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Sahel et protestation d'Alger contre la liste noire

Washington essaye de calmer le jeu

Une partie d'échecs diplomatique

Faire la paix ou la guerre

Bernard Kouchner annule sa visite à Alger après les déclarations de Medelci

Ils ont marché hier à l’intérieur de l’hôpital Mustapha-Pacha

Les médecins de la santé publique montent au créneau

Carrière professionnelle et arriérés de salaires

Sit-in et marche des enseignants

Ils prévoient des sit-in hebdomadaires

Les psychologues décidés à maintenir la pression

Le SNTE en débrayage à partir du 31 janvier

Grève de quatre jours renouvelable dans les écoles

La grippe A évolue dans le silence

La vaccination coincée entre polémique et méfiance

Suite à l'explosion de gaz de Oued Koriche

Sonelgaz décline toute responsabilité

Fassila, Hadjeras, Ghazi et Mourad…

Le GSPC perd 300 de ses éléments en 16 mois

Entretien avec Boukendakdji Mohamed co-gérant de la société TA. Alu.

Un précurseur africain dans les tableaux blancs

Mechta Mourad, jeune inventeur de 22 ans, propose

Un appareil de publicité et d’information pour une vie plus simple

Malgré le froid et la grippe saisonnière

Les crèmes glacées toujours convoitées

Forte chute de la production d'olives

L’huile est en train de flamber

Nabil Hadid, gérant d'une huilerie familiale

«Notre activité est réduite de 66% cette année»

 

 21/01/10

Sahel et protestation d'Alger contre la liste noire

Washington essaye de calmer le jeu

Dans un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères, rendu public mardi dernier, il est indiqué que la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a téléphoné lundi au chef de la diplomatie algérienne Mourad Medelci.

En attendant le déplacement des émissaires de l’administration américaine, dont le secrétaire d’Etat à la justice qui sera bientôt en Algérie, Washington essaye de calmer le jeu face à la protestation d’Alger contre la décision américaine  d’inscrire l’Algérie sur une liste des pays à risque dont les ressortissants doivent être sévèrement contrôlés lors de leur entrée aux Etats-Unis. Dans un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères, rendu public mardi dernier, il est indiqué que la  secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a téléphoné lundi au chef de la diplomatie algérienne  Mourad Medelci.  La discussion a porté, selon la même source, sur les principales questions d’intérêt commun, en particulier les conditions et les mesures susceptibles de promouvoir davantage les relations bilatérales entre les deux pays. Aucune autre précision n’a été donnée sur une éventuelle discussion sur la protestation d’Alger concernant le classement de l’Algérie par Washington sur une liste des pays à risque.  Pourtant, depuis la convocation de l’ambassadeur américain à Alger, l’Algérie attend son retrait de cette liste et demande des explications sur cette mesure «surprise». Voilà que quelques jours après  cette demande, la  secrétaire d’Etat américaine téléphone à M. Medelci. Il est fort probable que les deux ministres ont évoqué la décision  prise par  l’administration américaine d’inscrire l’Algérie sur la liste de 14 pays à risque terroriste. Il n’est donc pas écarté que la liste américaine pourrait être revue, mais à quel prix ? Pourquoi les Américains ont inscrit l’Algérie sur cette liste ? Il faut dire que cette liste noire intervient après la visite officielle du chef de la diplomatie algérienne aux Etats-Unis, jugée «satisfaisante».  Elle intervient également après la visite du responsable américain chargé de l’Africom à Alger, qui a confirmé à cette occasion qu’en aucun cas il n’était question d’installer Africom en Algérie. Pour rappel, Alger avait opposé son refus à l’implantation de toute base militaire sur son sol. En tout cas,  du côté d’Alger les choses  sont claires, puisque le ministre des Affaires étrangères lors de son passage à la Radio nationale mercredi dernier, puis lundi soir à la Télévision algérienne, a dit :  «Nous sommes extrêmement surpris et contrariés par ces mesures prises contre les ressortissants algériens par les Etats-Unis et la France». Il a également affirmé  : «Nous n’avons jamais été consultés, nous avons appris cela par voie de presse et nous avons réagi par voie diplomatique», ajoutant que «l’Algérie ne peut que contester les mesures prises par les Etats-Unis pour singulariser certains pays».  «Nous sommes pour le dialogue et nous lui donnerons sa chance», a-t-il précisé. D’autre part, M. Medelci a transmis, lors de cette émission, un autre message aux USA en soutenant le fait que la situation au Sahel doit être gérée par les gouvernements de la région. Ainsi, les Américains, qui attendaient une coopération de la part de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel,  ont probablement compris que l’Algérie a son mot à dire dans cette région. D’ailleurs, il n’est pas exclu que l’appel téléphonique de

Mme Clinton  ait eu pour but de comprendre ce que voulait dire M. Medelci concernant le Sahel qui figure parmi les points importants de la politique étrangère des USA basée sur la lutte contre le terrorisme, notamment dans le Sahel. Une politique adoptée après les événements du 11 septembre.  A noter aussi  que les Américains ont affiché dernièrement  un  soutien à l’Algérie dans sa lutte contre le terrorisme et que, de son côté, l’Algérie a montré sa disponibilité pour coopérer en matière de renseignements dans la politique de lutte contre le terrorisme international. Au niveau économique, depuis la création du  Conseil d’affaires algéro-américain  en 2005, les échanges entre les deux pays ont connu une avancée. Toutefois, les Américains ont montré une certaine prudence concernant l’investissement en Algérie qui reste basé sur les hydrocarbures, bien que le Président Bouteflika ait décidé que  Sonatrach détienne 51% après le retrait de la loi proposée par Chakib Khelil qui était en faveur des Américains. Mais avec cette décision d’inscrire l’Algérie sur la liste des pays à risque,  on peut soupçonner que les USA veulent passer un message à notre pays. Lequel ? La question reste posée. 

