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Son retour est «un non-événement»
Ouyahia refuse
de rencontrer Kébir
C’est un
non-évènement chez le RND, le retour de celui qui a appelé au départ
de la classe politique en 1992 pour venir en 2006 revendiquer un
parti.
La question chez
la formation d’Ouyahia ne mérite pas d’être posée. Pourtant, le SG
du RND est le premier parrain de la charte pour la paix et la
réconciliation et fervent défenseur de sa lettre et de son esprit.
Contactés hier, les membres du bureau national interrogés sur le
sujet ne daignaient même pas accorder une attention à la question.
Mais les signes de visages qui ne trompent pas laissent croire que
«l’offre de Rabah Kebir», qui a déjà entamé une nouvelle carrière
politique en demandant d’être reçu par les partis politiques, essuie
une fin de «non recevoir» parmi le noyau dur du RND. «Jamais de la
vie !» répliqua un membre influent du bureau national. En demi-mot,
en demi-teinte ou même le silence a son pesant d’or dans pareilles
circonstances. Il est évident qu’à une halte charnière du processus
du parachèvement de la réconciliation, tout le monde se montre moins
agressif, moins offensif ou anticiper à l’endroit du patron du RND.
Un parti connu par ses positions de principe. Lequel principe
s’inspire du respect des dispositions de ladite charte dont
l’interdiction «des derniers guerriers» de l’ex-Fis à la politique.
Même si chacun des membres tient à s’exprimer à titre personnel,
pour ne pas engager toute une formation tenue à ouvrir le dossier du
retour mais le compromis semble être acquis chez les fidèles à la
ligne Ouyahia. Arrivé à ce stade, l’après charte qui présente une
nouvelle chance pour les uns et des défis pour les autres, met tout
le monde devant le fait accompli d’une équation à plusieurs
inconnues, voire à plusieurs solutions qui obligent d’une manière ou
d’une autre à subir une reconfiguration politique dictée par cette
nouvelle donne. Mais quelle solution devra préconiser le RND qui,
jusque-là, se montre, du moins selon les dernières déclarations de
M. Ahmed Ouyahia, intraitable sur le principe. Mais la politique
cache bien des surprises. Il va sans dire qu’on imagine mal le RND,
coincé par ces deux alliés du FLN et du MSP, rester seul à la traîne
de l’ère de la réconciliation nationale. Les membres du conseil
national, réunis pour ce week-end, ne manqueront pas d’interpeller
la direction sur le sujet, car il y va de l’avenir du parti appelé à
raffermir sa position sur l’échiquier politique en grande
effervescence. Vendredi, le SG du RND nous en dira plus à la
conférence de presse qui couronnera la clôture de la session du
conseil national qui, assurément, ne va pas être ordinaire. Une
session qui s’annonce décisive à plus d’un titre.
Salah bey
Haut
Agenda chargé
Belkhadem,
ministres FLN et Soltani sur la liste
De retour au pays,
Rabah Kébir n’entend pas perdre son temps dans ce qui peut être
considéré par certains comme des futilités. L’ancien responsable de
l’instance exécutive du Fis dissous à l’étranger veut, de toute
évidence, rentabiliser le temps perdu. De son séjour en Allemagne,
qui aura duré plus de 14 ans, il en a tiré des leçons, affirme
l’homme. Leçons qu’il déclare vouloir mettre en application sur le
terrain. Et pour cause, l’ancien dirigeant du parti dissous compte
réoccuper la scène, car de son avis, nul n’a le droit de le faire
renoncer à «ses droits politiques». Une ambition à laquelle semblent
souscrire quelques cercles du pouvoir, puisque selon des
indiscrétions, tout un canevas de rendez-vous lui a été fixé pour la
semaine prochaine. La liste des personnes à rencontrer est loin
d’être insignifiante. Son premier rendez-vous est fixé pour samedi
prochain. Il se réunira avec Abdelaziz Belkhadem, Chef du
gouvernement, bien qu’on nous dira certainement que cela se passe
«en tant que SG du FLN». De quoi vont parler les deux hommes ? De
l’éventualité et des conditions de la réinsertion politique de Kébir
? Certainement, d’autant que ce dernier n’a pas caché son intention
d’activer sous une casquette partisane. Kébir veut avoir son parti.
