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Affaire BRC

Chakib Khelil contre-attaque

Ouyahia anime un meeting mercredi à Annaba

Le RND passe à l’offensive

Temmar en Corée du Sud

Faciliter l’investissement

Congrès des hommes d’affaires arabes

Les investisseurs veulent la suppression du visa

Affaires BADR et BNA

Les magistrats ordonnent la poursuite des enquêtes

Augmentation des salaires de 15 % à Sonatrach

L’accord  signé

Etusa

Le calvaire des travailleurs compressés continue

Santé publique

Les psychologues en effervescence 

Sénatoriales à Béjaïa

Les manœuvres ont commencé

Election de l’APW de Tizi Ouzou

Coalition FFS/FLN reconduite

Le monument nettoyé de 15 000 tonnes de déchets

Le jardin d’essais d’El Hamma ouvert en 2007

Volées en Belgique

Des œuvres d’art recherchées par la police algérienne

Formation professionnelle

Des écoles privées menacées de disparition

Cahier des charges

Les diplômes ramenés à leur vrai niveau ?

Salah-Eddine Helali, délégué général de l’ANEFA (*)

«L’important, c’est de résoudre le problème des compétences»

 

 20/11/06

 

 Affaire BRC

Chakib Khelil contre-attaque

S’interrogeant sur les raisons motivant «le harcèlement» dont est l’objet son département ministériel, il a cru utile de préciser que BRC est une petite société «qui n’a fait que faire son travail».

Entre autres questions qui lui ont été posées, hier, lors de l’émission «En toute franchise» de la Chaîne III,  Chakib Khelil, a eu à s’exprimer sur les accusations de surfacturations portées à l’encontre de la Brown, Roots and Condor, (BRC), lors des travaux d’aménagements du nouveau siège du ministère de l’Energie et des Mines. Dans sa réponse à la question posée à ce sujet, le ministre de l’Energie a tenu à préciser qu’il n’avait pas été convoqué par la police, pas plus, qu’il n’avait eu vent d’un rapport émanant de l’IGF.  «BRC est une entreprise autonome, relevant du ministère de l’Energie. Elle a réalisé des hôpitaux militaires à Oran et à Constantine de même que des oléoducs. Ce n’est pas au ministère de répondre à sa place pour ce qui concerne cette question». S’interrogeant sur les raisons motivant «le harcèlement»                dont est l’objet son  département ministériel, il a cru utile de préciser que le BRC est une petite société «qui n’a fait que faire son travail». Relancé par le journaliste quant au manque de transparence qui aurait été constaté lors de la passation du marché, «de gré à gré»   dont a bénéficié BRC,  Chakik Khelil a déclaré qu’il ne répondrait que lorsqu’il aura vu le rapport de l’IGF. Et de poursuivre : «les marchés de gré à gré sont une opération courante pour pouvoir entreprendre, rapidement, certains types de

travaux». Et de poursuivre : «Et puis, qui est apte à juger si un produit a été surfacturé ou

pas ?». C’est la première fois, en dehors de sa courte déclaration à l’APN, que le ministre réagit publiquement sur ce dossier.

Le ministre de l’Energie et des Mines a, par ailleurs, eu à parler des efforts engagés pour développer les productions pétrolière, minière et celle de l’énergie électrique. Il a précisé que 67 nouvelles découvertes d’hydrocarbures avaient été réalisées depuis l’amendement de la loi sur les hydrocarbures, dont 9 avec les moyens de Sonatrach. Il a, un peu plus loin, estimé que les recettes engrangées  par la vente d’hydrocarbures, durant l’année 2005, à 45 milliards de dollars. 

Le ministre a, en outre, annoncé que trois raffineries de pétrole allaient commencer à être réalisées à Adrar, Skikda et Tiaret et qu’un certain nombre de centrales électriques sont en construction, en diverses régions du pays. Il a tenu, aussi, à faire part de l’intérêt de l’Algérie pour les énergies nouvelles et renouvelables en annonçant la construction d’une centrale hybride solaire à Hassi R’Mel et d’une ferme éolienne à Tindouf.

Pour ce qui concerne les secteurs gazier et pétrolier, M. Khelil a, par ailleurs, annoncé la réception par Sonatrach, de cinq postes de chargement en haute mer et la prochaine acquisition par l’Algérie, d’un pétrolier de 300 000 tonnes de capacité.  

Evoquant les 13 unités de dessalement d’eau de mer, actuellement en voie de réalisation, tout au long de la côte algérienne, il a indiqué qu’elles vont permettre, une fois terminées, de livrer une quantité additionnelle de 60 litres d’eau à chaque algérien.

Concernant le secteur minier, il a noté le grand intérêt manifesté par de nombreux opérateurs algériens et étrangers et se traduisant par de substantiels investissements, notamment, pour ce qui concerne les exploitations de l’or, du cuivre et du zinc. «Entre 2000 et 2006, nous avons enregistré 1000 nouveaux opérateurs dans le secteur minier qui, durant cette période, a généré des recettes de l’ordre de 2,9 milliards de dinars».

Chakib Khelil a noté, d’autre part, que la puissance électrique installée avait atteint 7100 mégawatts, à juin 2006, et que le taux  d’électrification, au niveau national était passé à 96%, permettant d’alimenter, à ce jour, 5,6 millions d’abonnés alors que le nombre de ménages ayant accès au gaz a atteint les 2,2 millions. A propos d’une éventuelle augmentation du prix de l’énergie électrique, il a considéré qu’un rapport a été remis, en ce sens, au gouvernement par la Commission de régulation de l’électricité et qu’il appartenait à celui-ci de trancher. «Le gouvernement peut décider soit d’une augmentation du prix de l’énergie soit, alors, accorder des subventions à Sonelgaz pour qu’elle puisse réaliser les investissements nécessaires à son développement». Le ministre a tenu, par ailleurs, à démentir le départ de 2000 cadres de Sonatrach. «En réalité il y en a eu, seulement, une quarantaine. Ils sont allés multiplier leurs salaires par dix ou par quinze. Nous formons des cadres, continuellement, c’est pour cela que leur départ n’a pas créé de problèmes particuliers». Répondant, indirectement, aux revendications salariales formulées par le syndicat des pétroliers, le ministre de l’Energie et des mines a considéré que les travailleurs de Sonatrach sont bien payés «par rapport à la moyenne des salaires en Algérie. On ne peut payer 10 ou 15 fois plus. C’est impossible». 