Par Nacera Chenafi

 

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Une partie d'échecs diplomatique

Faire la paix ou la guerre

Lorsque la France a décidé d’inscrire l’Algérie sur sa liste noire des pays suspects de menaces terroristes, il s’agit là d’une décision politique. Elle aurait pu le faire d’une manière plus discrète, en associant la partie algérienne, en «négociant» comme le demandait notre ministre des AE. Elle a choisi de s’en dispenser. Elle a exprimé un geste inamical, à la limite de l’hostile. Pourquoi ? Sans doute pour marquer son mécontentement aux sujets des relations économiques – voire politiques. Ce n’est pas nouveau. L’Algérie a laissé faire jusqu’ici. Elle ne réagit pas, boude, fait le dos rond, se tait. De sorte que Sarkozy n’a d’autres choix que d’augmenter la pression, au moins pour l’obliger à réagir. C’est la France qui attaque parce que c’est elle qui demande. Une volonté de puissance fait face à une volonté de défense, blancs contre noirs. L’Algérie donc réagit : elle proteste et tente de faire de ses protestations, en déclarant en attendre des conséquences positives, un élément de négociation. Elle-même a été mise artificiellement, arbitrairement, dans une situation qui l’obligerait à négocier. Les Israéliens sont coutumiers de cette pratique qui consiste à créer des problèmes supplémentaires aux Palestiniens pour leur compliquer les négociations sur des problèmes essentiels. On érige un mur, on aggrave un blocus, on bloque un compte, etc. En juillet passé, nous disions dans ce journal qu’il fallait s’attendre à ce que la campagne médiatique menée contre la LFC 2009, campagne qui déjà faisait partie de cette logique d’aggravation des problèmes pour occuper des positions de force en référence à des litiges plus importants, s’élargisse et prenne d’autres formes plus accentuées, des formes politiques bien entendu. Nous y voici, et ce n’est pas terminé. La partie d’échecs se transforme en bras de fer, il n’est pas exclu, dans une prochaine étape, de la voir devenir une guéguerre. Autrement dit, non seulement la France ne reviendra pas sur son geste inamical, mais elle tentera de retourner contre l’Algérie ses propres réactions, et si elle n’y parvient pas, elle promet d’autres gestes inamicaux. Jusqu’où ? Cela dépend de plusieurs facteurs. Affronter les attaques par trois verbes : les comprendre, leur résister et riposter. Au coup par coup, sans épuiser les minutions et sans mollesse. Juger de la détermination de l’adversaire, de son calendrier politique, de ses contraintes, de sa marge de manœuvre mais aussi montrer sa propre détermination et anticiper sur ses propres contraintes. Un éclat brutal vaut parfois mieux qu’un éreintant travail diplomatique. Il n’est pas bon pour l’Algérie, ni pour la France, d’envisager toujours le pire en attendant le meilleur. Cela dure depuis tant d’années. Nous sommes inscrits dans une situation perverse qui dure depuis une éternité, il faut la dépasser. Et puisque nous ne sommes pas capables de nous comporter comme des étrangers, il faut nous jeter dans les bras l’un de l’autre – ou faire carrément la guerre.

Brahim Djalil

 

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Bernard Kouchner annule sa visite à Alger après les déclarations de Medelci

Une visite à Alger du ministre français des Affaires étrangères, prévue cette semaine, a été reportée à la demande du gouvernement français, a-t-on appris de source diplomatique. Le déplacement de Bernard Kouchner en Algérie devrait avoir lieu dès cette semaine. Les Français ont expliqué ce report par des  considérations liées à leur agenda, notamment la préparation  de la prochaine visite du président Bouteflika en France qui pourrait intervenir en juin ou juillet prochain. Mais certains observateurs établissent un lien avec les dernières déclarations de Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, concernant la décision française d’inscrire l’Algérie sur une liste de pays à risque.

Rappelons que le ministre algérien a convoqué l’ambassadeur de France à Alger pour protester officiellement contre la décision de Paris. Une demande de retrait de l’Algérie de cette liste a été faite. «Cette mesure a été prise sans aucune consultation avec l’Algérie. Nous l’avons apprise par voie de presse», a dit le ministre, lundi sur Canal Algérie, ajoutant que l’Algérie est «un pays qui règle ses problèmes de sécurité». «Nous sommes extrêmement surpris de cette décision discriminatoire et inacceptable. Notre message diplomatique est passé, nous attendons le retrait de l’Algérie de cette liste, car ce type de solutions ne règle rien», a précisé

M. Medelci.

 

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Ils ont marché hier à l’intérieur de l’hôpital Mustapha-Pacha

Les médecins de la santé publique montent au créneau

Déterminés à ne plus céder aux pressions de la tutelle, les médecins haussent le ton et radicalisent leur contestation. Hier encore, bon nombre de médecins généralistes, pharmaciens et chirurgiens dentistes ont observé un sit-in.

Les praticiens de la santé publique ne sont pas prêts à abandonner la lutte. Ils durcissent encore leurs actions de protestation. En grève depuis plus d’un mois, les blouses blanches n’ont eu aucun écho favorable à leurs revendications.  Déterminés à ne plus céder aux pressions de la tutelle, les médecins haussent le ton et radicalisent leur contestation. Hier encore, bon nombre de médecins généralistes, pharmaciens et chirurgiens dentistes ont observé un sit-in à l’intérieur de l’hôpital Mustapha-Pacha, suivi d’une marche. Contrairement aux sit-in précédents, celui d’hier a été une réussite pour les praticiens de la santé publique. Ces derniers ont répondu favorablement au mot d’ordre de la protestation de leurs syndicats, le SNPSP et le SNPSSP. «Barakat ya Barkat», «Praticiens en colère», «Arrêtez de clochardiser notre métier» étaient entre autres les slogans qui ont été fortement scandés par les médecins protestataires. Soutenus par les représentants des groupes parlementaires de l’APN à l’image du RCD, MSP, PT, FLN, les praticiens de la santé publique ne désespèrent pas de faire entendre leur voix à un plus haut niveau. «Vous avez tous eu l’occasion de visiter un établissement de santé publique, et avez certainement remarqué dans quelles conditions nous exerçons. C’est intenable et grave pour un pays de pétrole comme l’Algérie. L’Etat nous pousse coûte que coûte à abandonner notre profession tant respectée sous d’autres cieux», lance une femme médecin agacée par une situation qui ne fait qu’empirer. «Imaginez un médecin, qui, après 7 années d’études, débute sa carrière à 30 000 DA pour la terminer après 32 ans de service à 45 000 DA. De toutes les façons, nous finirons tous par quitter le secteur public tant notre situation et celle des hôpitaux ne cessent de se dégrader», poursuit une autre femme. Présents sur les lieux, le président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) et le président du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP), les Dr Mérabet et Yousfi nous ont affirmé que ce sit-in s’inscrit dans les résolutions du conseil national qui a tracé un plan d’action de protestation. «Tant qu’aucune réponse claire ne nous a été donnée par le ministre, la grève se poursuivra jusqu’à l’aboutissement de nos doléances. Le débrayage se poursuit au même rythme avec plus de 85% de taux de participation à l’échelle nationale», a indiqué M. Mérabet. «Des sit-in similaires ont eu lieu à travers toutes les wilayas du pays. Les prochaines actions seront plus radicales», a averti pour sa part le Dr Yousfi. Ces deux syndicalistes ainsi que les médecins rencontrés sur place n’écartent pas la possibilité d’investir la rue si une réponse claire et nette ne vient pas les rassurer. «On est là pour mettre en exécution tout ce qui émane de la base. Si cette dernière décide de sortir dans la rue, on appliquera sa décision», indique le Dr Mérabet. Les praticiens de la santé publique réclament la prise en charge de leurs revendications, en tête la révision du statut particulier du praticien de la santé publique et l’installation des commissions mixtes pour la promulgation du régime indemnitaire. Ils ont également exprimé le rejet du décret du statut particulier du praticien de la santé publique, adopté le 29 novembre dernier. L’autre problème soulevé est l’aménagement des horaires de travail hebdomadaire dans la Fonction publique – qui ne serait pas respecté selon les grévistes – ainsi que l’élargissement au profit du praticien généraliste du droit à la procédure de cessibilité du logement de fonction à l’instar des autres corps de la Fonction publique. Devant le «mépris» affiché par leur tutelle, les médecins grévistes sollicitent l’intervention du premier magistrat du pays, le Président de la République, pour mettre fin à leur calvaire.           