Se réapproprier le Fis dissous de préférence, ou, à défaut, créer
une nouvelle formation. Cette éventualité semble la plus probable
dans la mesure où d’autres dirigeants du parti dissous, à l’image de
Anouar Haddam, qui intervenait lundi soir sur la Chaîne Al Djazerra,
ont clairement fait savoir que s’ils ne sont pas contre l’idée que
leur ancien compagnon fonde son propre parti, ils s’opposeraient
toutefois à une OPA sur l’ex-Fis. Leur Fis qui est considéré comme
un héritage commun. Mais cette rencon-tre avec Belkhadem sera suivie
par d’autres. C’est ainsi, est-il indiqué, que tout au long de la
semaine prochaine, Rabah Kébir aura à rencon-trer d’autres
dirigeants de partis politiques, Abou Djerra Soltani entre autres,
et des ministres FLN. Ces rencon-tres et audiences, concoctées,
selon une source par Belkhadem en personne, ont pour but «d’informer
Kébir sur la situation qui prévaut dans le pays». Ce qui confirme
les propos tenus par ce dernier lorsqu’il a déclaré être venu en
tant qu’«éclaireur».
Dès lors que
penser ? Quelle est la lecture qui peut être faite à ce niveau de
l’information ? Ce qui est d’ores et déjà permis de craindre, c’est
que le retour de Rabah Kébir est la première scène d’une pièce à
plusieurs actes.
Nadia Kerraz
Haut
FLN, dialogue social, retour du FIS
L’étrange
silence de Belkhadem
Abdelaziz
Belkhadem, Chef du gouvernement et SG du FLN a observé,
contrairement à ses habitudes, un silence pour le moins surprenant.
En effet, alors que tout va de travers ou presque, puisque les
contrariétés tant dans la gestion des affaires du pays que dans
celles de son parti ne manquent pas, voire se font de plus en plus
pressantes, l’homme, lui, observe et se tait. Et pourtant, que cela
soit à son poste de Chef du gouvernement, où comme il se plaît à se
qualifier de «coordinateur» du staff gouvernemental ou encore à son
poste de patron du FLN, son arbitrage est demandé. En fait, il est
fait appel à lui pour débloquer toutes les situations d’impasse
constatée et qui relèvent d’une manière ou d’une autre de son
autorité. Que ce soit dans les négociations sur les salaires entre
les SGP et les Fédérations ou dans la restructuration organique de
son parti, il a toute latitude pour intervenir. D’autant que ce sont
là deux des nombreux challenges qu’il s’était lancé et promis de
remporter «scara fi el adyen». Et pourtant, en dépit de ces
difficultés, qui sont loin d’être des «incidents de parcours»
puisque de l’avis d’observateurs nationaux, ils relèvent, dans le
premier cas de «précipitation» et dans le second de
«fanfaronnade»,
l’homme se tait et ne réagit point. Comment expliquer ce silence ?
Si ces déconvenues peuvent expliquer en partie cette attitude
adoptée, il reste qu’elles ne peuvent la justifier. En effet, il
semble peu probable que le Chef du gouvernement soit attristé par
ces revers au point d’éviter de rencontrer la presse. A moins qu’il
n’ait été inspiré par le président de la République qui, lui, s’est
éclipsé de la scène pendant près de deux mois. Non, en vérité,
l’explication la plus plausible à ce retrait est que Abdelaziz
Belkhadem a occupé son temps à autre chose. Une autre chose qui
aurait des liens avérés avec la situation politique du pays et non
pas celle sociale des travailleurs ou organique de son parti. En
effet, force est de croire que l’après-31 août, date butoir pour le
repentir des terroristes et les dispositions qu’il y a lieu de
prendre pour gérer les situations nées de l’expiration des délais
accordés dans le cadre de la charte pour la paix et la
réconciliation nationale, sont les soucis actuels du Chef du
gouvernement.
Selma M.
Haut
Les insinuations de Soltani
Pas de délais
fixes pour la charte
A peine a-t-il mis
les pieds sur le sol algérien, que Rabah Kébir trouve en la personne
de Aboudjerra Soltani, président du MSP, un allié sûr et qui lui
reconnaît déjà tous les droits pour constituer un parti politique.
