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Agriculture à Tizi Ouzou

Faible adhésion aux dispositifs de soutien

Tlemcen/Patrimoine

Sites et monuments achevés

Des conventions signées avec d'autres secteurs

 

 19/09/06

 

 Agriculture à Tizi Ouzou

Faible adhésion aux dispositifs de soutien

Le secteur de l’agriculture dans la wilaya de Tizi Ouzou est très peu développé et l’adhésion des agriculteurs aux différents dispositifs mis en place par l’Etat demeure très faible. Pourquoi une telle situation dans une région où plusieurs familles vivent de ce que leur donne la terre ?

C’est la question sur laquelle s’est penché l’exécutif de wilaya réuni en conseil ordinaire, hier. Selon la direction des services agricoles, sur les 66 650 exploitations agricoles recensées, seules

5 777 ont bénéficié d’un soutien du FNRDA pour un montant global d’un peu plus de 2,6 milliards de dinars.  Les filières soutenues sont principalement la production laitière, l’apiculture, l’irrigation et la valorisation des produits. Pour ce qui est du programme d’appui à l’exploitation agricole, il y a eu la création de 107 unités de services ; quant à la mise en valeur des terres par la concession, il n’y a eu que 7 projets inscrits entre 2001 et 2002. Il a fallu attendre le mois de juillet 2006 pour enregistrer 6 nouveaux projets dont les travaux  ont démarré en août dernier.

Concernant les projets de proximité de développement rural (PPDR) 27 ont été validés au profit de 17 communes et de 1 136 ménages. La direction de l’agriculture annonçait que 46 autres projets sont en cours de finalisation au profit de 35 communes. A ces programmes s’ajoutent les opérations planifiées sur budget sectoriel (ouverture et aménagement de pistes, protection des terres, réalisation et réhabilitation de retenues collinaires…). Tous ces programmes n’ont pas permis de donner un essor à l’agriculture au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou où on enregistre une augmentation de la surface agricole utile (SAU) de seulement 2,6%. La SAU irriguée n’a augmenté que de 11%. L’arboriculture, qui est la vocation de la wilaya, a connu une faible augmentation de 10%. L’olivier principal, arbre cultivé par les Kabyles et qui fait vivre plusieurs familles, n’a connu que 6% d’augmentation. La culture de la vigne a enregistré 47% d’augmentation. L’élevage effectif de l’aviculture chair a augmenté de seulement 3% ; celui de l’effectif aviculture ponte de 6% tandis que l’effectif apiculture a connu une importante augmentation de 100%. L’élevage des vaches laitières connaît une augmentation appréciable avec 39%.

Sur le plan valorisation des produits, la situation est notamment de 10 unités de mini-laiteries, 3 centres de collecte de lait et 14 unités mobiles de collecte de lait et 20 huileries modernes. Le secrétaire général de wilaya et le wali ont relevé la faible adhésion des agriculteurs aux différents programmes,  qui serait dû, selon eux et de l’avis du président de l’APW également, à un manque de vulgarisation de l’information. Aussi, il a été demandé à la direction concernée de mener des actions de vulgarisation auprès des agriculteurs afin de les faire profiter des dispositifs mis en place. Le directeur de l’agriculture dira que le travail de vulgarisation sera renforcé mais, ajoute-t-il, «je ne pense pas que ce soit là le problème car l’adhésion est un acte volontaire».  Le wali a estimé nécessaire de couvrir l’ensemble des 21 daïras de la wilaya en subdivisions agricoles puisque, actuellement, on n’en compte que 18.

Il est aussi question d’installer des délégués communaux au niveau de celles qui n’en comptent pas. Le problème de morcellement des terres soulevé par certains ne doit pas constituer une contrainte, selon le responsable de l’exécutif, qui dira que les programmes doivent être adaptés à la région. Toutefois, il restera le problème de l’indivision des terres qui est courant en Kabylie. L’implication des professionnels est aussi souhaitée afin de pouvoir développer le secteur de l’agriculture dans la wilaya.