H.L.

 

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Carrière professionnelle et arriérés de salaires

Sit-in et marche des enseignants

A l’appel des syndicats autonomes, le CNAPEST et l’UNPEF ,des centaines d’enseignants ont marché hier à Tizi Ouzou. Ils réclament le règlement  de toutes les questions inhérentes à leur carrière professionnelle, aux arriérés de salaires et autres indemnités. La marche a commencé à l’issue d’un sit-in observé devant la direction de l’éducation jusqu’au siège de la cité administrative. Les manifestants ont sillonné les principales rues de la ville des Genêts, scandant des slogans réclamant l’amélioration des conditions des travailleurs de l’Education, notamment la revalorisation des salaires. Devant l’entrée de la wilaya, un autre sit-in a été observé par les contestataires pendant qu’une délégation était reçue par les services du wali. Les syndicats se sont ensuite félicités de la «réussite» de leur action en appelant leurs adhérents à rester mobilisés pour de nouvelles démonstrations de force si leurs doléances n’aboutissent pas dans les prochains jours. De son côté, la direction de l’éducation a vite réagi en rendant public un communiqué dans lequel il est fait état de la régularisation de toutes les situations financières du personnel, dont les dernières opérations d’assainissement au niveau du contrôleur financier ou de la trésorerie de la wilaya. Ainsi, selon ledit document,  la direction de l’éducation de Tizi Ouzou a procédé durant l’exercice 2009 à l’assainissement de 6 039 situations pour lesquelles une enveloppe de plus de 289 millions de dinars a été consacrée.            

Hamid M.

 

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Ils prévoient des sit-in hebdomadaires

Les psychologues décidés à maintenir la pression

Décidément, les psychologues encadrés par leur syndicat (SNAPSY) se sont donnés le mot pour tenir des sit-in hebdomadaires devant le département du ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière jusqu’à la satisfaction de leurs revendications ou l’amorce de négociations. Après leur deuxième semaine de contestation, les psychologues ont encore tenu un sit-in de protestation hier, devant le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Une centaine de psychologues se sont rassemblée vers dix heures au niveau du jardin faisant face au département en question. «Psychologues en colère, psychologues en grève», «Barakat mina El wouâoud khelli el karama tâoud» et «Wizara heggara, Bouteflika au secours», tels sont les slogans qui ont été scandés hier par les psychologues. Interrogé, le président du SNAPSY, Khaled Keddad, s’est dit déçu par les propos tenus par le directeur des ressources humaines du ministère en question. Il aurait dit qu’«il n’avait rien à dire aux contestataires». «Nous maintiendrons la pression pour créer un rapport de force» a déclaré M. Keddad lors du sit-in d’hier. Il y a lieu de rappeler que les représentants du SNAPSY avaient été reçus mercredi dernier par le directeur général de la Fonction publique, M. Kharchi, qui leur a expliqué que leurs revendications ne relèvent pas de son ressort mais de celui du ministère de la Santé auquel ils doivent s’adresser. Pour ce qui est des revendications des psychologues, il y a lieu de rappeler qu’ils déplorent le fait de ne pas avoir donné la chance à leurs représentants de participer à l’élaboration de leur statut, en siégeant au niveau de la commission ad hoc chargée de la confection du statut particulier des psychologues. Signalons que cette commission est constituée des représentants, entre autres, des  ministères de la Santé  et du Travail ainsi que des représentants de la direction générale de la Fonction publique (DGFP). Il y a lieu de rappeler que le statut particulier de la fonction de psychologue a été établi le 22 juillet dernier. D’autre part, les représentants du SNAPSY ont dénoncé les dispositions des dernières mesures transitoires d’intégration qui, selon eux, n’ont pas accordé d’importance à l’expérience professionnelle puisqu’elles mettent sur un pied d’égalité les professionnels de plus de 30 ans d’expérience et ceux qui viennent de commencer. M. Keddad a expliqué que tous les psychologues, mis à part une soixantaine (qui sont à la catégorie 14 ), sont classé à la catégorie 12. Les représentants du SNAPSY ont dénoncé la politique des deux poids deux mesures puisque, selon eux, les autres professions, notamment celles des pharmaciens et des chirurgiens dentistes, favorisent l’ancienneté et l’expérience professionnelle dans l’échelle de carrière. L’autre problème relevé par les membres du SNAPSY est lié aux concours de recrutement des psychologues.  

