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Congrès des hommes d’affaires arabes

Alger veut attirer les méga-projets

Le président Bouteflika

«L’unité économique est nécessaire»

Omar Ramdane, président du FCE

«Les pays arabes ne perçoivent que 1,9% des IDE»

Energie

Chakib Khelil dément le départ de Anadarko

1 100 milliards dilapidés à la BADR

8 ans de prison pour le patron de Digimex

Bouteflika reçoit le ministre cubain de la Santé publique

La Havane veut renforcer la coopération

Handicapés et personnes âgées

Hausse des indemnités

Après l’élimination d’un émir à Oran

Deux terroristes du GSPC arrêtés

Le ministre des AE portugais à Alger

«L’Algérie a un rôle important»

Méditerranée

La coopération maritime en débat

Champ politique

Une décantation difficile

Plus de sévérité pour tenter de réduire la délinquance

La méthode musclée suffira-t-elle ?

Hamdi Ettabaa, président de l’UHAA

«Il faut d’abord faciliter les échanges»

Séminaire international sur la tariqa tidjania

37 pays au rendez-vous

Le traitement et la prévention de la rhinite allergique

Au moins 13% d’Algériens touchés

Tizi Ouzou, coordination de soutien au programme du Président

Un forum sur le développement local

 

 19/11/06

 

 Congrès des hommes d’affaires arabes

Alger veut attirer les méga-projets

Le ministre des Finances, qui s’est exprimé en marge du congrès, a annoncé la création d’une nouvelle direction pour les petites entreprises.

Avec l’amélioration du climat des affaires, accompagnée d’une batterie de mesures fiscales avantageuses au profit des investisseurs, «ce sont les grands projets qui intéressent l’Algérie», a indiqué Mourad Medelci, ministre des F inances, à l’occasion du 10e congrès de l’Union des hommes d’affaires arabes, qui s’est tenu hier à l’hôtel Hilton. A propos des améliorations, il cite, entre autres mesures, la loi sur l’investissement et les avantages accordés dans le cadre des différentes lois de finances. Le ministre, qui s’est exprimé en marge du congrès, a annoncé la création d’une nouvelle direction pour les petites entreprises. Après avoir lancé, depuis 18 mois déjà, la direction des grandes entreprises (DGE), le ministère des Finances lancera une autre pour les entreprises de taille moindre. Se voulant rassurant à l’égard des investisseurs quant à la question de transfert des capitaux à l’étranger, il a souligné que «les opérations s’effectuent normalement». Pour sa part, Omar Ramdane, président du Forum des chefs d’entreprises, l’Algérie est devenue un pays de plus en plus attractif des investissements étrangers. Ouvert à l’ensemble des secteurs, l’investissement étranger a été opéré dans plusieurs projets, qui ont connu une réussite, ce qui représentera «une garantie pour les autres investisseurs arabes». Omar Ramdane a regretté, par contre, que le volume des investissements étrangers dans les pays arabes soit faible. Le montant de ces investissements, en 2005,  s’élève à 190 milliards de dollars et ne représente que 1,9% de l’ensemble des investissements étrangers directs (IDE) dans le monde, a-t-il regretté. Cet avis est partagé par Hamdi El Tabaa, président de l’Union des hommes d’affaires arabes, qui a parlé, pour sa part, des contraintes rencontrées par les hommes d’affaires. Selon lui, le principal problème à régler est lié aux coûts élevés de transport. La réalisation d’un réseau de transport entre les pays arabes contribuera efficacement à améliorer le volume des investissements étrangers. Il plaide aussi pour «la suppression des visas pour les hommes d’affaires arabes», et de trouver des solutions aux multiples difficultés existantes encore  au niveau de l’ensemble des pays en vue d’élargir notamment, la zone de libre échange. De son côté, Jassem El Menai, directeur général et président du conseil d’administration du Fonds monétaire arabe (FMA), a parlé du rôle du Fonds qui consiste principalement en l’accompagnement des réformes économiques dans les pays. En Algérie, le Fonds a accompagné les réformes économiques engagées et a assuré des crédits d’un montant de 750 millions de dollars pour concrétiser ces réformes, depuis les années 1980 jusqu’à la moitié des années 1990. L’Algérie, à présent, «n’a plus besoin de crédits», a-t-il indiqué à la presse en marge du congrès. «L’Algérie attire, non seulement les investisseurs arabes, mais aussi les investisseurs de beaucoup de pays». Le FMA se concentre, actuellement, sur le domaine du commerce en Algérie. «Nous insistons sur les réformes et les facilitations accordées aux investisseurs», a-t-il relevé en plaidant pour l’ouverture de l’ensemble des secteurs aux investisseurs, notamment dans les domaines des services et bancaire. Pour ce dernier secteur, Abderahmane Benkhalfa, délégué général de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF) a parlé du grand intérêt de plusieurs pays arabes pour ouvrir des banques en Algérie. Parmi ces pays, il cite notamment le Qatar et le Koweït et a annoncé, par la même occasion, que la banque émiratie Essalem, vient de créer sa filiale en Algérie avec un capital social de 7 milliards de dinars. Selon lui, l’Algérie est beaucoup plus intéressée par la création des entreprises de capital risque et les fonds d’investissements. Sur les 15 banques privées opérant en Algérie, les pays arabes détiennent des capitaux dans 10 d’entre elles.   

