Hommage à Mahmoudi

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20/01/13

 

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L'usine déminée,

l'ANP évite un drame

 

Fin de calvaire à In Amenas

-Près de 700 otages libérés et 25 tués

-Une trentaine de terroristes abattus

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Enjeux des prochaines présidentielles

Les ambitions des islamistes s’évaporent

 

Il a tenu deux rencontres à Tizi Ouzou et à Béjaïa

Laskri tente de rétablir l’ordre au FFS

 

Pénurie

La tension sur le lait se fait sentir 

 

Grève cyclique de trois jours à partir de demain

Les paramédicaux reviennent à la charge

 

 Divers

 

Pénurie

La tension sur le lait se fait sentir

La crise du lait est de retour. La tension se fait sentir depuis au moins une semaine, surtout au chef-lieu de wilaya de Béjaïa où les consommateurs jouent des coudes pour pouvoir acheter un ou deux sachets de lait. Une quantité qu'on distribue dans les magasins d'alimentation générale.

Il faut se lever très tôt le matin pour chercher du lait. Des citoyens ayant fait plusieurs magasins ont confirmé qu’il y a bel et bien une pénurie de lait en sachet pour ne pas dire une crise. Les commerçants de leur côté confirment cela et essayent de gérer cette nouvelle situation selon les  quantités qui leur sont livrées par les distributeurs. «Une livraison qui se fait tous les deux jours depuis une semaine», nous confient des commerçants que nous avons approchés. Des commerçants préfèrent réserver les petites quantités qui leur sont livrées exclusivement pour leurs clients. Chose qui provoque le mécontentement des autres citoyens qui voient ces scènes défiler devant leurs yeux quotidiennement. Dans les files d’attente c’est la bousculade et parfois la tension monte d’un cran. «Difficile de garder son sang-froid devant certaines personnes qui tentent de s’infiltrer dans la file», nous dit Arezki. La crise a commencé depuis une semaine environ. Mais le lait en sachet pasteurisé manque depuis quelques mois parfois, nous dit notre interlocuteur qui est obligé de se lever tôt ces jours de froid pour chercher du lait pour ses quatre enfants. «Je ne peux pas me permettre d’acheter Candia ou le lait en poudre Lahdha et autres marques quotidiennement», commente Arezki qui ajoutera: «auparavant je l’achetai une fois par semaine quand je ne me lève pas tôt pour chercher le lait en sachet». Après de longxs moments d’attente, des personnes se résignent et quittent la file. Ils se rabattent sur le lait en poudre ou le lait en boîte comme Candia et d‘autres marques en attendant la fin de la pénurie.  Cette crise  est due au manque de la poudre de lait, selon des responsables d’unités de transformation de lait. Des unités comme celle d’Amizour ne tournent pas à plein temps. L’usine «Ramdi» à Akbou fonctionne à plein temps. Mais on reconnaît qu’il y a un manque de poudre de lait, sans pour autant parler de crise.

Par Hocine Cherfa

 

La route qui tue

Mort de trois personnes d'une même famille à Mascara

Trois personnes d’une même famille sont mortes et deux autres blessées dans un accident de la circulation survenu vendredi soir au niveau de la RN 17 dans son tronçon situé dans la commune de Tizi (Mascara), a-t-on appris auprès des services de la Protection civile. Cet accident, provoqué par une collision entre deux véhicules, a causé la mort sur le coup des trois victimes que sont le conducteur d’un des véhicules (40 ans), sa femme  35 ans et leur petite fille (3 ans), alors que la sœur du conducteur est atteinte de blessures graves et le conducteur du deuxième véhicule est légèrement blessé, selon la même source. Les agents de la Protection civile sont intervenus pour transporter les corps des victimes vers la morgue de l’hôpital «Meslem-Tayeb» du chef-lieu de wilaya et les blessés vers le service des urgences.

Hatem B.

 

…Et sept tués au Maroc

Sept personnes ont été tuées et 22 autres blessées, dont 2 grièvement, suite au renversement, samedi matin, d’un autocar dans la province de Khenifra (centre du Maroc), ont indiqué les autorités locales. L’autocar assurant la liaison Béni Mellall-Al Hoceima s’est renversé sur une route nationale, à environ 4 kilomètres de la ville de Mrirt, précisent les mêmes sources. Aucune indication n’a été donnée sur les causes exactes de cet accident. Les accidents de la route font chaque année plus de 4 000 morts au Maroc et causent des dégâts matériels estimés à 14 milliards de dirhams, soit environ 2 % du produit intérieur brut (PIB), relève-t-on de sources officielles.