Ahmed Mahieddine

 

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Ouyahia anime un meeting mercredi à Annaba

Le RND passe à l’offensive

C’est un RND offensif que nous découvrons ces derniers temps. Est-ce sa reprise de la présidence tournante de l’alliance qui le stimule ? Peut-être dans la mesure où ce regain d’activité est visible depuis le passage du témoin intervenu il y a quelques jours à peine. Oui mais les activités du SG sont strictement partisanes et n’ont rien à voir avec l’alliance. En effet, après la réunion de ce week-end avec les élus et les militants, le patron du RND est annoncé ce mercredi à Annaba. Il présidera, indique le communiqué parvenu hier à notre rédaction, une réunion des cadres et des militants. Il est vrai que dans la perspective des sénatoriales programmées pour le 28 décembre prochain, ce parti qui cultive des ambitions légitimes, ne peut rester en marge et se devait d’entamer sa campagne pour renforcer sa présence au niveau du Conseil de la nation. De plus, à son départ de la chefferie du gouvernement, Ahmed Ouyahia avait indiqué qu’il allait se consacrer à son parti, délaissé en raison d’un agenda chargé d’obligations gouvernementales. Mais faut-il pour autant se suffire de cette explication ? Il est certes vrai que son retour à ses charges partisanes n’a pas été de tout repos puisqu’il avait coïncidé avec la résurrection du mouvement de redressement apparu après les élections de mai 2002. Toutefois on ne peut occulter cette impression qu’avait laissée le patron du RND d’être un homme isolé et tétanisé par la présence trop voyante d’un FLN trop sûr de lui et de l’appui du président de la République. A telle enseigne qu’il a réussi à créer le vide autour de lui, réduisant non seulement le RND au silence mais aussi toutes les autres formations politiques. En effet, durant plusieurs semaines, il n’y en avait que pour les responsables du FLN. On pourra dire que contrairement aux autres, eux savent communiquer. Mais cette explication, pour aussi vraie qu’elle le soit, il reste qu’elle ne tient pas compte de cette réalité rencontrée quotidiennement. Que les autres responsables politiques ont facilité les choses en se murant dans le silence qu’ils ont observé. Ils se sont montrés tout simplement incapables de faire face à la déferlante FLN. Leur communication a été out. Délaissant ainsi toute initiative au seul profit de la formation de Belkhadem, les partis n’avaient d’autre choix que de se taire ou faire du suivisme sur les positions du plus vieux parti. Mais si l’on se fie à l’évolution de la situation politique, on est amené légitimement à se demander si ces partis n’étaient pas dans l’attente d’un signal en vue de réinvestir la scène politique. Le report du référendum portant révision de la Constitution est-il ce signal attendu ? Possible. Le RND, lui, s’est réapproprié la scène politique alors que bizarrement le FLN semble en retrait. Faut-il mettre cet état sur le compte des difficultés internes de ce parti, incapable de parachever son opération de restructuration ? Si elles ne sont pas la principale cause, elles ne sont pas toutefois étrangères à cette impression laissée depuis quelques jours. Mais le reproche qui pourrait être fait pour le reste de la classe politique est leur démission. En effet, alors que l’occasion se présente de nouveau pour reprendre l’initiative, elle donne l’impression d’être totalement absente. Ne s’engageant que peu sur des questions qui pourtant engagent le devenir de toute la société. En laissant le duel RND-FLN s’installer, les responsables de partis ratent une occasion pour marquer leur différence et démontrer qu’ils ont aussi des positions politiques à défendre. Et si elles rejoignent celles défendues par l’un ou l’autre de ces deux partis et bien c’est tant mieux. L’essentiel étant de ne pas céder à cette bipolarité qui s’installe et qui, à terme, ne sera que préjudiciable. Les défenseurs de l’option du pluralisme politique n’auront aucun argument à faire valoir lorsqu’il s’agira de s’opposer à l’exigence de recueillir 5% des suffrages pour pouvoir continuer à exister.

Nadia Kerraz

 

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Temmar en Corée du Sud

Faciliter l’investissement

Le ministre a rencontré au siège de l’ambassade d’Algérie une quarantaine de cadres algériens en stage en Corée

Le ministre des Participations et de la promotion de l’investissement,  Hamid Temmar, en visite de travail en République de Corée, ces derniers jours à la tête d’une «très forte délégation» d’hommes d’affaires, a remis au président coréen, M. Roh Moo-Hyun, un message écrit du Président de la République,  Abdelaziz Bouteflika, a rapporté hier d’Algérie à Séoul dans un communiqué parvenu à l’APS. Au cours des audiences qui l’ont réuni avec le chef de l’Etat sud-coréen puis avec son ministre des Affaires étrangères, les engagements pris par les deux pays de mettre en œuvre la «Déclaration de partenariat stratégique signée cette année à Alger par les deux Présidents ont été réaffirmés», précise cette source.

Ces entretiens ont également permis, selon les termes du communiqué, «d’évaluer les progrès accomplis depuis le Sommet d’Alger de mars 2006 et de définir les grandes lignes d’un programme d’actions prioritaires à mener à court et moyen terme». M. Temmar a participé, d’autre part, à la deuxième session conjointe des «task-forces», ces groupes de travail mis en place et par la Corée et par l’Algérie pour veiller au développement des relations bilatérales. Au cours de la réunion, élargie aux hommes d’affaires du public et du privé des deux pays, il a été question «d’identification des mesures opérationnelles à prendre pour faciliter davantage les flux d’investissements et d’échanges». Selon la même source, la visite de travail de M. Temmar a aussi permis des contacts «directs et approfondis» entre les opérateurs des deux pays à travers notamment la tenue d’un «Road-Show» que le ministre a ouvert par un exposé suivi d’un débat sur les opportunités qu’offre l’économie algérienne pour un partenariat avec cette puissance industrielle et technologique d’Asie. Le ministre s’est par ailleurs entretenu avec plusieurs ministres coréens notamment ceux du Commerce, de l’Industrie et de l’Energie, du Commerce extérieur, et de la Construction et des Transports.

