Ali Benflis,
aurait fait perdre au parti la majorité absolue, qui a obtenu 136
sièges à l’Assemblée nationale populaire, et quelque 1,3 million de
voix, soit la moitié de l’électorat FLN.
Azzedine
Belferag
Haut
23e anniversaire de la création de l’UMA
Bouteflika :
«L’unité maghrébine, un impératif vital»
Mourad Medelci a
appelé hier depuis Rabat à la tenue d'une réunion ministérielle
maghrébine à Alger pour examiner la question sécuritaire dans la
région.
Le Président
Bouteflika a affirmé hier, à l’occasion de la célébration du 23e
anniversaire de la création de l’Union du Maghreb arabe (UMA), que
«la réalisation de l’unité maghrébine à l’ère des ensembles
régionaux et internationaux est un impératif vital et pressant en
vue de permettre à nos peuples frères de relever les défis au sein
d’un ensemble soudé et uni». Dans les différents messages adressés
pour l’occasion aux dirigeants maghrébins, le Président Bouteflika a
réitéré «le souci et la volonté de l’Algérie d’œuvrer, de concert
avec vous (les dirigeants maghrébins), à la préservation de cet
acquis et au développement de ses structures, étant un facteur de
développement et un cadre de complémentarité et de concertation
politique». Et d’assurer dans ce contexte que l’Algérie «participera
activement aux efforts collectifs fournis au service de nos pays
frères». En outre, le Président, qui estimera le contexte actuel
«propice à l’actualisation de notre réflexion sur la construction de
l’édifice maghrébin», mettra en évidence que «nous sommes tenus dans
notre démarche, d’œuvrer sur la base d’une approche réaliste et
progressive qui prenne en compte les intérêts de nos pays et les
ambitions de nos peuples». De ce fait, pour le Président Bouteflika,
la reconstruction de cet espace maghrébin, dont bénéficiera
l’ensemble des pays de l’organisation régionale, doit être «bâtie
sur une complémentarité économique qui repose sur l’adoption de
politiques communes dans tous les domaines».
A Rabat,
Medelci met l’accent sur la question sécuritaire
Pour sa part, le
ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a appelé hier
depuis Rabat à la tenue d’une réunion ministérielle maghrébine à
Alger pour examiner la question sécuritaire dans la région. Aussi,
il invitera à la mise en place des instruments pour coordonner les
efforts en matière de lutte contre le terrorisme, le crime organisé,
le trafic d’armes, la contrebande et l’émigration clandestine.
Intervenant lors de la 30e session des ministres maghrébins des
Affaires étrangères, le chef de la diplomatie algérienne dira que
l’Algérie, qui a inscrit la question sécuritaire dans l’ordre du
jour de cette réunion, préconisait une véritable et efficace
coopération dans ce domaine, à travers une conjugaison des efforts
des uns et des autres pour faire face aux dangers qui menacent la
région.
Ainsi, les
ministres des AE des pays du Maghreb ont entamé hier à Rabat une
réunion dont l’objectif principal est de réactiver ou plutôt de
réanimer cet espace maghrébin en dormance depuis 1994.
Dans cet ordre
d’idées, un communiqué du ministère des Affaires étrangères
indiquera que le Conseil des ministres maghrébins examinera
notamment les questions «relatives à l’intégration économique
maghrébine, la poursuite de la réforme de l’Union, la validation de
l’étude relative à la création de la communauté économique
maghrébine, l’évaluation de l’état d’avancement du processus
maghrébin et les échéances de la prochaine étape».
Le but évidemment
est de faire de cet espace maghrébin un grand marché de
libre-échange, à l’image de l’UE. Jolie ambition pour les 90
millions d’habitants de la région. Reste maintenant la volonté de
chaque pays composant cette Union, à apporter sa pierre à l’édifice
et à dépasser les divergences entre ses gouvernants qui, durant des
années, ont empêché le fonctionnement des différents accords de
partenariat qui ont lié ces pays.
