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Congrès des hommes d’affaires arabes
Alger veut
attirer les méga-projets
Le ministre des
Finances, qui s’est exprimé en marge du congrès, a annoncé la
création d’une nouvelle direction pour les petites entreprises.
Avec
l’amélioration du climat des affaires, accompagnée d’une batterie de
mesures fiscales avantageuses au profit des investisseurs, «ce sont
les grands projets qui intéressent l’Algérie», a indiqué Mourad
Medelci, ministre des F inances, à l’occasion du 10e congrès de
l’Union des hommes d’affaires arabes, qui s’est tenu hier à l’hôtel
Hilton. A propos des améliorations, il cite, entre autres mesures,
la loi sur l’investissement et les avantages accordés dans le cadre
des différentes lois de finances. Le ministre, qui s’est exprimé en
marge du congrès, a annoncé la création d’une nouvelle direction
pour les petites entreprises. Après avoir lancé, depuis 18 mois
déjà, la direction des grandes entreprises (DGE), le ministère des
Finances lancera une autre pour les entreprises de taille moindre.
Se voulant rassurant à l’égard des investisseurs quant à la question
de transfert des capitaux à l’étranger, il a souligné que «les
opérations s’effectuent normalement». Pour sa part, Omar Ramdane,
président du Forum des chefs d’entreprises, l’Algérie est devenue un
pays de plus en plus attractif des investissements étrangers. Ouvert
à l’ensemble des secteurs, l’investissement étranger a été opéré
dans plusieurs projets, qui ont connu une réussite, ce qui
représentera «une garantie pour les autres investisseurs arabes».
Omar Ramdane a regretté, par contre, que le volume des
investissements étrangers dans les pays arabes soit faible. Le
montant de ces investissements, en 2005, s’élève à 190 milliards de
dollars et ne représente que 1,9% de l’ensemble des investissements
étrangers directs (IDE) dans le monde, a-t-il regretté. Cet avis est
partagé par Hamdi El Tabaa, président de l’Union des hommes
d’affaires arabes, qui a parlé, pour sa part, des contraintes
rencontrées par les hommes d’affaires. Selon lui, le principal
problème à régler est lié aux coûts élevés de transport. La
réalisation d’un réseau de transport entre les pays arabes
contribuera efficacement à améliorer le volume des investissements
étrangers. Il plaide aussi pour «la suppression des visas pour les
hommes d’affaires arabes», et de trouver des solutions aux multiples
difficultés existantes encore au niveau de l’ensemble des pays en
vue d’élargir notamment, la zone de libre échange. De son côté,
Jassem El Menai, directeur général et président du conseil
d’administration du Fonds monétaire arabe (FMA), a parlé du rôle du
Fonds qui consiste principalement en l’accompagnement des réformes
économiques dans les pays. En Algérie, le Fonds a accompagné les
réformes économiques engagées et a assuré des crédits d’un montant
de 750 millions de dollars pour concrétiser ces réformes, depuis les
années 1980 jusqu’à la moitié des années 1990. L’Algérie, à présent,
«n’a plus besoin de crédits», a-t-il indiqué à la presse en marge du
congrès. «L’Algérie attire, non seulement les investisseurs arabes,
mais aussi les investisseurs de beaucoup de pays». Le FMA se
concentre, actuellement, sur le domaine du commerce en Algérie.
«Nous insistons sur les réformes et les facilitations accordées aux
investisseurs», a-t-il relevé en plaidant pour l’ouverture de
l’ensemble des secteurs aux investisseurs, notamment dans les
domaines des services et bancaire. Pour ce dernier secteur,
Abderahmane Benkhalfa, délégué général de l’Association des banques
et établissements financiers (ABEF) a parlé du grand intérêt de
plusieurs pays arabes pour ouvrir des banques en Algérie. Parmi ces
pays, il cite notamment le Qatar et le Koweït et a annoncé, par la
même occasion, que la banque émiratie Essalem, vient de créer sa
filiale en Algérie avec un capital social de 7 milliards de dinars.
Selon lui, l’Algérie est beaucoup plus intéressée par la création
des entreprises de capital risque et les fonds d’investissements.
Sur les 15 banques privées opérant en Algérie, les pays arabes
détiennent des capitaux dans 10 d’entre elles.
Karima Sebai
Haut
Le président Bouteflika
«L’unité
économique est nécessaire»
Intervenant hier,
à l’occasion de l’ouverture des travaux du 10e Congrès des hommes
d’affaires arabes, le Président Bouteflika a invité les
investisseurs arabes à venir investir en Algérie tout en leur
assurant que leur concours sera «plus particulièrement le bienvenu».
En plus de cette garantie dictée selon ses déclarations par, a-t-il
expliqué «le besoin des nations arabes de progresser plus rapidement
et plus sûrement que par le passé et par le besoin d’une unité à
renforcer impérativement par un vaste réseau de solidarité
objective», le Président a souligné qu’un tel objectif (celui de
l’intégration arabe) reste possible et réalisable grâce à «l’enjeu
économique». Ce dernier, a-t-il souligné «détermine largement les
autres problématiques, qu’il s’agisse de la cohésion sociale, du
développement humain, de la capacité de négociation internationale,
de la sauvegarde de l’autonomie de gestion ou encore de la
préservation de l’identité culturelle». Misant par ailleurs sur
«l’existence, globalement, à l’échelle du monde arabe, d’importants
moyens financiers disponibles, mais qui restent très faiblement
orientés vers la valorisation des potentialités de toute nature que
recèle la région», le chef de l’Etat a souligné que «la réunion de
conditions assurant une efficacité maximale et permettant une
compétitivité internationale, devient une exigence de plus en plus
incontournable de l’investissement productif, qu’il soit d’origine
extérieure à la région, interarabe ou même locale». Tout en brossant
avec, chiffres à l’appui, un tableau des plus positifs sur le
développement qu’à connu l’Algérie ces dernières années, M.
