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Agriculture à Tizi Ouzou
Faible adhésion
aux dispositifs de soutien
Le secteur de
l’agriculture dans la wilaya de Tizi Ouzou est très peu développé et
l’adhésion des agriculteurs aux différents dispositifs mis en place
par l’Etat demeure très faible. Pourquoi une telle situation dans
une région où plusieurs familles vivent de ce que leur donne la
terre ?
C’est la question
sur laquelle s’est penché l’exécutif de wilaya réuni en conseil
ordinaire, hier. Selon la direction des services agricoles, sur les
66 650 exploitations agricoles recensées, seules
5 777 ont
bénéficié d’un soutien du FNRDA pour un montant global d’un peu plus
de 2,6 milliards de dinars. Les filières soutenues sont
principalement la production laitière, l’apiculture, l’irrigation et
la valorisation des produits. Pour ce qui est du programme d’appui à
l’exploitation agricole, il y a eu la création de 107 unités de
services ; quant à la mise en valeur des terres par la concession,
il n’y a eu que 7 projets inscrits entre 2001 et 2002. Il a fallu
attendre le mois de juillet 2006 pour enregistrer 6 nouveaux projets
dont les travaux ont démarré en août dernier.
Concernant les
projets de proximité de développement rural (PPDR) 27 ont été
validés au profit de 17 communes et de 1 136 ménages. La direction
de l’agriculture annonçait que 46 autres projets sont en cours de
finalisation au profit de 35 communes. A ces programmes s’ajoutent
les opérations planifiées sur budget sectoriel (ouverture et
aménagement de pistes, protection des terres, réalisation et
réhabilitation de retenues collinaires…). Tous ces programmes n’ont
pas permis de donner un essor à l’agriculture au niveau de la wilaya
de Tizi Ouzou où on enregistre une augmentation de la surface
agricole utile (SAU) de seulement 2,6%. La SAU irriguée n’a augmenté
que de 11%. L’arboriculture, qui est la vocation de la wilaya, a
connu une faible augmentation de 10%. L’olivier principal, arbre
cultivé par les Kabyles et qui fait vivre plusieurs familles, n’a
connu que 6% d’augmentation. La culture de la vigne a enregistré 47%
d’augmentation. L’élevage effectif de l’aviculture chair a augmenté
de seulement 3% ; celui de l’effectif aviculture ponte de 6% tandis
que l’effectif apiculture a connu une importante augmentation de
100%. L’élevage des vaches laitières connaît une augmentation
appréciable avec 39%.
Sur le plan
valorisation des produits, la situation est notamment de 10 unités
de mini-laiteries, 3 centres de collecte de lait et 14 unités
mobiles de collecte de lait et 20 huileries modernes. Le secrétaire
général de wilaya et le wali ont relevé la faible adhésion des
agriculteurs aux différents programmes, qui serait dû, selon eux et
de l’avis du président de l’APW également, à un manque de
vulgarisation de l’information. Aussi, il a été demandé à la
direction concernée de mener des actions de vulgarisation auprès des
agriculteurs afin de les faire profiter des dispositifs mis en
place. Le directeur de l’agriculture dira que le travail de
vulgarisation sera renforcé mais, ajoute-t-il, «je ne pense pas que
ce soit là le problème car l’adhésion est un acte volontaire». Le
wali a estimé nécessaire de couvrir l’ensemble des 21 daïras de la
wilaya en subdivisions agricoles puisque, actuellement, on n’en
compte que 18.
Il est aussi
question d’installer des délégués communaux au niveau de celles qui
n’en comptent pas. Le problème de morcellement des terres soulevé
par certains ne doit pas constituer une contrainte, selon le
responsable de l’exécutif, qui dira que les programmes doivent être
adaptés à la région. Toutefois, il restera le problème de
l’indivision des terres qui est courant en Kabylie. L’implication
des professionnels est aussi souhaitée afin de pouvoir développer le
secteur de l’agriculture dans la wilaya.
Zahra H.