M. Temmar a également rencontré les présidents de la Fédération des industries coréennes, qui rassemble les 300 plus grandes entreprises du pays, de l’Association coréenne pour le commerce extérieur (100 membres représentant

30 000 entreprises), de l’Organisation coréenne pour le commerce et l’investissement (KOTRA), organisme public de soutien au commerce et à l’investissement international, ainsi que le premier responsable de l’Agence coréenne de coopération  internationale. Les responsables de ces organisations ont affirmé «l’importance qu’ils accordent à la coopération avec l’Algérie», et ont débattu avec M. Temmar des programmes qu’ils mettraient enœuvre en vue de soutenir les investissements coréens en Algérie, selon la représentation diplomatique algérienne à Séoul. La visite du ministre a été également marquée par des déplacements dans plusieurs complexes industriels où il a exposé les opportunités d’investissement qui s’offrent à leurs dirigeants, notamment dans les domaines de l’électronique, de la sidérurgie, des mines et de la pétrochimie.  A l’occasion, les deux parties ont évalué les projets algéro-coréens en cours de réalisation et discuté de nouveaux projets dont le suivi sera assuré par le déplacement à Alger de délégations de ces entreprises, affirme le communiqué de l’ambassade. Dans la ville industrielle de Daejeon, le ministre a fait aux hommes d’affaires et investisseurs potentiels de la région un nouvel exposé sur le climat des affaires en Algérie. En outre, M. Temmar a rencontré au siège de l’ambassade d’Algérie une quarantaine de cadres algériens en stage en Corée pour procéder à une évaluation du programme de formation en cours et «affiner l’organisation des sessions de formation prévues en 2007 pour quelque 120 autres cadres», rapporte la même source.

Redouane A.

 

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Congrès des hommes d’affaires arabes

Les investisseurs veulent la suppression du visa

La suppression du visa est l’une des principales recommandations des hommes d’affaires ayant participé au 10e Congrès des hommes d’affaires arabes, organisé durant deux jours à l’hôtel Hilton. Lors d’une conférence de presse, Omar Ramdane, président du Forum des chefs d’entreprise (FCE) a parlé aussi de la nécessité de créer une sorte de guichet unique pour les promoteurs de grands projets. Les investisseurs qui ont des projets importants doivent s’adresser à un seul haut responsable qui se chargera de l’ensemble des procédures. En qualifiant le congrès de succès, comme première évaluation suite au nombre important de rencontres bilatérales entre les hommes d’affaires arabes, Omar Ramdane a relevé que certains secteurs font l’objet d’un intérêt particulier tels le tourisme et les services. Cependant, peu d’engouement a été enregistré pour le dossier de privatisation des entreprises publiques, a-t-il révélé. Les investisseurs arabes, qui ont rencontré les ministres à l’occasion des ateliers organisés, se sont plaints des lenteurs administratives et bancaires notamment. Par ailleurs, Omar Ramdane a estimé que le 10e Congrès arabes était une occasion pour améliorer l’image de l’Algérie vis-à-vis des opérateurs et par la même occasion leur fournir des informations plus exactes sur la réalité économique du pays. A titre d’exemple, plusieurs hommes d’affaires croyaient que l’Etat détenait encore le monopole sur le secteur industriel et économique, a-t-il indiqué en annonçant que l’ensemble des recommandations qui seront émises par les investisseurs ayant participé au congrès seront transmises aux autorités algériennes en vue de donner une suite et d’apporter les solutions adéquates. Cependant, les hommes d’affaires rencontrés en marge du Congrès ont tenu à s’exprimer sur certaines contraintes telles que les lenteurs au niveau des banques.

 

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Affaires BADR et BNA

Les magistrats ordonnent la poursuite des enquêtes

Même si le procès, en première instance, concernant l’affaire de l’agence BADR de Birkhadem, et celui, prochain, de la BNA, se trouvent au niveau de la justice, les enquêtes concernant ces deux scandales financiers ne sont pas terminées, apprenons-nous de source proche de ces dossiers. D’autres éventuelles dilapidations pourraient être découvertes au fur et à mesure de l’avancée de l’enquête qui serait demandée par les juges d’instruction en charge de ces affaires, ajoute cette source. Des commissions rogatoires pourraient être installées pour le suivi de ces enquêtes, poursuit-on de même source. En ce qui concerne l’affaire de l’agence BADR de Birkhadem, l’affaire de MVS, une des «sociétés écrans» du groupe DIGIMEX, spécialisée dans le bitumage et travaux dans des aéroports, ayant bénéficié de crédits bancaires de cette agence, «sans garantie de remboursement», ne serait, explique cette source, qu’une partie de cette affaire qui ne serait, malgré le verdict prononcé, avant-hier, par le tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs, qu’à son début.

Les travaux de la commission mixte installée, récemment, et composée de représentants de différents ministères, dont celui des Finances et celui du Commerce, ainsi que par les Douanes, seront portés à la connaissance des magistrats dont ceux en charge des dossiers de la BADR et de la BNA, selon une source. Il s’agit d’enquêter sur les importations soi-disant financées par ces deux banques depuis l’année 1994 jusqu’à aujourd’hui. La création de cette commission mixte avait été décidée suite à la découverte d’importations fictives dans les scandales financiers liés à ces deux banques, ajoute cette source. Plusieurs parmi les accusés, dont le patron de DIGIMEX et des bénéficiaires de crédits bancaires dans l’affaire de l’agence BADR de Birkhadem d’avoir fait valoir ces importations fictives pour justifier et obtenir des demandes de crédits bancaires. La commission créée, récemment, a pour but, entre autres, de s’assurer que toutes les importations annoncées dans le cadre de demandes de prêts bancaires de ces deux bancaires, depuis 1994 jusqu’à aujourd’hui, ont bel et bien eu lieu.

Ce qui ferait dire à une source judiciaire que ces deux scandales pourraient connaître d’autres procès, à l’exemple de l’affaire MVS, liée au groupe DIGIMEX et dont le procès se tiendrait séparément de celui de ce groupe. Ceci sans parler du fait que l’agence BNA de Bouzaréah est citée dans une affaire liée à l’affaire de l’agence Khalifa de Chéraga et que le groupe DIGIMEX est cité dans l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank pour «obtention illégale de crédits bancaires» auprès de la banque de Khalifa Abdelmoumen.

