Evénement

Retour

Kébir en pleine illégalité

«Notre retour à la politique est acquis»

Les dirigeants de l’ex-FIS hostiles à la charte

Que réserve le retour de Kébir ?

Charte pour la paix et la réconciliation

Kebir a choisi de venir après les délais

Les travailleurs l’ont appris incidemment 

La Cnan Maghreb Lines dissoute

Le dialogue social dans l’impasse

Les conséquences d’une gestion chaotique

Boghni

Incursion terroriste dans un bar

Il avait promis une hausse des salaires

Belkhadem va-t-il relever les tarifs de Sonelgaz ?

Les SGP instruites à payer les arriérés

Info ou intox ?

Foncier industriel

L’achat conditionné, mais facilité

Makhlouf Rahni, DG de la Bourse d’Alger

«Nous avons perdu 80 millions de dinars»

2e tronçon de l’autoroute Est-Ouest

La BAD donne son visa aujourd’hui

Béjaïa

2 milliards pour les couffins de la rahma

Affaire des 137 milliards détournes à l’agence BDL

Le procès reporté au 16 novembre

Piratage de CD à Oran

Les éditeurs se tirent dans les pattes

Tayeb Houari, SG de l’Onec

«La loi sur le chahid doit être appliquée»

Deuxième plus grand barrage d’eau en Algérie

Kouidat réceptionné avant fin 2007

 

 19/09/06

 

Kébir en pleine illégalité

«Notre retour à la politique est acquis»

Il s'est présenté, ni plus ni moins, comme un potentiel «présidentiable» en annonçant qu'en revenant sur «la scène politique», il investira dans la jeunesse.

Ce qui ressemble, ni plus ni moins, à l’annonce d’un programme politique. Rabah Kébir, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a annoncé la couleur, hier, lors d’une conférence de presse animée à Bouzaréah, moins de 24 heures après son retour en Algérie. «Personne ne peut nous empêcher de reprendre la vie politique», a ajouté, solennellement et catégoriquement, cet ancien chef du département des relations internationales de l’ex-FIS et chef du réseau des sympathisants de ce parti dissous en Europe Occidentale. «Je vais reprendre la politique et je vais investir dans la jeunesse», ajoute-t-il, en présence d’un Ali Benhadj, d’un Madani Mezrag et d’un Ould Adda enthousiastes et nostalgiques de prêches de ceux ayant été à l’origine de la tragédie nationale. Justement, ceux-là même que la charte pour la paix et la réconciliation nationale exclut de toute activité politique comptent, selon Rabah Kébir (et il n y a pas de raison pour ne pas le croire) revenir, avec force, occuper la scène politique en Algérie. «Ce n’est qu’une question de temps», dit-il.

Le retour, sur la scène politique, de dirigeants de l’ex-FIS qui ont commandité et revendiqué des assassinats et des massacres, comme celui de Remka qui a fait, selon le chef du Gouvernement sortant, Ahmed Ouyahia, 100 000 morts parmi les citoyens, et tant d’autres massacres et tueries, est-il envisageable lorsque le président de la République ne cesse de répéter que cela est impossible ? «Le président de la République n’est pas contre notre retour sur la scène politique», dit, sûr de sa réponse, Rabah Kébir. «Il ne faut pas vous fier aux déclarations que le président de la République, que nous soutenons, fait çà et là», ajoute-t-il.

Non satisfait de toutes les concessions qui lui ont été faites, Rabah Kébir a critiqué «les entraves d’ordre administratif et bureaucratique» qui auraient, selon lui, retardé son arrivée en Algérie.

«Nous avons tué et revendiqué»

Cet ancien chef des relations internationales de l’ex-FIS ne s’en cache pas : «Nous avons tué et revendiqué des tueries», dit-il en réponse à une question relative au «ralliement» du GSPC à El-Qaïda. «Nous ne sommes pas liés au terrorisme international. Nous avons assassiné et revendiqué des assassinats, c’était une affaire algéro-algérienne», dit-il sans le moindre regret, dans un pays où la justice est habilitée à s’auto- saisir pour beaucoup moins que ça. Rabah Kébir lance, d’autre part, un appel aux terroristes sévissant, toujours, à quitter le maquis et s’intégrer dans la société. Il lance, également, un appel aux dirigeants du FIS dissous pour rentrer au pays.

Ce dirigeant du parti dissous de Abassi Madani a été catégorique en disant que lui et ses compères occuperont le champ politique. «Nous occuperons le champ politique en tirant les leçons des erreurs du passé», dit-il en reconnaissant n’avoir reçu aucune «garantie» dans ce sens, tout en relevant un défi en ajoutant que «cela n’est qu’une question de temps».

Pour ce qui est de certains articles de la charte pour la paix et la réconciliation nationale qui interdisent le retour sur la scène politique de ceux ayant été à l’origine de la tragédie nationale, Rabah Kébir a été on ne peut plus clair en disant que «ces dispositions finiront par être dépassées avec le temps». Rabah Kébir surprend, toutefois, certains, ne surprenant pas d’autres, lorsqu’il dit que «le projet d’instauration d’un Etat islamique n’est plus à l’ordre du jour» de l’ex-FIS. Une concession ? Beaucoup y voient, plutôt, une manœuvre de ce dirigeant du parti dissous de Abassi Madani qui, lui-même le dit, compte beaucoup sur le facteur temps pour arriver à son but et celui de ses acolytes.

M. Abi

 

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Les dirigeants de l’ex-FIS hostiles à la charte

Que réserve le retour de Kébir ?

L'un des dirigeants du parti dissous (FIS), en l'occurrence Rabah Kébir, est rentré avant-hier en Algérie après un exil de plusieurs années.

Ce retour, prévu quelques jours auparavant, ne peut passer inaperçu, en plus du fait qu’il soulève plusieurs interrogations. Le première remarque qui puisse paraître très évidente est que ce retour de l’un des hommes les plus importants du FIS dissous intervient après 17 jours de l’expiration du délai de la reddition des terroristes, selon ce que stipule la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Ce qui signifie que Rabah Kébir n’est pas rentré en Algérie dans le but de pouvoir bénéficier des dispositions de la charte, ou de toucher une quelconque indemnisation accordée ou encore pour bénéficier d’une éventuelle réintégration à son poste qu’il occupait avant de gagner les rangs du FIS en tant que chef de département des relations internationales.

