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LA UNE Lieux de culte et de cohésion sociale, les mosquées restent surtout l’enjeu politique n°1 en Algérie. Entre le ministère des Affaires religieuses, qui n'est représenté que dans les deux tiers, les associations affiliées en sous-main aux partis islamistes et les salafistes clandestins, la guerre pour le contrôle des mosquées est quasi-permanente. Agressés, dénigrés ou intimidés, les imams sont les premiers à en faire les frais, et ce n'est là que la face apparente d'une bataille secrète qui ne date pas d’aujourd'hui.

19/10/06

 

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L’Etat admet un déficit de 50 000 imams

Qui contrôle

les mosquées ?

Lieux de culte et de cohésion sociale, les mosquées restent surtout l’enjeu politique n°1 en Algérie. Entre le ministère des Affaires religieuses, qui n'est représenté que dans les deux tiers, les associations affiliées en sous-main aux partis islamistes et les salafistes clandestins, la guerre pour le contrôle des mosquées est quasi-permanente. Agressés, dénigrés ou intimidés, les imams sont les premiers à en faire les frais, et ce n'est là que la face apparente d'une bataille secrète qui ne date pas d’aujourd'hui.

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 Les Titres

 

 

APN

Les députés critiquent la loi de finances

 

Face à la recrudescence du terrorisme

Le silence complice des partis

 

Le FMI conteste la hausse des salaires

«L’inflation risque de déraper»

 

 Le Trait d'Abi  

 Divers

 

Après le déblocage des salaires

Le CNES suspend la rétention des notes

Certains chefs d’établissement ont persisté dans leur comportement belliqueux contre les enseignants en grève.

Le conseil national des enseignants du supérieur (Cnes ) a appelé les enseignants  à faire les délibérations de la fin de l’année, après  le déblocage des salaires des enseignants issus des établissements où la grève illimitée initiée le 13 mai a été observée avant que le mot d’ordre pour la grève ne soit suspendu à la rentrée, suite à un accord entre les deux parties en conflit.

Dans un communiqué rendu public hier  la coordination nationale des sections CNES informe les enseignantes et les enseignants que les administrations de tous les établissements concernés ont soit régularisé les situations financières des enseignants en grève soit entamé les procédures nécessaires, y compris  le directeur de l’ENS de Bouzareah . « Ce dernier   s’est singularisé par son zèle et ses vaines tentatives de briser toute forme d’organisation des enseignants, par son obstination à piétiner toutes les lois sociales et son entêtement à violer toutes les normes pédagogiques définies par l’UNESCO, en remettant, entre autres, des diplômes aux  étudiants du département de langue arabe et de langue française n’ayant pas accompli tout leur cursus pédagogique au mois de juillet 2006 durant la grève», souligne le Cnes.

Pour rappel, même après toutes les assurances du ministère de l’enseignement supérieur quant à la régularisation des situations administratives et financières des enseignantes et enseignants, certains chefs d’établissement ont persisté dans leur comportement belliqueux contre les enseignants en grève.

C‘est pour dépasser cette situation de blocage, que  la coordination nationale, réunie les 05 et 06 octobre 2006 à Alger, avait appelé les enseignantes et enseignants à ne pas remettre les notes à l’administration et à bloquer les délibérations jusqu’au payement des salaires impayés dans l’ensemble des établissements concernés.

Maintenant que le déblocage a été confirmé, «la Coordination Nationale appelle tous les enseignantes et enseignants  des établissements concernés par le blocage des délibérations à reprendre normalement toutes leurs activités pédagogiques et  leur demande de rester particulièrement vigilants quant au respect des normes pédagogiques».

Concernant l’extinction de toutes les poursuites judiciaires contre les délégués du Cnes, le syndicat estime que cela «reste le préalable à tout apaisement au sein de l’université algérienne et que la sauvegarde de l’année universitaire 2006/2007, année fortement fragilisée, nécessite l’adhésion de toutes les enseignantes et de tous les enseignants, adhésion qui ne peut être obtenue que par des signaux forts des pouvoirs publics pour la satisfaction de leurs revendications légitimes».

Fatima Arab

 

 

Face à la recrudescence du terrorisme

Le silence complice des partis

Qui condamne quoi ? Voilà ce qu’on appelle bel et bien une attitude scandaleuse qu’aucune raison au monde ne saurait justifier.

A l’exception du RND, parti qui garde intact jusqu’ici - et contre vents et marées - sa répugnance de l’intégrisme et qui vient de condamner fermement le regain des actes terroristes qui ont endeuillé le pays ces dernières semaines, aucune formation politique, toutes tendances confondues, n’a cru bon ni jugé utile de condamner et d’en faire pareil. Car si depuis quelques jours déjà le terrorisme a redoublé d’intensité et de cruauté, ces partis-là que même l’autruche n’en a pas fait pire, se sont, toute honte bue, calfeutrés dans un silence troublant donnant l’impression d’un «je m’enfoutisme» total de ce qui se passe dans le pays. Même si d’autres, les Islamistes et le FLN en tête, se cachent derrière l’injustifiable alibi de la réconciliation nationale, une pareille discrétion pour ne pas dire un total effacement, démontre à quel point l’échelle des valeurs autant morales que politiques, fut écornée et combien est massif le pourrissement de l’exercice politique dans le pays.