En outre, cette
session permettra aux ministres des AE de «poursuivre la
consultation et la coordination des positions concernant les
questions politiques régionales et internationales intéressant la
région», et sera également une opportunité pour aborder le prochain
sommet de l’UMA que devrait accueillir cette année la capitale
tunisienne.
«La question
du Sahara occidental ne nous empêchera pas d’avoir des relations
bilatérales positives»
Par ailleurs, la
veille de cette réunion, s’est tenu à Rabat également le Conseil des
ministres des Affaires étrangères de l’UMA que Mourad Medelci
considérera comme un «point de départ» pour une nouvelle approche
de l’UMA. De son côté, Saad-Eddine El-Othmani, chef de la diplomatie
marocaine, soutiendra que «l’année 2012 sera celle de l’UMA». En
outre, les deux ministres ont signé un mémorandum d’entente portant
sur la mise en place d’un mécanisme de consultations politiques
entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays, en vue
de donner une nouvelle impulsion aux relations entre l’Algérie et le
Maroc.
Répondant à une
question sur la réouverture des frontières terrestres
algéro-marocaines, Medelci dira : «Nous devons envisager l’avenir
non pas seulement sous l’angle des frontières». S’agissant du Sahara
occidental, il déclarera : «Nous avons convenu de respecter le point
de vue de chacun sur cette importante question qui est entre les
mains des Nations unies depuis des années et le restera à ce
niveau». Cette question «ne nous empêchera pas d’avoir des relations
bilatérales positives».
Par Lynda Naili
Bourebrab
Haut
Ouyahia, sur l’ouverture des frontières avec le Maroc
La décision
doit reposer sur des «bases solides»
Le Secrétaire
général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia,
a estimé samedi à Oran que la décision d’ouverture des frontières
avec le Maroc doit reposer sur des «bases solides». Présidant la
cérémonie du 15e anniversaire de la fondation de cette formation
politique, M. Ouyahia a souligné que le traitement des grandes
questions entre l’Algérie et le Maroc, dont l’ouverture des
frontières, nécessite d’abord la mise en place de «bases solides et
une préparation raisonnable». M. Ouyahia a souligné le dynamisme qui
caractérise depuis plus d’une année les relations entre l’Algérie et
le Maroc, notamment avec l’échange de visites des délégations des
deux pays et les importantes réunions bilatérales tenues récemment.
Il a affirmé, dans ce contexte, que la fraternité et les relations
solides qui lient les deux peuples «n’ont pas besoin de médiation».
H. Y.
Haut
Parti de Noureddine Bahbouh
600 délégués au
congrès de l’UFDS
L’Union des forces
démocratiques et sociales (UFDS) a tenu hier, au centre touristique
«Adim» à Zemmouri El Bahri (Boumerdès), son congrès constitutif.
Plus de 600 délégués venus de 48 wilayas du pays ont assisté à cette
réunion. Dans son allocution d’ouverture, l’ex- ministre de
l’Agriculture et membre fondateur du parti, Noureddine Bahbouh, a
présenté les grandes lignes du programme de son parti. D’emblée, il
n’a pas manqué de signaler que cette rencontre se déroule la veille
de l’une des dates historiques de la guerre de Libération nationale,
soit la journée du chahid. «Raison pour laquelle nous sommes tenus
de nous remémorer et nous incliner devant la mémoire de ceux et
celles qui ont permis à notre chère patrie de jouir de sa
souveraineté entière. Laquelle patrie nous interpelle plus que
jamais sur son avenir», a-t-il ajouté. Noureddine Bahbouh a rappelé
que le programme de son parti s’articule autours de 10 points. Parmi