Un fait qui peut signifier également que Rabah Kébir, comme tous les autres dirigeants de ce parti, n’ont jamais accordé la moindre importance à la concorde civile ou à la charte et ne sont surtout pas  prêts à respecter ou à appliquer ces dispositions. Leurs déclarations récentes sont la preuve concrète que ces éléments restent sur leur position et maintiennent leurs revendications  bien ancrées dans leurs esprits, à savoir le retour à l’activité politique. Une demande qui leur permettra, sans aucun doute, de concrétiser leur projet consistant à faire de l’Algérie un Etat islamique. Ainsi, Madani Mezrag a, rappelle-t-on, évoqué, il y a un plus d’une année, la participation des anciens militants du FIS dissous parmi les candidats du FLN qui se présenteront pour les futures échéances électorales. Après le démenti de Belkhadem, Mezrag, qui choisit bien ses moments pour faire des déclarations, revient à la charge, après l’annonce des dates des élections législatives et locales, pour affirmer qu’il aurait effectivement discuté avec Belkhadem pour lui exposer les contraintes rencontrées dans l’application des dispositions de la charte. Pour sa part, Abassi Madani a indiqué que l’objectif de la charte n’a pas été encore atteint. Il a revendiqué, lors de son passage à l’émission «Kadiat El Hassad», sur El Djazeera, d’autres étapes pour que la réconciliation puisse avoir un sens. L’ex-dirigeant du FIS dissous, estime par ailleurs que le peuple algérien a accrédité les militants de ce mouvement en 1992 pour porter leur message. «Ce message, c’est les principes et les valeurs de notre mouvement», dira-t-il avant de poursuivre : «Nous tenons toujours à défendre la cause de ce peuple», affirmera-t-il. 

L’ex-responsable du bureau national de l’ex- FIS, en l’occurrence Mourad Dhina (pourtant démissionnaire) partage tout à fait l’avis de Abbasi Madani en déclarant que la crise en Algérie est typiquement politique. En adressant des critiques aux principes de la charte qui est, selon lui, «un échec puisqu’elle offense l’impunité et impose aux Algériens une solution qui fait fi des principes importants comme les devoirs de vérité, de mémoire et de justice», Dhina estime que la charte n’a jamais été le meilleur moyen pour sortir l’Algérie de l’impasse.

Ces critiques vont jusqu’à remettre en cause les chiffres livrés par les pouvoirs publics concernant le bilan de la charte. S’ajoutent à cela les menaces publiques d’Ali Benhadj, le numéro deux du FIS dissous à l’égard de tous ceux qui osent le nommer comme responsable de tous les événements de la tragédie nationale.

Sur un ton ferme et très confiant des propos qu’il tient, Benhadj ne mâche pas ses mots et va jusqu’à qualifier la charte pour la paix et la réconciliation nationale de «pagaille et de mensonge».

Probablement, cette assurance collective qui ne fait que se densifier, annonce bel et bien que quelque chose de très sérieux commence.     

Nouria B.

 

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Charte pour la paix et la réconciliation

Kebir a choisi de venir après les délais

Après beaucoup d’hésitations, celui qui prônait «sa solution pacifique» à l’étranger est de retour au pays. Plusieurs fois annoncé pour juillet, le retour du responsable de l’instance exécutive de l’ex-Fis à l’étranger a été plusieurs fois repoussé.

De même pour son compère, l’autre figure de proue chez les fissistes, Anouar Haddam, en l’occurrence. Motif ?

La situation ne s’y prête pas ? Le même Haddam, relayé par Kébir l’ont affirmé depuis Washington et Bonn. A-t-elle pour autant changé pour que Rabah Kébir se réjouisse aujourd’hui d’avoir foulé le sol du pays après 15 ans d’exil volontaire ?

Le fait est que Rabah Kébir, le premier à avoir appuyé le projet de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, a fini par rentrer.

Entre l’annonce et l’acte, quels seront les changements politiques et sécuritaires qui auront lieu ? Car beaucoup de temps a été consommé aussi. Ce retour n’est rendu possible qu’en vertu de ladite charte. Mais l’attitude de Kébir et consorts suscite moults interrogations.

Pourquoi a-t-il choisi l’après- expiration des délais de la mise en œuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale ? Quel autre argument que celui sécuritaire a pu motiver l’ajournement de son retour après le 31 août, alors qu’en deux semaines, rien de spectaculaire ne s’est produit ? La question est de savoir comment on en est arrivé là ?

Rabah Kébir avait, pour rappel, pris le chemin de l’exil après son évasion de sa résidence surveillée en 1993.

Il s’est installé, depuis, en Allemagne avec le statut de réfugié politique, 15 ans durant. Il est revenu certes pour constater une nouvelle donne et un nouveau contexte, mais que pourra-t-il apporter à ce processus en cours de parachèvement, sinon ouvrir la voie aux exilés de prendre le chemin du retour ?

Car, que représente Kébir pour les milliers de jeunes qui avaient cinq ans en 1990 et n’ont vu que du feu et du sang ?

L’homme, lui, ne se gêne pas de s’estimer incontournable pour la réussite de la réconciliation. Et l’après-réconciliation, qu’en pense Rabah Kébir ?

Le message qu’il a lancé hier allant dans le sens de recouvrer les droits politiques est lourd de sens. Le premier acte d’animer une conférence de presse est une preuve révélatrice sur ses intentions. Mais les règles du jeu sont-elles les mêmes ? Est-il  seulement en mission de reconnaissance ?

S. B.

 

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Les travailleurs l’ont appris incidemment 

La Cnan Maghreb Lines dissoute

Huit mois après, les 300 employés de la Cnan Maghreb Lines apprennent, incidemment, que leur entreprise a été dissoute. Pour leurs représentants il ne fait aucun doute :

«des personnes faisant du lobbying au profit de sociétés étrangères cherchent à nous casser».

Les travailleurs de la Cnan Maghreb Lines vivent dans l’inquiétude totale. Ils ont appris, tout récemment, et sans qu’ils en soient préalablement informés, que leur entreprise a fait l’objet d’une mesure de dissolution, prononcée le 17 janvier 2006, par le ministère des Participations et de la Promotion des investissements. M. Habchi, secrétaire du comité de participation et membre du syndicat des travailleurs de la CML précise que c’est à travers une correspondance, parvenue il y a quelques jours, du ministère des Transports et relative à l’incident technique dont avait été, récemment l’objet, un navire de la compagnie, «que nous avons appris cette terrible nouvelle».

Aussitôt après, un collectif de travailleurs de la compagnie, constitué dans l’urgence, a commencé à entreprendre une série d’actions pour tenter de comprendre le pourquoi d’une telle décision et amener les pouvoirs publics à la geler.

Dimanche, ce collectif avait, après un sit-in, rencontré le président de la société de gestion et de participation de l’Etat, (GESTRAMAR), M. Senoussi, chargé du portefeuille des entreprises de transport maritime, qui a promis de transmettre leurs doléances aux autorités concernées.

Hier, en début de matinée, les travailleurs avaient organisé un nouveau sit-in auprès du siège du ministère des Transports, à la suite duquel leurs représentants furent reçus par le chef de cabinet et le directeur de la marine marchande. Des représentants du collectif déclarent avoir entendu, avec étonnement, leurs interlocuteurs leur déclarer : «Pour nous, votre entreprise n’existe plus». Ils ajoutent, cependant, que ceux-ci leur ont, à leur tour, promis de transmettre leur message «à qui de droit».

