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Présidentielle du 17 avril

Ali Benflis se joint à la course électorale

Présidentielle

Le Front de l'Algérie nouvelle annonce sa participation

Les candidats à la présidentielle s'affichent

Entre temporisations et confirmations

Présidentielle 2014

15 candidats retirent les formulaires

Pourparlers entre Bamako et groupes armés

La médiation de l’Algérie sollicitée

Les transferts d'eau pour réguler les écarts de pluviométrie

Trente nouveaux barrages à l’horizon 2020

Lait en sachet

La production revue à la hausse, selon le ministère

Mohamed El Ghazi :

«Un observatoire sur la réforme du service public»

Pour assassinats et enlèvements

Procès aujourd'hui du terroriste Droudkel et ses 19 acolytes

Prétoire

Terrorisme  

 

 20/01/14

Présidentielle du 17 avril

Ali Benflis se joint à la course électorale

L'homme qui s'est éclipsé après son échec dans la course à la présidentielle de 2004, Ali Benflis, fait son retour sur la scène politique en annonçant officiellement sa candidature pour la présidentielle du 17 avril prochain. Voilà, après une année de rumeurs qui circulaient sur sa probable candidature pour la prochaine présidentielle, l'ancien chef du gouvernement  durant le premier mandat du président  Bouteflika a annoncé sa candidature hier devant la presse nationale et  internationale conviées à cet événement à l'hôtel Hilton. Ils étaient présents ses fidèles, dont des militants du FLN,  à titre individuel sachant que Benflis était secrétaire général du vieux parti et s'est présenté d'ailleurs au nom de ce parti lors de la présidentielle de 2004. Il y avait aussi Ahmed Boubrik qui est adjoint du directeur de la campagne électorale de Benflis. Il est aussi militant du RND et nous dira qu'il est toujours militant de ce parti mais soutient la candidature de Benflis comme  «une large base des militants du RND», a-t-il ajouté. Etaient aussi présents à cet événement, des représentants du mouvement El Arouche  et des universitaires mais pas de personnalités connues. Il était 10h10  quand le candidat malheureux des présidentielles de 2004, Benflis,   fait son apparition dans la salle sous les applaudissements de l'assistance qui criait «Benflis président». Durant plus d'une heure et demie, Benflis a essayé d'expliquer sa démarche et ses ambitions pour les Algériens et le pays comme s'il voulait rattraper le silence des dix ans passés. L'homme a parlé de la liberté de la presse, la justice, la corruption, le chômage, la jeunesse, l'économie nationale, l'école algérienne, la santé, la  bureaucratie  et la politique étrangère du pays. Au début de son discours, il a rendu hommage à la presse nationale «ultime bastion de la libre expression en Algérie», a-t-il dit. Avant d'annoncer sa candidature, il a tenu à faire une petite introduction sur la situation d'un  pays  qui s'apprête à élire un nouveau président, marquée selon Benflis par  «une incertitude politique  et une instabilité à ses frontières qui constituent des menaces à sa sécurité nationale». Par la suite,  il a annoncé  sa candidature : «Avec honneur, confiance et beaucoup d'humilité, j'ai pris la décision  d'être candidat à la présidence  de la République». En s'adressant directement aux Algériens, à qui il demande  «de l'aider à relever ce défi  le plus  important  de sa vie». Benflis qui a tenu à préciser qu'il s'dressait aux Algériens n'a pas cité ses adversaires mais  dira qu'«aucun  individu, groupe ou  représentant de l'État  ne peut  prétendre ou détenir le monopole du patriotisme ou  être  l'unique dépositaire de l'intérêt national». Dans ce cadre, il a ajouté que  le principe «de l'homme providentiel  n'existe pas  en Algérie» tout en insistant sur «l'aide de tous les Algériens pour réussir son programme». Dans l'explication de son programme qu'il défendra durant sa campagne électorale, Benflis qui est aussi ancien juge a donné la priorité à la  justice. A ce propos, il promet une justice aux Algériens et  «des mesures  nécessaires  pour libérer  le  juge de toutes les contraintes pour qu'il n'obéisse qu'à la loi et sa conscience». Il promet aussi une lutte  contre la corruption en proposant    «un pacte  national contre ce fléau» avant d'ajouter : «Le problème n'est pas seulement la corruption administrative, mais également la corruption  politique, celle qui garantit  l'impunité, altère l'indépendance de la justice et  porte préjudice aux finances publiques». En économie, il estime pouvoir mettre fin  à la dépendance des hydrocarbures en encouragent les PME, publiques et privées.

