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 21/09/06

 

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Pour un observateur extérieur, l’enjeu de ce scrutin se situe dans le choix du candidat de la gauche où tant de dissensions semblent s’être formées depuis quelques mois, mais il n’en est rien. Toute la question sera en effet de savoir si la droite qui, de prime abord, est plutôt homogène sur un plan idéologique sera représentée par un seul candidat ou s’il y aura des challengers tels Dominique de Villepin ou encore si une nouvelle candidature de Jacques Chirac, lui-même, est envisageable aujourd’hui. Cela pourrait s’avérer nécessaire au vu des dissensions au sein du parti majoritaire de droite dans lequel deux clans bien distincts se trouvent inclus qui voudront très certainement, chacun, être représenté lors des prochaines présidentielles. D’abord, celui de Nicolas Sarkozy, qui représente une droite capitaliste foncièrement pro-américaine et pro-israélienne. D’autre part, celui des gaullistes, représenté par Jacques Chirac ainsi que par Dominique de Villepin, qui vire un peu vers la gauche concernant tous les thèmes sociaux et qui est très tourné vers le monde arabe qu’il considère comme un allié très important. 

Notons le regain de vitalité de Chirac, ces derniers jours, qui n’hésite plus, après quelques années de frilosité post-guerre en Irak, à provoquer encore le président américain en préconisant un véritable dialogue avec les Iraniens, et mettre les sanctions de côté. Ses positions durant la guerre du Liban ont-elles aussi trouvé un fort écho au sen de la population française qui a salué la vigueur retrouvée de son chef de l’Etat. Peut-être sont-ce là les prémisses d’une future candidature. Ou alors cherche-t-il simplement à ouvrir la voie à son fidèle, Dominique de Villepin pour qu’il ait toute la latitude à se présenter dans quelques mois face à leur pire ennemi idéologique, Nicolas Sarkozy.

Au contraire, à gauche, les choses sont bien différentes. Car si dans la forme les divergences entre les différents présidentiables socialistes semblent énormes et insurmontables, dans le fond elles sont minimes, voire inexistantes.

Ainsi, il semblerait selon les médias français que la population française, à quelques mois des élections présidentielles, qui vont se dérouler dans leur pays, ne se rendent certainement pas compte, dans leur grande majorité, de l’importance capitale de ce scrutin par rapport à la politique internationale.

Fouzia Mahmoudi

 

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