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Insécurité dans la capitale
Lourdes peines
de prison aux voleurs de portables
Alger devient
insupportable, voire invivable, ces dernières années. Tous les
fléaux y sévissent. Sortir dans la rue est, quelquefois, un acte
périlleux que l’on risque de regretter pendant longtemps.
Vols, agressions,
trafic douteux, violence et perversion, des maux qui, à force de se
répéter et de se propager, s’apparentent, à juste titre, à dépasser
la force de la loi et celle des éléments de sécurité. Conscientes et
sentant l’imminence du danger qui ne cesse de gagner tous les coins
et les recoins de la capitale, les autorités ont décidé,
semble-t-il, de frapper fort, cette fois ci. En fait, dorénavant, au
moins pour les six mois à venir, le nouveau parquet général a décidé
des mesures spéciales afin de dissuader, un tant soit peu, les
voleurs et les criminels qui ont, jusque-la, imposé leur diktat.
«Des sanctions allant jusqu’à 2 années de prison pour port d’arme
prohibée, de 3 à 5 ans pour vol et vente de portables volés ont été
décidées afin de sécuriser la capitale», a déclaré, récemment, M.
Medjerab Daoudi, procureur général, en marge de l’ouverture de la
session criminelle. En somme, une bouffée d’oxygène en direction des
citoyens, en attendant l’application effective et les résultats
concrets de cette «nouvelle politique de lutte contre le banditisme
et la criminalité, qui entre dans le cadre de la reforme de la
justice» a souligné M. Medjerab. Cela d’un côté. D’un autre, et à
l’heure actuelle, tous les dangers pèsent sur la société, de jour
comme de nuit, qu’elle ne passe pas une journée sans enregistrer des
dizaines de cas de vol de portables, d’agressions et ce, au su et au
vu de tout le monde. Ainsi donc, et avec ces nouvelles dispositions
juridiques, il est tout a fait nécessaire de se demander si la
justice a enfin songé à mettre en place des textes qui élargissent
les prérogatives et le champ d’intervention des éléments de sécurité
pour faire face à des maux, qui n’ont, en vérité, que trop duré. Ces
nouvelles mesures concernent, entre autres, le vol et la vente de
portables volés. Sur ce point précis, force est de constater que les
appareils volés sont vendus en public sans que qui que ce soit ne
daigne lever le petit doigt. Pis encore, cela se pratique dans des
lieux connus et fréquentés par tout le monde, où des voleurs de
portables exercent leur «métier» en toute impunité. Souk Dellala, à
Laâkiba (Belouizdad) est un exemple parmi tant d’autres. Interrogés
à plusieurs reprises sur ce phénomène et l’impunité dont bénéficient
ces voleurs, les éléments de la Sûreté nationale ont toujours
répondu que, faute de dépôt de plainte par les victimes, il n’est
pas du tout question d’intervenir pour mettre fin aux agissements de
ces voleurs, qui exercent sur le marché informel. Cependant, et
avec ces nouvelles dispositions doit-on déjà parler de la période
post-impunité pour les voleurs des téléphones portables ? Ces
nouvelles dispositions qui visent, en tous cas, la sécurisation de
la capitale, concernent, outre le vol de véhicules, le trafic de
drogue, les délits d’agression, la détention d’armes prohibées, le
détournement de fonds, les faux documents, ainsi que les reglements
de compte entre bandes armées.
A. F.
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Passerelle de la Place du 1er Mai
Le passage de
tous les dangers
La passerelle qui
mène de la rue Hassiba Ben Bouali à la gare routière 8 mai 1945 de
Tafourah présente, sans exagération aucune, un vrai danger public
aux milliers de passagers qui l’empreinte quotidiennement.
