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LA UNE L'ex-P-DG de la BADR, Farouk Bouyacoub, a été condamné à trois années de prison ferme. Une peine revue à la baisse par rapport au réquisitoire du représentant du ministère public qui avait demandé, lors du procès, huit années de prison ferme contre cet ex-responsable.

19/11/06

 

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 Albert Nallet, ancien combattant de l'armée française en Algérie

 

«Il fallait écouter les Algériens en 1945»

 

 

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Aïch etchouf

 

Le cartel des porte-avions s’inquiète

A lire les analyses alarmistes des experts économiques de l’Otan de ces derniers jours, on imaginerait presque Moscou et Alger en train de monter un vaste cartel de la drogue qui ne dit pas son nom sous la houlette de Pablo Escobar d’opérette. Dans la foulée, Vladimir Poutine est déjà affublé du titre très tendance de Tsar du gaz et un vaste effort de dramatisation, au moins égal à celui qui a vu la neutralisation de l’OPEP est en train d’être déployé pour tenter une fois encore de désarmer économiquement les pays du Sud de la planète. S’il est clair que le Président russe n’est pas près de changer de politique, pour faire du gaz un moyen de développement économique exceptionnel pour son pays et pour ceux qui marchent avec lui, il risque de ne pas en être de même pour des pays comme le Qatar ou la Libye qui n’ont guère  très envie de se mettre à dos l’OTAN. Quant à l’Algérie, dont Sonatrach vient de signer un mémorandum d’entente avec Gazprom, il y a peu de chances qu’elle songe à faire marche arrière face à la formidable opportunité qui se présente à elle de sortir enfin du carcan des accords qui régissent, à notre désavantage, le formidable marché du gaz.   

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 100 milliards dilapidés à la BADR

8 ans de prison pour le patron

de digimex

L'ex-P-DG de la BADR, Farouk Bouyacoub, a été condamné à trois années de prison ferme. Une peine revue à la baisse par rapport au réquisitoire du représentant du ministère public qui avait demandé, lors du procès, huit années de prison ferme contre cet ex-responsable.

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 Les Titres

 

Plus de sévérité pour tenter de réduire la délinquance

La méthode musclée suffira-t-elle ?

 

Champ politique

Une décantation difficile

 

Insécurité dans la capitale

Lourdes peines de prison aux voleurs de portables

 

 

 Le Trait d'Abi
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Génocide du Liban

La FOREM dépose une requête auprès de la CPI

Les Etats arabes ont fait un don de 2 milliards de dollars..

«La Fondation nationale pour la protection de la santé et du développement de la recherche (FOREM) a déposé, auprès du représentant du programme des Nations unies, à Alger, une requête dans laquelle elle fait part des souffrances des enfants libanais (200 000) afin de la transmettre à la Cour pénale internationale» a déclaré, en marge de la conférence de presse tenue au centre de presse d’El Moudjahid, Mustapha Khiati, président de cette fondation. Salah Salami, maire de Cana, une localité située à 90 km du sud de Beyrouth qui a vécu des moments infernaux à cause des bombardements de l’armée israélienne, est longuement revenu sur la situation au Liban. A cette occasion, l’invité du  quotidien El Moudjahid a fait un témoignage poignant sur ce qu’a enduré la population lors de ces évènements tragiques. Il a affirmé que  