Bouteflika a tenu à préciser les enjeux de la vaste dynamique de
transformation dans laquelle s’est engagée l’Algérie, avec pour
objectif a-t-il dit «d’élargir les bases d’une économie forte et
pleinement accordée aux exigences de notre temps». Cela dit, il a
rappelé que toutes les conditions sont aujourd’hui réunies pour la
venue des investisseurs étrangers. Organisé depuis hier, à l’hotel
Hilton sous le thème «Alger, carrefour de l’investissement arabe» le
10e Congrès des hommes d’affaires arabes prendra fin aujourd’hui. La
rencontre a vu la participation de pas moins de 700 participants,
dont 350 hommes d’affaires représentant 15 pays arabes.
Habiba Ghrib
Haut
Omar Ramdane, président du FCE
«Les pays
arabes ne perçoivent que 1,9% des IDE»
Le président du
Forum des chefs d’entreprises (FCE), M. Omar Ramdane, a indiqué hier
à Alger que le stock d’investissements directs étrangers (IDE)
accumulé en 2005 dans les 22 pays arabes totalisait quelque 190
milliards de dollars et ne représentait que 1,9% du stock des IDE
total au niveau mondial.
M. Ramdane, qui
s’exprimait à l’ouverture à Alger du 10e Congrès des hommes
d’affaires arabes que le FCE co-organise, a souligné que ce volume
d’IDE équivalait à peine à celui de Singapour (186 milliards de
dollars), du Brésil (201 milliards) ou encore du Mexique (209
milliards de dollars). «Ces chiffres montrent bien que
l’investissement direct étranger dans notre région demeure modeste»,
a regretté le président du FCE qui a suggéré aux investisseurs
arabes présents à Alger d’amorcer une dynamique, qui soit «orientée
en priorité vers l’investissement des capitaux arabes dans les pays
arabes». Pour M. Ramdane, «il appartient à la communauté des
entrepreneurs arabes d’y travailler en conjuguant ses efforts à ceux
des pouvoirs publics» afin de créer, dira-t-il, les conditions d’un
accroissement des possibilités d’investissements communs et de
réduire progressivement les obstacles pouvant gêner la circulation
des capitaux. Le Président du FCE a saisi cette occasion pour faire
connaître les «opportunités exceptionnelles» qu’offre l’économie
algérienne, dont les conditions ont déjà permis d’accueillir des
investisseurs arabes. «De nombreux investissements arabes ont déjà
été réalisés dans notre pays et tous ces investissements ont été
couronnés de succès», a souligné M. Ramdane. Le Président du FCE a
fait ressortir la «stabilité» qui caractérise l’économie algérienne
notamment durant ces six dernières années, «stabilité à la base de
la réussite des ces projets, partenariats qui augurent d’une
coopération fructueuse pour l’avenir», a-t-il conclu. Selon des
chiffres fournis précédemment par M. Ramdane et corroborés par l’ANDI
(Agence nationale de développement de l’investissement), les
investissements arabes hors hydrocarbures en Algérie ont totalisé,
entre 2000 et 2006, environ 6 milliards de dollars dont les
deux-tiers ont été effectivement réalisés, en particulier dans le
secteur des télécommunications. Pour 2007, l’ANDI s’attend à des
projets d’investissement en Algérie de l’ordre de 8 milliards de
dollars dont 5,5 milliards de dollars en provenance de pays arabes.
Ces investissements couvrent des secteurs importants de l’économie
nationale, notamment dans les secteurs du tourisme, des banques, des
assurances, de l’agriculture, des technologies de l’information et
de la communication, des travaux publics, de l’habitat, du
transport, de la santé et du commerce, selon la même source.
R. N.
Haut
Energie
Chakib Khelil
dément le départ de Anadarko
Pour le moment,
«le ministère de l’Energie n’a reçu aucune correspondance officielle
annonçant qu’une quelconque entreprise veut quitter l’Algérie».
C’est ce qu’a révélé Chakib Khelil, ministre de l’Energie, en
réponse aux questions des journalistes sur un éventuel départ de
l’entreprise américaine Anadarko. Le ministre, qui dit «ne pas être
au courant», a invité la presse à confirmer l’information auprès des
responsables de l’entreprise, dont l’annonce de départ a été
rapportée par un quotidien national. Chakib Khelil s’est demandé si
une société de la taille Anadarko pouvait réellement «tout laisser
tomber» d’un coup. «Si elle nous laisse tous ses gisements
gratuitement, pourquoi on refuserait, il n’y a aucun problème»,
a-t-il dit. Mais, il a dit trouver «anormal» qu’une entreprise qui
gagne trois milliards de dollars par an, quitte le pays de cette
manière. «Si l’entreprise veut négocier, nous allons négocier»,
a-t-il souligné.
Sur un éventuel lien entre l’amendement de la loi sur les
hydrocarbures et le départ de Anadarko, le ministre a insisté que
«ça na rien à voir avec les amendements apportés à la loi sur les
hydrocarbures». Considéré comme l’un des grands producteurs
étrangers dans notre pays, le groupe américain produit 450 000
barils de brut par jour en Algérie. Fortement implantée dans le
bassin de Bekine, Anadarko a créé, en 1998, avec Sonatrach le
groupement Berkine. Cette entreprise, qui a découvert quinze
gisements contenant plus de deux milliards de dollars de barils
d’huile, a investi 3,7 milliards de dollars en Algérie et ce, depuis
le début de ses opérations de forage, en 1991.