M. Abi

 

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Augmentation des salaires de 15 % à Sonatrach

L’accord  signé

L’accord portant augmentation salariale de 15%  pour le personnel de Sonatrach a été signé entre le syndicat de ladite entreprise et la Direction des ressources humaines (DRH). Le report à aujourd’hui  de cette signature s’explique  par l’indisponibilité des  premiers responsables du secteur des hydrocarbures ces jours-ci, notamment avec les visites consécutives des responsables étrangers en Algérie. C’est ce que nous a avancé le SG du syndicat d’entreprise de Sonatrach, Lamouri Abdelkrim, que nous avons rencontré hier au siège de son syndicat. La signature intervient après deux semaines de négociations. L’accord  entre les parties concernées, pour une augmentation de

15 % au lieu de 12%, a été sanctionné finalement par la signature d’un PV jeudi dernier et qui devrait entrer en application dès le

1er octobre dernier.

Ledit accord porte sur trois grands aspects. Il s’agit ainsi d’aspect d’ordre salarial, d’un accord sur la mise en œuvre du système de rémunération qui doit permettre de mieux rémunérer les emplois et les métiers de base, ce qui permettra la création d’une valeur ajoutée selon les contributions individuelles et collectives. Ce système de rémunération permettra de garder les travailleurs qualifiés au sein de l’entreprise entre autres. Le troisième accord a trait à l’indemnité de zone, l’intégration de celle-ci entre dans le calcul de la pension de retraite est une revendication qui date de dix ans, relève-t-on auprès du syndicat.     

Kahina B.

 

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Etusa

Le calvaire des travailleurs compressés continue

La direction de l'entreprise leur aurait suggéré la possibilité de recruter les travailleurs licenciés.

Ce n’est pas demain la veille que le calvaire des 302 ex-travailleurs de l’Entreprise du transport urbain et sur urbain de la wilaya d’Alger (ETUSA), compressés depuis 1998, prendra fin. Et pour cause, les acquis arrachés par la délégation chargée de négocier avec la direction générale de cette entreprise de transport, annoncés en grande pompe sur les Une des journaux, n’est que de la poudre aux yeux, selon Mohamed Kharoubi, porte-parole des travailleurs grévistes. Contacté, hier, par nos soins, celui-ci nous a affirmé que «ceux qui ont négocié avec la direction générale de l’entreprise en question, qui ne sont même pas mandatés par les travailleurs grévistes, n’ont rien arraché qui puisse rétablir les travailleurs compressés dans leurs droits. La direction de l’entreprise leur aurait suggéré la possibilité de recruter les travailleurs licenciés.» Toutefois, ajoute notre interlocuteur, qui dément à l’occasion les propos rapportés dans la presse selon lesquels les travailleurs compressés ont été réintégrés, les grévistes «demandent la réintégration et le payement intégral de 98 mois de salaires impayés.» Ce qui a ajouté de l’huile sur le feu, a indiqué

M. Kharoubi, c’est incontestablement le fait que «les négociateurs sont du côté de l’administration et non de celui des travailleurs qui souffrent depuis 1998». Les 203 grévistes ne baissent pas les bras pour autant. Ils comptent, au contraire, aller jusqu’au bout de leurs revendications, somme toute légitimes. Dans l’espoir de voir leurs revendications aboutir, les ex-travailleurs de l’ETUSA, en grève de la faim depuis le 28 octobre, ont déposé un dossier au niveau de l’Assemblée nationale populaire (APN) auprès de laquelle ils souhaitent une issue. Après 23 jours de grève de la faim,

6 travailleurs ont failli passer de vie à trépas. Ayant le ventre creux trois semaines durant, c’est en extrême urgence qu’ils ont été transférés vers des hôpitaux d’Alger où ils ont dû recevoir des soins, notamment du sérum par perfusion. Pourtant, personne parmi les responsables concernés, n’a osé bouger le petit doigt! Attendra-t-on jusqu’à ce que la camarde n’emporte les grévistes pour qu’on leur fasse quelque chose ? Il est temps d’y penser. Devant cette situation, pour le moins difficile, les licenciés, tous postes confondus, comptent beaucoup sur Sidi Saïd, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). «Nous attendons la décision finale de Sidi Saïd pour, ensuite, envisager d’autres formes de lutte si nos doléances restent lettre morte», dira d’un ton ferme, le porte-parole des travailleurs grévistes. Pour rappel, parmi les 302 employés compressés par l’ETUSA, Régie algéroise de transport urbain, 11 ont eu gain de cause auprès de la justice qui a ordonné leur réintégration officielle. Mais à ce jour, d’après Mohamed Kharoubi, aucun parmi ces derniers ne l’a été réellement. «La direction générale de l’entreprise n’a pas voulu appliquer les lois de la République, prononcées par la justice algérienne. C’est la décision de la justice que cette direction piétine» regrettera-t-il.

A l’heure qu’il est, les travailleurs, en grève de la faim depuis près d’un mois, occupent toujours le parvis du siège de l’UGTA. Entendra-t-on leurs voix ?

Djamel Oukali

 

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Santé publique

Les psychologues en effervescence 

Le Syndicat national des psychologues (Snapsy) tiendra, le week-end prochain, à Alger, la réunion de son conseil national en vue de débattre la conjoncture actuelle des psychologues exerçant dans le secteur public et notamment de débattre des perspectives du syndicat. La plateforme de revendications socioprofessionnelles de la corporation des psy sera, à ne point douter, à l’ordre du jour de la réunion du conseil national du Snapsy. Plateforme qui renferme quatre principales doléances, à savoir l’instauration d’un statut particulier du psychologue, la revalorisation des salaires, la révision du régime indemnitaire et l’octroi de primes de qualification et de contagion. A ce propos, contrairement à leurs confrères qui exercent dans les autres secteurs, les psychologues ne perçoivent ni la prime de qualification, ni la prime de contagion, ni même la prime de documentation. «Un psychologue de la santé publique touche seulement 12 000 DA. Il faut savoir qu’il y a un grand écart entre le régime indemnitaire sur la base duquel est calculé le salaire des psychologues de la santé publique et leurs collègues activant dans les autres secteurs», nous a souligné, M. Dif Allah, membre du bureau national du syndicat, contacté, hier, par nos soins. Plus explicite, notre interlocuteur souligne que «les psychologues exerçant dans les autres secteurs, tels que la Solidarité nationale, l’Education nationale, perçoivent une prime de qualification de 6 500 DA et une prime de documentation de 1 500 DA, ce qui n’est pas le cas pour ceux activant dans la santé publique». A ce propos, le Snapsy, poursuit M. Dif Allah, réclame la généralisation de ces deux primes aux psychologues de la santé publique.