«Cana, une localité peuplée de musulmans et de chrétiens (30%), a subi deux attaques. La première en 1996, qui a visé le centre de la Finul où se sont  réfugiés des femmes et des enfants. Cette attaque a fait 106 martyrs, dont 54 enfants et 285 blessés». Son regard absent, la maire de cette localité martyre poursuit son récit émouvant « Cana est une ville de solidarité, d’ouverture et de cohabitation entre les confessions. Une terre irriguée de sang des Libanais. Nous avons subi des attaques atroces de la  part de l’armée israélienne qui ont fait des milliers de blessés, notamment les enfants, dont l’âge oscille entre 9 et 12 ans». Outre les pertes en vies humaines, l’économie libanaise a subi, selon le conférencier, des pertes sèches puisque toutes les infrastructures de base ont été détruites. Des bombes antipersonnel (près de 3 millions) ont été également larguées sur des oliveraies, orangeraies et des champs de tabac. Les fermiers, craignant d’y laisser leur vie,  ont abandonné leurs fermes. Cet abandon a fait grimper le chômage, précise Salah Salami, à 67% au Liban et à 80% dans le sud. Ainsi, la jeunesse, ne voyant rien poindre à l’horizon, a fui son pays. «200 000 jeunes ont fui le pays»  a annoncé M. Salami. Cette guerre menée contre une population civile, a estimé le conférencier, a été à l’origine de pertes immenses. En argent, a fait savoir Salah Salami, le Liban a perdu 21 milliards de dollars et 35 mille  logements. C’est pourquoi la région de Cana est déclarée sinistrée.  Suite à ces bombardements, a indiqué M. Salami, Cana  est incapable de faire face  à cette situation catastrophique. S’agissant des aides octroyées au pays du  Cèdre,  l’hôte d’El Moudjahid a déclaré qu’au départ, les aides provenant  des pays arabes n’ont pas dépassé les aides en denrées alimentaires, puis les Etats arabes ont fait un don de

2 milliards de dollars. Récemment, l’Iran nous a également  promis de nous aider à reconstruire toutes les routes détruites.             

Djamel Oukali

 

Affaire Benbarka

Des témoins clés seront entendus à Paris

Un magistrat français, chargé du dossier de l’affaire Benbarka, a convoqué pour mardi prochain à Paris cinq personnes, dont le commandant de la gendarmerie marocaine, qui seraient liées à la disparition le 29 octobre 1965 dans la capitale française du leader de la gauche et de l’opposition marocaine, rapporte samedi la presse locale.

Le juge Patrick Ramaël, après l’envoi d’une seconde commission rogatoire à la justice marocaine le 26 septembre dernier, a, selon l’hebdomadaire marocain Le Journal, convoqué à son bureau parisien mardi 21 novembre cinq «témoins-clés» dans cette affaire. Il s’agit, selon la même source, du général Hosni Benslimane, commandant de la gendarmerie marocaine, de Miloud Tounzi et Boubker Hassouni (l’infirmier qui aurait drogué Benbarka), de Ahmed Boukhari (ancien agent des services de renseignements marocains), et Driss Benzekri, président du conseil consultatif marocain des droits de l’homme.  Le magistrat français a adressé directement les convocations à ces cinq «témoins», sans passer par son vis-à-vis marocain, le juge Djamel Serhane qui, lors de la première commission rogatoire en novembre 2005 avait indiqué au juge français qu’il ne connaissait pas l’adresse de ces personnes. «Plusieurs personnages susceptibles d’éclairer par leur témoignage le mystère Benbarka ont déjà reçu leur convocation pour le même jour», souligne Le Journal selon lequel le juge français, dans le cas de l’absence d’un témoin-clé, pourrait «entamer d’autres procédures allant jusqu’au mandat d’arrêt international». Le magistrat français a déjà ordonné une seconde commission rogatoire le 26 septembre dernier. Selon le juge français, cette commission rogatoire complémentaire comporte les noms et adresses de l’infirmier qui aurait drogué Benbarka lors de son enlèvement, un agent des services de sécurité marocain et l’actuel responsable de la gendarmerie marocaine. Il a également mentionné dans le document le lieu de l’ancien centre de détention secret (PF3) à Bir Rami, près de Rabat, où Benbarka, selon certains témoignages aurait séjourné, sinon où il aurait été inhumé.

Les autorités judiciaires marocaines, par la voie du ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ, ont indiqué n’avoir reçu aucun document relatif à une seconde commission rogatoire sur l’affaire Benbarka. Le bras de fer entre les autorités judiciaires marocaines et le magistrat français, désigné par le tribunal de grande instance de Paris, pour mener l’enquête sur l’affaire Benbarka, semble bien engagé, estiment des spécialistes du dossier.