Karima Sebai
Haut
1 100 milliards dilapidés à la BADR
8 ans de prison
pour le patron de Digimex
Le tribunal
correctionnel de Bir Mourad Raïs a rendu son verdict, hier, dans
l’affaire de dilapidation de 1 100 milliards de centimes de l’agence
BADR de Birkhadem.
L’ex-P-DG de la
BADR, Farouk Bouyacoub, a été condamné à trois années de prison
ferme. Une peine revue à la baisse par rapport au réquisitoire du
représentant du ministère public qui avait demandé, lors du procès,
huit années de prison ferme contre cet ex-responsable. Le patron de
Digimex a été condamné à huit années de prison ferme. La même peine
a été prononcée à l’encontre de l’ex-directeur de cette agence. Une
peine de dix années de prison ferme a été prononcée à l’encontre de
deux autres accusés, en fuite. D’autres peines allant de deux à six
années de prison ferme ont été prononcées à l’encontre d’autres
accusés. Le groupe Digimex a été condamné à rembourser la totalité
de la somme dilapidée. Cette affaire a trait à des octrois de
crédits bancaires sans garantie de remboursement, trois années
durant au bénéfice de Digimex, par l’agence BADR de Birkhadem. Des
crédits demandés par Digimex pour, soi-disant, financer des
opérations d’importation qui, après enquête, se sont avérées
fictives, selon l’accusation. Ces opérations d’importations avaient
été enregistrées aux noms de sociétés écrans. Une expertise demandée
par le tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs a fait ressortir
que 1 100 milliards de centimes avaient été ainsi dilapidés de cette
agence bancaire. Environ une trentaine de personnes, dont des
responsables de la BADR avaient été arrêtées dans le cadre de cette
affaire. Plusieurs parmi eux, dont le patron de Digimex, avaient été
mis en détention préventive. D’autres, dont un
ex-P-DG de la
BADR, avaient été mis sous contrôle judiciaire. Des biens
immobiliers appartenant à Digimex avaient été saisis par la justice.
Digimex a mis en vente un certain nombre de biens. Mais la direction
générale de la BADR s’était opposée à cette vente «tant que le
litige existe». Il y a quelque temps, des actionnaires de Digimex
avaient tenté de contacter la direction générale de la BADR pour
essayer d’obtenir son accord pour le paiement de la somme dilapidée.
«Des responsables du groupe Digimex ont contacté la direction
générale de la BADR pour demander à trouver une solution par
laquelle ce groupe rembourserait la somme dilapidée», avait annoncé
le représentant de cette banque, lors d’une des audiences dans cette
affaire.
M. Abi
Haut
Bouteflika reçoit le ministre cubain de la Santé publique
La Havane veut
renforcer la coopération
Longtemps les
Algériens ont cru que l’assistance que pouvait nous apporter Cuba ne
concernait que le domaine sportif. Et pour cause, les Cubains
excellaient en volley-ball et en boxe, pour ne citer que ces deux
disciplines. La présence en Algérie d’entraîneurs dans ces
disciplines n’était donc pas chose surprenante. De plus, les
formateurs cubains ont permis la naissance d’un encadrement sportif,
puisque nombreux étaient ceux qui enseignaient au niveau de l’ISTS.
Mais les compétences cubaines ne se limitaient pas à ce seul
domaine. Les Cubains maîtrisent aussi d’autres domaines dont celui
de la santé. Ce chapitre de la coopération a été évoquée hier ente
le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et José Ramon
Balaguer Cabrera, ministre cubain de la Santé publique, envoyé
spécial du Président Fidel Castro. Reçu au siège de la Présidence,
le ministre cubain a indiqué dans une déclaration à la presse, à
l’issue de cette audience, que les discussions qu’il a eues avec le
chef de l’Etat ont porté «essentiellement sur le renforcement de la
concertation, dans le domaine de la santé». Pour rappel, une
clinique ophtalmique verra incessamment le jour à Sétif après que la
wilaya ait réussi à dégager le terrain d’assiette sur lequel cette
clinique sera réalisée. Le ministre cubain a également indiqué
avoir «exprimé l’intérêt que porte le Président Castro pour
l’amélioration de la coopération entre les deux pays, notamment,
pour les soins relatifs à la mère et à l’enfant, ainsi qu’à la santé
du peuple algérien, en général». «Nous ferons tout ce qui serait
possible pour améliorer les conditions de santé du peuple algérien,
et nous tirons, en même temps, tous les enseignements de notre
expérience avec lui», a souligné Balaguer Cabrera. Après avoir
rappelé que les relations entre Alger et La Havane remontent à
l’époque de la Révolution algérienne, il a exprimé son «immense
plaisir» à transmettre les salutations du Président Castro au chef
de l’Etat et lui faire part également des «instructions et
orientations» qui lui ont été données «pour que cette coopération
puisse se développer et s’améliorer». Les relations entre les deux
pays sont qualifiées d’«excellentes».
Selma. M.
Haut
Handicapés et personnes âgées
Hausse des
indemnités
Les allocations
octroyées aux jeunes employés dans le cadre des dispositifs du CPE,
IAIG et l’ISIL seront revues à la hausse. Une demande similaire a
été introduite par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité
nationale pour relever les indemnités accordées aux personnes
handicapées à 6 000 DA au lieu de 3 000 et les indemnités des
personnes âgées sans revenus de 1 000 à 6 000 DA. «Ces demandes ont
eu l’accord du Chef du gouvernement. Des discussions avec le
ministère des Finances sont en cours pour trouver les formes et les
fonds pour financer ces augmentations», a annoncé hier Djamel Ould
Abbès, ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale en marge
du séminaire
franco-algérien
sur le développement social tenu hier à Alger. Le ministre a
rappelé, dans ce contexte, que la couverture sociale des couches
vulnérables coûte à l’Etat un budget de 6,1 milliards de dinars par
an. Entre 2000 et 2005, l’Etat a déboursé 25 milliards de dollars
pour les transferts sociaux, soit 12% du PIB. «Les fonds existent.