«Si notre société n’existe plus, déclare l’un des membres du collectif, comment se fait-il qu’elle ait continué ses activités durant une aussi longue période et que ses personnels aient continué de percevoir leurs salaires durant tout ce temps».

Dans le milieu de la matinée, les représentants des travailleurs prenaient la décision de se rendre au siège de l’UGTA où un petit groupe d’entre eux a pu rencontrer le secrétaire général, Sidi Saïd. A l’issue de cette entrevue qui aura duré près de deux heures, M. Habchi a déclaré au représentant du Jour d’Algérie que le patron de la Centrale syndicale les avaient assurés qu’il ferait en sorte de mettre en œuvre tous les moyens légaux pour que l’entreprise et les intérêts de ses travailleurs soient sauvegardés. Parmi ces moyens, en faveur desquels M. Sidi Saïd s’est déclaré favorable, il a cité la concrétisation du projet de partenariat de la CNAN Maghreb Lines, retenu, avec des sociétés étrangères et dont l’ouverture des plis est intervenue le 8 mai 2006. «M. Sidi Saïd, a-t-il poursuivi, a estimé qu’il fallait reconsidérer le dossier de partenariat à soumettre au Conseil de participation de l’Etat qui, a-t-il poursuivi, devait être engagé le 16 septembre 2006».

Interrogé sur les origines de cette situation dont risque de pâtir une entreprise qui fut, il y a quelques années, l’un des fleurons de l’économie nationale, des membres du collectif des travailleurs de la CML accusent, sans les nommer, «certaines personnes de faire du lobbying au profit d’entreprises maritimes étrangères». «Sur la ligne reliant l’Algérie et la France, précise M. Habchi, activent, en même temps que notre entreprise, trois autres armateurs. La Cnan Maghreb Lines a pris les parts de marché qui lui reviennent. Cela semble déranger des compagnies concurrentes qui font en sorte, avec des complicités locales, de vouloir nous casser. Nous ne comprenons pas la mesure prise par le ministère de la Participation, que notre compagnie est parfaitement viable et continue d’engranger des bénéfices. Pour preuve, elle a réalisé 70 millions de dinars au cours de l’exercice

2005.  

Ahmed Mahieddine

 

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Le dialogue social dans l’impasse

Les conséquences d’une gestion chaotique

Comment extirper les négociations sur les salaires de cette situation inextricable dans laquelle se sont embourbées SGP et Fédérations, est le souci qui ressort des déclarations des responsables tant au niveau du gouvernement que de l’UGTA. C’est pourquoi, alors qu’autour de la table des négociations les deux parties campant sur leurs positions, refusent de faire la moindre concession supplémentaire s’agissant du taux de l’augmentation qui sera retenu. Sidi Saïd d’un côté et Louh d’un autre tentent d’apaiser les esprits  en multipliant les déclarations consensuelles. Oui, rassurent-ils,  le principe de l’augmentation est acquis et est irréversible. Oui, les salaires impayés, du moins une partie, sera versée aux 40 000 travailleurs comme promis ou presque, au début du  ramadan. Pourtant, ces déclarations par lesquelles on veut  atténuer l’ampleur de l’impasse et du blocage auxquels ont abouti les négociations,  cachent de plus en plus mal la difficulté éprouvée par ceux qui chapeautent ce dossier tant au niveau  gouvernemental qu’au niveau syndical. Pour preuve, le silence observé par le Chef du gouvernement sur cette question dont la gestion s’est avérée beaucoup plus compliquée que prévue. Autre indice et non des moindres et tout aussi révélateur de la situation qui prévaut, a trait au report de la réunion annoncée pour hier  entre Sidi Saïd, Temmar et Louh, programmée pour cette fin de semaine. De même qu’il y a lieu de relever l’annonce faite presque en catimini de la tenue du fameux conseil interministériel devant trancher la question des salaires impayés. Ainsi, alors que son report avait été confirmé à plusieurs reprises, Louh, au détour d’une déclaration faite en marge d’un séminaire, a déclaré qu’il s’était tenu. Pendant ce temps, les travailleurs échaudés par les promesses non tenues montent au créneau et annoncent leur ferme intention d’obtenir gain  de cause dans ces négociations qui donnent l’impression de s’être transformées en un combat.  Le nouveau délai qui a été accordé  aux SGP et aux fédérations pour finaliser leurs négociations risque d’être inutile. Preuve en est la fédération des travailleurs de la métallurgie, mécanique, électricité et électronique qui a prévu de tenir un rassemblement demain devant le siège des  SGP à Hydra. Bekhadem, qui suit à ne pas en douter l’évolution du dossier,  se refuse pour l’heure à intervenir. Le 23 septembre, l’UGTA entamera une autre manche avec le privé, qui risque  de mal finir pour elle.

Selma M.

 

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Boghni

Incursion terroriste dans un bar

Un débit de boissons alcoolisées a été visité dans la soirée d’hier par un groupe terroriste, apprend-on de sources sûres. Il était environ 21h lorsque dix éléments armés de kalachnikov et appartenant au GSPC, l’organisation terroriste qui a rejoint récemment celle d’El Qaïda, ont fait irruption dans un bar situé sur la route qui relie Boghni à Draâ El Mizan (deux régions du sud de la wilaya).

Les terroristes se sont emparés de la caisse qui contenait 5 millions de centimes et ont délesté les clients de leur argent et portables avant de prendre

la fuite. La wilaya de Tizi Ouzou enregistre ces derniers temps une réapparition des groupes terroristes qui seraient en train de réapprovisionner les maquis.

En effet, il y a deux semaines de cela, un groupe terroriste s’est approvisionné en denrées alimentaires à Oued Aïssi dans la commune de Tizi Ouzou. La vigilance est plus que jamais recommandée.            

Z. H.

 

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Il avait promis une hausse des salaires

Belkhadem va-t-il relever les tarifs de Sonelgaz ?

Le Chef du gouvernement réalise toute la difficulté qui existe à tenir les promesses.

