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Rabah Kébir, prélude à la reconfiguration politique
Soltani et
Djaballah sur la touche ?
Panique chez les
islamistes, Rabah Kébir arrive. L’homme à qui, à vrai dire,
personne, dans cette mouvance, n’a souhaité la bienvenue, à
commencer d’abord par Boudjerra Soltani. L’homme qui s’était
pourtant autoproclamé l’émanation et le chef d’orchestre de la
charte dont a bénéficié mais avec quelques jours de retard – donc
illicitement – l’ex-figure de proue du FIS dissous. Le président du
MSP s’agite. Djaballah, lui, observe jusqu’ici une prudence sans
faille alors qu’Ennahda tente, cahin caha, de donner quelques signes
de survie en s’accrochant à une charte dont elle n’a été, au bout du
compte, qu’un «applaudisseur» parmi tant d’autres ; insignifiante,
tel est le mot. Bref, le constat est là. Sans appel. Après avoir
appelé au retour mais aussi et surtout à la réhabilitation des
terroristes et de leurs mentors politiques, les islamistes dits
«modérés» découvrent dubitatifs, une situation à laquelle ils ne
s’attendaient guère : le retour annoncé de l’ex-dirigeant du FIS à
la politique. De surcroît sous la férule d’un parti islamiste. Un
autre. Comme si la classe politique est à court d’activisme
islamiste. Ce qui n’était pas convenu. En réalité, les islamistes
n’ont été associés ni de loin ni de près dans le retour de Kébir.
Leur statut s’est réduit – et se réduira toujours – à applaudir les
hauts faits du prince. Rabah Kébir à la tête d’une formation
politique avec pour «précieux» appui, celui des plus hautes
autorités qui misent sur le remodelage de la carte politique
national, c’est là le pire cauchemar qui puisse leur arriver. En
pleine «euphorie» réconciliatrice, le comble. Cela dit, le chef de
l’Etat leur a-t-il ainsi coupé l’herbe sous les pieds en réservant à
l’ancien dirigeant du FIS dissous, un accueil des plus
triomphaux, comme nombre d’entre eux le pensent tout bas ? Il est
prématuré de parler d’ostracisme mais cédons volontiers à cette idée
qui laisse penser qu’avec le retour de l’exilé de Bonn, des
changements sur la scène politique pointent à l’horizon. Son agenda,
dit-on, est chargé avec à la clé, un rapprochement avec le FLN.
L’homme, il faut le rappeler, rentre au bled, blanc comme neige,
jouissant de ses pleins droits civiques et politiques. Aussitôt
arrivé, il frappe un «grand» coup en lançant un appel du pied aux
terroristes récalcitrants du GSPC. La couleuvre qu’est le ralliement
de ce groupe à Al Qaïda, Kébir ne l’a pas avalée. Donc, il marque
son territoire. Il se différencie des autres. En tentant de faire de
la politique – islamiste – autrement. Il les sait discrédités aux
yeux de l’opinion par leur entrisme sans bornes. Il sait aussi que
c’est là une occasion de rallier à sa cause tous les déçus des
islamistes et, dans une large mesure, les sympathisants de l’ex-FIS
dont le nombre, même s’il n’est pas celui des années 90, reste, sans
conteste, un enjeu et, en tous cas, un réservoir électoral qui lui
servirait peut-être à émerger lors des prochaines élections. Les MSP,
El Islah et à un degré moindre, Ennahda, doivent, en ce moment se
mordre les doigts et se griffer la face. Le coup est dur. Mais ils
finiront tous par avaler la pilule sans mot dire. Ne jamais
contredire le maître. Toute est une question de privilège et non de
principe. Sale temps pour eux. Tant mieux !
Amine Goutali
Haut
A chacun son camp
S’achemine-t-on
vers cette reconfiguration du champ politique souhaitée par
Abdelaziz Bouteflika et défendue par quelques politiques ? L’idée
suggérée par le futur président du FLN au lendemain des élections
locales de 2002, relancée par le président du MSP, revient
incidemment sur le devant de la scène à la faveur du retour de Rabah
Kébir. Ce dernier faut-il le rappeler est rentré de son exil
allemand avec des idées et des projets plein la tête. Entre autres
projets annoncés, celui de fonder sa propre formation politique. Il
faut avouer que l’homme ne manque pas d’audace. Kébir semble balayer
d’un revers de la main l’interdiction de refaire de la politique
signifiée explicitement par la Charte à ceux qui sont responsables
de la tragédie nationale. A moins que l’ancien responsable du bureau
du FIS-dissous à l’étranger assigné à résidence en Algérie estime
que le responsable, ce n’est pas lui, mais les autres. Un sentiment
dans lequel il ne peut être que conforté au regard du traitement qui
lui a été réservé depuis sa descente d’avion ! Mais pour l’heure,
c’est surtout cette histoire de créer, ou mieux, de relooker le
FIS-dissous qui mérite d’être méditée. En effet, si Rabah Kébir, qui
donne l’impression de n’être rentré au pays que pour diriger un
parti politique qui sera composé majoritairement des jeunes ayant
été militants ou sympathisants au sein du FIS, affiche une telle
assurance, c’est que nécessairement il a eu toutes les assurances
quant à l’octroi de facilitations pour concrétiser son objectif. Il
serait toutefois intéressant de savoir qu’elle serait l’attitude du
ministère de l’Intérieur qui s’était opposé par le passé à
l’agrément de Wafa du fait que la nouvelle formation que voulait
lancer Ahmed Taleb El Ibrahimi avait récupéré les gens du FIS.
Nonobstant cet aspect, il reste aussi à savoir quelle serait la
justification qui pourrait être donnée en cas d’octroi de l’agrément
au futur parti que compte créer Kébir puisque d’un côté un parti
comme l’UDR, pour ne citer que lui, désespère d’avoir le sien. Et
pourtant, Amara Benyounes a été «autorisé» à activer. Les différents
meetings animés en témoignent. De plus, Bouteflika lui-même avait
déclaré à plusieurs reprises qu’il n’y avait aucune urgence à
ajouter à la liste déjà longue des partis agréés, un nouveau venu.
