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Proche-Orient
Le Quartette
insiste pour un arrêt de la colonisation
Le Quartette pour
le Proche-Orient s'est efforcé, hier à Moscou, de faire redémarrer
les négociations de paix enlisées entre Israël et les Palestiniens,
notamment en maintenant la pression sur le gouvernement Netanyahu et
en appelant à un arrêt de colonisation.
Le groupe a
demandé à Israël de «geler» toutes les activités de colonisation et
s'est dit «profondément préoccupé» de la détérioration de la
situation à Ghaza, a déclaré hier le secrétaire général de l'ONU Ban
Ki-moon en lisant la déclaration issue de la réunion. «Le Quartette
exhorte le gouvernement israélien à geler toutes les activités de
colonisation, y compris (destinées à) la croissance démographique
naturelle, à démanteler tous les avant-postes construits depuis mars
2001 et à s'abstenir de procéder à des démolitions et des expulsions
à Jérusalem-Est», selon le texte. Le groupe (Etats-Unis, Russie,
Union européenne, ONU) avait condamné dès la semaine dernière
l'annonce par Israël de la construction de 1 600 nouveaux logements
dans le secteur oriental annexé de Jérusalem. L'Autorité
palestinienne s'est félicitée, hier, de la déclaration du Quartette
sur le gel de la colonisation et a exprimé son espoir de voir cet
appel se traduire en actes, selon le négociateur palestinien Saëb
Erakat.
Le Quartette s'est
dit aussi «préoccupé par la détérioration continue à Ghaza,
notamment la situation humanitaire et des droits de l'homme de la
population civile». Il souhaite que les négociations au
Proche-Orient conduisent à un accord d'ici à 24 mois, reprenant une
suggestion présentée en janvier par le négociateur américain George
Mitchell. Ce règlement final devrait «mettre fin à l'occupation
démarrée en 1967 et avoir pour effet l'émergence d'un Etat
palestinien indépendant, démocratique et viable, qui vivrait en paix
et en sécurité au côté d'Israël et de ses autres voisins», selon la
déclaration lue par M. Ban. La secrétaire d'Etat américaine Hillary
Clinton, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov,
la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, Ban Ki-moon et
le représentant du Quartette Tony Blair participaient à la réunion.
Après quinze mois d'impasse, les négociations entre Israël et les
Palestiniens étaient sur le point de reprendre la semaine dernière,
sous l'égide des Etats-Unis.L'annonce des nouvelles constructions,
survenue en pleine visite du vice-président américain Joe Biden en
Israël, a provoqué le retrait immédiat des Palestiniens, ainsi que
l'ire de Washington, le plus proche allié d'Israël. Mme Clinton n'en
a pas moins réitéré hier la «solidité» du lien avec l'Etat juif.
Elle a aussi qualifié d'«utile et productif» son entretien
téléphonique de jeudi soir avec le Premier ministre israélien
Benjamin Netanyahu. Le Premier ministre, selon ses services, a
suggéré lors de la conversation «des mesures visant à établir un
climat de confiance», qui pourraient être prises par Israël et les
Palestiniens. La chef de la diplomatie américaine a indiqué qu'elle
rencontrerait Netanyahu la semaine prochaine à Washington, où il est
attendu pour le congrès annuel de l'AIPAC, le principal groupe de
pression juif aux Etats-Unis. Le négociateur américain George
Mitchell sera retourné entre-temps dans la région, où il doit
s'entretenir ce week-end avec Netanyahu et le président de
l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
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