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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 20/01/2016

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 Alors que ses fidèles les plus optimistes assuraient il y a encore quelques mois que Nicolas Sarkozy serait définitivement le prochain président de la République, aujourd’hui rares sont ceux qui sont encore prêts à miser sur les chances de l’ex-chef de l’État, tant sa popularité s’est rapidement, et semble-t-il irréversiblement, détériorée. Aujourd’hui, ceux qui étaient il n’y a pas si longtemps ses partisans les plus zélés lui ont aussi tourné le dos. Parmi eux, le bras droit disgracié, Jean-François Copé, qui a vraisemblablement du mal à pardonner à Sarkozy de l’avoir jeté aux loups pour ne pas entacher sa propre carrière. L’ex-président de l’ex-UMP revient ainsi aujourd’hui et demande des comptes à sa famille politique. «Il est temps de tirer les enseignements» du quinquennat de Nicolas Sarkozy «pour avancer sur de nouvelles bases», a déclaré Jean-François Copé, mardi, sur le site de «L'Obs». «Nous sommes dix ans après le début du quinquennat précédent, il est temps de tirer les enseignements et d'avancer sur de nouvelles bases», affirme le politique. Par exemple, «la formule de défiscalisation des heures supplémentaires, en gardant les 35 heures», choisie par Nicolas Sarkozy quand il était à l'Élysée «a coûté très cher», poursuit Copé. Il préfère «le référendum d'entreprise», qui est, selon lui, «un moyen de régler la question du temps de travail». Tout en rappelant qu'il n'a pas été ministre de Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé, qui fut en revanche ministre sous le quinquennat précédent de Jacques Chirac, ajoute que, «s'il faut faire un inventaire, faisons-le sur ce qui n'a pas marché depuis trente ans, droite et gauche confondues». Écarté par sa famille politique après le scandale de l’affaire Bygmalion dans laquelle il s’est retrouvé empêtré, Copé essaie depuis quelques jours de se refaire une place sur la scène politique et il sait que pour se faire il devra casser son image de «serviteur» de Sarkozy et de l’agenda de ce dernier et de tenter de se créer une nouvelle image. Reste à savoir comment sera accueillie cette tentative chez Les Républicains où l’atmosphère est déjà lourde et où la récente victoire en demi-teinte de la droite aux élections régionales a fait baisser le moral général. Sarkozy de son côté a déjà assez à faire pour ne pas avoir à se préoccuper de son ancien allié qui pourrait bien aujourd’hui être passé dans le camp adverse en attente d’une occasion pour régler ses comptes avec son ancien mentor.
 

 
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