S'agissant de l'emploi, il dira que la solution  se trouve dans la création  des entreprises tout en affirmant que durant ces dix dernières années, il a visité le pays et écouter les préoccupations des jeunes.   

Par Nacera Chennafi

 

Bio-express

Agé de 70 ans, Ali Benflis a commencé sa carrière professionnelle en 1968 en tant que magistrat, avocat et bâtonnier, il est nommé ministre de la Justice le 5 novembre 1988 au sein du gouvernement Merbah et le reste dans les gouvernements Hamrouche I et Hamrouche II puis dans le gouvernement Ghozali I jusqu'au 21 juillet 1991, lorsqu'il est démis de ses fonctions A l'issue des législatives de 1997, il revient sur la scène politique en tant que député du FLN et en 1999, il dirige la campagne électorale de Abdelaziz Bouteflika pour l'élection présidentielle de 1999. Avant il a occupé successivement les postes de Secrétaire général de la Présidence de la République, puis Chef de cabinet de la Présidence et Premier ministre, après la démission d'Ahmed Benbitour le 26 août 2000. Une année après, le 19 septembre 2001, Ali Benflis est désigné à la tête du FLN, en remplacement de Boualem Benhamouda. Le 5 mai 2003, il est remplacé par Ahmed Ouyahia, qui est nommé Premier ministre. Il est candidat à l'élection présidentielle de 2004, où il arrive à la deuxième place derrière le Président Bouteflika, avec 6,42 % des voix.     

N. C.

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Présidentielle

Le Front de l'Algérie nouvelle annonce sa participation

Le président du Front de l’Algérie nouvelle (FAN), Djamel Benabdessalam, a annoncé dimanche à Alger la participation de sa formation politique à la prochaine élection présidentielle, soulignant que «la décision de présenter un candidat au nom du parti ou de choisir un candidat consensuel n’a pas encore été prise». M. Benabdessalam a expliqué lors d’une conférence de presse que le conseil national du FAN avait opté pour deux alternatives : «présenter un candidat au nom du parti ou choisir un candidat consensuel». «La question sera tranchée samedi prochain», a-t-il précisé. Il a indiqué que le candidat du consensus sera choisi au sein des partis politiques ou des personnalités qui auront fait «l’unanimité», ajoutant que le FAN est «ouvert» à toutes les propositions. Il a en outre indiqué que le conseil national du parti s’apprête à prendre attache avec les partis et les personnalités politiques qui partagent les vues du FAN, ajoutant que le programme électoral sera fixé «une fois le candidat choisi». M. Benabdessalam a souligné que la prochaine élection présidentielle sera une étape «importante» pour présenter le projet du FAN qui propose «une vision stratégique nationale et globale».

APS

 

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Les candidats à la présidentielle s'affichent

Entre temporisations et confirmations

Si des partis et postulants tergiversent et temporisent quant à leur participation à l'élection présidentielle du 17 avril 2014, d'autres n'ont pas tardé à annoncer leurs candidatures. Ceci au moment où certains ont choisi de soutenir la candidature du Président Bouteflika pour un 4e mandat. 

La course à l’élection présidentielle du 17 avril prochain commence. En effet, la signature, jeudi dernier, du décret portant convocation du corps électoral pour l’élection présidentielle a déclenché le compte à rebours. Suite à quoi, les postulants au palais d’El Mouradia commencent, au lendemain de cette convocation, à officialiser leurs candidatures.