Bien au contraire, sa démarche tendait vers la suppression de tout
parti dont les scores enregistrés à l’issue des élections seraient
inférieurs à 5%. A moins que dans le cas de la venue d’une nouvelle
formation, qui ne serait qu’islamiste, toutes ces considérations
seraient évacuées. En effet, il faut rappeler, à juste titre, que
dans le cas d’un FIS version modérée et newlook, les dividendes
politiques espérés sont autres. Ils devraient donner ce plus tant
recherché à la politique de réconciliation nationale. Une sorte de
couronnement à l’ensemble de la démarche initiée depuis la concorde
civile. C’est pourquoi il est à craindre que cette initiative ne
vienne précipiter cette décantation politique recherchée à travers
les urnes. Les partis islamistes à l’image du MSP risquent d’être
parmi les premières «victimes». Certes la cause de Kébir est loin
d’être gagnée, car les frères d’hier ne sont pas disposés à céder
aussi facilement le terrain et surtout la base du FIS dissous. Mais
il faut se méfier de l’homme qui dit avoir tiré les leçons des
années 90 et de la démarche politique des dirigeants de l’ex-FIS.
Faut-il pour autant baisser les bras et renoncer à l’idéal d’une
république démocratique ? Assurément non. Car cela trahir la mémoire
de ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour s’opposer à
l’instauration d’un Etat intégriste. La mobilisation est la seule
issue, d’autant que le combat futur sera livré sur l’arène
politique. A charge donc pour les partisans d’un Etat républicain et
démocrate de s’organiser pour faire de cette initiative, à chaque
fois avortée, pour cause de leadership le plus souvent, de créer un
pôle démocratique à même de faire le contrepoids, un projet qui ne
sera pas encore en l’état dans les prochaines années. Il y a
urgence, car le péril est déjà en la demeure.
Nadia Kerraz
Haut
Alliance FLN-Fis
Le coup d’Etat
constitutionnel avance
Ce qui arrive
depuis quelques mois autour de la question du devenir de la donne
intégriste dans notre pays, n’est un phénomène ni isolé ni unique.
Le fait est que nous assistons à un processus d’ensemble dont le
maître mot est le respect ou le non- respect du droit et de la
Constitution dans notre pays par ceux-là mêmes qui sont censés en
être les garants.
Si l’élément le
plus spectaculaire de cette transgression de la loi est aujourd’hui
le retour hors délais de Rabah Kébir en Algérie et la tenue par lui
d’une conférence de presse non demandée et non autorisée dans la
demeure d’un député indépendant, il ne faut pas oublier non plus les
agissements tout à fait répréhensibles de Madani Mezrag, l’ancien
chef de l’AIS à qui la loi interdit pourtant formellement de faire
de la politique, non seulement en vertu des dispositions de la loi
portant concorde civile, mais aussi parce que précise clairement
l’ordonnance portant mise en œuvre de la loi portant paix et
réconciliation nationale.
La justice
d’abord
Cela sans que nous
n’ayons eu à enregistrer la moindre réaction sérieuse, de la part,
d’abord, du ministère de la justice dont les instances judiciaires
sont au plan théorique les mieux habilitées à intervenir dans ce
genre de situation. Les parquets territorialement compétents étant
investis par la Constitution de l’application des lois en tous lieux
et en toutes circonstances, les procureurs d’Alger, de Jijel, et de
Collo pour ne citer que ceux-là auraient immédiatement dû réagir à
partir du moment où des individus interdits d’activités politiques
se mettent à en faire publiquement en présence de la presse
nationale et internationale. Il est vrai que la mise à l’écart de
fait de notre appareil judiciaire des affaires liées au terrorisme
et à tout ce qui rapporte à l’AIS, depuis le début de mise en route
des dispositions portant concorde civile ne sont pas faites pour
encourager nos magistrats à intervenir dans un dossier politisé à
outrance, mais cela ne les exonère nullement de faire leur travail.
Cela dit, même si nous pouvons comprendre les réticences, si ce
n’est les craintes d’une magistrature encore sous l’emprise du
pouvoir politique, il reste à compren-dre l’attitude de la
chancellerie au niveau du ministère de la Justice qui se doit en
principe, elle aussi, de pallier le manque de réaction de
l’appareil judiciaire, ne serait-ce que par des mises en garde à
caractère dissuasif au cas où il s’agirait d’éviter d’ouvrir un
front trop clairement conflictuel avec les anciens du FIS. Rien
n’interdit en effet au ministre de la Justice de rappeler tout le
monde à l’ordre sans aller directement à l’ouverture de procédures
judiciaires, au cas où dominerait un souci d’apaisement ne voulant
pas tomber dans le piège de quelconques provocations. Force est de
constater que ce n’est même pas le cas, puisque le silence du
ministère de la Justice est pesant, constant depuis trop longtemps
pour que cela puisse être interprété comme une simple manœuvre
tactique.
Le ministère de
l’Intérieur ensuite
Face aux
défaillances avérées de la justice sur ce dossier, l’Etat algérien
dispose comme tout autre Etat dans le monde d’une autre ligne
défensive constituée par des forces de police dont la mission est de
protéger l’ordre public et donc d’empêcher la survenance de tout
fait ou événement pouvant mettre en péril la sûreté et la sécurité
de la population. Une infraction à la loi aussi grave que celle de
la pratique d’une activité politique dans un public, par nature ou
par destination, à quelqu’un à qui elle est légalement interdite
doit en principe faire immédiatement réagir le commissariat ou la
brigade de gendarmerie territorialement compétente pour présenter le
ou les contrevenants devant le procureur de la République. Or, non
seulement ce n’est pas ce qui se pratique avec Madani Mezrag ou
Rabah Kébir pour ne citer que ces deux-là, mais ce dernier se voit
même ouvrir un couloir de pénétration sur le territoire national en
dehors des circuits légaux. Une voiture l’ayant même pris en charge
dès sa descente d’avion au mépris des règlements douaniers et
policiers en la matière. Ces pratiques sont d’autant plus étranges
que la moindre tentative de Ali Benhadj de se livrer à la plus
insignifiante activité publique se solde immédiatement par un
interrogatoire au commissariat du coin. Comme si les premiers
bénéficiaient d’une protection particulière et l’autre pas. Tous
étant pourtant également responsables du déclenchement de
l’insurrection armée qui a ensanglanté notre pays dix ans durant et
tous également condamnés politiquement par la charte pour la paix et
la réconciliation nationale. Précisons toutefois que si dans le cas
du ministre de la Justice il est difficile de connaître sa
conviction intime sur le sujet, les choses en vont autrement pour le
ministre de l’Intérieur qui a trop souvent fait connaître sa
position par rapport à la question du Fis dissous pour le soupçonner
de la moindre complaisance envers aucun de ses dirigeants quel qu’il
soit. Et nous ne risquons pas grand-chose à considérer que dans
cette situation, Yazid Nouredine Zerhouni ait à subir le poids d’un
pouvoir plus grand que le sien pour rester ainsi les mains liées et
assister comme nous tous à ces atteintes répétées au principe de
défense de l’ordre public tel que décidé par la loi sur la charte et
la réconciliation nationale.