Est-ce l’école de la réalité ? Abdelaziz Belkadem qui avait mené campagne pour occuper le poste de Chef du gouvernement découvre à ses dépens qu’il aurait mieux valu modérer ses ambitions politiques. Ainsi, l’homme qui avait pour habitude de donner de lui une image positive - celle d’un gouvernant à l’écoute de ses concitoyens- le SG du FLN qui le moins que l’on puisse rappeler traîne quelques casseroles, s’était embarqué sur un terrain qu’il découvre miné. En effet, pour «discréditer» son prédécesseur, lequel avait fait de la rigueur dans la gestion des affaires du pays, une ligne de conduite dans l’attente de stabiliser la situation macro et micro-économique du pays, Belkhadem avait promis les augmentations de salaires revendiquées par les syndicats et s’était engagé à améliorer le pouvoir d’achat des Algériens. Moins de cinq mois après son installation et sa prise de fonction, le Chef du gouvernement réalise toute la difficulté qui existe à tenir les promesses. Les hausses salariales annoncées comme certaines, le paiement des arriérés de salaires pour 40 000 travailleurs sont remis en cause. Des réalités qui, si elles jettent le discrédit sur l’homme qui a tenu tous ces engagements pour gagner les faveurs du monde du travail, ont le mérite, démontrant toutefois qu’il est souvent plus facile de parler que de matérialiser ses promesses. Et le pire pour Belkhadem est à venir puisque son arbitrage est sollicité par Sonelgaz dans l’augmentation des tarifs de l’électricité et du gaz que cette entreprise veut appliquer. En effet, le P-DG de la Sonelgaz,  favorable à ce réajustement des tarifs, a déclaré que la balle est dans le camp du gouvernement qui doit se déterminer sur la question. Pour le patron de la Sonelgaz, «il faut que quelqu’un paie la facture». On imagine ainsi le dilemme auquel est confronté Belkhadem. et pour cause comment peut-il répondre favorablement à la requête de la Commission de régulation de l’électricité et le gaz qui préconise une augmentation entre 10 et 15% et en même temps déclarer légitime la revendication de revoir à la hausse salaires et SNMG ? En effet, il serait absurde de reprendre d’une main ce qui a été concédé de l’autre. Et dans le cas où Belkhadem décide de faire «payer» la facture à l’Etat, il reste aussi que cette décision n’est pas exemptée de reproche dans la mesure où la démarche retenue par les pouvoirs publics consiste en le désengagement de l’Etat et en le délestage au profit des entreprises de la prérogative de la gestion des affaires. En contrepartie, les gestionnaires sont comptables de l’état de santé des entités publiques.

C’est dire que quelle que soit la décision que prendra Belhadem, elle aura au moins le mérite de lui rappeler que «la critique est aisée, l’art est difficile»

Nadia Kerraz

 

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Les SGP instruites à payer les arriérés

Info ou intox ?

Les Sociétés de gestion des participations (SGP) ont été «instruites» à payer les arriérés des salaires des 30 000 travailleurs qui n’ont pas perçu  leurs salaires depuis plusieurs mois, annonce hier l’APS, citant une source non pas du MPPI, mais de l’UGTA et, qui plus est, se serait exprimé… dimanche. La source n’est autre que Abdelkader Malki qui, tout au long de ce marathon SGP-fédérations, n’a eu de cesse d’instrumentaliser certaines voies médiatiques pour faire pression sur les présidents de directoires. Ce fut le cas, par exemple, lors de la réunion Louh-Temmar-Sidi Saïd qu’il a promis par deux fois et qui n’a pas encore eu lieu, à ce jour. Hier, dans son titre, l’APS parlait d’instruction. Malki, pour qui le coup est parti, est plus prudent : «Les SGP ont été autorisées par le ministre des Participations et de la Promotion des investissements, M. Abdelhamid Temmar, à procéder à la prise en charge des salaires impayés sur leur propres ressources financières pour payer les travailleurs qui n’ont pas perçu leurs salaires depuis plusieurs mois» (entre deux et plus de douze mois). Loin de toute certitude tranchante, c’est un cas de manip en bonne et due forme. Et Malki de continuer, «cette instruction a été donnée par le ministre dans le cadre de la mise en œuvre des décisions arrêtées lors du conseil interministériel portant sur le traitement des salaires impayés, qui s’est tenu le 12 septembre». Mais comment y parvenir ? Le bras droit de Sidi Saïd révèle une trouvaille : «Les SGP qui manquent de moyens financiers se doivent de transmettre au ministère de  la Participation et de la Promotion des investissements, les montants qui leur font défaut, afin de compenser ce manque en organisant une solidarité des SGP disposant d’excédents en ressources propres».

Et Malki a tenu à présenter les remerciements de l’UGTA au gouvernement pour «avoir débloquer la situation». Par ailleurs, en visite à Oran, le ministre a laissé entendre que la Cnan, l’ENGI, Air Algérie, la SNTA, la SNVI et Saidal seront privatisées très prochaînement. Tous les travailleurs des entreprises publiques accusant un retard dans le paiement des salaires «seront payés», a annoncé le ministre des Participations et de la Promotion des investissements, Abdelhamid Temmar, en visite de travail, hier à Oran. «Décision a été prise pour régler tous les salaires en retard», a affirmé le ministre en précisant que «cette mesure s’étend à l’ensemble des entreprises, à savoir celles déjà fermées, en voie de fermeture ou encore en activité». Le ministre n’a cependant pas précisé si le règlement de ce dossier interviendrait avant le mois de ramadan (soit dans moins d’une semaine), comme promis par le secrétaire général de l’UGTA. S’agissant du processus de privatisation,

M. Temmar a indiqué que 400 entreprises publiques ont été privatisées depuis juin 2005, tout en insistant, par ailleurs, sur le fait qu’«aucun poste de travail n’a été perdu à travers la mise en œuvre de cette opération». Le contrôle du portefeuille des entreprises publiques est assuré par les holdings (SGP), alors que la décision de cession revient au Conseil des participations de l’Etat, a rappelé le ministre. Le ministre a cependant fait savoir que la privatisation de certaines entreprises est gérée directement par son département, signalant dans ce sens que le dossier est ficelé pour la «Cnan» et les «Gaz industriels», alors que d’autres entreprises importantes ouvriront prochainement leurs capitaux aux investisseurs privés, dont Air Algérie, SNTA, SNVI et Saidal. «L’Etat se désengagera, même des entreprises performantes, pour assumer pleinement sa mission qui consiste à organiser et à contrôler les conditions de la reconstruction économique du pays», a-t-il expliqué. La participation de l’Etat demeurera, en revanche, majoritaire dans les capitaux de certaines entreprises qui s’intègrent dans la stratégie globale du développement économique du pays, à l’instar des secteurs de l’énergie, du chemin de fer et des ports, a conclu M. Temmar. 

Redouane A.

 

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Foncier industriel

L’achat conditionné, mais facilité

nPour devenir propriétaire définitif d’un terrain et convertir la concession en cession, l’investisseur devra finaliser son projet.