Au Maroc, toutes les ONG locales de défense des droits de l’homme ainsi que la classe politique et la société civile avaient appelé la justice marocaine, à l’occasion de la commémoration du 41e anniversaire de la disparition de Mehdi Benbarka, à «faciliter la tâche au magistrat français». Le secrétaire général de l’USFP (socialiste, issue de l’UNFP, l’ancien parti de Benbarka), Mohamed El Yazghi, avait réaffirmé, vendredi dernier lors d’un congrès extraordinaire du parti, «l’attachement» de son mouvement à «la nécessité de mener l’enquête jusqu’au bout». Le leader de la gauche marocaine des années 1950-60 avait été enlevé le 29 octobre 1965 à Paris, et n’a, depuis, plus donné signe de vie. Plusieurs versions contradictoires sur son lieu de détention après son enlèvement, et le lieu d’inhumation de son corps ont circulé, sans jamais être confirmées par un témoignage authentique. L’affaire Benbarka, qui avait défrayé la chronique dans les années 1970, est revenue au devant de la scène politique maroco-française après la déclassification de ce dossier du secret défense en novembre 2004 par la ministre française de la Défense, Michèle Alliot-Marie.

Amine B.

 

Handicapés et personnes âgées

Hausse des indemnités

Les allocations octroyées aux jeunes employés dans le cadre des dispositifs du CPE, IAIG et l’ISIL seront revues à la hausse. Une demande similaire a été introduite par le ministère de la Solidarité nationale pour relever les indemnités accordées aux personnes handicapées à 6 000 DA au lieu de 3 000 DA et les indemnités des personnes âgées sans revenus de 1 000 à 6 000DA.

«Ces demandes ont eu l’accord du Chef du gouvernement. Des discussions avec le ministère des Finances sont en cours pour trouver les formes et les fonds pour financier ces augmentations», a annoncé hier M. Djamel Ould Abbès, ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale en marge du séminaire franco- algérien sur le développement social tenu hier à Alger. Le ministre a rappelé, dans ce contexte, que la couverture sociale des couches vulnérable coûte à l’Etat un budget de 6,1 milliards de dinars par an. Entre 2000 et 2005, l’Etat a déboursé 25 milliards de dollars pour les transferts sociaux, soit 12% du PIB. «Les fonds existent. Il faut trouver le moyen de maîtriser ces dépenses et de faire en sorte que ces aides aillent aux véritables nécessiteux» a précisé le ministre. Les travaux du deuxième séminaire franco-algérien sur le développement social est organisée dans le cadre du protocole d’accord signé, il y a un an, entre le ministère de la Solidarité et de l’Emploi Algérien et celui de l’emploi, de la Cohésion et du Logement français visant à développer la coopération dans le domaine du développement social entre les deux pays.

Cette rencontre sera donc consacrée à l’échange des expériences entre les deux pays permettant de définir un plan d’actions visant à consolider et de rendre plus efficaces les actions inscrites dans ce cadre.

Le développement social en Algérie, selon M. Djamel Ould Abbès, ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale, vise à lutter contre le chômage et  contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Il concerne deux catégories de la société, à savoir les personnes ou les jeunes ayant besoin d’une intégration et une insertion dans la société et les couches fragiles et vulnérables. Plusieurs dispositifs de création d’emploi ont été mis en place pour répondre à la demande des jeunes. Toujours dans ce contexte, M. Ould Abbès a annoncé la création prochainement de l’Agence nationale d’aide et de protection des personnes. Des spécialistes dans les domaines sociaux seront mobilisés dans cette agence pour faire un travail de proximité en allant directement dans les foyers des personnes en détresse afin de leur apporter l’aide nécessaire. Un nouveau projet de loi portant sur la protection des personnes âgées sera présenté prochainement au Conseil du gouvernement. «Il sera question cette fois-ci de faire appliquer la loi dans toute sa rigueur envers les personnes qui abandonnent leurs parents dans les centres de vieillesse» a conclu le ministre.

Nouria B.

