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Marché de gros de Attatba
La pomme de
terre en baisse continue
Le week-end
dernier, elle s’écoulait sur la plupart des marchés de détail de
la wilaya, à 50 DA le kilogramme et quelquefois à 45.
Ce dernier prix
était appliqué à la pomme de terre de petit calibre mais également à
celle dite «des frigos», c’est-à-dire celle qui avait été stockée
dans des chambres froides avant sa mise sur le marché et ce, par
opposition à la pomme de terre de saison qui, elle, n’a commencé à
être commercialisée (au détail) que depuis quelques jours.
C’est d’ailleurs
«l’arrivée» de cette dernière qui a déclenché cette chute du prix de
ce légume très prisé des familles algériennes. Un mouvement
nettement perceptible au marché de gros des fruits et légumes de
Attatba, dans la wilaya de Tipasa, où nous nous sommes rendus
mercredi dernier.
Ce jour-là, les
prix (de gros) oscillaient entre 38 et 42 DA le kilogramme et ce,
pour la pomme de terre de saison qui provient des wilayas de
Mostaganem de Aïn Defla (pour cette dernière, depuis le début de la
semaine écoulée). Pour ce qui est de la pomme de terre dite «des
frigos», le prix de vente est en général presque toujours inférieur
de quelques dinars. Une différence qui peut aller jusqu’à 10 DA par
kilogramme, selon
M. Semsar,
directeur général de l’EMGA.FL/SPA, l’entreprise qui gère le marché
de gros de Attatba.
Celui-ci explique
ladite différence par la faiblesse relative de la demande concernant
ce dernier produit (pomme de terre des frigos).
«Actuellement,
seuls les restaurateurs et les collectivités en achètent»; ce qui
n’était pas le cas avant– pour reprendre le jargon usité en ces
lieux– «l’entrée» de la pomme de terre de saison.
Le prix de vente
de cette dernière était, la veille de notre visite, de 48 DA le
kilogramme. Selon notre interlocuteur, «si aucun impondérable ne
survient dans les trois ou quatre prochains jours, le prix de gros
de la pomme de terre (dès le début de la présente semaine) sera de
30 DA», et ce, a-t-il précisé, «au niveau du marché de gros de
Attatba».
Par impondérable,
notre interlocuteur parle de la pluie qui peut stopper la baisse des
prix, pour les faire grimper de nouveau de plus de 2 DA, a-t-il
tenu à souligner.
Interrogé sur
l’écart constaté entre les prix de gros et ceux affichés au détail,
celui-ci n’est jamais inférieur à 10 DA, comme nous avons pu le
vérifier sur plusieurs.
M. Semsar a
déclaré que la répercussion d’une baisse des prix sur ceux pratiqués
au détail, n’est jamais immédiate : «Elle prend toujours quatre à
cinq jours pour être effective».
La raison la plus
invoquée par les détaillants pour justifier cet état de fait est
qu’un laps de temps leur est nécessaire pour écouler la marchandise
en leur possession acquise à l’ancien prix.
Comme il n’est
nullement responsable du comportement commercial des détaillants,
nous n’avons pas osé demander à notre interlocuteur si ceux-ci
prennent le temps d’écouler la marchandise en leur possession, quand
le prix de celle qu’ils viennent d’acquérir est supérieur.
