Points chauds 

Par Fouzia Mahmoudi

 

Espoir

Une semaine après le début du «conflit» entre Israël et les Etats-Unis, les tensions sont toujours présentes et aucune solution de sortie de crise n’est visible. D’ailleurs, en ce moment les républicains qui ont toujours été les grands alliés des gouvernements israéliens successifs sont très critiques envers Obama et sa politique actuelle envers «leurs alliés». Ils lui reprochent notamment de mettre en danger l’amitié qui lie les deux nations depuis des décennies. Pourtant, Obama, bien qu’il se défend de faire la guerre aux Israéliens, ne semble pas prêt à s’excuser de l’attitude actuelle de son administration à l’égard de la politique du gouvernement hébreu. Car si le président américain continue à défendre les relations spéciales qui lient les deux pays il n’est cependant pas prêt de laisser les Israéliens faire n’importe quoi. De plus, beaucoup peuvent interpréter l’annonce des nouveaux logements israéliens à Jérusalem-Est durant la visite de Joe Biden comme une véritable provocation. Une manière de dire aux Américains qu’Israël est bel et bien décidé à n’écouter personne et surtout à ignorer toutes leurs demandes pour une reprise des négociations avec les Palestiniens en vue d’un accord de paix. Les Palestiniens comptent d’ailleurs saisir l’opportunité de l’indignation de l’Occident dans son ensemble contre le comportement inadmissible d’Israël pour faire entendre leur voix et réclamer des négociations. Des négociations qu’ils espèrent voir aboutir à une véritable solution de leur situation qui n’a malheureusement que trop duré et qui n’est pas près de se terminer. En tout cas pas dans l’immédiat. Néanmoins, depuis que les Etats-Unis se font ouvertement plus critiques, suivis il fallait s’en douter par les Européens, les Palestiniens nourrissent plus d’espoir et osent chercher des appuis nouveaux pour les soutenir. Reste à savoir si cette fois-ci, contrairement à d’habitude, le quartette arrivera à faire envisager Israël de débuter de véritables négociations avec les Palestiniens, mais cela reste toutefois très peu probable.

F. M.

 

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Proche-Orient

Le Quartette insiste pour un arrêt de la colonisation

 20/03/10

 

Proche-Orient

Le Quartette insiste pour un arrêt de la colonisation

Le Quartette pour le Proche-Orient s'est efforcé, hier à Moscou, de faire redémarrer les négociations de paix enlisées entre Israël et les Palestiniens, notamment en maintenant la pression sur le gouvernement Netanyahu et en appelant à un arrêt de colonisation.

Le groupe a demandé à Israël de  «geler» toutes les activités de colonisation et s'est dit «profondément préoccupé» de la détérioration de la situation à Ghaza, a déclaré hier le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon en lisant la déclaration issue de la réunion. «Le Quartette exhorte le gouvernement israélien à geler toutes les activités de colonisation, y compris (destinées à) la croissance démographique naturelle, à démanteler tous les avant-postes construits depuis mars 2001 et à s'abstenir de procéder à des démolitions et des expulsions à Jérusalem-Est», selon le texte. Le groupe (Etats-Unis, Russie, Union européenne, ONU) avait condamné dès la semaine dernière l'annonce par Israël de la construction de 1 600 nouveaux logements dans le secteur oriental annexé de Jérusalem. L'Autorité palestinienne s'est félicitée, hier, de la déclaration du Quartette sur le gel de la colonisation et a exprimé son espoir de voir cet appel se traduire en actes, selon le négociateur palestinien Saëb Erakat.

Le Quartette s'est dit aussi «préoccupé par la détérioration continue à Ghaza, notamment la situation humanitaire et des droits de l'homme de la population civile». Il souhaite que les négociations au Proche-Orient conduisent à un accord d'ici à 24 mois, reprenant une suggestion présentée en janvier par le négociateur américain George Mitchell. Ce règlement final devrait «mettre fin à l'occupation démarrée en 1967 et avoir pour effet l'émergence d'un Etat palestinien indépendant, démocratique et viable, qui vivrait en paix et en sécurité au côté d'Israël et de ses autres voisins», selon la déclaration lue par M. Ban. La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, Ban Ki-moon et le représentant du Quartette Tony Blair participaient à la réunion. Après quinze mois d'impasse, les négociations entre Israël et les Palestiniens étaient sur le point de reprendre la semaine dernière, sous l'égide des Etats-Unis.L'annonce des nouvelles constructions, survenue en pleine visite du vice-président américain Joe Biden en Israël, a provoqué le retrait immédiat des Palestiniens, ainsi que l'ire de Washington, le plus proche allié d'Israël. Mme Clinton n'en a pas moins réitéré hier la «solidité» du lien avec l'Etat juif. Elle a aussi qualifié d'«utile et productif» son entretien téléphonique de jeudi soir avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Le Premier ministre, selon ses services, a suggéré lors de la conversation «des mesures visant à établir un climat de confiance», qui pourraient être prises par Israël et les Palestiniens. La chef de la diplomatie américaine a indiqué qu'elle rencontrerait Netanyahu la semaine prochaine à Washington, où il est attendu pour le congrès annuel de l'AIPAC, le principal groupe de pression juif aux Etats-Unis. Le négociateur américain George Mitchell sera retourné entre-temps dans la région, où il doit s'entretenir ce week-end avec Netanyahu et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

 

 

 

 

 

 

 

 

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