Les terrains relevant du domaine privé de l’Etat destinés à la réalisation de projets d’investissement «sont concédés ou cédés, aux enchères publiques ou de gré à gré, au profit d’entreprises et établissements publics ou de personnes physiques ou morales de droit privé», moyennant le paiement de la valeur vénale ou d’une redevance locative annuelle telles que fixées par les services des domaines territorialement compétents. Selon l’ordonnance n°06-11 du 30 août 2006 fixant les conditions et modalités de concession et de cession des terrains relevant du domaine privé de l’Etat destinés à la réalisation de projets d’investissement, la concession ou la cession est consacrée par un acte administratif établi par l’administration des domaines accompagné d’un cahier des charges fixant le programme précis de l’investissement ainsi que  les clauses et conditions de la concession ou de la cession. Autorisée par arrêté  du wali, sur proposition d’un comité, la concession ou cession aux enchères publiques ou de gré à gré, relève également des compétences du Conseil national de l’investissement. Ce dernier pourra intervenir pour les projets d’investissement bénéficiant du régime de la convention, conformément aux dispositions de l’ordonnance n° 01-03 du 20 août 2001. Pour devenir propriétaire définitif des terrains et convertir la concession en cession, l’investisseur devra finaliser son projet. «Le concessionnaire bénéficie de la conversion de la concession en cession dans les deux ans qui suivent le délai d’achèvement du projet, s’il parvient à le réaliser dans le délai fixé dans l’acte de concession», précise l’ordonnance. Dépassé ce délai, le concessionnaire ne pourra pas bénéficier de la même valeur vénale telle que fixée par l’administration des domaines lors de l’établissement de l’acte de concession, car, s’il «sollicite la conversion de la concession en cession au-delà du délai de deux ans suivant le délai de réalisation du projet, celle-ci est accordée sur la base de la valeur vénale du terrain telle que déterminée par les services des domaines au moment de la conversion et sans défalcation aucune», mentionne la même source. D’une durée minimale de 20 ans renouvelable, la concession des terrains domaniaux est convertible en cession lorsqu’il s’agit de projets à caractère industriel, touristique ou de services. Les catégories de terres exclues de la concession sont les terres régies par des textes particuliers, notamment les terres agricoles, les parcelles de terrains situées à l’intérieur des périmètres des zones d’expansion et sites touristiques, nécessaires à la réalisation des programmes d’investissement prévus dans le plan d’aménagement touristique, les parcelles de terrains situées à l’intérieur des périmètres miniers, celles situées à l’intérieur des périmètres de recherche et d’exploitation des hydrocarbures et les terrains destinées à la promotion immobilière et foncière. En cas de manquement des obligations contenues dans le cahier des charges, l’acte de concession sera résilié et donnera lieu au versement, par l’Etat, d’une indemnité due au titre de la plus-value éventuelle apportée au terrain par l’investisseur par les travaux régulièrement réalisés. Cette somme, ajoute l’ordonnance, ne devra pas dépasser la valeur des matériaux et le tarif de la main d’œuvre utilisée.            

Karima Sebai

 

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Makhlouf Rahni, DG de la Bourse d’Alger

«Nous avons perdu 80 millions de dinars»

«La Bourse d’Alger n’a pas connu sa vitesse de croisière, mais cela ne veut pas dire qu’elle ne prendra pas son essor dans un proche avenir. Nous sommes convaincus qu’elle ira de l’avant à l’avenir.» C’est en ces termes que s’est exprimé, hier, Makhlouf Rahni, directeur général de la Bourse d’Alger lors de l’émission Forum économique de la chaîne II de la radio nationale. D’emblée, l’orateur, qui a déclaré que la bourse d’Alger a connu des débuts particulièrement difficiles, parce qu’elle était, au moment de son ouverture, un élément nouveau en Algérie, rassurera qu’elle prendra son essor dans un avenir proche, notamment avec les emprunts obligataires d’Algérie Télécom. «Avec l’entrée le 29 mai passé de Sonélgaz et de celui d’Algérie Télécom, dans le cadre de l’emprunt obligataire, l’avenir de la bourse d’Algérie est prometteur» dira-t-il. Interrogé sur les causes qui ont freiné les entreprises privées à ne pas rejoindre la Bourse d’Alger, M. Rahni a expliqué qu’«il n’y a pas de grandes entreprises privées, mais aussi et surtout, ces dernières sont méfiantes car pour qu’elles rejoignent la Bourse, il faudrait qu’elles soient transparentes, certifiées alors que les propriétaires de ces entreprises ne veulent pas qu’ils rendent des comptes.» Quant aux entreprises publiques, n’ayant pas encore décidé à intégrer la Bourse, l’invité de la radio dira tout simplement que «l’Etat est souverain.» Fort de son expérience dans le domaine, Makhlouf Rahni, avec un langage on ne peut plus clair, fera savoir que «le marché financier, encore en balbutiements dans notre pays, est une condition nécessaire pour le développement de notre pays.» Pour ce qui est des stratégies adoptées par l’institution dont il a la charge, M. Rahni, a annoncé que «depuis une année, nous avons lancé un programme de relance de la Bourse d’Alger afin de débloquer la situation dans laquelle elle se trouve actuellement. Cette relance est basée sur sa redynamisation,  car elle ne dispose pas de moyens nécessaires pour se moderniser.» Pour ce faire, a-t-il indiqué, «nous avons mis en place des moyens adéquats, à savoir un système de négociations qui répond aux normes internationales.» Mais pour atteindre ces objectifs, le premier responsable de cette institution financière a insisté sur la formation, car, dira-t-il, «il y a un manque flagrant de specialistes en la matière.» Selon M. Rahni, les autres conditions permettant le décollage de la bourse d’Alger sont «sa promotion en la faisant connaître et  l’outil informatique, non disponible actuellement.» Abordant le volet financier, l’invité du jour a déclaré que la Bourse a perdu 80 millions de dinars, un chiffre qui n’est, à ses yeux, pas important. Sans donner un chiffre exact, M. Rahni a noté que celle-ci a besoin de trésorerie  pour pouvoir aller de l’avant. La capitalisation boursière actuelle est, selon M. Rahni, de 1%, ce qui est peu, expliquera-t-il, par rapport aux pays occidentaux où elle dépasse 100%. Toutefois, dira encore une fois, Makhlouf Rahni, «on pourra atteindre 25à 30 % à l’avenir.» Evoquant le retrait de Eriad Sétif de la bourse d’Alger, M. Rahni, dira qu’«on ne peut pas retenir une entreprise qui perd de l’argent».

Djamel Oukali

 

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2e tronçon de l’autoroute Est-Ouest

La BAD donne son visa aujourd’hui

La Banque algérienne de développement (BAD) devra donner son visa, aujourd’hui, pour le coup d’envoi du lancement des travaux du tronçon de 925 kilomètres du méga- projet d’autoroute national Est-Ouest. La décision de relancer les travaux a été prise le 2 septembre dernier lors de la tenue du Conseil des ministres. C’est ce qu’a indiqué, hier, en effet, le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, en marge de la rencontre, tenue au siège de son ministère à Alger, consacrée à la présentation du contenu général du projet de schéma-directeur routier et autoroutier 2005/2025. Pour mieux cerner la question, une cellule spéciale a été créée pour pencher sur l’étude de cette partie du financement du projet au sein de la BAD. Cette dernière «devra donner son visa aujourd’hui pour le démarrage des travaux du 2e tronçon pour une durée de 40 mois», a souligné le ministre. Abordant par ailleurs cette rencontre qui l’a regroupé avec Chérif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, les deux ministres ont souligné l’importance de celle-ci, se voulant «une opportunité pour faire connaître les dossiers importants nécessaires à la mise en place d’une politique routière qui répondra aux développements économique et social» que connaît notre pays. Amar Ghoul a indiqué, dans cette optique, qu’il s’agit de doter le secteur des travaux publics d’outils de planification et de politique routière et autoroutière sur l’ensemble du territoire et en conformité avec la loi sur l’aménagement et le développement durable du territoire. Avant de projeter la future autoroute Est-Ouest contenue dans le projet de schéma-directeur routier et autoroutier pour la période 2005/2025, notamment les grands projets structurants, entre autres, l’autoroute Est/Ouest, la 2e rocade sud d’Alger, les 3e et 4e rocades, la rocade des Hauts-Plateaux et l’aménagement au niveau des centres urbains pour un coût global de 2 846 milliards de dinars.

