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Colloque à Oran

Discours sur l’écriture féminine

Selon M. Hakim Taoussar, DG de l’ONDA

Les auteurs compositeurs africains lésés dans leurs droits

 

 20/11/06

 

 Colloque à Oran

Discours sur l’écriture féminine

Les travaux du colloque international «Ecriture féminine : réception, discours et représentations», organisé par le centre de recherche en anthropologie culturelle (CRASC) les 18 et 19 du mois en cours à Oran, ont polarisé autour des écrits des écrivaines maghrébines.

En présence d’un grand nombre d’enseignants et de chercheurs en littérature et écrits de femmes, cette rencontre de deux jours, inscrite dans le cadre d’un projet de recherche intitulé, «Etudes de la littérature algérienne et maghrébine», visait à faire connaître la littérature féminine et les travaux de femmes de lettres comme Assia Djebbar et Ahlem Mostaghanemi, et débattre de certaines œuvres et écrits féminins. Plusieurs thèmes ont alimenté les travaux de ce colloque dont «Schehrazed et le discours féminin», «A corps et à cris : résistances corporelles chez les écrivaines maghrébines» et «Féminisme et/ou autobiographie : de Simone de Beauvoir à Fatima Mernissi». Le Professeur Abdelhamid Hanoune, recteur de la faculté de lettres de l’Université d’Annaba, dans sa conférence intitulée «Schehrazed et le discours féminin», estime que le discours peut être considéré comme des plus modernes dans les approches littéraires de l’époque. Il considère la littérature comme le discours le plus fertile chez les Arabes et le discours de Schehrazed dans «Les Mille et Une Nuits» comme novateur et révolutionnaire.  «Schehrazed est devenue le véhicule du discours féminin aussi bien en Orient qu’en Occident», a indiqué le conférencier précisant que le discours féminin dans la littérature arabe, contemporaine et moderne, est souvent intimement lié à la narratrice des «Mille et Une Nuits».

Pour sa part, Mme Christine Detrez, enseignante à l’Ecole normale supérieure des lettres et sciences humaines de Lyon (France) a insisté sur l’intérêt accordé au corps féminin dans les écrits des/et pour les femmes. Lors de son intervention intitulée «Résistances corporelles chez les écrivaines maghrébines», Mme Christine Detrez a évoqué plusieurs cas des résistances exprimées dans les écrits de Fouzia Zouari, Nina Bouraoui, Malika Mokaddem et Assia Djebbar qui avaient mis en relief, dans leurs œuvres, les différentes expressions des résistances corporelles. Mme Van Der Poel, la directrice du département de français à l’Université d’Amsterdam (Hollande) a mis l’accent sur les similitudes entre Simone de Beauvoir et la sociologue marocaine Fatima Mernissi qui se résument dans la militance pour leurs droits à l’enseignement et à l’amélioration de leur niveau de leurs connaissances. Une promenade dans l’œuvre d’une des plus grandes intellectuelles arabes, Fatima Mernissi, nous édifie sur sa minutie à cerner les problématiques des femmes maghrébines dans une dialectique salutaire qui convoque aussi les femmes européennes.

Mme Van Der Poel s’interrogera à l’occasion, dans sa communication, si Fatima Mernissi n’est pas finalement la Simone de Beauvoir des temps actuels.

H. K./Agences

 

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Selon M. Hakim Taoussar, DG de l’ONDA

Les auteurs compositeurs africains lésés dans leurs droits

n Les recettes du Comité africain des sociétés des droits d’auteurs compositeurs ne dépassent pas 0,4 pc du montant recouvré par la Confédération internationale qui compte des comités dans les cinq continents, a affirmé le directeur général de l’Office national des droits d’auteurs et droits voisins (ONDA), Abdelhakim Taoussar.

S’appuyant sur une étude réalisée, il y a deux ans, par la Confédération internationale des sociétés des droits d’auteurs et compositeurs (CISAC), M. Taoussar a appelé, lors de la réunion annuelle de leur comité, tenue jeudi dernier à Alger, les présidents des sociétés africaines de protection des droits d’auteurs compositeurs, à coordonner leurs efforts et coopérer en vue de réaliser de meilleurs résultats au profit, en premier lieu, des ayants droit.

Il a exprimé, à ce propos, la disposition de l’Algérie à poursuivre ses efforts initiés depuis la mise en branle du processus de son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), tout en expliquant qu’il s’agissait d’abord de réviser les textes régissant les droits d’auteurs et droits voisins et de les conformer aux législations internationales ainsi que de restructurer l’ONDA à l’effet de permettre à cet organisme de suivre les évolutions survenues à l’échelle mondiale.  Pour sa part, le représentant du ministère de la Culture,  Noureddine Lardjane, a insisté sur l’urgente nécessité de «créer une structure au sein de l’Union africaine (UA) qui sera chargée de la coordination des efforts en vue de la protection de la propriété intellectuelle dans le continent» et d’élaborer «un plan d’action» pour les organismes concernés en Afrique.  Le représentant du ministère de la Culture a, à ce titre, mis en exergue «les efforts consentis ces dernières années par le CISAC pour le développement et l’optimisation du rendement des sociétés africaines exerçant dans le domaine» et pour leur fournir soutien et assistance leur permettant «d’être au fait des progrès atteints dans le domaine des nouvelles technologies  de l’information et de la communication». Le CISAC projette d’intégrer ces sociétés au système d’information  unifié qui vise la création d’une base mondiale de données permettant de  coordonner les efforts en vue de la protection des droits d’auteurs, a noté M. Lardjane.               

R. C.

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