Que fait le
Chef du gouvernement ?
Ce pouvoir plus
grand ne devrait évidemment être que celui de son Chef du
gouvernement qui a ouvertement appelé au non-respect des
dispositions de la charte pour la paix et qui a même lancé un appel
solennel au retour des dirigeants du FIS dissous encore à
l’étranger. Seulement, il ne faut évidemment pas se leurrer et
donner à Belkhadem plus de poids qu’il n’en possède réellement. Ce
qui se passe aujourd’hui dans notre pays n’est pas le fait d’un
homme seul, ni du FLN, même épaulé par le MSP. Ce sont de puissantes
forces politiques et financières, intérieures et extérieures qui ne
renoncent toujours pas au rêve fou de ramener notre pays à la
situation d’anarchie et de violence de la fin des années 1980 et qui
pour y parvenir ont décidé de paralyser l’ensemble des protections
légales que s’est donné l’Etat algérien à travers notamment la
Constitution de 1996 qui a mis en place un certain nombre de
mécanismes institutionnels à même de faire barrage à toute
catastrophe politique du type de celle que nous avons vécue en 1992.
Cette paralysie a débuté avec sa remise en cause verbale, puis par
la revendication officielle de sa révision par le FLN pour passer à
une phase beaucoup plus dangereuse qui est celle de son non-respect
par le président de l’APN en personne soutenu par le groupe
parlementaire majoritaire auquel il appartient, et par l’ensemble
des députés conservateurs qui ont empêché l’ancien Chef du
gouvernement, Ahmed Ouyahia, de présenter son bilan annuel au
Parlement, en application de l’article 80 de la Constitution. Par la
suite, cela sera carrément le nouveau Chef du gouvernement,
Abdelaziz Belkhadem, qui refusera de présenter son programme à
l’Assemblée en transgression flagrante de l’article 79 de cette même
Constitution. A partir de ce moment-là, c’est-à-dire celui d’une
suspension de fait de la loi suprême du pays, il est possible de
considérer que l’Etat tout entier fonctionne en pleine illégalité.
Sachant que la non-effectivité de la Constitution entraîne
automatiquement celle de l’ensemble des lois de la République qui
en découlent.
Et c’est ainsi que
nous pouvons alors assister à la transgression officielle de toutes
les lois du pays, dont celle portant paix et réconciliation
nationale, par des parties officielles et non officielles, qui,
profitant du silence assourdissant du Conseil constitutionnel,
peuvent se livrer à toutes les manipulations politiques qui leur
chantent. Conseil constitutionnel dont il est à préciser qu’il est
entre les mains de Boualem Bessayeh, l’un des piliers du FLN et qui
a d’ailleurs été le porte-parole de son dernier congrès dit de
réunification. Si nous ajoutons à la suspension de fait de la
Constitution, les deux longues absences (plus de trois mois au
total) du premier magistrat du pays, le silence quasi total de la
classe politique, l’anesthésie d’une presse qui fuit à présent tous
les sujets politiques délicats et le fonctionnement au ralenti de la
plupart des appareils de l’Etat, il n’est pas interdit de penser que
toutes les conditions sont aujourd’hui réunies pour laisser le
passage libre à la seule force politique encore désireuse de
s’imposer à toutes les autres, un FIS revu et corrigé façon Rabah
Kébir. Une force dont la mission sera une fois encore de tenir la
rue, pendant que le FLN tiendra les vannes de la rente.
Aberrahmane
Mahmoudi
Haut
Mouhafadhas FLN
Belkhadem veut
«maîtriser» les élections
A en croire le
chargé de l’information, c’est au cours de la première semaine du
ramadan que
MM. Abada,
Bouhadja, Bounekraf, Goudjil, Saâdani et Tou entameront la
périlleuse opération d’installation des nouvelles mouhafadhas.
Les six
superviseurs, et néanmoins membres de l’instance exécutive, ne
cachent pas leur appréhension quant à la délicatesse de cette action
qui concerne le renouvellement de 54 mouhafadhas. Le report,
plusieurs fois remanié, de cette opération, renseignait sur les
sensibilités exprimées çà et là entre les membres de l’état-major du
FLN. La répartition géographique des superviseurs a été, avant que
le SG ne tranche, après amélioration, la circulaire tant attendue et
établir la feuille de route définitive. Sans échéancier ni date
butoir, les superviseurs, qui l’aborderont avec «diplomatie», sont
tenus, selon les orientations de
M. Abdelaziz
Belkhadem, de réunir toutes les conditions favorables à son succès.
Le SG accorde le plus grand intérêt au consensus souhaité à l’issue
de ces AG dont dépend l’avenir du parti. «La sensibilité et
l’intérêt de cette étape requièrent un consensus que nous sommes
condamnés à réunir», revendiquait le responsable de l’instance
exécutive, à l’issue d’une réunion, il y a quelques jours, avant de
reconnaître «la difficulté de cette phase cruciale». «Il y va de la
crédibilité des nouvelles structures», avertira Abdelaziz Belkhadem.
Il faut dire que les superviseurs, dont les ordres de missions ont
été remis lors d’une réunion avec le SG mardi passé, sont devant un
grand dilemme de connaissance du terrain et le charisme qui leur est
demandé respectivement en ce genre de travail organique. A en croire
les affectations, le SG semble user de tous les a priori en évacuant
de la course l’esprit régionaliste comme inconvénient supposé, mais
est-ce la meilleure manière d’amortir les velléités entre ailes en
rivalité autour de la domination des bureaux de mouhafadhas, certes
atténués mais toujours vivaces. Ainsi M. Saïd Bouhadja supervisera
les mouhafadhas des wilayas de l’Ouest, à savoir Oran, Tlemcen,
Relizane, Mascara, Mostaganem, Saïda, Béchar, Naâma et Aïn
Témouchent. Le Sud est confié à
M. Abdelkrim Abada
qui veillera au petit grain à Tindouf, Adrar, El Bayadh,
Tamanrasset, Illizi, Ouargla Ghardaïa et Laghouat.
