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Entamant sa rentrée culturelle dans l’ouest du pays
L’OSN fait
découvrir son répertoire
Dans le cadre de
la décentralisation de ses activités, l’OSN (Orchestre symphonique
national) poursuit sa tournée de spectacles à travers les régions
du pays. Ainsi, pour l’ouverture de la saison culturelle, deux
concerts agrémenteront les soirées des mélomanes témounchentis et
mascaréens.
Ce soir,
l’ensemble orchestral agrémentera pour la première fois, une soirée
dans la coquette ville côtière, en l’occurrence Aïn Témouchent avant
d’observer une autre halte le lendemain, dans la ville de Mascara,
selon le directeur de l’OSN, Abdelkader Bouazzara, soulignant que
«les tournées inscrites dans notre programme d’activités répondent
au souci de faire découvrir à d’autres publics cet art majeur qu’est
la musique universelle». Ainsi, depuis 2004, plus d’une vingtaine de
villes ont été sillonnées par l’Orchestre symphonique national,
aussi bien à l’est, l’ouest que le sud du pays et ce, dira M.
Bouazzara, dans le but de donner «la possibilité aux publics de
l’intérieur du pays d’apprécier le répertoire de grands compositeurs
universels et nationaux». Lors de ces soirées dans les villes de Aïn
Témouchent et Mascara, l’OSN, sous la baguette du maestro Rachid
Saouli, présentera un programme en deux parties. Après une ouverture
qui se résume dans une rapsodie algérienne de Sid-Ahmed Belli,
l’ensemble interprétera les airs du 7e tableau du 2e ballet algérien
de Raouf Gadjiev, avant d’enchaîner avec le 1er mouvement de la 5e
symphonie de L. V. Beethoven. Suivra une pièce de Johann Strauss
intitulée «La Marche Radetzky» ponctuée par un morceau dans un tempo
accéléré du patrimoine national «Wahed El Ghouzyel». Après une
pause, les convives auront à apprécier des œuvres empruntées du
répertoire algérien de l’auteur compositeur Abdelouahab Salim avec
«L’Odyssée éternelle», ainsi que d’autres fresques musicales connues
: «Hoggar», «Djurdjura», «Aurès» et «Oran».
Objectif :
participer aux manifestations internationales
Toujours à
l’initiative de l’OSN, et par le biais du ministère de la Culture,
il est prévu une autre prestation lors de la soirée du 4 octobre au
TNA. L’orchestre sera dirigé, cette fois-ci, par le chef d’orchestre
italien, Nicoletta Coneti qui proposera un programme autour du génie
de la musique universelle, Wolfgang Amadeus Mozart dont le 250e
anniversaire de sa naissance est célébré cette année à travers le
monde. Le florilège musical offert lors de cette soirée sera
illustré par la 38e symphonie de Prague de Mozart, des extraits
d’opéra des compositeurs Gioacchino Rossini, Giuseppe Verdi et
Charles Gounod en sus d’une pièce du terroir algérien inédite et
savamment arrangée par Bouzougli intitulée «Ya nass Djaratli el
Gharayab». «En prévision de la manifestation culturelle du monde
arabe que la capitale s’apprête à accueillir en 2007, d’autres
programmes seront bientôt arrêtés», affirme le directeur de l’OSN,
notant que «notre objectif que nous nous sommes assigné, est non
seulement de nous produire dans les 48 wilayas du pays, mais de
participer aux festivals organisés dans les pays des deux rives de
la Méditerranée et ceux du Moyen Orient». Pour cette année, l’OSN –
qui compte une cinquantaine de musiciens professionnels –, envisage
de mettre les bouchées doubles en matière de spectacle. Encore
faut-il qu’«il y ait des sponsors pour soutenir nos actions, comme
l’initiative qui nous titille depuis fort longtemps, celle
d’organiser un concert grandiose au pied de l’Assekrem (…). Cela
serait un spectacle merveilleux et inédit», résume M. A. Bouazzara
qui tient à souligner, par ailleurs, que «l’action de partenariat
est inscrite en bonne place dans le programme de coopération de l’OSN».
Ce dernier entretient, faut-il rappeler, des liens avec de grandes
institutions de musique universelle comme le conservatoire de Santa
Cecilia de Rome et des maestros de renom, à l’image de Lionello
Cammarota, Elise Gauthier-Villars et autre Hacène Larbi.
