|
Affaire BRC
Chakib Khelil
contre-attaque
S’interrogeant sur
les raisons motivant «le harcèlement» dont est l’objet son
département ministériel, il a cru utile de préciser que BRC est une
petite société «qui n’a fait que faire son travail».
Entre autres
questions qui lui ont été posées, hier, lors de l’émission «En toute
franchise» de la Chaîne III, Chakib Khelil, a eu à s’exprimer sur
les accusations de surfacturations portées à l’encontre de la Brown,
Roots and Condor, (BRC), lors des travaux d’aménagements du nouveau
siège du ministère de l’Energie et des Mines. Dans sa réponse à la
question posée à ce sujet, le ministre de l’Energie a tenu à
préciser qu’il n’avait pas été convoqué par la police, pas plus,
qu’il n’avait eu vent d’un rapport émanant de l’IGF. «BRC est une
entreprise autonome, relevant du ministère de l’Energie. Elle a
réalisé des hôpitaux militaires à Oran et à Constantine de même que
des oléoducs. Ce n’est pas au ministère de répondre à sa place pour
ce qui concerne cette question». S’interrogeant sur les raisons
motivant «le harcèlement» dont est l’objet son
département ministériel, il a cru utile de préciser que le BRC est
une petite société «qui n’a fait que faire son travail». Relancé par
le journaliste quant au manque de transparence qui aurait été
constaté lors de la passation du marché, «de gré à gré» dont a
bénéficié BRC, Chakik Khelil a déclaré qu’il ne répondrait que
lorsqu’il aura vu le rapport de l’IGF. Et de poursuivre : «les
marchés de gré à gré sont une opération courante pour pouvoir
entreprendre, rapidement, certains types de
travaux». Et de
poursuivre : «Et puis, qui est apte à juger si un produit a été
surfacturé ou
pas ?». C’est la
première fois, en dehors de sa courte déclaration à l’APN, que le
ministre réagit publiquement sur ce dossier.
Le ministre de
l’Energie et des Mines a, par ailleurs, eu à parler des efforts
engagés pour développer les productions pétrolière, minière et celle
de l’énergie électrique. Il a précisé que 67 nouvelles découvertes
d’hydrocarbures avaient été réalisées depuis l’amendement de la loi
sur les hydrocarbures, dont 9 avec les moyens de Sonatrach. Il a, un
peu plus loin, estimé que les recettes engrangées par la vente
d’hydrocarbures, durant l’année 2005, à 45 milliards de dollars.
Le ministre a, en
outre, annoncé que trois raffineries de pétrole allaient commencer à
être réalisées à Adrar, Skikda et Tiaret et qu’un certain nombre de
centrales électriques sont en construction, en diverses régions du
pays. Il a tenu, aussi, à faire part de l’intérêt de l’Algérie pour
les énergies nouvelles et renouvelables en annonçant la construction
d’une centrale hybride solaire à Hassi R’Mel et d’une ferme éolienne
à Tindouf.
Pour ce qui
concerne les secteurs gazier et pétrolier, M. Khelil a, par
ailleurs, annoncé la réception par Sonatrach, de cinq postes de
chargement en haute mer et la prochaine acquisition par l’Algérie,
d’un pétrolier de 300 000 tonnes de capacité.
Evoquant les 13
unités de dessalement d’eau de mer, actuellement en voie de
réalisation, tout au long de la côte algérienne, il a indiqué
qu’elles vont permettre, une fois terminées, de livrer une quantité
additionnelle de 60 litres d’eau à chaque algérien.
Concernant le
secteur minier, il a noté le grand intérêt manifesté par de nombreux
opérateurs algériens et étrangers et se traduisant par de
substantiels investissements, notamment, pour ce qui concerne les
exploitations de l’or, du cuivre et du zinc. «Entre 2000 et 2006,
nous avons enregistré 1000 nouveaux opérateurs dans le secteur
minier qui, durant cette période, a généré des recettes de l’ordre
de 2,9 milliards de dinars».
Chakib Khelil a
noté, d’autre part, que la puissance électrique installée avait
atteint 7100 mégawatts, à juin 2006, et que le taux
d’électrification, au niveau national était passé à 96%, permettant
d’alimenter, à ce jour, 5,6 millions d’abonnés alors que le nombre
de ménages ayant accès au gaz a atteint les 2,2 millions. A propos
d’une éventuelle augmentation du prix de l’énergie électrique, il a
considéré qu’un rapport a été remis, en ce sens, au gouvernement par
la Commission de régulation de l’électricité et qu’il appartenait à
celui-ci de trancher. «Le gouvernement peut décider soit d’une
augmentation du prix de l’énergie soit, alors, accorder des
subventions à Sonelgaz pour qu’elle puisse réaliser les
investissements nécessaires à son développement». Le ministre a
tenu, par ailleurs, à démentir le départ de 2000 cadres de Sonatrach.
«En réalité il y en a eu, seulement, une quarantaine. Ils sont allés
multiplier leurs salaires par dix ou par quinze. Nous formons des
cadres, continuellement, c’est pour cela que leur départ n’a pas
créé de problèmes particuliers». Répondant, indirectement, aux
revendications salariales formulées par le syndicat des pétroliers,
le ministre de l’Energie et des mines a considéré que les
travailleurs de Sonatrach sont bien payés «par rapport à la moyenne
des salaires en Algérie. On ne peut payer 10 ou 15 fois plus. C’est
impossible».
