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Présidentielle, candidatures et interrogations

Vingt-sept candidats ont retiré les formulaires

Election présidentielle 

La surveillance du scrutin en question

Assemblée populaire nationale

La loi sur l’audiovisuel adoptée

Affrontements, mort, blessés et grève générale

Ghardaïa, la situation échappe à tout contrôle

Des partis politiques réunis au siège du RCD

Esquisse pour un candidat consensuel

Le rapport sera bientôt sur la table du gouvernement

Les professionnels de la pêche au centre d’un rapport

Jean-Marie Dominici (*):

«Le recours à l'aquaculture, un constat d'échec»

Programme Logement promotionnel public (LPP)

Paiement de la première tranche le 15 février

Enseignement supérieur

L'Algérie et la France renforcent leur partenariat

Prétoire

Accident !

 

 21/01/14

Présidentielle, candidatures et interrogations

Vingt-sept candidats ont retiré les formulaires

 "15 candidats ont retiré ces formulaires hier dimanche, et nous en sommes aujourd'hui à 27", a déclaré Belaiz à la presse en marge des travaux d'une séance plénière du Conseil de la nation, consacrée aux questions orales. 

En 48 heures depuis la mise à la disposition des candidats à la présidentielle des formulaires de souscription de signatures individuelles relatives à la candidature, le nombre des candidats qui ont retiré les documents auprès du ministère de l’Intérieur est de 27, alors que la veille, il était de 15 ? «15 candidats ont retiré ces formulaires hier dimanche, et nous en sommes aujourd’hui à 27», a déclaré Belaïz à la presse en marge des travaux d’une séance plénière du Conseil de la nation, consacrée aux questions orales.  Ce nouveau chiffre qui laisse poser des questions sur l’identité de ses candidats et surtout qui sont-ils et remplissent–ils les conditions d’une candidature à la magistrature suprême?

Il est à préciser que la procédure pour récupérer l’imprimé en question est très simple, puisque le candidat concerné, présente d’abord une lettre au ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, annonçant son intention de constituer un dossier de candidature à l’élection à la présidence de la République. Ceci lui permet de retirer le document en question. Cependant, tous ses candidats restent au stade de projet, puisqu’ils ont 45 jours pour le dépôt de leurs dossiers, après la convocation du corps électoral ; selon les dispositions de l’article 137 de la loi organique portant code électoral. D’autre part, les candidats sont tenus conformément à l’article 139 de la loi de janvier 2012, de présenter une liste comportant au moins six cents signatures individuelles de membres élus d’Assemblées populaires communales, de wilaya ou parlementaires réparties au moins à travers vingt-cinq wilayas. En cas d’incapacité à réunir les signatures d’élus locaux ou nationaux, les candidats ont la possibilité de collecter 60 000 signatures individuelles d’électeurs recueillies à travers au moins vingt-cinq wilayas. Après la convocation du corps électoral, il y a eu l’annonce officielle de candidatures, dont celle de l’ancien Chef de gouvernement, Ali Benflis et celle du SG du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune qui sera confirmée vendredi prochain. Il ne faut pas oublier les intentions de candidatures annoncées avant la convocation de corps électorales, dont, celles de respectivement l’ancien Chef de gouvernement, Ahmed Benbitour, Sofiane Djilali, Moussa Touati, Ali Faouzi Rebaine, Abdelaziz Belaid, Rachid Nekazi, Ali Benouari, Ali Zeghdoud, Benhamou et autres. En tout cas leur nombre n’a pas atteint les 27. Du côté de quelques Islamistes et le FFS, c’est le flou total alors que des partis et des personnalités nationales, se sont réunis dimanche dernier au siège du RCD. Ainsi, les présidents du RCD, Mohcine Belabbas, du MSP, Abderrazak Makri, d’Ennahda, Mohamed Dhouibi, de Jil Jadid, Sofiane Djilali, de Fadjr El Djadid, Tahar Benbaïbèche et le candidat Ahmed Benbitour ont débattu essentiellement la prochaine présidentielle. Ils souhaitent obtenir des garanties de transparence pour s’engager dans la course à la magistrature suprême. Pour ce faire, ils comptent organiser «prochainement» des «actions de terrain» sans préciser de quoi il s’agit ? En réaction à la demande de certains partis politiques relative à la création d’une commission indépendante de supervision de l’élection présidentielle, Belaïz a souligné que «la loi organique portant régime électoral est claire. Elle confère, plus précisément en son article 160, cette mission de l’Administration». «Nous avons déjà donné notre réponse à cette revendication», a-t-il martelé. «La Commission nationale de supervision des élections (CNSEL) et la Commission nationale de surveillance sont les deux instances chargées de fournir les garanties à travers les prérogatives qui leur sont conférées et leur action à partir de la révision des listes électorales jusqu’à l’annonce des résultats de l’élection». Dans ce contexte, Belaïz a affirmé que «toutes les mesures ont été prises pour la tenue de l’élection présidentielle du 17 avril prochain dans les meilleures conditions».          