lesquels, la lutte contre le terrorisme, l’exclusion et l’extrémisme
idéologique, l’égalité entre l’homme et la femme, la liberté
d’expression dont la liberté de la presse, la cohésion nationale, la
justice sociale et la répartition équilibre des richesses, le
développement économique harmonieux et contre la «bazardisation» de
l’économie, un enseignement de qualité et une école capable de
s’adapter aux défis actuels, ouverte à l’universalité, contre la
marginalisation des cadres pour une implication. Sur la plan
international, il affirme que son parti œu-vrera à promouvoir une
politique plus entreprenante tant aux niveaux maghrébin, africain,
méditerranéen qu’international. Avant de clôturer son intervention,
il a indiqué que «son parti est ouvert à toutes les couches sociales
et à la jeunesse algérienne qui partageront nos convictions et nos
aspirations et qui seront prêts à engager les combats politiques
nécessaires à l’effet de participer à la construction d’une Algérie
stable, juste et développée garantissant ainsi à nos enfants le
droit à l’avenir». Il a invité tous les Algériens, soucieux de
l’avenir du pays à participer à l’éclosion de son mouvement. Au
cours de cette réunion des ateliers constitués pour des programmes
politiques, sociaux, culturels ont été organisés et seront présentés
dans la soirée aux congressistes pour approbation. C’est dans la
soirée (hier) qu’il sera procédé à la constitution du bureau
exécutif du parti, indique-t-on. Le chargé de l’organisation du
congrès, Abdelaziz Ben M’hidi (neveu du chahid Larbi Ben M’hidi), à
une question sur la participation du parti aux élections
législatives a affirmé qu’il était trot tôt pour s’exprimer sur ce
projet. «Prenons le temps de déposer le dossier d’agrément et la
décision de prendre part ou pas aux prochaines élections des
législatives revient de droit aux militants» Dans le milieu de
l’après-midi, un climat festif règnait dans l’enceinte du complexe
touristique Adim, en attendant l’élection des membres constitutifs
du parti.
A.Kichni
Mouldi Aissaoui
se retire du parti avant même le début des débats
A l’issue de cette
rencontre qui a regroupé plus de 600 participants des quatre coins
du pays, l’ex-ministre de la Jeunesse et des Sports, Mouldi Aissaoui,
devant un parterre de journalistes a déclaré qu’il se retirait du
parti bien qu’il soit membre fondateur. Cette décision de retrait a
été prise d’une manière définitive avant même la constitution du
bureau exécutif. Il a motivé son retrait par le dérapage et le
non-respect de la procédure programmée ainsi que l’idéologie
initialement prévue conjointement avec les membres fondateurs, dont
Bahbouh Noureddine, Aïssa Nouasri, Abdelaziz Ben M’hidi (neveu du
chahid Larbi Ben M’hidi) et Zitouni. «J’ai insisté avant de
m’engager avec ces derniers à respecter l’ethique démocratique et la
création d’un parti sur des bases solides. Maintenant je suis
désolé, déçu, et je préfère me retirer. Je suis au regret d’annoncer
devant la presse que je suis un homme à principes et je suis clair,
loin de toutes les manigances. C’est mal parti. Des gens ont voulu
accaparer des postes. D’ailleurs, je devais faire un discours
politique mais en vain», a-t-il déclaré. Bien qu’il se soit retiré,
il envisage de créer un autre parti politique.
A.K.
Haut
Médecins de la santé publique
Retour à la
grève en mars
Le ministre de la
Santé n’ayant pas respecté ses engagements, les praticiens
spécialistes de la santé publique ont décidé, après quatre mois
d’attente, de renouer avec la grève à compter du 4 mars prochain.