S. H.

 

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Le SNTE en débrayage à partir du 31 janvier

Grève de quatre jours renouvelable dans les écoles

Le Syndicat national des travailleurs de l’Education (SNTE) annonce une grève de quatre jours renouvelable à partir du 31 janvier dans les établissements scolaires. Cette décision a été prise au terme d’une session extraordinaire du Conseil national du syndicat tenue avant-hier à Alger en présence de 46 wilayas, indique le SNTE dans un communiqué. Les travailleurs de l’Education, indique-t-on, «n’ont plus confiance» en leur tutelle et craignent pour «le sort réservé au régime indemnitaire suite à la décision inattendue prise par le Premier ministère de ne soumettre à l’étude qu’une seule prime à l’occasion de la réunion prévue entre le ministère de l’Education, la Direction générale de la fonction publique et le ministère des Finances». Une décision qualifiée par le syndicat de «désistement des propositions faites dans le cadre de la commission ayant rassemblé précédemment le SNTE et le ministère de l’Education». Ainsi, dans un climat caractérisé par un sentiment de suspicion et de méfiance, le Syndicat national des travailleurs de l’Education réitère la revendication du maintien de la carrière professionnelle à 25 ans de service et le droit à la retraite anticipée. Il demande également de revoir et corriger les erreurs contenues dans le statut particulier, notamment les défaillances dans le classement et la promotion des enseignants, des adjoints d’éducation, les directeurs d’établissements et les inspecteurs. La décision du SNTE de renouer avec la protestation peut être considérée comme une gifle par le ministre de l’Education nationale et le patron de l’UGTA, dont les résultats de la tripartite n’ont finalement pas convaincu les fonctionnaires. Les syndicalistes du SNTE semblent vouloir aller loin cette fois-ci, affirmant que cette session du Conseil national restera ouverte pour suivre les rebondissements qui découleront de leur débrayage. Comme ils lancent un appel à l’ensemble des syndicats de l’Education pour coopérer à la réussite de cette action. Ce qui fait planer un vrai risque sur le déroulement de l’année scolaire qui enregistre déjà un grand retard  ayant nécessité la suppression de deux semaines de vacances scolaires. Par ailleurs, force est de préciser que le ministre de l’Education nationale Boubekeur Benbouzid, interpellé il y a quelques jours quant à la menace de reprise de la grève brandie par certains syndicats, a affirmé que «le problème des salaires est un problème national et ne se limite pas au seul secteur de l’Education». Il ajoutera que «les problèmes qui affectent les travailleurs du secteur dépassent souvent les prérogatives de la tutelle». Une déclaration qui renseigne sur l’incapacité du ministère de l’Education à prendre en charge les revendications socioprofessionnelles exprimées. Cependant, le ministre n’a pas manqué de critiquer l’attitude favorable de certains directeurs qui adhèrent aux mouvements de grève et imposé, à cet effet, un système de contrôle des absences. Ce qui peut générer à l’avenir un nouveau bras de fer entre la tutelle et les grévistes.  

A. F.                              

 

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La grippe A évolue dans le silence

La vaccination coincée entre polémique et méfiance

La campagne de vaccination s'est déroulée pendant une vingtaine de jours à un rythme lent et dans un climat de polémique et de méfiance. Les deux phases concernées par la campagne de vaccination n'ont pas donné une image qui  motive les suivants sur la liste des premiers concernés par le vaccin. Le département de la santé, non plus, ne donne pas l'apparence d'un ministère qui fait face aux crises qui frappent son secteur.

Plus de vingt jours après le début de vaccination, durant lesquels la réticence, la méfiance des premières phases concernées ont bien été  au rendez-vous et où le département de Barkat ne sortait de sa réserve qu’une seule fois par semaine pour donner les bilans des victimes de la grippe A en termes de décès ainsi que nombre de personnes contractées par le virus A/H1N1. Une campagne de sensibilisation a été par ailleurs lancée depuis deux semaines au niveau des infrastructures hospitalières tout en impliquant les mosquées pour faire passer le message du ministère de la Santé qui ne fait que répéter que «le vaccin anti-grippe A est sans conséquence grave sur la santé». A croire Slim  Belkessam, conseiller et responsable de la communication au ministère de la Santé, 25 médecins de l’hôpital de Beni Messous ont été vaccinés dans le cadre de cette campagne de sensibilisation.

«Tous les chefs de service de cet hôpital ont été vaccinés», avait-il souligné lors de son briefing de la semaine dernière. Une déclaration qui ne cache pourtant pas que le corps médical soit le premier et grand boycotteur du vaccin. Par ailleurs, le rythme de la campagne de vaccination a été davantage freiné par la mort de la femme médecin de Sétif. Un cas mortel qui a été suivi cette semaine  par la mort de deux autres femmes enceintes après leur vaccination  contre la grippe A. Il s’agit de deux femmes d’Alger et de Djelfa, toutes deux victimes du vaccin anti-grippe A. Deux enquêtes du département de la justice sont également en cours afin de définir les causes des deux décès. Ainsi, le nombre de femmes enceintes décédées par le vaccin est probablement trois, jusqu’à preuve du contraire. Par ailleurs, le nombre de femmes enceintes décédées est arrêté à 11 femmes la semaine dernière sur un total de 46  contaminées par le virus. Concernant la vaccination des femmes enceintes, elle est estimée à environ 5 %, ce qui fera stocker encore le vaccin. Sur un autre registre, les écoliers sont la troisième phase concernée par le vaccin, ni le ministère de l’Education ni celui de la Santé n’ont précisé une date pour la campagne de vaccination dans les écoles. Fort heureusement que la transmission du virus dans les écoles n’est pas importante, sinon le retard de la campagne de vaccination scolaire aurait été catastrophique. Néanmoins, la polémique et l’échec de cette campagne de vaccination au sein des écoles sont prévisibles vu l’opinion catégorique que partagent les élèves et leurs parents à propos du danger de  mort que peut comporter le vaccin. Or, l’opinion publique a déjà dépassé la phase de la panique suscitée par la grippe A, ce qui jettera  plus loin l’idée de vaccination au sein de la société, mise à part l’image qu’ont les Algériens sur  ce vaccin. Sur un autre registre, le ministère de la Santé a demandé la réduction des doses qu’il avait commandées afin d’éviter plus de pertes, le vaccin étant largement boudé. Une commande de réduction de doses de vaccin signifie échec de la campagne de vaccination. Il faut dire que c’est le même scénario de méfiance qui s’est déroulé dans la majorité des pays ayant entamé la campagne de vaccination. Sauf que les conditions de déroulement de cette dernière ainsi que le nombre de personnes vaccinées sont plus transparents ailleurs. Rappelons que le vaccin contre la grippe A a fait des victimes dans plusieurs pays ; à titre d’exemple, 4 personnes sont décédées suite à leur vaccination contre le virus en Suède.