 Si certains partis politiques ou candidats indépendants temporisent toujours l’annonce de leur participation, d‘autres l’ont déjà fait. Pour hier seulement, au moins deux postulants ont annoncé leurs candidatures à l’élection présidentielle du 17 avril prochain. C’est le cas de l’ancien Chef du gouvernement Ali Belflis et du président du Front de l’Algérie nouvelle (FAN), Djamel Benabdessalam, qui toutefois a souligné que «la décision de présenter un candidat au nom du parti ou de choisir un candidat consensuel n’a pas encore été prise». Benabdessalam a expliqué que le conseil national du FAN avait opté pour deux alternatives : présenter un candidat au nom du parti ou choisir un candidat consensuel, précisant que la question sera tranchée samedi prochain.

Ceci, au moment où des représentants et présidents de six partis politiques formant une coalition consensuelle ont appelé, au cours d’un regroupement tenu samedi à Guelma, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à se porter candidat pour la prochaine présidentielle. Une vaste campagne de sensibilisation de l’opinion à l’importance de la candidature du président de la République pour un 4e mandat sera menée par cette coalition, ont affirmé les présidents et les représentants de ces six partis qui sont l’Union pour le rassemblement national, le Parti de la voie authentique (PVA), le Front national de l’authenticité et des libertés, le Mouvement national des travailleurs algériens, le Front démocratique libre (FDL) et le Parti du renouveau et du développement (PRD).

 Pour ses initiateurs, cette alliance a pour objectif «d’exprimer la reconnaissance due aux services rendus au pays par le Président Bouteflika et son rôle dans le recouvrement de la stabilité et de la sécurité, ainsi que dans le développement». Ils ont également exprimé «leur disponibilité à faire campagne pour soutenir Bouteflika s’il se portait candidat». Le porte-parole de la coalition consensuelle, Abderrahmane Sellam, a souligné que les partis membres de l’alliance ont vu le jour à la faveur des réformes politiques engagées par le Président Bouteflika et leur initiative constitue «le couronnement de larges consultations entre ces partis». Au cours d’un point de presse tenu en marge du meeting, Houari Hamidi, Abderrahmane Sellam, Rabah Brahimi et Abdelhamid Djeldjelli, représentants de cette coalition, ont affirmé que leur initiative reste ouverte à tous ceux qui soutiennent la candidature pour un 4e mandat du Président Bouteflika.

 Par Yazid Madi

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Présidentielle 2014

15 candidats retirent les formulaires

Quinze candidats à l’élection présidentielle prévue le 17 avril prochain ont retiré les formulaires de souscription de signatures individuelles, a déclaré le ministre l’Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaiz. Dans une déclaration à la presse à l’issue du vote à l’APN du projet de loi relatif aux titres et documents de voyages, Belaiz a indiqué que son département «a reçu samedi ces candidats venus retirer les formulaires de souscription de signatures individuelles relatifs à la candidature à l’élection présidentielle du jeudi 17 avril», sans citer leurs noms.

«Le retrait des formulaires de souscription de signatures individuelles pour les postulants à la candidature à l’élection présidentielle du jeudi 17 avril se fera à partir de samedi (hier) au siège du ministère», avait annoncé vendredi un communiqué du ministère de l’Intérieur.   «La remise de ces formulaires intervient sur présentation par le candidat d’une lettre adressée à M. le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, annonçant son intention de constituer un dossier de candidature à l’élection à la présidence de la République», avait expliqué la même source. Les postulants à la candidature auront, à partir de la date de publication du décret relatif à la convocation du corps électoral, 45 jours pour le dépôt de leurs dossiers, selon les dispositions de l’article 137 de la loi organique.

Y.M.

