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Entamant sa rentrée culturelle dans l’ouest du pays

L’OSN fait découvrir son répertoire

Bibliothèque nationale

Voix de la poésie italiennear Daniela Attanasio

Semaine culturelle mexicaine à Alger

Teatro de Ciertos Habitantes présente son spectacle théâtral

 

 20/09/06

 

Entamant sa rentrée culturelle dans l’ouest du pays

L’OSN fait découvrir son répertoire

Dans le cadre de la décentralisation de ses activités, l’OSN (Orchestre symphonique national)  poursuit sa tournée de spectacles à travers les régions du pays. Ainsi, pour l’ouverture de la saison culturelle, deux concerts agrémenteront les soirées des mélomanes témounchentis et mascaréens.

Ce soir, l’ensemble orchestral agrémentera pour la première fois, une soirée dans la coquette ville côtière, en l’occurrence Aïn Témouchent avant d’observer une autre halte le lendemain, dans la ville de Mascara, selon le directeur de l’OSN, Abdelkader Bouazzara, soulignant que «les tournées inscrites dans notre programme d’activités répondent au souci de faire découvrir à d’autres publics cet art majeur qu’est la musique universelle». Ainsi, depuis 2004, plus d’une vingtaine de villes ont été sillonnées par l’Orchestre symphonique national, aussi bien à l’est, l’ouest que le sud du pays et ce, dira M. Bouazzara, dans le but de donner «la possibilité aux publics de l’intérieur du pays d’apprécier le répertoire de grands compositeurs universels et nationaux». Lors de ces soirées dans les villes de Aïn Témouchent et Mascara, l’OSN, sous la baguette du maestro Rachid Saouli, présentera un programme en deux parties. Après une ouverture qui se résume dans une rapsodie algérienne de Sid-Ahmed Belli, l’ensemble interprétera les airs du 7e tableau du 2e ballet algérien de Raouf Gadjiev, avant d’enchaîner avec le 1er mouvement de la 5e symphonie de L. V. Beethoven. Suivra une pièce de Johann Strauss intitulée «La Marche Radetzky» ponctuée par un morceau dans un tempo accéléré du patrimoine national «Wahed El Ghouzyel». Après une pause, les convives auront à apprécier des œuvres empruntées du répertoire algérien de l’auteur compositeur Abdelouahab Salim avec «L’Odyssée éternelle», ainsi que d’autres fresques musicales connues : «Hoggar», «Djurdjura», «Aurès» et «Oran».

Objectif : participer aux manifestations internationales

Toujours à l’initiative de l’OSN, et par le biais du ministère de la Culture, il est prévu une autre prestation lors de la soirée du 4 octobre au TNA. L’orchestre sera dirigé, cette fois-ci, par le chef d’orchestre italien, Nicoletta Coneti qui proposera un programme autour du génie de la musique universelle, Wolfgang Amadeus Mozart dont le 250e anniversaire de sa naissance est célébré cette année à travers le monde. Le florilège musical offert lors de cette soirée sera illustré par la 38e symphonie de Prague de Mozart, des extraits d’opéra des compositeurs Gioacchino Rossini, Giuseppe Verdi et Charles Gounod en sus d’une pièce du terroir algérien inédite et savamment arrangée par Bouzougli intitulée «Ya nass Djaratli el Gharayab». «En prévision de la manifestation culturelle du monde arabe que la capitale s’apprête à accueillir en 2007, d’autres programmes seront bientôt arrêtés», affirme le directeur de l’OSN, notant que «notre objectif que nous nous sommes assigné, est non seulement de nous produire dans les 48 wilayas du pays, mais de participer aux festivals organisés dans les pays des deux rives de la Méditerranée et ceux du Moyen Orient». Pour cette année, l’OSN – qui compte une cinquantaine de musiciens professionnels –, envisage de mettre les bouchées doubles en matière de spectacle. Encore faut-il qu’«il y ait des sponsors pour soutenir nos actions, comme l’initiative qui nous titille depuis fort longtemps, celle d’organiser un concert grandiose au pied de l’Assekrem (…). Cela serait un spectacle merveilleux et inédit», résume M. A. Bouazzara qui tient à souligner, par ailleurs, que «l’action de partenariat est inscrite en bonne place dans le programme de coopération de l’OSN». Ce dernier entretient, faut-il rappeler, des liens avec de grandes institutions de musique universelle comme le conservatoire de Santa Cecilia de Rome et des maestros de renom, à l’image de Lionello Cammarota, Elise Gauthier-Villars et autre Hacène Larbi.         