Ce dernier point
relevant d’une autre histoire, nous avons préféré nous en tenir au
concret de celle qui nous concerne : le prix de gros de la pomme de
terre est en baisse ; une baisse dont les bienfaits pour les
consommateurs sont néanmoins à chaque fois, différés de quelques
jours…
Mohamed Amine
Haut
Interceptés dimanche au large d’Oran
63 «harraga»
sous mandat de dépôt
Alors que d’aucuns
s’attendaient à la présentation devant la justice des 63 «harraga»,
tous originaires d’Oran, interceptés la semaine dernière par les
garde-côtes au large d’Oran, cela n’a pu se faire qu’avant-hier. En
ce jeudi après-midi, les parents des mis en cause, qui avaient
manifesté la veille leur mécontentement contre la durée de la garde
à vue après que l’audition des 63 «harraga» a été reportée,
s’étaient donc agglutinés devant le tribunal de Aïn El-Turck pour
être aux côtés des leurs et d’aucuns s’attendaient à ce qu’ils
soient tous relâchés. Toutefois, le magistrat instructeur en a
décidé autrement, les plaçant tous sous mandat de dépôt, ce qui a
soulevé l’ire des parents. Pour rappel, les 63 jeunes, qui avaient
tenté la traversée aventureuse vers les côtes espagnoles à bord d’un
sardinier immatriculé à Beni Saf en prenant le départ de la plage de
Aïn El-Turck, âgés entre 17 et 35 ans et ayant payé chacun 15
millions de centimes, ont été interceptés très tôt dimanche dernier
au large d’Oran. Des sources sécuritaires ont expliqué que c’est à
cause du surpoids que l’embarcation, d’une dizaine de mètres, s’est
trouvée en difficulté et n’était plus en mesure d’avancer. Les mêmes
sources soutiennent que n’était l’intervention salutaire des
garde-côtes, on aurait pu assister au pire. Il y a lieu de noter
cette rumeur circulant à propos du passeur ayant empoché l’argent
pour l’acquisition du sardinier, information qui n’a pu toutefois
être vérifiée…
E. Ikram
Haut
APW de Tizi Ouzou
Le FFS risque
de perdre la présidence
Telle est la
question qui revient sur toutes les lèvres ces jours-ci à Tizi Ouzou.
LE FFS va-t-il
perdre la présidence de l’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi
Ouzou à l’occasion du remplacement du défunt Rabah Aïssat assassiné
le 12 octobre dernier dans son village natal de Aïn Zaouia. Telle
est la question qui revient sur toutes les lèvres ces jours-ci à
Tizi Ouzou.
En effet, déjà
bien avant l’annonce de la tenue de la session extraordinaire pour
élire le P/APW, des partis comme le FLN ou le RCD via leurs groupes
respectifs au sein de cette assemblée, songeaient à présenter leurs
candidats à ce poste d’autant plus qu’à l’intérieur du groupe FFS le
vent de la discorde autour d’un candidat potentiel commençait à
souffler jusqu’à créer deux ailes au sein du même groupe avant que
la direction nationale du parti de Aït Ahmed n’opte pour un
troisième candidat dit «du consensus» pour les deux ailes dont l’une
était conduite par le premier vice-président M. Aït Ali et la
seconde par le deuxième vice-président et non moins secrétaire
fédéral M. Boudjema. Ce troisième candidat du «milieu» n’est autre
que
M. Kecelli et la
désignation du FFS de son candidat à cette élection n’a fait
qu’accélérer les choses pour les autres formations concurrentes, à
savoir le FLN et le RDC. Ainsi, le FLN, même s’il n’a pas encore
tranché sur la question, pourrait bien présenter une candidature de
dernière minute. Cela dépendra des résultats des négociations qui
auront lieu aujourd’hui même avec le groupe FFS dans la distribution
des présidences des différentes commissions. Et le FLN a,
semble-t-il, mis la barre très haut, à en croire des sources proches
du FLN à Tizi Ouzou. Les conditions que poseraient les émissaires du
groupe FLN ont toutes les chances d’une fin de non-revoir par le FFS.
La conséquence d’une telle mésentente : l’alliance FFS-FLN de l’an
dernier volera en éclats ; à en croire toujours nos sources, cela a
déjà commencé, puisque le RND de Tizi Ouzou a laissé libre choix à
ses élus à l’occasion de l’élection d’aujourd’hui et ce,
contrairement à la consigne de report des voix en faveur des
candidats FFS et FLN lors de l’élection du défunt Rabah Aïssat.
Tandis que ce qui reste du groupe PT constitué auparavant de 5 élus
mais aujourd’hui seulement de 3 car les deux autres ont pris leurs
distances par rapport au parti de Louisa Hanoune ne pèsera pas lourd
dans cette course. Au groupe RCD la question de présenter une
candidature au poste de P/APW s’est taillé la part du lion dans le
débat qui a eu lieu vendredi dernier. Une option que pourrait bien
adopter les élus de Saïd Sadi, à en croire une source proche de ce
parti. La possibilité de présenter cette candidature le jour même de
cette élection laissera plus de temps pour mûrir la question mais
surtout connaître l’intention des uns et des autres. Et s’il y a
candidature, le chef du groupe, Mohamed Icharbane est pressenti,
selon toujours nos sources. Et c’est dans ce sillage que des
contacts individuels avec les élus des autres formations font
l’objet de discussions entreprises par ceux du RCD.
