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Tribunal criminel
Dix-sept terroristes de katibet El Arkam condamnés
Les
délits «adhésion à groupe terroriste armé, tentative
d’homicide volontaire avec préméditation et pose
d’engins explosifssur la voie publique», ont été
retenus.
L’émir
de la katibet El Arkam, Gourri Abdelmalek et 16 autres
membres de son organisation ont été condamnés jeudi
dernier par le tribunal criminel près la cour de
Boumerdès, par contumace à la peine capitale. Les délits
«adhésion à groupe terroriste armé, tentative d’homicide
volontaire avec préméditation et pose d’engins
explosifs sur la voie publique», ont été retenus contre
les dix-sept accusés toujours en cavale.
Au
cours de la même audience, le tribunal a condamné,
aussi, dans une autre affaire distincte, deux autres
terroristes en fuite, B.Amine et H.Mohamed, à la peine
à perpétuité pour les chefs d’inculpation d’adhésion à
groupe terroriste armé et vols à main armée. Ces
derniers, faut-il le rappeler, ont écopé de plusieurs
condamnations à des peines allant de 20 ans de prison à
la peine à perpétuité par le tribunal criminel, lors de
ses différentes audiences tenues.
Par
ailleurs, le procès de l’«émir» national du groupe
salafiste pour la prédication et le combat (GSPC),
Abdelmalek Deroukdel, alias Abou Mossaâb Abdelouadoud, a
été reporté. Les causes de ce report seraient d’ordre
technique liées à la procédure.
Par A. Ammar
Lourdes peines pour des trafiquants de documents d’état
civil
Le
tribunal criminel de Tizi Ouzou a rendu jeudi soir son
verdict dans le procès de l’affaire de trafic de
documents de l’état civil de la mairie de Tizi Ouzou. En
effet, cinq des 17 prévenus ont été condamnés à la peine
de 6 ans de prison ferme. Alors que le même tribunal a
prononcé quatre condamnations de six mois à une année de
prison avec sursis et le reste a été relaxé. Selon
l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation, l’affaire
a éclaté le 11 octobre 2006 quand les services de la
police judiciaire ont lancé une enquête sur le trafic
dans les registres de la commune de Tizi Ouzou sur la
base d’une plainte émanant du maire. Le même jour, une
parente d’une fille mineure a saisi les services de la
police sur la disparition de sa fille qu’elle n’a
retrouvé qu’au bout de quelques jours en possession
d’une pièce d’identité falsifiée dont la principale
accusée dans cette affaire, B. Karima exerçant au niveau
de l’état civil de Tizi Ouzou, l’a aidée à obtenir. De
fil en aiguille, les enquêteurs ont pu remonter la piste
aux mis en cause dans ce trafic qui a permis à de
nombreuses personnes de se faire délivrer de fausses
pièces d’état civil et même des livrets de famille qu’on
a utilisés pour passer des nuitées en couple dans des
hôtels de la ville de Tizi Ouzou.
Hamid M.
Explosion d’un engin artisanal
Un
paysan grièvement touché
Un
paysan habitant le village Ihfarene (commune de Toudja)
a été grièvement blessé au courant de la semaine écoulée
suite à l’explosion d’un engin de fabrication
artisanale. La bombe a été enterrée comme d’habitude sur
un sentier menant aux terres de la victime T.M. 54 ans,
avons-nous appris. En effet, le fellah allait se rendre
vers l’un de ses champs comme d’habitude avant d’être
soufflé par la déflagration de l’engin sur lequel il a
dû marcher. Il a été grièvement touché au pied avant
d’être évacué à l’hôpital pour intervention d’urgence. A
noter que plusieurs cas similaires ont été dénombrés ces
derniers temps dans cette région connue pour être une
zone infestée par les fondamentalistes islamistes. Les
engins explosifs sont enterrés par les sanguinaires de
l’ex-GSPC pour semer la mort parmi les éléments de la
lutte antiterroriste qui traquent sans relâche les
groupes armés depuis des années dans les maquis de la
région.
T.B.S.
Délinquance
Arrestation de vingt-neuf personnes
La
gendarmerie accentue sa présence dans la wilaya avec les
enquêtes et autres actions pour assurer la sécurité des
biens et des personnes. Chaque semaine, des affaires
sont traitées et des individus arrêtés. La semaine
passée, la gendarmerie de Béjaïa a réussi à arrêter 29
personnes dont 20 libérées. Ce sont au total 24 affaires
qu’a eu à traiter la gendarmerie. Les individus
appréhendés sont accusés de tentative d’homicide
volontaire à l’aide d’un véhicule, viol sur mineur,
coups et blessures avec arme blanche, dégradation de
biens d’autrui. A noter aussi que deux personnes ont été
arrêtées à Akbou pour fabrication, trafic et possession
d’armes à feu. La gendarmerie a enregistré aussi dans
son bilan hebdomadaire 5 accidents de la route avec 2
décès et 22 blessés.