H. Y.

 

Transactions commerciales

Dissimulation au fisc de plus de 33 millions de dinars

Les opérations de contrôle des pratiques commerciales menées par les brigades compétentes, durant l’exercice écoulé à travers la wilaya de Tizi-Ouzou, ont révélé une dissimulation d’un chiffre d’affaires de 33,7 millions de dinars, représentant le montant des transactions commerciales non facturées, a-t-on appris auprès de la direction locale du commerce. Sur ce montant global du préjudice causé au fisc par cette pratique frauduleuse de défaut de facturation des ventes et des achats par des opérateurs économiques, notamment au niveau de la sphère d’importation et de distribution de gros, le bilan de la direction du commerce fait état de la réalisation de 17, 5 millions de dinars par ses brigades de contrôle des pratiques commerciales, alors que les opérations de contrôle effectuées par les brigades mixtes (impôts-douanes-commerce) ont permis de débusquer un montant de 16,2 millions DA correspondant à la valeur des marchandises non facturées. Sur 32 affaires traitées par les brigades mixtes, 10 ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour des motifs liés à «l’opposition au contrôle», «l’inexistence du local à l’adresse indiquée sur le registre du commerce» et «le défaut de facturation».        

Ghani Y.

 

La question du jour

On ne négocie pas avec les terroristes

Avant que les opérations militaires ne commencent au Mali, un raisonnement plus que faux, pervers, non seulement avait cours parmi d’autres, mais qui les dominait tous dans les médias. Ça consistait à dire qu’il ne fallait surtout pas songer à faire la guerre aux groupes terroristes qui se sont emparés de la partie nord du Mali, car ce serait faire exactement ce qu’ils attendent qu’on fasse, tomber à corps perdu dans le piège qu’ils tendent, se laisser prendre dans un bourbier dans lequel on ne ferait que s’enfoncer, sans espoir par la suite de pouvoir s’en dégager. Ainsi donc, s’il prend envie à ces gens de prendre un territoire pour s’y installer à demeure, l’erreur à ne pas commettre c’est de vouloir les en déloger à tout prix, quitte pour cela à en appeler à une ou plusieurs puissances amies.  Faire venir une armée étrangère dans ces conditions, ce serait comme jeter de l’huile sur un feu en train de brûler votre propre maison, à bonne distance de la leur. La raison en est qu’une guerre bien loin de les affaiblir ne ferait au contraire que les renforcer. La guerre, c’est leur élément naturel, leur oxygène, leur nourriture. A aucun moment elle n’entame leur force, qui sous son règne ne fait au contraire que se développer. De sorte que si l’on veut pouvoir un jour se débarrasser d’eux, il ne faut pas la leur porter, mais tout au contraire les en frustrer, en tarir la source. Il viendra bien alors un moment où ils verront qu’il est de leur intérêt de plier bagage, d’aller la chercher ailleurs, dans un autre pays, ou peut-être même dans une autre partie du monde, puisque c’est quelque chose dont ils ne peuvent absolument pas se passer. Donc, pendant des mois, en fait depuis l’occupation du Nord-Mali, des voix n’ont cessé de mettre en garde l’Algérie contre le danger de se mêler d’une guerre où de toute façon elle n’avait  rien à faire, qui n’était pas la sienne,  même si elle allait se dérouler à ses portes. Même si les groupes à déloger du Mali la considèrent quant à eux comme leur ennemi principal dans la région. Si ces groupes sont aujourd’hui au Mali, c’est en premier lieu parce qu’ils n’ont pas réussi il y a quelques années, quelque rage qu’ils y ont mis, à la mettre à genoux. La prise d’otages de In Aménas montre bien que pour eux c’est toujours elle qui constitue la cible privilégiée. En réalité, ne rien faire contre ces groupes revient à les laisser s’implanter solidement au Mali, d’où ils n’auront de cesse de menacer la sécurité de notre pays, avec lequel ils ont un vieux compte à régler, outre le poids qu’il représente dans la région. Il est tout à fait inconcevable qu’ils puissent prospérer à nos frontières et cependant nous laisser en paix. Le point de vue pernicieux dont il est question ici est, à y regarder de plus, une version de la politique de l’autruche. Il n’y a pas en vérité de modus vivendi possible avec les terroristes. Où vous les détruisez, ou c’est eux qui vous détruisent. Cela, personne ne le sait mieux que nous autres les Algériens. C’est de la longue expérience dans la lutte antiterroriste qu’est tiré le principe aujourd’hui mis en œuvre à In Aménas, à savoir qu’on ne négocie pas avec les terroristes. C’est le temps pris à négocier avec Ansar Eddine qui a pu être mis à profit par un autre groupe de même acabit pour planifier l’agression subie à In Aménas.         