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Pourparlers entre Bamako et groupes armés

La médiation de l’Algérie sollicitée

La démarche algérienne dans le conflit malien, les pourparlers entre Bamako et les groupes armés, l'affaire des diplomates kidnappés, ajoutant à cela les menaces qui pèsent sur nos frontières, sont les questions importantes évoquées hier lors d'une conférence de presse animée conjointement par Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères algérien, et son homologue malien. Les responsables algériens ne cessent de déclarer sur le dossier malien que leur objectif primordial est la reprise du dialogue entre les deux parties en conflit. A ce sujet justement, Ramtane Lamamra a expliqué que «le dialogue malien est un objectif à atteindre. Les négociations constituent un point très positif dans ce dossier».

 «Notre visite à Alger rentre dans un cadre politique. Cette dernière fait partie de la visite d'un président malien élu démocratiquement dans le cadre d'un programme politique et de réconciliation nationale», a déclaré Zahabi Ould Sidi Mohamed, ministre des Affaires étrangères malien. Sur une question liée à la confusion qui entoure les négociations avec les groupes armées du Nord-Mali, le le ministre malien explique : «Il n'existe pas de discussions secrètes entre les Maliens. Il y a des mouvements armés maliens qui, de leur propre volonté, ont demandé aux frères Algériens de les aider à élaborer et peaufiner une plateforme pour pouvoir se préparer à des négociations inclusives entre Maliens», a déclaré M. Zahabi. Le chef de la diplomatie ma-lienne a indiqué que ces mouvements «en ont fait la demande eux-mêmes au gouvernement algérien, lequel a immédiatement informé le gouvernement malien qui a apprécié la démarche». Le conférencier a insisté, à l'occasion, sur le fait que la démarche algérienne vise à faciliter le dialogue entre les Maliens. Par ailleurs, interrogé sur l'existence des forces étrangères sur le territoire national, Lamamra a expliqué qu’«il n'y avait pas de forces étrangères sur le territoire algérien. D'après nos informations, il n'y a pas de drones du côté tunisien». Les diplomates algériens retenus en otages au Mali «sont toujours en vie», affirme Lamamra, formant le vœu de les voir «libérés dans les plus brefs délais». «La libération de ces otages revêt une importance capitale et constitue, de ce fait, une priorité de l'action algérienne», a-t-il indiqué. «Les concertations se poursuivent avec des frères aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du Mali», a poursuivi M. Lamamra, exprimant le vœu de voir ces efforts «couronnés de succès dans les plus brefs délais». Le consul algérien et ses collaborateurs ont été enlevés le 5 avril 2012 du siège du consulat algérien à Gao. Les entretiens entre le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, hier, ont été élargis aux membres des deux délégations. Auparavant, M. Sellal avait eu des entretiens avec M. Keita, à la résidence El-Mithak, en présence du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et du ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Madjid Bouguerra, ainsi que des ministres maliens des Affaires étrangères, Zahabi Ould Sidi Mohamed, de la Sécurité, le général Sada Samaké et de la Réconciliation nationale, Cheikh Omar Biarrah. Le président malien est arrivé samedi après-midi à Alger pour une visite de travail et d'amitié, à l'invitation du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. La visite de deux jours du président malien «s'inscrit dans le cadre de la tradition de dialogue et de concertation qui unit les deux pays», avait indiqué un communiqué de la présidence de la République. Pour rappel, dans la matinée d'hier le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, s'est entretenu avec le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, en visite de travail et d'amitié en Algérie.

Mustapha Chaouchi

 

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Les transferts d'eau pour réguler les écarts de pluviométrie

Trente nouveaux barrages à l’horizon 2020

S'exprimant sur les ondes de la Radio nationale, le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a affirmé hier que trente nouveaux barrages sont  prévus dans le futur plan 2015-2019. Pour la faible pluviométrie au cours de l'automne 2013, le même responsable s'est montré rassurant que le bilan pluviométrique retrace "une situation globalement d'équilibre" mais avec des différences selon les régions.