Il faut trouver le moyen de maîtriser ces dépenses et de faire en
sorte que ces aides aillent aux véritables nécessiteux», a précisé
le ministre. Ce deuxième séminaire franco-algérien sur le
développement social est organisé dans le cadre du protocole
d’accord signé, il y a un an, entre les ministères algérien de
l’Emploi et de la Solidarité nationale et français de l’Emploi, de
la Cohésion et du Logement à développer la coopération dans le
domaine du développement social entre les deux pays. Cette rencontre
sera donc consacrée à l’échange d’expériences entre les deux pays
permettant de définir un plan d’action visant à consolider et à
rendre plus efficace les actions inscrites dans ce cadre. Le
développement social en Algérie, selon Djamel Ould Abbès, vise à
lutter contre le chômage, la pauvreté et l’exclusion sociale. Il
concerne deux catégories de la société, à savoir les personnes ou
les jeunes ayant besoin d’une intégration et une insertion dans la
société et les couches fragiles et vulnérables. Plusieurs
dispositifs de création d’emploi ont été mis en place pour répondre
à la demande des jeunes. Toujours dans ce contexte,
M. Ould Abbès a
annoncé la création, prochainement, de l’Agence nationale d’aide et
de protection des personnes. Des spécialistes dans les domaines
sociaux seront mobilisés dans cette agence pour faire un travail de
proximité en allant directement dans les foyers des personnes en
détresse afin de leur apporter l’aide nécessaire. Un nouveau projet
de loi portant sur la protection des personnes âgées sera présenté
prochainement au Conseil du gouvernement. «Il sera question, cette
fois-ci, de faire appliquer la loi dans toute sa rigueur envers les
personnes qui abandonnent leurs parents dans les centres de
vieillesse», a conclu le ministre.
Nouria B.
Haut
Après l’élimination d’un émir à Oran
Deux
terroristes du GSPC arrêtés
Après
l’élimination d’un présumé émir à Oran, le lundi 6 novembre à la
cité Haï Salam, relevant du secteur urbain d’El-Hamri, dans un
accrochage qui a duré près d’une heure, et l’arrestation de
l’individu qui l’hébergeait chez lui, d’aucuns s’attendaient à
l’éventualité de voir les services de sécurité démanteler quelque
réseau de soutien au groupe terroriste. C’était apparemment le cas
puisque des sources ont fait état, hier, de la présentation en fin
de semaine dernière de trois personnes devant le magistrat
instructeur du tribunal d’Es-Séddikia. Il s’agirait du propriétaire
du logement et d’un jeune qui fréquentait l’appartement où
descendait le terroriste présumé, émir originaire de Batna. D’autres
sources soutiennent qu’il est de l’Ouest et qu’il activait dans la
région est, à Batna notamment, avant de revenir à Oran et d’y être
abattu. Les deux terroristes ont été placés sous mandat de dépôt.
Quant à la troisième personne, qui serait parente du jeune
propriétaire de l’appartement situé au rez-de-chaussée du bloc 3 de
la cité
Es-Salem, elle a
été placée sous contrôle judiciaire. Pour rappel, et alors que le
terroriste était pisté par les services de sécurité depuis près
d’une semaine, l’assaut a été donné le 6 novembre dernier, peu après
22 heures, après avoir pris la précaution de sécuriser le voisinage.
Ils sont parvenus à éliminer H. Khaled dit Khalidou, âgé de 28 ans.
Ce dernier, comprenant qu’il n’avait aucune chance de pouvoir
prendre la fuite, était sorti de l’appartement en tirant en
direction des éléments des services de sécurité qui encerclaient la
cité. Il a été abattu et son arme, un kalachnikov, a été récupérée
en plus de deux chargeurs.
E. Ikram
Haut
Le ministre des AE portugais à Alger
«L’Algérie a un
rôle important»
Le ministre d’Etat
et des Affaires étrangères de la République du Portugal, M. Luis
Amado, a souligné, hier à Alger, «l’important rôle» de l’Algérie
dans le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée pour
instaurer «la paix et la stabilité» dans cette région. «L’Algérie a
un rôle très important à jouer dans le dialogue entre l’Union
européenne et l’autre rive de la Méditerranée pour faire de toute
cette région une région qui partage les mêmes valeurs axées,
principalement, sur la paix et le bien-être des populations ainsi
que sur le développent et la stabilité»,
a indiqué M. Amado
dans une déclaration à la presse lors de son arrivée à Alger.
Relevant l’existence de «problèmes complexes» dans la région de la
Méditerranée,
M. Amado a
souligné la nécessité de «fournir des efforts sur les plans
politique et diplomatique afin de garantir les conditions pour
instaurer la paix, la stabilité et le développement de cette
région».
Il a, en outre,
ajouté que sa visite s’inscrit dans une perspective de «renforcement
des relations entre l’Algérie et le Portugal sur les plans
politique, économique et culturel dans le cadre de la ratification
du Traité de voisinage et de coopération entre les deux pays».
M. Amado, est
arrivé hier à Alger, pour une visite officielle de deux jours, à
l’invitation du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères,
Mohammed Bedjaoui. Visite à l’issue de laquelle il a été reçu par le
Président Bouteflika, au siège de la Présidence de la République.