Hamid M.
Haut
Développement local à Tizi Ouzou
Projets
cherchent entreprises
Le développement
dans la wilaya de Tizi Ouzou est confronté au problème du manque
d’entreprises de réalisation. Plusieurs projets tardent à être
lancés en l’absence de soumissionnaires aux avis d’appels d’offres
qui sont, de ce fait, souvent infructueux. Dans la perspective de
susciter le regain d’intérêt des entrepreneurs pour la région, le
wali de Tizi Ouzou, El Hocine Mazouz, a initié une rencontre avec
les entreprises. Rencontre qui a eu lieu hier au niveau de la cité
administrative et consacrée à la présentation, par le directeur de
la planification et de l’aménagement du territoire (DPAT), du plan
de charge de la wilaya. Dans sa communication, ce denier a d’abord
mis en exergue les atouts de la région, dont notamment sa proximité
de la capitale et sa position de carrefour d’échanges entre l’Est et
l’Ouest avec, notamment des relations commerciales importantes et sa
situation sur des axes, autoroutier et ferroviaire, qui garantissent
la rapidité des transferts. A propos de l’infrastructure
socio-économique, la wilaya de Tizi Ouzou compte un réseau routier
très dense avec 576 km de routes nationales, 652 km de chemins de
wilaya,
3 421 km de
chemins communaux et 144 ouvrages d’art, dont 18 stratégiques. Le
réseau ferroviaire s’étend sur 18 km et 12 sont en extension vers la
zone industrielle de Oued Aïssi. La wilaya compte aussi deux
infrastructures portuaires : le port de Tigzirt (en cours de
réalisation) et celui d’Azeffoun. Le DPAT n’a pas omis de présenter
d’autres atouts, tels que les ressources humaines de la wilaya, les
ressources hydrauliques et le tissu industriel, (en ce qui concerne
le secteur des matériaux de construction). Il a ensuite présenté le
plan de charge de la wilaya, dont le volume financier global est de
56 976 270 000,00 DA. L’urbanisme et l’habitat se taillent la part
du lion avec 15 910 000,00 DA, suivi de l’enseignement supérieur
9 279 600,00 DA,
les travaux publics (routes) avec
7 390 900,00 DA,
la jeunesse et les sports, 6 707 000,00 DA et de l’éducation,
l’agriculture (forêts), hydraulique et environnement… Une
présentation détaillée de toutes les opérations inscrites dans
chaque secteur a été ensuite faite et des documents reprenant le
programme d’investissement de la wilaya ont été remis avec des
cahiers des charges aux entreprises. Pour sa part, le directeur du
logement et des équipements publics (Dlep) s’est penché sur les
exigences du maître d’ouvrage vis-à-vis de l’entreprise. Abordant
les moyens de réalisation, il a relevé l’absence d’entreprises de
capacité appropriée pour les grands projets de la wilaya, ce qui a
pour conséquence, des difficultés de placement et d’inscription, des
perturbations dans la gestion des délais… L’existence d’entreprises
de capacité appropriée, dira le Dlep, facilitera le payement et le
placement, assurera la maîtrise des délais, la clarification des
responsabilité. Il a proposé aux petites entreprises de se
constituer en groupes pour les grands projets, d’améliorer leur
organisation interne pour plus d’efficacité.
Appelés à
s’exprimer sur les contraintes qu’ils rencontrent au niveau de la
wilaya de Tizi Ouzou, des chefs d’entreprise, ont mis en exergue
l’absence de viabilisation primaire pour les assiettes devant
accueillir des projets, le manque d’une main-d’œuvre qualifiée au
niveau de la wilaya notamment dans les métiers du bâtiment, la
cherté des matériaux de construction produits dans la wilaya. Ce qui
oblige les entreprises à s’approvisionner d’autres wilayas. Par
ailleurs, le wali a annoncé la mise en place d’une cellule d’écoute
au niveau de son cabinet. Celle-ci permettra aux entreprises de
poser leurs problèmes en vue de lever les contraintes et de déblayer
le terrain pour inciter les entreprises à s’installer à Tizi Ouzou.