Le ministre des Ressources en eaux, Nécib Hocine, a affirmé hier à la Radio nationale, au sujet de la faible pluviométrie enregistrée au cours de l'automne 2013 et  l'éventualité d'une situation de sécheresse, s'est voulu rassurant, affirmant que le bilan pluviométrique retrace

"une situation globalement d'équilibre" mais avec des différences selon les régions. "Le centre et l'est du pays ont connu  un déficit de pluie mais les régions Ouest (Oran, Tlemcen, Saïda) ont enregistré des apports pluviométriques appréciables", a-t-il estimé. Globalement le taux de remplissage des barrages s'établit à une moyenne nationale de 70 %, légèrement supérieure au niveau enregistré à la même période en 2013, a-t-il encore ajouté. Le ministre a souligné que les axes stratégiques concernant le développement du secteur seront  maintenus lors du prochain plan. "Nous nous attellerons davantage à optimiser nos investissements et à améliorer la qualité du service public dans la distribution de l'eau", a-t-il insisté. Et dans le cadre du futur plan quinquennal 2015-2019, l'invité de la radio a indiqué que trente nouveaux barrages totalisant une capacité de près de 1,5 milliard de m3 seront réalisés. Il a mis l'accent, ainsi, sur l'ampleur des investissements réalisés par les pouvoirs publics à travers les grands barrages et les ouvrages de transferts d'eau pour  réguler les écarts de pluviométrie d'une région à une autre. Necib a cité le cas du barrage de Koudiet Esserdoun qui permet de "sécuriser l'approvisionnement" de plusieurs wilayas du centre du pays et  le grand barrage de Beni Haroun qui doit alimenter les wilayas de l'est du pays (Batna, Khenchela, Souk Ahras). Le ministre a mis en avant l'apport de l'ouvrage de transfert d'eau Mostaganem-Arzew-Oran (MAO) qui permet d'approvisionner près de trois millions de personnes dans la région ouest du pays. Concernant le transfert d'eau In Salah - Tamanrasset, "cet ouvrage devrait donner un nouvel élan au développement du Grand sud du pays avec la création de nouveaux centres de vie sur son itinéraire", a-t-il ajouté.    

Par Ahcene.H

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Lait en sachet

La production revue à la hausse, selon le ministère

La production du lait pasteurisé en sachet au niveau des laiteries des régions qui ont connu une pression sur ce produit a été revue à la hausse depuis samedi, a-t-on appris dimanche auprès du ministère du Commerce.

"Le marché est bien approvisionné et ne connaîtra plus de perturbation puisque les quantités produites sont depuis hier (samedi, NDLR) augmentées de 15% et même plus dans les wilayas du centre du pays, notamment Alger, Tipasa et Blida", a déclaré à l'APS le directeur général de régulation et d'organisation des activités au ministère du commerce, Abdelaziz Ait Abderrahmane.

Plusieurs régions du pays, dont Alger, ont connu ces dernières semaines une perturbation dans la distribution du lait pasteurisé en sachet (25 DA/l) en même temps qu'une hausse qui a touché plusieurs produits dérivés.

"Cette cadence va être maintenue pour bien approvisionner le marché en cette matière", a rassuré le responsable, sans donner plus de précisions.

Le ministère du Commerce avait ouvert, début janvier, une enquête pour déterminer les "vraies" raisons de la perturbation dans la distribution de ce produit de large consommation.

Ces perturbations sont dues, selon les résultats de l'enquête, à une sorte de pression sur l'offre suite à une forte demande, ont indiqué samedi des responsables du ministère du Commerce lors d'une conférence de presse pour présenter les résultats de  cette enquête.

"Cette forte demande s'explique par la hausse des prix du lait conditionné dans des boîtes cartonnées, tirés par l'augmentation des prix de la poudre de lait sur le marché international", ont souligné les responsables écartant le fait que le détournement de la poudre de lait subventionnée pour la production d'autres dérivés laitiers ou que des problèmes liés à la distribution soient à l'origine de cette perturbation."Ceux qui consommaient le lait conditionné dans des boîtes en carton se sont rabattus, suite à la hausse observée, sur le lait en sachet", ont-ils précisé.