Zahra H.

 

Tlemcen/Patrimoine

Sites et monuments achevés

Pour les monuments et sites  historiques, les opérations d’envergure ont été menées par la Direction de la culture de la wilaya de Tlemcen, notamment la restauration du mausolée de Djamaâ El-Kébir de Tlemcen et prochainement celles de Sidi Boumediène, de la mosquée de Sidi Belahcène Tinissi, Sidi Senouci et d’Ouled Imamam. Parmi les nombreux monuments qui fleurissent à Tlemcen, la mosquée Sidi Brahim constitue le centre d’intérêt des pouvoirs publics, des élus locaux mais essentiellement celui de la société civile représentée par l’Association d’aide à la restauration et à l’aménagement de la mosquée. Soucieuse de mener à bien le projet de restauration de cet édifice religieux, l’APC de Tlemcen a initié un large programme vers lequel convergent tous les moyens humains et matériels pour garantir la réussite de l’opération. Edifiée par Abou Hamou Moussa, la mosquée et la koubba prirent le nom d’un saint homme, Sidi Brahim El Masmoudi. La mosquée abrita également en cette période la médersa

El Yagoubia. De dimension moyenne, la construction de la mosquée est inspirée des plans d’architecture de Sidi Boumediène et de Sid El Haloui. Elle présente une cour bordée sur les faces nord, est et ouest par une galerie large d’une nef impressionnante. Elle comporte un bassin pour ablutions, une salle de prière et un minaret rectangulaire. La koubba de Sidi Brahim construite par le roi Abou Moussa, à la mémoire de son père, est située à l’ouest de la mosquée. La koubba est une grande salle coiffée d’une coupole à huit pans sans décors. Les murs par contre, sont richement ornés autour d’une arcade épigraphique de versets coraniques. Les premiers signes de détérioration de la mosquée se sont manifestés en mars 1993 avec l’effondrement de deux piliers centraux ayant entraîné dans leur chute un troisième, provoquant l’affaissement de la toiture principale. Des mesures conservatoires avaient été prises à cette époque, visant à maintenir en état la structure de la mosquée. C’est ainsi qu’une participation de toutes les compétences avait été sollicitée. Le projet de restauration fut confié au bureau d’études pro mobilier et à l’entreprise nationale Enros de Réghaïa. La première partie des travaux a concerné la consolidation de la structure, la réfection de la maçonnerie et de la toiture. En dépit du dégagement d’un budget spécial, le financement de l’opération s’avère, selon les responsables, relativement insuffisant.

Dans ce contexte, l’association d’aide à la restauration et l’aménagement de la mosquée Sidi Brahim a pour mission de collecter auprès de la population des dons afin de conforter l’enveloppe financière allouée au projet. Pour l’heure, l’opération de restauration suit son cours malgré certaines difficultés d’ordre technique.

Lebbad Youcef

 

Des conventions signées avec d'autres secteurs

Dans le souci d'une utilisation rationnelle des capacités de formation du secteur, la Direction de la formation professionnelle de la wilaya de Tipasa a signé depuis quelques mois avec des organismes et d'autres administrations, des conventions portant sur la formation de stagiaires au profit des secteurs d'activité relevant de ces institutions. La première convention a été paraphée avec la direction du logement et des équipements publics (Dlep) le 28 décembre dernier et porte sur la formation de 27 stagiaires dans les spécialités liées à la construction. Une autre convention a également été signée le 12 mai dernier avec l'OPGI de Tipasa avec un autre organisme du secteur de la construction et porte sur la formation de 130 stagiaires. Les deux autres conventions signées l'ont été avec la Direction de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya de Tipasa et avec la chambre des métiers et de l'artisanat de Tipasa. La première a été paraphée le 14 mars 2006 et porte sur la formation aux métiers de la pêche, de 52 stagiaires. Et la seconde signée le 7 du même mois, sur la formation de 100 autres et ce, dans différents métiers relevant de l'artisanat traditionnel.

Mohamed Amine

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