Le masque anti-communication du ministère

Bien qu’il soit en pleine période de crise, celle de la grève des praticiens ainsi que l’épidémie  de la grippe A, le ministère de la Santé se confine bien dans son silence, sans pour autant faire le moindre geste qui montre que ce département fait soi-disant face aux crises qui  frappent son secteur. En effet, le numéro du ministère ne répond pas. Contactés maintes fois depuis deux jours, les chargés de la communication de ce département, censé être le seul concerné par la maîtrise de la situation, n’ont pu  faire face à l’urgence des problèmes qui exigent des explications et des éclaircissements aux médias, à l’opinion publique ainsi qu’aux praticiens de la santé. L’épidémie de la grippe porcine ainsi que la grève et les protestations des praticiens de la santé sont une sorte de «virus» qui tarde à trouver son vaccin au sein du ministère, ne serait-ce que par un dialogue, avec la colère des praticiens qui réclament une vie socioprofessionnelle digne. Idem pour l’épidémie du virus A/H1N1, laquelle a été caractérisée par la polémique du vaccin et la non-élucidation  de l’autopsie du médecin de Sétif et la mort de deux femmes enceintes après avoir été vaccinées contre la grippe A, toutes trois probablement mortes à cause du vaccin, si les enquêtes du département de la justice n’aboutissent pas à d’autres causes du décès. Dans ce contexte, le ministère de la Santé ne s’est exprimé que sur la mort de la première victime, alors qu’il a fait semblant de ne rien entendre sur les deux autres. Aucune précision sur la campagne de vaccination ou non  des enfants et des écoliers, ni le bilan de développement ou de recul de la pandémie en Algérie dont le ministère avait la générosité d’exposer chaque fin de semaine. Cet isolement très mal programmé laisse deviner la colère des praticiens ainsi que la polémique  sur le vaccin. Le ministère de la Santé s’adonne-t-il à la résolution de problèmes plus sérieux que la grève des travailleurs de son secteur ou plus urgents que la crise épidémiologique de la grippe A, ou aurait-il, peut-être, pris un congé de ma-ladie ? Des questions  bien légitimes et l’état de  santé de ce secteur préoccupe tout un peuple,  d’autant  plus que, fidèle à son habitude, le 30 30 ne répond toujours pas…

Par Yasmine Ayadi

 

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Suite à l'explosion de gaz de Oued Koriche

Sonelgaz décline toute responsabilité

En dépit des déclarations de nombreux citoyens faisant état d’appels incessants à Sonelgaz, SOS restés sans écho, cette société maintient une version tout à fait contraire à ces témoignages. Il est intrigant que soient ainsi démenties toutes ces affirmations de citoyens et que leur bonne foi soit mise en doute, alors que de prime abord, ils n’ont aucun intérêt à charger et à accuser cette entreprise. Tout en indiquant que les causes de l’accident qui a endeuillé la cité de Oued Koreich ne sont pas encore déterminées, les responsables de la société de distribution de l’électricité et du gaz d’Alger s’en sont lavés les mains, lors d’une conférence de presse qu’ils ont improvisée au niveau de leur siège à Alger-centre. Le responsable de cette entreprise a indiqué qu’après vérification des appels téléphoniques enregistrés, il s’est avéré que le seul appel qui a été enregistré au niveau de leurcentre d’appel est celui d’avant-hier à 9h15. Cet appel émanant de la sûreté urbaine du 5e arrondissement a été reçu, selon les déclarations de ce responsable par TIA de la direction de distribution de l’électricité et du gaz de Bologhine. Cet appel a fait état d’une explosion survenue au niveau du quartier en question. Selon le conférencier,  les ouvrages gaz colonnes montantes branchement et compteurs du lieu du sinistre n’ont pas été endommagés. Les conduites de gaz constituant les colonnes montantes sont restées saines et entières du rez-de-chaussée jusqu’au dernier étage y compris les étages effondrés. «En effet, aucune trace de flamme ou de carbonisation au niveau des conduites des colonnes montantes ni sur les murs les soutenant n’ont été constatées» a-t-il justifié.      

S.H.

 

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Fassila, Hadjeras, Ghazi et Mourad…

Le GSPC perd 300 de ses éléments en 16 mois

Les experts en matière de sécurité en Algérie s’accordent sur le fait que le terrorisme et les activités des terroristes ont sensiblement baissé durant les deux dernières années 2008 et 2009. L’incapacité des groupes terroristes du GSPC à commettre des attentats terroristes spectaculaires à travers la capitale, comme ceux du Palais du gouvernement en 2007 et du siège de l’ONU à Hydra en 2008, se résume surtout par les exploits réalisés par les forces de sécurité contre les terroristes du GSPC. L’élimination de centaines de terroristes à travers plusieurs wilayas du pays, dont des émirs dangereux, est à l’origine de  cette baisse sensible des activités du GSPC. En effet, selon un bilan officiel, établi pour la période allant de septembre 2008 jusqu’au 1er janvier 2010, la lutte armée contre Droudkel et ses sbires a porté ses fruits en éliminant plus de 300 terroristes, dont près d’une vingtaine sont des émirs connus par les services de sécurité. L’élimination des émirstels que Sofiane Fassila, Toufik Ghazi, alias Tahar, deux émirs de la garde spéciale de Droudkel, est un signe fort de l’Armée nationale, qui, désormais, s’attaque à la sphère de cette organisation terroriste. L’élimination d’autres émirs du GSPC, Hocine Hadjresse, Billal Ennadhir, L. Mourad ou encore les dix derniers terroristes éliminés récemment à M’sila, qui appartenaient au tristement célèbre groupe Tareq Ibn Zayad de Batna, laisse prédire que les groupes terroristes vivent un mauvais moment en Algérie. Une étape qui semble mettre définitivement le GSPC hors de ses capacités. Cette facture très lourde pour l’émir national du GSPC, Droudkel, alias Abou Mossaâb Abdelwadoud, a non seulement bouleversé ses plans diaboliques, mais pousse ce groupe criminel dans ses derniers retranchements. Retranché dans les maquis, le reste du GSPC n’a plus d’autres choix que de se rendre aux forces de sécurité, car s’il arrive à réaliser quelques actions terroristes dans le pays, ce qui est pris en considération par l’armée, cela ne représente que des tentatives désespérées. Pire que cela, la perte de ses éléments est très dur à accepter pour Droudkel. Généralement, ces terroristes de premier rang sont tombés dans des embuscades des forces de sécurité grâce aux renseignements fournis. La mort de l’émir Sofiane et onze de ses compagnons, en grande Kabylie en 2007 dans une embuscade bien menée par l’Armée nationale, n’a pas été acceptée par Droudkel qui venait de perdre des éléments-clés de son organisation criminelle. D’autres coups sévères ont été portés aux compagnons d’Abou Mossaâb. Les services de sécurité, à qui il faut rendre hommage aujourd’hui, ont réussi à éliminer en seize mois des centaines de terroristes dans les wilayas de Boumerdès, Tipasa, Alger, Tizi Ouzou, Béjaïa, Aïn Defla, Tissemsilt, Blida, Médéa, El-Bayadh, Djelfa, Bouira, Jijel, Batna, Skikda, Constantine, Tébessa, Khenchela et Sidi Bel-Abbès. En outre, près de trente-cinq terroristes se sont rendus aux forces de sécurité, alors que 400 autres ont été capturés vifs, généralement des terroristes qui activaient dans des cellules de soutien. Parmi les terroristes qui se sont rendus, il y a des candidats aux attentats-suicides, mais également des terroristes ayant le grade d’émir et d’autres proches de l’émir Droudkel.