Le représentant de l’organisation des psychologues de l’administration publique a fait savoir également qu’une commission mixte (ministère de la Santé/ Snapsy) est installée au cours du mois d’octobre dernier afin de statuer sur le cas de cette corporation. Au sujet des augmentations de salaires décidées lors de la réunion de la tripartite tenue le mois dernier, rappelons-le, le membre du bureau national du Snapsy a souligné que «les psychologues de la santé publique n’ont pas été touchés par ces augmentations».

«Nous demandons une prise en charge totale de la plate-forme de revendications que nous avons déposée auprès des ministères. Faute de quoi, le recours à la protestation sera inévitable dans les semaines à venir», tenait à conclure notre interlocuteur.

M. Kechad

 

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Sénatoriales à Béjaïa

Les manœuvres ont commencé

Alors que le Front des forces socialistes n’a pas montré encore une velléité pour s’adjuger un poste au Conseil de la nation malgré son poids en nombre d’élus devant les autres formations politiques qui détiennent beaucoup moins d’élus, le RCD, le RND et le FLN comptent aligner leurs candidats le 28 décembre prochain dans l’espoir de placer un de leurs élus à la Chambre haute du Parlement. En effet, du côté du parti de Sadi dont le collège électoral vient d’être amoindri de quatre élus après les sanctions prononcées envers les élus «frondeurs» de la commune d’Amizour, le choix semble porté sur Saïd Azamoum, élu à l’APW cette fois-ci, après l’échec enregistré lors des échéances de l’année dernière, alors que le Dr Kessas était en cours. Le RCD est d’ores et déjà à la recherche de soutien parmi, notamment les indépendants et les récalcitrants des autres formations politiques déçus. Le FLN, le Parti le plus favori une fois encore tant que le FFS n’est pas partant, appréhende l’échéance avec certains clivages tant les ambitions ne manquent pas malgré le choix qui semble aussi fait. C’est en effet, Moukrani Meziane, président de l’APC de Oued Ghir qui se trouve le favori du parti de Belkhadem. Celui-ci jouit apparemment des faveurs de certains membres de la direction du parti. Mais les choses ne semblent pas aussi simples puisque le protégé en question n’a pas le consensus parmi le collège électoral du parti où plusieurs élus veulent  être promus au rang de sénateur. A ce propos, des primaires peuvent s’imposer pour taire les mécontentements d’autant que le parti est face à un autre problème, celui du cumul de fonctions de plusieurs membres du nouveau bureau de la mouhafadha et plus sérieuse encore la manière avec laquelle ont été élus les responsables des kasmate et leur bureau. Belkhadem aurait émis des réserves à cet effet si l’on croit certains militants. Ces derniers nous informent que le secrétaire général du parti pourrait remplacer certains membres cumulant des fonctions par certains candidats ayant été écartés lors de la dernière assemblée élective. Pour sa part, le RND compte aller vers des primaires pour dégager une candidature unique dans un peu plus d’une semaine. Le bureau de wilaya du parti de l’ex-Chef du gouvernement se réunira prochainement pour tracer un programme de sortie dans les communes et l’organisation aujourd’hui d’une rencontre avec les différents comités estudiantins. Jeudi prochain, le bureau communal du parti dans la ville de Béjaïa sera remanié.

Hocine Cherfa

 

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Election de l’APW de Tizi Ouzou

Coalition FFS/FLN reconduite

M. Smaïl Kecili succède au défunt Rabah Aïssat à la tête de l’APW de Tizi Ouzou. Son élection a eu lieu et vu la participation de deux candidatures, celle du FFS vainqueur et de

M. Ikharbane Mohand du groupe RCD. Avant même le passage aux urnes, les présents à la session extraordinaire de l’APW connaissaient les résultats de cette course. Puisque le FFS et le FLN ont décidé dimanche au bout de quatre heures de négociations de reconduire la même coalition à la tête de ladite APW qui avait permis au défunt Aïssat Rabah d’accéder au poste de président. Ainsi, sur les 47 électeurs inscrits, 31se sont exprimés en faveur du candidat au FFS, Smaïl Kecili alors que le candidat du RCD n’a recueilli que 13 voix du suffrage  exprimé. Aux élus FFS et FLN, se joignent également ceux du PT et du RND. Néanmoins, le bureau de vote de cette élection a recensé 3 bulletins nuls. Juste à l’annonce des résultats, le nouveau P/APW de Tizi Ouzou a pris la parole pour rendre hommage au défunt Rabah Aïssat  et s’est engagé à œuvrer de toutes ses forces et intelligence au «service du développement de cette wilaya» même s’il avoue qu’on est là pour «assurer la fin du mandat tumultueux et douloureux». M. Kecili a également pris l’engagement de dénoncer «tout ce qui ne va pas dans l’intérêt de notre région». Comme il a procédé au vote par l’APW de la décision de baptiser la salle de délibérations de la même structure au nom de Rabah Aïssat. Un point de presse du nouveau P/APW est prévu pour ce mercredi.        

Hamid M.

 

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Le monument nettoyé de 15 000 tonnes de déchets

Le jardin d’essais d’El Hamma ouvert en 2007

La réouverture du jardin d’essais d’El Hamma (Alger) est prévue dans le courant du premier trimestre 2007 après une fermeture qui a duré plusieurs années, en raison de l’état de «dégradation» dans lequel il se trouvait, a-t-on appris auprès du chef de cabinet du wali délégué d’Hussein Dey,  Abderrezak Boulahdjel.

L’état de délabrement dans lequel se trouvait le jardin pendant une vingtaine d’années a été à l’origine de la disparition de plus de 600 espèces végétales rares et de nombreux arbres fruitiers, ce qui a amené les services compétents de la wilaya à relancer les travaux de réaménagement du jardin, a précisé

M. Boulahdjel dans une déclaration à l’APS. Dans le souci de réhabiliter la fonction du jardin en tant qu’entreprise technique et scientifique, mais aussi de musée naturel ouvert aux visiteurs, la wilaya d’Alger a débloqué 300 millions de dinars pour la finalisation des travaux de réaménagement, a indiqué M. Boulahdjel qui a précisé que 160 millions de dinars seulement de ce budget ont été exploités jusqu’à présent. Le jardin d’essais qui relevait du ministère de l’Agriculture est désormais placé sous la tutelle de la wilaya d’Alger en vertu du décret exécutif 350-06 du 5 octobre 2006, rappelle-t-on.