Amine B
Haut
Méditerranée
La coopération
maritime en débat
C’est sous le
slogan : «Favoriser le développement des industries des transports,
suivant des règles de commerce équitables en Méditerranée» que le
Salon international des transports, des infrastructures des
équipements et de la logistique (Sitiel) a ouvert, hier, ses portes
à la Bibliothèque nationale d’El Hamma. Cette sixième édition qui se
tient du 18 au 21 novembre 2006 est organisée par KGN Multimédia et
est chapeautée par le ministère des Transports et l’Institut
méditerranéen des transports maritimes (IMTM de Marseille). Comme à
l’accoutumée, en marge du Salon, se tiendra le colloque
international, cette année sous le thème : «Les mers de Méditerranée
: espaces de coopération ou surfaces de transit».
I.B.
Haut
Champ politique
Une décantation
difficile
Il est ainsi
permis de croire que l’ancien Chef du gouvernement s’est exprimé en
sa qualité de dirigeant.
Il est difficile
de croire en entendant Ahmed Ouyahia signifier à partir de Boumerdès
que «Rabah Kébir n’aura pas son parti et qu’il ne peut prétendre à
la création d’un parti politique» que le SG du RND s’exprimait en
simple responsable de formation politique. En effet, pour avoir été
il y a moins d’un an Chef du gouvernement, sous la houlette duquel
la charte pour la paix et la réconciliation nationale a été adoptée
le 29 septembre 2005, on peut effectivement penser que l’homme est à
un niveau d’information autre que celui de ses autres confrères,
chefs de partis politiques. Il est ainsi permis de croire que
l’ancien Chef du gouvernement s’est exprimé en sa qualité de
dirigeant. Et pour cause dans cette déclaration on retrouvera la
même assurance dont il a toujours fait preuve s’agissant de la
gestion de quelques dossiers délicats. On citera la lutte
antiterroriste, les patriotes, les victimes du terrorisme et celui
qu’il a évoqué de nouveau ce week-end à Boumerdès, le retour sur la
scène politique d’anciens du Fis dissous. Ouyahia faut-il le
souligner est l’un des rares politiques à avoir laissé cette
impression qu’il ne comptait pas dévier de la ligne politique qu’il
s’était fixée. Pour preuve alors que l’on affirmait après le retour
triomphal de Rabah Kébir à Alger, qu’un tapis rouge lui a été
déroulé et que son carnet de rendez-vous comptait un grand nombre de
responsables politiques, lui avait tout simplement soutenu qu’il ne
comptait pas rencontrer l’ancien exilé allemand. Et pourtant, en
raison de son repositionnement sur la question de la révision
constitutionnelle, projet qu’il soutenait après avoir annoncé
initialement son rejet de l’idée, on avait craint que celui qui
donnait à croire que celui qui avait une conception différente de
l’après règlement de la crise politique, avait lui aussi cédé à la
pression exercée par le FLN. Ce parti est porteur d’un tout autre
projet politique. Il est même aux antipodes de celui prôné par
Ouyahia. Si la vision de ce dernier s’accommode des seuls islamistes
modérés, à l’image de ceux qui militent au sein du MSP, il reste
qu’il est estimé que les plus radicaux d’entre eux ne peuvent plus,
à la faveur de l’expérience douloureuse vécue par le pays, être des
acteurs politiques; il reste que celle développée par l’autre partie
est au contraire favorable au retour des dirigeants du Fis. Elle
invite à leur réinsertion politique pour qu’ils retrouvent leurs
droits à l’exercice politique. Il est vrai aussi que si la
disposition contenue dans la charte pour la paix et la
réconciliation nationale interdit expressément aux responsables de
la tragédie nationale de revenir à la politique, il n’en demeure pas
moins que ses textes d’application ont omis (?) d’identifier les
personnes concernées par l’interdiction. Dès lors, il est normal que
tout un chacun parmi ceux susceptibles d’être éligibles à
l’exclusion et parmi ceux qui les parrainent considèrent que la
disposition concerne uniquement les autres. Et c’est sur cette
absence de clarification des responsabilités que l’on joue
aujourd’hui pour tenter de faire avaler la pilule Kébir. Mais que
l’on ne se trompe pas : l’enfant de Collo dans cette histoire, est,
presque, un prête-nom. Il est le démarcheur. Derrière lui et le
projet qu’il véhicule se profile en vérité la reconfiguration du
champ politique.
Si pour l’heure,
il est laissé entrevoir les tenants, de cette reconfiguration, il en
est autrement pour ses aboutissants quand bien même il n’est pas
difficile de les deviner. Et pour cause l’alliance qui se consolide
entre l’aile islamo- conservatrice du FLN et quelques anciens du Fis
est assez révélatrice de la tendance qui s’affiche. L’annonce de la
présentation d’anciens militants islamistes sur des listes FLN à
l’occasion des prochaines joutes électorales ne pouvait constituer
une surprise. Elle n’a fait que renforcer la croyance de l’existence
de cette alliance pour la concrétisation d’un projet politique
commun. Mais force est de souligner que ce projet est contrarié. Le
non-aboutissement des démarches entreprises par Kébir à son retour
relatives à la création d’un parti politique, échec confirmé dans un
premier temps par la déclaration du ministre délégué aux
Collectivité locales par laquelle il a affirmé que l’ancien
responsable de l’instance exécutive du Fis à l’étranger ne créera
pas de parti, rappelée ce week-end par Ouyahia; et dans un second
temps par le report du référendum portant révision de la
Constitution. La non-matérialisation de ces deux moments majeurs, au
regard de leurs retombées, dans la vie politique du pays atteste, à
ne pas en douter, d’un rééquilibrage des forces au sommet de l’Etat.