Par Nacera Chennafi

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Election présidentielle 

La surveillance du scrutin en question

Depuis la convocation du corps électoral jeudi dernier, la présidentielle s'impose en tant que  sujet à débat  inévitable sur la scène nationale, autant chez les partis politiques que chez  l'administration qui semble mettre les bouchées doubles pour encadrer  ce scrutin. L'élection présidentielle du 17  avril prochain suscite beaucoup  d'intérêts et de débats autant  sur la scène politique que dans la rue. Les candidats   commencent  à annoncer leur participation,  alors que  la surveillance de ce scrutin fait également  agiter  l'administration. En un mot, ce rendez-vous électoral  fait le point le plus important de l'actualité politique qui, depuis la convocation du corps électoral, est largement dominée par cette échéance. Ce rendez-vous, de par sa teneur  politique, revêt également une importance aussi bien chez les  politiques que chez  les citoyens.  Si  le Président Bouteflika a mis fin au suspense en  signant le décret portant convocation du corps électoral, il  n'en demeure pas  mois que sa volonté de briguer un nouveau mandat présidentiel n'a pas encore été affichée.  En attendant, des nombreuses voix s'élèvent pour  solliciter le  Président Bouteflika de présenter sa candidature à  cette élection présidentielle. Sur  le  volet administratif, l'organisation  de l’élection présidentielle fait également débat. Dans ce cadre, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a nommé les magistrats membres de la Commission nationale de supervision des élections (CNSEL) du 17 avril 2014, que préside le magistrat Brahmi Lachemi, dans un décret présidentiel signé vendredi dernier. Ce texte, publié au Journal officiel du 18 janvier 2014, comporte une liste de 362 magistrats, membres de cette Commission. La CNSEL a été instituée en 2012 par la loi organique portant régime électoral, en réponse à une large demande des partis et personnalités politiques.  Elle est habilitée, sur saisine ou de sa propre initiative, à prendre des décisions exécutoires afin de garantir la conformité aux dispositions de la loi électorale, de la part des candidats et partis en lice et des instances chargées de l'organisation des élections. La nomination des membres de la CNSEL fait suite à la signature, par le Président Bouteflika, du décret portant convocation du corps électoral pour jeudi 17 avril 2014.  Le code électoral stipule dans son article 133 que le corps électoral est convoqué par dé-cret présidentiel, quatre-vingt-dix jours avant la date du scrutin.  Toujours dans le même registre,  le scrutin du 17 avril  se  déroulera sous le contrôle de deux commissions, à savoir la Commission nationale de supervision des élections (CNSEL) et la Commission nationale de surveillance  conformément aux dispositions de la loi électorale du 12 janvier 2012 en vigueur.  Cette commission mise en place à l'occasion de chaque scrutin, comme il est précisé dans ledit article, est chargée de «superviser l'application des dispositions» de la loi organique relative au régime électoral, du dépôt des candidatures jusqu'à la fin de l'opération électorale.

Rappelons que le ministre de l'Intérieur Tayeb Belaiz a opposé, il y a quelques jours, une fin de non-recevoir à la demande de l'opposition exigeant la mise en place d'une commission indépendante de l'Administration pour la surveillance de l'élection présidentielle du mois d'avril prochain. «Dans tous les pays du monde l'organisation logistique et administrative d'une élection relève des attributions du ministère de l'Intérieur», a-t-il déclaré à la presse dans les couloirs du Conseil de la nation, ajoutant que «de ce point de vue la prochaine présidentielle ne sera pas différente des précédentes consultations électorales». Le ministre, jugeant   «injustifiées les craintes de l'opposition», a  souligné que la prochaine élection présidentielle verra la mise en place de deux commissions de surveillance.