Par ailleurs, une cellule présidée par le wali délégué d’Hussein Dey a été mise en place pour la prise en charge de la gestion et du suivi du jardin en attendant l’installation officielle d’une instance indépendante qui prendrait en charge la gestion de cette infrastructure. L’entrée au jardin sera désormais payante. Selon le même responsable, la wilaya a arrêté plusieurs décisions pour une meilleure prise en charge du jardin sur le plan sécuritaire et la préservation de la végétation, ajoutant qu’une décision de wilaya a vu le jour le 30 octobre dernier définissant les fonctions de la police administrative qui sera affectée au jardin. Outre des patrouilles de la Sûreté nationale, des équipes de la Protection civile ont été déployées à cet effet après avoir été, pendant longtemps, le refuge pour les délinquants.

Cette décision définit, par ailleurs, les horaires d’ouverture du jardin au public durant l’été et l’hiver.  Les visiteurs peuvent accéder au jardin de 9h à 17h à partir d’octobre jusqu’au mois d’avril, alors qu’entre mai et septembre le jardin reste ouvert jusqu’à 19h. Le jardin d’essais reprendra ses activités scientifiques, à travers la réouverture des laboratoires et l’Institut de botanique qui constituaient une référence pour les étudiants et les chercheurs avant que les locaux de ces infrastructures ne soient occupés pendant plusieurs années par 33 familles. Par ailleurs, l’Entreprise de développement des espaces verts de la wilaya d’Alger (EDEVAL) veille depuis plus d’une année, à la réhabilitation de la couverture végétale du jardin composée de quelque 2 500 espèces d’arbres et de plantes.

L’EDEVAL a procédé, également, à l’élagage de 5 000 arbres et le  débroussaillage de 20 hectares sur les 32 que compte le jardin, a affirmé le directeur général de l’entreprise Abderezzak Zeriat. Il a évoqué, à ce propos, le problème des plantes parasites qui endommagent la couverture végétale dans cet espace riche de plusieurs espèces exotiques. La réhabilitation du jardin pour qu’il recouvre son aspect d’antan est «difficile», a souligné le responsable, ajoutant que cette opération nécessite beaucoup de temps, d’autant, a-t-il dit, qu’il y a plus de 120 espèces végétales menacées d’extinction pour raison de vieillesse. L’EDEVAL compte dans les deux mois à venir planter «environ 30 000 fleurs» et poser

8 000 mètres de gazon dans ce jardin classé troisième au monde, du point de vue superficie, après ceux des Etats-Unis d’Amérique et de Grande-Bretagne. Ce jardin se caractérise notamment par son climat particulier différent de celui de la ville d’Alger où la température varie entre 6 degrés en hiver et 38 degrés en été, alors que celle du jardin d’essais varie entre 15 degrés en hiver et 25 degrés en été.

Ce climat tempéré a beaucoup contribué à la diversification de la végétation du jardin ainsi qu’à la longévité des plantes, sachant que le jardin renferme des plantes et des arbres rares tels que le dracena connu sous le nom de dragonnier. Le  jardin d’essais constitue également une œuvre d’art grâce au nombre important de ses statues telles que la statue de la Baigneuse, réalisée en 1841 et qui est unique au monde. Pour nettoyer ce site naturel important, l’entreprise NETCOM, veille aux travaux de réhabilitation de ce jardin abandonné depuis des années, à travers la mobilisation de «50 employés dotés d’engins et de véhicules de petit gabarit pouvant emprunter les petites allées pour assurer environ quatre navettes par jour afin de collecter les déchets», a indiqué le directeur général de NETCOM, Ahmed Ben Alia «Ces équipes ont ramassé depuis le début de cette opération 15 000 tonnes de déchets, ce qui prouve que le jardin était dans un état lamentable», a relevé le même responsable, ajoutant «que malgré certaines difficultés, les travaux ont été achevés mais les équipes sont maintenues en place pour  le ramassage des déchets générés par les travaux en cours dans le jardin». NETCOM, installera dans le jardin des bennes à ordures adaptées au nouveau paysage du jardin. Par ailleurs, l’entreprise d’éclairage public ERMA a doté le jardin de 200 réverbères et a complètement modifié le système d’éclairage du jardin.

Synthèse : Amine B.

 

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Volées en Belgique

Des œuvres d’art recherchées par la police algérienne

Divers objets d’art de valeur, dont des tableaux datant du 18e  siècle, volés de Belgique, sont actuellement recherchés par la police algérienne. Comme sont recherchées également trois pièces d’or volées de Tipasa. Ces trois pièces, d’un poids de 3,1 à 4 grammes, avaient été volées du musée de Tipasa. Elles datent du 5e siècle avant Jésus Christ et l’une de leurs faces présente le buste d’un empereur. La police algérienne recherche aussi une sculpture volée dans une église à Wavre le 18 juillet 2004. Cette sculpture datant du 16e siècle, porte le titre «Saint Martin partage son manteau avec un pauvre». Une autre sculpture volée le

18 juillet 2004 de l’église de Wavre, en Belgique, datant du 18e siècle, est recherchée par la police algérienne qui recherche, également, un tableau volé le

9 février 2002 dans un lieu particulier, en Belgique. L’artiste réalisateur de cette œuvre d’art est Théodore Gérard (1829/1902) et montre un musicien et 19 auditeurs dans une auberge

Un autre tableau volé en Belgique est recherché par la police algérienne. «La conversation» est le titre de ce tableau qui montre trois femmes devant une ferme. Ce tableau a été réalisé en1865. Il y a quelque temps, et comme rapporté par une de nos précédentes éditions, citant le directeur du Bureau central national (BCN) d’Interpol Algérie, une statuette représentant un empereur romain, volée du musée de Skikda avait été retrouvée aux USA et récupérée par Interpol tandis qu’elle allait être cédée aux ventes aux enchères. Un des premiers Etats à devenir membre d’Interpol (adhésion de l’Algérie à Interpol remonte à 1963), l’Algérie contribue, de façon efficace à la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes, sous l’égide de cette institution policière internationale notamment. L’Algérie a été elle-même victime de vols de milliers de pièces antiques ainsi que d’autres autres œuvres d’art, dont une partie avait été localisée et récupérée dans plusieurs pays. Des vols qui ont pris une ampleur telle que les services de sécurité ont créé des services chargés de faire face à cette situation.