Pour couvrir cette demande supplémentaire, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a donné des instructions pour augmenter la production du lait en sachet subventionné, ajoutaient-ils. Le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, avait annoncé jeudi dernier qu'une augmentation de la production de ce produit est prévue prochainement – sur proposition du ministère du Commerce – dans certaines laiteries, notamment dans les régions qui ont connu une perturbation dans la distribution.

Selon l'Office interprofessionnel de lait et dérivés (Onil), la production de lait pasteurisé en sachet a atteint 1,5 milliard de litres durant l'année écoulée.

Mahi Ayoub/APS

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Mohamed El Ghazi :

«Un observatoire sur la réforme du service public»

Un observatoire sur la réforme du service public sera bientôt créé en vue de se pencher sur les dysfonctionnements des services de l’Etat dans l’accomplissement des différentes missions au service du citoyen. Il sera élargi, en plus des représentants des différents départements ministériels à ceux de la société civile. C’est Le ministre auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme du service public, Mohamed El Ghazi, qui l’a annoncé, hier, en marge d’une visite de travail dans la wilaya de Tizi Ouzou. Il a également fait part de la mise en place d’une inspection au niveau de son département en prévision de visites inopinées à travers le territoire national pour relever les manquements au respect des directives du gouvernement en matière d’amélioration de la qualité des services et des prestations fournies aux citoyens. Le ministre a, au cours du point de presse animé après avoir inspecté plusieurs administrations et structures de prestations de services publics, a précisé que le problème majeur dans la détérioration de la qualité du service public en Algérie reste la ressource à propos de laquelle il a appelé à sa formation pour qu’elle s’adapte davantage avec la nouvelle stratégie du gouvernement visant à rendre  de  crédibilité à l’action de l’Etat sur le terrain. Il a reconnu, dans le même sillage, que le comportement des agents de l’Etat est pour beaucoup dans les dysfonctionnements du service public. Mohamed El Ghazi a, par ailleurs, relevé  concernant la wilaya de Tizi Ouzou, l’insuffisance des structures d’Algérie poste pour répondre aux besoins de la population de la région d’où son annonce de la tenue prochainement d’une réunion avec sa collègue du ministère de la Poste et des TIC en vue de dégager des solutions à ces problèmes. Il est à noter qu’au cours de sa tournée dans les locaux de l’Algérienne des eaux, d’un bureau de poste, de la Caisse nationale des assurances sociales, d’une polyclinique et des directions de l’urbanisme et de la construction(DUC), de l’emploi et de réglementation et des affaires générales, le ministre a donné des instructions aux responsables de veiller sur plusieurs aspects liés à leur fonctionnement afin d’accueillir les citoyens dans de meilleures conditions et leur faciliter l’accès aux services et missions pour lesquels ces administrations sont destinées.

Hamid Messir

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Pour assassinats et enlèvements