Après avoir
suspendu son mouvement de grève à la fin du mois d’octobre dernier,
le Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé
publique (Snpssp) compte renouer avec la grève au mois de mars
prochain. Joint hier par téléphone, le Dr Mohamed Yousfi, porte-
parole du Snpssp a indiqué que «cette décision de recourir à la
grève a été prise à l’issue de la réunion du conseil national tenue
jeudi et vendredi derniers». Une réunion qui, selon notre
interlocuteur, «a fait une évaluation négative à travers les bureaux
nationaux représentant le syndicat des praticiens spécialistes de la
santé publique». Et de souligner qu’«aucun engagement n’a été
respecté par la tutelle. Nos tentatives de prendre contact avec le
ministre de la santé ont été vaines». Le Snpssp a en effet organisé
dans la journée d’hier une conférence de presse au niveau de son
siège à Alger. Cette conférence fait le point du non-respect des
promesses faites par le ministre de la Santé Djamel Ould Abbès. Il a
été annoncé qu’un préavis de grève sera déposé aujourd’hui au
niveau des institutions concernées. Le Snpssp a décidé d’une grève
de trois jours, les 4, 5 et 6 mars prochain. En cas de réponse
défavorable, la protestation sera reconduite durant trois autres
jours, les 11, 12 et 13 mars. «Le mouvement devrait ensuite
s’accentuer avec une grève illimitée à partir du 19 mars» avertit le
représentant du syndicat. Il y a lieu de rappeler, dans ce
contexte, que les praticiens spécialistes de la santé publique ont
gelé leur mouvement de protestation à la fin du mois d’octobre
dernier, suite à leur réunion avec le ministre de la Santé. Lequel
s’est engagé verbalement à prendre en charge certaines de leurs
revendications. Le ministre a également promis de discuter avec le
Premier ministre du statut particulier. La révision du régime
indemnitaire et les mesures incitatives pour le service civil sont
également les points qui devaient être discutés par la tutelle,
suite à la suspension de la grève à la fin du moins d’octobre.
Néanmoins regrette le Snpssp, rien n’a été discuté et la
plate-forme de revendications est encore dans l’attente. C’est
pourquoi le recours à la grève est inévitable pour faire valoir
leurs doléances, estime ce syndicat. Et de dénoncer la position des
partis politiques qui ne semblent pas partager la rude réalité des
Algériens «comme s’ils vivaient dans un autre monde». «En novembre
2009, nous avons rejeté le statut bien avant sa sortie, car injuste
et discriminatoire. Le ministre de la Santé s’est engagé à
interpeller le Premier ministre pour sa révision, mais aucune de ses
promesses n’a pu voir le jour». En termes de revendications, les
praticiens de la santé s’attendent toujours à l’amendement du statut
particulier qui est au niveau de la Fonction publique depuis mai
2011. La suppression de la discrimination en matière d’imposition
entre praticiens spécialistes et hospitalo-universitaires, la
révision du régime indemnitaire ainsi que la promulgation de
l’arrêté interministériel portant sur l’organisation du concours de
passage du grade de praticien spécialiste assistant au praticien
principal figurent encore dans la plate-forme des doléances des
praticiens spécialistes de la santé publique. Cette corporation
demande également la mise en place de mesures incitatives pour le
service civil, le respect de la réglementation en matière de carte
sanitaire et des comités médicopédagogiques, l’attribution d’un
quota de logements de fonction et l’accès à différentes formules de
logements.
Par Yasmine
Ayadi
Haut
Des élus PST au sujet de la pénurie de gaz butane
«C’est une
diversion…»
Le président de l’APC
de Barbacha et ses camardes du PST estiment que les pénuries
récurrentes des produits de première nécessité, notamment la crise
de gaz butane qui touche la wilaya de Béjaïa depuis le début des
intempéries, «est une création, voire une orchestration du pouvoir».
