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Génocide du Liban
La
FOREM dépose une requête auprès de la CPI
Les
Etats arabes ont fait un don de 2 milliards de dollars..
«La
Fondation nationale pour la protection de la santé et du
développement de la recherche (FOREM) a déposé, auprès
du représentant du programme des Nations unies, à Alger,
une requête dans laquelle elle fait part des souffrances
des enfants libanais (200 000) afin de la transmettre à
la Cour pénale internationale» a déclaré, en marge de la
conférence de presse tenue au centre de presse d’El
Moudjahid, Mustapha Khiati, président de cette
fondation. Salah Salami, maire de Cana, une localité
située à 90 km du sud de Beyrouth qui a vécu des moments
infernaux à cause des bombardements de l’armée
israélienne, est longuement revenu sur la situation au
Liban. A cette occasion, l’invité du quotidien El
Moudjahid a fait un témoignage poignant sur ce qu’a
enduré la population lors de ces évènements tragiques.
Il a affirmé que
«Cana,
une localité peuplée de musulmans et de chrétiens (30%),
a subi deux attaques. La première en 1996, qui a visé le
centre de la Finul où se sont réfugiés des femmes et
des enfants. Cette attaque a fait 106 martyrs, dont 54
enfants et 285 blessés». Son regard absent, la maire de
cette localité martyre poursuit son récit émouvant
« Cana est une ville de solidarité, d’ouverture et de
cohabitation entre les confessions. Une terre irriguée
de sang des Libanais. Nous avons subi des attaques
atroces de la part de l’armée israélienne qui ont fait
des milliers de blessés, notamment les enfants, dont
l’âge oscille entre 9 et 12 ans». Outre les pertes en
vies humaines, l’économie libanaise a subi, selon le
conférencier, des pertes sèches puisque toutes les
infrastructures de base ont été détruites. Des bombes
antipersonnel (près de 3 millions) ont été également
larguées sur des oliveraies, orangeraies et des champs
de tabac. Les fermiers, craignant d’y laisser leur vie,
ont abandonné leurs fermes. Cet abandon a fait grimper
le chômage, précise Salah Salami, à 67% au Liban et à
80% dans le sud. Ainsi, la jeunesse, ne voyant rien
poindre à l’horizon, a fui son pays. «200 000 jeunes ont
fui le pays» a annoncé M. Salami. Cette guerre menée
contre une population civile, a estimé le conférencier,
a été à l’origine de pertes immenses. En argent, a fait
savoir Salah Salami, le Liban a perdu 21 milliards de
dollars et 35 mille logements. C’est pourquoi la région
de Cana est déclarée sinistrée. Suite à ces
bombardements, a indiqué M. Salami, Cana est incapable
de faire face à cette situation catastrophique.
S’agissant des aides octroyées au pays du Cèdre,
l’hôte d’El Moudjahid a déclaré qu’au départ, les aides
provenant des pays arabes n’ont pas dépassé les aides
en denrées alimentaires, puis les Etats arabes ont fait
un don de
2
milliards de dollars. Récemment, l’Iran nous a
également promis de nous aider à reconstruire toutes
les routes détruites.
Djamel Oukali
Affaire Benbarka
Des
témoins clés seront entendus à Paris
Un
magistrat français, chargé du dossier de l’affaire
Benbarka, a convoqué pour mardi prochain à Paris cinq
personnes, dont le commandant de la gendarmerie
marocaine, qui seraient liées à la disparition le 29
octobre 1965 dans la capitale française du leader de la
gauche et de l’opposition marocaine, rapporte samedi la
presse locale.