Ahmed
Mahieddine
Haut
Ouyahia anime un meeting mercredi à Annaba
Le RND passe à
l’offensive
C’est un RND
offensif que nous découvrons ces derniers temps. Est-ce sa reprise
de la présidence tournante de l’alliance qui le stimule ? Peut-être
dans la mesure où ce regain d’activité est visible depuis le passage
du témoin intervenu il y a quelques jours à peine. Oui mais les
activités du SG sont strictement partisanes et n’ont rien à voir
avec l’alliance. En effet, après la réunion de ce week-end avec les
élus et les militants, le patron du RND est annoncé ce mercredi à
Annaba. Il présidera, indique le communiqué parvenu hier à notre
rédaction, une réunion des cadres et des militants. Il est vrai que
dans la perspective des sénatoriales programmées pour le 28 décembre
prochain, ce parti qui cultive des ambitions légitimes, ne peut
rester en marge et se devait d’entamer sa campagne pour renforcer sa
présence au niveau du Conseil de la nation. De plus, à son départ de
la chefferie du gouvernement, Ahmed Ouyahia avait indiqué qu’il
allait se consacrer à son parti, délaissé en raison d’un agenda
chargé d’obligations gouvernementales. Mais faut-il pour autant se
suffire de cette explication ? Il est certes vrai que son retour à
ses charges partisanes n’a pas été de tout repos puisqu’il avait
coïncidé avec la résurrection du mouvement de redressement apparu
après les élections de mai 2002. Toutefois on ne peut occulter cette
impression qu’avait laissée le patron du RND d’être un homme isolé
et tétanisé par la présence trop voyante d’un FLN trop sûr de lui et
de l’appui du président de la République. A telle enseigne qu’il a
réussi à créer le vide autour de lui, réduisant non seulement le RND
au silence mais aussi toutes les autres formations politiques. En
effet, durant plusieurs semaines, il n’y en avait que pour les
responsables du FLN. On pourra dire que contrairement aux autres,
eux savent communiquer. Mais cette explication, pour aussi vraie
qu’elle le soit, il reste qu’elle ne tient pas compte de cette
réalité rencontrée quotidiennement. Que les autres responsables
politiques ont facilité les choses en se murant dans le silence
qu’ils ont observé. Ils se sont montrés tout simplement incapables
de faire face à la déferlante FLN. Leur communication a été out.
Délaissant ainsi toute initiative au seul profit de la formation de
Belkhadem, les partis n’avaient d’autre choix que de se taire ou
faire du suivisme sur les positions du plus vieux parti. Mais si
l’on se fie à l’évolution de la situation politique, on est amené
légitimement à se demander si ces partis n’étaient pas dans
l’attente d’un signal en vue de réinvestir la scène politique. Le
report du référendum portant révision de la Constitution est-il ce
signal attendu ? Possible. Le RND, lui, s’est réapproprié la scène
politique alors que bizarrement le FLN semble en retrait. Faut-il
mettre cet état sur le compte des difficultés internes de ce parti,
incapable de parachever son opération de restructuration ? Si elles
ne sont pas la principale cause, elles ne sont pas toutefois
étrangères à cette impression laissée depuis quelques jours. Mais le
reproche qui pourrait être fait pour le reste de la classe politique
est leur démission. En effet, alors que l’occasion se présente de
nouveau pour reprendre l’initiative, elle donne l’impression d’être
totalement absente. Ne s’engageant que peu sur des questions qui
pourtant engagent le devenir de toute la société. En laissant le
duel RND-FLN s’installer, les responsables de partis ratent une
occasion pour marquer leur différence et démontrer qu’ils ont aussi
des positions politiques à défendre. Et si elles rejoignent celles
défendues par l’un ou l’autre de ces deux partis et bien c’est tant
mieux. L’essentiel étant de ne pas céder à cette bipolarité qui
s’installe et qui, à terme, ne sera que préjudiciable. Les
défenseurs de l’option du pluralisme politique n’auront aucun
argument à faire valoir lorsqu’il s’agira de s’opposer à l’exigence
de recueillir 5% des suffrages pour pouvoir continuer à exister.
Nadia Kerraz
Haut
Temmar en Corée du Sud
Faciliter
l’investissement
Le ministre a
rencontré au siège de l’ambassade d’Algérie une quarantaine de
cadres algériens en stage en Corée
Le ministre des
Participations et de la promotion de l’investissement, Hamid Temmar,
en visite de travail en République de Corée, ces derniers jours à la
tête d’une «très forte délégation» d’hommes d’affaires, a remis au
président coréen, M. Roh Moo-Hyun, un message écrit du Président de
la République, Abdelaziz Bouteflika, a rapporté hier d’Algérie à
Séoul dans un communiqué parvenu à l’APS. Au cours des audiences qui
l’ont réuni avec le chef de l’Etat sud-coréen puis avec son ministre
des Affaires étrangères, les engagements pris par les deux pays de
mettre en œuvre la «Déclaration de partenariat stratégique signée
cette année à Alger par les deux Présidents ont été réaffirmés»,
précise cette source.
Ces entretiens ont
également permis, selon les termes du communiqué, «d’évaluer les
progrès accomplis depuis le Sommet d’Alger de mars 2006 et de
définir les grandes lignes d’un programme d’actions prioritaires à
mener à court et moyen terme». M. Temmar a participé, d’autre part,
à la deuxième session conjointe des «task-forces», ces groupes de
travail mis en place et par la Corée et par l’Algérie pour veiller
au développement des relations bilatérales. Au cours de la réunion,
élargie aux hommes d’affaires du public et du privé des deux pays,
il a été question «d’identification des mesures opérationnelles à
prendre pour faciliter davantage les flux d’investissements et
d’échanges». Selon la même source, la visite de travail de M. Temmar
a aussi permis des contacts «directs et approfondis» entre les
opérateurs des deux pays à travers notamment la tenue d’un «Road-Show»
que le ministre a ouvert par un exposé suivi d’un débat sur les
opportunités qu’offre l’économie algérienne pour un partenariat avec
cette puissance industrielle et technologique d’Asie. Le ministre
s’est par ailleurs entretenu avec plusieurs ministres coréens
notamment ceux du Commerce, de l’Industrie et de l’Energie, du
Commerce extérieur, et de la Construction et des Transports.
M. Temmar a
également rencontré les présidents de la Fédération des industries
coréennes, qui rassemble les 300 plus grandes entreprises du pays,
de l’Association coréenne pour le commerce extérieur (100 membres
représentant
30 000
entreprises), de l’Organisation coréenne pour le commerce et
l’investissement (KOTRA), organisme public de soutien au commerce et
à l’investissement international, ainsi que le premier responsable
de l’Agence coréenne de coopération internationale. Les
responsables de ces organisations ont affirmé «l’importance qu’ils
accordent à la coopération avec l’Algérie», et ont débattu avec M.
Temmar des programmes qu’ils mettraient enœuvre en vue de soutenir
les investissements coréens en Algérie, selon la représentation
diplomatique algérienne à Séoul. La visite du ministre a été
également marquée par des déplacements dans plusieurs complexes
industriels où il a exposé les opportunités d’investissement qui
s’offrent à leurs dirigeants, notamment dans les domaines de
l’électronique, de la sidérurgie, des mines et de la pétrochimie. A
l’occasion, les deux parties ont évalué les projets algéro-coréens
en cours de réalisation et discuté de nouveaux projets dont le suivi
sera assuré par le déplacement à Alger de délégations de ces
entreprises, affirme le communiqué de l’ambassade. Dans la ville
industrielle de Daejeon, le ministre a fait aux hommes d’affaires et
investisseurs potentiels de la région un nouvel exposé sur le climat
des affaires en Algérie. En outre, M. Temmar a rencontré au siège de
l’ambassade d’Algérie une quarantaine de cadres algériens en stage
en Corée pour procéder à une évaluation du programme de formation en
cours et «affiner l’organisation des sessions de formation prévues
en 2007 pour quelque 120 autres cadres», rapporte la même source.