Pour le président
du MSP, le retour de Rabah Kébir «est un droit tout à fait
légitime». «Qu’il soit le bienvenu en son pays, c’est un Algérien,
natif de Skikda. Il est de retour chez lui et bienvenu à lui encore
aujourd’hui et demain», a déclaré hier, le président du MSP à la
presse, en marge de la tenue de l’activité de solidarité avec la
Rasd et avec la résistance de la population civile dans les
territoires occupés du Sahara occidental, qui a eu lieu au centre
culturel Laâdi-Flici (ex-CIP), à l’occasion de la commémoration du
48e anniversaire de la proclamation du GPRA. Voilà que ce dirigeant
du FIS dissous trouve un allié de taille, en la personne de
Aboudjerra Soltani dont les déclarations en faveur des islamistes et
la clémence dont il fait preuve à l’égard des terroristes armés
encore dans les maquis n’étonnent plus personne. M. Soltani a
déclaré que les portes de son parti sont ouvertes à tous et même à
si Rabah Kébir, s’il exprimait le vœu de rencontrer les militants du
MSP. Il va alors jusqu’à infirmer vivement le fait que Rabah Kébir
ait parlé à un moment ou à un autre d’un probable retour à la scène
politique du parti dissous et a appuyé ses infirmations en
soulignant
«qu’il ne l’avait
pas entendu dire cela». Aussi, il dit ne voir aucun inconvénient à
ce que l’ex-chef du FIS dissous «prône la création d’un nouveau
parti politique pour peu qu’il se conforme au respect de la loi et
de la Constitution». Toujours campé sur ses précédentes positions, à
propos de la charte pour la paix et la réconciliation nationale,
Aboudjerra Soltani a innové, cette fois-ci, en soulignant avec force
hier, que «les délais accordés aux terroristes armés des maquis pour
se repentir, pouvaient rester ouverts jusqu’en 2009, et même au-delà
de cette échéance, dans le cas où le président de la République
venait à décrocher un troisième mandat». Ainsi, notre chef du MSP et
minis-tre d’Etat, associe indéniablement ce fameux délai du repentir
à la présence à la tête de la République de
M. Abdelaziz
Bouteflika. Ce qui vient en appui à ces précédentes déclarations où
il maintient que la charte «n’est pas une décision, mais un
processus qui ne saurait être limité dans le temps», que «la porte
de la repentance doit demeurer ouverte à tous et qu’il revient au
président de la République de trancher sur la question de la
probabilité de prorogation des délais d’application de ladite
charte, conformément à l’article habilitant Abdelaziz Bouteflika à
prendre des mesures supplémentaires». Il est important de préciser
que pour M. Soltani, «le peuple algérien n’a pas voté sur les six
mois du délai», a-t-il tenu à souligner mais que «ce sont eux qui
ont fixé cet ultimatum». De qui Soltani parle-t-il ? Le président du
MSP répond tout simplement par un haussement d’épaules : «Vous le
savez très bien». Que cherche Soltani par cette petite insinuation,
très claire à l’égard de la direction de l’institution militaire ?
Cela, d’autant que ce délai de six mois est inscrit noir sur blanc
dans plusieurs articles de l’ordonnance présidentielle 06-01 du 27
février 2006, portant exécution de la charte pour la paix et la
réconciliation nationale signée et promulguée par le président
Bouteflika.
Habiba Ghrib
Haut
Réda Malek à propos du terrorisme
«De Gaulle
n’avait pas tort… »
La commémoration
du 48e anniversaire de la création du GPRA, a eu lieu , hier, sous
le thème de la solidarité avec la République sahraouie arabe
démocratique (Rasd) et avec la résistance de la population civile
dans les territoires occupés du Sahara occidental. A l’occasion, une
conférence historique a été animée par le moudjahid et ex-Chef du
gouvernement, Réda Malek, qui a mis évidence les points communs
entre la révolution algérienne et la résistance du peuple sahraoui
qui lutte pour son droit à l’autodétermination. En rappelant les
enjeux, les conditions et les événements qui ont entouré la création
du Gouvernement provisoire de la république algérienne(GPRA), Réda
Malek est revenu sur la résistance farouche qu’avaient menée alors
le gouvernement et l’armée française à l’époque pour faire avorter
le projet. Il a rappelé l’acte de piraterie menée contre l’avion qui
emmenait les cinq dirigeants du FLN. «C’est la France qui est à
l’origine des actes de détournement d’avion dans le monde», a-t-il
souligné. Cela dit, il a évoqué les déclarations du général De Gaule
qui avait présenté comme argument pour refuser l’indépendance du
pays que «l’Algérie serait un terrain propice aux massacres si elle
venait à être indépendante». Et à Réda Malek d’ajouter
«malheureusement de Gaule avait prédit juste, il avait raison,
puisqu’on a eu droit à des terrible massacres il n’y a pas
longtemps», en faisant allusion à l’insurrection terroriste qui a
marqué la décennie noire. Par ailleurs et tout en soutenant que la
création du GPRA est le fuit de la résistance populaire algérienne,
il a déploré le fait que le colonialisme a gardé toujours ses
objectifs envers les pays de la région a-t-il dit, en citant ce qui
se passe en Irak, ce pays frère qui a joué un rôle important dans la
création du GPRA. Cela dit, il a tenu à dénoncer le fait que la
France coloniale prend toujours partie avec le Maroc contre le
peuple de la Rasd, et a appelé ce dernier à poursuivre sa résistance
jusqu’à ce qu’il arrache ses droits légitimes. Intervenant à son
tour à l’occasion, M. Mohamed Amine Ahmed l’ex-président du Conseil
des ministre et un des fondateurs du Front Polisario, a salué la
position de l’Algérie et du peuple algérien et leur solidarité et
leur soutien depuis 30 ans en- vers son peuple et sa cause. Il a
critiqué par ailleurs, le rôle négatif que joue l’ONU et la campagne
d’intox que mène le Maroc à l’encontre de la Rasd. Cela en plus des
dessins noirs de la France coloniale dans la région. Rappelons que
l’activité de solidarité avec la République sahraouie arabe
démocratique (Rasd) et avec la résistance de la population civile
dans les territoires occupés du Sahara occidental qui a eu lieu au
centre culturel Laâdi Flici (ex-CIP), à l’occasion de la
commémoration du 48e anniversaire de la proclamation du Gouvernement
provisoire de la république algérienne (GPRA) a été initiée par
l’ONM, l’Onem, L’Onec, l’UNFA, le SMA et le CNASPS.