M. Abi

 

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Formation professionnelle

Des écoles privées menacées de disparition

Sur 600 établissements contrôlés par l’Etat à travers le pays, entre 2003 et 2004, plus d’une centaine ont fermé, incapables de se conformer au cahier des charges établi en 2001.

Les établissements privés de formation professionnelle n’ont pas le droit de proposer des formations de niveau supérieur. Au moment où l’activité de la formation s’ouvre même aux étrangers, il est indispensable d’organiser le secteur privé. Le ministère de la Formation professionnelle a adressé il y a quelque temps un avis aux établissements privés dans lequel il les appelle à se conformer à la réglementation. Il ne s’agit pas d’un nouveau texte, selon Akila Chergou, directrice centrale de la formation continue et des relations intersectorielles au ministère de la Formation professionnelle, qui explique qu’il s’agit du décret exécutif du 20 décembre 2001 «fixant les conditions de création, d’ouverture et de contrôle des établissements privés de formation professionnelle». Ce texte a permis l’amélioration de la gestion de la formation privée sur le plan réglementaire. Les procédures ont été assouplies pour faciliter l’accès à l’activité, mais le contrôle a été aussi renforcé pour que le réseau des établissements privés soit réellement en complémentarité avec celui du secteur public et être, surtout, en cohérence avec les objectifs en matière de formation au niveau national. Cependant, du moment qu’aucune loi d’orientation sur la formation professionnelle n’est à l’étude, il serait possible de revoir certaines dispositions des textes en vigueur. Selon la responsable, les établissements privés ont eu largement le temps pour se conformer aux textes adoptés en 2001. «L’opération de mise en conformité, effectuée une première fois entre 2003 et 2004, était une occasion pour assainir la situation», a-t-elle souligné. Certaines écoles se sont rendu compte qu’elles ne pouvaient pas continuer à exercer du fait qu’elles n’arrivaient même pas à avoir des stagiaires alors que d’autres se sont

retrouvées devant des difficultés financières qu’ils les ont poussé à la décision de fermeture. Sur 600 établissements contrôlés, plus d’une centaine ont fermé entre 2003-2004,

a-t-elle relevé en mentionnant qu’en parallèle des dizaines d’autres ont ouvert depuis cette date. Le contrôle effectué par les inspecteurs et les cadres de la direction de la wilaya a permis de constater notamment que certains établissements sont trop exigus et non adaptés à la formation, alors qu’ils ont déclaré une autre superficie lors de la remise du dossier de demande d’agrément. Des mesures sont prises également à l’encontre des établissements qui ne respectent pas les programmes de formation, a expliqué Akila Chergou. D’autres établissements, par contre, proposent des formations de niveau supérieur alors qu’ils n’ont pas le droit puisque le cahier des charges limite leur offre de formation aux formations de technicien supérieur. Ces écoles sont destinataires, à cet égard, d’une mise en demeure pour se mettre en conformité et en cas de dépassement du délai accordé pour se conformer, l’agrément leur a-t-elle souligné, peuvent introduire un recours au niveau d’une commission instituée à cet effet, en vue de prendre en charge leur demande. Dans la continuité du renforcement du contrôle, l’avis général publié dernièrement par le ministère a pour but de rappeler aux établissements privés l’obligation de se conformer à la réglementation en vigueur. «Notre mission est d’aider les investisseurs», à condition qu’ils soient honnêtes et aient la volonté de travailler réellement dans le domaine en respectant la réglementation, nous dit-on. En vue de protéger les droits des stagiaires, l’établissement est tenu de signer un contrat avec chacun d’entre eux. A la faveur de ce contrat, en cas de fermeture de l’établissement, par exemple, ce dernier est responsable de la continuation du programme dans un autre établissement. Il est exigé aussi aux établissements d’avoir un registre du commerce. Cette action vise, selon la responsable, à lutter contre ceux qui opèrent dans le domaine de l’informel et pour limiter l’activité de l’établissement à la formation. Dans l’objectif de les assister, les établissements privés signent des conventions avec ceux du secteur public. A travers ces conventions, une formation pédagogique est assurée aux enseignants des établissements privés. Quant aux stagiaires, ils passent leurs examens finaux pour l’obtention du diplôme au niveau des établissements publics. Ils payent, à cet effet, les frais d’examen, qui sont fixés par texte réglementaire. Elle regrette, par contre, que certains établissements demandent à leurs stagiaires de payer pour leur délivrer le diplôme. «Nous avons à gérer certains cas où des établissements privés ont abusé en demandant une somme importante à leurs stagiaires en leur expliquant que ce sont les frais d’examen, alors que ce n’est pas vrai», indique cette responsable. Elle mentionne, à cette occasion, que le ministère a engagé une étude portant sur les coûts des formations. Une fois tous les paramètres obtenus, a-t-elle ajouté, il sera possible de fixer les grandes fourchettes de prix des formations.

K. S.

 

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Cahier des charges

Les diplômes ramenés à leur vrai niveau ?

Pour mettre à jour les agréments des établissements privés de la formation professionnelle, le ministère de tutelle a publié un avis à leur adresse. «Le nouveau dispositif a pour objectif de mettre à jour les agréments des établissements», explique Saïd Bengherabi, directeur de Cible Ecole, établissement privé agrée par l’Etat et membre de l’Association nationale des établissements de formation agréés. Le ministère a exigé aussi aux nouveaux propriétaires d’écoles privés de disposer d’un minimum de cinq ans d’expérience dans le domaine de la formation, de l’éducation ou dans l’enseignement. La conformité concerne également la mise à jour de certains documents qui portent, entre autres, sur les informations concernant le directeur de l’établissement. Suite à l’enrichissement de la nomenclature de la formation professionnelle qui a vu l’introduction de nouvelles spécialités et le changement de nom de diplômes pour d’autres puisqu’il est question du retour au diplôme de CAP notamment au lieu de technicien et technicien supérieur, les établissements ont été appelés à se conformer à cette nouvelle nomenclature, explique le directeur de Cible Ecole. Pour ce qui est de l’agrément, des normes pédagogiques et d’autres conditions liées à l’hygiène et la sécurité, les établissements sont tenus de les respecter. A cet effet, une brigade composée de la Protection civile, des services d’hygiène et d’un représentant de la direction de wilaya de la formation professionnelle est dépêchée pour contrôler la conformité des écoles à ces normes. A propos de la durée de la formation, qui connaît une différence d’un établissement à l’autre, Saïd Bengherabi indique que celle ne dépassant pas les trois mois ne peut être proposée que pour la formation continue et les formations résidentielles. Même ce type de formation doit être homologuée par les programmes de la formation professionnelle étatique. Les formations d’une durée inférieure à six mois, a-t-il insisté, doivent être de perfectionnement et autorisées par le ministère. Pour les formations diplômantes, elles doivent être d’une durée de douze mois et plus, comme le CAP. Les stagiaires doivent faire attention lors de leurs inscriptions, a-t-il prévenu. Malgré l’existence de certaines défaillances, ce directeur n’a pas manqué de relever l’apport du secteur privé qui offre une souplesse en matière de formation. Contrairement au secteur public où «un stagiaire coûte à l’Etat entre 50 et 70 millions de centimes», les établissements privés, avec peu de moyens, arrivent à proposer une formation de qualité, permettant aux stagiaires de décrocher des postes d’emploi, a-t-il estimé.       

