SOMMAIRE

LA UNE La question chez la formation d'Ouyahia ne mérite pas d'être posée. Pourtant, le SG du RND est le premier parrain de la charte pour la paix et la réconciliation et fervent défenseur de sa lettre et de son esprit. Contactés hier, les membres du bureau national, interrogés sur le sujet, ne daignaient même pas accorder une attention à la question.La question chez la formation d'Ouyahia ne mérite pas d'être posée. Pourtant, le SG du RND est le premier parrain de la charte pour la paix et la réconciliation et fervent défenseur de sa lettre et de son esprit. Contactés hier, les membres du bureau national, interrogés sur le sujet, ne daignaient même pas accorder une attention à la question.

20/09/06

 

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 SAGA

CETTE SEMAINE

 

Hadidi Bouabdellah

Un entrepreneur à la campagne

 

 

Texte

de révision de la constitution

Le projet du FLN

 

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Aïch etchouf

du 18 09 06

 

La grosse artillerie

La photo publiée hier à la une de notre confrère El Ahdath, montre une Louiza Hanoune que nous ne connaissions pas jusque- là. Replète pour ne pas dire dodue, la pasionaria de l’extrême gauche aura bien changé physiquement en l’espace de quelques années, surtout depuis qu’elle a abandonné l’exercice éreintant de l’opposition pour celui bien plus épicurien de soutien à toutes les initiatives du Président de la République. La dernière en date lui paraissant si positive qu’elle ne décèle  derrière la révision constitutionnelle annoncée aucune manœuvre politique dangereuse, bien au contraire, puisqu’elle se contente d’adjoindre ses propositions de révision à celles du FLN dans le souci évident de peser sur un débat qui peine visiblement à s’instaurer. Feignant d’ignorer que l’actuelle Constitution préserve d’une façon drastique toutes les richesses nationales et toutes les grandes entreprises du pays considérées comme patrimoine national inviolable, elle enfonce des portes ouvertes avec une détermination qui fait plaisir à voir mais qui n’apporte rien de nouveau, si ce n’est un soutien rabelaisien à un projet destiné à mieux achalander la table des ripailles.

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Son retour est «un non-événement»

Ouyahia refuse de rencontrer Kébir

La question chez la formation d'Ouyahia ne mérite pas d'être posée. Pourtant, le SG du RND est le premier parrain de la charte pour la paix et la réconciliation et fervent défenseur de sa lettre et de son esprit. Contactés hier, les membres du bureau national, interrogés sur le sujet, ne daignaient même pas accorder une attention à la question.

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 Les Titres

 

Agenda chargé

Belkhadem, ministres FLN et Soltani sur la liste

 

Les insinuations de Soltani

Pas de délais fixes pour la charte

 

Lutte contre le blanchiment d’argent

Priorité  la coopération internationale

 

 Le Trait d'Abi  

 Divers

 

 Hachemi Djaâboub rassure

«Des fruits et légumes à gogo»

«Thé, sucre, huile, café, concentré de tomate… ne paniquez pas. Tout est sur le marché».

Allez comprendre quelque chose à ce que dit le ministre du Commerce à la veille du mois de ramadan : «Les fruits et les légumes, il y en aura à gogo, car la production, assure-t-il, couvre, dans une large mesure, la demande nationale. Les stocks, eux, sont remplis à ras bord. Idem pour les produits agroalimentaires : thé, sucre, huile, café, concentré de la tomate…ne paniquez pas. Tout est sur le marché». Tout baigne quoi ! On aura de la tomate à profusion pour cinq mois consécutifs, autant que pour d’autres légumes de large consommation. De la viande à en revendre, les dattes, puis quoi encore… bref, tout.