Zahra H.
Haut
Bouira
Préoccupation
des étudiants
Après les maux, le
soulagement transparaît. Après avoir observé une journée de
protestation au début de la semaine dernière, les étudiants affiliés
à l’Union générale des étudiants libres (Ugel), ont décidé de tenir
une assemblée générale au cours de laquelle ils ont déposé une
plate-forme de revendications. Cette dernière renferme une somme
d’exigences inhérentes aux conditions de vie des étudiants où nous
trouvons également la nécessité de parfaire les salles et
amphithéâtres relevant de l’Institut des lettres arabe, de changer
les emplois du temps des étudiants en tenant compte de leurs
circonstances. Il s’agit également de la demande de doter la
bibliothèque universitaire de livres et titres comportant toutes les
spécialités enseignées, de l’ouverture des salles d’Internet au
niveau du centre, de la révision du système LMD… Avec cette batterie
de réclamations, nous avons pris l’initiative d’aller constater de
visu l’état des lieux et de prendre langue avec le directeur des
œuvres universitaires, Bouzid Echafi, pour de plus amples
éclaircissements. Certes, quelques problèmes persistent et d’autres
ont été résolus, à l’exemple de la question de l’eau qui n’arrivait
pas aux étages supérieurs de la résidence universitaire des 140
logements et de l’amélioration de la restauration du centre. Pour
le transport, il subsiste un matériel qui a beaucoup servi et le
responsable des œuvres universitaires a fait savoir que les
transporteurs privés se montrent indifférents à l’égard des
sollicitations des services des œuvres universitaires. Malgré tout,
le vieux matériel assure le transport des étudiants, dira
M. Bouzid. Ce
dernier, tout en ayant comme objectif l’amélioration des conditions
de vie des étudiants avec lesquels il ne cessera de dialoguer
jusqu’à la satisfaction de leurs doléances, a fait savoir que les
résidences universitaires viennent tout juste d’avoir de nouveaux
directeurs. A cela, il est attendu des changements dans la gestion
et les ressources humaines.
Farid Haddouche
Haut
Douaouda
Horrible
spectacle au centre-ville
Un horrible
spectacle s’est produit mercredi dernier en début d’après-midi au
centre-ville de Douaouda, dans la wilaya de Tipasa.
Tous les piétons
ont été en effet fortement secoués par la vue d’un chien errant avec
dans la gueule… le cadavre d’un nouveau-né.
Un cadavre auquel,
selon nos sources, manquait un bras.
Le moment de
stupeur passé, beaucoup parmi ceux-ci se sont lancés à la poursuite
de l’animal. Harcelé de toutes parts, celui-ci a fini par lâcher sa
proie. Aujourd’hui, nous
a-t-on dit, le
cadavre du nouveau-né se trouve au niveau du service de la médecine
légale de l’hôpital de Zéralda, dans la wilaya d’Alger, où il a été
évacué en urgence et ce, pour y subir les analyses de rigueur pour
ce genre de situation.
Depuis mercredi
donc les interrogations vont bon train à Douaouda-ville. Si
quelques-unes ont trait au pourquoi de cette découverte, d’autres se
posent la question de l’origine de ce cadavre.
Des interrogations
que l’enquête ouverte par les services compétents de la Sûreté
nationale de Douaouda, ne manquera pas d’apporter.
Mohamed Amine
Haut
APW de Béjaïa
Répartition du
budget 2006
La répartition du
budget de wilaya pour l’exercice 2006 fera objet d’une session
extraordinaire par l’APW mardi prochain. Son prévus également deux
autres points à l’ordre du jour, notamment la distribution des
terres agricoles pour la réalisation des projets d’équipements
publics (Base 5 – Station d’épuration des eaux, brigades forestières
et
centre pour
inaptes mentaux) au niveau de la commune de Souk
El Tenine à l’est
de la wilaya et au quartier Sidi Ali Labhar dans la ville de Yemma
Gouraya, et enfin, la révision des baux de location des immeubles de
la wilaya.
Hocine Cherfa
Haut
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