Karima Sebai

 

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Le président Bouteflika

«L’unité économique est nécessaire»

Intervenant hier, à l’occasion de l’ouverture des travaux du 10e Congrès des hommes d’affaires arabes, le Président Bouteflika a invité les investisseurs arabes à venir investir en Algérie tout en leur assurant que leur concours sera «plus particulièrement le bienvenu». En plus de cette garantie dictée selon ses déclarations par, a-t-il expliqué «le besoin des nations arabes de progresser plus rapidement et plus sûrement que par le passé et par le besoin d’une unité à renforcer impérativement par un vaste réseau de solidarité objective», le Président a souligné qu’un tel objectif (celui de l’intégration arabe) reste possible et réalisable grâce à «l’enjeu économique». Ce dernier, a-t-il souligné «détermine largement les autres problématiques, qu’il s’agisse de la cohésion sociale, du développement humain, de la capacité de négociation internationale, de la sauvegarde de l’autonomie de gestion ou encore de la préservation de l’identité culturelle». Misant par ailleurs sur «l’existence, globalement, à l’échelle du monde arabe, d’importants moyens financiers disponibles, mais qui restent très faiblement orientés vers la valorisation des potentialités de toute nature que recèle la région», le chef de l’Etat a souligné que «la réunion de conditions assurant une efficacité maximale et permettant une compétitivité internationale, devient une exigence de plus en plus incontournable de l’investissement productif, qu’il soit d’origine extérieure à la région, interarabe ou même locale». Tout en brossant avec, chiffres à l’appui, un tableau des plus positifs sur le développement qu’à connu l’Algérie ces dernières années, M. Bouteflika a tenu à préciser les enjeux de la vaste dynamique de transformation dans laquelle s’est engagée l’Algérie, avec pour objectif a-t-il dit «d’élargir les bases d’une économie forte et pleinement accordée aux exigences de notre temps». Cela dit, il a rappelé que toutes les conditions sont aujourd’hui réunies pour la venue des investisseurs étrangers.  Organisé depuis hier, à l’hotel Hilton sous le thème «Alger, carrefour de l’investissement arabe» le 10e Congrès des hommes d’affaires arabes prendra fin aujourd’hui. La rencontre a vu la participation de pas moins de 700 participants, dont 350 hommes d’affaires représentant 15 pays arabes.           

Habiba Ghrib

 

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Omar Ramdane, président du FCE

«Les pays arabes ne perçoivent que 1,9% des IDE»

Le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), M. Omar Ramdane, a indiqué hier à Alger que le stock d’investissements directs étrangers (IDE) accumulé en 2005 dans les 22 pays arabes totalisait quelque 190 milliards de dollars et ne représentait que 1,9% du stock des IDE total au niveau mondial.

M. Ramdane, qui s’exprimait à l’ouverture à Alger du 10e Congrès des hommes d’affaires arabes que le FCE co-organise, a souligné que ce volume d’IDE équivalait à peine à celui de Singapour (186 milliards de dollars), du Brésil (201 milliards) ou encore du Mexique (209 milliards de dollars). «Ces chiffres montrent bien que l’investissement direct étranger dans notre région demeure modeste», a regretté le président du FCE qui a suggéré aux investisseurs arabes présents à Alger d’amorcer une dynamique, qui soit «orientée en priorité vers l’investissement des capitaux arabes dans les pays arabes». Pour M. Ramdane, «il appartient à la communauté des entrepreneurs arabes d’y travailler en conjuguant ses efforts à ceux des pouvoirs publics» afin de créer, dira-t-il, les conditions d’un accroissement des possibilités d’investissements communs et de réduire progressivement les obstacles pouvant gêner la circulation des capitaux. Le Président du FCE a saisi cette occasion pour faire connaître les «opportunités exceptionnelles» qu’offre l’économie algérienne, dont les conditions ont déjà permis d’accueillir des investisseurs arabes. «De nombreux investissements arabes ont déjà été réalisés dans notre pays et tous ces investissements ont été couronnés de succès», a souligné  M. Ramdane. Le Président du FCE a fait ressortir la «stabilité» qui caractérise l’économie algérienne notamment durant ces six dernières années, «stabilité à la base de la réussite des ces projets, partenariats qui augurent d’une coopération fructueuse pour l’avenir», a-t-il conclu. Selon des chiffres fournis précédemment par M. Ramdane et corroborés par l’ANDI (Agence nationale de développement de l’investissement), les investissements arabes hors hydrocarbures en Algérie ont totalisé, entre 2000 et 2006, environ 6 milliards de dollars dont les deux-tiers ont été effectivement réalisés, en particulier dans le secteur des télécommunications. Pour 2007, l’ANDI s’attend à des projets d’investissement en Algérie de l’ordre de 8 milliards de dollars dont 5,5 milliards de dollars en provenance de pays arabes. Ces investissements couvrent des secteurs importants de l’économie nationale, notamment dans les secteurs du tourisme, des banques, des assurances, de l’agriculture, des technologies de l’information et de la communication, des travaux publics, de l’habitat, du transport, de la santé et du commerce, selon la même source.