L’Armée nationale passe de la défense à l’attaque

Dans sa nouvelle stratégie de lutte contre le GSPC, l’Armée populaire nationale avait adopté une nouvelle forme de confrontation avec les groupes terroristes, autres que les opérations classiques de ratissage, les accrochages et les destructions des caches et de casemates. Cette fois-ci, l’Armée nationale ne se contente plus de se défendre contre le GSPC, désormais elle passe à l’attaque. La poursuite des terroristes après chaque attentat, leur chasse dans leurs propres repaires et leur encerclement en plus de la réactivation des renseignements qui s’avèrent aujourd’hui très payante, ont aidé à repérer les mouvements des chefs de l’organisation qui sont tombés dans des embuscades dans plusieurs wilayas.

Sofiane Abi

 

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Entretien avec Boukendakdji Mohamed co-gérant de la société TA. Alu.

Un précurseur africain dans les tableaux blancs

La société TA. Alu est spécialisée dans la fabrication de tableaux de communication. La gamme offerte par la société touche tous les niveaux scolaires et universitaires. La société  TA. Alu qui existe depuis l'an 2000 propose, depuis peu, des tableaux interactifs. Elle est aussi la première société algérienne à s'être lancée dans la fabrication de tableaux blancs.

 

La société TA. Alu est la première à s’être lancée dans le domaine de la fabrication de tableaux blancs en Algérie. Parlez-nous de votre expérience.

  La société TA. Alu est effectivement la première société algérienne à avoir fabriqué des tableaux blancs. Nous proposons des tableaux variés destinés aussi bien aux écoles qu’aux universités. Nous en fournissons même aux écoles coraniques. Nous proposons des produits de qualité et dont la durée de vie est de dix ans. Nous avons également un brevet d’invention enregistré à l’Inapi pour des tableaux mixtes avec une surface pour le feutre et une autre pour la craie. Nous sommes actuellement concurrencés par des importateurs qui introduisent des tableaux chinois dont la durée de vie est très courte par rapport aux nôtres. D’un autre côté, un certain nombre d’entreprises algériennes ont commencé, depuis peu, à fabriquer des tableaux mais ces derniers ont encore du chemin à faire. Je vous signale aussi que l’Algérie est aujourd’hui le seul pays africain où les tableaux blancs sont fabriqués.

 

On peut donc dire que vous êtes un précurseur dans ce domaine au niveau africain ?

Oui. La société TA. Alu est la première société en Afrique, à avoir investi ce domaine. Malgré le fait que nous n’arrivons toujours pas à répondre à la demande du marché local, nous pensons déjà à exporter nos produits vers d’autres pays africains en raison de la forte demande qui existe actuellement.

 

Avez-vous effectué des démarches dans ce sens ?

Oui. Nous avons participé dernièrement à la deuxième Foire maghrébine organisée en Libye et avons déjà trouvé des clients sur place. Je pense que nous allons bientôt vendre nos tableaux à des clients libyens. Notre ambition est de toucher d’autres pays après la Libye.

 

Votre société accorde un intérêt particulier à l’innovation. Quels sont les nouveaux produits que vous proposez actuellement sur le marché ?

Notre tout dernier produit est le tableau interactif. Il s’agit d’un tableau doté d’un dispositif lui permettant d’être connecté à des ordinateurs, de façon à ce que tout ce qui est écrit sur le tableau est transféré immédiatement vers les ordinateurs. Ce produit permet de gagner du temps pendant les conférences ou même pendant les cours. Toutefois, le produit sur lequel nous misons est un tableau blanc dont la durée de vie sera de 25 ans.

Ce tableau que nous proposerons bientôt à nos clients est fabriqué selon les normes en vigueur en Europe. Mises à part les nouveautés, nous avons pour priorité en ce moment de généraliser le tableau blanc au niveau des établissements scolaires et universitaires. La décision du ministère de l’Education de généraliser ce genre de tableaux remonte à l’année 2005 et nous faisons notre possible pour participer à cette dynamique.

Propos recueillis par Ahmed Gasmia

 

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Mechta Mourad, jeune inventeur de 22 ans, propose

Un appareil de publicité et d’information pour une vie plus simple

Effectuer un appel téléphonique, connaî-tre l’heure de départ du train, appeler un taxi et chercher une location, ce sont entre autres les services contenus dans le même et unique appareil conçu par un jeune algérien de 22 ans. Mourad Mechta, encore étudiant, est l’exemple de la nouvelle génération de l’éminence grise nationale qui vit au rythme des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Il vient de déposer un «brevet d’invention» à l’Institut algérien de la propriété industrielle (Inapi). Il s’agit d’un appareil public de publicité et d’information multifonctionnel. Cette invention est une machine programmée, installée sur les places publiques, elle regroupe plusieurs services utiles, susceptibles de rendre la vie des citadins plus facile. Sous la forme d’un appareil de paiement bancaire, cette machine est encore plus performante, nous explique ce jeune inventeur lors d’une visite à notre rédaction. L’invention se base sur la puce de téléphone portable pour le paiement des prestations. Doté d’un grand écran, cet appareil sert de support à l’affichage publicitaire. A l’instar des cabines publiques de «Houria», cette invention, explique Mourad Mechta, doit être placée dans les places publiques et en assurer une couverture parfaite. Elle propose, entre autres services, une connexion directe et permanente avec les taxis sur un périmètre donné, elle est utilisée comme un téléphone portable et permet d’effectuer des appels en cas de faiblesse de la batterie. Aussi, elle peut être utilisée comme une agence immobilière virtuelle, comme elle est programmée pour mentionner les horaires de départ des bus et des trains, les mouvements de tramway et du métro et des vols à partir de l’aéroport Houari-Boumediene. Cet appareil, selon son concepteur, peut servir de machine pour voter à l’occasion des élections, etc. Mechta Mourad affirme avoir exposé son invention au ministère de la Poste et des TIC et saisi celui des PME/PMI pour le lancement du projet. Un projet d’une grande utilité d’autant que l’Algérie aspire accéder à la e-administration et e-gouvernement.              