Yazid Madi

 

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Assemblée populaire nationale

La loi sur l’audiovisuel adoptée

L'Assemblée populaire nationale (APN) a adopté, hier, à la majorité le projet de loi relatif à l'activité audiovisuelle, au cours d'une séance plénière. Ce projet de loi est loin de faire l'unanimité chez les députés.D'ailleurs, certains d'eux notamment,  l'Alliance de l'Algérie verte (AAV), le groupe parlementaire du Parti développement et justice (PDJ) et le Front des forces socialistes (FFS) ont voté «non».

En effet, les travaux de la séance ont été présidés par Abdelkader Abdellaoui, en remplacement du président de l’APN Larbi Ould Khelifa qui conduit au Koweit la délégation algérienne aux travaux du 20e congrès de l’Union parlementaire arabe. Le projet de loi qui comporte 107 articles a été approuvé par la majorité des députés en présence de Abdelkader Messahel, ministre de la Communication. Sur cette même question, justement,  Messahel a déclaré en marge de cette séance, que le projet de loi sur l’audiovisuel régule le secteur de l’audiovisuel et le gouvernement marque  continuellement sa présence dont l’objectif est de défendre l’intérêt suprême du pays. Interrogé sur l’amendement de l’article 7, le ministre a précisé qu’il clarifie un peu le concept  de thématique, parce que ajoute l’interlocuteur, certaines personnes n’ont pas bien saisi  la définition exacte du terme, donc, poursuit le ministre, l’article est venu pour attribuer des clarifications mais dans le fond, il ne modifie rien. M Messahel  a assuré, par la même occasion que l’Algérie n’est pas menacée puisque le front interne du pays est solide.

«Dieu merci, notre pays vit toujours dans la stabilité», a-t-il déclaré. Le ministre de la Communication a, dans le même contexte, appelé la presse à défendre l’intérêt national du pays ainsi que l’intérêt du peuple, dans les divers domaines politique, économique, social et culturel. Par ailleurs, certains députés ont considéré que le projet ne répond pas aux aspirations des journalistes et n’accompagne pas les développements survenus dans ce domaine, notamment en ce qui concerne la création d’une autorité de régulation de l’audiovisuel et des articles relatifs aux chaînes thématiques. Le PLJ qui a voté «non» a dévoilé le monopole de l’État qui veut légiférer uniquement pour la création de chaînes thématiques spécialisées au lieu de chaînes privées. Selon cette formation politique, l’actuelle mouture du projet de loi freine le développement du secteur de l’audiovisuel en Algérie. De leur côté, les députés de l’Alliance de l’Algérie verte (AAV), ont refusé ce projet de loi puisqu’il consacre la censure intellectuelle et restreint les libertés dans le secteur de l’audiovisuel. Ils ont à ce sujet, publié un communiqué dans lequel ils ont considéré que ce projet de loi laisse penser que le gouvernement appréhende l’ouverture du champ audiovisuel.

Par Mustapha Chaouchi

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Affrontements, mort, blessés et grève générale

Ghardaïa, la situation échappe à tout contrôle

Le bilan des heurts à Ghardaïa s'alourdit et compte désormais des morts. Le feu des violences s'étend  aux quartiers et interpelle des solutions urgentes.

Les heurts se propagent à Ghardaïa et s'étendent dans de nouveaux quartiers depuis dimanche. Après une accalmie de quelques jours revoilà que les violences reprennent et font des victimes dont un mort. Selon le bilan officiel un mort et dix blessés dont trois policiers ont été enregistrés dans ces incidents. Le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Tayeb Belaiz a affirmé hier à Alger que les incidents survenus dimanche dans la wilaya de Ghardaïa ont fait un mort et 10 blessés. «Un jeune de 39 ans est mort dans des échauffourées et des actes de violence ont été enregistrés», a indiqué le ministre qui s'exprimait devant la presse en marge d'une séance plénière du Conseil de la nation consacrée aux questions orales. Et d'ajouter que  «10 personnes, dont trois policiers ont été blessées» soulignant que «les échauffourées ont cessé rapidement grâce à l'intervention des services de sécurité». Le ministre indique qu'un  retour à la normale est constaté «depuis dimanche soir à l'exception de quelques commerces et écoles qui sont restés fermés, leurs propriétaires déclarant craindre pour leurs biens et leurs enfants». «Je pense que les commerces reprendront leur activité et que les écoles rouvriront leurs portes maintenant que la sécurité est renforcée par les services de la gendarmerie et de la sécurité nationales», a soutenu le ministre. Si la voix officielle fait état  d'«un retour à la normale» depuis la soirée de dimanche, les habitants de Ghardaïa expriment leur inquiétude dans un climat de tension et d'incompréhension qui règnent depuis plusieurs semaines. Selon d'autres témoignages faits à la presse par la population de  la vallée du M'zab, la situation demeure agitée surtout après avoir déploré des morts. Pire, le bilan de morts et des victimes serait plus important, selon d'autres sources. Hier, les actes de violence se sont poursuivis entre les deux communautés, mozabite et arabe, dans plusieurs quartiers de la wilaya, selon les dires de  Kamel Dine Fekhar, militant des droits de l'homme. Les écoles comme les commerces ont été également fermés dans la journée d'hier, à l'instar de celles de dimanche qui a vu la recrudescence des heurts dans cette wilaya. La même source fait état d'une grève générale  qui concerne  même les étudiants et les travailleurs. La situation semble se compliquer davantage après la mort d'un mozabite  et il est question pour les autorités publiques de réfléchir à des solutions avant que  le conflit dégénère.