R. N.

 

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Energie

Chakib Khelil dément le départ de Anadarko

Pour le moment, «le ministère de l’Energie n’a reçu aucune correspondance officielle annonçant qu’une quelconque entreprise veut quitter l’Algérie». C’est ce qu’a révélé Chakib Khelil, ministre de l’Energie, en réponse aux questions des journalistes sur un éventuel départ de l’entreprise américaine Anadarko. Le ministre, qui dit «ne pas être au courant», a invité la presse à confirmer l’information auprès des responsables de l’entreprise, dont l’annonce de départ a été rapportée par un quotidien national. Chakib Khelil s’est demandé si une société de la taille Anadarko pouvait réellement «tout laisser tomber» d’un coup. «Si elle nous laisse tous ses gisements gratuitement, pourquoi on refuserait, il n’y a aucun problème», a-t-il dit. Mais, il a dit trouver «anormal» qu’une entreprise qui gagne trois milliards de dollars par an, quitte le pays de cette manière. «Si l’entreprise veut négocier, nous allons négocier»,

a-t-il souligné. Sur un éventuel lien entre l’amendement de la loi sur les hydrocarbures et le départ de Anadarko, le ministre a insisté que «ça na rien à voir avec les amendements apportés à la loi sur les hydrocarbures». Considéré comme l’un des grands producteurs étrangers dans notre pays, le groupe américain produit 450 000 barils de brut par jour en Algérie. Fortement implantée dans le bassin de Bekine, Anadarko a créé, en 1998, avec Sonatrach le groupement Berkine. Cette entreprise, qui a découvert quinze gisements contenant plus de deux milliards de dollars de barils d’huile, a investi 3,7 milliards de dollars en Algérie et ce, depuis le début de ses opérations de forage, en 1991.

Karima Sebai

 

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1 100 milliards dilapidés à la BADR

8 ans de prison pour le patron de Digimex

Le tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs a rendu son verdict, hier, dans l’affaire de dilapidation de 1 100 milliards de centimes de l’agence BADR de Birkhadem.

L’ex-P-DG de la BADR, Farouk Bouyacoub, a été condamné à trois années de prison ferme. Une peine revue à la baisse par rapport au réquisitoire du représentant du ministère public qui avait demandé, lors du procès, huit années de prison ferme contre cet ex-responsable. Le patron de Digimex a été condamné à huit années de prison ferme. La même peine a été prononcée à l’encontre de l’ex-directeur de cette agence. Une peine de dix années de prison ferme a été prononcée à l’encontre de deux autres accusés, en fuite. D’autres peines allant de deux à six années de prison ferme ont été prononcées à l’encontre d’autres accusés. Le groupe Digimex a été condamné à rembourser la totalité de la somme dilapidée.  Cette affaire a trait à des octrois de crédits bancaires sans garantie de remboursement, trois années durant au bénéfice de Digimex, par l’agence BADR de Birkhadem. Des crédits demandés par Digimex pour, soi-disant, financer des opérations d’importation qui, après enquête, se sont avérées fictives, selon l’accusation. Ces opérations d’importations avaient été enregistrées aux noms de sociétés écrans. Une expertise demandée par le tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs a fait ressortir que 1 100 milliards de centimes avaient été ainsi dilapidés de cette agence bancaire. Environ une trentaine de personnes, dont des responsables de la BADR avaient été arrêtées dans le cadre de cette affaire. Plusieurs parmi eux, dont le patron de Digimex, avaient été mis en détention préventive. D’autres, dont un

ex-P-DG de la BADR, avaient été mis sous contrôle judiciaire. Des biens immobiliers appartenant à Digimex avaient été saisis par la justice. Digimex a mis en vente un certain nombre de biens. Mais la direction générale de la BADR s’était opposée à cette vente «tant que le litige existe». Il y a quelque temps, des actionnaires de Digimex avaient tenté de contacter la direction générale de la BADR pour essayer d’obtenir son accord pour le paiement de la somme dilapidée. «Des responsables du groupe Digimex ont contacté la direction générale de la BADR pour demander à trouver une solution par laquelle ce groupe rembourserait la somme dilapidée», avait annoncé le représentant de cette banque, lors d’une des audiences dans cette affaire.    

M. Abi

 

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Bouteflika reçoit le ministre cubain de la Santé publique

La Havane veut renforcer la coopération

Longtemps les Algériens ont cru que l’assistance que pouvait nous apporter Cuba ne concernait que le domaine sportif. Et pour cause, les Cubains excellaient  en volley-ball et en boxe, pour ne citer que ces deux disciplines. La présence en Algérie  d’entraîneurs dans ces disciplines n’était donc pas chose surprenante. De plus, les formateurs cubains ont permis la naissance d’un encadrement sportif, puisque nombreux étaient ceux qui enseignaient au niveau de l’ISTS. Mais les compétences  cubaines ne se limitaient pas à ce seul domaine.  Les Cubains maîtrisent aussi d’autres domaines dont celui de la santé. Ce chapitre de la coopération a été évoquée hier ente le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et José Ramon Balaguer Cabrera, ministre cubain de la Santé publique, envoyé spécial du Président Fidel Castro.  Reçu au siège de la Présidence, le ministre cubain a  indiqué dans une déclaration à la presse, à l’issue de cette audience, que les discussions qu’il a eues  avec le chef de l’Etat ont porté «essentiellement sur le renforcement de la concertation, dans le domaine de la santé». Pour rappel, une clinique ophtalmique verra incessamment le jour à Sétif après que la wilaya ait réussi à dégager le terrain d’assiette sur lequel cette clinique sera réalisée. Le ministre cubain  a également indiqué avoir «exprimé l’intérêt que porte le Président Castro pour l’amélioration de la coopération entre les deux pays, notamment, pour les soins relatifs à la mère et à l’enfant, ainsi qu’à la santé du peuple algérien, en général». «Nous ferons tout ce qui serait possible pour améliorer les conditions de santé du peuple algérien, et nous tirons, en même temps, tous les enseignements de notre expérience avec lui», a souligné  Balaguer Cabrera. Après avoir rappelé que les relations entre Alger et La Havane remontent à  l’époque de la Révolution algérienne, il a exprimé son «immense plaisir» à transmettre les salutations du Président Castro au chef de l’Etat et lui faire part également des «instructions et orientations» qui lui ont été données «pour que cette coopération puisse se développer et s’améliorer».  Les relations entre les deux pays sont qualifiées d’«excellentes».