M. Bounekraf sera
dans les Hauts Plateaux pour servir les mouhafadhas de Djelfa,
Tiaret, Sétif, M’sila, Tissemsilt et Biskra. M. Amar Tou en tournée
vers l’Est, supervisera un terrain qui lui est totalement étranger,
voire hostile, à savoir Souk-Ahras, Tébessa, Guelma, Batna, Oum El
Bouaghi, Mila, Aïn M’lila et Khenchela, alors que
M. Goudjil fera
une virée au Nord constantinois et approchera les wilayas de
Constantine, Skikda, Annaba, Jijel, El Tarf et Béjaïa, Amar Saâdani,
lui, foulera les wilayas du Centre avec à la carte Boumerdès, Blida,
Tipaza, Tizi Ouzou, Bouira, Bordj Bou Arréridj, Chlef et Aïn Defla.
La capitale qui compte organiquement un statut particulier au FLN
sera prise en charge certainement par le SG, Abdelaziz Belkhadem
lui-même, qui ne manquera pas de marquer l’opération par sa
présence. Alger avec ses sept mouhafadhas est une véritable arène de
lutte entre les tendances du parti. Voulant tout finir avant l’Aïd,
le compte à rebours commencera en milieu de la semaine prochaine. Au
FLN, le ramadhan, ça promet…
Salah Bey
Haut
Béjaïa
Les luttes
s’accentuent
Les luttes
internes repartent de plus belle, avec cette fois-ci le contrôle des
commandes de la mouhafadha et aussi être en bonne position pour
négocier d’éventuelles candidatures aux prochaines échéances
électorales. Tout se fait en coulisses en vue d’arracher une place
privilégiée. Cependant, tous les ingrédients plaident pour un
débordement, de nature à provoquer de nouvelles tensions qui nous
rappellent l’avant-présidentielle d’avril 2004 où deux camps
s’étaient livrés bataille. La guerre ne semble pas encore dépassée.
Le renouvellement des kasmas, presque «arrivé à terme», selon M.
Rabah Mahfi membre provisoire de wilaya, semble être un pari qui
risque d’échouer vu les mécontentements. En effet, une seule kasma
n’a pas été installée pour quorum non atteint, selon la version
officielle, il semble que l’élection de plusieurs kasmas, notamment
celles de Toudja, Tala Hamza, Tamokra entre autres, est remise en
cause puisque leur réinstallation est entachée d’«irrégularités»
notamment le nombre exigé, à savoir 70 militants pour leur tenue. La
boucle des réaménagements n’est finalement pas bouclée comme on le
prétend. Pour M. Boukemch, ex-membre du conseil national du parti,
«les membres de la commission provisoire de wilaya veulent
s’accaparer de la mouhafada et écarter tous les ex-redresseurs.» Et
d’ajouter : «Des kasmas ont été installées par téléphone et des
membres de la commission provisoire ont demandé à quelques-uns de
leurs alliés de mettre sur la touche les ex-redresseurs». La preuve
est dans la désignation des responsables des kasmas d’Aokas et Thala
Hamza. Dans la première kasma, le responsable désigné est une
personne qui a «ruiné le parti ces dernières années», dira notre
interlocuteur. Il a été placé à cette kasma parce qu’il a appuyé
certaines candidatures aux dernières élections partielles. La kasma
de Thala Hamza a été renouvelée «en catimini» sans la présence du
responsable de la commission provisoire locale, Houcini Khoudir qui
est un ex-redresseur, poursuit notre vis-à-vis qui relève une autre
anomalie, notamment le nombre de militants réuni lors de l’assemblée
générale élective de cette instance qui n’a pas dépassé 26 membres.
Ce qui est contraire, dira-t-il, à l’instruction du secrétaire
général du parti qui a pourtant limité le nombre à 70 au moins pour
le renouvellement des kasmas. D’autres militants nous ont fait
savoir que des alliances commencent à se former entre kasmas pour
porter des candidatures de leur choix à la mouhafadha et se placer
sur les listes électorales au moment propice. En outre, on apprend
que l’assemblée générale élective qui devait se tenir ce week-end
est reportée à une date ultérieure afin de boucler l’opération de
renouvellement des instances de base.
M. Mahfi nous
déclare qu’«il y aura profusion de candidatures pour les mouhafada».
En témoigne l’effervescence qui règne au sein du parti au niveau
local. Un élu APW du FLN nous a affirmés que les choses se passent
normalement même s’il admet que les jeux de coulisses ont bel et
bien commencé, notamment pour la formation des alliances en
prévision du nouvellement de la mouhafadha. Par ailleurs, des listes
électorales sont d’ores et déjà confectionnées dans certains
communes, notamment à Tala Hamza et Oued Ghir, selon un militant du
FLN à Béjaïa.
Hocine Cherfa
Haut
Oran
Des divisions
trop profondes
Alors que les
débats dans les milieux politiques sont déjà à l’heure de la
campagne électorale pour le référendum sur la Constitution, à Oran,
le FLN ne parvient toujours pas à asseoir un commandement unique à
la tête des ses structures. Pas plus tard qu’avant-hier, des
militants, se disant représentants d’une trentaine de kasmas d’Oran,
se sont déplacés à Alger pour y tenir leur second rassemblement de
contestation devant le siège central du parti de Belkhadem. Ces
FLNistes ont tenu ainsi à «dénoncer» des responsables du vieux parti
qu’ils accusent d’être derrière cette «situation catastrophique à
Oran» qui risque, selon eux, de faire fuir les vrais militants. Et
parmi les responsables qu’ils pointent de l’index, le président de
l’APN, Amar Saâdani. Pour rappel, M. Saâdani était à Oran au mois de
juin dernier, envoyé par le secrétaire général du FLN Abdelaziz
Belkhadem.
Il avait la charge
de régler, une fois pour toutes, l’épineux problème de la Mouhafadha
d’Oran. Il devait ainsi rapprocher les points de vue des différents
protagonistes qui se disputent la représentativité du FLN à Oran et,
le cas échéant, de trancher sur la question. On avait alors avancé
que c’est sur la base d’un rapport envoyé par le superviseur, Houd
Madani, que le numéro 1 du FLN a décidé de dépêcher M. Saïdani,
pensant qu’il était capable d’aplanir les différends et de «libérer»
le siège de la représentation locale du FLN. Ainsi, on reprocherait
au Président de l’APN d’avoir réparti des parlementaires sur les
kasmas, «en chamboulant les bureaux élus». Selon les contestataires,
«il a nommé ses connaissances, sans aucune consultation», rejetant
du coup ce qu’ils appellent «parachutages». Selon des sources
proches des militants contestataires d’Oran, ces derniers ont même
été reçus par M. Belkhadem.