 Yasmine Ayadi

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Des partis politiques réunis au siège du RCD

Esquisse pour un candidat consensuel

Depuis la signature du décret portant  convocation du corps électoral pour

l'élection présidentielle, la course aux joutes électorales du 17 avril prochain a fait l'actualité des médias nationaux. Si certains partis ont déjà pris postion de soutenir la candidature du président Bouteflika pour un quatrième mandat, d'autres ont confirmé leur participation, et il y a ceux qui cherchent un candidat consensuel. Depuis deux jours seulement, vingt-sept candidats à l'élection présidentielle ont, jusque-là, retiré les formulaires de souscription de signatures individuelles, a annoncé hier le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaiz. Avant-hier les représentants de cinq partis politiques ainsi que l'ancien chef du gouvernement Ahmed Benbitour se sont réunis au siège du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) pour se concerter autour de sujets ayant trait à la prochaine présidentielle et à la situation politique et socio-économique que traverse l'Algérie.  «La rencontre de concertation  s'est déroulée en présence  des présidents des partis politiques El Fadjr El-Djadid, Mouvement de la société pour la paix (MSP), Jil Jadid (JJ), respectivement, MM. Tahar Benbaibeche, Abderrezak Mokri et Djilali Sofiane, ainsi que du secrétaire général du Mouvement Ennahda, Mohamed Douibi, du président du parti hôte de la rencontre Mohcine Belabbas et M. Benbitour», indique un communiqué du RCD. La rencontre a constitué une occasion «pour échanger les vues sur la situation politique et socio-économique que traverse l'Algérie» qualifiée de «critique» par les participants, selon la même source. Les participants à la rencontre, qui a porté essentiellement sur la prochaine présidentielle, ont relevé que compte tenu de  «l'absence de volonté chez le pouvoir d'organiser des élections libres et transparentes, nous avons décidé d'approfondir le dialogue avec ceux qui partagent la conviction de la nécessité de la construction d'un Etat de droit et du respect de la Constitution et des libertés fondamentales et de poursuivre l'action commune pour organiser une présidentielle libre et régulière et instaurer les règles de la démocratie pour aboutir au changement pacifique en Algérie». Les participants à la rencontre ont convenu d'«esquisser une série d'actions politiques sur le terrain prochainement».

Ahcene H.

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Le rapport sera bientôt sur la table du gouvernement

Les professionnels de la pêche au centre d’un rapport

La première enquête socio-économique de la population des marins-pêcheurs algériens, dont le rapport final sera bientôt transmis au gouvernement, a été présentée hier par le sous-directeur des statistiques du ministère de tutelle, lors d'une communication présentée à l'occasion des travaux de l'Atelier international ayant pour thème «L'approche socio-économique de la pêche et de l'aquaculture et les projets intégrés : un outil d'aide à la décision».