Habiba Ghrib
Haut
SNAPAP
Le syndicat
demande une audience au Chef du gouvernement
Lors d’une réunion
extraordinaire tenue lundi dernier au siège du secrétariat national,
entre les unions nationales des différents secteurs et le secrétaire
général du Syndicat national autonome des personnels de
l’administration publique (Snapap), Felfoul Belkacem a fait le
point sur plusieurs questions d’actualité et notamment les
différents problèmes socioprofessionnels. Les membres participants
ont mis en avant l’urgence de traiter les problèmes des
travailleurs. La rencontre a été sanctionnée par l’élaboration
d’une plate-forme de revendications. Celle-ci est axée sur la
demande d’une rencontre bilatérale gouvernement-syndicat, la
concrétisation des droits syndicaux conformément aux lois de la
République et les conventions internationales. Le Snapap exige en
outre la revalorisation du pouvoir d’achat du fonctionnaire de façon
à «avoir une vie stable et digne et cela en augmentant la valeur du
point indiciaire qui n’a pas bougé d’un pouce depuis plusieurs
années», lit-on dans ce communiqué. Il demande par ailleurs
l’abrogation de l’article 87 bis de la loi 90.11 du 21 avril 1990
ainsi que l’ouverture d’un dialogue avec le gouvernement sur le
pacte économique et social en tant que partenaire social
incontournable dans tous les dossiers qui ont une relation avec la
Fonction publique.
Contacté par nos
soins, Hanni Mouloud, chargé des relations publiques au sein du
Snapap, nous a fait part de la colère des travailleurs, «dont leurs
revendications ne sont pas encore concrétisées». Notre interlocuteur
explique que le Snapap n’a que trop attendu. Avec la rentrée
sociale, les revendications des travailleurs, «restées longtemps en
stand-by, doivent être prises en considération», a-t-il affirmé.
De ce fait, une
rencontre des membres du bureau national du Snapap sera tenue
incessamment pour déterminer les actions à entreprendre, nous
signale-t-on.
Ont également pris
part à cette réunion, les membres de l’Union nationale de la femme
fonctionnaire, souligne-t-on dans un communiqué parvenu hier à notre
rédaction.
Kahina. B
Haut
Sûreté de la wilaya d’Alger
Récupération de
66 armes prohibées
Dans le cadre de
la lutte contre la criminalité et les fléaux sociaux et
l’application stricte du code de la route, les services de Sûreté de
wilaya d’Alger (divisions est, ouest et centre de la SWPJ) ont
effectué 5 598 contrôles de situation dans la soirée de lundi
dernier. Dans un communiqué rendu public par ces services, le
renforcement des brigades de contrôle de la police judiciaire a
permis d’effectuer des contrôles sur 5 175 personnes. Selon le même
communiqué, 13 personnes recherchées par les services judiciaires
ont été arrêtées. Un nombre de 169 personnes ont été poursuivies
pour leur implication dans différentes affaires. Il s’agit de 50
affaires de drogue au cours desquelles ont été saisies 66 armes
blanches prohibées et la récupération d’un véhicule recherché. Les
opérations se poursuivront dans les prochains jours jusqu’à
l’atteinte des objectifs.
K. S.
Haut
Lutte contre le blanchiment d’argent
Priorité à la coopération internationale
Le ministère de la
Justice organise, depuis hier, à Alger, un séminaire sur le
blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.
Cette rencontre
qui se déroule à huis clos, regroupe 50 magistrats algériens ayant
suivi une formation spéciale à l’étranger et 4 professionnels
français en matière de lutte contre ce phénomène des temps modernes.