Redouane A.
Haut
Congrès des hommes d’affaires arabes
Les
investisseurs veulent la suppression du visa
La suppression du
visa est l’une des principales recommandations des hommes d’affaires
ayant participé au 10e Congrès des hommes d’affaires arabes,
organisé durant deux jours à l’hôtel Hilton. Lors d’une conférence
de presse, Omar Ramdane, président du Forum des chefs d’entreprise
(FCE) a parlé aussi de la nécessité de créer une sorte de guichet
unique pour les promoteurs de grands projets. Les investisseurs qui
ont des projets importants doivent s’adresser à un seul haut
responsable qui se chargera de l’ensemble des procédures. En
qualifiant le congrès de succès, comme première évaluation suite au
nombre important de rencontres bilatérales entre les hommes
d’affaires arabes, Omar Ramdane a relevé que certains secteurs font
l’objet d’un intérêt particulier tels le tourisme et les services.
Cependant, peu d’engouement a été enregistré pour le dossier de
privatisation des entreprises publiques, a-t-il révélé. Les
investisseurs arabes, qui ont rencontré les ministres à l’occasion
des ateliers organisés, se sont plaints des lenteurs administratives
et bancaires notamment. Par ailleurs, Omar Ramdane a estimé que le
10e Congrès arabes était une occasion pour améliorer l’image de
l’Algérie vis-à-vis des opérateurs et par la même occasion leur
fournir des informations plus exactes sur la réalité économique du
pays. A titre d’exemple, plusieurs hommes d’affaires croyaient que
l’Etat détenait encore le monopole sur le secteur industriel et
économique, a-t-il indiqué en annonçant que l’ensemble des
recommandations qui seront émises par les investisseurs ayant
participé au congrès seront transmises aux autorités algériennes en
vue de donner une suite et d’apporter les solutions adéquates.
Cependant, les hommes d’affaires rencontrés en marge du Congrès ont
tenu à s’exprimer sur certaines contraintes telles que les lenteurs
au niveau des banques.
Haut
Affaires BADR et BNA
Les magistrats
ordonnent la poursuite des enquêtes
Même si le procès,
en première instance, concernant l’affaire de l’agence BADR de
Birkhadem, et celui, prochain, de la BNA, se trouvent au niveau de
la justice, les enquêtes concernant ces deux scandales financiers ne
sont pas terminées, apprenons-nous de source proche de ces dossiers.
D’autres éventuelles dilapidations pourraient être découvertes au
fur et à mesure de l’avancée de l’enquête qui serait demandée par
les juges d’instruction en charge de ces affaires, ajoute cette
source. Des commissions rogatoires pourraient être installées pour
le suivi de ces enquêtes, poursuit-on de même source. En ce qui
concerne l’affaire de l’agence BADR de Birkhadem, l’affaire de MVS,
une des «sociétés écrans» du groupe DIGIMEX, spécialisée dans le
bitumage et travaux dans des aéroports, ayant bénéficié de crédits
bancaires de cette agence, «sans garantie de remboursement», ne
serait, explique cette source, qu’une partie de cette affaire qui ne
serait, malgré le verdict prononcé, avant-hier, par le tribunal
correctionnel de Bir Mourad Raïs, qu’à son début.
Les travaux de la
commission mixte installée, récemment, et composée de représentants
de différents ministères, dont celui des Finances et celui du
Commerce, ainsi que par les Douanes, seront portés à la connaissance
des magistrats dont ceux en charge des dossiers de la BADR et de la
BNA, selon une source. Il s’agit d’enquêter sur les importations
soi-disant financées par ces deux banques depuis l’année 1994
jusqu’à aujourd’hui. La création de cette commission mixte avait été
décidée suite à la découverte d’importations fictives dans les
scandales financiers liés à ces deux banques, ajoute cette source.
Plusieurs parmi les accusés, dont le patron de DIGIMEX et des
bénéficiaires de crédits bancaires dans l’affaire de l’agence BADR
de Birkhadem d’avoir fait valoir ces importations fictives pour
justifier et obtenir des demandes de crédits bancaires. La
commission créée, récemment, a pour but, entre autres, de s’assurer
que toutes les importations annoncées dans le cadre de demandes de
prêts bancaires de ces deux bancaires, depuis 1994 jusqu’à
aujourd’hui, ont bel et bien eu lieu.
Ce qui ferait dire
à une source judiciaire que ces deux scandales pourraient connaître
d’autres procès, à l’exemple de l’affaire MVS, liée au groupe
DIGIMEX et dont le procès se tiendrait séparément de celui de ce
groupe. Ceci sans parler du fait que l’agence BNA de Bouzaréah est
citée dans une affaire liée à l’affaire de l’agence Khalifa de
Chéraga et que le groupe DIGIMEX est cité dans l’affaire de la
caisse principale de Khalifa Bank pour «obtention illégale de
crédits bancaires» auprès de la banque de Khalifa Abdelmoumen.
M. Abi
Haut
Augmentation des salaires de 15 % à Sonatrach
L’accord signé
L’accord portant
augmentation salariale de 15% pour le personnel de Sonatrach a été
signé entre le syndicat de ladite entreprise et la Direction des
ressources humaines (DRH). Le report à aujourd’hui de cette
signature s’explique par l’indisponibilité des premiers
responsables du secteur des hydrocarbures ces jours-ci, notamment
avec les visites consécutives des responsables étrangers en Algérie.
C’est ce que nous a avancé le SG du syndicat d’entreprise de
Sonatrach, Lamouri Abdelkrim, que nous avons rencontré hier au siège
de son syndicat. La signature intervient après deux semaines de
négociations. L’accord entre les parties concernées, pour une
augmentation de
15 % au lieu de
12%, a été sanctionné finalement par la signature d’un PV jeudi
dernier et qui devrait entrer en application dès le
1er octobre
dernier.
