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Chargé de réunir les «émirs» d'Al Qaïda au nord du Mali

L'émissaire de Droukdel, Issehak Essoufi, arrêté à Ghardaïa

Ils ont pris trois milliards de centimes et maquillé le vol

Trois employés dans une société privée arrêtés à Oran

Bataille rangée à El Biar et arrestation à Belouizdad

Treize gangsters arrêtés dans l'Algérois

Les relations algéro-marocaines et l'UMA

Des négociations et des divergences

Triste Aïd El-Fitr en Syrie

Les combats reprennent de plus belle à Alep et Damas

Prétoire

Le courage ne suffit pas

 

 21/08/12

Chargé de réunir les «émirs» d'Al Qaïda au nord du Mali

L'émissaire de Droukdel, Issehak Essoufi, arrêté à Ghardaïa

Deux coups fatals viennent d'êtres portés à la nébuleuse organisation criminelle Al Qaïda au Maghreb, ex-GSPC. En effet, l'«émir» sanguinaire Necib Tayeb, alias Issehak Essoufi, vient d'être arrêté par les forces spéciales de l'ANP à Ghardaïa, avec deux autres terroristes. En parallèle, quatre dangereux terroristes, dont l'«émir» de Jijel, ont été neutralisés par les gendarmes suite à une minutieuse opération menée la veille de l'Aïd.

Une opération de recherche de grande envergure menée par les forces spéciales de l'ANP a permis l'interpellation de trois dangereux terroristes au niveau d'un barrage de contrôle dressé à l'entrée da la ville de Berriane, à Ghardaïa, le15 août dernier. Les terroristes étaient à bord d'un véhicule de type 4x4 en direction de la zone du Sahel. Selon des sources bien renseignées, parmi les trois terroristes arrêtés se trouve le chef de la commission juridique et mem-bre  du Conseil des notables d'Al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et 1er juge de l'organisation criminelle, le terroriste Necib Tayeb, alias Abderrahmane Abou Issehak Essoufi, un des plus anciens membres de l'ex-GSPC aujourd'hui Aqmi, ancien membre de l'ex-GIA, recherché depuis 1995. Il est important de signaler que celui qui occupe le poste de chef de commission juridique au sein d'une organisation terroriste est considéré comme un «émir», compte tenu de sa proximité avec l'«émir» national Abdel Malek Droukdel. Lors de cette opération, il a été procédé à la récupération de trois PA et une documentation importante. Selon des sources sûres, le déploiement de ce terroriste s'inscrit dans le cadre d'une opération de grande importance pour cette organisation. Le terroriste Necib Tayeb, alias Issehak Essoufi, ayant été chargé par l'«émir» national Droukdel de réunir les «émirs» d'Aqmi du Sahel, à l'instar de Mokhtar Belmokhtar alias Belaâouar, Abdelhamid Zeid alias Abou Zeid et Nabil Sahraoui, en vue de mettre un terme aux conflits qui opposent la chefferie au Sahel à celle du Nord du Mali.

Quatre terroristes, dont l'«émir» de Jijel, abattus par les SSI

Un autre coup sévère vient d'être porté à la nébuleuse Al Qaida au Maghreb, ex-GSPC. Cette fois c'est en plein centre-ville de Jijel que quatre dangereux terroristes, dont l'émir de cette zone, ont été abattus.

Cette opération a été menée avec succès par les éléments des Sections de recherches et celle d'Intervention relevant de la Gendarmerie nationale. Les gendarmes spécialisés dans les interventions ont surveillé de plus près le véhicule à bord duquel se trouvaient les quatre terroristes armés de kalachnikov. Ils avaient pris la route nationale avant de rallier le centre-ville de Jijel où il projetait de commettre une attaque terroriste à la veille de l'Aïd El Fitr. Mais les SSI et la Section de recherches étaient là.

Les quatre terroristes sont tombés sous les balles des gendarmes d'intervention au centre-ville de Jijel. Une opération qui a permis de récupérer quatre kalachnikov, déjouer l'attaque terroriste et surtout d'abattre l'«émir» de la zone de Jijel, apprend-on de  source sécuritaire digne. Par ailleurs, l'identification  des quatre terroristes est en cours, explique la même source.           