Selma. M.

 

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Handicapés et personnes âgées

Hausse des indemnités

Les allocations octroyées aux jeunes employés dans le cadre des dispositifs du CPE, IAIG et l’ISIL seront revues à la hausse. Une demande similaire a été introduite par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale pour relever les indemnités accordées aux personnes handicapées à 6 000 DA au lieu de 3 000 et les indemnités des personnes âgées sans revenus de 1 000 à 6 000 DA. «Ces demandes ont eu l’accord du Chef du gouvernement. Des discussions avec le ministère des Finances sont en cours pour trouver les formes et les fonds pour financer ces augmentations», a annoncé hier Djamel Ould Abbès, ministre de l’Emploi et de la  Solidarité nationale  en marge du séminaire

franco-algérien sur le développement social tenu hier à Alger. Le ministre a rappelé, dans ce contexte, que la couverture sociale des couches vulnérables coûte à l’Etat un budget de 6,1 milliards de dinars par an. Entre 2000 et 2005, l’Etat a déboursé 25 milliards de dollars pour les transferts sociaux, soit 12% du PIB. «Les fonds existent. Il faut trouver le moyen de maîtriser ces dépenses et de faire en sorte que ces aides aillent aux véritables nécessiteux», a précisé le ministre. Ce deuxième séminaire franco-algérien sur le développement social est organisé dans le cadre du protocole d’accord signé, il y a un an, entre les ministères algérien de l’Emploi et de la Solidarité nationale  et français de l’Emploi, de la Cohésion et du Logement à développer la coopération dans le domaine du développement social entre les deux pays. Cette rencontre sera donc consacrée à l’échange d’expériences entre les deux pays permettant de définir un plan d’action visant à consolider et à rendre plus efficace les actions inscrites dans ce cadre. Le développement social en Algérie, selon Djamel Ould Abbès, vise à lutter contre le chômage, la pauvreté et l’exclusion sociale. Il concerne deux catégories de la société, à savoir les personnes ou les jeunes ayant besoin d’une intégration et une insertion dans la société et les couches fragiles et vulnérables. Plusieurs dispositifs de création d’emploi ont été mis en place pour répondre à la demande des jeunes. Toujours dans ce contexte,

M. Ould Abbès a annoncé la création, prochainement, de l’Agence nationale d’aide et de protection des personnes. Des spécialistes dans les domaines sociaux seront mobilisés dans cette agence pour faire un travail de proximité en allant directement dans les foyers des personnes en détresse afin de leur apporter l’aide nécessaire. Un nouveau projet de loi portant sur la protection des personnes âgées sera présenté prochainement au Conseil du gouvernement. «Il sera question, cette fois-ci, de faire appliquer la loi dans toute sa rigueur envers les personnes qui abandonnent leurs parents dans les centres de vieillesse», a conclu le ministre.

Nouria B.

 

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Après l’élimination d’un émir à Oran

Deux terroristes du GSPC arrêtés

Après l’élimination d’un présumé émir à Oran, le lundi 6 novembre à la cité Haï Salam, relevant du secteur urbain d’El-Hamri, dans un accrochage qui a duré près d’une heure, et l’arrestation de l’individu qui l’hébergeait chez lui, d’aucuns s’attendaient à l’éventualité de voir les services de sécurité démanteler quelque réseau de soutien au groupe terroriste. C’était apparemment le cas puisque des sources ont fait état, hier, de la présentation en fin de semaine dernière de trois personnes devant le magistrat instructeur du tribunal d’Es-Séddikia. Il s’agirait du propriétaire du logement et d’un jeune qui fréquentait l’appartement où descendait le terroriste présumé, émir originaire de Batna. D’autres sources soutiennent qu’il est de l’Ouest et qu’il activait dans la région est, à Batna notamment, avant de revenir à Oran et d’y être abattu. Les deux terroristes ont été placés sous mandat de dépôt. Quant à la troisième personne, qui serait parente du jeune propriétaire de l’appartement situé au rez-de-chaussée du bloc 3 de la cité

Es-Salem, elle a été placée sous contrôle judiciaire. Pour rappel, et alors que le terroriste était pisté par les services de sécurité depuis près d’une semaine, l’assaut a été donné le 6 novembre dernier, peu après 22 heures, après avoir pris la précaution de sécuriser le voisinage. Ils sont parvenus à  éliminer H. Khaled dit Khalidou, âgé de 28 ans. Ce dernier, comprenant qu’il n’avait aucune chance de pouvoir prendre la fuite, était sorti de l’appartement en tirant en direction des éléments des services de sécurité qui encerclaient la cité. Il a été abattu et son arme, un kalachnikov, a été récupérée en plus de deux chargeurs.

E. Ikram

 

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Le ministre des AE portugais à Alger

«L’Algérie a un rôle important»

Le ministre d’Etat et des Affaires étrangères de la République du Portugal, M. Luis Amado, a souligné, hier à Alger, «l’important rôle» de l’Algérie dans le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée pour instaurer «la paix et la stabilité» dans cette région. «L’Algérie a un rôle très important à jouer dans le dialogue entre l’Union européenne et l’autre rive de la Méditerranée pour faire de toute cette région une région qui partage les mêmes valeurs axées, principalement, sur la paix et le bien-être des populations ainsi que sur le développent et la stabilité»,

a indiqué M. Amado dans une déclaration à la presse lors de son arrivée à Alger. Relevant l’existence de «problèmes complexes» dans la région de la Méditerranée,

M. Amado a souligné la nécessité de «fournir des efforts sur les plans politique et diplomatique afin de garantir les conditions pour instaurer la paix, la stabilité et le développement de cette région».