Ledit accord porte
sur trois grands aspects. Il s’agit ainsi d’aspect d’ordre salarial,
d’un accord sur la mise en œuvre du système de rémunération qui doit
permettre de mieux rémunérer les emplois et les métiers de base, ce
qui permettra la création d’une valeur ajoutée selon les
contributions individuelles et collectives. Ce système de
rémunération permettra de garder les travailleurs qualifiés au sein
de l’entreprise entre autres. Le troisième accord a trait à
l’indemnité de zone, l’intégration de celle-ci entre dans le calcul
de la pension de retraite est une revendication qui date de dix ans,
relève-t-on auprès du syndicat.
Kahina B.
Haut
Etusa
Le calvaire des
travailleurs compressés continue
La direction de
l'entreprise leur aurait suggéré la possibilité de recruter les
travailleurs licenciés.
Ce n’est pas
demain la veille que le calvaire des 302 ex-travailleurs de
l’Entreprise du transport urbain et sur urbain de la wilaya d’Alger
(ETUSA), compressés depuis 1998, prendra fin. Et pour cause, les
acquis arrachés par la délégation chargée de négocier avec la
direction générale de cette entreprise de transport, annoncés en
grande pompe sur les Une des journaux, n’est que de la poudre aux
yeux, selon Mohamed Kharoubi, porte-parole des travailleurs
grévistes. Contacté, hier, par nos soins, celui-ci nous a affirmé
que «ceux qui ont négocié avec la direction générale de l’entreprise
en question, qui ne sont même pas mandatés par les travailleurs
grévistes, n’ont rien arraché qui puisse rétablir les travailleurs
compressés dans leurs droits. La direction de l’entreprise leur
aurait suggéré la possibilité de recruter les travailleurs
licenciés.» Toutefois, ajoute notre interlocuteur, qui dément à
l’occasion les propos rapportés dans la presse selon lesquels les
travailleurs compressés ont été réintégrés, les grévistes «demandent
la réintégration et le payement intégral de 98 mois de salaires
impayés.» Ce qui a ajouté de l’huile sur le feu, a indiqué
M. Kharoubi, c’est
incontestablement le fait que «les négociateurs sont du côté de
l’administration et non de celui des travailleurs qui souffrent
depuis 1998». Les 203 grévistes ne baissent pas les bras pour
autant. Ils comptent, au contraire, aller jusqu’au bout de leurs
revendications, somme toute légitimes. Dans l’espoir de voir leurs
revendications aboutir, les ex-travailleurs de l’ETUSA, en grève de
la faim depuis le 28 octobre, ont déposé un dossier au niveau de
l’Assemblée nationale populaire (APN) auprès de laquelle ils
souhaitent une issue. Après 23 jours de grève de la faim,
6 travailleurs ont
failli passer de vie à trépas. Ayant le ventre creux trois semaines
durant, c’est en extrême urgence qu’ils ont été transférés vers des
hôpitaux d’Alger où ils ont dû recevoir des soins, notamment du
sérum par perfusion. Pourtant, personne parmi les responsables
concernés, n’a osé bouger le petit doigt! Attendra-t-on jusqu’à ce
que la camarde n’emporte les grévistes pour qu’on leur fasse quelque
chose ? Il est temps d’y penser. Devant cette situation, pour le
moins difficile, les licenciés, tous postes confondus, comptent
beaucoup sur Sidi Saïd, secrétaire général de l’Union générale des
travailleurs algériens (UGTA). «Nous attendons la décision finale de
Sidi Saïd pour, ensuite, envisager d’autres formes de lutte si nos
doléances restent lettre morte», dira d’un ton ferme, le
porte-parole des travailleurs grévistes. Pour rappel, parmi les 302
employés compressés par l’ETUSA, Régie algéroise de transport
urbain, 11 ont eu gain de cause auprès de la justice qui a ordonné
leur réintégration officielle. Mais à ce jour, d’après Mohamed
Kharoubi, aucun parmi ces derniers ne l’a été réellement. «La
direction générale de l’entreprise n’a pas voulu appliquer les lois
de la République, prononcées par la justice algérienne. C’est la
décision de la justice que cette direction piétine» regrettera-t-il.
A l’heure qu’il
est, les travailleurs, en grève de la faim depuis près d’un mois,
occupent toujours le parvis du siège de l’UGTA. Entendra-t-on leurs
voix ?
Djamel Oukali
Haut
Santé publique
Les
psychologues en effervescence
Le Syndicat
national des psychologues (Snapsy) tiendra, le week-end prochain, à
Alger, la réunion de son conseil national en vue de débattre la
conjoncture actuelle des psychologues exerçant dans le secteur
public et notamment de débattre des perspectives du syndicat. La
plateforme de revendications socioprofessionnelles de la corporation
des psy sera, à ne point douter, à l’ordre du jour de la réunion du
conseil national du Snapsy. Plateforme qui renferme quatre
principales doléances, à savoir l’instauration d’un statut
particulier du psychologue, la revalorisation des salaires, la
révision du régime indemnitaire et l’octroi de primes de
qualification et de contagion. A ce propos, contrairement à leurs
confrères qui exercent dans les autres secteurs, les psychologues ne
perçoivent ni la prime de qualification, ni la prime de contagion,
ni même la prime de documentation. «Un psychologue de la santé
publique touche seulement 12 000 DA. Il faut savoir qu’il y a un
grand écart entre le régime indemnitaire sur la base duquel est
calculé le salaire des psychologues de la santé publique et leurs
collègues activant dans les autres secteurs», nous a souligné, M.
Dif Allah, membre du bureau national du syndicat, contacté, hier,
par nos soins. Plus explicite, notre interlocuteur souligne que «les
psychologues exerçant dans les autres secteurs, tels que la
Solidarité nationale, l’Education nationale, perçoivent une prime de
qualification de 6 500 DA et une prime de documentation de 1 500 DA,
ce qui n’est pas le cas pour ceux activant dans la santé publique».
A ce propos, le Snapsy, poursuit M. Dif Allah, réclame la
généralisation de ces deux primes aux psychologues de la santé
publique.
Le représentant de
l’organisation des psychologues de l’administration publique a fait
savoir également qu’une commission mixte (ministère de la Santé/
Snapsy) est installée au cours du mois d’octobre dernier afin de
statuer sur le cas de cette corporation. Au sujet des augmentations
de salaires décidées lors de la réunion de la tripartite tenue le
mois dernier, rappelons-le, le membre du bureau national du Snapsy a
souligné que «les psychologues de la santé publique n’ont pas été
touchés par ces augmentations».
«Nous demandons
une prise en charge totale de la plate-forme de revendications que
nous avons déposée auprès des ministères. Faute de quoi, le recours
à la protestation sera inévitable dans les semaines à venir», tenait
à conclure notre interlocuteur.
