Alger

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Quel langage urbanistique pour notre capitale ?

ETUSA

La pénible errance de 125 «compressés»

Place Rédha-Houhou

Des travaux de fouille

 

 20/09/06

 

Quel langage urbanistique pour notre capitale ?

Il est d'une évidence niaise de dire que le paysage urbain qu'affichent nos mégalopoles souffre d'une dysharmonie, voire d'une concrétion urbanistique qui participe à la laideur du cadre bâti de la cité.  Un décor maussade qu'offre nos villes dont les urbanistes ne jugent pas encore utile de faire appel au design aménagement, une composante essentielle de la culture contemporaine de l'architecture. La capitale en est un exemple.

Les réflexes du laisser-aller et de l’abandon que cultive le citoyen dans sa cité prennent le pas, faut-il dire, sur la culture du beau. L’esthétique est reléguée au profit du fonctionnel. L’esthétique n’est-il pas cet aspect dont l’homme a tant besoin dans son quotidien pour se ressourcer ? En constatant les constructions cubiques mornes, sans relief ni esthétique aucune, le premier magistrat du pays n’avait-il pas lancé à l’endroit des promoteurs et architectes, lors d’une tournée dans la wilaya d’Oran : «Rapprochez-vous des gens des Beaux-Arts!» Propos qui dénotent, on ne peut plus clair que la culture du beau est absente.

L’urgente implication  des Beaux-Arts

Le concours, dès lors des Beaux-Arts ne se révèle pas moins nécessaire quant au langage urbanistique que formulent nos architectes qui n’intègrent que rarement le côté esthétique. «Le sentiment artistique, nous explique Fateh Chergou, designer aménagiste et professeur à l’Ecole supérieure des Beaux-Arts, n’est guère représenté dans le cadre urbanistique (..) Le design est comme la peinture dont le matériau joue un rôle important, sinon prépondérant dans la participation de la réalisation de la toile». En effet, Le Corbusier, architecte, urbaniste et théoricien, fut avant tout un peintre. L’architecte italien Renzo Piano qui fut designer aussi, intégrait l’élément décoration dans son architecture. La construction n’obéit pas ou ne se définit pas par rapport à elle-même, mais par rapport à  son environnement dans lequel elle se meut, ajoute M. Chergou qui insiste sur la composante essentielle dans l’érection d’une bâtisse que sont l’architecture et le design. La mission du designer est d’améliorer un contenu et un contenant. «De même que l’architecture, selon l’architecte égyptien Hassan Fathy doit respecter l’homme. Là où vous voyez des exemples d’architecture réalisés par l’homme à partir de matériaux naturels, c’est également là que vous trouverez la véritable culture.» Et que dire de certaines zones urbaines où la végétation, censée amadouer le dur quotidien du citoyen, est loin d’intégrer notre décor. Témoin les cités populeuses du Hamiz, Bachdjarah et Jolie-vue les Eucalyptus (nouvelles zones), où la grisaille du béton est maître des lieux alors que sous d’autres cieux les villes sont pratiquement nichées dans des parcs boisés et les infrastructures évitent d’agresser  l’environnement naturel.

Le technique et l’artistique, un binôme impératif !

 En effet, les relations particulières du designer sont liées aux systèmes de production de l’architecture actuelle. Il demeure, dès lors, impératif, de trouver une réponse cohérente soumise à un compromis dans le souci de résoudre certains problèmes majeurs relatifs à l’organisation des espaces urbains (logements, espaces verts, plans d’eau…). «L’architecture et le design aménagement sont un langage visuel important, une composante essentielle de la culture contemporaine. Ce qui suppose qu’il faudra établir un consensus social autour de l’architecture chez nous, autrement dit instaurer un dialogue entre concepteurs, décideurs et usagers», poursuit-il. Cela dit, il appartient à l’architecte et au designer de raccorder et d’agencer leurs différents points de vue afin de ne pas faire sombrer l’environnement dans la laideur. Il demeure donc essentiel que ces disciplines (architecture et design) travaillent en étroite collaboration, car si le designer ne doit aucunement ignorer le basique de l’architecte, il n’en demeure pas moins que ce dernier doit intégrer dans son cursus le design. «Un bon architecte, rappelle-t-il, ne doit pas tomber dans l’esquisse simpliste. Il doit maîtriser le dessin, élargir son champ à la culture du design dans la mesure où  l’esthétique représente l’autre face du fonctionnel,  c’est-à-dire le langage artistique censé rendre agréable le cadre bâti.» Pour ce faire, les capacités artistiques du designer aménagiste et son goût de la recherche de l’esthétique doivent être sollicités comme principes afin d’étudier et améliorer les différents lieux ou espaces dans lesquels «logent» les différentes constructions et autres ensembles d’aménagement urbain. «La culture du poétique et de l’affectif, doit être développée dans les parties environnantes», dira Fateh Chergou qui prépare un magistère sur les parcs et jardins d’Alger.  Ainsi, il urge aujourd’hui de réévaluer et d’analyser le système d’urbanisation en impliquant différentes institutions (ministères de l’Intérieur, de l’aménagement du territoire et de l’Environnement, de l’Habitat et celui de la Culture)  appelés à s’inscrire dans la tendance universelle qu’est le langage universel moderne dans le domaine des arts, lequel consiste dans l’amorce d’une urbanisation dont le cadre bâti doit être fixé sur une architecture large, riche et expressive.      