 Ao. F.

 

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Malgré le froid et la grippe saisonnière

Les crèmes glacées toujours convoitées

La consommation de crèmes glacées bat son record ces derniers jours. En effet, ils sont de plus en plus nombreux ceux qui consomment ces délices congelés qui sont devenus une de leurs préoccupations hivernales et ce, dans le but de déguster une bonne glace bien garnie, aux différents arômes et couleurs d’autant que ces produits sont  très prisés en période estivale. Impossible de résister au plaisir savoureux d’une glace au citron, au chocolat ou bien à la pistache d’une jolie couleur vert clair même si ce n’est pas la période propice pour cela. Cette saveur et cette douceur sont toujours à la mode et en vente chez une multitude de petits artisans glaciers qui proposent des textures exceptionnelles et aux parfums infiniment variés qui ne cessent de séduire un grand nom-bre de passants qui n’hésitent pas à déguster un bon cornet de glace ou bien un pot de glace multicolore, à la rue Hassiba Ben Bouali comme à la Grande Poste. Déguster un cornet de glace est devenu un moment de plaisir et de détente pour plusieurs personnes, en compagnie de leur famille, de leurs amis ou bien de leurs collègues. Cette étonnante réalité ne saurait échapper à nos yeux, bien qu’on soit en période de grand froid où la grippe saisonnière est toujours présente. «La consommation de glace n’est pas affectée par la mode, elle est universelle, elle plaît et peut être mangée à n’importe quel moment», nous dira Raouf, 30 ans, rencontré à la Grande Poste en train de déguster un cornet de glace «panaché». Il affirme que pour mieux se rafraîchir, une bonne glace à la crème Chantilly lui suffira toute la journée. De son côté, Toufik, 24 ans,  rencontré à Aïn Benian, dit avoir l’habitude de prendre des glaces en hiver. «J’aime les glaces en toute saison, je raffole de celles qui ont le goût de la banane, c’est un véritable délice», dit-il. Son ami Mouncef estime que ces délices congelés sont une passion pour lui. «La glace c’est  le top du dessert, j’en raffole», dit-il. Pour sa part, Rabah, un jeune étudiant, rencontré à la crèmerie «Fleur du jour», sise  à la rue Richelieu à Alger, déclare son attirance envers ces délices glacés qu’il consomme pratiquement tous les jours. «Je consomme de la glace à tout moment, été comme hiver sans risque de maladie, notamment la grippe saisonnière, je suis en quelque sorte immunisé contre cette maladie», a-t-il déclaré l’air souriant.

Salon de thé et pizzeria vendent des glaces

Déguster une bonne glace dans un charmant salon de thé ou dans une pizzeria le soir en ce temps couvert  est devenu une habitude pour de nombreux Algérois qui trouvent leur grand bonheur en compagnie de leur progéniture. En effet, cette affluence massive pour ces  glaces pousse un grand nombre de propriétaires à exercer le métier d’artisan glacier comme une activité lucrative qui leur permet de gagner plus d’argent, selon un vendeur de glaces, rencontré dans un salon de thé à la Grande Poste; la consommation de glace bat son record en cette période hivernale d’autant que plusieurs personnes affluent massivement vers ces endroits. «Chaque jour, on reçoit une cinquantaine de clients qui s’attablent à tout moment, on vend un grand nombre de glaces aux différents arômes et parfums, nous avons des glaces aux arômes de citron, fraise, garnies aux sirops de  chocolat, de cerise ou de banane, esquimaux glacés de différentes formes et couleurs qui sont généralement réservés aux enfants», dit-il. Interrogé sur les prix, notre interlocuteur, estime qu’ils sont variables selon la forme du cornet et l’arôme. «Les prix sont variables, les cornets de glace varient entre 30 et 50 DA selon leur forme et leur taille, les esquimaux entre 20 et 30 DA. Quant aux grands pots de glace, ils varient entre 30 et 70 DA.»    

Mehdi Isikioune

 

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Forte chute de la production d'olives

L’huile est en train de flamber

L'huile d'olive, principale richesse agricole de la Kabylie, est connue certes pour être un produit sujet aux aléas climatiques et à un rendement très irrégulier au fil des saisons, mais cette année, la chute de la production a été vertigineuse. La quantité d'olives cueillies n'a pas baissé de moitié, mais de six fois.

La Kabylie, qui détient près de 80 % de la superficie nationale consacrée à l’oléiculture, aura connu cette année une chute de productions et de rendements oléicoles inédite dans l’histoire des vergers de Tizi Ouzou, Bouira, Béjaïa et  Boumerdès, contrastant singulièrement avec l’abondance de la récolte précédente (2008-2009). Durant la campagne en cours (2009-2010), les premières estimations prévoient une production plusieurs fois inférieure à celle de la campagne précédente, selon les régions, tout comme les extractions d’huile d’olive dont les prix marquent partout une nette tendance à la hausse. Les oléiculteurs et les techniciens expliquent cette situation par ce phénomène saisonnier qui veut qu’à une année d’abondance succède une année de disette, mais aussi par une multitude d’autres facteurs, à commencer par le manque d’entretien des champs d’oliviers pour les opérations de labours, de taille et de fertilisation. A cela, s’ajoute la conduite «inadéquate» des exploitations oléicoles et un seul fait lié aux méthodes de cueillette permet de le confirmer: les fruits ne sont pas cueillis à la main, mais gaulés avec une longue perche qui abîme les jeunes rameaux appelés à fructifier l’année d’après, souligne-t-on. Parmi d’autres causes limitatives de la production, il est fait état de certaines maladies, telles que la mouche Dachus et la teigne qui continuent à faire des ravages dans les plantations d’oliviers, en l’absence de toute opération de traitement par épandage aérien souhaitée par les agriculteurs.  La faible production de cette année s’explique aussi, selon les techniciens, par l’altération de la pollinisation fécondante des fruits due aux fortes précipitations survenues aux mois de mars et d’avril, ainsi que de la canicule qui a sévi l’été dernier, provoquant la chute d’une grande quantité de fruits immatures.         Dans la wilaya de Tizi-Ouzou, la campagne oléicole qui s’étire habituellement sur une durée moyenne de trois mois, n’aura duré, en conséquence, qu’une quinzaine de jours.  Durant cette courte période, il a été récolté, selon les statistiques de la direction des services agricoles, une quantité globale de 134 500 qx (au lieu des 200 000 qx attendus et surtout des 743 000 qx réalisés l’année dernière) sur une superficie productive de 27 100 ha, dont une grande partie est implantée  sur le plateau de Maâtkas et l’oliveraie de Boghni.