M. Kechad
Haut
Sénatoriales à Béjaïa
Les manœuvres
ont commencé
Alors que le Front
des forces socialistes n’a pas montré encore une velléité pour
s’adjuger un poste au Conseil de la nation malgré son poids en
nombre d’élus devant les autres formations politiques qui détiennent
beaucoup moins d’élus, le RCD, le RND et le FLN comptent aligner
leurs candidats le 28 décembre prochain dans l’espoir de placer un
de leurs élus à la Chambre haute du Parlement. En effet, du côté du
parti de Sadi dont le collège électoral vient d’être amoindri de
quatre élus après les sanctions prononcées envers les élus
«frondeurs» de la commune d’Amizour, le choix semble porté sur Saïd
Azamoum, élu à l’APW cette fois-ci, après l’échec enregistré lors
des échéances de l’année dernière, alors que le Dr Kessas était en
cours. Le RCD est d’ores et déjà à la recherche de soutien parmi,
notamment les indépendants et les récalcitrants des autres
formations politiques déçus. Le FLN, le Parti le plus favori une
fois encore tant que le FFS n’est pas partant, appréhende l’échéance
avec certains clivages tant les ambitions ne manquent pas malgré le
choix qui semble aussi fait. C’est en effet, Moukrani Meziane,
président de l’APC de Oued Ghir qui se trouve le favori du parti de
Belkhadem. Celui-ci jouit apparemment des faveurs de certains
membres de la direction du parti. Mais les choses ne semblent pas
aussi simples puisque le protégé en question n’a pas le consensus
parmi le collège électoral du parti où plusieurs élus veulent être
promus au rang de sénateur. A ce propos, des primaires peuvent
s’imposer pour taire les mécontentements d’autant que le parti est
face à un autre problème, celui du cumul de fonctions de plusieurs
membres du nouveau bureau de la mouhafadha et plus sérieuse encore
la manière avec laquelle ont été élus les responsables des kasmate
et leur bureau. Belkhadem aurait émis des réserves à cet effet si
l’on croit certains militants. Ces derniers nous informent que le
secrétaire général du parti pourrait remplacer certains membres
cumulant des fonctions par certains candidats ayant été écartés lors
de la dernière assemblée élective. Pour sa part, le RND compte aller
vers des primaires pour dégager une candidature unique dans un peu
plus d’une semaine. Le bureau de wilaya du parti de l’ex-Chef du
gouvernement se réunira prochainement pour tracer un programme de
sortie dans les communes et l’organisation aujourd’hui d’une
rencontre avec les différents comités estudiantins. Jeudi prochain,
le bureau communal du parti dans la ville de Béjaïa sera remanié.
Hocine Cherfa
Haut
Election de l’APW de Tizi Ouzou
Coalition FFS/FLN
reconduite
M. Smaïl Kecili
succède au défunt Rabah Aïssat à la tête de l’APW de Tizi Ouzou. Son
élection a eu lieu et vu la participation de deux candidatures,
celle du FFS vainqueur et de
M. Ikharbane
Mohand du groupe RCD. Avant même le passage aux urnes, les présents
à la session extraordinaire de l’APW connaissaient les résultats de
cette course. Puisque le FFS et le FLN ont décidé dimanche au bout
de quatre heures de négociations de reconduire la même coalition à
la tête de ladite APW qui avait permis au défunt Aïssat Rabah
d’accéder au poste de président. Ainsi, sur les 47 électeurs
inscrits, 31se sont exprimés en faveur du candidat au FFS, Smaïl
Kecili alors que le candidat du RCD n’a recueilli que 13 voix du
suffrage exprimé. Aux élus FFS et FLN, se joignent également ceux
du PT et du RND. Néanmoins, le bureau de vote de cette élection a
recensé 3 bulletins nuls. Juste à l’annonce des résultats, le
nouveau P/APW de Tizi Ouzou a pris la parole pour rendre hommage au
défunt Rabah Aïssat et s’est engagé à œuvrer de toutes ses forces
et intelligence au «service du développement de cette wilaya» même
s’il avoue qu’on est là pour «assurer la fin du mandat tumultueux et
douloureux». M. Kecili a également pris l’engagement de dénoncer
«tout ce qui ne va pas dans l’intérêt de notre région». Comme il a
procédé au vote par l’APW de la décision de baptiser la salle de
délibérations de la même structure au nom de Rabah Aïssat. Un point
de presse du nouveau P/APW est prévu pour ce mercredi.
Hamid M.
Haut
Le monument nettoyé de 15 000 tonnes de déchets
Le jardin
d’essais d’El Hamma ouvert en 2007
La réouverture du
jardin d’essais d’El Hamma (Alger) est prévue dans le courant du
premier trimestre 2007 après une fermeture qui a duré plusieurs
années, en raison de l’état de «dégradation» dans lequel il se
trouvait, a-t-on appris auprès du chef de cabinet du wali délégué
d’Hussein Dey, Abderrezak Boulahdjel.
L’état de
délabrement dans lequel se trouvait le jardin pendant une vingtaine
d’années a été à l’origine de la disparition de plus de 600 espèces
végétales rares et de nombreux arbres fruitiers, ce qui a amené les
services compétents de la wilaya à relancer les travaux de
réaménagement du jardin, a précisé
M. Boulahdjel dans
une déclaration à l’APS. Dans le souci de réhabiliter la fonction du
jardin en tant qu’entreprise technique et scientifique, mais aussi
de musée naturel ouvert aux visiteurs, la wilaya d’Alger a débloqué
300 millions de dinars pour la finalisation des travaux de
réaménagement, a indiqué M. Boulahdjel qui a précisé que 160
millions de dinars seulement de ce budget ont été exploités jusqu’à
présent. Le jardin d’essais qui relevait du ministère de
l’Agriculture est désormais placé sous la tutelle de la wilaya
d’Alger en vertu du décret exécutif 350-06 du 5 octobre 2006,
rappelle-t-on.
Par ailleurs, une
cellule présidée par le wali délégué d’Hussein Dey a été mise en
place pour la prise en charge de la gestion et du suivi du jardin en
attendant l’installation officielle d’une instance indépendante qui
prendrait en charge la gestion de cette infrastructure. L’entrée au
jardin sera désormais payante. Selon le même responsable, la wilaya
a arrêté plusieurs décisions pour une meilleure prise en charge du
jardin sur le plan sécuritaire et la préservation de la végétation,
ajoutant qu’une décision de wilaya a vu le jour le 30 octobre
dernier définissant les fonctions de la police administrative qui
sera affectée au jardin. Outre des patrouilles de la Sûreté
nationale, des équipes de la Protection civile ont été déployées à
cet effet après avoir été, pendant longtemps, le refuge pour les
délinquants.