Dans une déclaration qui nous a été adressée, Mohand Sadek Akrour
et ses camarades estiment que ces pénuries est l’arme récurrente du
pouvoir pour réussir ses manœuvres de diversion. Les rédacteurs de
la déclaration font un lien direct entre la crise du gaz butane née
depuis le début des intempéries qui ont sévi dans la wilaya et le
prochain rendez-vous électoral. Pour eux, «à chaque moment politique
important, à chaque occasion qui s’offre au peuple d’en bas pour
poser la véritable problématique politique, les véritables décideurs
au pouvoir procèdent aux avortements». «Après la semoule, le sucre,
l’huile de table, etc. aujourd’hui c’est le gaz butane qui est au
menu de l’habituel et officiel divertissement tragi-comique et les
coryphées fusent de partout pour participer à l’animation de la
scène», écrivent-ils dans leur déclaration où il n’a pas omis de
souligner que les partis au pouvoir et leurs satellites s’activent
pour faire adhérer le maximum de victimes à la danse macabre,
contrairement à ceux qui portent une alternative antagoniste au
système qui sont engagés sans calcul politicien aux côtés des
victimes des intempéries. Ils pensent, par ailleurs, «qu’on n’a pas
daigné faire un clin d’œil, au plus haut de la pyramide de l’Etat, à
l’adresse de ceux qui sont condamnés par la neige, car cette
catégorie est loin d’être acquise à leur politique». Il y a lieu de
rappeler qu’une caravane collective a été organisée jeudi par des
habitants de Barbacha qui sont allés chercher le gaz butane à Naftal
de Béjaïa.
H. C.
Haut
Bilan de la sûreté de wilaya
87 affaires
traitées
La sûreté de
wilaya de Boumerdès présente le bilan d’activités de ses différentes
structures du mois de janvier dernier. C’est ainsi que 87 affaires
ont été traitées et dans lesquelles sont impliqués 111 individus, 11
mineurs dont 5 de sexe féminin. Parmi les personnes interpellées, 29
ont été placées sous mandat de dépôt et 32 autres mises en liberté
provisoire pour différents délits.
Dans le cadre de
la lutte contre la drogue et de la délinquance, les policiers ont
réussi à mettre la main sur 23 dealers impliqués dans 16 affaires de
vente et consommation de drogue dans des descentes en divers
endroits suspectés. A l’issue de ces opérations 27,4 grammes de
drogue type résines de cannabis et 246 psychotropes ont été
récupérés. Présentés au parquet, 21 individus parmi les mis en cause
ont été placés sous mandat de dépôt et 2 autres ont bénéficié de la
liberté provisoire.
Le bilan indique
que les services de la sûreté urbaine ont enregistré, au cours de
cette période, 10 affaires de vols sur la voie publique. 13
malfaiteurs ont été arrêtés parmi lesquels figurent 2 mineurs.
Présentés au parquet, 2 accusés ont été écroués au centre de
rééducation de Tidjelabine et 4 autres placés sous contrôle
judiciaire. Outre celles citées, les policiers ont arrêté 44
individus dont 2 mineurs et 4 femmes impliqués dans 36 affaires de
coups et blessures volontaires. 2 ont été mis en détention et 16 ont
bénéficié de la liberté provisoire.
Caravane d’aide
de la police aux populations enclavées
Par ailleurs, dans
le cadre de la solidarité avec les régions enclavées touchées par
les dernières intempéries, une caravane d’aide aux populations
enclavées a quitté vendredi dernier le siège de la direction de la
sûreté de wilaya pour venir en aide à cette population dans le
besoin, a indiqué l’officier Krimo Touati, chargé de communication
au niveau de cette structure départementale. Pas moins de 200 kits
alimentaires ont été distribués aux habitants des villages de
Bouchakour à Chabet El Ameur et de Ouriacha relevant de la commune
de Naciria, le village Torfa des Issers ainsi que le centre
d’accueil des Issers. Notre interlocuteur n’a pas manqué de
souligner que pas moins de 1 537 appels téléphoniques ont été
enregistrés à travers les numéros 1548 et 1099 liés au numéro 17.
A. K.
Haut
Cargos bloqués, concessionnaires automobiles impuissants
Des milliers
d’Algériens paralysés
Des milliers
d’Algériens ayant entrepris des procédures envers des
concessionnaires automobiles pour l’achat d’un véhicule neuf, dont
la livraison était prévue entre le 15 février et le 15 mars prochain
sont contraints d’attendre encore des mois pour avoir leurs
véhicules. Motif : les cargaisons qui devaient livrer des milliers
de véhicules
n’ont pas pu quitter les quais des pays où ces véhicules sont
construits.