En fait, en plus
de la dégradation qu’elle connaît et l’état très critique dans
lequel elle se trouve, cette passerelle, censée être salvatrice pour
la vie des citoyens, les exposent plutôt à de multiples risques. A
chaque jour que Dieu fait, des actes d’agressions et de vols sont
perpétrés dans ses environs. Les paisibles citoyens, n’ayant pas le
choix puisque elle est l’unique chemin qui mène directement de la
rue Hassiba Ben Bouali à la gare routière de Tafourah, persistent,
malgré tout, à la fréquenter. «On a pas par où passer pour rejoindre
la station de Tafourah. J’ai déjà fait l’objet d’un vol de portable
à cet endroit, mais bon, voilà, je l’emprunte tous les jours, malgré
moi», nous a fait savoir une dame. Prise d’assaut par les
délinquants, ceux-ci commettent leur sale besogne en toute impunité
puisque cet endroit est délaissé par les agents de l’ordre. Comme un
malheur ne vient jamais seul, cette vieille passerelle est, en
outre, submergée de vendeurs ambulants. Se frayer un chemin pour
atteindre l’autre bout est une corvée des plus dures. Cet état de
fait n’a fait qu’empirer une situation déjà critique. Dépassant à
peine un mètre de largeur, cette espace pour piétons est partagé
donc, avec les vendeurs à la sauvette qui ne se gênent pas d’étaler
leur marchandise, nonobstant l’exiguïté, et ce, au grand dam des
piétons. Jugée l’une des passerelles les plus fréquentées d’Alger,
ce passage n’a bénéficié, à ce jour, ni de travaux de réhabilitation
ni d’un minimum de sécurité pour rassurer les milliers de passagers
qui l’empruntent. Malgré les mises en garde répétées, notamment
celles de la presse nationale, cet endroit reste toujours dans
l’indifférence et le laisser-aller. Tout cela, doit-on le préciser,
se passe dans la journée. S’y aventurer la nuit, c’est se jeter dans
un gouffre d’où l’on ne pourra jamais revenir
A. F.
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Ben Aknoun
Quatre
individus, dont une femme, arrêtés
L’indignation
était au summum, jeudi passé, dans la résidence universitaire Taleb
Abderrahmane de Ben Aknoun. Trois individus, ivres, en compagnie
d’une jeune femme de mœurs légères ont été appréhendés par les
étudiants dans l’enceinte même de la cité. Les agents de sécurité,
mis au courant de cette scène par les étudiants, ont contacté à leur
tour les services de sûreté nationale qui ont procédé à
l’arrestation de ces individus. D’après des informations recueillies
sur place, et suite à l’identification des inculpés, il s’agit, en
définitive, de trois manœuvres qui travaillaient dans le chantier se
trouvant à l’intérieur même de la résidence. Profitant du libre
accès, dont ils bénéficient, ceux-ci ont accueilli cette femme dans
l’un des pavillons en voie de construction. Pis encore, et d’après
des témoins oculaires, des boissons alcoolisées ainsi qu’une
quantité de cannabis a été retrouvée en leur possession. Suite à
cette «acte de perversion», les comités des étudiants de ladite cité
sont montés au créneau pour exiger la fermeture ou la surveillance
de l’endroit qui a servi, jusque-là, de lieu de passage des engins
et d’acheminement des matériaux de construction pour le chantier,
avant qu’il ne soit exploité à d’autres fins.
A. F.
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Mosquée de Mohammadia (Alger)
Des prêches
hebdomadaires pour les malentendants
Il était grand
temps, diront les uns mais pour une première c’en est vraiment une.
Louable est en effet l’initiative que la mosquée de Mohammadia
(ex-Cinq Maisons) dans la banlieue de la capitale, de recruter pour
les prêches hebdomadaires du vendredi, en faveur des personnes
malentendantes, une interface en langage des signes, genre
d’interprète qui accompagne l’imam, simultanément le discours de
l’imam. Au début timide, le nombre des personnes concernées par
cette formule a augmenté durant le deuxième prêche de vendredi
dernier et déjà plusieurs fidèles qui ont eu vent de cette nouvelle
commencent à fréquenter cette mosquée. Certains viennent des
communes limitrophes, El Biar, Bachdjarah, Bab El-Oued, Rouiba…
Ainsi, cette communauté, que les pouvoirs publics ont de tout temps
regardé avec des lorgnettes, est appelée à jouir pleinement de son
droit. Et ce, bien sûr dans l’espoir d’étendre cette nouvelle mesure
à d’autres régions du pays, là où sont aussi nombreux les
malentendants à attendre un geste de la part des pouvoirs publics.
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G
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Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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