Hacène K.

 

ETUSA

La pénible errance de 125 «compressés»

Huit années après avoir été victimes d’une mesure de compression, «pour raisons économiques», 125 travailleurs, employés jusqu’alors, au sein de l’Entreprise de transport urbain d’Alger, (ETUSA), continuent d’espérer, fusse-t-il, un geste de compassion, de la part des pouvoirs publics. Le calvaire de ces personnes, qui ne demandent en fait, qu’une stricte application des textes réglementaires, pour pouvoir entrer dans leurs droits, a commencé au mois de septembre 1998. «Face aux difficultés d’ordre économique auxquelles était confrontée notre entreprise, nous avons, en même temps que 177 de nos autres camarades, subi une mesure de licenciement collective», déclare

M. Kherroubi, représentant des personnels «compressés». Sur les 302 agents qui eurent à subir cette fin d’activité forcée, 269 virent leur dossier transmis vers la Caisse nationale d’assurance chômage. 83 des travailleurs, pour lesquels l’ETUSA avait cotisé, n’ont pas eu la possibilité, à ce jour, de pouvoir bénéficier des pensions versées par la Cnac en raison, leur avait-on indiqué, de leur non-présentation, au moment opportun pour pouvoir être régularisés. M. Kherroubi affirme que ces 83 personnes n’ont été informées, à temps, ni par leur ancien employeur, ni par les services de la Cnac. Selon lui,   35 dossiers d’autres employés de l’entreprise ont, en outre, été rejetés par cet organisme, «pour des raisons diverses» Le représentant des travailleurs

«compressés» impute la situation de détresse, sociale et morale, dans laquelle se trouvent ses anciens collègues et lui-même, à la direction de l’ETUSA  «qui, dit-il, n’a jugé utile de transmettre nos dossiers à la Cnac que trois mois après qu’il eut été mis fin à nos activités alors que, réglementairement, elle aurait dû réaliser cette procédure, deux mois avant que ne soient prononcées les mesures de licenciement prises à notre encontre». Il précise, d’autre part, que l’entreprise n’a réglé la contribution d’ouverture de droit des travailleurs licenciés que cinq mois après qu’une partie de son personnel ait été remercié, «alors qu’elle aurait dû le faire deux mois avant l’entrée en vigueur de cette mesure». Si l’on en croit, par ailleurs,

M. Kherroubi, ainsi que les autres membres du collectif, qui continuent de camper, depuis, au siège de la Centrale syndicale UGTA, des suites d’une reprise, plus importante, de ses activités, l’ETUSA a été amenée, il y a quelques années, à recruter environ 400 agents. «Pour l’occasion, il a été fait appel à une partie des personnels qui avaient, auparavant, fait l’objet de mesures de licenciement. Il est malheureux, toutefois, qu’après leur réintégration ces agents aient été rétrogradés des catégories 14 et 15, dont ils bénéficiaient auparavant, à la catégorie 8/3. Les 83 agents restants n’ont pas bénéficié de cette mesure de réinsertion et ce, en dépit des décisions de justice arrêtées en leur faveur dans ce sens». Pour dire toute l’iniquité d’une telle décision, le représentant des travailleurs «compressés» rappelle qu’il y a eu violation des termes des décrets 94/09 et 94/11 relatifs à la préservation de l’emploi et à la protection des salariés susceptibles de perdre, de façon involontaire, leur emploi. «Ces textes de loi, de même que la Convention collective de l’entreprise, relève-t-il, précisent que la priorité de réintégration dans leur poste d’origine, revient aux travailleurs qui ont fait l’objet de mesures de compression». Au moment où les enfants retrouvent les bancs des écoles, à quelques jours du début du mois sacré de ramadan, des travailleurs désorientés par autant d’inhumanité à leur égard, demandent aux autorités concernés de les aider à régler leur problème et à donner, en ce faisant, leur plein sens aux principes de justice et d’équité «chers à notre Nation».

Ahmed Mahieddine

 

Place Rédha-Houhou

Des travaux de fouille

Des travaux de fouille sont effectués à la place Rédha-Houhou, à Alger, caractérisés par la formation d’une tranchée importante. Il est à se demander si après la fin de ces travaux cet espace sera remis en l’état, comme le stipule la réglementation en vigueur, vu que dans certains sites de cette wilaya, la remise en l’état d’espaces après la fin de travaux de fouille est rarement effectuée. Il est à noter, d’autre part, que dans la même place, existe un pylône d’éclairage public et décoratif, sectionné, qui se trouve dans cet état depuis plusieurs mois. Ce qui n’est pas fait pour embellir cette place très fréquentée.    

M. A.

 

 

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