Le statut quo se maintiendra en attendant la décantation.
Nadia Kerraz
Haut
Plus de sévérité pour tenter de réduire la délinquance
La méthode
musclée suffira-t-elle ?
Après que ses
tentatives de lutte ou de maîtrise de la criminalité et que celles
tendant à réintégrer les anciens détenus dans la société n’eurent
pas donné lieu aux résultats escomptés, voilà que le pouvoir
politique, apparemment décontenancé par la progression de la
délinquance, croit utile de passer à la manière forte. Les auteurs
de certains délits, à l’exemple d’un vol de portable, sont menacés,
de se voir, désormais, appliquer des peines maximums, (trois à six
ans de prison ferme). Ceux-ci sont, même, susceptibles, dans
certains cas, de faire l’objet d’un enfermement, loin de leur lieu
de résidence, afin d’être isolés «par rapport à leur milieu
habituel». Pour dresser un constat d’échec, on ne saurait trouver
mieux.
On ne peut nier
que la criminalité, sous diverses formes, a fini, au fil des années,
par prendre une dimension alarmante, en Algérie, et à engendrer, au
passage, un fort sentiment d’insécurité au sein de toutes les
couches de la population. Les statistiques, régulièrement, publiées
par les services de la gendarmerie font ressortir que le plus fort
taux de délinquants, est observé parmi la frange des jeunes âgés
entre 18 et 30 ans.
Mais avant d’en
arriver à des méthodes extrêmes, n’aurait-il pas mieux valu qu’on
s’interroge sur les raisons qui poussent des jeunes à se met-tre en
marge de la société ? Une autre question se pose, également :
existe-t-il une politique, intelligente, réfléchie, intégrée,
tendant à appréhender et à prendre en charge les problèmes
spécifiques, qui sont ceux de la population juvénile dans le pays ?
Il y a bien un ministère de la Jeunesse et des Sports, mais,
s’est-on jamais inquiété de savoir qu’elle était, en dehors du
football, la part des activités réservées, par cette institution,
pour répondre aux nombreuses sollicitations de la jeunesse en
Algérie ? Bien sûr, il existe d’intéressants programmes d’insertion
professionnelle, permettant à des catégories de jeunes qui le
souhaitent, de pouvoir créer leur propre entreprise. Mais tous n’ont
pas les mêmes préoccupations. Et puis, avant d’en arriver à ce
stade, qu’est- ce qui est fait, concrètement, pour que les jeunes
occupent, sainement, leur temps libre et évitent, ainsi, de tomber
dans les rets de la délinquance. Force est de constater l’absence,
criante, de loisirs en Algérie dont, même, les plus âgés souffrent
cruellement. Bien entendu, les possibilités créées en direction de
cette frange de la population pour lui permettre de s’extérioriser
ne pourra éradiquer, complètement, la délinquance, mais, ce qui est
certain, c’est qu’elle contribuera, pour une large part, à la
diminuer. Ce n’est pas pour excuser les délits dont ils sont les
auteurs mais force est de constater que beaucoup des laissés-pour-
compte, on a tendance à l’oublier, sont, dès leur plus jeune âge,
obligés de subvenir à des besoins élémentaires de leur famille, soit
parce que le père est décédé ou, alors, est au chômage. Chassés tôt,
pour un grand nombre d’entre eux, des bancs de l’école, sans
possibilité, aucune, de se distraire, ni de se réaliser, dans un
environnement où, d’autre part, les signes extérieurs de richesse
sont ostensiblement étalés, ils se prennent à rêver de réussite
sociale, par n’importe quel moyen ou, alors, d’un autre ailleurs où
ils pensent, pouvoir donner corps à leurs aspirations. Leurs
tentatives, désespérées, à vouloir, coûte que coûte, quitter le
pays, sont un signe fort du marasme et des désillusions de beaucoup
de jeunes algériens. A cet effet, aucune statistique ne dira,
jamais, combien ils sont à avoir perdu leur vie et leurs illusions
en tentant de gagner, avec l’énergie du désespoir, l’autre rive de
la Méditerranée. Et quand, pour une raison ou pour une autre, ils ne
parviennent pas à réaliser ce rêve fou, ils s’en vont, alors le
chercher, pour certains parmi eux, dans les sombres univers de la
drogue et de la criminalité, des phénomènes plus dangereux et tout
aussi préoccupant que ne l’est le problème de la criminalité.
L’on se rappelle
que lors d’une manifestation organisée en 2002, dans la capitale,
des jeunes hommes brandissaient, comme par défi, une banderole sur
laquelle on pouvait lire
«Vous ne pouvez
pas nous tuer, nous sommes déjà morts». Une manière, à eux, de
signifier qu’ils voulaient être écoutés, compris et que l’aspect
répressif n’est pas la meilleure des méthodes pour répondre à leurs
préoccupations. A méditer.
Ahmed
Mahieddine
Haut
Hamdi Ettabaa, président de l’UHAA
«Il faut
d’abord faciliter les échanges»
Le président de
l’Union des hommes d’affaires arabes (UHAA), Hamdi Ettabaa, a
appelé, hier, à la liberté de circulation des personnes et des
capitaux arabes, qui passe par l’annulation du visa pour les hommes
d’affaires arabes et l’élargissement des perspectives des capitaux
arabes dans ces Etats.
