Alger

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Insécurité dans la capitale

Lourdes peines de prison aux voleurs de portables

Passerelle de la Place du 1er Mai

Le passage de tous les dangers

Ben Aknoun

Quatre individus, dont une femme, arrêtés

Mosquée de Mohammadia (Alger)

Des prêches hebdomadaires pour les malentendants

 

 19/11/06

 

 Insécurité dans la capitale

Lourdes peines de prison aux voleurs de portables

Alger devient insupportable, voire invivable, ces dernières années. Tous les fléaux y sévissent. Sortir dans la rue est, quelquefois, un acte périlleux que l’on risque de regretter pendant longtemps.

Vols, agressions, trafic douteux, violence et perversion, des maux qui, à force de se répéter et de se propager, s’apparentent, à juste titre, à dépasser la force de la loi et celle des éléments de sécurité. Conscientes et sentant l’imminence du danger qui ne cesse de gagner tous les coins et les recoins de la capitale, les autorités ont décidé, semble-t-il, de frapper fort, cette fois ci. En fait, dorénavant, au moins pour les six mois à venir, le nouveau parquet général a décidé des mesures spéciales afin de dissuader, un tant soit peu, les voleurs et les criminels qui ont, jusque-la, imposé leur diktat. «Des sanctions allant jusqu’à 2 années de prison pour port d’arme prohibée, de 3 à 5 ans pour vol et vente de portables volés ont été décidées afin de sécuriser la capitale», a déclaré, récemment, M. Medjerab Daoudi, procureur général, en marge de l’ouverture de la session criminelle. En somme, une bouffée d’oxygène en direction des citoyens, en attendant l’application effective et les résultats concrets de cette «nouvelle politique de lutte contre le banditisme et la criminalité, qui entre dans le cadre de la reforme de la justice» a souligné M. Medjerab. Cela d’un côté. D’un autre, et à l’heure actuelle, tous les dangers pèsent sur la société, de jour comme de nuit, qu’elle ne passe pas une journée sans enregistrer des dizaines de cas de vol de portables, d’agressions et ce, au su et au vu de tout le monde. Ainsi donc, et avec ces nouvelles dispositions juridiques, il est tout a fait nécessaire de se demander si la justice a enfin songé à mettre en place des textes qui élargissent les prérogatives et le champ d’intervention des éléments de sécurité pour faire face à des maux, qui n’ont, en vérité, que trop duré. Ces nouvelles mesures concernent, entre autres, le vol et la vente de portables volés. Sur ce point précis, force est de constater que les appareils volés sont vendus en public sans que qui que ce soit ne daigne lever le petit doigt. Pis encore, cela se pratique dans des lieux connus et fréquentés par tout le monde, où des voleurs de portables exercent leur «métier» en toute impunité. Souk Dellala, à  Laâkiba (Belouizdad) est un exemple parmi tant d’autres. Interrogés à plusieurs reprises sur ce phénomène et l’impunité dont bénéficient ces voleurs, les éléments de la Sûreté nationale ont toujours répondu que, faute de dépôt de plainte par les victimes, il n’est pas du tout question d’intervenir pour mettre fin aux agissements de ces voleurs, qui  exercent sur le marché informel. Cependant, et avec ces nouvelles dispositions doit-on déjà parler de la période post-impunité pour les voleurs des téléphones portables ? Ces nouvelles dispositions qui visent, en tous cas, la sécurisation de la capitale, concernent, outre le vol de véhicules, le trafic de drogue, les délits d’agression, la détention d’armes prohibées, le détournement de fonds, les faux documents, ainsi que les reglements de compte entre bandes armées.

A. F.

 

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Passerelle de la Place du 1er Mai

Le passage de tous les dangers

La passerelle qui mène de la rue Hassiba Ben Bouali à la gare routière 8 mai 1945 de Tafourah présente, sans exagération aucune, un vrai danger public aux milliers de passagers qui l’empreinte quotidiennement.