Il a, en outre, ajouté que sa visite s’inscrit dans une perspective de «renforcement des relations entre l’Algérie et le Portugal sur les plans politique, économique et culturel dans le cadre de la ratification du Traité de voisinage et de coopération entre les deux pays».

M. Amado, est arrivé hier à Alger, pour une visite officielle de deux jours, à l’invitation du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Mohammed Bedjaoui. Visite à l’issue de laquelle il a été reçu par le Président Bouteflika, au siège de la Présidence de la République.

Amine B

 

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Méditerranée

La coopération maritime en débat

C’est sous le slogan : «Favoriser le développement des industries des transports, suivant des règles de commerce équitables en Méditerranée» que le Salon international des transports, des infrastructures des équipements et de la logistique (Sitiel) a ouvert, hier, ses portes à la Bibliothèque nationale d’El Hamma. Cette sixième édition qui se tient du 18 au 21 novembre 2006 est organisée par KGN Multimédia et est chapeautée par le ministère des Transports et l’Institut méditerranéen des transports maritimes (IMTM de Marseille). Comme à l’accoutumée, en marge du Salon, se tiendra le colloque international, cette année sous le thème : «Les mers de Méditerranée : espaces de coopération ou surfaces de transit».

I.B.

 

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Champ politique

Une décantation difficile

Il est ainsi permis de croire que l’ancien Chef du gouvernement s’est exprimé en sa qualité de dirigeant.

Il est difficile de croire en entendant Ahmed Ouyahia signifier à partir de Boumerdès que «Rabah Kébir n’aura pas son parti et qu’il ne peut prétendre à la création d’un parti politique» que le SG du RND s’exprimait en simple responsable de formation politique. En effet, pour avoir été il y a moins d’un an Chef du gouvernement, sous la houlette duquel la charte pour la paix et la réconciliation nationale a été adoptée le 29 septembre 2005, on peut effectivement penser que l’homme est à un niveau d’information autre que celui de ses autres confrères, chefs de partis politiques. Il est ainsi permis de croire que l’ancien Chef du gouvernement s’est exprimé en sa qualité de dirigeant. Et pour cause dans cette déclaration on retrouvera la même assurance dont il a toujours fait preuve s’agissant de la gestion de quelques dossiers délicats. On citera la lutte antiterroriste, les patriotes, les victimes du terrorisme et celui qu’il a évoqué de nouveau ce week-end à Boumerdès, le retour sur la scène politique d’anciens du Fis dissous. Ouyahia faut-il le souligner est l’un des rares politiques à avoir laissé cette impression qu’il ne comptait pas dévier de la ligne politique qu’il s’était fixée. Pour preuve alors que l’on affirmait après le retour triomphal de Rabah Kébir à Alger, qu’un tapis rouge lui a été déroulé et que son carnet de rendez-vous comptait un grand nombre de responsables politiques, lui avait tout simplement soutenu qu’il ne comptait pas rencontrer l’ancien exilé allemand. Et pourtant, en raison de son repositionnement sur la question de la révision constitutionnelle, projet qu’il soutenait après avoir annoncé initialement son rejet de l’idée, on avait craint que celui qui donnait à croire que celui qui avait une conception différente de l’après règlement de la crise politique, avait lui aussi cédé à la pression exercée par le FLN. Ce parti est porteur d’un tout autre projet politique. Il est même aux antipodes de celui prôné par Ouyahia. Si la vision de ce dernier s’accommode des seuls islamistes modérés, à l’image de ceux qui militent au sein du MSP, il reste qu’il est estimé que les plus radicaux d’entre eux ne peuvent plus, à la faveur de l’expérience douloureuse vécue par le pays, être des acteurs politiques; il reste que celle développée par l’autre partie est au contraire favorable au retour des dirigeants du Fis. Elle invite à leur réinsertion politique pour qu’ils retrouvent leurs droits à l’exercice politique. Il est vrai aussi que si la disposition contenue dans la charte pour la paix et la réconciliation nationale interdit expressément aux responsables de la tragédie nationale de revenir à la politique, il n’en demeure pas moins que ses textes d’application ont omis (?) d’identifier les personnes concernées par l’interdiction. Dès lors, il est normal que tout un chacun parmi ceux susceptibles d’être éligibles à l’exclusion et parmi ceux qui les parrainent considèrent que la disposition concerne uniquement les autres. Et c’est sur cette absence de clarification des responsabilités que l’on joue aujourd’hui pour tenter de faire avaler la pilule Kébir. Mais que l’on ne se trompe pas : l’enfant de Collo dans cette histoire, est, presque, un prête-nom. Il est le démarcheur. Derrière lui et le projet qu’il véhicule se profile en vérité la reconfiguration du champ politique.