Y a pas de soucis à se faire de ce côté. De l’autre, en revanche, le ministre avoue redouter une flambée des prix, alors que celle-ci a pris effet depuis quelques jours déjà. Comment diable expliquer au plus initié, une augmentation du prix quand l’offre dépasse de très loin, pour ne pas dire, écrase la demande ? Voici l’explication du ministre : «Si augmentation des prix il y aura, c’est que les marchés légaux – de gros, notamment – ne sont pas nombreux (42 sur le territoire national). C’est-à-dire que la récolte des fellahs, au lieu de prendre la direction de ces marchés, va directement dans les bras des spéculateurs qui décideront dès lors des prix à imposer au marché». Ce n’est pas tout, le ministre pense que la panique qui va s’emparer des citoyens dès les premiers jours du ramadan, jouera en faveur des intermédiaires face auxquels l’Etat est totalement impuissant. Rien n’y fait. Dans une rencontre qu’il a animée hier avec les directions du contrôle des prix et les différentes directions publiques chargées de la gestion de la consommation au cours du mois de ramadan, El Hachemi Djaâboub a reconnu que 60% des produits agricoles sont vendus dans les marchés parallèles. Une situation qui a permis aux spéculateurs «véreux» d’imposer leur diktat aux «vulnérables citoyens» et de là, faire de ces marchés de vrais dépôtoirs où aucune règle n’est respectée.

Le ministre compte remédier à cette situation. Pour ce faire, il a présenté sa nouvelle stratégie dite «plan national de réorganisation des marchés publics, de lutte contre la contrefaçon et de la protection de la santé des citoyens» qui, comme son nom l’indique, vise le toilettage du secteur commercial. Dans ce plan,

M. Djaâboub prévoit, mais sans avancer de date, la mise en place à travers le pays d’un vaste réseau de marchés publics conçu selon les standards internationaux. Les 42 marchés de gros et 830 marchés couverts que compte le pays actuellement, sont, évidemment à ses yeux, incapables d’assurer la couverture de toutes les activités commerciales. Pour ce faire, une convention sera signée entre deux banques et les APC. Deuxième objectif recherché : le renforcement du contrôle durant le mois du jeûne.

1 500 agents seront recrutés et 100 véhicules seront disposés aux abords des marchés. Il a parlé aussi de la promulgation en juillet dernier de décrets relatifs à l’obligation d’un certificat de qualité pour la marchandise importée ainsi que son étiquetage. A ce sujet, il affirme que les contrôles au niveau des ports et des frontières seront renforcés avec le recrutement de plusieurs agents.            

Amine G.

 

Archives de la Révolution nationale

Pour une commission chargée de la collecte

D’anciens moudjahidine de la guerre de Libération nationale ont appelé, hier à Alger, à la mise en place d’une commission nationale chargée de la collecte de témoignages vivants et de documents relatifs à cette période de l’histoire du peuple algérien. «L’écriture de l’histoire de la Révolution nationale doit être basée aussi sur les témoignages vivants et des documents authentiques qui se trouvent en possession des moudjahidine qui sont toujours en vie», ont-ils affirmé lors d’une conférence sur «les moyens d’identifier et de collecter les archives», tenue à l’occasion du 48e anniversaire de la création du GPRA (19 septembre 1958). A cet effet, Abbas Khaled, écrivain, chercheur et ancien moudjahid, a indiqué qu’il est indispensable que «les institutions concernées, se déplacent chez les anciens moudjahidine, établis à l’intérieur et à l’extérieur du pays, dans le but d’enregistrer leurs témoignages sur leur propre expérience en tant que révolutionnaires». Il a ajouté que les moudjahidine, dont l’âge dépasse les 70 ans, «sont souvent dans un état de santé et financier qui les empêche d’effectuer les déplacements jusqu’à Alger, afin de remettre des documents ou de faire acte de témoignages». Pour sa part, un autre moudjahid, Mohamed Arbi, a relevé qu’un nombre important de ses pairs possèdent de grandes quantités de photos, de documents historiques, de coupures de presse de l’époque coloniale, pouvant servir comme référence dans l’écriture de l’histoire de la Révolution nationale. «Je possède personnellement quelque mille photos d’époque et des centaines d’enregistrements de témoignages de personnages emblématiques de l’histoire nationale», a-t-il confié. Dans ce contexte,  Lamine Khan, membre du GPRA, a déploré que «l’écriture de l’histoire de la Révolution nationale émane notamment d’historiens ennemis, où la vérité est souvent

déformée». Dans un souci de transmettre la mémoire collective aux générations futures, M. Khan a insisté sur la nécessité de doter les institutions chargées de la collecte des archives, de moyens humains et matériels nécessaires à leur mission. D’autre part, un représentant de l’Entreprise des archives nationales, Mohamed Abbas, a souligné l’importance de l’archive orale qui, a-t-il dit, «constitue une alternative pour le chercheur, en cas d’absence de l’archive écrite».