Le premier responsable du secteur des Travaux publics a soutenu dans son intervention le fait de trouver à moyen et à long termes d’autres subventions financières en dehors du budget de l’Etat, dans le souci de lever le fardeau, «d’autant plus que le secteur connaît une évolution qui exige certaines normes de gestion moderne», a-t-il soutenu. Notons enfin que le coût global de réalisation de l’autoroute Est/Ouest est de 11 milliards de dollars.

Ce coût a cependant été revu à une baisse de l’ordre de 15 %, soit l’équivalent de 1 milliard de dollars.

Kahina Benarab

 

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Béjaïa

2 milliards pour les couffins de la rahma

La direction de l’action sociale a observé dans son rapport relatif au programme de solidarité envers les couches sociales précaires que le montant global des crédits affectés pour la réalisation de cette opération cette année (2006), s’élève à

22 576 000,00 DA. Un programme auquel concourent plusieurs institutions, à savoir le ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale, la wilaya de Béjaïa et les communes avec respectivement

2 500 000 DA, 4 500 000 DA et avaient été recensées durant l’année 2004 par la commission intersectorielle de wilaya chargée de la coordination du contrôle du suivi et l’évaluation de l’opération avant que ce nombre ne soit assaini en 2005 pour être porté à 14 173 familles, vivant dans le dénuement, soit au total 21 300 personnes. Le montant global des crédits concédés à cette opération en 2005 était de

22 548 100 DA.

Hocine Cherfa

 

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Affaire des 137 milliards détournes à l’agence BDL

Le procès reporté au 16 novembre

Le président de la chambre correctionnelle près le tribunal Sidi M’hamed (Alger) a décidé, hier, sur demande de la partie civile, de reportée, pour le 16 novembre prochain, le procès (en appel) de l’affaire de dilapidation de 170 milliards de centimes de plusieurs agences BDL. «Eu égard à la complexité de cette affaire et au nombre important des accusés, nous avons demandé le report du procès afin de mieux examiner les dossiers des personnes impliquées», nous a indiqué, maître Benbelkacem Farid, avocat de l’un des accusés. En effet, la présidence de la chambre a fixé une audience «spéciale», le jeudi 16.11.2006, pour statuer en appel sur ce scandale. Le tribunal correctionnel a prononcé, faut-il le rappeler, huit ans de prison pour le principal accusé,

L.H, lors du verdict rendu le 26 juillet dernier. L’ex-directeur de l’agence BDL d’El Mouradia, M.H., et la sous/directrice de cette agence de banque,

D.M, ont été, eux aussi, condamnés à la même peine, à savoir 8 années de prison ferme. L’agence d’El-Mouradia a enregistré, à elle seule, 37 milliards de centimes dilapidés. Trente personnes, dont des employés de la BDL, du CPA et de la BNA sont inculpées dans cette affaire. Onze d’entre elles étaient en détention préventive et trois autres en fuite. Le nommé L.H, commerçant de son état, est accusé d’avoir bénéficié, auprès d’agences BDL, de crédits bancaires sans garantie de remboursement. Ce commerçant a reconnu, lors du procès du mois de juillet passé, avoir prêté de l’argent à certains employés de banques.

M. K.

 

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Piratage de CD à Oran

Les éditeurs se tirent dans les pattes

Les revendeurs sont partout, à tous les coins de rue. Cet été, les nationaux établis à l’étranger de passage à Oran n’ont pas seulement profité de la beauté des sites, se tenant la main sur la côte de la capitale de l’Ouest, mais également de ce qu’offre le marché informel en matière de produits contrefaits. Entre autres, les jeunes ont fait le plein de CD et VCD proposés à travers toutes les artères de la ville d’Oran, tout particulièrement à Médina J’dida. Dans son esplanade centrale, communément appelée «tahtaha», tout est proposé à la vente et les cinéphiles comme les mélomanes y trouvent leur compte. En effet, les différentes opérations de lutte contre le phénomène, menées épisodiquement par les services de sécurité et ceux de l’ONDA, aboutissent toujours à de nombreuses saisies, néanmoins cela semble très insuffisant et loin de pouvoir enrayer définitivement le problème. Les revendeurs sont partout, à tous les coins de rue et, si l’on croit les propos d’un éditeur d’Oran  – qui préfère garder l’anonymat –, «les premiers à se livrer une guerre à travers le piratage sont les éditeurs eux-mêmes».

Les droits d’auteur, les acheteurs ne s’en soucient nullement. Encore moins les revendeurs activant dans le circuit des CD et VCD contrefaits. Pour les uns, seul compte le plaisir de trouver sur le marché le dernier tube de tel artiste, à un prix défiant l’entendement et, pour les autres, le gain facile. A la place «tahtaha», les revendeurs proposent CD et VCD contrefaits à 40 dinars l’unité et 100 dinars les trois. Il faut souligner que le prix de ces produits constitue légèrement plus que le prix d’un CD vierge au détail, celui-ci étant cédé entre 25 et 30 dinars. En somme, un jeune, disposant d’un micro-ordinateur doté d’un graveur et d’une imprimante, qui voudrait s’essayer dans le créneau, se cassera indubitablement le nez. Il ne pourra, en effet, aligner ses prix sur ceux proposés par les «gros» qui parviennent à contrefaire en grand nombre les produits demandés. «Qu’on se détrompe ! Il n’y a que les éditeurs qui disposent des moyens nécessaires pour la duplication à grande échelle de sorte à ce que le prix de revient soit si insignifiant pour pouvoir écouler leurs produits facilement et en quantités», explique-t-on dans le milieu.