Il faut dire que
cette situation n’est pas du tout pour arranger les choses du parti
qui rentre déjà en campagne pour la révision constitutionnelle.
Toutefois, rien ne semble pointer en faveur d’une accalmie si ce
n’est que les parties en conflit disent toutes souhaiter une
«unification des rangs au niveau des kasmas».
E. Ikram
Haut
Boumerdès
La cote de
popularité du SG en baisse
L'absence de
réaction publique du SG du parti à la disparition de deux élus, dont
l'un assassiné par les terroristes du GSPC, n'a pas été sans
conséquences sur l'état d'esprit de la base à Boumerdès.
Le parti de
Abdelaziz Belkhadem est, selon de sources proches, confronté à de
sérieux problèmes internes à Boumerdès, tant au niveau de la
représentativité que de la restructuration de la base où de
nombreuses kasmates relevant de la mouhafadha n’ont, depuis les
élections locales, été installées. Ceci est dû, dit-on, au
rajeunissement de l’esemble des nouveaux élus ou des électeurs qui
ne remplissent pas les conditions d’éligibilité relatives à
l’ancienneté de 3 années d’activité au sein du parti, prévues par
les statuts et le règlement intérieur. Au niveau des kasmates de
Boumerdès, l’amateurisme a prévalu sur le professionnalisme
politique, si l’installation du secrétaire général du parti n’a pas
eu lieu à la kasma de Si-Mustapha en raison de la dissidence de
certains élus, d’autres sont confrontées à la procédure de recours
des élections où des irrégularités ont été constatées lors de
l’étude des candidatures et les conditions d’éligibilité,
conformément aux statuts et règlement intérieur du parti. Lors des
élections communales et de wilaya de 2002, le plus vieux parti du
pays a repris sa place naturelle sur l’échiquier politique en
s’accaparant de la majorité des sièges APC et APW de Boumerdès par
un triomphe historique où les dirigeants du vieux parti se sont
félicités des résultats enregistrés au cours de ces élections, suite
à la mobilisation générale de tous les militants qui se sont
réconciliés lors du congrès rassembleur. Les prochaines échéances
relatives au Sénat dans le courant du mois de décembre et les
élections des législatives et des Assemblées populaires communales
et de wilaya dans le courant de l’année 2007 a donné beaucoup plus
de frayeur aux élus locaux, notamment municipaux non majoritaires
qui furent livrés à eux-mêmes et isolés par les membres élus de
l’Alliance.
L’absence du
secrétaire général du parti FLN où d’une délégation du bureau
politique du parti aux
obsèques des
présidents des APC de Si-Mustapha, Ammal, Benchoud, victimes du
terrorisme, suivie de l’attentat à l’encontre du Président de l’APC
de Bordj-Ménaiel, ex-membre du comité central du parti FLN où seul
le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Yazid
Zerhouni, était au chevet de son magistrat, le soir même de
l’attentat, à l’hôpital militaire de Aïn-Naâdja , suivi de la visite
du wali de Boumerdès, du président de l’APW ainsi que de quelques
militants du parti de la wilaya qui se sont enquis de son état de
santé, a fait régresser la popularité de Abdelaziz Belkhadem en sa
qualité de principal responsable redresseur et rassembleur de son
parti.
Au moment où les
partis s’organisent et se préparent pour les prochaines échéances,
notamment du Sénat, le parti, comme l’a déclaré le patron du FLN à
un de nos confrères dans un entretien lors des travaux de
l’université d’été à Béjaïa où il a reconnu que la restructuration
du parti du FLN n’est pas liée aux problèmes rencontrés mais pour
permettre plus d’adhésion au parti. En attendant l’opération de
l’installation de la mouhafadha au niveau de la wilaya par les
hautes instances du parti, qui selon le patron du parti FLN se fera
dans le courant du mois de septembre, les militants s’inquiètent sur
le devenir de leur parti et des prochaines échéances.
A. K.
Haut
Tipasa
On prend les
mêmes et on recommence…
A la wilaya de
Tipasa, la maison FLN ne semble pas avoir été ébranlée par les
secousses qu’a connues le plus vieux parti du pays suite à la
«rébellion» de son ex-secrétaire général, Ali Benflis. Non pas que
les structures du FLN qui y sont implantées et les militants qui y
activaient, n’aient pas été divisés.
A Tipasa, à
l’instar de ce qui s’est passé un peu partout à travers le pays, le
petit monde du FLN a eu également à vivre des oppositions,
quelquefois violentes. Comme partout ailleurs (ou presque) également
et dans la foulée de la réélection de Abdelaziz Bouteflika, les
redresseurs ont donné l’impression d’avoir remporté une bataille
décisive. Une impression qui s’est effilochée au fil des jours pour
laisser place à une réalité qui a étonné plus d’un. Les défaits ne
sont pas ceux auxquels on pensait, les pro-Benflis étant toujours
là, si ce n’est plus forts que jamais, assurément plus qu’avant.
Selon nombre d’observateurs de la scène politique locale, deux
raisons sont à l’origine de ce retour aussi fracassant qu’inattendu
– pour ceux autres que les concernés, bien évidemment – des
pro-Benflis : la division de l’autre camp pour essentiellement des
questions de leadership et surtout sommes-nous tentés de dire la
ténacité de l’ex-mouhafedh et néanmoins député, Abdelkader Zahali à
ne pas laisser les rênes du FLN local lui échapper.
En fin politicien,
il a, dès les résultats de l’élection présidentielle d’avril 2004,
commencé par faire amende honorable, du moins en apparence, avant
de se lancer dans un patient travail de reconquête du terrain.
Un travail
facilité, il est vrai, par la désunion des «redresseurs» qui,
incapables pour la plupart de saisir l’importance du moment que
vivait leur parti, ni d’ailleurs de tirer profit de la dynamique née
de la victoire incontestée et incontestable de leur candidat, ont
épuisé toute leur énergie en de vaines querelles de leadership.