Hacène K.
Bibliothèque nationale
Voix de la
poésie italiennear Daniela Attanasio
Considérée comme
«l’une des voix les plus élégantes et les plus accomplies de la
poésie italienne contemporaine», la poétesse Daniela Attanasio a été
l’invitée avant-hier et hier de la Bibliothèque nationale pour
animer un récital poétique et une conférence sur «le vécu et
l’écriture de Amelia Roselli, la divine folie».
«Ma poésie a suivi
la carrière de ma vie. C’est un parcours de connaissances et
d’expériences», a indiqué Daniela Attanasio qui a présenté au public
un aperçu de son art en déclamant quelques-uns de ses poèmes
regroupés dans un livret intitulé «Archipel».
«Les îles lyriques
de la narration». Ces textes, écrits dans un style classique,
c’est-à-dire, a-t-elle précisé, «d’une façon expérimentale surtout
dans les rythmes», abordent divers sujets en rapport avec le
quotidien, avec l’homme.
C’est ainsi que
dans son poème «Choc-quattro movimenti» (Choc-quatre mouvements),
Daniela Attanasio parle de l’amour «comme possibilité de vie, comme
aspiration de vie», ainsi que du respect de l’autre et de la
fraternité. La poétesse, dont le rythme est lent, servant à décrire
et même à raconter, évoque aussi la beauté de la nature,
particulièrement de la mer, comme relevé dans son texte «Parlando
del mare» (En parlant de la mer), considérée comme une «scène pour
le soleil et pour la lune». «La mer, c’est cette odeur, cette
qualité du vent, l’idée de solitude. C’est ce qui reste éternel»,
dira cette artiste et critique d’art à propos de son poème «Arcipelago»
(Archipel), un texte non encore publié, écrit au présent et au passé
et qui décrit un lieu mais aussi des souvenirs. «L’Archipel» pour
moi, c’est un peu «le rêve dans la réalité», a confié la femme de
lettres pour qui «la lecture est une source d’inspiration». «La
lecture est une expérience comme l’amour, la douleur et la
connaissance du monde», estime la poétesse, dont les textes
«Parlando del mare» et «Via dei Crociferi» ont été traduits d’une
façon poétique tandis que la traduction de «Arcipelago» est une
simple transcription littérale.
Daniela Attanasio
a publié trois recueils, à savoir «La cura delle cose» (1993), «Sotto
il sole» (1999) et «Del mio e dell’altrui amore» (2005). Elle a
obtenu le prix «Dario Bellezza» en 1999 et le prix «Union des
lecteurs» en 2000 pour son deuxième recueil et le prix «Camaiore» en
2005 pour sa dernière création.
R C.
Semaine culturelle mexicaine à Alger
Teatro de
Ciertos Habitantes présente son spectacle théâtral
Dans le cadre de
la semaine culturelle mexicaine qui se poursuit jusqu’au 20 du mois
en cours à Alger, la troupe théâtrale mexicaine «Teatro de Ciertos
Habitantes» (Théâtre de certains habitants) a présenté dimanche soir
au Centre culturel de la Radio algérienne «Nadi Aïssa Messaoudi» une
pièce théâtrale «l’Automobile grise» inspirée d’un classique du
cinéma muet mexicain, réalisé en 1919 par Enrique Rosas.
Cette pièce
imaginaire proposée au public s’est caractérisée par une projection
en noir et blanc de certaines scènes du film, où les trois comédiens
accompagnés du pianiste Ernest Gomez Santana ont remplacé les voix
des acteurs dans un étonnant jeu de croisements.
Les membres de
cette compagnie, créée en 1995, regroupe des comédiens de
différentes nationalités qui vivent au Mexique et dirigée par
Claudio Valdes.
Les trois
protagonistes, en l’occurrence la Japonaise Irénée Iida, la
Guadeloupéenne Fabrina Melon et l’Egyptien Karim Haousen ont utilisé
la méthode du «Benchi» qui est «typique au cinéma japonais muet
avant l’apparition du son», selon les explications de M. Valdes, où
les comédiens narrent l’histoire face à une projection de film muet.
Soulignons que le Centre culturel de la Radio algérienne «Nadi Aïssa
Messaoudi» donnera ce soir rendez-vous aux passionnés de la culture
mexicaine pour une soirée artistique qui sera animée par trois
troupes de chants et de danses folkloriques mexicaines.
R. C.
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