Si pour l’heure, il est laissé entrevoir les tenants, de cette reconfiguration, il en est autrement pour ses aboutissants quand bien même il n’est pas difficile de les deviner. Et pour cause l’alliance qui se consolide entre l’aile islamo- conservatrice du FLN et quelques anciens du Fis est assez révélatrice de la tendance qui s’affiche. L’annonce de la présentation d’anciens militants islamistes sur des listes FLN à l’occasion des prochaines joutes électorales ne pouvait constituer une surprise. Elle n’a fait que renforcer la croyance de l’existence de cette alliance pour la concrétisation d’un projet politique commun. Mais force est de souligner que ce projet est contrarié. Le non-aboutissement des démarches entreprises par Kébir à son retour relatives à la création d’un parti politique, échec confirmé dans un premier temps par la déclaration du ministre délégué aux Collectivité locales par laquelle il a affirmé que l’ancien responsable de l’instance exécutive du Fis à l’étranger ne créera pas de parti, rappelée ce week-end par Ouyahia; et dans un second temps par le report du référendum portant révision de la Constitution. La non-matérialisation de ces deux moments majeurs, au regard de leurs retombées, dans la vie politique du pays atteste, à ne pas en douter, d’un rééquilibrage des forces au sommet de l’Etat. Le statut quo se maintiendra en attendant la décantation.          

Nadia Kerraz

 

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Plus de sévérité pour tenter de réduire la délinquance

La méthode musclée suffira-t-elle ?

Après que ses tentatives de lutte ou de maîtrise de la criminalité et que celles tendant à réintégrer les anciens détenus dans la société n’eurent pas donné lieu aux résultats escomptés, voilà que le pouvoir politique, apparemment décontenancé par la progression de la délinquance, croit utile de passer à la manière forte. Les auteurs de certains délits, à l’exemple  d’un vol de portable, sont menacés, de se voir, désormais, appliquer des peines maximums, (trois à six ans de prison ferme). Ceux-ci sont, même, susceptibles, dans certains cas, de faire l’objet d’un enfermement, loin de leur lieu de résidence, afin d’être isolés «par rapport à leur milieu habituel». Pour dresser un constat d’échec, on ne saurait trouver mieux.

On ne peut nier que la criminalité, sous diverses formes, a fini, au fil des années, par prendre une dimension alarmante, en Algérie, et à engendrer, au passage, un fort sentiment d’insécurité au sein de toutes les couches de la population. Les statistiques, régulièrement, publiées par les services de la gendarmerie font ressortir que le plus fort taux de délinquants, est observé parmi la frange des jeunes âgés entre 18 et 30 ans.

Mais avant d’en arriver à des méthodes extrêmes, n’aurait-il pas mieux valu qu’on s’interroge sur les raisons qui poussent des jeunes à se met-tre en marge de la société ? Une autre question se pose, également : existe-t-il une politique, intelligente, réfléchie, intégrée, tendant à appréhender et à prendre en charge les problèmes spécifiques, qui sont ceux de la population juvénile dans le pays ? Il y a bien un ministère de la Jeunesse et des Sports, mais, s’est-on jamais inquiété de savoir qu’elle était, en dehors du football, la part des activités réservées, par cette institution, pour répondre aux nombreuses sollicitations de la jeunesse en Algérie ? Bien sûr, il existe d’intéressants programmes d’insertion professionnelle, permettant à des catégories de jeunes qui le souhaitent, de pouvoir créer leur propre entreprise. Mais tous n’ont pas les mêmes préoccupations. Et puis, avant d’en arriver à ce stade, qu’est- ce qui est fait, concrètement, pour que les jeunes occupent, sainement, leur temps libre et évitent, ainsi, de tomber dans les rets de la délinquance. Force est de constater l’absence, criante, de loisirs en Algérie dont, même, les plus âgés souffrent cruellement. Bien entendu, les possibilités créées en direction de cette frange de la population pour lui permettre de s’extérioriser ne pourra éradiquer, complètement, la délinquance, mais, ce qui est certain, c’est qu’elle contribuera, pour une large part, à la diminuer. Ce n’est pas pour excuser les délits dont ils sont les auteurs mais force est de constater que beaucoup des laissés-pour- compte, on a tendance à l’oublier, sont, dès leur plus jeune âge, obligés de subvenir à des besoins élémentaires de leur famille, soit parce que le père est décédé ou, alors, est au chômage. Chassés tôt, pour un grand nombre d’entre eux, des bancs de l’école, sans possibilité, aucune, de se distraire, ni de se réaliser, dans un environnement où, d’autre part, les signes extérieurs de richesse sont ostensiblement étalés, ils se prennent à rêver de réussite sociale, par n’importe quel moyen ou, alors, d’un autre ailleurs où ils pensent, pouvoir donner corps à leurs aspirations. Leurs tentatives, désespérées, à vouloir, coûte que coûte, quitter le pays, sont un signe fort du marasme et des désillusions de beaucoup de jeunes algériens. A cet effet, aucune statistique ne dira, jamais, combien ils sont à avoir perdu leur vie et leurs illusions en tentant de gagner, avec l’énergie du désespoir, l’autre rive de la Méditerranée. Et quand, pour une raison ou pour une autre, ils ne parviennent pas à réaliser ce rêve fou, ils s’en vont, alors le chercher, pour certains parmi eux, dans les sombres univers de la drogue et de la criminalité, des phénomènes plus dangereux et tout aussi préoccupant que ne l’est le problème de la criminalité.

L’on se rappelle que lors d’une manifestation organisée en 2002, dans la capitale, des jeunes hommes brandissaient, comme par défi, une banderole sur laquelle on pouvait lire

«Vous ne pouvez pas nous tuer, nous sommes déjà morts». Une manière, à eux, de signifier qu’ils voulaient être écoutés, compris et que l’aspect répressif n’est pas la meilleure des méthodes pour répondre à leurs préoccupations. A méditer.           

Ahmed Mahieddine

 

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Hamdi Ettabaa, président de l’UHAA

«Il faut d’abord faciliter les échanges»

Le président de l’Union des hommes d’affaires arabes (UHAA), Hamdi Ettabaa, a appelé, hier, à la liberté de circulation des personnes et des capitaux arabes, qui passe par l’annulation du visa pour les hommes d’affaires arabes et l’élargissement des perspectives des capitaux arabes dans ces Etats.