Un travail
néanmoins payant puisque le renouvellement de la composante des
organes dirigeants des 28 kasmas existantes a été largement, pour ne
pas dire totalement, favorable à ceux qui s’étaient rangés du côté
d’Ali Benflis. La situation ainsi créée est difficilement admise par
les «redresseurs», même désunis. Elle est également sévèrement
critiquée par nombre de vieux militants, en termes d’ancienneté
s’entend, qui étaient considérés jusqu’à une date récente comme
faisant partie des partisans de l’ex-mouhafedh. Les premiers
accusent celui-ci de pratiques déloyales dans la préparation des
assemblées électives des kasmas, pratiques qui ont abouti, nous
dit-on, à une participation tronquée aux dites élections. Cette
dernière ayant été en effet réduite dans la plupart des cas à ses
seuls partisans. Et les seconds de les avoir abandonnés au profit de
personnes n’ayant aucun passé dans le parti ou connues pour être des
nomades sur le plan politique, dont le seul mérite est d’être…
disciplinées. Une discipline à laquelle il a été déjà fait appel et
ce, dans le cadre de la prochaine et décisive assemblée générale
élective de la mouhafadha prévue pour très bientôt. Une pétition
signée, semble-t-il, par des militants de base, parmi lesquels, sans
aucun doute beaucoup de ces «disciplinés», a été transmise à la
direction nationale du FLN, dans laquelle les signataires ont
demandé le maintien au poste de mouhafedh de la wilaya de Tipasa de
Abdelkader Zahali. Ainsi vont les choses à la maison FLN de Tipasa.
Une union de façade et des coups bas à profusion…
Mohamed Amine
Haut
Blida
Confusion dans les kasmas
La confusion qui
règne au sein des kasmas du FLN n’est pas propre à telle ou telle
structure de l’ex-parti unique. A Blida sur les 25 kasmas que compte
la mouhafadha, une demi-douzaine n’a pas été encore installée, et
aurait été la cause des perturbations que connaît le parti au niveau
local. L’opération renouvellement des instances de base du FLN
demeure pour certains militants l’objectif en vue des prochaines
élections législatives et locales, estiment certains militants. Ceci
met au premier plan les véritables batailles qu’ont connues
certaines kasmas déjà lors du recueil des candidatures. «Par le
passé, jamais le parti n’a connu de telles situations lors des
élections des instances de base, à moins qu’il y ait un intérêt
quelque part» nous dira un vieux militant qui ajoute que certaines
kasmas ont procédé à l’élection de leur instance voilà plus d’un
mois, mais la phase installation est à chaque fois reportée en
raison des problèmes qui subsistent. C’est ainsi que la cérémonie
d’installation du bureau de la kasma de Bouarfa a suscité le
week-end dernier des remous, ce qui n’a pas empêché certains élus à
quitter la salle. A Ouled YaÏch, la bataille pour la mise en place
du bureau de kasma se poursuit et chacune des parties refuse de
faire des concessions. L’installation de la kasma du chef-lieu de la
wilaya est de son côté reportée à une date pour le moment
inconnue.Tous ces reports ne permettent pas d’arrêter une date pour
l’installation de la mouhafadha.
B. M.
Haut
Mouhafadha de Tizi Ouzou
Une élection
précipitée ?
A l’approche des
rendez-vous électoraux qui hantent les esprits dans la wilaya de
Tizi Ouzou, plusieurs formations politiques, particulièrement les
partis traditionnels, activent tant bien que mal pour renouveler
leurs structures de base.
Ainsi, depuis le
début de l’année courante, le Front de libération nationale (FLN)
que préside l’actuel Chef du gouvernement, semble arriver à terme de
l’opération relative au renouvellement des kasmas, entamée il y a
quelques mois, comme nous l’a affirmé, Didouche Tahar, coordinateur
de la kasma de Draâ El Mizan, une des communes qui aspirent au
statut de wilaya. «Notre bureau local qui compte cinq membres a été
renouvelé il y a trois mois, à l’instar des 66 autres communes de la
wilaya. Nous avons 220 militants. Quant à la mouhafadha, elle n’est
toujours pas renouvelée».
Des sources
proches de ce parti soutiennent que le patron du FLN a agi dans la
précipitation lorsqu’il a signé l’instruction relative au
renouvellement des mouhafadhas. Par ailleurs, les kasmas issues des
restructurations, du moins celles que nous avons constatées au sud
de la wilaya, ont pris leurs fonctions.
Il est à signaler
que beaucoup de ces cellules fonctionnent avec les mêmes membres
depuis des lustres en se succédant à eux-mêmes, faute de base
militante. Notons enfin que le FLN, version Belkhadem, risque de
laisser des plumes en Kabylie lors des échéances électorales de
2007, vu l’hostilité à tamazight affichée par l’actuel Chef du
gouvernement et secrétaire général de ce parti.
Ali Mazouni
Haut
Education nationale
Les salaires
débloqués
Les virements qui
devaient se faire le 12 septembre dernier n'ont pu être effectués
qu'hier matin.
Bonne nouvelle
pour les enseignants. Leurs salaires ont enfin été débloqués et ils
peuvent se rendre dès aujourd’hui aux différents bureaux de postes
pour percevoir leurs rémunérations, après une longue attente. En
effet, les virements qui devaient se faire le 12 septembre dernier
n’ont pu être effectués qu’hier matin, et tous les enseignants du
pays ont été touchés, primaire, moyen et secondaire. Cette mesure
intervient à temps car la situation a attisé le mécontentement des
travailleurs de l’éducation et des débrayages spontanés ont été
organisés cette semaine par les enseignants. A Boumerdès, ils
allaient recourir à la grève pour protester et des arrêts de travail
d’une heure ont été signalés dans certains établissements d’Alger,
notamment aux lycées Emir-Abdelkader, El Arkam et Saïd-Touati.
«C’est la première fois que cela nous arrive, nous ignorons quelles
en sont les causes mais nous tenons à dire que c’est inacceptable !