Le
juge Patrick Ramaël, après l’envoi d’une seconde
commission rogatoire à la justice marocaine le 26
septembre dernier, a, selon l’hebdomadaire marocain Le
Journal, convoqué à son bureau parisien mardi 21
novembre cinq «témoins-clés» dans cette affaire. Il
s’agit, selon la même source, du général Hosni
Benslimane, commandant de la gendarmerie marocaine, de
Miloud Tounzi et Boubker Hassouni (l’infirmier qui
aurait drogué Benbarka), de Ahmed Boukhari (ancien agent
des services de renseignements marocains), et Driss
Benzekri, président du conseil consultatif marocain des
droits de l’homme. Le magistrat français a adressé
directement les convocations à ces cinq «témoins», sans
passer par son vis-à-vis marocain, le juge Djamel
Serhane qui, lors de la première commission rogatoire en
novembre 2005 avait indiqué au juge français qu’il ne
connaissait pas l’adresse de ces personnes. «Plusieurs
personnages susceptibles d’éclairer par leur témoignage
le mystère Benbarka ont déjà reçu leur convocation pour
le même jour», souligne Le Journal selon lequel le juge
français, dans le cas de l’absence d’un témoin-clé,
pourrait «entamer d’autres procédures allant jusqu’au
mandat d’arrêt international». Le magistrat français a
déjà ordonné une seconde commission rogatoire le 26
septembre dernier. Selon le juge français, cette
commission rogatoire complémentaire comporte les noms et
adresses de l’infirmier qui aurait drogué Benbarka lors
de son enlèvement, un agent des services de sécurité
marocain et l’actuel responsable de la gendarmerie
marocaine. Il a également mentionné dans le document le
lieu de l’ancien centre de détention secret (PF3) à Bir
Rami, près de Rabat, où Benbarka, selon certains
témoignages aurait séjourné, sinon où il aurait été
inhumé.
Les
autorités judiciaires marocaines, par la voie du
ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ, ont indiqué
n’avoir reçu aucun document relatif à une seconde
commission rogatoire sur l’affaire Benbarka. Le bras de
fer entre les autorités judiciaires marocaines et le
magistrat français, désigné par le tribunal de grande
instance de Paris, pour mener l’enquête sur l’affaire
Benbarka, semble bien engagé, estiment des spécialistes
du dossier.
Au
Maroc, toutes les ONG locales de défense des droits de
l’homme ainsi que la classe politique et la société
civile avaient appelé la justice marocaine, à l’occasion
de la commémoration du 41e anniversaire de la
disparition de Mehdi Benbarka, à «faciliter la tâche au
magistrat français». Le secrétaire général de l’USFP
(socialiste, issue de l’UNFP, l’ancien parti de Benbarka),
Mohamed El Yazghi, avait réaffirmé, vendredi dernier
lors d’un congrès extraordinaire du parti,
«l’attachement» de son mouvement à «la nécessité de
mener l’enquête jusqu’au bout». Le leader de la gauche
marocaine des années 1950-60 avait été enlevé le 29
octobre 1965 à Paris, et n’a, depuis, plus donné signe
de vie. Plusieurs versions contradictoires sur son lieu
de détention après son enlèvement, et le lieu
d’inhumation de son corps ont circulé, sans jamais être
confirmées par un témoignage authentique. L’affaire
Benbarka, qui avait défrayé la chronique dans les années
1970, est revenue au devant de la scène politique
maroco-française après la déclassification de ce dossier
du secret défense en novembre 2004 par la ministre
française de la Défense, Michèle Alliot-Marie.
Amine B.
Handicapés et personnes
âgées
Hausse des indemnités
Les
allocations octroyées aux jeunes employés dans le cadre
des dispositifs du CPE, IAIG et l’ISIL seront revues à
la hausse. Une demande similaire a été introduite par le
ministère de la Solidarité nationale pour relever les
indemnités accordées aux personnes handicapées à 6 000
DA au lieu de 3 000 DA et les indemnités des personnes
âgées sans revenus de 1 000 à 6 000DA.
