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Hachemi
Djaâboub rassure
«Des fruits et légumes à gogo»
«Thé,
sucre, huile, café, concentré de tomate… ne paniquez
pas. Tout est sur le marché».
Allez
comprendre quelque chose à ce que dit le ministre du
Commerce à la veille du mois de ramadan : «Les fruits et
les légumes, il y en aura à gogo, car la production,
assure-t-il, couvre, dans une large mesure, la demande
nationale. Les stocks, eux, sont remplis à ras bord.
Idem pour les produits agroalimentaires : thé, sucre,
huile, café, concentré de la tomate…ne paniquez pas.
Tout est sur le marché». Tout baigne quoi ! On aura de
la tomate à profusion pour cinq mois consécutifs, autant
que pour d’autres légumes de large consommation. De la
viande à en revendre, les dattes, puis quoi encore…
bref, tout.
Y a
pas de soucis à se faire de ce côté. De l’autre, en
revanche, le ministre avoue redouter une flambée des
prix, alors que celle-ci a pris effet depuis quelques
jours déjà. Comment diable expliquer au plus initié, une
augmentation du prix quand l’offre dépasse de très loin,
pour ne pas dire, écrase la demande ? Voici
l’explication du ministre : «Si augmentation des prix il
y aura, c’est que les marchés légaux – de gros,
notamment – ne sont pas nombreux (42 sur le territoire
national). C’est-à-dire que la récolte des fellahs, au
lieu de prendre la direction de ces marchés, va
directement dans les bras des spéculateurs qui
décideront dès lors des prix à imposer au marché». Ce
n’est pas tout, le ministre pense que la panique qui va
s’emparer des citoyens dès les premiers jours du
ramadan, jouera en faveur des intermédiaires face
auxquels l’Etat est totalement impuissant. Rien n’y
fait. Dans une rencontre qu’il a animée hier avec les
directions du contrôle des prix et les différentes
directions publiques chargées de la gestion de la
consommation au cours du mois de ramadan, El Hachemi
Djaâboub a reconnu que 60% des produits agricoles sont
vendus dans les marchés parallèles. Une situation qui a
permis aux spéculateurs «véreux» d’imposer leur diktat
aux «vulnérables citoyens» et de là, faire de ces
marchés de vrais dépôtoirs où aucune règle n’est
respectée.
Le
ministre compte remédier à cette situation. Pour ce
faire, il a présenté sa nouvelle stratégie dite «plan
national de réorganisation des marchés publics, de lutte
contre la contrefaçon et de la protection de la santé
des citoyens» qui, comme son nom l’indique, vise le
toilettage du secteur commercial. Dans ce plan,
M.
Djaâboub prévoit, mais sans avancer de date, la mise en
place à travers le pays d’un vaste réseau de marchés
publics conçu selon les standards internationaux. Les 42
marchés de gros et 830 marchés couverts que compte le
pays actuellement, sont, évidemment à ses yeux,
incapables d’assurer la couverture de toutes les
activités commerciales. Pour ce faire, une convention
sera signée entre deux banques et les APC. Deuxième
objectif recherché : le renforcement du contrôle durant
le mois du jeûne.
1 500
agents seront recrutés et 100 véhicules seront disposés
aux abords des marchés. Il a parlé aussi de la
promulgation en juillet dernier de décrets relatifs à
l’obligation d’un certificat de qualité pour la
marchandise importée ainsi que son étiquetage. A ce
sujet, il affirme que les contrôles au niveau des ports
et des frontières seront renforcés avec le recrutement
de plusieurs agents.
Amine G.
Archives de la Révolution nationale
Pour une commission chargée de la collecte
D’anciens moudjahidine de la guerre de Libération
nationale ont appelé, hier à Alger, à la mise en place
d’une commission nationale chargée de la collecte de
témoignages vivants et de documents relatifs à cette
période de l’histoire du peuple algérien. «L’écriture de
l’histoire de la Révolution nationale doit être basée
aussi sur les témoignages vivants et des documents
authentiques qui se trouvent en possession des
moudjahidine qui sont toujours en vie», ont-ils affirmé
lors d’une conférence sur «les moyens d’identifier et de
collecter les archives», tenue à l’occasion du 48e
anniversaire de la création du GPRA (19 septembre 1958).
A cet effet, Abbas Khaled, écrivain, chercheur et ancien
moudjahid, a indiqué qu’il est indispensable que «les
institutions concernées, se déplacent chez les anciens
moudjahidine, établis à l’intérieur et à l’extérieur du
pays, dans le but d’enregistrer leurs témoignages sur
leur propre expérience en tant que révolutionnaires». Il
a ajouté que les moudjahidine, dont l’âge dépasse les 70
ans, «sont souvent dans un état de santé et financier
qui les empêche d’effectuer les déplacements jusqu’à
Alger, afin de remettre des documents ou de faire acte
de témoignages». Pour sa part, un autre moudjahid,
Mohamed Arbi, a relevé qu’un nombre important de ses
pairs possèdent de grandes quantités de photos, de
documents historiques, de coupures de presse de l’époque
coloniale, pouvant servir comme référence dans
l’écriture de l’histoire de la Révolution nationale. «Je
possède personnellement quelque mille photos d’époque et
des centaines d’enregistrements de témoignages de
personnages emblématiques de l’histoire nationale»,
a-t-il confié. Dans ce contexte, Lamine Khan, membre du
GPRA, a déploré que «l’écriture de l’histoire de la
Révolution nationale émane notamment d’historiens
ennemis, où la vérité est souvent
déformée». Dans un souci de transmettre la mémoire
collective aux générations futures, M. Khan a insisté
sur la nécessité de doter les institutions chargées de
la collecte des archives, de moyens humains et matériels
nécessaires à leur mission. D’autre part, un
représentant de l’Entreprise des archives nationales,
Mohamed Abbas, a souligné l’importance de l’archive
orale qui, a-t-il dit, «constitue une alternative pour
le chercheur, en cas d’absence de l’archive écrite».
