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Marché Triolet
Une association
demande une commission d’enquête
127 commerçants
sur les 420 qui y exerçaient, se sont vu exclus de la liste des
bénéficiaires, a relaté le conférencier.
Lors d’une
conférence de presse animée, hier, par Hafaifa Ayache président de
l’association pour la protection de l’activité commerciale, celui-ci
a longuement insisté sur la nécessité de l’effacement des impôts des
petits commerçants, l’interdiction des marchés informels ainsi que
l’ouverture du dossier des commerçants du marché Triolet.
Ce dernier point,
sur lequel l’orateur a abondé tout au long de la conférence,
concerne les commerçants victimes des inondations du 10 novembre
2001 de Bab El Oued. En fait, suite à ces dégâts, le marché
Triolet, qui dépendait à cette époque de l’APC de Bab El Oued a été
reconverti en une EPIC gérée par la wilaya d’Alger, donc la wilaya
déléguée de la circonscription administrative de Bab El Oued. Ainsi,
après son réaménagement et sa transformation en un centre
commercial, 127 commerçants sur les 420 qui y exerçaient par le
passé, se sont vu exclus de la liste des bénéficiaires, a relaté le
conférencier. Celui-ci a dénoncé le «favoritisme» dont ont usé les
responsables locaux dans la distribution des locaux commerciaux. A
cet effet, a revendiqué M. Ayache, «on exige l’installation d’une
commission d’enquête pour faire toute la lumière sur les tenants et
les aboutissants de l’opération de distribution de ces locaux». A
propos de ce même point, le conférencier s’est posée la question sur
la destination des 500 000 dollars octroyés par la Banque africaine
de développement (BAD) aux commerçants sinistrés de Bab El Oued.
«Les commerçants n’ont pas été indemnisés et le sort réservé à cette
somme reste à ce jour inconnu», a indiqué l’orateur. Ce dernier est
tout de même revenu sur les 60 habitations et locaux commerciaux au
niveau de l’APC de Bab El Oued censés être fermés, comme le stipule
une décision de la Présidence de la République, mais qui demeurent à
ce jour ouverts. «Toutes les habitations et les locaux commerciaux
touchés par les inondations de 2002 sont concernés par une décision
émanant des hautes sphères de la République ordonnant leur fermeture
définitive à toute activité commerciale. Mais force est de constater
que les responsables locaux les ont rouverts, après avoir
délocalisés leurs propriétaires, et les ont attribués à d’autres
personnes», a expliqué M. Ayache. Par ailleurs, l’orateur s’est
montré intransigeant sur la nécessité de l’effacement des impôts des
petits commerçants. «Les commerçants n’ont pas de quoi payer les
impôts, le marché anarchique les a poussés à la faillite», a-t-il
souligné. Selon le président de l’association de protection de la
l’activité commerciale, «il est temps de tourner la page, et ce, en
effaçant les impôts des petits commerçants et l’interdiction du
marché informel afin d’éviter de tomber dans les erreurs du passé».
Aomar Fekrache
Haut
Sûreté de la wilaya d’Alger
Trois coups de
filet à El Harrach
Un point de presse
a été organisé, hier, par la cellule de communication et des
relations publiques de la Sûreté de la wilaya d’Alger pour faire un
bilan du mois en cours. Les animateurs de ce rendez-vous médiatique
sont respectivement, le chargé de la communication de cette
institution, accompagné par un représentant de la division de la
police judiciaire d’El-Harrach, Badr-Eddine Hedébel et un
responsable de la BRI (brigade recherche et investigation) affiliée
à la Sûreté de la wilaya d’Alger, M. Mohamed.