Par Sofiane Abi

 

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Ils ont pris trois milliards de centimes et maquillé le vol

Trois employés dans une société privée arrêtés à Oran

Tout a commencé lorsque l'une des victimes de la bande de malfaiteurs s'est présentée au siège de la brigade de la gendarmerie de Sidi El Chahmi afin de déposer une plainte contre ses assaillants. Ces derniers lui ont subtilisé une somme estimée à 3 milliards de centimes. La victime, K.S. âgé de 27 ans, technicien supérieur dans une société privée, devait déposer cette somme dans une banque. En quittant le siège de la société, entreprise spécialisée dans la fabrication de produits électroménagers sise à Oran, K.S. a été attaqué par une bande de malfaiteurs. Une embuscade a été tendue à la victime au niveau de la voie ferrée d'Oran, après que celle-ci ait pris la RN 4 à bord de son véhicule de marque Clio Symbol.  En arrivant près de la voie ferrée, K.S a été surpris par la présence d'une voiture de marque Renault, à bord de laquelle se trouvaient trois individus. Les trois assaillants ont obligé la victime à s'arrêter en lui barrant la route avec leur véhicule. Une fois immobilisée, la victime a été attaquée par les trois individus qui ont utilisé des armes blanches. Deux des trois assaillants ont ligoté K.S tandis que le troisième s'est occupé de fouiller le véhicule afin de trouver ce qu'il cherchait, car la bande de malfaiteurs avait connaissance de la présence une somme d'argent importante dans le véhicule. Cela laisse présumer qu'il y aurait d'autres complices dans cette affaire ou qu’il s’agit d’un scénario monté de toutes pièces par ces personnes, y compris la victime. En fouillant le véhicule, les trois assaillants ont fini par trouver les trois milliards de centimes cachés dans des cartons à l'arrière du véhicule. La bande de malfaiteurs prend alors la fuite vers le centre-ville d'Oran. Suite à cette attaque et le vol des trois milliards de centimes, les gendarmes de Sidi El Cheham ont ouvert une enquête. Une enquête qui va dévoiler la mise ne scène. D'abord K.S, qui se faisait passer pour une victime, est un complice de la bande de malfaiteurs. Autrement dit, les trois assaillants et la victime avaient préparé ce scénario afin de voler les trois milliards de centimes sans risquer la prison ni même être repérés par les services de sécurité. Mieux, l'un des trois individus, le nommé D.B âgé de 30 ans, n'est autre qu'un employé de la même société où la victime travaille. Arrêté par les gendarmes, il a dévoilé le plan  préparé par lui et K.S ainsi qu'un commerçant de la ville d'Oran, le nommé A.K âgé de 41 ans (un client de la société), qui a permis à la bande d'accaparer des trois milliards. Mais les trois milliards de centimes volés par les quatre membres de cette bande se trouvent entre les mains de A.K, le commerçant d'Oran et client de la société, actuellement en fuite.

En attendant l'arrestation de A.K, les trois autres malfaiteurs ont été présentés au procureur de la République près la cour d'Oran, qui a ordonné leur détention provisoire.            

S. A.

 

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Bataille rangée à El Biar et arrestation à Belouizdad

Treize gangsters arrêtés dans l'Algérois

Apparemment, les rixes entre gangs rivaux dans les quartiers d'Alger se poursuivent et se ressemblent. La veille de l'Aïd El Fitr, les membres de deux gangs, munis d’armes blanches et de barres de fer, se sont livrés une bataille rangée au centre-ville de la commune d'El Biar. La scène s'est déroulée devant la célèbre pâtisserie le Milk Bar. Deux bandes, composées chacune de près de trente individus, se sont imposées en engageant une vraie bataille. Fort heureusement, l'intervention des services de sécurité a permis d'éviter le pire. Dans la commune de Belouizdad, des rixes et des émeutes ont eu lieu durant le mois de ramadhan et à la veille de l'Aïd, entre deux gangs. L'intervention des policiers de la Police Judiciaire (PJ) de la division du Centre a permis l'arrestation de 13 jeunes gangsters. Sur ce registre, un communiqué de la Cellule de communication de la sûreté d'Alger a indiqué que les 13 individus ont été présentés devant la justice à la veille de l'Aïd El Fitr. Ces derniers sont accusés de différents délits et crimes commis dans les quartiers relevant de la commune de Belouizdad. Cinq parmi ces individus arrêtés sont accusés de trafic et consommation de drogue et de psychotropes, les 8 autres de possession d'armes blanches prohibées. Sur les treize gangsters arrêtés,huit ont été placés en détention préventive. 