Hacène K.

 

Bibliothèque nationale

Voix de la poésie italiennear Daniela Attanasio

Considérée comme «l’une des voix les plus élégantes et les plus accomplies de la poésie italienne contemporaine», la poétesse Daniela Attanasio a été l’invitée avant-hier et hier de la Bibliothèque nationale pour animer un récital poétique et une conférence sur «le vécu et l’écriture de Amelia Roselli, la divine folie».

«Ma poésie a suivi la carrière de ma vie. C’est un parcours de connaissances et d’expériences», a indiqué Daniela Attanasio qui a présenté au public un aperçu de son art en déclamant quelques-uns de ses poèmes regroupés dans un livret intitulé «Archipel».

«Les îles lyriques de la narration». Ces textes, écrits dans un style classique, c’est-à-dire, a-t-elle précisé, «d’une façon expérimentale surtout dans les rythmes», abordent divers sujets en rapport avec le quotidien, avec l’homme.

C’est ainsi que dans son poème «Choc-quattro movimenti» (Choc-quatre mouvements), Daniela Attanasio parle de l’amour «comme possibilité de vie, comme aspiration de vie», ainsi que du respect de l’autre et de la fraternité. La poétesse, dont le rythme est lent, servant à décrire et même à raconter, évoque aussi la beauté de la nature, particulièrement de la mer, comme relevé dans son texte «Parlando del mare» (En parlant de la mer), considérée comme une «scène pour le soleil et pour la lune». «La mer, c’est cette odeur, cette qualité du vent, l’idée de solitude. C’est ce qui reste éternel», dira cette artiste et critique d’art à propos de son poème «Arcipelago» (Archipel), un texte non encore publié, écrit au présent et au passé et qui décrit un lieu mais aussi des souvenirs. «L’Archipel» pour moi, c’est un peu «le rêve dans la réalité», a confié la femme de lettres pour qui «la lecture est une source d’inspiration». «La lecture est une expérience comme l’amour, la douleur et la connaissance du monde», estime la poétesse, dont les textes «Parlando del mare» et «Via dei Crociferi» ont été traduits d’une façon poétique tandis que la traduction de «Arcipelago» est une simple transcription littérale.

Daniela Attanasio a publié trois recueils, à savoir  «La cura delle cose» (1993), «Sotto il sole» (1999) et «Del mio e dell’altrui amore» (2005). Elle a obtenu le prix «Dario Bellezza» en 1999 et le prix «Union des lecteurs» en 2000 pour son deuxième recueil et le prix «Camaiore» en 2005 pour sa dernière création.     

R C.

 

Semaine culturelle mexicaine à Alger

Teatro de Ciertos Habitantes présente son spectacle théâtral

Dans le cadre de la semaine culturelle mexicaine qui se poursuit jusqu’au 20 du mois en cours à Alger, la troupe théâtrale mexicaine «Teatro de Ciertos Habitantes» (Théâtre de certains habitants) a présenté dimanche soir au Centre culturel de la Radio algérienne «Nadi Aïssa Messaoudi» une pièce théâtrale «l’Automobile grise» inspirée d’un classique du cinéma muet mexicain, réalisé en 1919 par Enrique Rosas.

Cette pièce imaginaire proposée au public s’est caractérisée par une projection en noir et blanc de certaines scènes du film, où les trois comédiens accompagnés du pianiste Ernest Gomez Santana ont remplacé les voix des acteurs dans un étonnant jeu de croisements.

Les membres de cette compagnie, créée en 1995, regroupe des comédiens de différentes nationalités qui vivent au Mexique et dirigée par Claudio Valdes.

Les trois protagonistes, en l’occurrence la Japonaise Irénée Iida, la Guadeloupéenne Fabrina Melon et l’Egyptien Karim Haousen ont utilisé la méthode du «Benchi» qui est «typique au cinéma japonais muet avant l’apparition du son», selon les explications de M. Valdes, où les comédiens narrent l’histoire face à une projection de film muet. Soulignons que le Centre culturel de la Radio algérienne «Nadi Aïssa Messaoudi» donnera ce soir rendez-vous aux passionnés de la culture mexicaine pour une soirée artistique qui sera animée par trois troupes de chants et de danses folkloriques mexicaines.

R. C.

 

 

 

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