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Colloque à Oran
Discours sur
l’écriture féminine
Les travaux du
colloque international «Ecriture féminine : réception, discours et
représentations», organisé par le centre de recherche en
anthropologie culturelle (CRASC) les 18 et 19 du mois en cours à
Oran, ont polarisé autour des écrits des écrivaines maghrébines.
En présence d’un
grand nombre d’enseignants et de chercheurs en littérature et écrits
de femmes, cette rencontre de deux jours, inscrite dans le cadre
d’un projet de recherche intitulé, «Etudes de la littérature
algérienne et maghrébine», visait à faire connaître la littérature
féminine et les travaux de femmes de lettres comme Assia Djebbar et
Ahlem Mostaghanemi, et débattre de certaines œuvres et écrits
féminins. Plusieurs thèmes ont alimenté les travaux de ce colloque
dont «Schehrazed et le discours féminin», «A corps et à cris :
résistances corporelles chez les écrivaines maghrébines» et
«Féminisme et/ou autobiographie : de Simone de Beauvoir à Fatima
Mernissi». Le Professeur Abdelhamid Hanoune, recteur de la faculté
de lettres de l’Université d’Annaba, dans sa conférence intitulée «Schehrazed
et le discours féminin», estime que le discours peut être considéré
comme des plus modernes dans les approches littéraires de l’époque.
Il considère la littérature comme le discours le plus fertile chez
les Arabes et le discours de Schehrazed dans «Les Mille et Une
Nuits» comme novateur et révolutionnaire. «Schehrazed est devenue
le véhicule du discours féminin aussi bien en Orient qu’en
Occident», a indiqué le conférencier précisant que le discours
féminin dans la littérature arabe, contemporaine et moderne, est
souvent intimement lié à la narratrice des «Mille et Une Nuits».
Pour sa part, Mme
Christine Detrez, enseignante à l’Ecole normale supérieure des
lettres et sciences humaines de Lyon (France) a insisté sur
l’intérêt accordé au corps féminin dans les écrits des/et pour les
femmes. Lors de son intervention intitulée «Résistances corporelles
chez les écrivaines maghrébines», Mme Christine Detrez a évoqué
plusieurs cas des résistances exprimées dans les écrits de Fouzia
Zouari, Nina Bouraoui, Malika Mokaddem et Assia Djebbar qui avaient
mis en relief, dans leurs œuvres, les différentes expressions des
résistances corporelles. Mme Van Der Poel, la directrice du
département de français à l’Université d’Amsterdam (Hollande) a mis
l’accent sur les similitudes entre Simone de Beauvoir et la
sociologue marocaine Fatima Mernissi qui se résument dans la
militance pour leurs droits à l’enseignement et à l’amélioration de
leur niveau de leurs connaissances. Une promenade dans l’œuvre d’une
des plus grandes intellectuelles arabes, Fatima Mernissi, nous
édifie sur sa minutie à cerner les problématiques des femmes
maghrébines dans une dialectique salutaire qui convoque aussi les
femmes européennes.
Mme Van Der Poel
s’interrogera à l’occasion, dans sa communication, si Fatima
Mernissi n’est pas finalement la Simone de Beauvoir des temps
actuels.
H. K./Agences
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Selon M. Hakim Taoussar, DG de l’ONDA
Les auteurs
compositeurs africains lésés dans leurs droits
n Les recettes du
Comité africain des sociétés des droits d’auteurs compositeurs ne
dépassent pas 0,4 pc du montant recouvré par la Confédération
internationale qui compte des comités dans les cinq continents, a
affirmé le directeur général de l’Office national des droits
d’auteurs et droits voisins (ONDA), Abdelhakim Taoussar.
S’appuyant sur une
étude réalisée, il y a deux ans, par la Confédération internationale
des sociétés des droits d’auteurs et compositeurs (CISAC), M.
Taoussar a appelé, lors de la réunion annuelle de leur comité, tenue
jeudi dernier à Alger, les présidents des sociétés africaines de
protection des droits d’auteurs compositeurs, à coordonner leurs
efforts et coopérer en vue de réaliser de meilleurs résultats au
profit, en premier lieu, des ayants droit.
Il a exprimé, à ce
propos, la disposition de l’Algérie à poursuivre ses efforts initiés
depuis la mise en branle du processus de son adhésion à
l’Organisation mondiale du commerce (OMC), tout en expliquant qu’il
s’agissait d’abord de réviser les textes régissant les droits
d’auteurs et droits voisins et de les conformer aux législations
internationales ainsi que de restructurer l’ONDA à l’effet de
permettre à cet organisme de suivre les évolutions survenues à
l’échelle mondiale. Pour sa part, le représentant du ministère de
la Culture, Noureddine Lardjane, a insisté sur l’urgente nécessité
de «créer une structure au sein de l’Union africaine (UA) qui sera
chargée de la coordination des efforts en vue de la protection de la
propriété intellectuelle dans le continent» et d’élaborer «un plan
d’action» pour les organismes concernés en Afrique. Le représentant
du ministère de la Culture a, à ce titre, mis en exergue «les
efforts consentis ces dernières années par le CISAC pour le
développement et l’optimisation du rendement des sociétés africaines
exerçant dans le domaine» et pour leur fournir soutien et assistance
leur permettant «d’être au fait des progrès atteints dans le domaine
des nouvelles technologies de l’information et de la
communication». Le CISAC projette d’intégrer ces sociétés au système
d’information unifié qui vise la création d’une base mondiale de
données permettant de coordonner les efforts en vue de la
protection des droits d’auteurs, a noté M. Lardjane.
R. C.
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