Réalisée en juillet dernier, cette enquête, première du genre, dont le principal objectif est d'«avoir une meilleure connaissance de la situation socio-économique des marins- pêcheurs en Algérie ainsi que leurs attentes et perspectives pour contribuer à la mise en place d'une stratégie opérationnelle et efficace en direction de des acteurs de cette activité», a été présentée par Ahmed Badani, sous-directeur des statistiques au ministère de la Pêche et des Ressources halieutique, lors de la présentation des résultats de l’analyse. L’enquête, poursuivra-t-il, «permettra de comprendre aussi bien les ressources naturelles, mais aussi des ressources humaines jusque-là occultées dans les diverses études et écrits réalisés». Il s'agit également, à travers cette enquête, de «disposer et comprendre les caractéristiques sociales, culturelles et économiques ainsi que les conditions auxquelles sont soumis les pêcheurs au niveau local, comprendre la relation entre l'activité de la pêche (exploitation des ressources halieutiques) et la communauté des pêcheurs, identifier les problèmes et les attentes des marins-pêcheurs, ce qui permet aux gestionnaires de réorienter les priorités de gestion en conséquence, améliorer les décisions et politiques d'intervention de manière à optimiser les retombées sur la communauté de pêcheurs selon la zone d'activité, et enfin prendre en compte les préoccupations et les intérêts des pêcheurs au niveau local dans le processus de gestion», relèvera le conférencier. Par ailleurs, les principaux problèmes soulevés par les trois catégories (patrons, mécaniciens et marins) lors de cette enquête, sont la cherté du matériel, la  hausse des charges, la  baisse de la ressource halieutique, la  non disponibilité du matériel et la dégradation de l'environnement.

Relance de la formation spécialisée

Ainsi, parmi les éléments les plus frappants des résultats de l'enquête, il ressort que sur la population soumise à l’enquête, soit 42 210  inscrits,  la moyenne d'âge est de 37 ans pour les marins-pêcheurs, 45 ans pour les patrons et 30 à 40 ans pour les mécaniciens. Concernant la situation matrimoniale, plus de 72% sont mariés. En outre, les résultats relèvent qu'une moyenne de 60% des inscrits sont issus de famille de pêcheurs et 70% d’entre eux désirent rester dans la profession en dépit des difficultés du travail. Pour ce qui est du niveau d'instruction, seuls 3% ont un niveau universitaire parmi les patrons et 2% parmi les marins. S'agissant du niveau de formation, la majorité de la population soumise à l'enquête a bénéficié de formation  notamment capacitaire et de formation spécialisée pour les patrons. D'autre part, en termes de propriété de bateaux, plus de 60% des patrons sont propriétaires ce qui forcément se répercutera sur le régime de paiement de cette catégorie qui se voit doublement rémunérée (en parts) : celle de patron et celle de propriétaire. Il y a lieu de souligner, à ce propos, que la part moyenne d’un  patron de pêche est estimée à 3 parts, le mécanicien 2 parts et le marin 1 seule part. Cependant, le mode de paiement le plus dominant est «par semaine» avec 62%, suivi de «par jour» 20% et «par quinzaine» avec 7%. Par ailleurs, en termes de soutien de l'Etat, il ressort que dans le cadre du dispositif de l'Ansej (39%),   20% sont en cours de remboursement, le reste trouve des difficultés à cause de la non rentabilité de l'activité.

Vers une nomenclature des maladies chroniques

Pour ce qui est de la couverture sociale, les patrons de pêche sont assurés à près de 98%, les mécaniciens à 97% et les marins à 92%. Notons, dans ce contexte, que 9,25% de la population recensée souffrent d'une maladie chronique. D'autre part, près de 24% de l'ensemble des marins ont le diabète, 12% de l’hypertension, 8,4% sont asthmatiques et en moyenne 10% des marins-pêcheurs en Algérie ont été victimes d'un accident de travail, dont plus de 27% des accidents sont constatés lors des réparations de navires. A noter que ces données permettront l'élaboration d'une nomenclature des maladies chroniques liées aux métiers qui sera transmise au ministère du Travail et de la Sécurité sociale.        

De Jijel, Lynda Naili Bourebrab

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Jean-Marie Dominici (*):

«Le recours à l'aquaculture, un constat d'échec»

En marge de l'Atelier international sur «l'approche de la pêche et de l'aquaculture et les projets intégrés : un outil d'aide à la décision», Jean-Marie Dominici, modérateur intervenant sur l'approche participative et l'implication de la communauté des pêcheurs et des aquaculteurs dans le développement durable du secteur, a bien voulu répondre aux questions du Jour d'Algérie.

 

Le Jour d'Algérie : On vous a fait appel, lors de cet atelier, pour faire écho de l'expérience corse en matière de gestion des aires marines. Pensez-vous  que cette expérience puisse s'appliquer en Algérie ?