M. Ettabaa a
précisé dans une allocution à l’ouverture du 10e Congrès des hommes
d’affaires arabes, en présence du Président Bouteflika, que cette
rencontre est l’occasion de faire connaître l’environnement des
investissements dans le monde arabe, de prendre connaissance des
perspectives de la coopération économique et de dégager une vision
d’avenir pour le secteur privé dans le monde arabe. La situation
économique arabe a enregistré ces dernières années des indicateurs
positifs, a souligné le président de l’Union des hommes d’affaires
arabes, ajoutant que les investissements étrangers directs dans les
pays de la région ont été estimés à 34 milliards de dollars en 2005.
Le volume du commerce interarabe a, quant à lui, été estimé à 80
milliards de dollars, soit 10 pc du total du commerce arabe
extérieur, a-t-il encore ajouté. Il a, dans ce contexte, souligné la
nécessité de faciliter la circulation des hommes d’affaires et
d’élargir les perspectives des capitaux, en vue, a-t-il dit, de
mettre en place une zone de libre- échange. A cet effet,
M. Ettabaa a
insisté sur le parachèvement du réseau des communications aériennes,
terrestres et marines. Il est nécessaire d’utiliser les recettes du
pétrole, en cette période particulière marquée par la hausse des
cours, pour la réalisation de projets arabes porteurs, a estimé
M. Ettabaa. «Nous
croyons, au sein de l’Union des hommes d’affaires arabes, que les
capitaux arabes doivent être orientés vers l’investissement dans le
monde arabe, de même que les pays arabes doivent assurer le climat
propice à l’attrait des investissements arabes» , a-t-il affirmé. Il
a appelé à la création de conseils d’affaires arabes avec des pays
économiquement puissants dans le monde. Il a rappelé la création
dernièrement de conseils d’affaires arabes avec le Brésil, la Chine,
l’Allemagne, le Chili et la Turquie. Par ailleurs,
M. Ettabaa a salué
les participants libyens, derniers adhérents à l’Union, qui prennent
part pour la première fois à ce congrès qui tient sa 10e session
sous le thème «Alger : carrefour de l’investissement arabe».Il a, en
outre évoqué les conditions difficiles dans le monde arabe, dans
lesquelles se tiennent les travaux du congrès, notamment en
Palestine en Irak et au Liban, appelant la communauté arabe à
assumer pleinement ses responsabilités dans la reconstruction de ce
qui a été détruit par la machine de guerre israélienne dans ces
pays.
Redouane A.
Haut
Séminaire international sur la tariqa tidjania
37 pays au
rendez-vous
Séminaire initié
par le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, placé sous
le haut patronage du président de la République.
La circonscription
de Aïn Madhi, dans la wilaya de Laghouat, abritera à partir de
mercredi prochain, un séminaire international sur la tariqa (voie)
tidjania. Séminaire initié par le ministère des Affaires religieuses
et des Wakfs, placé sous le haut patronage du président de la
République. Des personnalités religieuses très influentes et des
sociologues se déplaceront des quatre coins du monde pour prendre
part à cette manifestation, la première du genre. Pas moins de 640
personnes représentant 37 pays d’Afrique, d’Europe, d’Asie et
d’Amérique seront, en effet, présentes à cet important séminaire qui
est appelé, indique une source du département de Bouabdellah
Ghlamallah, à devenir un rendez-vous périodique de la confrérie. Le
séminaire sera une occasion de rapprocher les points de vue des
dirigeants de la confrérie et d’examiner la situation de la nation
musulmane. Contacté, hier, par nos soins, le porte-parole du
ministère, Abdellah Tamine, a indiqué que l’objectif phare de ce
rendez-vous est «de faire connaître le rôle efficace joué par la
voie tidjanie dans l’enseignement et l’éducation spirituelle». Selon
notre interlocuteur, le séminaire a trois dimensions, à savoir
nationale, internationale et musulmane. En vue de faire réussir
cette manifestation religieuse, le représentant du ministère a fait
savoir qu’une commission de préparation est mise sur pied, ces
derniers mois, au niveau du département des Affaires religieuses. La
commission en question renferme, poursuit M. Tamine, tous les
secteurs concernés : les Affaires étrangères, le Tourisme, la
Communication, la Culture, la Santé, le Transport, les Finances, les
Collectivités locales et bien sûr les Affaires religieuses. Pour ce
qui est des institutions mobilisées pour la circonstance, le
porte-parole du ministère cite l’Entreprise de gestion des
aéroports, Air Algérie, les Douanes, l’ONAT, la Gendarmerie
nationale, la Sûreté nationale et la Protection civile. L’arrivée
des délégations étrangères débutera, indique-t-on, aujourd’hui avec
la venue, en premier, des Sénégalais et des Tchadiens. Outre la
visite spéciale au berceau de la confrérie tidjania à Aïn Madhi,
ainsi que des visites guidées aux sections
d’El-Oued,
El-Bayadh et Ouargla, le programme de cette manifestation comprend
la tenue d’un important séminaire à Laghouat portant sur les
confréries soufies en Algérie, notamment celle de Sidi Ahmed Tidjani,
les méthodes d’éducation spirituelle des chouyoukh de la confrérie
ainsi que sur la propagation de la voie tidjania dans le monde
musulman.
Pour rappel, le
ministre Bouabdellah Ghlamallah a effectué, ces derniers mois,
plusieurs visites d’inspection dans cette localité de Laghouat dans
l’objectif d’assister les préparatifs du séminaire.
Lors de son récent
passage dans cette wilaya, le ministre a inauguré une école pour les
jeunes sourds-muets, la zaouïa el Mehdia ainsi que deux grandes
mosquées. Notons enfin que pour marquer sa présence, la Télévision
nationale retransmettra, en direct, à partir de la mosquée du
«califat général de la voie tidjaniya» de Aïn Madhi, la prière de
vendredi prochain, dernier jour du séminaire.