La production d’huile d’olive divisée par six

 La production d’huile obtenue cette année a été estimée à moins de deux (2) millions de litres, contre 13 millions de litres au titre de la campagne 2008-2009 avec un rendement moyen  évalué à 17 litres par quintal. Le  prix du litre d’huile, qui n’excédait pas l’année dernière 300 DA, se négocie actuellement dans une fourchette de 450 à 500 DA, selon la responsable de l’OPAT, qui estime que le tarif aurait pu être «plus salé» sans l’importance du stock d’huile déjà détenu par les transformateurs. Plus des deux-tiers des 443 huileries que compte la wilaya de Tizi-Ouzou ont dû fermer cette saison «faute de  grains à se mettre sous la meule», selon l’expression d’un technicien de la DSA. L’impact négatif de cette situation touche aussi l’emploi saisonnier assuré par les oleifacteurs dont les huileries ont fonctionné avec une équipe/jour sur moins d’un mois alors qu’habituellement, une huilerie tourne avec trois équipes pendant plus d’un trimestre, indique-t-on. A Béjaïa, la campagne oléicole, qui est sur le point de s’achever, est si maigre que la collecte d’olives n’a pas dépassé les 300 000 quintaux contre un peu plus d’un million de qx l’année précédente. Bien qu’atténuée par de meilleurs rendements en huile, du fait d’une meilleure teneur en matière grasse du fruit, il reste que la baisse générale est de nature à influer fortement sur le prix de l’huile, qui se négocie déjà à plus de 500 DA par litre, selon la DSA. Cet important recul, provoqué par plusieurs facteurs dont le plus évident est intimement lié au caractère saisonnier de la spéculation, d’autant qu’en parallèle, les surfaces plantées sont restées quasiment de même ordre, autour de 49 000 hectares. Mais ce n’est pas tout, selon M. Haddeche, cadre à la DSA, qui évoque aussi les conditions climatiques, notamment les incendies de l’été dernier et les effets de la forte canicule qui y a sévi, sans compter les conséquences de l’enneigement qui a prévalu en 2005 et qui continue, dit-il, à exercer sur les vergers des montagnes des effets négatifs. Résultat des courses: des rendements ramassés avec à peine 6,29 quintaux d’olives à l’hectare contre des prévisions étables à 15 qx/ha et une production de 300 000 qx, contre les 700 000  prévus. La production d’huile est en forte baisse (6 millions de litres contre 19 millions, l’an dernier) malgré une hausse des rendements 19,7 litres par quintal en moyenne. Même tempo à Bouira, où la production d’huile d’olive, estimée à plus de 6,5 millions de litres la saison dernière, a chuté au point de ne pas boucler le million de litres cette année, selon la DSA.

Sur une surface restée inchangée de 15 870 ha d’oliviers productifs, la wilaya n’a pu engranger que 119 000 qx d’olives, soit une moyenne de 7,5 qx/ha, dont le rendement a été estimé à seulement 18 litres/qx. Conséquence directe: une hausse inédite des prix de l’huile d’olive dans la région, dont les  cours ont atteint les 500 DA/l au niveau des  huileries locales qui ont pu tourner cette année, car certaines sont restées inactives faute de «graines à moudre», a-t-on constaté.

Rendements «très mauvais» à  Boumerdès 

Boumerdès est logée à la même enseigne sinon plus, selon les affirmations des responsables locaux qui estiment, à deux semaines de la clôture de la présente campagne, que la wilaya «vient d’enregistrer sa plus mauvaise récolte de ces 30 dernières années». «Nous avons revu à la baisse (soit de près de 1/3) nos prévisions de début de saison  qui sont passées de 134 000 qx à un peu plus de 30 000 qx d’olives réellement engrangés, en enregistrant un très mauvais rendement de pas plus de 5 qx/ha», a déploré le chargé du service de la production végétale à la DSA. Selon ce responsable, Boumerdès s’attendait à une production de près de deux (2) millions de litres d’huile cette année, pour se retrouver en fin de compte avec 340 000 litres réalisés avec un rendement «très bas» de 11 litres par quintal.

Les effets  de cette baisse de production ne se sont pas  faits attendre sur le marché local, où le litre d’huile d’olive se négocie entre 400 et 450 DA pour l’huile pressée la saison dernière, et entre 500 et 550 DA pour l’huile de saison.   

Par Rachid F.

 

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Nabil Hadid, gérant d'une huilerie familiale

«Notre activité est réduite de 66% cette année»

 

Le Jour d’Algérie : La saison de cueillette des olives est-elle achevée ?

Nabil Hadid : Je dirais qu’à ce jour, la campagne de la cueillette d’olives est pratiquement terminée dans la région qui est la nôtre, à savoir la Soummam. D’ailleurs, nous avons fermé notre huilerie depuis quelques jours maintenant.

 

On dit que cette saison a été beaucoup plus courte que la précédente, confirmez-vous ce constat ?

Absolument! Car pour ce qui nous concerne, la saison des cueillettes a pris moins de 45 jours cette année ; au moment où elle avait duré environ deux mois l’année passée.

Et qu’en est-il de la production et du rendement ?

Si la campagne de récolte a été réduite, il est évident que la production soit de même. Même si je ne détiens pas un chiffre exact, je dirais que nous avons trituré un peu plus de 1 000 quintaux cette saison, au moment où nous avions approché les 3 000 quintaux la saison précédente.

Par contre, en termes de rendement, il faut savoir que la saison précédente était meilleure. Il était d’une moyenne de 20 litres/quintal contre 16 l/q cette année.

 

La mauvaise récolte a largement affecté les prix de l’huile…

C’était prévisible que les prix augmentent. Comme pour tout autre produit, l’huile d’olive obéit au principe de l’offre et de la demande. Elle était de 350 DA/litre la saison passée et se vend cette année entre 400 et 450 DA.

 

Selon vous, quelles sont les raisons qui expliqueraient cette mauvaise production ?

Tout d’abord, je dirais que c’est un phénomène tout à fait naturel qu’un olivier soit productif une saison sur deux. Cette alternance permet aux bougeons de se régénérer pour reprendre leurs performances la saison d’après.

En outre, j’estime que les incendies et la sècheresse ont tellement fait mal aux oliviers qu’ils ont du mal à se renouveler et être productifs.

Entretien réalisé par Hafid Mesbah

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