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Choix
Pour un
observateur extérieur, l’enjeu de ce scrutin se situe dans le choix
du candidat de la gauche où tant de dissensions semblent s’être
formées depuis quelques mois, mais il n’en est rien. Toute la
question sera en effet de savoir si la droite qui, de prime abord,
est plutôt homogène sur un plan idéologique sera représentée par un
seul candidat ou s’il y aura des challengers tels Dominique de
Villepin ou encore si une nouvelle candidature de Jacques Chirac,
lui-même, est envisageable aujourd’hui. Cela pourrait s’avérer
nécessaire au vu des dissensions au sein du parti majoritaire de
droite dans lequel deux clans bien distincts se trouvent inclus qui
voudront très certainement, chacun, être représenté lors des
prochaines présidentielles. D’abord, celui de Nicolas Sarkozy, qui
représente une droite capitaliste foncièrement pro-américaine et
pro-israélienne. D’autre part, celui des gaullistes, représenté par
Jacques Chirac ainsi que par Dominique de Villepin, qui vire un peu
vers la gauche concernant tous les thèmes sociaux et qui est très
tourné vers le monde arabe qu’il considère comme un allié très
important.
Notons le regain
de vitalité de Chirac, ces derniers jours, qui n’hésite plus, après
quelques années de frilosité post-guerre en Irak, à provoquer encore
le président américain en préconisant un véritable dialogue avec les
Iraniens, et mettre les sanctions de côté. Ses positions durant la
guerre du Liban ont-elles aussi trouvé un fort écho au sen de la
population française qui a salué la vigueur retrouvée de son chef de
l’Etat. Peut-être sont-ce là les prémisses d’une future candidature.
Ou alors cherche-t-il simplement à ouvrir la voie à son fidèle,
Dominique de Villepin pour qu’il ait toute la latitude à se
présenter dans quelques mois face à leur pire ennemi idéologique,
Nicolas Sarkozy.
Au contraire, à
gauche, les choses sont bien différentes. Car si dans la forme les
divergences entre les différents présidentiables socialistes
semblent énormes et insurmontables, dans le fond elles sont minimes,
voire inexistantes.
Ainsi, il
semblerait selon les médias français que la population française, à
quelques mois des élections présidentielles, qui vont se dérouler
dans leur pays, ne se rendent certainement pas compte, dans leur
grande majorité, de l’importance capitale de ce scrutin par rapport
à la politique internationale.
Fouzia Mahmoudi
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