Les futurs
acquéreurs de voitures en Algérie n’ont d’autre choix que de se
montrer encore plus patients. Cette situation était visible dans la
mesure où aucun des constructeurs représentés par des
concessionnaires existants n’avaient entrepris des projets de
création d’usines pour fabriquer des véhicules en Algérie et les
livrer aux clients locaux. Cela devait être fait voilà des années
d’autant que l’Algérie compte parmi les marchés les plus importants,
à venir, au niveau mondial. Le désarroi des Algériens face à cette
situation est très coûteux ; d’ailleurs, beaucoup de clients
algériens sont venus d’autres régions du pays pour faire une demande
pour l’achat d’un véhicule neuf auprès d’un concessionnaire.
Certains ont été contraints de débourser d’autres sommes pour loger
dans des hôtels, du moment où les agences de certains
concessionnaires automobiles leur ont promis une livraison rapide,
voire dans certains cas avant le 15 février dernier. Toutefois,
malgré ces promesses, les Algériens ont été surpris par cette
annonce qui leur a indiqué qu’il faut se montrer entre beaucoup plus
patient pour avoir leurs voitures. Il s’agit là de plusieurs longs
mois d’attente, car selon certains concessionnaires, le mauvais
temps a bloqué les bateaux qui devaient transporter des milliers de
véhicules. Pis, au moment où les Agences parlaient de mauvais temps,
plusieurs clients ont été contraints de retirer leur argent pour
renoncer à l’achat d’un véhicule neuf. Mais, ils ont été surpris par
cette autre annonce des responsables des Agences de vente de
véhicules. En effet, les Agences ont demandé aux clients de se
montrer, encore une fois, patients pour recevoir l’intégralité de
leur argent. Il s’agit là de longs mois d’attente, encore et encore,
pour la récupération des sommes d’argent versées par les clients.
Une autre peine, un autre casse-tête pour les Algériens voulant
acquérir un nouveau véhicule.
L’arnaque se
poursuit
En plus des
retards flagrants dans les livraisons des véhicules neufs au profit
des clients, certains concessionnaires automobiles sont versés dans
l’arnaque. Comment est faite cette arnaque? Récemment, les services
de sécurité ont mené des enquêtes concernant de grosses commandes
d’automobiles, faites par des personnes physiques et non pas par des
sociétés, car seules les entreprises sont autorisées à faire ce
genre de commandes. Ces dernières ayant une complicité dans
certaines Agences ont été «autorisées» par les responsables de ces
boîtes pour faire de grosses commandes de véhicules, alors que
beaucoup de particuliers ont vu leurs demandes refusées. Le but des
agences de véhicules était de satisfaire, au premier plan, les
grosses commandes au détriment des particuliers. Il y a trois mois
de cela, trois frères ont procédé à une commande de 150 véhicules
auprès d’un concessionnaire. Non seulement, cette commande a été
acceptée sous le nom d’une personne physique, mais le plus étonnant
c’est que le concessionnaire avait présenté une remise de
«Show-room» de 6% alors qu’il s’agit pourtant de personne physique.
Mieux, la personne physique ayant bénéficié de cette remise se voit
offrir un autre avantage, celui de ne verser au départ que 10% du
montant total. L’astuce est simple, le bénéficiaire avant de payer
le montant restant a déjà vendu tous les véhicules avant même de
verser la totalité de la somme et avant même que les véhicules ne
soient sortis de la maison. Autre détail important, la carte jaune,
livrée par le concessionnaire (un document livré avant la carte
grise), est émis au nom des acheteurs de seconde main. Ce qui ne
peut être fait sans une complicité au niveau des concessionnaires
mis en cause.