Redouane A.
Après le retrait de Boubekeur du CFCM
Soutien d’Alger à la grande Mosquée de Paris
Il n’y
a rien de fortuit au choix du moment. Deux jours après
le retrait officiel de la grande Mosquée de Paris du
CFCM en crise, l’ambassadeur d’Algérie en France, M.
Missoum Sbih, a effectué une visite au siège de cette
instance religieuse, lequel est en travaux de rénovation
dont la première phase sera achevée d’ici la fin du mois
d’octobre prochain. Lors de cette visite, M. Missoum
Sbih, accompagné du recteur de la Grande Mosquée de
Paris, M. Dalil Boubakeur, a pris connaissance des
travaux de rénovation de cet important édifice implanté
au cœur du 5e arrondissement de Paris et qui constitue
avec l’Institut du Monde arabe (IMA), limitrophe, un
ensemble harmonieux illustrant un itinéraire culturel et
historique très prisé par les touristes. Selon le chargé
du suivi de ce projet lancé en 2005, la première phase
(réfection des façades et étanchéité notamment) avance
dans des conditions normales, puisqu’elle sera achevée
d’ici «la fin du mois d’octobre» prochain.
Le
respect du style architectural de la Grande mosquée de
Paris classée monument historique par le ministère
français de la Culture, a été le critère numéro un
appliqué dans le déroulement des travaux menés par des
artisans spécialisés dans la restauration de ce type
d’édifice. Par son architecture, il rappelle l’art
andalou, reflet d’une civilisation qui durant des
siècles a jeté sur le monde un éclat incomparable.
Plusieurs donateurs contribuent, financièrement, à la
réalisation de ce projet de rénovation, dont l’Algérie.
L’Ambassadeur d’Algérie en France a noté avec un
«intérêt très marqué l’évolution des travaux qui
avancent dans des meilleures conditions». De son coté le
recteur de la grande mosquée de Paris s’est félicité
d’une telle visite dans la mesure où elle intervient à
quelques jours du début du mois sacré du Ramadhan.
Cette
visite «est un symbole très fort pour ceux qui sont
soucieux de l’importance de cet établissement de
rayonnement national et international», a-t-il déclaré.
Outre la visite de cet édifice, inauguré en 1926,
M.
Missoum Sbih s’est entretenu avec M. Dalil Boubakeur sur
la situation des musulmans en France, notamment ceux de
la communauté algérienne.
Une
discussion qui intervient à la veille de la
structuration des organisations locales nouvelles,
celles que la grande Mosquée de Paris entend fédérer
sous sa coupe.
Redouane A.
Eriad-Blanky-La Belle
L’affaire rebondit
Il y a
un peu plus d’un mois, plus exactement le 13 août
dernier, le juge d’instruction près le tribunal de
Blida, a eu à traiter une nouvelle affaire concernant la
gestion des Minoteries du Tell (ex-Eriad). Pour rappel,
au début de l’année 2006, après un mouvement de
protestation initié par des membres de la section
syndicale de cette entreprise, dont le siège est à
Blida, ces derniers avaient dénoncé la mauvaise gestion
de leur entreprise. L’enquête ouverte par la section de
recherches de la gendarmerie de Blida a duré plus de
trois mois avant de confirmer le chef d’inculpation
avancé par les syndicalistes. Une fois devant les
magistrats instructeurs, plus d’une trentaine de
personnes, dont les patrons de Blanky et La Belle
avaient été auditionnés, mais il est apparu que les deux
établissements privés avaient des relations purement
commerciales dans le cadre du processing avec
l’entreprise Eriad. Les patrons des deux entreprises
privées ont souligné aux magistrats instructeurs que
leurs relations avec les Minoteries du Tell étaient
purement commerciales, car dans le cadre du processing,
ils y faisaient
triturer du blé, conformément au cahier des charges.
Depuis samedi, les choses ont changé au niveau de
l’instruction, car nous avons appris que les patrons de
Blanky et de La Belle ont été convoqués par le juge
d’instruction près le tribunal de Blida. Il s’est avéré
que les deux entreprises privées avaient des relations
commerciales certes, mais elles étaient, selon un
contrat, astreintes à une programmation, ce qui n’a pas
été le cas ; provoquant un manque à gagner aux
Minoteries du Tell de plusieurs millions de dinars. Au
vu de cette nouvelle situation, le directeur du groupe
La Belle s’est présenté dimanche devant le magistrat, en
compagnie de son avocat. Par contre, celui de Blanky
aurait, selon notre source, dépêché son avocat, porteur
d’un certificat médical. Dans ce cas de figure, la loi
précise que si l’inculpé ne répond pas aux convocations
du magistrat, celui-ci pourrait se déplacer au chevet du
malade pour l’interroger, comme il est de son droit de
le transférer dans un hôpital où il sera placé en
observation.
B.
M.
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