«Ces
demandes ont eu l’accord du Chef du gouvernement. Des
discussions avec le ministère des Finances sont en cours
pour trouver les formes et les fonds pour financier ces
augmentations», a annoncé hier M. Djamel Ould Abbès,
ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale en
marge du séminaire franco- algérien sur le développement
social tenu hier à Alger. Le ministre a rappelé, dans ce
contexte, que la couverture sociale des couches
vulnérable coûte à l’Etat un budget de 6,1 milliards de
dinars par an. Entre 2000 et 2005, l’Etat a déboursé 25
milliards de dollars pour les transferts sociaux, soit
12% du PIB. «Les fonds existent. Il faut trouver le
moyen de maîtriser ces dépenses et de faire en sorte que
ces aides aillent aux véritables nécessiteux» a précisé
le ministre. Les travaux du deuxième séminaire
franco-algérien sur le développement social est
organisée dans le cadre du protocole d’accord signé, il
y a un an, entre le ministère de la Solidarité et de
l’Emploi Algérien et celui de l’emploi, de la Cohésion
et du Logement français visant à développer la
coopération dans le domaine du développement social
entre les deux pays.
Cette
rencontre sera donc consacrée à l’échange des
expériences entre les deux pays permettant de définir un
plan d’actions visant à consolider et de rendre plus
efficaces les actions inscrites dans ce cadre.
Le
développement social en Algérie, selon M. Djamel Ould
Abbès, ministre de l’Emploi et de la Solidarité
nationale, vise à lutter contre le chômage et contre la
pauvreté et l’exclusion sociale. Il concerne deux
catégories de la société, à savoir les personnes ou les
jeunes ayant besoin d’une intégration et une insertion
dans la société et les couches fragiles et vulnérables.
Plusieurs dispositifs de création d’emploi ont été mis
en place pour répondre à la demande des jeunes. Toujours
dans ce contexte, M. Ould Abbès a annoncé la création
prochainement de l’Agence nationale d’aide et de
protection des personnes. Des spécialistes dans les
domaines sociaux seront mobilisés dans cette agence pour
faire un travail de proximité en allant directement dans
les foyers des personnes en détresse afin de leur
apporter l’aide nécessaire. Un nouveau projet de loi
portant sur la protection des personnes âgées sera
présenté prochainement au Conseil du gouvernement. «Il
sera question cette fois-ci de faire appliquer la loi
dans toute sa rigueur envers les personnes qui
abandonnent leurs parents dans les centres de
vieillesse» a conclu le ministre.
Nouria B.
Etablissements
pénitentiaires
Une
délégation du CICR à Tlemcen
Une
délégation du Comité international de la Croix-Rouge
(CICR) a entamé, hier, une visite de quatre jours dans
la wilaya de Tlemcen dans le cadre des visites
périodiques menées par cette ONG dans les établissements
pénitentiaires de plusieurs wilayas du pays, a-t-on
appris auprès du parquet général près la cour de justice
de Tlemcen. Composée de Mme Falou Rose et de M. Yvan
Loelhle, membres du CICR, la délégation a été reçue à
Tlemcen par le procureur général qui l’a informée des
conditions de détention des prisonniers. A ce titre, la
wilaya de Tlemcen a programmé, entre 2006 et 2007, la
réalisation de qua-tre maisons de rééducation
(établissements pénitentiaires) totalisant
2 100
lits, dont une de 1 000 lits à Tlemcen, où il est prévu
également la construction de deux structures de suivi en
milieu ouvert pour les personnes majeures et mineures,
respectivement. Lors de cette rencontre, les membres de
cette ONG se sont enquis de la couverture sanitaire et
psychologique des détenus, que prennent en charge 30
médecins généralistes, 7 chirurgiens dentistes et 2
psychologues, a-t-il été indiqué. Ceux-ci ont effectué,
depuis le début de l’année au 15 du mois de novembre
courant, un total de 33 862 consultations médicales et
820 consultations de chirurgie dentaire. La délégation
de la CICR a visité hier l’établissement de rééducation
de Tlemcen et consacrera celle d’aujourd’hui à la visite
des lieux de garde à vue de la gendarmerie et de la
Sûreté nationale, alors que la journée de demain verra
le déplacement des membres du CICR vers les mêmes
structures de la ville de Maghnia. Cette visite
s’achèvera mardi par la tenue d’une deuxième rencontre
avec le procureur général près la cour de justice de
Tlemcen, note-t-on.
R.
N.
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