Par Sofiane Abi
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Du 22 au 26 février aux Palais des expositions
Salon de
l’emploi «Salem 2012»
Le salon national
de l’emploi «Salem 2012» se tiendra au Palais des expositions des
Pins maritimes à Alger du 22 au 26 février, sous thème «La
promotion de la micro-entreprise au service du développement
local», a-t-on appris samedi auprès de l’Agence nationale de
l’emploi (Anem). Le salon «Salem 2012», organisé par le ministère
du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, avec la
participation notamment de l’Anem, vise à vulgariser les différents
dispositifs d’emploi et de création de micro-entreprises, a-t-on
précisé de même source. Il sera l’occasion également pour les
créateurs de micro-entreprises bénéficiaires des dispositifs de
création d’activités (Ansej-Cnac-Angem) de présenter leurs
entreprises et leurs produits. Le salon organisé sous le haut
patronage du président de la République a pour but aussi de
présenter le bilan et les résultats des différents dispositifs
d’emploi et de vulgariser davantage les mesures incitatives et
d’encouragements prises par l’Etat en 2011 dans le domaine de
l’emploi et de l’insertion dans le domine du travail. Les jeunes
auront l’opportunité durant cette manifestation de nouer des
contacts, d’échanger entre eux les informations, présenter leurs
expériences, notamment avec les opérateurs économiques, et favoriser
la mise en relation avec ces opérateurs. Ils auront également
l’occasion d’obtenir toutes les informations et les explications sur
les procédures de création de micro-entreprises et d’accès aux
postes d’emploi et d’avoir une connaissance meilleure des
administrations ainsi que des partenaires intervenant dans la
création des micro- entreprises, telles que les banques, les
Impôts, les Douanes, le Centre national du registre du commerce et
la Caisse nationale d’assurance. Pas moins de 450 micro-entreprises
créées dans le cadre des différents dispositifs seront présentes à
ce salon, dont 250 créées dans le cadre de l’Agence nationale du
soutien à l’emploi, 100 entreprises financées par l’Agence nationale
d’assurance chômage et 100 autres financées par l’Angem. Une
cérémonie de remise de clés à des jeunes bénéficiaires de projets «véhicules-ateliers»
sera organisée samedi prochain. En outre, les meilleurs exposants
dans différents secteurs d’activités seront également
primés.
Anis H.
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Nouvelles zones d’expansion touristique
Quatre nouveaux
sites identifiés
Quatre sites
relevant des nouvelles zones d’expansion touristique (ZET) ont été
identifiés et font l’objet d’études dans la wilaya d’El-Bayadh pour
la promotion de l’investissement et des activités touristiques dans
la région, a-t-on indiqué à la direction locale du tourisme et de
l’artisanat. Le choix de ces ZET au niveau des communes de Brezina,
Labiod Sidi Cheikh, Stitten et El-Bayadh répond à une série de
critères en rapport avec le patrimoine historique et les
potentialités naturelles, en plus du caractère domanial des aires
délimitées, a expliqué la même source. La zone d’expansion
touristique de Brezina, d’une superficie de 120 hectares, soit plus
du tiers de la surface globale retenue pour les quatre ZET (343,5
ha), représente un pôle touristique par excellence, au regard des
multiples atouts dont dispose la région (vestiges du vieux ksar «Bent
El-Khas», paysages naturels féeriques et grottes, entre autres).
Outre la ZET de Drâa Lahmar à El-Bayadh, seconde en termes de
superficie (97 ha), celle de Stitten, présentant un climat humide
favorable aux investissements dans le tourisme, renferme également
des vestiges historiques, à l’instar de son vieux ksar. Le secteur
du tourisme vient de lancer une étude d’extension de la ZET d’El-Kheither,
actuellement de 35 ha, pour mettre en valeur les spécificités
écologiques de cette région, classée zone humide, située sur la
RN-6, épine dorsale de l’activité économique dans le sud-ouest du
pays, selon la direction locale du tourisme et de l’artisanat d’El-Bayadh.
D. F.
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Affaire de détournement
Une soixantaine
de personnes dont deux ex-maires devant le juge
Plus de soixante
personnes, dont des patrons et des maires, sont convoquées dans
cette affaire qui défraye la chronique à Boudjellil depuis des mois.