Redouane A.

 

Après le retrait de Boubekeur du CFCM

Soutien d’Alger à la grande Mosquée de Paris

Il n’y a rien de fortuit au choix du moment. Deux jours après le retrait officiel de la grande Mosquée de Paris du CFCM en crise, l’ambassadeur d’Algérie en France, M. Missoum Sbih, a effectué une visite au siège de cette instance religieuse, lequel est en travaux de rénovation dont la première phase sera achevée d’ici la fin du mois d’octobre prochain. Lors de cette visite, M. Missoum Sbih, accompagné du recteur de la Grande Mosquée de Paris, M. Dalil Boubakeur, a pris connaissance des travaux de rénovation de cet important édifice implanté au cœur du 5e arrondissement de Paris et qui constitue avec l’Institut du Monde arabe (IMA), limitrophe, un ensemble harmonieux illustrant un itinéraire culturel et historique très prisé par les touristes. Selon le chargé du suivi de ce projet lancé en 2005, la première phase (réfection des façades et étanchéité notamment) avance dans des conditions normales, puisqu’elle sera achevée d’ici «la fin du mois d’octobre» prochain.

Le respect du style architectural de la Grande mosquée de Paris classée monument historique par le ministère français de la Culture, a été le critère numéro un appliqué dans le déroulement des travaux menés par des artisans spécialisés dans la restauration de ce type d’édifice. Par son architecture, il rappelle l’art andalou, reflet d’une civilisation qui durant des siècles a jeté sur le monde un éclat incomparable.

Plusieurs donateurs contribuent, financièrement, à la réalisation de ce projet de rénovation, dont l’Algérie. L’Ambassadeur d’Algérie en France a noté avec un «intérêt très marqué l’évolution des travaux qui avancent dans des meilleures conditions». De son coté le recteur de la grande mosquée de Paris s’est félicité d’une telle visite dans la mesure où elle intervient à quelques jours du début du mois sacré du Ramadhan.

Cette visite «est un symbole très fort pour ceux qui sont soucieux de l’importance de cet établissement de rayonnement national et international», a-t-il déclaré. Outre la visite de cet édifice, inauguré en 1926,

M. Missoum Sbih s’est entretenu avec M. Dalil Boubakeur sur la situation des musulmans en France, notamment ceux de la communauté algérienne.

Une discussion qui intervient à la veille de la structuration des organisations locales nouvelles, celles que la grande Mosquée de Paris entend fédérer sous sa coupe.

Redouane A.

 

Eriad-Blanky-La Belle

L’affaire rebondit

Il y a un peu plus d’un mois, plus exactement le 13 août dernier, le juge d’instruction près le tribunal de Blida, a eu à traiter une nouvelle affaire concernant la gestion des Minoteries du Tell (ex-Eriad). Pour rappel, au début de l’année 2006, après un mouvement de protestation initié par des membres de la section syndicale de cette entreprise, dont le siège est à Blida, ces derniers avaient dénoncé la mauvaise gestion de leur entreprise. L’enquête ouverte par la section de recherches de la gendarmerie de Blida a duré plus de trois mois avant de confirmer le chef d’inculpation avancé par les syndicalistes. Une fois devant les magistrats instructeurs, plus d’une trentaine de personnes, dont les patrons de Blanky et La Belle avaient été auditionnés, mais il est apparu que les deux établissements privés avaient des relations purement commerciales dans le cadre du processing avec l’entreprise Eriad. Les patrons des deux entreprises privées ont souligné aux magistrats instructeurs que leurs relations avec les Minoteries du Tell étaient purement commerciales, car dans le cadre du processing, ils y faisaient

