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Déviances au royaume de la drogue à l’Ouest

Les psychotropes concurrencent le kif

Nouvelle ville de Mahalma

Les habitants dans la tourmente

Ghardaia

Les prix des légumes enregistrent une envolée

Tlemcen – Maghnia

5 000 couffins seront distribués pour les démunis

 

 20/09/06

 

 Déviances au royaume de la drogue à l’Ouest

Les psychotropes concurrencent le kif

A voir le nombre d’affaires traitées par la justice et inhérentes au trafic de psychotropes et au nombre de crimes et de délits commis par les accros à ces drogues, force est de constater que les psychotropes tendent à opposer une sérieuse concurrence au «kif»

C’est du moins ce qui est constaté au fil des  jours dans la bande frontalière ouest, notamment dans la zone délimitée par la boucle reliant Maghnia, Marsat Ben M’hidi, Ghazaouet, Nedroma, Remchi, Beni Bousaïd, Tounane et Sidi Djilali se refermant à  Maghnia avec des extensions vers Tlemcen et Sebdou, voire même El-Aricha. Le trafic des psychotropes y prenant de l’ampleur au fil des jours, certaines sources affirment que le Rivotril Témestam, Laroxil et le Diazepam seraient classés parmi les plus demandés des psychotropes, sans pour autant diminuer l’afflux des autres drogues en comprimés. Ce sont les trafiquants de cigarettes qui les écouleraient à des prix de gros atteignant les 1 000 DA la boîte de 40 comprimés. Une partie est écoulée sur le marché local à raison de

50 DA le comprimé, voire 100 DA, selon l’endroit, s’il est huppé ou non. Quant à l’autre partie, elle est acheminée vers la frontière pour être écoulée dans les officines pharmaceutiques ou les bas fonds d’Oujda, Ahfir ou Berkane, à raison de 250 dirhams la boîte de 40 comprimés, prix équivalent 2 500 DA. Selon un psychiatre, ces produits et certains anti-dépresseurs n’excèdent pas localement, les 250 DA la boîte. Les sources versées dans la contrebande affirment que le commerce des psychotropes est devenu très lucratif pour certains réseaux du «trabendo». D’autres, par contre, pensent que les drogues en comprimés sont plus faciles à transporter en grande quantité et servent également à «assaisonner», les doses de «kif» pour leur donner encore plus d’effets… délirants. Par ailleurs, il semblerait que ce trafic est devenu aussi juteux pour certaines officines pharmaceutiques. Quant à celles de Maghnia, il n’est pas question d’y trouver du Rivotril ou du Diazepam. Selon un autre psychiatre, ce nouveau genre de toxicomanie a des répercussions dévastatrices sur l’individu et néfastes sur la société en général. D’après lui, les accros aux psychotropes qui s’aperçoivent que les effets de leur toxicité diminuent très rapidement, ont tendance à augmenter leur dose, jusqu’au moment où surviennent les complications liées à l’overdose mortelle au pire, ou la recrudescence anxieuse et les états dépressifs. Au mieux, qui les font sombrer dans un état irréversible, les menant droit à la folie, voire à la déchéance humaine. D’un autre côté, leur état de dépendance les pousse vers le gain facile devant financer leur consommation journalière, d’où l’émergence de trafiquants de psychotropes, qui trouvent en ces jeunes désœuvrés de véritables pourvoyeurs. S’il est mis en évidence la misère sociale qui pousse à ces conduites toxicomaniaques, il est aussi souligné par les spécialistes que la législation traitant de l’usage et de la commercialisation de ces drogues, devrait être revue et appliquée avec plus de rigueur et fermeté. Ils font aussi référence à certaines officines qui ne respecteraient pas les règles de leur commercialisation et à certains médecins qui, selon eux, les prescrivent sans y être habilités par leur seuil de compétence. De sources frontalières généralement bien informées, nos voisins marocains mèneraient une véritable répression à l’encontre des trafiquants de ces psychotropes et s’attaquant aux pharmacies écoulant ce genre de produits. A ceux-là une seule explication : les barons du «kif» très introduits là-bas dans les plus hautes sphères de l’administration, voient dans ces produits chimiques un sérieux risque de perte de leur marché. En revanche, il est plus que jamais nécessaire chez nous de lutter contre ce phénomène en procédant à des contrôles inopinés des pharmacies de la région de l’Ouest et de réglementer la délivrance des ordonnances prescrivant ces produits nocifs dangereux pour la santé.

Lebbad Youcef

 

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Nouvelle ville de Mahalma

Les habitants dans la tourmente

Les 412 familles de la nouvelle ville de Mahalma ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur les conditions catastrophiques dans lesquelles elles vivent. Nouvellement installées dans ce site, après avoir été déménagées par les pouvoirs publics, ces familles ont depuis, souffert d’innombrables carences et failles. Par la voix de leur représentant, Mekdoud Abderrahmane, les habitants de «la soi-disant nouvelle ville» crient leur ras-le-bol. Appelé communément

«site de Mahalma» celui-ci reste à ce jour non baptisé officiellement. «Si on a trouvé des murs et des toits sur les lieux de notre délocalisation, le minimum de commodités de vie, en revanche,  n’existe pas» a indiqué ce représentant. En fait, «ni transport, ni magasin, ni école ou autre gaz de ville ne sont assurés» s’est lamenté ce citoyen. La seule consolation a trait aux appartements qui ont été appréciés par les nouveaux locataires qui les ont trouvés spacieux, aérés et bien finis. Hélas, le cadre de vie dans ce site est malheureusement loin d’être à la portée de tous. «Un pain nous coûte 30 DA au lieu de 10 DA» a avoué

M. Mekdoud. En fait, si les habitants de ce quartier ne veulent pas subir ce diktat imposé par quelques revendeurs, ils doivent faire quotidiennement le déplacement jusqu’à Zeralda, pour acheter la moindre des choses qui doit assurer leur existence. Même état de fait pour les autres prestations puisque ni épicier, ni taxi phone ni …ne sont disponibles sur place sauf les quelques vendeurs ambulants de fruits et légumes qui s’aventurent de temps en temps dans ce site désert. Ces désagréments n’ont malheureusement pas touché les seuls adultes puisque les petits écoliers subissent les aléas d’une réalité des plus amères.