Des retards, alors que nous touchons des salaires de misère !»,
s’est indigné Osmane Redouane, secrétaire général du Conseil des
lycées d’Alger (CLA), ajoutant que depuis la centralisation des
salaires, mesure prise il y a trois ans, d’importants
dysfonctionnements ont été constatés à plusieurs niveaux. «Aucun
enseignant n’est satisfait : ponctions sur salaires ou origine des
avis de virement, les heures supplémentaires ne sont plus payées
depuis deux ans, des retards sont enregistrés sur les reliquats et
les avances. Aujourd’hui, si l’enseignant perçoit une augmentation,
il ignore d’où elle provient, est-ce la prime de correction, de
surveillance ou autre ! Pour espérer avoir l’avis de virement, il
faut s’adresser à l’administration et attendre au moins un mois !»,
soutient-il, précisant que le CLA dénonce cette situation. Le
président de l’Union nationale des professionnels de l’éducation et
de la formation (UNPEF), Ider Ahmed, affirme pour sa part, que son
syndicat a tenté de saisir le ministère de l’Education pour
s’enquérir de la situation et connaître la cause du retard, sans
aucun résultat. «Les enseignants ont été nombreux à s’inquiéter et
se plaindre à notre syndicat mais le ministre semble occuper par le
congrès de la Fédération nationale des travailleurs de l’éducation (FNTE).
Il a d’ailleurs annulé le rencontre qu’il devait nous accorder ce
samedi et l’a reporté à dimanche prochain». Nous avons tenté de
joindre le ministère de l’Education nationale pour avoir la version
officielle malheureusement le chargé de communication était absent.
B. I.
Haut
Conseil des lycées d’Alger
Il devient
national
Le Conseil des
lycées d’Alger (CLA) va devenir national. Il prendra la
dénomination de Conseil des lycées d’Algérie, a indiqué son
secrétaire général Redouane Ossmane, au cours d’une conférence de
presse animée, hier, au siège du MDS à Alger. C’est au cours des
assisses prévues en décembre prochain que le CLA va proclamer ce
changement . Il représentera l’ensemble des lycées du pays. A ses
yeux, «la nationalisation» du conseil vient à point nommé d’autant
plus qu’une certaine maturité est acquise.
Dressant un
tableau peu reluisant de cette rentrée scolaire 2006/2007, Redouane
Ossmane a affiché son inquiétude par rapport aux nombres de points
négatifs caractérisant cette rentrée, contrairement,
soulignera-t-il, aux déclarations du ministre de l’Education
nationale qui affichait «une rentrée scolaire satisfaisante». Parmi
«les points noirs» de cette rentrée, soulevés par ce SG, «les
suppressions de classes, la fermeture de postes de travail dans les
lycées, le nomadisme des enseignants en surplus, la pénurie
d’enseignants de certaines matières et la déprofessionnalisation
dans les lycées techniques d’élites, pour une réduction de coûts de
formation». Il notera dans ce registre que l’année scolaire en cours
a fait découvrir aux enseignants de multiples changements, qui ont
touché la carte scolaire, la suppression de classes dans les lycées
ainsi que la fermeture des postes de travail. Faisant ce diagnostic
qui ne prête pas à l’optimisme, Redouane Osmane estime que la faute
incombe à la gestion anachronique de la carte scolaire qui masque la
réalité du déséquilibre d’encadrement, puisque celle-ci est
élaborée, signale M. Ossmane, «en circuit fermé». Et d’ajouter par
ailleurs que paradoxalement, «la non-réception d’élèves de la 4e
moyenne n’a pas empêché la pénurie d’enseignants et les heures
supplémentaires, au détriment de l’efficiente pédagogique», citant à
titre d’exemple l’enseignement de plusieurs matières, de
l’informatique et de la technologie par des enseignants non formés
dans ces disciplines.
Le CLA, par la
voix de son SG, réclame les 20 000 postes budgétaires afin,
estime-t-il, «de sauver l’école publique et assurer une mission
pédagogique de qualité».
Il évoquera aussi
l’improvisation des rattrapages des deuxième année, ancien système,
juste à la rentrée, les changements dans l’évaluation, les reculades
dans l’introduction précoce du français, le peu de moyens matériels
fournis au lycée qui contrarient l’esprit même de la réforme. Dans
cette optique, il estime que les 500 milliards de centimes sont
dérisoires «quand on a l’ambition de faire réussir tous les élèves.
Cette propagande est humiliante», a-t-il soutenu. Avant de proposer
l’abolition de la politique «caritative pour 3 millions d’élèves
nécessiteux et la distribution gratuite des manuels scolaires, le
CLA estime qu’elle «doit être abolie comme doit l’être abolie la
démagogie du livre gratuit pour un seul enfant, pour chaque
enseignant». S’agissant de la décentralisation de l’académie d’Alger
en 3 directions de l’éducation Est, Ouest et Centre, le CLA estime
que c’est «un simple découpage administratif qui paralysera tout
dynamisme et tout processus d’autonomisation et empêchera tout
projet global». Le SG du CLA considère qu’il «est indéniable que
les dernières mesures de rattrapage des salaires restent notoirement
insuffisantes». Pour cela, ce syndicaliste appelle à la mobilisation
des enseignants juste après le ramadan, le temps, indiquera Redouane
Ossmane, d’installer «les commissions mixtes pour l’élaboration du
statut particulier de l’enseignant, la promulgation d’une nouvelle
grille nationale des salaires et la fixation d’une valeur unique du
point judiciaire du statut général de la Fonction publique».
Le CLA appelle
à une journée de protestation le 2 octobre
Le CLA propose,
par ailleurs, de faire du 2 octobre prochain une journée de
protestation et d’action contre la répression des syndicalistes en
tenant un rassemblement devant le tribunal de Bab El Oued, Baïnem à
Alger. Pour rappel, le SG du CLA est convoqué par la justice pour
passer en pénal, le 2 octobre, pour le motif d’incitation à la grève
et trouble à l’ordre public. Il dira, dans ce registre, qu’il était
«inconcevable et inexplicable qu’on pardonne à des terroristes pour
leurs crimes alors que des syndicalistes, qui réclament leurs droits
sont traités de cette façon».
20
syndicalistes poursuivis en justice (Année scolaire 2006/07)
Le CLA tire, une
nouvelle fois, la sonnette d’alarme en matière «de détérioration des
libertés syndicales» puisqu’il avance, dans son intervention, un
nombre de 20 syndicalistes de l’Education nationale et de
l’Enseignement supérieur Cnes qui sont sous le coup de poursuites
judiciaires, dont lui-même.