K. S.

 

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Salah-Eddine Helali, délégué général de l’ANEFA (*)

«L’important, c’est de résoudre le problème des compétences»

Salah-Eddine Helali, président de l’ANEFA, évoque les différents  problèmes rencontrés par les établissements privés. Plus de 800 agréments ont été délivrés par le ministère de tutelle depuis 1991, mais le nombre des établissements activant sur le terrain n’est que de 400.

 

Entretien réalisé par

Karima Sebai

 

Le Jour d’Algérie : Quel est l’état de la formation professionnelle dans le privé ?

L’Algérie a engagé un grand chantier de réformes, mais en parallèle, elle un grand problème de compétences. Le défi est énorme pour les ressources humaines, du moment que les enjeux d’une économie de marché et ceux d’une économie planifiée ne sont pas les mêmes. Souvent, on fait passer des textes qui sont appelés à gérer l’activité du pays qui a opté pour l’économie de marché mais avec un esprit socialiste. C’est le cas dans le domaine de la formation. C’est-à-dire l’Etat veut garder la manne sur le marché de la  formation alors qu’on ne peut pas verrouiller l’offre des établissements privés. Actuellement, parmi les problèmes que nous avons sériés, il y a le fait qu’on soit verrouillé par une nomenclature, au moment où l’offre devrait rester ouverte pour pouvoir répondre aux besoins des entreprises et des institutions qui nous sollicitent. La formation est une activité réglementée à travers des textes portant sur des conditions technico-pédagogiques, mais le problème de conformité se pose en termes d’interprétation de la réglementation. Lorsque quelqu’un investit dans le domaine de la formation et pour  non-conformité au cahier des charges, on ferme son établissement, sans préavis, il faut l’aviser et lui accorder le temps nécessaire pour s’y conformer. S’il y a réellement des disfonctionnements, il faut qu’ils soient vrais. Dans ce cas, l’établissement doit faire l’objet d’une mise en demeure et l’instruire de se mettre en conformité par rapport à quelque chose de clair. Et s’il ne se corrige pas au bout d’une deuxième ou troisième visite, la décision de fermeture de l’établissement est la bienvenue. Les institutions étatiques oublient que parmi leurs missions, il y a celle d’accompagner le développement du secteur privé de la formation professionnelle. Mais aucun programme de développement du secteur privé n’a été initié par le ministère. A part les menaces de fermeture, le ministère ne fait rien pour le développement du secteur privé.

 

Pouvez-vous nous expliquer le problème de mise en conformité ?

On ferme un établissement parce qu’il n’est pas conforme aux textes de loi, mais cette conformité dépend de l’interprétation des personnes. La mise en conformité doit être claire car ce n’est pas tout le monde qui est juriste pour pouvoir interpréter les textes. Les directions de wilaya de la formation ne disposent pas de juristes. N’importe qui interprète les textes de loi à sa manière. On tarabuste les établissements pour qu’ils soient conformes par rapport aux devoirs mais on ne leur accorde pas leurs droits. A titre d’exemple, l’article 36 du décret exécutif fixant les conditions de création, d’ouverture et de contrôle des établissements privés de formation professionnelle indique qu’il est possible de «bénéficier d’une contribution sur le budget de l’Etat». Or, aucun établissement n’a bénéficié jusque-là de cette aide. L’assistance technico-pédagogique est également mentionnée dans le décret mais on n’en bénéficie pas.

 

Les établissements privés doivent se conformer à la nomenclature du ministère.

Qu’en pensez-vous ?  

La nomenclature a été actualisée en 2005-2006 et sera appliquée dès cette rentrée. Certaines formations ont été supprimées telles que la formation d’agents de saisie. Cependant, dans certaines wilayas comme Batna, des personnes se sont inscrites pour suivre cette formation depuis le mois de juillet. Alors, que vont-ils faire? Le directeur de la formation de cette wilaya a demandé à l’établissement de supprimer cette formation de son programme et la changer par une autre. Mais ce n’est pas en juillet qu’il faut informer les écoles des changements. Certes, le ministère a élaboré une nomenclature, mais ne propose rien en termes de contenus des programmes, outre les appellations des  formations, alors qu’on nous demande de nous conformer aux programmes de l’Etat. Dans certaines spécialités, nous étions obligés de rappeler les anciens diplômés pour leur ajouter un complément de formation, car un changement dans le contenu de la formation qu’ils ont suivie a été décidé par le ministère.

 

Quels sont les problèmes rencontrés par vos diplômés ?

Les diplômes des personnes formées par des établissements privés ne sont pas reconnus par la Fonction publique. Il est exigé aux postulants, en plus du diplôme, un certificat de scolarité. Et lorsque ce dernier est délivré par un établissement privé, le diplômé est déclassé, pour ce qui concerne les échelons. Le stagiaire rencontre aussi des difficultés pour obtenir son diplôme au niveau des établissements publics où il passe son examen en vue d’obtenir un diplôme. Dans certains cas, les diplômes n’ont été délivrés à nos stagiaires qu’après trois ou quatre années d’attente. Sur un autre plan, les instituts publics offrent des formations gratuites pour leurs stagiaires, mais quand il s’agit de nos stagiaires ils se comportent comme des privés car ils font payer à nos stagiaires des droits d’examen, qui sont un peu chers et peuvent aller de 1 000 DA  et même dépasser les 5 000 DA. Cette somme représente juste des frais d’examen, sans compter le matériel et la matière première que devra assurer l’école privée. 

K. S.

* Association nationale des établissements de formation agréés

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