Cette décision
définit, par ailleurs, les horaires d’ouverture du jardin au public
durant l’été et l’hiver. Les visiteurs peuvent accéder au jardin de
9h à 17h à partir d’octobre jusqu’au mois d’avril, alors qu’entre
mai et septembre le jardin reste ouvert jusqu’à 19h. Le jardin
d’essais reprendra ses activités scientifiques, à travers la
réouverture des laboratoires et l’Institut de botanique qui
constituaient une référence pour les étudiants et les chercheurs
avant que les locaux de ces infrastructures ne soient occupés
pendant plusieurs années par 33 familles. Par ailleurs, l’Entreprise
de développement des espaces verts de la wilaya d’Alger (EDEVAL)
veille depuis plus d’une année, à la réhabilitation de la couverture
végétale du jardin composée de quelque 2 500 espèces d’arbres et de
plantes.
L’EDEVAL a
procédé, également, à l’élagage de 5 000 arbres et le
débroussaillage de 20 hectares sur les 32 que compte le jardin, a
affirmé le directeur général de l’entreprise Abderezzak Zeriat. Il a
évoqué, à ce propos, le problème des plantes parasites qui
endommagent la couverture végétale dans cet espace riche de
plusieurs espèces exotiques. La réhabilitation du jardin pour qu’il
recouvre son aspect d’antan est «difficile», a souligné le
responsable, ajoutant que cette opération nécessite beaucoup de
temps, d’autant, a-t-il dit, qu’il y a plus de 120 espèces végétales
menacées d’extinction pour raison de vieillesse. L’EDEVAL compte
dans les deux mois à venir planter «environ 30 000 fleurs» et poser
8 000 mètres de
gazon dans ce jardin classé troisième au monde, du point de vue
superficie, après ceux des Etats-Unis d’Amérique et de
Grande-Bretagne. Ce jardin se caractérise notamment par son climat
particulier différent de celui de la ville d’Alger où la température
varie entre 6 degrés en hiver et 38 degrés en été, alors que celle
du jardin d’essais varie entre 15 degrés en hiver et 25 degrés en
été.
Ce climat tempéré
a beaucoup contribué à la diversification de la végétation du jardin
ainsi qu’à la longévité des plantes, sachant que le jardin renferme
des plantes et des arbres rares tels que le dracena connu sous le
nom de dragonnier. Le jardin d’essais constitue également une œuvre
d’art grâce au nombre important de ses statues telles que la statue
de la Baigneuse, réalisée en 1841 et qui est unique au monde. Pour
nettoyer ce site naturel important, l’entreprise NETCOM, veille aux
travaux de réhabilitation de ce jardin abandonné depuis des années,
à travers la mobilisation de «50 employés dotés d’engins et de
véhicules de petit gabarit pouvant emprunter les petites allées pour
assurer environ quatre navettes par jour afin de collecter les
déchets», a indiqué le directeur général de NETCOM, Ahmed Ben Alia
«Ces équipes ont ramassé depuis le début de cette opération 15 000
tonnes de déchets, ce qui prouve que le jardin était dans un état
lamentable», a relevé le même responsable, ajoutant «que malgré
certaines difficultés, les travaux ont été achevés mais les équipes
sont maintenues en place pour le ramassage des déchets générés par
les travaux en cours dans le jardin». NETCOM, installera dans le
jardin des bennes à ordures adaptées au nouveau paysage du jardin.
Par ailleurs, l’entreprise d’éclairage public ERMA a doté le jardin
de 200 réverbères et a complètement modifié le système d’éclairage
du jardin.
Synthèse :
Amine B.
Haut
Volées en Belgique
Des œuvres
d’art recherchées par la police algérienne
Divers objets
d’art de valeur, dont des tableaux datant du 18e siècle, volés de
Belgique, sont actuellement recherchés par la police algérienne.
Comme sont recherchées également trois pièces d’or volées de Tipasa.
Ces trois pièces, d’un poids de 3,1 à 4 grammes, avaient été volées
du musée de Tipasa. Elles datent du 5e siècle avant Jésus Christ et
l’une de leurs faces présente le buste d’un empereur. La police
algérienne recherche aussi une sculpture volée dans une église à
Wavre le 18 juillet 2004. Cette sculpture datant du 16e siècle,
porte le titre «Saint Martin partage son manteau avec un pauvre».
Une autre sculpture volée le
18 juillet 2004 de
l’église de Wavre, en Belgique, datant du 18e siècle, est recherchée
par la police algérienne qui recherche, également, un tableau volé
le
9 février 2002
dans un lieu particulier, en Belgique. L’artiste réalisateur de
cette œuvre d’art est Théodore Gérard (1829/1902) et montre un
musicien et 19 auditeurs dans une auberge
Un autre tableau
volé en Belgique est recherché par la police algérienne. «La
conversation» est le titre de ce tableau qui montre trois femmes
devant une ferme. Ce tableau a été réalisé en1865. Il y a quelque
temps, et comme rapporté par une de nos précédentes éditions, citant
le directeur du Bureau central national (BCN) d’Interpol Algérie,
une statuette représentant un empereur romain, volée du musée de
Skikda avait été retrouvée aux USA et récupérée par Interpol tandis
qu’elle allait être cédée aux ventes aux enchères. Un des premiers
Etats à devenir membre d’Interpol (adhésion de l’Algérie à Interpol
remonte à 1963), l’Algérie contribue, de façon efficace à la lutte
contre la criminalité sous toutes ses formes, sous l’égide de cette
institution policière internationale notamment. L’Algérie a été
elle-même victime de vols de milliers de pièces antiques ainsi que
d’autres autres œuvres d’art, dont une partie avait été localisée et
récupérée dans plusieurs pays. Des vols qui ont pris une ampleur
telle que les services de sécurité ont créé des services chargés de
faire face à cette situation.
M. Abi
Haut
Formation professionnelle
Des écoles
privées menacées de disparition
Sur 600
établissements contrôlés par l’Etat à travers le pays, entre 2003 et
2004, plus d’une centaine ont fermé, incapables de se conformer au
cahier des charges établi en 2001.