Tlemcen/Patrimoine
Sites et
monuments achevés
Pour les monuments
et sites historiques, les opérations d’envergure ont été menées par
la Direction de la culture de la wilaya de Tlemcen, notamment la
restauration du mausolée de Djamaâ El-Kébir de Tlemcen et
prochainement celles de Sidi Boumediène, de la mosquée de Sidi
Belahcène Tinissi, Sidi Senouci et d’Ouled Imamam. Parmi les
nombreux monuments qui fleurissent à Tlemcen, la mosquée Sidi Brahim
constitue le centre d’intérêt des pouvoirs publics, des élus locaux
mais essentiellement celui de la société civile représentée par
l’Association d’aide à la restauration et à l’aménagement de la
mosquée. Soucieuse de mener à bien le projet de restauration de cet
édifice religieux, l’APC de Tlemcen a initié un large programme vers
lequel convergent tous les moyens humains et matériels pour garantir
la réussite de l’opération. Edifiée par Abou Hamou Moussa, la
mosquée et la koubba prirent le nom d’un saint homme, Sidi Brahim El
Masmoudi. La mosquée abrita également en cette période la médersa
El Yagoubia. De
dimension moyenne, la construction de la mosquée est inspirée des
plans d’architecture de Sidi Boumediène et de Sid El Haloui. Elle
présente une cour bordée sur les faces nord, est et ouest par une
galerie large d’une nef impressionnante. Elle comporte un bassin
pour ablutions, une salle de prière et un minaret rectangulaire. La
koubba de Sidi Brahim construite par le roi Abou Moussa, à la
mémoire de son père, est située à l’ouest de la mosquée. La koubba
est une grande salle coiffée d’une coupole à huit pans sans décors.
Les murs par contre, sont richement ornés autour d’une arcade
épigraphique de versets coraniques. Les premiers signes de
détérioration de la mosquée se sont manifestés en mars 1993 avec
l’effondrement de deux piliers centraux ayant entraîné dans leur
chute un troisième, provoquant l’affaissement de la toiture
principale. Des mesures conservatoires avaient été prises à cette
époque, visant à maintenir en état la structure de la mosquée. C’est
ainsi qu’une participation de toutes les compétences avait été
sollicitée. Le projet de restauration fut confié au bureau d’études
pro mobilier et à l’entreprise nationale Enros de Réghaïa. La
première partie des travaux a concerné la consolidation de la
structure, la réfection de la maçonnerie et de la toiture. En dépit
du dégagement d’un budget spécial, le financement de l’opération
s’avère, selon les responsables, relativement insuffisant.
Dans ce contexte,
l’association d’aide à la restauration et l’aménagement de la
mosquée Sidi Brahim a pour mission de collecter auprès de la
population des dons afin de conforter l’enveloppe financière allouée
au projet. Pour l’heure, l’opération de restauration suit son cours
malgré certaines difficultés d’ordre technique.
Lebbad Youcef
Des conventions signées avec d'autres secteurs
Dans le souci
d'une utilisation rationnelle des capacités de formation du secteur,
la Direction de la formation professionnelle de la wilaya de Tipasa
a signé depuis quelques mois avec des organismes et d'autres
administrations, des conventions portant sur la formation de
stagiaires au profit des secteurs d'activité relevant de ces
institutions. La première convention a été paraphée avec la
direction du logement et des équipements publics (Dlep) le 28
décembre dernier et porte sur la formation de 27 stagiaires dans les
spécialités liées à la construction. Une autre convention a
également été signée le 12 mai dernier avec l'OPGI de Tipasa avec un
autre organisme du secteur de la construction et porte sur la
formation de 130 stagiaires. Les deux autres conventions signées
l'ont été avec la Direction de la pêche et des ressources
halieutiques de la wilaya de Tipasa et avec la chambre des métiers
et de l'artisanat de Tipasa. La première a été paraphée le 14 mars
2006 et porte sur la formation aux métiers de la pêche, de 52
stagiaires. Et la seconde signée le 7 du même mois, sur la formation
de 100 autres et ce, dans différents métiers relevant de l'artisanat
traditionnel.
Mohamed Amine
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