Procès aujourd'hui du terroriste Droudkel et ses 19 acolytes

Vingt présumés terroristes, dont le chef de l'organisation  terroriste d'al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Abdelmalek Droudkel, impliqués  dans des assassinats et rapts avec demandes de rançon seront jugés lundi par  le tribunal criminel d'Alger, a appris l'APS dimanche de source judiciaire. Parmi ces 20 individus, dix-sept sont en état de fuite et seront jugés par  contumace au cours du procès. Abdelmalek Droukdel (en fuite) a été déjà condamné à plusieurs reprises par la même instance à la peine capitale pour des faits similaires. Abdelmoumen Rachid, qui collectait des fonds pour l'achat des explosifs utilisés dans l'attentat ayant ciblé le siège du secteur militaire et un hôtel à Bouira, figure aussi parmi les accusés.  Concernant les mis en cause arrêtés, il s'agit de M'hamed Cherik, chef de "Katibet Ennour" activant à Boumerdès, Oualid Khaled et Othmane Touati, ces deux derniers ayant été récemment arrêtés par les services de sécurité.  Les prévenus ont participé à plusieurs attentats terroristes faisant des victimes parmi les membres de l'Armée nationale populaire (ANP) et de la Gendarmerie nationale à Tizi Ouzou et Boumerdès. La même instance criminelle examinera, par ailleurs, le même jour l'affaire de sept présumés terroristes impliqués dans des assassinats, enlèvements, viols et pose de bombes dans des lieux publics, pendant la période allant de 1997 à 2002 dans différentes villes du pays. Ce groupe était impliqué dans plusieurs attentats à l'explosif dont celui perpétré le 5 juillet 2002 à l'occasion de la célébration du 40e anniversaire de l'indépendance lorsque quatre bombes ont explosé en même temps vers 15h00 à Tichy et Tzenkel (Béjaïa), au marché de Larbaâ et à la plage de Palm Beach (Staouéli). En 2000, ce groupe avait assassiné 13 personnes qui étaient à bord d'un bus de transport de voyageurs aux Eucalyptus (Alger) et posé une bombe au niveau d'un marché populaire faisant plusieurs blessés. Ils sont également accusés de viols collectifs dont ont été victimes des femmes  enlevées dans plusieurs villes et villages.        

Naim Y./APS

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Prétoire

Terrorisme  

Le terrorisme qui a commencé en Algérie au début des années quatre-vingt-dix avait plongé le pays dans une guerre civile des plus effarantes qui n'a d'égal que la sauvagerie des assassinats et des massacres qui ont été commis. Ce terrorisme qui a fait des centaines de milliers de victimes n'était pas un phénomène sporadique et local ou bien une sorte de folie meurtrière mais plutôt un phénomène international qui se préparait. Les tenants et les commanditaires de ce phénomène qui est le terrorisme islamiste l'avaient bien préparé en vue de déstabiliser certains régimes politiques et en faire pression. L'Algérie était l'un des premiers pays à avoir été ciblé par l'intégrisme et ce fut il y a plus d'une vingtaine d'années de cela. Il faut dire qu'après l'Algérie le terrorisme avait pris de l'ampleur et avait ciblé plusieurs pays pour que la thèse selon laquelle le terrorisme est un phénomène international se confirme avec les attentats de Manhathan aux Etats- Unis. En effet, même le pays le plus puissant du monde a été touché de plein fouet par le terrorisme. Comment  ces terroristes ont-ils pu commettre des attentats sur le territoire du plus puissant Etat ? Il s'agit là d'une question très pertinente mais qui n'a pas de réponse pour l'instant mises à part des supputations sans aucun fondement. Ce qui est certain c'est que les véritables têtes du terrorisme international tirent de grands avantages des crises politiques et stratégiques internationales pour se positionner et se repositionner sur l'échiquier politique et stratégique. Tout a commencé en effet lors de la guerre d'Afghanistan au début des années quatre-vingts lorsque l'islam politique avait été utilisé pour mobiliser des hommes et les armées contre les forces soviétiques. Des milliers de jeunes de différents pays du monde arabe et musulman furent envoyés guerroyer contre le «mécréant» régime communiste. Des fetwas furent alors habilement préparées pour servir de base doctrinale afin de convaincre le plus de jeunes de la légitimité du combat en Afghanistan contre «les forces du mal». Après la débâcle de l'URSS en Afghanistan, le régime théocratique des talibans avait pris le pouvoir avant que tous les combattants intégristes qui avaient participé à la guerre ne soient injectés systématiquement dans leur pays respectif où il trouveront de petits mouvements de même nature que celui au sein duquel ils avaient mené une guerre. Pur hasard ou intervention divine, peu importe les «anciens afghans» seront systématiquement utilisés par l'intelligentsia du terrorisme pour former le noyau dur d'une guerre sans merci. Les instigateurs du terrorisme reviennent à l'occasion de chaque crise internationale, comme ce fut pour l'Irak et la Syrie pour faire de nouvelles recrues.  

Par Salah Harirèche

             

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