Jean-Marie Dominici : Nous avons établi des échanges dans le cadre du cadre du MED PAM (plan d'action pour la Méditerranée visant à mener une politique contre la pollution dans cette zone) avec l'association qui se charge d'harmoniser les modes de gestion en Méditerranée du Nord et du Sud. A cette occasion, j'ai rencontré des représentants algériens qui m'avaient sollicité par rapport à la problématique algérienne et surtout au Parc national de Taza qui présente beaucoup de similitudes avec ce qui était la réserve de Scande dans les années 1975, où on avait un déclin fulgurant de la ressource tant au niveau halieutique que de la biodiversité en général.  Le même problème se pose aujourd'hui à Taza à travers la gestion des stocks et la régénération de ces ressources.

Donc il n'y a pas de raison aujourd'hui que les modes de gestion mis en place pour régénérer les stocks dans le Scandola ne soient pas appliqués en Algérie, particulièrement au Parc de Taza, puisque nous sommes en mer Méditerranée et avec les mêmes problématiques.

 

Quels sont justement ces modes de gestion qui pourraient être adaptés en Algérie ?

La grande philosophie des modes de gestion si on veut régénérer la biodiversité et refaire les espèces qui ont disparu, il faut déjà favoriser l'habitat, c'est-à-dire le retour de ces espèces en restaurant les habitats qui ont disparu. A partir de ce moment, les espèces vont revenir pour réoccuper leur habitat d'origine. Une fois ceci mis en place, il faut noter l'évolution de la dépopulation et la constitution des stocks à travers des inventaires permanents, des élémentaires permanents, des études de comportement, voir l'état de reproduction qui va garantir la reproduction des stocks et de la ressource. Donc il faut mettre en place des objectifs de gestion et un mode réglementaire qui va dans le sens de la politique de préservation mise en œuvre qui doit être respectée à la lettre. Un plan de gestion c'est en quelque sorte un tableau de l'évolution de la ressource.

 

Combien de temps faut-il pour régénérer les stocks ?

La première chose à faire pour un gestionnaire d'une aire marine protégée, c'est de s'appuyer des conseils de scientifiques très performants et très compétents. Une sorte d'échange de références entre le site et les scientifiques. Les premiers résultats sont a minima de 10 années. Il faut de la patience. La nature ne peut pas répondre de manière instantanée à la volonté humaine. Si les modes de gestion ne sont pas pertinents, la nature ne répond pas.  On ne peut pas être hypocrite avec la nature.

 

J'ai cru comprendre dans vos propos que vous n'êtes pas favorable à l'aquaculture…

L'aquaculture pour moi c'est la solution de facilité quand on n' est pas capable de régénérer naturellement. Aujourd'hui, faire de l'aquaculture c'est un constat d'échec à la régénération naturelle. Economiquement, l'aquaculture cela rapporte, mais ce sera en dernier recours . Aujourd'hui nous avons des arguments, des solutions très forts sur la régénération de la ressource halieutique pourquoi aller vers l'aquaculture que l'on peut faire uniquement en complémentarité pour soulager la demande.

(*) Jean Marie Dominici, conservateur de la Réserve naturelle de Scandola, en Corse, site datant de 1975,  inscrit au patrimoine mondial et qui aujourd'hui est une référence en matière de gestion des écosystèmes. Chef de projet «Façade maritime» du Parc naturel régional corse.

Entretien réalisé par Lynda Naili Bourebrab

 

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Programme Logement promotionnel public (LPP)

Paiement de la première tranche le 15 février

L'entreprise a entamé mercredi dernier la convocation, par courrier, des souscripteurs retenus au programme et ils seront reçus à partir du 15 février pour retirer l'ordre de virement de la première tranche estimée à un million DA (1 000 000 DA). L'ENPI recevra les souscripteurs convoqués dans les mêmes locaux où a été effectuée leur inscription avec une capacité de réception entre 600 et 800 souscripteurs par jour à travers le territoire national. L’Entreprise nationale de promotion immobilière (ENPI) envisage d'entamer la réception des souscripteurs au programme du Logement promotionnel public (LPP) à partir du 15 février prochain en vue de leur livrer l'ordre de virement de la première tranche, a révélé un responsable de cette entreprise.

La même source a indiqué à l'APS que l'entreprise a entamé mercredi dernier la convocation, par courrier, des souscripteurs retenus au programme et ils seront reçus à partir du 15 février pour retirer l'ordre du virement de la première tranche estimée à un million DA (1 000 000 DA). L'ENPI recevra les souscripteurs convoqués dans les mêmes locaux où a été effectuée leur inscription avec une capacité de réception entre 600 et 800 souscripteurs par jour à travers le territoire national. L'ENPI a enregistré jusqu'à janvier 2014 près de 32 000 demandes de LPP, dont 15 000 demandes à Alger, a souligné la même source, ajoutant que les inscriptions étaient toujours ouvertes. La plupart des dossiers déposés ont été acceptés à l'exception de quelque 3 000 dossiers, a souligné la même source, indiquant que les souscripteurs dont les dossiers n'ont pas été acceptés, ont le droit de faire un recours dans un délai d'un mois.