Pour le magistrat
Abdelkrim Djadi, membre de la cellule de traitement du renseignement
financier (CTRF), installée en avril 2004, l’objectif du séminaire
est de renforcer la coopération internationale dans la lutte contre
ce fléau. Selon lui, même si l’Algérie reste encore loin des pays où
le blanchiment d’argent est une pratique très courante, elle
constitue cependant un terrain fertile pour des opérations y
afférentes.
Sur le rôle de la
CRTF,
M. Djadi a précisé
que cet organisme indépendant s’occupe essentiellement de la
collecte d’informations financières et la réalisation d’enquêtes sur
le terrain. «Notre dispositif réglementaire est conforme aux lois
internationales», a-t-il souligné. A ce propos, sans pour autant
donner la moindre information quant au nombre d’affaires signalées
depuis la mise en place du CRTF, l’orateur soutient que «les banques
algériennes sont dotées d’un système permettant de détecter toute
opération ou transaction douteuse». A ce titre, de larges
prérogatives sont données, poursuit-on, à la commission bancaire de
la Banque d’Algérie dans le cadre du contrôle des banques et
institutions financières et d’informer l’organe spécialisé, chargé
du renseignement financier, dès qu’elle décèle une opération
suspecte. Pour sa part, dans une déclaration faite en marge du
séminaire, Christian Leblanc, un des quatre Français ayant
participé à ce séminaire, dira que la coopération internationale en
la matière s’avère extrêmement nécessaire pour juguler le fléau sous
ses différentes formes. «Le trafic illicite d’argent se propage de
manière exponentielle de par le monde et, de ce fait, nous devons
mettre ensemble un dispositif commun de lutte», a-t-il insisté. Ce
même expert, évoquant la convention internationale sur la répression
du financement du terrorisme, ratifiée par l’Algérie, ajoute que
«l’objectif du séminaire est d’apporter notre expérience dans le
domaine et de sensibiliser les magistrats algériens». Pour rappel,
le législateur algérien a adopté, en 2004, la loi portant prévention
et lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du
terrorisme, présentée par le département de la Justice. La loi en
question vise à protéger l’économie nationale et le système bancaire
et financier contre les nouvelles formes de criminalité. Pour ce qui
est de la coopération internationale, l’Algérie a ratifié également
la convention des Nations unies contre le trafic illicite de
stupéfiants et substances psychotropes et la convention
internationale contre la criminalité transnationale organisée.
M.
Kechad
Une convention arabe à l’étude
Les travaux de la
réunion de la commission mixte composée des représentants des
Conseils des ministres arabes de la Justice et de l’Intérieur,
consacrée à l’élaboration d’un projet de convention arabe en matière
de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du
terrorisme, se sont ouverts, hier, au siège de la Ligue arabe au
Caire.
Une source proche
de la réunion a indiqué que cette convention, qui se veut un nouveau
jalon dans la coopération entre les Conseils des ministres arabes de
la Justice et de l’Intérieur, a pour objectif le renforcement des
procédures arabes en matière de lutte contre le financement du
terrorisme, conformément aux conventions et normes internationales y
afférentes.
La commission
examinera durant deux jours les trois projets préliminaires de la
convention, présentés par l’Algérie, l’Egypte et le Conseil des
ministres arabes de l’Intérieur.
La commission
examinera les trois projets présentés dans le but d’aboutir à une
mouture consensuelle du projet de convention arabe, qui sera soumis
à la prochaine réunion des Conseils des ministres arabes de la
Justice et de l’Intérieur.
Les projets
proposés soulignent les risques que représentent les phénomènes du
blanchiment d’argent et du financement du terrorisme pour la
sécurité et la stabilité intérieure, tout en mettant l’accent sur la
nécessité de coopération et de coordination arabes en vue de
prévenir et de combattre ces fléaux, ainsi que les dispositions
qu’il convient de prendre pour les éradiquer, juger et extrader les
criminels, conformément aux lois nationales et aux conventions en la
matière.
Haut
Une inspection générale créée à cet effet
Des visites inopinées dans les prisons
Le décret exécutif
n° 06-284 du 21 août 2006 portant organisation, fonctionnement et
missions de l’inspection générale des services pénitentiaires vient
d’être publié au Journal officiel. L’inspection générale des
services pénitentiaires est un organe de contrôle chargé d’assurer
une mission d’inspection et d’évaluation de l’ensemble des
établissements pénitentiaires, des centres spécialisés pour femmes
et des centres spécialisés pour mineurs ainsi que des établissements
de milieu ouvert, des chantiers extérieurs et tous services et
organismes relevant de l’administration pénitentiaire. Dans la
limite de ses missions et en coordination avec l’inspection générale
du ministère de la Justice, l’inspection générale des services
pénitentiaires est chargée notamment de contrôler le bon
fonctionnement des établissements, organismes et services relevant
de l’administration pénitentiaire et formuler, le cas échéant,
toutes propositions de nature à améliorer la qualité de service.