triturer  du blé, conformément au cahier des charges. Depuis samedi, les choses ont changé au niveau de l’instruction, car nous avons appris que les patrons de Blanky et de La Belle ont été convoqués par le juge d’instruction près le tribunal de Blida. Il s’est avéré que les deux entreprises privées avaient des relations commerciales certes, mais elles étaient, selon un contrat, astreintes à une programmation, ce qui n’a pas été le cas ; provoquant un manque à gagner aux Minoteries du Tell de plusieurs millions de dinars. Au vu de cette nouvelle situation, le directeur du groupe La Belle s’est présenté dimanche devant le magistrat, en compagnie de son avocat. Par contre, celui de Blanky aurait, selon notre source, dépêché son avocat, porteur d’un certificat médical. Dans ce cas de figure, la loi précise que si l’inculpé ne répond pas aux convocations du magistrat, celui-ci pourrait se déplacer au chevet du malade pour l’interroger, comme il est de son droit de le transférer dans un hôpital où il sera placé en observation.

B. M.

 

EDITORIAL

Par  Nabil Benali

Un autre mensonge

Après avoir ouvertement pris option pour l’amnistie générale et s’être rétracté quelques jours plus tard, Abou Djerra Soltani a récidivé hier, mais en concentrant toute son attention pour se racheter aux yeux du chef de l’Etat, dont il n’a su honorer la préséance sur un dossier aussi important que celui de la charte pour la réconciliation nationale. En déclarant cette fois aux journalistes que l’histoire du délai de reddition des terroristes, arrivé à forclusion le 28 août dernier, n’est pas l’œuvre du président Bouteflika, sans doute pensait-il libérer ce dernier des pressions qui pesaient sur lui, s’agissant de nouvelles dispositions que l’on presse de prendre ? L’intention est quasiment claire, notamment, quant à vouloir préserver l’image du Président s’agissant de la sincérité de sa démarche de réconciliation nationale. Pour y parvenir, Soltani ne tente pas moins de déplacer le problème (et les projecteurs) d’El Mouradia vers les Tagarins, et d’accuser d’autres forces, «eux», comme il le dit, entendre par là les militaires bien sûr, d’avoir voulu torpiller la politique du chef de l’Etat.

A vrai dire, le ministre d’Etat a encore raté une occasion de se taire. Ce n’est certainement pas rendre service à Abdelaziz Bouteflika que de le présenter comme quelqu’un à qui l’on dicterait sa conduite, surtout pas maintenant que l’opinion le connaît suffisamment et qu’elle reste en attente de son projet de révision constitutionnelle. D’autant que concrètement, nous voyons très bien que la volonté politique de ne pas tenir compte du fameux délai est scrupuleusement respectée par les troupes de l’ANP qui n’ont absolument rien changé dans le dispositif antiterroriste, ni se sont mises à liquider le premier terroriste de retour des maquis.

Pour autant, il ne faudrait pas croire que le président du MSP agit sans réfléchir. Le fait que Rabah Kébir annonce, la veille, que personne ne l’empêchera de revenir à la politique, ce qui suppose l’existence d’un courant au pouvoir qui soit opposé à cela, ce même Kébir qui dit vouloir œuvrer pour la réussite de la réconciliation «y compris au sein du pouvoir», tout cela participe de la même logique. Celle qui cherche à donner l’impression que la marge du chef de l’Etat est réduite par l’Armée et que sans cela, la réconciliation connaîtrait un rythme et des effets supérieurs. Mais encore une fois, sur le terrain, nous voyons que Rabah Kébir, Madani Mezrag et autres, tenir des conférences de presse, décliner des programmes et des échéances, mener des consultations, bref, faire de la politique sans le moindre obstacle apparent. Or, les faits sont têtus : la politique de réconciliation nationale n’a qu’un seul artisan et son œuvre législative qui porte son nom ne souffre aucune objection au sein des institutions. Sauf qu’au peuple, il faut bien raconter une petite histoire qui explique pourquoi, aux yeux de la rue algérienne, le retour des messies est accueilli, comme on le dit si bien au RND, tel un non-événement.

N. B.

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