L' affluence des citoyens sur ce programme a connu un niveau "très acceptable" au regard de la nature de la catégorie à laquelle il est destiné et dont les revenus sont supérieurs à 108 000 et inférieurs à 216 000 DA, a estimé le responsable qui prévoit l'augmentation de la demande au fur et à mesure de l'avancement de la réalisation des projets. Concernant les souscripteurs au programme de logement de location-vente de l'AADL (Agence nationale de l'amélioration et du développement du logement) transférés vers la formule LPP, le même responsable a indiqué que tous les dossiers ont été examinés et l'ENPI avait convoqué au cours de la première quinzaine de décembre tous les souscripteurs concernés, plus de 5 000 postulants.

Les souscripteurs au programme LPP devront verser la première tranche du prix du logement, estimée à un million de dinars dans un délai de deux mois à compter de la date de la réception de l'ordre de virement.

Les décisions de pré-affectation remises à partir de février 2015

Une année après cette première étape (la réception de l'ordre de virement), le souscripteur recevra la décision de pré-affectation qui définira le site du logement, le nombre des chambres et l'étage, selon la même source qui affirme que l'octroi des logement se fait selon des critères précis après un examen approfondi par une commission spécialisée afin de garantir une distribution "méthodique et équitable". Grâce à cette décision de pré-affectation le souscripteur peut bénéficier d'un crédit bancaire pour couvrir le reste du prix du logement. Le souscripteur peut se contenter de verser la première tranche (1 000 000 DA) et le reste sera payé avant la remise des clefs, par mensualités après l'obtention d'un crédit bancaire dans ce cas également. Les prix d'achat des logements dans le cadre du LPP sont de 6,4 millions DA pour les F3 (80 m2), de 8 millions DA pour les F4 (100 m2) et de 9 millions DA pour les F5 (125 m2). En 2013, L'ENPI a mis en chantier des projets pour réaliser 150 000 logements et compte réaliser le reste des projets en 2014 en fonction des demandes.

A Alger, la réalisation de 8 000 unités a été lancée notamment à Sidi Abdellah, à Semrouni (Ouled Fayet), à Birkhadem, à Aïn Beniane, à Bordj El Kifane, Reghaia, Rouïba,  Aïn Taya et Zeralda. La réalisation de ces projets est prise en charge par des entreprises choisies à partir d'une liste limitée. Près de 10 000 logements sont réalisés par ces entreprises ainsi que par des entreprises nationales publiques, des entreprises mixtes et des entreprises algériennes privées qui se chargeront de réaliser les projets ne dépassant pas 250 unités.

Outre leur grande superficie, les logements réalisés dans le cadre de ce programme seront construits avec des matériaux de construction de haute qualité et seront dotés de toutes les commodités nécessaires, d'équipements de proximité, et d'espaces verts ainsi que des aires de jeux et de loisirs.

H. D./APS

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Enseignement supérieur

L'Algérie et la France renforcent leur partenariat

L'Algérie et la France ont réaffirmé lundi à Alger leur volonté de consolider leurs relations dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique à travers la mise en place d'un partenariat "encore plus renforcé". "La densité et la richesse des relations tissées, entre nos deux pays, dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche, leur confèrent un caractère unique dans le monde", a déclaré le ministre du secteur, Mohamed Mebarki, à l'ouverture de la 3e conférence algéro-française de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Il a fait part de la volonté des deux parties "de maintenir et de consolider ces relations, par la mise en place d'un partenariat encore plus renforcé, fondé sur des intérêts réciproques et mutuellement avantageux". Evoquant quelques programmes phares de la coopération algéro-française, Mebarki a cité le programme Tassili Hubert Currien (CMEP), précisant que plusieurs réalisations ont été enregistrées depuis 2005 avec notamment 170 projets financés, 295 thèses soutenues, 415 masters et magistères terminés, 1 256 publications réalisées, 817 communications et 363 séminaires organisés. Pour ce qui est du programme de coopération baptisé Profas, le ministre a relevé que depuis son lancement en 1987, il a contribué à former plus de 10 000 cadres algériens.