Elle doit s’assurer de la mise en œuvre et du suivi des programmes,
orientations et mesures décidés par l’autorité de tutelle et
relever, sur le terrain, les difficultés et obstacles susceptibles
d’entraver le fonctionnement normal des services relevant de
l’administration pénitentiaire. A elle également de veiller à la
préservation des ressources mises à la disposition des services
pénitentiaires, à l’application des textes régissant les conditions
et la régularité de détention ainsi que le traitement des détenus,
de la préservation de leurs droits et le suivi de leur situation
pénale. Les mesures de sécurité des établissements pénitentiaires,
des chantiers extérieurs, des centres spécialisés et des
établissements de milieu ouvert passent également sous le contrôle
de cette instance. Enfin, dans le cadre du programme de réinsertion
sociale des détenus, l’inspection générale devra contrôler l’état
d’exécution de ces programmes et le respect de la procédure d’emploi
des détenus. L’inspection générale des services pénitentiaires
intervient sur la base d’un programme annuel d’inspection. Mais elle
peut intervenir d’une manière inopinée, sur demande du ministre de
la Justice ou du DG de l’administration pénitentiaire et de la
réinsertion pour effectuer toute mission d’enquête jugée nécessaire.
Chaque mission d’inspection, d’enquête ou d’évaluation fait l’objet
d’un rapport circonstancié. L’inspection générale des services
pénitentiaires établit un rapport annuel d’activités adressé au
ministre de la Justice.
Amine B.
Haut
Loi sur le financement du terrorisme
Nulle et non
avenue ?
«Est considéré
crime de financement du terrorisme, dans le sens de cette loi, tout
fait entrepris par un individu, par n’importe quel moyen, direct ou
indirect, et de façon illégale ou par la volonté de l’auteur, par la
remise ou collecte d’argent avec intention de son utilisation,
partielle ou intégrale, dans le but de commettre des crimes
qualifiés de terrorisme et de sabotage, énoncés et punis par les
articles 87 bis à 87 bis 10 du code pénal», stipule l’article 3 de
la loi sur le blanchiment d’argent et financement du terrorisme dont
le thème a été débattu, hier, à l’école de la magistrature, à Alger.
Ce séminaire coïncide avec l’arrivée de Rabah Kébir en Algérie,
après avoir, des années durant, financé l’ex-AIS, selon les aveux
mêmes de l’«émir» national de cette organisation terroriste, Madani
Mezrag. Rabah Kébir, qui tombe sous le coup de cette loi par le fait
qu’il finançait une organisation terroriste qui a fait des milliers
de victimes ,n’est pas revenu en Algérie pour rendre des comptes à
la justice mais pour annoncer son retour à la politique. En faisant
cette annonce, celui qui a déjà fait connaître son
«programme
politique» tellement sur de l’aboutissement de sa démarche et de la
satisfaction de ses ambitions, piétine, une deuxième fois, la loi,
celle sur le blanchiment d’argent, après avoir méprisé des
dispositions de la charte nationale pour la paix et la
réconciliation nationale et en particulier celles qui interdisent le
retour sur la scène politique de ceux qui ont été à l’origine de la
tragédie nationale. Une ironie que d’enregistrer le retour, en
Algérie, de 50 magistrats spécialisés, après une formation, à
l’étranger, dans le domaine du blanchiment d’argent et financement
du terrorisme et, presque simultanément, assister au retour impuni
de Rabah Kebir, tout désigné pour avoir longtemps enfreint sinon sa
lettre, mais l’esprit de cette loi.
M. Abi
Haut
BEA
Le concept «Corporate»
lancé
La Banque
extérieure d’Algérie (BEA) vient d’ouvrir sa deuxième agence à
Béjaïa, sise au boulevard Krim Belkacem. Ce renforcement vient à
point nommé,
indique-t-on, dans
un communiqué de presse. La direction générale de cette banque est
décidée à développer son réseau d’agences, qui vient en support à
l’industrie nationale et au système économique. «Cette agence
viendrait complémenter son rayon d’exploitation qui compte 100
agences environ à travers le territoire national»,
souligne-t-on
aussi. L’agence de type «Corporate» a ouvert ses portes lundi
dernier et proposera ainsi l’ensemble de la gamme de produits et de
services offerts par la BEA pour satisfaire la clientèle, devenue
naturellement exigeante. Cette agence contribuera à l’essor
économique de cette wilaya du centre du pays qui présente des
potentialités avérées dans de nombreux secteurs d’activités,
notamment dans les services et l’industrie.