S. A.

 

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Les relations algéro-marocaines et l'UMA

Des négociations et des divergences

Alors que les divergences sont déjà constatées concernant la préparation  du sommet de l'Union maghrébine ( UMA) prévu avant la fin de l'année en cours, les messages de rapprochement entre Alger et Rabat n’en finissent pas d’aller vers des actions concrètes.

Dans ce cadre, le président Bouteflika, a adressé un message de félicitations au souverain marocain, le roi Mohammed VI à l'occasion de la célébration du double anniversaire de sa naissance et de celui de la Révolution du roi et du peuple dans lequel il a réitéré sa ferme détermination à œuvrer avec lui pour raffermir les liens fraternels entre les deux pays et les deux peuples.  «Tout en me joignant à vous en cette heureuse occasion, je vous assure de ma ferme détermination à continuer d'œuvrer de concert avec vous pour le développement des relations de fraternité, de bon voisinage et de coopération entre nos deux pays et nos deux peuples», a indiqué le chef de l'Etat dans son message. Dans son message, le président de la République n'évoque pas le cadre de l'Union maghrébine. Ce message intervient au moment ou les relations algéro-marocaines se dégradent de nouveau, ce qui aura probablement  des conséquences sur le prochain sommet de l'Union du Maghreb arabe (UMA). Ainsi, relancer l'UMA après un blocage qui dure depuis plus de vingt ans n'est pas facile. Il y  a quelques jours, la présidence tunisienne avait avancé  le  10 octobre  prochain comme date de la tenue du sommet à Tabarka (Tunisie).  Une annonce qui n'a pas laissé Alger indifférente puisque  Amar Belani, porte-parole du ministère des Affaires étrangères  avait parlé de «négociations en cours».  Il avait expliqué aussi  que la date du sommet de l'UMA ne sera arrêtée que lorsque le processus de préparation aura été mené à son terme. Il avait également évoqué la nécessité de mener à son terme le processus de préparation du sommet afin de lui garantir les meilleures conditions de succès. Si Alger s'est limité au côté organisationnel, les Marocains posent des conditions. Dans ce cade,  Abdelilah Benkirane, Chef du gouvernement marocain, avait déclaré dans un entretien publié jeudi 26 juillet par le quotidien  Attajdid, que le prochain sommet maghrébin demeurera formel tant  que les frontières restent fermées. Le 25 mai dernier, un communiqué de la présidence tunisienne avait indiqué que  ce même responsable marocain faisait état d’«un consensus pour transformer le sommet maghrébin, qui se tiendra en octobre 2012 en Tunisie, en une base solide pour relancer l'UMA». Alors que deux mois après, il change complètement d'attitude. Dans le cadre du rapprochement, Alger  avait abrité un sommet des ministres des AE maghrébins concernant la sécurité du Maghreb. A cette occasion, le  ministre marocain des Affaires étrangères, Saâd Eddine El Othmani,  avait déclaré le 9 juillet dernier que les  deux parties – marocaine et algérienne – ont convenu que la question du Sahara occidental est aujourd'hui suivie par le secrétaire général de l'ONU, son représentant personnel et le Conseil de sécurité. Ces questions doivent suivre leur cours dans ce cadre. Nous nous consacrons, pour notre part, au développement des relations bilatérales et à la construction du Maghreb arabe qui est un impératif. Pour sa part, le chef de la diplomatie algérienne, Mourad Medelci avait déclaré le 16 juin dernier, que les relations algéro-marocaines «gagnent en densité», ajoutant que  la relation entre les deux pays est une relation «apaisée», y compris la question des frontières qui «n'est plus un sujet tabou». Il faut dire que le prochain sommet de l'UMA sera tenu sur fond de divergences car chaque pays cherche à préserver ses intérêts. Pour ce qui est de la réouverture des frontières terrestres, fermées depuis 1994, Alger n'a pas encore dit oui  mais depuis avril 2011 les officiels des deux pays ont échangé des visites. Des visites qui sont intervenues après la déclaration du Président Bouteflika, le 17 avril 2011, quand il avait dit  depuis Tlemcen qu'il n'existait pas de problème entre l'Algérie et le Maroc, appelant à renforcer la coopération avec ce pays. Il avait également déclaré : «Le problème du Sahara occidental est un problème onusien. Le Maroc est un pays voisin et frère. Il faut coopérer et nous devons coopérer (avec lui)». Cependant, le temps d'un vrai rapprochement entre les deux pays n'est pas encore arrivé.           