"Ce programme sera remis en œuvre car une évaluation pour sa refondation a été engagée", a dit le ministre, souhaitant son réengagement dès que l'évaluation menée conjointement par les deux parties soit terminée avec la prochaine rentrée 2014-2015. S'agissant de la professionnalisation des offres de formation, il a souligné qu'une attention "toute particulière" sera accordée au développement de l'enseignement supérieur dans les filières professionnalisantes. Le ministre a annoncé, dans ce cadre, l'ouverture en septembre prochain de quatre instituts d'enseignement supérieur technologique pilotes sur le modèle français des instituts universitaires de technologie (UIT) mais adaptés au contexte algérien. Par ailleurs, Mebarki a affirmé que la coopération entre les grandes écoles algériennes et françaises se poursuivra afin d'assurer la pérennisation des actions entreprises au sein du Fonds de solidarité prioritaire (FSP) depuis 2009, à travers la mise en place d'un réseau d'excellence mixte liant les écoles algériennes à un consortium d'écoles françaises partenaires du projet. Pour sa part, la ministre française de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, a souligné l'importance qu'elle accordait aux volets attractivité et mobilité internationale, notamment dans un cadre euro-méditerranéen. Dans ce contexte, elle a rappelé que la France est redevenue le 3e pays d'accueil des étrangers au monde, précisant que 23 000 étudiants algériens sont inscrits dans des cursus d'enseignement supérieur en France, soit 10% des étudiants étrangers. Concernant la mobilité internationale, Mme Fioraso l'a qualifiée d'"indispensable", parce que, a-t-elle expliqué, l'ouverture aux autres cultures est un "préalable" à l'amélioration des connaissances, et la connaissance scientifique a toujours ignoré les frontières territoriales et parce que cette mobilité augmente de 60% les chances d'embauche à la fin des études.

Par ailleurs, la ministre a insisté sur l'importance de la coopération bilatérale algéro-française dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche, "qui doit se renforcer et s'ouvrir", a-t-elle préconisé. "Cela servira l'avenir de nos pays, mais aussi l'employabilité des jeunes générations", a-t-elle estimé.

Mme Fioraso a, en outre, précisé que la France consacre son premier budget de coopération universitaire et de recherche, de près de 3 millions d'euros, à l'international. Elle a affirmé, par ailleurs, que la France était le premier partenaire de l'Algérie dans le domaine des publications scientifiques.           

Hani Y.

 

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Prétoire

Accident !

Un véhicule est un moyen de transport moderne qui est devenu plus que nécessaire de nos jours. Toutefois, il est notoirement connu qu'outre le service de locomotion que rendent les véhicules, ils sont également réputés d'être des engins de mort d'où le terme terrorisme routier. En effet l'accident de la route est la première cause de mortalité fauchant des centaines de vie humaine ôtées entre deux échangeurs. Toutefois,  ce que la majorité ignore c'est que les véhicules peuvent être aussi considérés comme des armes proprement dit et au sens propre du mot. Certains pourraient penser qu'il s'agit là d'une simple blague ou d'une exagération en soi alors qu'en réalité cela n'est que la triste vérité. Les voitures, les bus, les trains et les camions sont utilisés par certains meurtriers s'en servant habilement pour accomplir leurs crimes sordides. En réalité ce genre de criminels tentent de transformer leurs crimes en simple mort accidentelle. En donnant libre court à notre imagination, on pourrait bien songer à une scène criminelle où l'auteur du crime suit sa victime, et au moment où celle-ci tente d'embarquer dans un train qui vient de s'ébranler, et l'assassin qui se faufile au milieu de la cohue des voyageurs donne un violent coup d'épaule pour basculer sa victime entre les rails et être ainsi à l'origine "d'un malheureux accident". Nombreux seront ceux qui estimeront que ce genre de réflexion relève de la paranoïa car on n’en arrivera pas quand même jusque-là. Rien de mieux qu'un exemple concret tiré de l'actualité judiciaire de cette semaine ne saurait convaincre.  Il s'agit d'une affaire qui avait démarré par un accident de la circulation qui a coûté la vie à une jeune mère de famille qui s'était fait renverser par un camion. Après plusieurs jours d'enquête, les policiers avaient découvert qu'il s'agit réellement d'un crime maquillé en accident de la circulation et l'auteur de ce crime n'est autre que le chauffeur du camion qui avait été à l'origine de l'accident. Une question s'impose à présent et qui est celle de savoir combien sont-ils ces meurtres maquillés en simple accident.

 Par Salah Harirèche

             

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