Badr-Eddine
Hedébel a entamé la conférence en révélant les dernières opérations
effectuées par leurs éléments au niveau de la daïra d’El-Harrach au
cours de ce mois. Il a fait état du traitement de trois affaires. La
première concerne cinq individus dont deux d’entre eux sont sous
mandat de dépôt et deux autres sous contrôle judiciaire. L’affaire
en question remonte au début du mois en cours. Suite à une
déclaration de vol d’un camion à Beaulieu, les services de sécurité
se sont mobilisés sur le champ. Notre interlocuteur a ajouté
qu’après des investigations, il ont réussi à identifier les
commanditaires du vol, qui répondent aux initial de (W.W.), (D.A.A.),
(M.C.). Quelques jours plus tard, une 206 a connu le même sort dans
la même daïra, a indiqué notre source. Après avoir enquêté sur ce
deuxième forfait, les élément de la BNPJ se sont rendu compte que
les deux délits étaient perpétrés par le même gang. Suite à cela,
les services d’ordre ont déployé des policiers en civil à côté des
domiciles des suspects. Cette opération a permis d’appréhender l’un
des voleurs, (D.A.A.) qui a reconnu les faits avant de dénoncer ses
acolytes lesquels sont toujours recherchés. Par la suite, deux
autres ont été arrêtés alors qu’ils venaient rendre visite à (D.A.A.).
Il s’est avéré que l’un d’entre eux a fait l’objet de quatre mandats
d’arrêt. L’affaire s’est soldée par la mise sous mandat de dépôt du
dénommé (D.A.A.) tandis que les deux autres sont sous contrôle
judiciaire. La deuxième affaire relatée par Badr-Eddine Hedébel
concerne la récupération de 113 millions de centimes des 114
millions dérobés par un mineur âgé de 15 ans. Le responsable en
question a précisé que cet adolescent n’est autre que le beau-frère
de la victime. Dans le même sillage, les services de sécurité ont
aussi récupéré 13 millions de centimes subtilisés par un garçon de
13 ans dans le quartier dit La Montagne de la même circonscription
administrative (El-Harrach). Cela est arrivé après que la mère et
l’oncle du petit se soient présentés chacun de son côté pour faire
état respectivement, de la fugue du môme et de la disparition d’une
somme de
80 millions de
centimes. Il y a lieu de préciser que le petit a été délesté à son
tour par un jeune délinquant aux environs de la place des Martyrs,
où il s’était rendu juste après sa fugue. Quant au représentant du
BRI, il a parlé du démantèlement d’un réseau constitué de 5
personnes dont une femme spécialisé dans le trafic de documents
administratifs toutes catégories: permis de conduire, vignettes,
cartes grises, cartes d’assurances, registres du commerce, etc
ainsi que le vol des voitures. Le réseau en question disposait
également des cachets de toutes administrations y compris ceux de la
police et de l’institution militaire. Suite à ce coup de filet
laborieux, les services de sécurité ont récupéré huit véhicules qui
ont été d’ailleurs reconnus par leurs propriétaires.
Salah Harirèche
Haut
Circulation routière
Alger étouffe
dès 10 heures
La circulation
routière devient de plus en plus difficile à Alger. Pour le commun
des mortels, la capitale souffre du problème des encombrements et
autres embouteillages tout au long de la journée, notamment la
matinée. Durant les heures de pointe, particulièrement la matinée à
partir de
10 heures, du côté
de la place des Martyrs vers la Grande Poste en allant jusqu’à la
place du 1er mai, la circulation automobile devient l’une des tâches
les plus pénibles pour les milliers d’automobilistes qui empruntent
cet axe routier de l’algérois. Boulevards, rues et ruelles tout est
obstrué. Les voitures, de par leur nombre important, rendent très
difficile la circulation. Parfois d’ailleurs, il est plus aisé de
rejoindre son poste de travail à pied qu’en voiture.
A Alger-Centre,
par exemple, se déplacer par un moyen motorisé entre 7h30 et 8h00,
n’est pas de tout repos. A l’image de cet automobiliste rencontré
hier matin à Alger-Centre, se rendant à pied à son travail, car
beaucoup mieux que de prendre sa voiture ou encore un taxi. Le parc
automobile d’Alger a connu une telle augmentation que le trafic
routier en est saturé. D’où la nécessité de revoir la politique de
la circulation routière dans la capitale. Dans quelques années, il
sera impossible de circuler en voiture à Alger et sa banlieue, ne
cesse-t-on d’entendre ici et là. Si la situation est vraiment
préoccupante à Alger-Centre, elle l’est certainement aussi en
banlieue. Ce qui explique, du moins en partie, les retards des
travailleurs. Dans ce contexte, convient-il de souligner, la
concrétisation, le plus tôt possible, du métro d’Alger constituera
une bouée de sauvetage pour les habitants de la capitale et de ses
environs. La mise en circulation de ce moyen de transport est plus
que salvatrice.
K. B.
Haut
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