K. B.
Haut
Salaires impayés de 37 000 travailleurs
Les SGP
contraintes au colmatage
nLa question des
salaires impayés continue de susciter moults interrogations.
Tout d’abord, il y
a lieu de noter cette précision de taille, relative au nombre exact
des salariés qui n’ont pas perçu à ce jour leurs salaires depuis
plusieurs années. Certains ont limité ce nombre à 30 000 tandis que
d’autres parlent de 40 000 travailleurs. Le dernier chiffre rendu
public par l’APS fait état de 37 000 travailleurs, c’est-à-dire
beaucoup plus que le nombre déclaré par la Centrale syndicale. Cela
dit, l’essentiel est que le payement de ces salaires devrait
intervenir avant le mois de ramadan, selon M. Abdelmadjid Sidi Saïd,
secrétaire général de la Centrale syndicale. Mais la question
s’avère beaucoup plus compliquée. L’annonce du payement de ces
arriérés n’a pas été suivie par une exécution immédiate, laissant
ainsi place aux spéculations mais aussi à la colère des travailleurs
concernés qui pointent tous les jours au siège de l’UGTA pour
réclamer leurs droits. Les différents responsables ayant la mission
de trouver une solution à ce problème ne cessaient, depuis ce jour
là, à faire des déclarations plutôt positives, sans pouvoir
approfondir dans les instruments et les formules efficaces
susceptibles de rendre cette décision applicable sur le terrain.
Ces arriérés, qui
se comptent par milliards de centimes, puisqu’il s’agit des salaires
impayés entre deux et douze mois pour chaque employé, ont fait
l’objet de plusieurs discussions entre Louh et Temmar. Ces multiples
rencontres ont débouché sur, notamment, sur les critères des
employés qui seront concernés par ce payement. Ainsi, au lieu de
régler un problème, on se retrouve avec une sorte de «ségrégation»
entre travailleurs.
Le règlement de
ces arriérés, selon les dires de Tayeb Louh, concerne, dans un
premier temps, les travailleurs de première et de deuxième catégorie
seulement. Ceux de la troisième catégorie doivent attendre les
résultats de l’étude menée par ce même département. Ainsi, s’il y a
une lecture à faire sur ces données, c’est bien que celle de la
difficulté, pour ne pas dire la gravité, de la situation. Le
règlement d’un dossier aussi délicat, qui surgit à quelques jours du
mois de ramadan, avec en plus une rentrée sociale et scolaire à la
charge des chefs de familles, nécessite un traitement rigoureux et
sérieux, une façon comme une autre d’apaiser les esprits et éviter
des débordements. L’autre déclaration, qui nécessite des
éclaircissements, est celle relative aux décisions prises pour
solutionner ce problème. Les deux départements ministériels, du
Travail et de la Participation, ont-ils les moyens de payer sur leur
budget planifié ces milliers de travailleurs ?
Mais la
proposition la plus «ridicule» proposée jusqu’à aujourd’hui reste
celle de faire appel à la «solidarité» des SGP pour prendre en
charge les salaires impayés. Ainsi, toujours selon l’UGTA, c’est aux
SGP de puiser dans leurs ressources financières pour régler ce
problème. Dans le cas où une SGP ne dispose pas de ces fonds, celles
qui sont en bonne santé contribuent et aident celles qui
enregistrent des déficits. Une décision très discutable, parce
qu’elle n’obéit à aucune règle de l’économie. Reste à savoir si les
SGP vont cautionner ces décisions, elles qui, dans un passé récent,
ont montré une résistance concernant l’augmentation des salaires des
travailleurs du secteur public économique. Et puis, quelle est leur
responsabilité dans le non payement de ces arriérés ? Aucune.
S’ajoute à toutes ces ambiguïtés, la récente déclaration de Temmar
relative au payement de tous les travailleurs qui attendent leurs
salaires, y compris ceux des entreprises fermées ou en voie de
privatisation.
Il manque, encore
une fois, les détails relatifs au délai et modalités de payement.
Une chose est sûre, c’est que ces milliards de centimes ne peuvent
être puisés que du Trésor public. Mais avant ça, il faut passer par
Belkhadem, qu’on ne voit pas beaucoup, au demeurant.
Nouria B.