Je fais remarquer naïvement qu’il est alors facile de remonter à la source, puisque dans cette guerre que se livrent les éditeurs, ces derniers ne piratent pas leurs produits. «Il ne sont quand même pas dupes Monsieur !» souligne mon interlocuteur qui ajoute : «Si je dois proposer un CD de variétés, j’y inclus évidemment un ou deux chanteurs avec qui je suis en contrat. Autrement, ça se saura facilement.» Toutefois, fait-il remarquer, «Ed-deg» (le piratage) est une pratique «presque admise par tous les éditeurs». «On ne peut pas vraiment s’en sortir autrement, surtout que le timbre de l’ONDA nous revient très cher», souligne-t-il en précisant que le piratage touche en fait à tous les domaines. En plus de la chanson (CD audio ou MP3 de tous les chanteurs locaux, nationaux, arabes et occidentaux), on retrouve sur le marché, une variété extraordinaire de films arabes, hindous, américains, des causeries religieuses, du dessin animé et évidemment des film classés X qui sont proposés, eux, à 60 ou 70 dinars l’unité. C’est même le créneau qui semble rapporter le plus.

Il faut dire aussi que ce qui participe au boom de cette activité informelle c’est que les acheteurs y trouvent tout ce qu’ils cherchent. C’est le cas de produits proposés sur le marché avant leur sortie officielle en Europe.

Artistes et éditeurs, premiers perdants

Le phénomène est en vogue et les responsables de l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins d’Oran (ONDA) ne laissent passer justement aucune occasion pour tirer la sonnette d’alarme sur cette contrefaçon qui prend de l’ampleur dans le domaine de l’audiovisuel, causant un préjudice estimé à quelque 2,5 milliards de centimes dans la région ouest. Les statistiques à ce propos parlent d’elles-mêmes. Durant seul le premier trimestre de l’année en cours, plus de 26 000 CD et VCD piratés ont été saisis dans les wilayas de Tlemcen, Mostaganem, Oran et Saïda. Le plus grand nombre a été saisi dans la capitale de l’Ouest, soit environ 17 000 supports dont 5 650 VCD. L’année précédente, et selon le directeur régional de l’ONDA, plus de 216 000 CD piratés ont été saisis contre 92 000 l’année d’avant. C’est pour dire que le phénomène est en constante progression. Pour cette année, les services de l’ONDA ont saisi, durant le premier semestre, 49 342 CD et K7 piratés et ceux de la police, 72 435 autres. Et ce qui interpelle encore davantage c’est que le produit piraté est proposé aussi dans les magasins d’audiovisuel.

Cette activité informelle a fait que les usines spécialisées dans la duplication audiovisuelle ont vu leur nombre passer de 8 à 2 unités et «les éditeurs de 70 à 10 seulement». Pour beaucoup, les éditeurs qui se sont retirés du marché, ont dû garder, dans leur majorité du moins, leurs matériels à même de leur permettre de «poursuivre de façon informelle» leur activité. Mais qu’est-ce qui empêche que se fasse de façon plus rigoureuse leur contrôle ? Les services directement concernés évoquent un manque d’effectifs, une cinquantaine seulement pour les 48 wilayas. Et quand on sait que beaucoup se sont fait agresser dans l’exercice de leur fonction, il y a de quoi comprendre la crainte des agents et les freins que l’opération de lutte contre le piratage rencontre.

Mais bien avant l’ONDA, la sonnette d’alarme était tirée par les éditeur, à l’image de Boualem Disco Maghreb qui déclarait déjà en 2004 : «Nous n’avons ni le cœur ni les conditions idoines. Notre profession coule.» Parce que «le marché informel, le piratage et la contrefaçon ont réduit tous les efforts consentis, depuis un quart de siècle, pour la promotion de la culture et de la musique en particulier».

En tout cas, éditeurs, distributeurs, vendeurs comme les industriels soulignent, sans cligner des yeux, que «l’ONDA est un peu complaisant», sachant que c’est à cet organisme de veiller, en principe, sur leurs intérêts en menant une guerre sans merci aux «trafiquants» qui encourent, pour rappel, conformément aux articles 149 et 150 de l’ordonnance n°97-10 du 6 mars 1997, «un emprisonnement de six mois à trois ans et une amende de 500 000 à 1 000 000 de dinars». «Si c’était réellement le cas sur le terrain, bien des revendeurs se seraient déjà effacés», fait-on encore remarquer.

Que faire ?

Le phénomène est là et la lutte à elle seule ne semble pas suffire. En ce sens, les industriels spécialisés dans l’audiovisuel se doivent de se protéger autrement. C’est le cas par exemple de l’industriel et manager de Media Discs industries qui, pour faire face au phénomène de la contrefaçon, a créé au sein de son usine – la deuxième plus importante d’Afrique – un département recherche et développement chargé d’intégrer «un verrouillage automatique des CD» qu’il produit. Cela dit, le patron de cette usine a eu l’intelligence aussi de contrecarrer ce «banditisme» par la diversification des produits. En effet, outre les CD audio qui représentent jusqu’à 15% de son activité, M. Louhibi a investi dans le support pédagogique et du livre. Conscient du fait aussi que le marché informel du CD et du VCD est encouragé par les prix pratiqués, il suggère que l’ONDA réduise sa redevance afin de permettre aux éditeurs de proposer leurs produits à des prix alignés sur ceux du marché informel. A cela, le directeur régional de l’ONDA répondra qu’il faudrait plutôt que les pouvoirs publics s’investissent sur ce terrain en prenant réellement en charge le problème. C’est peut-être à ce prix que l’on parviendra un jour à éradiquer le fléau du piratage et de la contrefaçon…

E. Ikram

 

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Tayeb Houari, SG de l’Onec

«La loi sur le chahid doit être appliquée»

Dans cet entretien, Houari Tayeb, le secrétaire général de l’Organisation nationale des enfants de Chahid (Onec), parle du travail mené par les commissions de réflexion et du programme tracé par l’Organisation pour la réécriture de l’histoire et la sauvegarde de la mémoire collective.

 

Entretien réalisé par

Habiba Ghrib

 

Le jour d’Algérie : l’Onec a toujours revendiqué la prise en considération de la loi du Chahid et du moudjahid dans les grandes décisions de l’Etat pour l’intérêt public, où en sont les actions entamées dans ce sens ?

Houari Tayeb : L’Onec a installé des commissions de réflexions afin de participer positivement aux futures actions qui seront menées par le président de la République. Je cite notamment celle liée à la révision de la Constitution que nous considérons comme une action impérative et importante pour le pays. Nous considérons que pour que l’Etat de droit soit fort et consolidé, il faut qu’il veille à l’application de l’ensemble des lois. Nous demandons aujourd’hui que la loi du chahid soit appliquée dans la Fonction publique et dans les commissions de wilaya pour la protection des moudjahidine et des ayants droit des familles de chouhada. Dans ce contexte-là, et pour faire activer ces procédures, l’Onec a fait un travail de réflexion depuis 2002, à l’issue duquel une mouture sur nos propositions a été remise au Chef du gouvernement. Cela, en plus d’un appel qui a été adressé au président de la République, lui demandant la prise en charge des articles de la loi qui n’ont pas été appliqués ni dans la Fonction publique ni par les institutions financières de l’Etat. Nous avons aussi sollicité le président pour que soit pris en charge l’article 64, portant installation du haut comité nationale de la sauvegarde de la mémoire collective et les vestiges de la révolution de novembre, afin de mettre fin à l’utilisation de la révolution à des fins autres et de mettre surtout fin aux agissements de ceux qui portent atteinte à la mémoire du pays et des martyrs.