Par Nacera Chennafi

 

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Triste Aïd El-Fitr en Syrie

Les combats reprennent de plus belle à Alep et Damas

Le mandat de la mission des observateurs de l'ONU en Syrie, la Misnus, déployée en avril pour surveiller un cessez-le-feu jamais respecté, s'est achevé officiellement hier aux premières heures, au lendemain d'une apparition publique de Bachar El-Assad. De nouveaux combats ont éclaté à Damas et à Alep, a annoncé hier l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), faisant état d'un bilan de 16 morts, dont huit civils. L'OSDH a fait état de dizaines de morts et de blessés, sans plus de précisions, dans de nouveaux bombardements lundi à l'aube dans cette ville, évoquant la possibilité d'un assaut imminent des chars et des blindés. Dans la capitale, les combats entre les forces du régime et les rebelles ont débuté peu après minuit dans les quartiers de Assali et de Qadam (sud), où de lourdes explosions ont retenti, selon l'OSDH, qui s'appuie sur un réseau de militants et de témoins à travers la Syrie. Pour leur part, les Comités locaux de coordination (LCC), qui regroupent des militants sur le terrain, ont également fait état d'affrontements dans le quartier de Jobar, dans l'est de Damas, à la suite d'une attaque rebelle contre un barrage de l'armée. Les autorités avaient annoncé il y a plus d'un mois avoir repris le contrôle de Damas, mais des combats ont encore eu lieu toute la semaine dernière, en particulier dans les quartiers sud et ouest de la capitale. Un mois jour pour jour après le début de la bataille d'Alep (nord), des combats se déroulaient depuis hier matin dans le quartier de Souleimane al-Halabi, survolé par des hélicoptères, selon l'OSDH. Dans le même temps, l'armée bombardait les quartiers de Chaar, d'Izaa, de Seif al-Dawla, de Tariq al-Bab, de Boustane al-Qasr ainsi que des secteurs de Salaheddine, toujours aux mains des rebelles, selon la même source.

El Assad fait une apparition pour la prière

Le président syrien a prié, avant-hier, dans une mosquée de Damas à l'occasion de l'Aïd El-Fitr, tandis que ses opposants ont exprimé dans la rue leur rejet du régime. Pour la fête marquant la fin du ramadhan, la télévision officielle a diffusé des images du chef de l'Etat assis pour la prière de l'Aïd dans la mosquée al-Hamad, avec le nouveau Premier ministre, Waël al-Halaqi, et le chef du Parlement, Jihad Lahham. Il s'agit de la première apparition publique de M. Assad depuis l'attentat qui a coûté la vie à qua-tre hauts responsables de la sécurité le 19 juillet. Dans son prêche, l'imam Mohamed Kheir Ghantous a assuré que la Syrie triompherait du «complot américano-occidental soutenu par les wahhabites et les takfiris» (extrémistes religieux sunnites).

Une fête marquée par les violences

Beaucoup de Syriens n'ont pas respecté cette année la tradition qui veut que le premier jour de la fête, les gens se réunissent dans les cimetières, fleurissent les tombes, récitent des sourates du Coran et déjeunent sur place. Ils craignaient l'intervention des forces de l'ordre, qui interdisent tout attroupement, et les combats qui se sont poursuivis en particulier à Alep et à Damas, selon l'OSDH.

A Alep, pour la première fois selon les habitants et rebelles, des hélicoptères de l’armée ont largué des tracts mettant en garde contre tout soutien aux insurgés. Deux heures plus tard, les hélicoptères sont revenus pour ouvrir le feu sur plusieures quartiers.

Quatre roquettes syriennes sont par ailleurs tombées en Jordanie, près de la frontière avec la Syrie, blessant une enfant, selon les autorités jordaniennes qui n'ont pas donné plus de détails. Au total, le conflit a fait plus de 23 000 morts dont 1 300 enfants, selon l'OSDH.

Entretien entre Brahimi et Hollande

Le nouveau médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi devait  s'entretenir hier après-midi à l'Elysée de la crise syrienne avec le président français François Hollande, a annoncé une source officielle. Le diplomate algérien qui a pris le relais de Kofi Annan comme médiateur international dans le conflit en Syrie sera reçu à 16h30 (14h30 GMT) par le président français, a indiqué à ce sujet un communiqué du palais de l'Elysée.