 

Etablissements pénitentiaires

Une délégation du CICR à Tlemcen

Une délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a entamé, hier, une visite de quatre jours dans la wilaya de Tlemcen dans le cadre des visites périodiques menées par cette ONG dans les établissements pénitentiaires de plusieurs wilayas du pays, a-t-on appris auprès du parquet général près la cour de justice de Tlemcen. Composée de Mme Falou Rose et de M. Yvan Loelhle, membres du CICR, la délégation a été reçue à Tlemcen par le procureur général qui l’a informée des conditions de détention des prisonniers. A ce titre, la wilaya de Tlemcen a programmé, entre 2006 et 2007, la réalisation de qua-tre maisons de rééducation (établissements pénitentiaires) totalisant

2 100 lits, dont une de 1 000 lits à Tlemcen, où il est prévu également la construction de deux structures de suivi en milieu ouvert pour les personnes majeures et mineures, respectivement. Lors de cette rencontre, les membres de cette ONG se sont enquis de la couverture sanitaire et psychologique des détenus, que prennent en charge 30 médecins généralistes, 7 chirurgiens dentistes et 2 psychologues, a-t-il été indiqué. Ceux-ci ont effectué, depuis le début de l’année au 15 du mois de novembre courant, un total de 33 862 consultations médicales et 820 consultations de chirurgie dentaire. La délégation de la CICR a visité hier l’établissement de rééducation de Tlemcen et consacrera celle d’aujourd’hui à la visite des lieux de garde à vue de la gendarmerie et de la Sûreté nationale, alors que la journée de demain verra le déplacement des membres du CICR vers les mêmes structures de la ville de Maghnia. Cette visite s’achèvera mardi par la tenue d’une deuxième rencontre avec le procureur général près la cour de justice de Tlemcen, note-t-on.         

R. N.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Ouyahia reprend la main

C’est à partir de Boumerdès où il tenait meeting ce week-end en vue de la préparation du renouvellement du Sénat, qu’Ahmed Ouyahia a choisi de créer la surprise en se prononçant de façon claire et sans ambiguïté sur une question qui aura fait couler beaucoup d’encre ces dernières semaines.

Il exprimera d’abord son désaccord sur la manière avec laquelle  Rabah Kébir aura été accueilli au pays et il se prononcera surtout contre toute idée de voir l’ancien dirigeant du Fis dissous créer un parti politique. Ce soudain resserrement des boulons s’il n’a rien de contradictoire avec les positions politiques traditionnelles du RND est cependant en nette rupture avec les déclarations conciliantes d’Ahmed Ouyahia qui à un moment était allé jusqu’à trouver des vertus aux propos de Kébir. Aussi faut-il se demander si nous sommes là face à une position de principe intransigeante du RND qui profite de sa prise de position de l’Alliance présidentielle pour bétonner un aspect essentiel de notre vie politique intérieure ou si ce n’est pas là une attitude plus tactique visant à rendre un peu plus claire les tenants de la création d’un nouveau parti par Rabah Kébir. Une manière également de peser sur l’agenda de ce dernier qui, de retour à Aix la Chapelle, peut s’imaginer avoir la vie devant lui pour mener à bien son projet. Le fait est que Ouyahia relance de façon précise un débat qui était en train de s’installer dans la durée, sans qu’il soit possible de savoir où en sont réellement les choses. Tant il est en effet difficile d’imaginer qu’on puisse trouver des qualités à un discours éminemment politique, un jour et dénier le lendemain à son auteur le droit de faire de la politique. Ayant pris la précaution en or de se mettre définitivement du côté de toute initiative et de tout projet du président de la République, quelle qu’en soit la nature, le patron du RND sait que sa déclaration ne prêtera pas beaucoup à conséquences au cas où ce dernier déciderait de laisser la voie ouverte à la création d’un nouveau parti islamiste par Rabah Kébir. Le plus important étant de faire avancer une situation dont l’objectif unique est de rendre plus claire la visibilité de la scène politique algérienne. Cela dit et d’un point de vue éminemment stratégique, Ouyahia ne perd rien, bien au contraire, à redonner un certain punch à son parti en l’ancrant un peu mieux dans les positions anti-intégristes qui le singularisent et en envoyant un message fort au courant anti-islamiste du FLN qui, à l’approche du renouvellement des sénatoriales, serait intéressé à laisser la présidence du Conseil de la nation au RND.   

A. M.

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