Les établissements
privés de formation professionnelle n’ont pas le droit de proposer
des formations de niveau supérieur. Au moment où l’activité de la
formation s’ouvre même aux étrangers, il est indispensable
d’organiser le secteur privé. Le ministère de la Formation
professionnelle a adressé il y a quelque temps un avis aux
établissements privés dans lequel il les appelle à se conformer à la
réglementation. Il ne s’agit pas d’un nouveau texte, selon Akila
Chergou, directrice centrale de la formation continue et des
relations intersectorielles au ministère de la Formation
professionnelle, qui explique qu’il s’agit du décret exécutif du 20
décembre 2001 «fixant les conditions de création, d’ouverture et de
contrôle des établissements privés de formation professionnelle». Ce
texte a permis l’amélioration de la gestion de la formation privée
sur le plan réglementaire. Les procédures ont été assouplies pour
faciliter l’accès à l’activité, mais le contrôle a été aussi
renforcé pour que le réseau des établissements privés soit
réellement en complémentarité avec celui du secteur public et être,
surtout, en cohérence avec les objectifs en matière de formation au
niveau national. Cependant, du moment qu’aucune loi d’orientation
sur la formation professionnelle n’est à l’étude, il serait possible
de revoir certaines dispositions des textes en vigueur. Selon la
responsable, les établissements privés ont eu largement le temps
pour se conformer aux textes adoptés en 2001. «L’opération de mise
en conformité, effectuée une première fois entre 2003 et 2004, était
une occasion pour assainir la situation», a-t-elle souligné.
Certaines écoles se sont rendu compte qu’elles ne pouvaient pas
continuer à exercer du fait qu’elles n’arrivaient même pas à avoir
des stagiaires alors que d’autres se sont
retrouvées devant
des difficultés financières qu’ils les ont poussé à la décision de
fermeture. Sur 600 établissements contrôlés, plus d’une centaine ont
fermé entre 2003-2004,
a-t-elle relevé en
mentionnant qu’en parallèle des dizaines d’autres ont ouvert depuis
cette date. Le contrôle effectué par les inspecteurs et les cadres
de la direction de la wilaya a permis de constater notamment que
certains établissements sont trop exigus et non adaptés à la
formation, alors qu’ils ont déclaré une autre superficie lors de la
remise du dossier de demande d’agrément. Des mesures sont prises
également à l’encontre des établissements qui ne respectent pas les
programmes de formation, a expliqué Akila Chergou. D’autres
établissements, par contre, proposent des formations de niveau
supérieur alors qu’ils n’ont pas le droit puisque le cahier des
charges limite leur offre de formation aux formations de technicien
supérieur. Ces écoles sont destinataires, à cet égard, d’une mise en
demeure pour se mettre en conformité et en cas de dépassement du
délai accordé pour se conformer, l’agrément leur a-t-elle souligné,
peuvent introduire un recours au niveau d’une commission instituée à
cet effet, en vue de prendre en charge leur demande. Dans la
continuité du renforcement du contrôle, l’avis général publié
dernièrement par le ministère a pour but de rappeler aux
établissements privés l’obligation de se conformer à la
réglementation en vigueur. «Notre mission est d’aider les
investisseurs», à condition qu’ils soient honnêtes et aient la
volonté de travailler réellement dans le domaine en respectant la
réglementation, nous dit-on. En vue de protéger les droits des
stagiaires, l’établissement est tenu de signer un contrat avec
chacun d’entre eux. A la faveur de ce contrat, en cas de fermeture
de l’établissement, par exemple, ce dernier est responsable de la
continuation du programme dans un autre établissement. Il est exigé
aussi aux établissements d’avoir un registre du commerce. Cette
action vise, selon la responsable, à lutter contre ceux qui opèrent
dans le domaine de l’informel et pour limiter l’activité de
l’établissement à la formation. Dans l’objectif de les assister, les
établissements privés signent des conventions avec ceux du secteur
public. A travers ces conventions, une formation pédagogique est
assurée aux enseignants des établissements privés. Quant aux
stagiaires, ils passent leurs examens finaux pour l’obtention du
diplôme au niveau des établissements publics. Ils payent, à cet
effet, les frais d’examen, qui sont fixés par texte réglementaire.
Elle regrette, par contre, que certains établissements demandent à
leurs stagiaires de payer pour leur délivrer le diplôme. «Nous avons
à gérer certains cas où des établissements privés ont abusé en
demandant une somme importante à leurs stagiaires en leur expliquant
que ce sont les frais d’examen, alors que ce n’est pas vrai»,
indique cette responsable. Elle mentionne, à cette occasion, que le
ministère a engagé une étude portant sur les coûts des formations.
Une fois tous les paramètres obtenus, a-t-elle ajouté, il sera
possible de fixer les grandes fourchettes de prix des formations.
K. S.
Haut
Cahier des charges
Les diplômes
ramenés à leur vrai niveau ?
Pour mettre à jour
les agréments des établissements privés de la formation
professionnelle, le ministère de tutelle a publié un avis à leur
adresse. «Le nouveau dispositif a pour objectif de mettre à jour les
agréments des établissements», explique Saïd Bengherabi, directeur
de Cible Ecole, établissement privé agrée par l’Etat et membre de
l’Association nationale des établissements de formation agréés. Le
ministère a exigé aussi aux nouveaux propriétaires d’écoles privés
de disposer d’un minimum de cinq ans d’expérience dans le domaine de
la formation, de l’éducation ou dans l’enseignement. La conformité
concerne également la mise à jour de certains documents qui portent,
entre autres, sur les informations concernant le directeur de
l’établissement. Suite à l’enrichissement de la nomenclature de la
formation professionnelle qui a vu l’introduction de nouvelles
spécialités et le changement de nom de diplômes pour d’autres
puisqu’il est question du retour au diplôme de CAP notamment au lieu
de technicien et technicien supérieur, les établissements ont été
appelés à se conformer à cette nouvelle nomenclature, explique le
directeur de Cible Ecole. Pour ce qui est de l’agrément, des normes
pédagogiques et d’autres conditions liées à l’hygiène et la
sécurité, les établissements sont tenus de les respecter. A cet
effet, une brigade composée de la Protection civile, des services
d’hygiène et d’un représentant de la direction de wilaya de la
formation professionnelle est dépêchée pour contrôler la conformité
des écoles à ces normes. A propos de la durée de la formation, qui
connaît une différence d’un établissement à l’autre, Saïd Bengherabi
indique que celle ne dépassant pas les trois mois ne peut être
proposée que pour la formation continue et les formations
résidentielles. Même ce type de formation doit être homologuée par
les programmes de la formation professionnelle étatique. Les
formations d’une durée inférieure à six mois, a-t-il insisté,
doivent être de perfectionnement et autorisées par le ministère.