 

Quels sont alors les résultats des actions accomplies par les commissions de réflexion ?

Une partie du travail a été déjà remise à qui de droit et une autre est actuellement au niveau de l’Assemblée populaire nationale, pour réflexion. Une autre commission constituée par des anciens cadres de l’Onec, des députés et des sénateurs actuels et six mem-bres de la direction nationale s’attelle à préparer un document qui servira de base à notre prochaine rencontre avec M. Belkhadem.

 

L’Onec vient de mener tout un travail en faveur de la réécriture de l’histoire et en prônant la préservation de la mémoire collective. Qu’y a-t-il derrière cette nouveauté ?

Pour ce qui est de l’écriture de l’histoire, je reviens sur l’aspect juridique des articles 64 de la loi du chahid et 62 de la Constitution sur lesquels on s’est appuyé pour entamer une action vers la jeunesse dans le milieu de l’enseignement scolaire et supérieur, lire à travers les comités de quartier les associations de jeunes, cela dans le but de créer des actions communes pour permettre à ses jeunes de connaître leur pays par la véracité des faits et la réalité de l’histoire. Nous visons en agissant de la sorte à prévenir notre jeunesse à l’avenir de toute falsification et déracinement par rapport à son histoire et par rapport aux idéaux de novembre 1954. Nous avons aussi entamé d’autres actions en collaboration avec le forum des journalistes et leur syndicat national de la presse, en vue de créer le club de presse de l’Onec. Notre objectif est de faire passer le message à travers les médias. L’Onec, pour la première fois depuis son existence, a mis en place son site web, grâce auquel et en collaboration avec d’autres Organisations nationales, il est désormais possible de poursuivre notre action en faveur de la sauvegarde de la mémoire collective à l’étranger. D’autant qu’en ce moment où la troisième génération française qui est arrivée au Parlement français, vient de jouer un rôle très négatif, suite à la promulgation de la loi du 23 février. Cette décision qui nous a poussés à être radicaux à toute action et à la signature du traité de l’amitié, sans que l’Etat français ne reconnaisse ses crimes coloniaux et avant qu’il ne demande pardon au peuple algérien.

 

On assiste à une implication directe et plus fréquente de votre organisation dans les actions en faveur de la cause de la Rasd. Peut-on en savoir plus ?

Dans le cadre du programme de l’Onec dans les activités internationales et plus précisément dans la lutte des peuples pour la liberté et pour leurs droits à l’autodétermination, l’Onec s’est engagée pleinement dans la cause du peuple du Sahara occidentale et elle est membre fondateur du CNASPS. Son rôle a été toujours  d’apporter solidarité et aide à la Rasd afin que soit réalisée l’autodétermination de son peuple. Il est toujours question pour nous de mener une campagne de solidarité matérielle, politique et morale à ce peuple, via séminaires et caravanes de solidarité, les échanges culturels et historiques et en faisant profiter l’Organisation des enfants de chouhada de la Rasd de l’expérience de l’Onec.

 

A quand la date du congrès national ? Qu’en est-il des préparatifs, et enfin y aura-t-il du nouveau au plan organique ?

La date de la tenue du congrès national est prévue pour le premier semestre 2007. Actuellement, le secrétariat national active pleinement dans les wilayas afin de tenir les congrès de wilaya. Trente congrès ont eu déjà lieu et on pourra finaliser cette tâche au mois d’octobre prochain. Il sera procédé par la suite, lors du prochain conseil national qui est prévu avant la fin de l’année, à l’installation de la commission nationale de préparation du congrès. Le travail qu’effectuera cette dernière tournera principalement autour de trois axes. Il s’agit de la mise en conformité des textes et des résolutions de l’Onec avec la réalité du pays et en fonction des changements opérés et des programmes à venir, de dégager des délégués de wilaya et l’élaboration de pré-résolutions dans le cadre de la tenue des six congrès régionaux et enfin, la préparation des questions techniques et matérielles du congrès, cela à travers l’épuration par la commission nationale administration et finance de la situation administrative et financière des secrétariats de wilaya.

H. G.

 

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Deuxième plus grand barrage d’eau en Algérie

Kouidat réceptionné avant fin 2007

Le ministre des Ressources en eau Abdelmalek Sellal s’est rendu, hier, lors d’une visite de travail et d’inspection dans le barrage de Koudiat Acerdoune dans la wilaya de Bouira. Constatant de lui-même l’avancement considérable des travaux qui sont à 61% du taux de réalisation, le ministre a insisté, néanmoins, auprès de la société réalisatrice de terminer les travaux le plutôt possible. «Je souhaite voir les travaux achevés au plus tard le mois de novembre 2007» a espéré Abdelmalek Sellal. Celui-ci a relevé, par ailleurs, que ce barrage est l’un des plus difficiles que l’Algérie ait jamais réalisé. Cela a-t-il souligné à cause des difficultés géologiques rencontrées. 

«Heureusement que le ministère a fait le bon choix en confiant la réalisation du chantier à la société française Razel qui demeure à l’heure actuelle performante» a expliqué le ministre. En fait, des moyens de pointe ont été utilisés par cette société, ce qui explique, la cadence acceptable qu’a prise la réalisation de ce chantier qui sera réceptionné avant la fin de l’année prochaine. Deuxième en matière de capacité après celui de Beni Haroun, le barrage de Kouidat Acerdoune aura une capacité globale de 96 millions de m3. Entre autres wilayas qui seront alimentées par ce barrage, il est à citer Bouira, Tizi Ouzou, M’sila, Médéa ainsi que la future nouvelle ville de Boughzoul dans la wilaya de Djelfa. Les pouvoirs publics qui comptent énormément sur l’apport de ce nouvel ouvrage pour endiguer, un tant soit peu la pénurie en eau potable dont elles souffrent de nombreuses wilayas n’ont pas lésiné sur les moyens en y investissant une somme colossale. Plus de 511 milliards ont été alloués à ce projet, qui, à la suite des difficultés d’ordre géologique rencontrées pour sa réalisations, s’est vu bénéficier d’un autre budget

«spécial». Le ministre, à l’occasion de cette sortie, a donné rendez-vous pour 2025 pour finir définitivement avec le problème de manque d’eau. Pour ce faire, le ministre des Ressources en eau a indiqué que 12 milliards de dinars sont mobilisés par l’Etat pour construire des barrages dans différentes wilayas du pays «l’étude des projets sera achevée avant 2009» a-t-il indiqué. En ce qui concerne l’attribution de ses projets, le ministre n’a pas hésité d’afficher sa préférence pour les sociétés étrangères qui «nous dépassent en moyens et en savoir-faire» a-t-il argué.

Aomar Fekrache

 

 

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