En fait, en plus de la dégradation qu’elle connaît et l’état très critique dans lequel elle se trouve, cette passerelle, censée être salvatrice pour la vie des citoyens, les exposent plutôt à de multiples risques. A chaque jour que Dieu fait, des actes d’agressions et de vols sont perpétrés dans ses environs. Les paisibles citoyens, n’ayant pas le choix puisque elle est l’unique chemin qui mène directement de la rue Hassiba Ben Bouali à la gare routière de Tafourah, persistent, malgré tout, à la fréquenter. «On a pas par où passer pour rejoindre la station de Tafourah. J’ai déjà fait l’objet d’un vol de portable à cet endroit, mais bon, voilà, je l’emprunte tous les jours, malgré moi», nous a fait savoir une dame. Prise d’assaut par les délinquants, ceux-ci commettent leur sale besogne en toute impunité puisque cet endroit est délaissé par les agents de l’ordre. Comme un malheur ne vient jamais seul, cette vieille passerelle est, en outre, submergée de vendeurs ambulants. Se frayer un chemin pour atteindre l’autre bout est une corvée des plus dures. Cet état de fait n’a fait qu’empirer une situation déjà critique. Dépassant à peine un mètre de largeur, cette espace pour piétons est partagé donc, avec les vendeurs à la sauvette qui ne se gênent pas d’étaler leur marchandise, nonobstant l’exiguïté, et ce, au grand dam des piétons. Jugée l’une des passerelles les plus fréquentées d’Alger, ce passage n’a bénéficié, à ce jour, ni de travaux de réhabilitation ni d’un minimum de sécurité pour rassurer les milliers de passagers qui l’empruntent. Malgré les mises en garde répétées, notamment celles de la presse nationale, cet endroit reste toujours dans l’indifférence et le laisser-aller. Tout cela, doit-on le préciser, se passe dans la journée. S’y aventurer la nuit, c’est se jeter dans un gouffre d’où l’on ne pourra jamais revenir

A. F.

 

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Ben Aknoun

Quatre individus, dont une femme, arrêtés

L’indignation était au summum, jeudi passé, dans la résidence universitaire Taleb Abderrahmane de Ben Aknoun. Trois individus, ivres, en compagnie d’une jeune femme de mœurs légères ont été appréhendés par les étudiants dans l’enceinte même de la cité. Les agents de sécurité, mis au courant de cette scène par les étudiants, ont contacté à leur tour les services de sûreté nationale qui ont procédé à l’arrestation de ces individus. D’après des informations recueillies sur place, et suite à l’identification des inculpés, il s’agit, en définitive, de trois manœuvres qui travaillaient dans le chantier se trouvant à l’intérieur même de la résidence. Profitant du libre accès, dont ils bénéficient, ceux-ci ont accueilli cette femme dans l’un des pavillons en voie de construction. Pis encore, et d’après des témoins oculaires, des boissons alcoolisées ainsi qu’une quantité de cannabis a été retrouvée en leur possession. Suite à cette «acte de perversion», les comités des étudiants de ladite cité sont montés au créneau pour exiger la fermeture ou la surveillance de l’endroit qui a servi, jusque-là, de lieu de passage des engins et d’acheminement des matériaux de construction pour le chantier, avant qu’il ne soit exploité à d’autres fins.

A. F.

 

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Mosquée de Mohammadia (Alger)

Des prêches hebdomadaires pour les malentendants

Il était grand temps, diront les uns mais pour une première c’en est vraiment une. Louable est en effet l’initiative que la mosquée de Mohammadia (ex-Cinq Maisons) dans la banlieue de la capitale, de recruter pour les prêches hebdomadaires du vendredi, en faveur des personnes malentendantes, une interface en langage des signes, genre d’interprète qui accompagne l’imam, simultanément le discours de l’imam. Au début timide, le nombre des personnes concernées par cette formule a augmenté durant le deuxième prêche de vendredi dernier et déjà plusieurs fidèles qui ont eu vent de cette nouvelle commencent à fréquenter cette mosquée. Certains viennent des communes limitrophes, El Biar, Bachdjarah, Bab El-Oued, Rouiba… Ainsi, cette communauté, que les pouvoirs publics ont de tout temps regardé avec des lorgnettes, est appelée à jouir pleinement de son droit. Et ce, bien sûr dans l’espoir d’étendre cette nouvelle mesure à d’autres régions du pays, là où sont aussi nombreux les malentendants à attendre un geste de la part des pouvoirs publics.

  1. G

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