Pour les formations diplômantes, elles doivent être d’une durée de
douze mois et plus, comme le CAP. Les stagiaires doivent faire
attention lors de leurs inscriptions, a-t-il prévenu. Malgré
l’existence de certaines défaillances, ce directeur n’a pas manqué
de relever l’apport du secteur privé qui offre une souplesse en
matière de formation. Contrairement au secteur public où «un
stagiaire coûte à l’Etat entre 50 et 70 millions de centimes», les
établissements privés, avec peu de moyens, arrivent à proposer une
formation de qualité, permettant aux stagiaires de décrocher des
postes d’emploi, a-t-il estimé.
K. S.
Haut
Salah-Eddine Helali, délégué général de l’ANEFA (*)
«L’important,
c’est de résoudre le problème des compétences»
Salah-Eddine
Helali, président de l’ANEFA, évoque les différents problèmes
rencontrés par les établissements privés. Plus de 800 agréments ont
été délivrés par le ministère de tutelle depuis 1991, mais le nombre
des établissements activant sur le terrain n’est que de 400.
Entretien
réalisé par
Karima Sebai
Le Jour
d’Algérie : Quel est l’état de la formation professionnelle dans le
privé ?
L’Algérie a engagé
un grand chantier de réformes, mais en parallèle, elle un grand
problème de compétences. Le défi est énorme pour les ressources
humaines, du moment que les enjeux d’une économie de marché et ceux
d’une économie planifiée ne sont pas les mêmes. Souvent, on fait
passer des textes qui sont appelés à gérer l’activité du pays qui a
opté pour l’économie de marché mais avec un esprit socialiste. C’est
le cas dans le domaine de la formation. C’est-à-dire l’Etat veut
garder la manne sur le marché de la formation alors qu’on ne peut
pas verrouiller l’offre des établissements privés. Actuellement,
parmi les problèmes que nous avons sériés, il y a le fait qu’on soit
verrouillé par une nomenclature, au moment où l’offre devrait rester
ouverte pour pouvoir répondre aux besoins des entreprises et des
institutions qui nous sollicitent. La formation est une activité
réglementée à travers des textes portant sur des conditions
technico-pédagogiques, mais le problème de conformité se pose en
termes d’interprétation de la réglementation. Lorsque quelqu’un
investit dans le domaine de la formation et pour non-conformité au
cahier des charges, on ferme son établissement, sans préavis, il
faut l’aviser et lui accorder le temps nécessaire pour s’y
conformer. S’il y a réellement des disfonctionnements, il faut
qu’ils soient vrais. Dans ce cas, l’établissement doit faire l’objet
d’une mise en demeure et l’instruire de se mettre en conformité par
rapport à quelque chose de clair. Et s’il ne se corrige pas au bout
d’une deuxième ou troisième visite, la décision de fermeture de
l’établissement est la bienvenue. Les institutions étatiques
oublient que parmi leurs missions, il y a celle d’accompagner le
développement du secteur privé de la formation professionnelle. Mais
aucun programme de développement du secteur privé n’a été initié par
le ministère. A part les menaces de fermeture, le ministère ne fait
rien pour le développement du secteur privé.
Pouvez-vous
nous expliquer le problème de mise en conformité ?
On ferme un
établissement parce qu’il n’est pas conforme aux textes de loi, mais
cette conformité dépend de l’interprétation des personnes. La mise
en conformité doit être claire car ce n’est pas tout le monde qui
est juriste pour pouvoir interpréter les textes. Les directions de
wilaya de la formation ne disposent pas de juristes. N’importe qui
interprète les textes de loi à sa manière. On tarabuste les
établissements pour qu’ils soient conformes par rapport aux devoirs
mais on ne leur accorde pas leurs droits. A titre d’exemple,
l’article 36 du décret exécutif fixant les conditions de création,
d’ouverture et de contrôle des établissements privés de formation
professionnelle indique qu’il est possible de «bénéficier d’une
contribution sur le budget de l’Etat». Or, aucun établissement n’a
bénéficié jusque-là de cette aide. L’assistance technico-pédagogique
est également mentionnée dans le décret mais on n’en bénéficie pas.
Les
établissements privés doivent se conformer à la nomenclature du
ministère.
Qu’en
pensez-vous ?
La nomenclature a
été actualisée en 2005-2006 et sera appliquée dès cette rentrée.
Certaines formations ont été supprimées telles que la formation
d’agents de saisie. Cependant, dans certaines wilayas comme Batna,
des personnes se sont inscrites pour suivre cette formation depuis
le mois de juillet. Alors, que vont-ils faire? Le directeur de la
formation de cette wilaya a demandé à l’établissement de supprimer
cette formation de son programme et la changer par une autre. Mais
ce n’est pas en juillet qu’il faut informer les écoles des
changements. Certes, le ministère a élaboré une nomenclature, mais
ne propose rien en termes de contenus des programmes, outre les
appellations des formations, alors qu’on nous demande de nous
conformer aux programmes de l’Etat. Dans certaines spécialités, nous
étions obligés de rappeler les anciens diplômés pour leur ajouter un
complément de formation, car un changement dans le contenu de la
formation qu’ils ont suivie a été décidé par le ministère.
Quels sont les
problèmes rencontrés par vos diplômés ?
Les diplômes des
personnes formées par des établissements privés ne sont pas reconnus
par la Fonction publique. Il est exigé aux postulants, en plus du
diplôme, un certificat de scolarité. Et lorsque ce dernier est
délivré par un établissement privé, le diplômé est déclassé, pour ce
qui concerne les échelons. Le stagiaire rencontre aussi des
difficultés pour obtenir son diplôme au niveau des établissements
publics où il passe son examen en vue d’obtenir un diplôme. Dans
certains cas, les diplômes n’ont été délivrés à nos stagiaires
qu’après trois ou quatre années d’attente. Sur un autre plan, les
instituts publics offrent des formations gratuites pour leurs
stagiaires, mais quand il s’agit de nos stagiaires ils se comportent
comme des privés car ils font payer à nos stagiaires des droits
d’examen, qui sont un peu chers et peuvent aller de 1 000 DA et
même dépasser les 5 000 DA. Cette somme représente juste des frais
d’examen, sans compter le matériel et la matière première que devra
assurer l’école privée.
K. S.
*
Association nationale des établissements de formation agréés
Haut
Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|