Les ex-responsable
de l’APC de Boudjellil (daïra de Tazmalt), en l’occurrence le maire
et son vice-président, vont devoir répondre de leurs actes devant le
tribunal de Sidi Aïch le 13 mars prochain. Il était aussi maire de
Boudjellil avant d’être suspendu il y a six mois par le wali après
l’enquête des services des finances de la wilaya, instruite par le
procureur de la République, nous dira notre source. Plus de soixante
personnes, dont des responsables d’entreprises sont convoquées dans
cette affaire qui défraye la chronique à Boudjellil depuis des mois.
Elles seront auditionnées par le juge. Certains parmi ces derniers
sont témoins et d’autres sont impliqués dans cette affaire où les
deux maires sont accusés de falsification de documents
administratifs, dont des permis de construire, des emplois fictifs,
des détournements de derniers publics et utilisation de biens
publics à des fins individuelles. En effet, des personnes étaient
employées par la mairie alors qu’elles exerçaient dans des
entreprises privées, d’autres en prison et étudiants à l’université
alors qu’elles étaient payées dans le cadre de l’emploi de jeunes et
autres formules destinées aux jeunes en situation précaire et au
chômage... Une chaîne de refoulement devait servir pour pomper de
l’eau vers le village de Métchik, un projet d’environ 18 milliards
de centimes confié à l’APC d’alors. Le matériel avait été démonté
pour ne pas être sabordé à cause du terrorisme mais n’a jamais été
inventorié et déposé au parc de la commune. Il a disparu sans
laisser de trace à ce jour. Il a été tout simplement vendu. D’autres
matériels ont subi la même chose, dont des climatiseurs etc., des
marchés ont été attribués à des entreprises de manière illicite, des
factures estimées à des centaines de millions de centimes ont été
établies par une station d’essence sans qu’elles soient réellement
consommées, etc.
H. C.
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Le tribunal criminel acquitte le prévenu
A cause d’une
homonymie, il est accusé d’appartenir à un groupe terroriste
G. Farouk
aujourd’hui âgé de 40 ans est au banc des accusés. Il est poursuivi
pour les chefs d’accusation d’appartenance à un groupe terroriste
armé, homicide volontaire avec préméditation et port d’armes
prohibées sans autorisation.
Selon l’arrêt de
renvoi, le prévenu a été arrêté par les services de sécurité au mois
de mars 2003 dans la localité de Chréa (Blida). Il a regagné les
maquis en 1993 pour s’affilier au Groupe salafiste pour la
prédication et le combat (GSPC) qui écume la région de Meftah,
Khemis-El-Khechna, Tablat, Chréa avant d’être affecté au groupe de
Mizrana et d’Akfadou en Kabylie. Il serait à l’actif de plusieurs
attentats terroristes contre les forces de l’ordre et le crime du
juge d’instruction du tribunal d’Azazga, indique l’arrêt de renvoi.
A la barre,
l’accusé a rejeté en bloc toutes les accusations portées contre lui,
affirmant qu’il est un honnête citoyen loin de tous les problèmes et
tous les fléaux. Selon lui, une autre personne, un homonyme, qui
porte le même nom que lui serait recherché par les services de
sécurité. Le procureur non convaincu de cette révélation a requis la
peine de 7 ans de prison ferme. La défense de l’accusé pour sa part
a plaidé non coupable. Elle a argué sa plaidoirie sur son homonyme
qui est à l’origine des accusations et des attentats terroristes
contre les forces de l’ordre. Poursuivant, l’accusé a fui la région
de Khemis El Khechna pour s’installer chez sa sœur à Chréa. Il a
rappelé qu’à cette époque la région était infectée par les groupes
terroristes qui ont contraint les habitants à abandonner tous leurs
bien spour s’installer ailleurs.
Après
délibération, le tribunal criminel près la cour de Boumerdès a
confirmé le verdict prononcé par les premiers juges, soit
l’acquittement. Il est à rappeler que cette affaire a été rejugée
suite à un pourvoi en cassation du parquet.
A. K.
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