«Nous ne disposons ni de lycée ni de CEM, la seule école primaire construite sur ce site, peuplé pourtant de quelque 412 familles, demeure à ce jour non ouverte aux petits enfants» a précisé l’orateur. Pour se procurer du savoir, les écoliers du site de Mahalma, en contradiction avec tous les discours officiels, doivent se déplacer à Zeralda qui se trouve à quelque 10 km. Et, force est de relever que cela se fait avec leurs propres moyens puisqu’ à ce jour aucun bus pour le transport scolaire n’est mis à leur disposition. Pis encore, et devant le manque criant en transport urbain dont souffre ce site, arriver à son école chaque matin à 8 heures n’est pas toujours évident. 

«Aucune ligne de transport des voyageurs n’est retenue par les autorités concernées à notre profit. On dirait qu’on ne figure pas dans le découpage administratif et urbain de la wilaya d’Alger» s’est exclamé M. Mekdoud. Le seul moyen pour rejoin-dre Alger est d’aller attendre sur la route nationale le passage des bus qui assurent la ligne Tafourah / Zeralda. Tout en reconnaissant que la sécurité est bien assurée grâce au poste de police implanté sur les lieux, ce citoyen de Mahalma n’a pas manqué d’évoquer le cas des handicapés qui souffrent le martyre de cette situation.

«On n’ a pas où passer le temps, aucun espace susceptible d’accueillir les habitants en vue de se détendre, notamment les jeunes, n’existe» a-t-il souligné. Tout en invitant les autorités  à mieux se pencher sur les doléances de ses citoyens, M. Mekdoud s’est dit surtout inquiet pour les élèves dont la scolarité est menacée par le parcours de combattant qu’ils doivent faire avant de rejoindre leur collège.

Aomar Fekrache

 

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Ghardaia

Les prix des légumes enregistrent une envolée

A l’approche du mois du ramadan, les prix des légumes ont enregistré une véritable envolée au niveau des marchés de Ghardaia. Même certains commerçants n’arrivent pas à expliquer les raisons de cette subite flambée qui serait pour certains commerçants due au fait de la pluie qui est tombée ces derniers jours dans la plupart des régions du pays et en particulier au nord et pour d’autres c’est la réalité du commerce en cette période. Au souk de Ghardaia connu pour la diversité de ses fruits et légumes ramenés du nord du pays, comme ceux cueillis dans les jardins de Daya ou encore de Manssourah, les chefs de famille ont été réellement surpris par les prix affichés. Ainsi, la pomme de terre est passée de 35 à 50 DA le kilogramme, quant aux autres légumes, ils ont tous connu une flambée dans leur prix, ce qui a découragé plus d’un à faire des provisions comme par le passé. «Nous n’arrivons plus à maitriser notre budget, tellement les prix ne connaissent pas de stabilité», nous a déclaré un père de famille. En le relayant, un autre chef de famille estime que certains grossistes profitent de la situation de l’éloignement de la région pour imposer les prix aux commerçants locaux. En ce qui concerne la viande, les habitants de la région se disent habitués à consommer de la viande de brebis, de caprin et même de camelin qui est abordable par rapport à celle de l’agneau qui a atteint ces derniers jours le prix de 650 DA le kg.

Hamada Ben

 

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Tlemcen – Maghnia

5 000 couffins seront distribués pour les démunis

Dans le cadre de la prise en charge des familles démunies, durant le mois de ramadan, l’APC de Maghnia a tracé, en collaboration avec le Croissant-Rouge algérien (CRA) et les bienfaiteurs, un plan d’action de solidarité consistant à leur distribuer quelque 5 000 couffins,  composés de denrées alimentaires de première nécessité.Leur distribution se fera en deux tranches, et ce, avec le concours des comités de quartier et des imams de mosquée. Toujours dans le cadre de cette solidarité, des repas chauds seront également servis, pendant toute la durée de ce mois sacré, au niveau du siège du CRA de la ville de Lalla Maghnia, tandis qu’un deuxième restaurant sera ouvert au niveau du CEM El-Quassini, croit-on savoir. Quelque

6 millions de dinars seront consacrés à ces opérations, en attendant les apports de biens, il est fait appel aux âmes charitables pour participer à cette  noble action. De son côté, la wilaya de Tlemcen dégagera 27.6 millions de dinars en guise de solidarité pour plus de 27 000 familles démunies. Pour leur part, les communes bénéficieront globalement de 17millions de dinarsrelevant de la wilaya dinars afin que 57 centres de distribution soient mis en place à travers la  wilaya de Tlemcen et où 9 restaurants seraient opérationnels. En tout, 370 actions de solidarité auraient été programmées. Après la saignée de la rentrée scolaire, on dit que les listes des demandes pourraient être réactualisées cette année et que toutes les familles nécessiteuses seront recensées.           

L. Y.

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