M. Ettabaa a précisé dans une allocution à l’ouverture du 10e Congrès des hommes d’affaires arabes, en présence du Président Bouteflika, que cette rencontre est l’occasion de faire connaître l’environnement des investissements dans le monde arabe, de prendre connaissance des perspectives de la coopération économique et de dégager une vision d’avenir pour le secteur privé dans le monde arabe. La situation économique arabe a enregistré ces dernières années des indicateurs positifs, a souligné le président de l’Union des hommes d’affaires arabes, ajoutant que les investissements étrangers directs dans les pays de la région ont été estimés à 34 milliards de dollars en 2005. Le volume du commerce interarabe a, quant à lui, été estimé à 80 milliards de dollars, soit 10 pc du total du commerce arabe extérieur, a-t-il encore ajouté. Il a, dans ce contexte, souligné la nécessité de faciliter la circulation des hommes d’affaires et d’élargir les perspectives des capitaux, en vue, a-t-il dit, de mettre en place une zone de libre- échange. A cet effet,

M. Ettabaa a insisté sur le parachèvement du réseau des communications aériennes, terrestres et marines. Il est nécessaire d’utiliser les recettes du pétrole, en cette période particulière marquée par la hausse des cours, pour la réalisation de projets arabes porteurs, a estimé

M. Ettabaa. «Nous croyons, au sein de l’Union des hommes d’affaires arabes, que les capitaux arabes doivent être orientés vers l’investissement dans le monde arabe, de même que les pays arabes doivent assurer le climat propice à l’attrait des investissements arabes» , a-t-il affirmé. Il a appelé à la création de conseils d’affaires arabes avec des pays économiquement puissants dans le monde. Il a rappelé la création dernièrement de conseils d’affaires arabes avec le Brésil, la Chine, l’Allemagne, le Chili et la Turquie. Par ailleurs,

M. Ettabaa a salué les participants libyens, derniers adhérents à l’Union, qui prennent part pour la première fois à ce congrès qui tient sa 10e session sous le thème «Alger : carrefour de l’investissement arabe».Il a, en outre évoqué les conditions difficiles dans le monde arabe, dans lesquelles se tiennent les travaux du congrès, notamment en Palestine en Irak et au Liban, appelant la communauté arabe à assumer pleinement ses  responsabilités dans la reconstruction de ce qui a été détruit par la machine de guerre israélienne dans ces pays.

Redouane A.

 

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Séminaire international sur la tariqa tidjania

37 pays au rendez-vous

Séminaire initié par le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, placé sous le haut patronage du président de la République.

La circonscription de Aïn Madhi, dans la wilaya de Laghouat, abritera à partir de mercredi prochain, un séminaire international sur la tariqa (voie) tidjania. Séminaire initié par le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, placé sous le haut patronage du président de la République. Des personnalités religieuses très influentes et des sociologues se déplaceront des quatre coins du monde pour prendre part à cette manifestation, la première du genre. Pas moins de 640 personnes représentant 37 pays d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique seront, en effet, présentes à cet important séminaire qui est appelé, indique une source du département de Bouabdellah Ghlamallah, à devenir un rendez-vous périodique de la confrérie. Le séminaire sera une occasion de rapprocher les points de vue des dirigeants de la confrérie et d’examiner la situation de la nation musulmane. Contacté, hier, par nos soins, le porte-parole du ministère, Abdellah Tamine, a indiqué que l’objectif phare de ce rendez-vous est «de faire connaître le rôle efficace joué par la voie tidjanie dans l’enseignement et l’éducation spirituelle». Selon notre interlocuteur, le séminaire a trois dimensions, à savoir nationale, internationale et musulmane. En vue de faire réussir cette manifestation religieuse, le représentant du ministère a fait savoir qu’une commission de préparation est mise sur pied, ces derniers mois, au niveau du département des Affaires religieuses. La commission en question renferme, poursuit M. Tamine, tous les secteurs concernés : les Affaires étrangères, le Tourisme, la Communication, la Culture, la Santé, le Transport, les Finances, les Collectivités locales et bien sûr les Affaires religieuses. Pour ce qui est des institutions mobilisées pour la circonstance, le porte-parole du ministère cite l’Entreprise de gestion des aéroports,  Air Algérie, les Douanes, l’ONAT, la Gendarmerie nationale, la Sûreté nationale et la Protection civile. L’arrivée des délégations étrangères débutera, indique-t-on, aujourd’hui avec la venue, en premier, des Sénégalais et des Tchadiens. Outre la visite spéciale au berceau de la confrérie tidjania à Aïn Madhi, ainsi que des visites guidées aux sections

d’El-Oued, El-Bayadh et Ouargla, le programme de cette manifestation comprend la tenue d’un important séminaire à Laghouat portant sur les confréries soufies en Algérie, notamment celle de Sidi Ahmed Tidjani, les méthodes d’éducation spirituelle des chouyoukh de la confrérie ainsi que sur la propagation de la voie tidjania dans le monde musulman.

Pour rappel, le ministre Bouabdellah Ghlamallah a effectué, ces derniers mois, plusieurs visites d’inspection dans cette localité de Laghouat dans l’objectif d’assister les préparatifs du séminaire.