Ainsi, évoquant la situation prévalant en Syrie depuis plusieurs mois, le nouveau médiateur Lakhdar Brahimi a affirmé avant-hier au cours d'un entretien avec la chaîne de télévision France 24, qu'il ne s'agissait plus d'«éviter» la guerre civile dans ce pays, mais bien de l'«arrêter». «Une guerre civile, c'est la forme de conflit la plus cruelle, quand un voisin tue son voisin et parfois son frère, c'est le pire des conflits».

En outre, Le diplomate estimera qu'en Syrie «le changement est inévitable, un changement sérieux, un changement fondamental, pas cosmétique (...). Il faut que les aspirations du peuple syrien soient satisfaites».

Ceci, sans toutefois indiquer si le départ du président syrien Bachar El-Assad du pouvoir était nécessaire.

Ancien chef de la diplomatie algérienne, M. Brahimi, 78 ans, a accepté vendredi de prendre la difficile succession de Kofi Annan, au lendemain de la décision du Conseil de sécurité de mettre fin à la mission des observateurs de l'ONU qui étaient chargés de surveiller un cessez-le-feu jamais appliqué. Nouveau médiateur des Nations unies et de la Ligue arabe en Syrie, Lakhdar Brahimi a l'expérience des missions difficiles, après avoir été envoyé de l'ONU en Afghanistan et en Irak.    

Par Lynda Naili Bourebrab

 

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Prétoire

Le courage ne suffit pas

Le banditisme, la délinquance et l’insécurité sont des maux qui taraudent la quiétude et le bien-être du paisible citoyen. Après les affres du terrorisme qui a endeuillé nos villes et villages et qui a semé la peur et la psychose dans les cœurs, vient le banditisme. Cette hydre à mille têtes qui veut à tout prix accaparer la rue pour en faire son fief où y est appliquée sa loi, à savoir la loi de la jungle. D’aucuns  ne peuvent se promener paisiblement de nos jours dans la rue, aller à la plage ou passer une journée dans un jardin tout en ayant la conscience tranquille. La moindre balade en couple, en famille ou en solitaire génère plus de stress que tout autre chose alors qu’à l’origine, ce genre de loisirs est censé déstresser. Des bandes de criminels sans foi ni loi ont fait de nos villes de véritables jungles urbaines où seule la loi du plus fort y est  respectée. De nos jours, on peut se faire agresser partout même ouvertement devant tout le monde. Rassurés par la peur des citoyens qui hésitent parfois même à dénoncer les criminels par crainte de représailles, les truands se sentent à l’abri et prennent de plus en plus confiance pour agir en toute assurance. Toutefois, il y a matière à signaler que les éléments de la police fournissent des efforts incommensurables allant jusqu’à risquer leur vie et braver la mort au quotidien pour mettre hors d’état de nuire les hordes de hors- la-loi. Toutefois, dans la majorité des cas les criminels remportent la partie, à cause de la vulnérabilité de la position du policier. Incapables de faire usage de leurs armes, la majorité des policiers qui sont préparés pour lutter contre la grande criminalité, se voient livrés pieds et  poings liés à des tueurs sans scrupule et sans état d’âme. «Dites-moi que puis-je faire face à une bande  de criminels drogués et chauffés à blanc. Si je tire je serais livré à la vindicte publique et j’aurais de graves ennuis judiciaires. Moi je suis père de famille et j’ai peur aussi pour mes enfants !», vous diront la majorité des policiers et gendarmes. En effet, donner le feu vert pour tirer risquerait de provoquer des bavures mais le fait de  traumatiser les éléments des forces de sécurité est la plus grande bévue. Toutefois, la solution c’est de mettre le paquet et de préparer des sections d’intervention spécialisées dans l’arrestation d’individus dangereux et de les infiltrer dans chaque sûreté de daïra, comme c’est le cas dans plusieurs pays. Ces sections n’existent pas mais le problème est que leur présence sur le terrain fait défaut faute du nombre et autres facteurs. Toutefois, il y a lieu de rendre hommage aux  jeunes policiers qui se battent bravement avec les moyens du bord et dans l’ombre des ovations ayant Dieu comme seul témoin et leur courage comme unique arme sauf que parfois la volonté et le courage ne suffissent pas.

Par Salah Harirèche

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