Par Mohamed Habili

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Point d’ordre

Par

Badis Guettaf

Le sociologue converti en maître-espion

S’il vous arrive d’aller sur le site de Oumma.com vous pourriez le cas échéant lire une interview des plus enlevées. Elle porte sur les évènements de Tiguentourine qui tiennent en haleine une bonne partie de la planète, particulièrement nos voisins d’outre-Méditerranée. Le site, comme il se doit en pareilles circonstances, a trouvé l’oiseau rare qui allait offrir aux lecteurs le fin mot de l’histoire, des explications qu’ils ne trouveront nulle part ailleurs. Elles sont de première main. En exergue de l’article, on est mis en condition : «Démêler le vrai du faux requiert l’éclairage d’un expert, tel que celui du sociologue de renom (…) auteur prolifique de nombreux ouvrages et articles sur l’Algérie, le Maghreb et le Monde arabe, qui enseigne à l’Institut de sciences politiques de Lyon.» De quoi vous mettre en appétit. Puisque le sociologue va décrypter pour vous «les rapports de force qui ont précipité l’assaut algérien contre les preneurs d’otages du complexe gazier de Tiguentourine».              Quoi de mieux qu’un sociologue converti en maître-espion. Vous allez être servi, dès l’entame. A la première question «Qui sont véritablement les ravisseurs du complexe gazier Tiguentourine, In Amenas ?», la réponse tombe implacable : «Ce qui paraît vraisemblable, c’est l’infiltration par le Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), le service de renseignement algérien, de ce groupuscule dénommé «les signataires par le sang». Rappelez-vous qu’il «démêle le vrai du faux», non pas en tant que voyant mais en tant qu’«expert». Il doit donc en savoir des choses, même si son métier est à des lieues de ce type d’informations. Vous pouvez vous arrêter là, en vous di-sant soit que vous en avez su assez ou que vous considérez que le bonhomme délire. Vous raterez alors la chute magistrale où il «pense que le DRS a voulu faire un coup à blanc et que cela lui a échappé. Les officiers du DRS se sont surestimés et leur opération a été un fiasco.» A ce moment précis, vous pouvez vous dire que s’il y a des survivants parmi les membres du commando islamiste il serait utile de leur communiquer les attendus et les conclusions du sociologue-espion. Ils tomberaient des nues. Peut-être qu’ils seraient tellement troublés qu’ils sombreraient dans une profonde paranoïa où ils verraient père et mère en ennemis. Toujours est-il que l’effet serait dévastateur. Si vous avez déjà une idée du monsieur, vous pouvez constater enfin qu’il s’est grandement déprécié en ne trouvant qu’un support modeste pour étaler sa science,  alors qu’il n’y a pas longtemps il trônait dans des tribunes médiatiques de renom. Une sacré dégringolade pour tout dire, au statut de «spécialiste» de ré-emploi. A la mesure de la déchéance aussi bien morale qu’intellectuelle, que même les pires spécialistes de la propagande anti-algérienne ne peuvent plus supporter ou plutôt assumer. Lui, il doit en subir des décharges gastriques que d’autres, à sa place, occupent la vedette. Mauvais signe, s’il en faut quand s’est fait un nom non pas dans la sociologie, mais dans l’offre de service intéressée aux ennemis de son pays. En a-t-il seulement tiré un bénéfice quelconque ?

B. G.

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