M. Kechad
Haut
Le traitement et la prévention de la rhinite allergique
Au moins 13%
d’Algériens touchés
Le diagnostic, le
traitement et la prévention de la rhinite allergique feront l’objet
d’une conférence nationale de consensus, mercredi et jeudi prochains
à Alger, a annoncé le professeur Habib Douaghi, spécialiste en
pneumo-allergologie. Intervenant lors d’une conférence de presse
organisée à l’hôpital de Beni-Messous (Alger),
M. Douaghi, cité
par l’APS, a indiqué que l’objet de cette conférence nationale est
de «présenter des recommandations aux autorités, notamment les
ministères de la Santé, de la Population et de la Réforme
hospitalière et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
scientifique sur les bonnes pratiques de la prise en charge de la
rhinite allergique en Algérie». Il a aussi souligné la «nécessité»
d’éditer et de diffuser ces recommandations aux médecins
généralistes et aux spécialistes d’organes, impliqués dans la prise
en charge de cette pathologie. Ces recommandations seront débattues
dans les six ateliers traitant notamment de l’épidémiologie, du
choix des médicaments et des particularités pédiatriques qui seront
installés à l’occasion de cette conférence nationale, laquelle
regroupera une cinquantaine de participants dont des médecins
spécialistes, des généralistes et des experts nationaux et
étrangers. Par ailleurs, et selon les résultats d’une enquête
internationale sur l’asthme et les allergies dans l’enfance (ISAAC),
réalisée en 2000, entre 13 et 25% d’Algériens souffrent de rhinite
allergique, contre 29% de cas en Tunisie et 18 à 27% au Maroc. La
même enquête a fait ressortir que 4,8 à 6,4% d’Algériens connaissent
des problèmes d’asthme, contre 15,2% en Tunisie et 6,6 à 17% au
Maroc. Selon M. Douaghi, la rhinite allergique ne concernait que 1%
de la population dans le monde au début du XXe siècle, atteignant à
présent, un taux de 20 à 40% chez la population et dans les pays
industrialisés où «la fréquence a doublé en 30 ans», a-t-il affirmé.
Cependant, a-t-il ajouté, «cette recrudescence ne semble pas tant
liée à la pollution extérieure qu’au confinement des habitations»,
ajoutant que «l’isolation des habitations a pour effet d’augmenter
la densité des allergènes domestiques tels que les produits
d’entretien». Il a expliqué que les allergènes les plus fréquemment
responsables de la rhinite,
maladie se
manifestant par plusieurs symptômes (éternuements, obstruction et
écoulement nasal), sont les acariens, les poils d’animaux, les
pollens d’arbres et des graminées, les moisissures, les champignons
et les aliments chez l’enfant comme le lait, les œufs, l’arachide et
le poisson. M. Douaghi a indiqué, par ailleurs, qu’«une formation
continue est dispensée depuis 1989 pour la mise à niveau des
médecins», relevant que «l’Algérie est un des rares pays en Afrique
disposant de médicaments traitant cette
maladie». Il a
cependant fait remarquer qu’«une frange de la population n’a pas
accès à ces médicaments» et «souhaité que les pouvoirs publics
prennent en charge ces malades dans le cadre de la solidarité
nationale». La conférence nationale de consensus sur le diagnostic,
le traitement et la prévention de la rhinite allergique est
organisée par la Société algérienne d’allergie et d’épidémiologie
clinique, l’Association nationale des allergologues privés,
l’Association nationale des ORL et des pratiques libérales et la
Société des ORL universitaires.
Redouane A.
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Tizi Ouzou, coordination de soutien au programme du Président
Un forum sur le
développement local
La coordination
des associations soutenant le programme du président de la
République, compte organiser dans les prochaines semaines un forum
sur le développement local dans la wilaya de Tizi Ouzou. A cet
effet, une rencontre entre une délégation du bureau de wilaya de
ladite coordination et le wali de Tizi Ouzou a eu lieu le 15 de ce
mois. Le coordinateur de wilaya déclare, dans un communiqué rendu
public que «cette première rencontre a posé les jalons d’une
coordination de coopération, notamment avec l’engagement de M. le
wali d’accompagner l’organisation d’un forum sur le développement
local». Selon le même communiqué, ledit forum portera sur la
présentation de projets associatifs de développement dans plusieurs
secteurs au profit de la population. Ils seront par la suite
proposés aux institutions compétentes de l’Etat, dans la perspective
de leur concrétisation. La coordination veut faire du forum «un
espace de réflexion et de débat visant à apporter une contribution
au développement de la région et aux grandes préoccupations des
citoyens». Il sera question, explique le premier responsable de
l’organisation au niveau de la wilaya, de faire des propositions de
projets dans les secteurs de l’environnement, de la santé, du
social, de la culture, du transport, de la jeunesse, de l’emploi, de
l’investissement, de la sécurité, de la formation et de l’éducation.
«La finalité est d’aboutir à une perspective d’ensemble intégrée
comprenant des propositions d’investissement de l’Etat dans le
développement local», ambitionne ladite coordination qui compte
faire appel à des experts et à des associations afin de les
impliquer dans son projet. Au-delà de la proposition, la
coordination des associations soutenant le programme du Président,
compte interpeller les instances exécutives locales et nationales
quant à «leur devoir de mieux faire, dans le cadre de leur mission
de commis de l’Etat au service du peuple». Consciente des
contraintes du foncier et du «problème des comportements
bureaucratiques et routiers qui freinent toute velléité de
redressement de la wilaya, la coordination pense qu’il faut la
mobilisation de tous les acteurs pour surmonter les
obstacles».
Zahra H.
Haut
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