T.B.S.
La question du jour
Congrès du FLN, le réarmement organique
Rarement un congrès du FLN se sera tenu dans des
conditions aussi normales – c’est-à-dire, en somme, en
un temps aussi éloigné de toute échéance nationale aussi
importante que pressante – que le 9e du nom, qui a
entamé ses assises hier, pour les terminer dimanche avec
l’élection du secrétaire général. La normalité en
l’occurrence, ça signifie aussi que ces assises ne
dérogent pas au calendrier organique, ce qui est la
règle dans le cas de «la principale force politique du
pays», comme le FLN aime désormais se définir. Ne
serait-ce que pour cela, le 9e congrès, paradoxalement,
mérite autant qu’un autre de passer pour un congrès
extraordinaire.
Mais
il n’aura pas démérité de ce titre également pour des
considérations de fond. C’est en effet le moment que le
FLN a choisi pour d’une certaine façon décréter la fin
de la crise existentielle dans laquelle il avait été
précipité à l’avènement du pluralisme politique, et qui
avait failli l’emporter. Au terme de ces 9es assises, il
pourra se flatter d’avoir réussi le difficile pari de
dépouiller le statut de parti unique pour revêtir celui,
au fond plus gratifiant, de principale force politique.
Il lui a fallu pour en arriver là passer par bien des
affres, et, notamment, souffrir une scission. Qui ne
veut toujours pas dire son nom d’ailleurs, bien que le
corps du délit soit toujours là et, selon toute
vraisemblance, pour longtemps encore : le RND.
Or,
tourner une page sombre de son histoire exige de
procéder à un renouvellement, une régénération interne,
susceptible de passer dès le départ l’avenir sous les
meilleurs auspices. Les changements organiques auxquels
se consacrent pour l’essentiel ces assises sont le
symbole du renouveau. En rétablissant les anciennes
instances dirigeantes : bureau politique et comité
central en lieu et place du conseil national et du
comité exécutif, le FLN entend annoncer urbi et orbi
qu’il a recouvré ses anciennes forces, et qu’il entend
repartir du bon pied dans la conquête politique du pays.
Si ce n’est pas là un retour pur et simple au
centralisme d’antan, c’est en tout cas quelque chose qui
y ressemble assez. Il n’est sans doute pas indifférent
que ce soit les anciennes appellations organiques qui
soient remises à l’honneur. La réhabilitation de ces
dernières se justifie de toute évidence par le désir de
renforcer la direction. Nul doute qu’on attend de leur
rétablissement qu’elles mettent fin à l’espèce
d’anarchie interne qui caractérise le FLN depuis
maintenant nombre d’années. La restructuration interne
est censée assurer la primauté de l’autorité sur la
démocratie intra muros, incarnée quant à elle par la
souveraineté du conseil national entre deux congrès. De
même que le comité central n’est pas l’autre nom du
conseil national, ainsi le bureau politique disposera de
plus de pouvoir que le comité exécutif, qui ne dirigeait
pas en réalité, n’ayant d’autre prérogative que
d’expédier les affaires courantes entre deux sessions du
conseil national.
Il
semble bien donc que ce n’est pas au cours de ce 9e
congrès que l’on découvrira que des dizaines de
militants du RND ont réussi à se faire élire comme
délégués, comme cela s’est produit lors du 8e congrès.
Ces transhumances occasionnelles qui voient des membres
de l’organisation rivale réintégrer les rangs du FLN ne
sont plus de saison, en effet.
La
réintroduction des anciennes instances dirigeantes
devrait avoir pour première conséquence de rendre plus
problématique encore le maintien du poste de président
du parti, aujourd’hui dévolu au chef de l’Etat. C’est le
secrétaire général qui est appelé à redevenir le
véritable, le seul chef du parti. On a quelque mal
toutefois à imaginer le FLN abandonner dès maintenant le
privilège, ou la gloriole, d’être le parti du président
de la République, bien que celui-ci ait soigneusement
tenu à chaque élection présidentielle à ne pas se
présenter comme le candidat d’un parti.
Par
Mohamed Habili
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