Finies donc les années quatre- vingt-dix, où comme un seul homme, la classe politique s’élevait en un sursaut devenu avec le temps comme un geste machinal, un réflexe, contre chaque assassinat, chaque bombe, chaque massacre. Le pire est que certains partis passent sous silence les actes qui visent même leurs propres militants comme c’est le cas du FLN dont aucune condamnation n’a suivi l’assassinat par le GSPC d’un élu et maire d’une commune dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj. Le même scénario s’est reproduit tout récemment avec le président de l’Assemblé populaire de la wilaya de Tizi Ouzou, assassiné, jeudi passé, à Draâ El Mizan. Car le crime s’ il a soulevé l’émoi dans la région et a vu la ferme condamnation de la direction nationale du FFS duquel est issue la victime, il est à la fois étrange et troublant qu’un tel crime n’ait pu faire réagir le président du FFS Aït Ahmed dont le silence devait jeter un effroi non seulement parmi la population locale mais aussi et surtout sur les militants du parti.

Cette même attitude passive du FLN comme celle du FFS ne touche pas seulement ces deux partis. L’ensemble de la classe politique pour qui semble-t-il le soutien de la charte n’a pas de limite quitte à faire entorse, au grand jour à ses propres positions de principe. Même le sanglant assassinat lundi dernier dans la wilaya d’Aïn Defla de neuf gardes communaux n’a pas fait sortir les politiques de leur torpeur. Ni le MSP, ni le FLN, ni le RCD…la liste est longue, n’ont publié le moindre communiqué pour dénoncer ce regain de terrorisme d’un GSPC qui a repris du poil de la bête. Pourtant tout ce beau monde-là ne s’est pas fait prier pour accueillir, sourire large et bras ouverts, le triste retour d’une bande d’intégristes à l’image de Rabah Kébir, responsables d’une façon ou d’une autre du meurtre de milliers de victimes. Triste époque !

Amine Goutali

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EDITORIAL

Par Nadia Kerraz

Une occasion de gâchée

Alors que les députés de la cuvée 2002-2007 avaient, en la proposition d’amendement du code pénal portant abolition de la peine de mort, une belle opportunité pour marquer leur mandature, ils l’ont tout bonnement gâchée. En effet, ils ont rejeté l’amendement proposé par un parti, le PT, sans pour autant fournir la moindre explication à même de justifier cette prise de position. On aurait souhaité qu’elle émane d’un principe fortement ancré, comme cela se passe aux USA où le débat fait rage dans les quelques Etats où les gouverneurs, à l’image de celui de Californie, Arnold Schwarzenegger, la maintiennent en vigueur. Mais au sein de l’APN, l’occasion n’a pas été donnée de  penser que c’est le cas. Il est vrai aussi que le débat autour du sujet n’a pas été réellement instauré au sein de la société. La peine de mort est un de ces nombreux sujets tabous, qui auraient gagné à être débattus sereinement, loin de toute passion. Du côté officiel, on se dit aujourd’hui pour son abolition. Sans pour autant militer pour. En fait, le gouvernement n’a pas vraiment le choix si son souci de  régler quelques questions d’ordre pratique est sincère. Ainsi, abolir cette disposition serait doublement bénéfique : satisfaire aux engagements internationaux de l’Algérie et faciliter les procédures d’extraditions judiciaires qui butent, comme cela a été le cas dernièrement avec la Grande-Bretagne, sur les craintes que fait peser le maintien de la peine de mort sur les personnes extradées par les pays européens. Des Etats qui s’en tiennent aux lois et refusent de se fier aux pratiques en vigueur. Ces pays ne peuvent, en effet,  ignorer que dans les faits, la peine de mort est quasiment abolie. Elle  n’a pas été appliquée depuis l’exécution des exécutants de l’attentat de l’aéroport Houari-Boumediène, perpétré en 1992. On peut envisager que, connaissant cette réalité, le législateur algérien n’a pas jugé utile de la codifier. Et puis, dans un pays où le banditisme et la criminalité sont en hausse, il est peut-être pensé que le maintien de la peine de mort parmi les sanctions auxquelles s’exposent les auteurs de délits majeurs peut avoir un effet dissuasif. Car, quand bien même elle n’est pas appliquée,  la peine de mort est toujours requise par la partie civile et est prononcée par les juges.

 Que, par le maintien de la peine de mort, l’on mette l’Algérie vis-à-vis des pays étrangers auxquels elle est liée par des engagements, dans la gêne, n’est pas pour embarrasser ces députés. Et puis, que l’on ne s’avise surtout pas à accuser les élus du peuple d’être des anti-démocrates, si au pays de la démocratie la peine de mort est maintenue. Voire appliquée. Ainsi donc, on ne peut pas demander aux députés d’être plus royalistes que le roi !

N. K.

  

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