Lors de son récent passage dans cette wilaya, le ministre a inauguré une école pour les jeunes sourds-muets, la zaouïa el Mehdia ainsi que deux grandes mosquées. Notons enfin que pour marquer sa présence, la Télévision nationale retransmettra, en direct, à partir de la mosquée du «califat général de la voie tidjaniya» de Aïn Madhi, la prière de vendredi prochain, dernier jour du séminaire.        

M. Kechad

 

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Le traitement et la prévention de la rhinite allergique

Au moins 13% d’Algériens touchés

Le diagnostic, le traitement et la prévention de la rhinite allergique feront l’objet d’une conférence nationale de consensus, mercredi et jeudi prochains à Alger, a annoncé le professeur Habib Douaghi, spécialiste en pneumo-allergologie. Intervenant lors d’une conférence de presse organisée à l’hôpital de Beni-Messous (Alger),

M. Douaghi, cité par l’APS, a indiqué que l’objet de cette conférence nationale est de «présenter des recommandations aux autorités, notamment les ministères de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique sur les bonnes pratiques de la prise en charge de la rhinite allergique en Algérie». Il a aussi souligné la «nécessité» d’éditer et de diffuser ces recommandations aux médecins généralistes et aux spécialistes d’organes, impliqués dans la prise en charge de cette pathologie. Ces recommandations seront débattues dans les six ateliers traitant notamment de l’épidémiologie, du choix des médicaments et des particularités pédiatriques qui seront installés à l’occasion de cette conférence nationale, laquelle regroupera une cinquantaine de participants dont des médecins spécialistes, des généralistes et des experts nationaux et étrangers. Par ailleurs, et selon les résultats d’une enquête internationale sur l’asthme et les allergies dans l’enfance (ISAAC), réalisée en 2000, entre 13 et 25% d’Algériens souffrent de rhinite allergique, contre 29% de cas en Tunisie et 18 à 27% au Maroc. La même enquête a fait ressortir que 4,8 à 6,4% d’Algériens connaissent des problèmes d’asthme, contre 15,2% en Tunisie et 6,6 à 17% au Maroc. Selon M. Douaghi, la rhinite allergique ne concernait que  1% de la population dans le monde au début du XXe siècle, atteignant à présent, un taux de 20 à 40% chez la population et dans les pays industrialisés où «la fréquence a doublé en 30 ans», a-t-il affirmé. Cependant, a-t-il ajouté, «cette recrudescence ne semble pas tant liée à la pollution extérieure qu’au confinement des habitations», ajoutant que «l’isolation des habitations a pour effet d’augmenter la densité des allergènes domestiques tels que les produits d’entretien». Il a expliqué que les allergènes les plus fréquemment responsables de la rhinite,

maladie se manifestant par plusieurs symptômes (éternuements, obstruction et écoulement nasal), sont les acariens, les poils d’animaux, les pollens d’arbres et des graminées, les moisissures, les champignons et les aliments chez l’enfant comme le lait, les œufs, l’arachide et le poisson. M. Douaghi a indiqué, par ailleurs, qu’«une formation continue est dispensée depuis 1989 pour la mise à niveau des médecins», relevant que «l’Algérie est un des rares pays en Afrique disposant de médicaments traitant cette

maladie». Il a cependant fait remarquer qu’«une frange de la population n’a pas accès à ces médicaments» et  «souhaité que les pouvoirs publics prennent en charge ces malades dans le cadre de la solidarité nationale». La conférence nationale de consensus sur le diagnostic, le traitement et la prévention de la rhinite allergique est organisée par la Société algérienne d’allergie et d’épidémiologie clinique, l’Association nationale des allergologues privés, l’Association nationale des ORL et des pratiques libérales et la Société des ORL universitaires.

Redouane A.

 

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Tizi Ouzou, coordination de soutien au programme du Président

Un forum sur le développement local

La coordination des associations soutenant le programme du président de la République, compte organiser dans les prochaines semaines un forum sur le développement local dans la wilaya de Tizi Ouzou. A cet effet, une rencontre entre une délégation du bureau de wilaya de ladite coordination et le wali de Tizi Ouzou a eu lieu le 15 de ce mois. Le coordinateur de wilaya déclare, dans un communiqué rendu public que «cette première rencontre a posé les jalons d’une coordination de coopération, notamment avec l’engagement de M. le wali d’accompagner l’organisation d’un forum sur le développement local». Selon le même communiqué, ledit forum portera sur la présentation de projets associatifs de développement dans plusieurs secteurs au profit de la population. Ils seront par la suite proposés aux institutions compétentes de l’Etat, dans la perspective de leur concrétisation. La coordination veut faire du forum «un espace de réflexion et de débat visant à apporter une contribution au développement de  la région et aux grandes préoccupations des citoyens». Il sera question, explique le premier responsable de l’organisation au niveau de la wilaya, de faire des propositions de projets dans les secteurs de l’environnement, de la santé, du social, de la culture, du transport, de la jeunesse, de l’emploi, de l’investissement, de la sécurité, de la formation et de l’éducation. «La finalité est d’aboutir à une perspective d’ensemble intégrée comprenant des propositions d’investissement de l’Etat dans le développement local», ambitionne ladite coordination qui  compte faire appel à des experts et à des associations afin de les impliquer dans son projet. Au-delà de la  proposition, la coordination des associations soutenant le programme du Président, compte interpeller les instances exécutives locales et nationales quant à «leur devoir de mieux faire, dans le cadre de leur mission de commis de l’Etat au service du peuple». Consciente des contraintes du foncier et du «problème des comportements bureaucratiques et  routiers qui freinent toute velléité de redressement de la wilaya, la coordination pense qu’il faut la mobilisation de tous les acteurs pour surmonter les obstacles».           

Zahra H.

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