Haut
Sidi Saïd évoque la révision des salaires
Elle se fera
d’ici 2007
Invité de la
Fédération nationale des travailleurs de l’éducation (FNTE), qui a
organisé hier son 3e congrès à Alger, le SG de l’UGTA, Abdelmadjid
Sidi Saïd a affirmé à l’ouverture des travaux que la grille «des
salaires sera révisé d’ici 2007». Interrogé par la presse, sur le
sort des 30 000 travailleurs dont les salaires sont impayés, le
numéro 1 de la Centrale syndicale indiquera que «la situation de ces
salariés sera réglée définitivement avant ce mois de ramadan». Il
dira à ce sujet, en outre, que le montant global des impayés est de
l’ordre de 200 milliards de centimes. Evoquant dans un autre
registre, le dossier des œuvres sociales, Abdelmadjid Sidi Saïd
estimera «qu’il faudrait trouver d’éventuels mécanismes où
techniques d’aide aux logements locatifs». Et d’ajouter par
ailleurs, que la centrale syndicale «a reçu une instruction de la
part du Gouvernement pour la révision de la grille de salaires». Il
signalera à cet égard que parmi les 1 500 fonctionnaires, le tiers
est représenté par les fonctionnaires de l’éducation nationale. Il
affirmera qu’une fois la grille de salaire finalisée, c’est «le
dossier du statut particulier qui sera traité juste après». Une
étude qui touchera, selon lui, un nombre de 350 à 400 statuts
relevant de la Fonction publique. Dans la foulée, le SG de l’UGTA
n’a pas manqué de souligner que «l’augmentation des salaires n’a pas
été significative, particulièrement pour ce qui concerne les
travailleurs du secteur de l’éducation nationale». L’ouverture des
travaux a vu la présence également du ministre de l’éducation
nationale Boubekeur Benbouzid. Ce congrès, dont les travaux
s’étaleront sur deux journées, procédera à l’élection d’une
Commission exécutive fédérale qui, à son tour, aura à élire un
nouveau Secrétaire général de la FNTE, ainsi que 8 membres du
secrétariat de cette fédération. Cette nouvelle structure FNTE-UGTA
sera chargée de régler les problèmes de 9 corps relevant du secteur
de l’éducation nationale.
«Une fois
installés, les nouveaux responsables devront assurer les missions
diverses qui incombent à la fédération, notamment la préparation du
Statut particulier de l’éducation et la prise en charge des
négociations relatives à tous les problèmes du secteur», a souligné
dans son allocution d’ouverture, Salah Djenouhet, Secrétaire
national chargé de l’organique au sein de l’UGTA.
Kahina Benarab
Haut
Rahabi à l’université d’été de la CCFC
«Le programme
MEDA a échoué»
En s’exprimant sur
le bilan de 10 ans de partenariat dans le cadre du processus de
Barcelone, Abdelaziz Rahabi, ancien ministre est revenu sur la mise
en œuvre du programme Meda en Algérie. Intervenant à l’occasion de
l’université d’été organisée hier par la Confédération des cadres de
la finance et de la comptabilité portant sur le thème «vers un
partenariat amélioré entre le Maghreb et l’Europe», il a indiqué que
non seulement l’Algérie «n’a pas suffisamment utilisé le programme
Meda», mais elle n’a même pas créé d’organisme chargé du suivi de ce
dossier, a-t-il relevé. Pour la mise à niveau des entreprises, par
exemple, l’Algérie n’a pas bénéficié d’une importante aide
financière comme c’est le cas pour les pays voisins à l’image du
Maroc qui a obtenu un montant de 1,2 milliard d’euros et l’Egypte
qui a bénéficié d’une assistance de 880 millions d’euros. Malgré la
faiblesse du budget alloué, a ajouté Abdelaziz Rahabi, «l’Algérie
n’a pas su utiliser ce montant». En somme, «le programme Meda, dans
ses différents volets, a été géré de manière anarchique». Cet avis a
été partagé par les intervenants, lors des débats, qui ont mis
l’accent notamment sur la sous-estimation de l’expertise algérienne,
alors qu’il existe d’importantes potentialités. Revenant sur le
processus de Barcelone, qui a fait l’objet de plusieurs questions
des intervenants, Abdelaziz Rahabi a expliqué les raisons de
l’échec. Selon lui, il s’agit en premier lieu de la lenteur des
négociations bilatérales, de l’absence de solidarité entre les pays
maghrébins et l’échec du processus dans son objectif d’intégration
entre les deux rives de la Méditerranée. Il regrette le fait que
l’Europe ait un intérêt plus important pour le Nord que pour le Sud
de la Méditerranée. Pour le cas de l’Algérie, le problème réside
aussi dans l’absence d’une culture politique. Selon lui, «il faut
replacer l’entreprise dans son rôle de création de richesse. La
mission de l’Etat est la régulation et non pas la création de
richesse», a insisté Rahabi. D’autres conférences sont programmées
aujourd’hui pour porter entre autres sur les perspectives pour une
zone de libre échange entre le Maghreb et l’Europe, l’accord
d’association Maroc-Union Européenne et l’expérience portugaise de
mise à niveau.
K. S.
Haut
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