Kahina Benarab
Haut
Attaques contre les valeurs identitaires
Les scouts
algériens réagissent
Pas moins de 800
scouts et 200 invités ont campé, hier, au Centre international de la
jeunesse de Sidi Fredj (CIJ) autour de MM. Mehri, Mustapha Chérif
(islamologue), Chikh Bouamrane, président du CSI, Abderrahmane
Chibane président de l’association des oulémas algériens et Larbi
Ould Khalifa, président du conseil de l’académie de langue arabe
dans le premier séminaire sur «Les valeurs nationales et les
éléments de l’identité». Le conclave organisé par le commandement
des scouts musulmans algériens survient dans un contexte
international caractérisé par des attaques tous azimuts qui risquent
de mettre encore une fois l’Orient et l’Occident dans une
aventureuse confrontation. La polémique fomentée par le pape qui
attaquait l’Islam et son Messager, après quelques mois de l’épisode
des tristes caricatures danoises, est une autre escalade sur le
chemin des croisades inavouées contre le monde musulman. La riposte
des musulmans ne s’est pas faite attendre. En Algérie, le choix de
la date et des personnalités pour animer des conférences autour du
thème choisi est une véritable aubaine pour répondre aux attaques de
Benoît XVI. Le pape Benoît XVI a exprimé, suite au vent de colère
témoigné au Pakistan, en Indonésie, en Malaisie, au Qatar et en
Egypte, des regrets estimés «insuffisants», voire «provocateurs» par
les autorités religieuses chrétiennes ou musulmane d’El Qods. Cheikh
Karadhaoui a même décrété la journée de demain
«Vendredi de la
colère» au monde islamique. La colère de nos chouyoukhs était
grande, hier, au CIJ. Les scouts, auxquels le président de la
République a confié la défense des repères identitaires, organisent
un cycle de séminaires sur des thèmes axés sur l’identité
algérienne. Le commandant
N. Benbraham prend
le flambeau.
S. B.
SNAPAP
Vers un sit-in
chez Benbouzid
Après les diverses
rencontres avec «les responsables qui sont restées vaines», le
Syndicat national autonome des personnels de l’administration
publique (Snapap), sous la présidence de Felfoul Belkacem, compte
organiser un sit-in dont la date sera fixée aujourd’hui lors d’une
réunion avec les membres du conseil national, indique-t-on dans un
communiqué parvenu, hier, à notre rédaction. Pour rappel, le Snapap
a tenu une réunion extraordinaire lundi dernier, durant laquelle
plusieurs questions d’actualité et notamment les différents
problèmes socio-professionnels ont été soulevés. La rencontre a été
sanctionnée par l’élaboration d’une plate-forme de revendications
axée sur la demande d’une rencontre bilatérale gouvernement-syndicat
et la concrétisation des droits syndicaux, conformément aux lois de
la République et les conventions internationales, entre autres.
K. B.
Haut
A quelques jours du mois de RAMADAN
Le croissant-
Rouge algérien est injoignable
A quelques jours
du mois de ramadan, force est de relever que le Croissant-Rouge
algérien est injoignable. Le standard étant en dérangement, nous
n’avons pu joindre un des responsables de cet organisme durant toute
la journée d’hier. En nous déplaçant sur les lieux pour nous
informer davantage sur les préparatifs en cours pour venir en aide
aux nécessiteux, aucun responsable n’a été présent au siège
national du CRA. Ainsi donc, et devant l’absence de moyens de
communication, comment pourrait-on acheminer des aides humanitaires
vers cet organisme. Pourtant, il est à rappeler que les responsables
du CRA comptent, à plus d’un titre, sur les aides des particuliers.
Le seul qu’on a pu joindre par téléphone n’est autre qu’une simple
employée de l’administration. Celle-ci et pour cacher, un tant soit
peu cette faille, s’est contentée de nous promettre de nous appeler
ultérieurement. Devant cet état de faits, on se demande si c’est le
Croissant-Rouge qui se chargera lui-même d’appeler les éventuels
donateurs.
Aomar F.
Haut
Echec des négociations SGP – FNTMME
Les
travailleurs décidés à occuper la rue
Le premier
mouvement est prévu mercredi prochain au siège de la SGP d’El Achour.
Les travailleurs
de la Fédération nationale de la métallurgie, de mécanique
d’électricité et de l’électronique (FNTMMEE) sont passés à l’action
en organisant une journée de protestation au siège de la SGP à
Hydra. Cette action de protestation, décidée lors de la dernière
réunion entre la fédération et le bureau national de l’UGTA,
intervient suite à l’échec des négociations avec les SGP du secteur
notamment concernant l’augmentation des salaires. Ces travailleurs,
très mécontents des décisions et des offres des SGP, annoncent la
poursuite des actions de protestation dans les prochains
jours «jusqu’à ce
que nous obtenions satisfaction de nos revendications» précisent les
travailleurs rencontrés hier à Hydra. Le premier mouvement est prévu
mercredi prochain au siège de la SGP d’El Achour. «Après le
rassemblement, précisent les travailleurs, nous allons organiser une
marche jusqu’au siège de la présidence de la République au Golfe»
menacent-ils. Lors de ce rassemblement, M. Kardjani est revenu, en
détail, sur le processus des négociations entre la (FNTMMEE) et le
groupe SNVI et l’ensemble des SGP qui gèrent le secteur. Il a
informé les travailleurs sur les propositions de la fédération, les
offres des SGP et sur les résultats des discussions entamées depuis
plusieurs mois. Les travailleurs ont, à l’unanimité, dénoncé la
position des SGP qui refusent d’accorder une augmentation
conséquente des salaires aux travailleurs et ce, en dépit du fait
que cette augmentation a été décidée par le chef de l’Etat et
concerne tous les travailleurs du secteur public et privé. La
fédération, affirment les travailleurs, a proposé une hausse des
revenus qui varie entre 16 et 24%. Ces taux ont été décidés en
fonction de l’état de toutes les entreprises. Les SGP ont rejeté ces
propositions et donnent à la place une augmentation des salaires qui
varie entre 5 à 10% pour les entreprises déstructurées et 15% pour
celles en bon état financier. «Chose que nous ne pouvons pas
admettre» précisent les travailleurs. «Pourquoi faire une
ségrégation entre les travailleurs d’un même secteur en accordant
des augmentations pour les uns et en privant les autres»
poursuivent-ils.
«Le travailleur ne
peut être responsable du rendement de l’entreprise car, il n’a aucun
droit de regard sur la gestion de ces unités qu’on prétend
déstructurées» disent-ils. Selon les travailleurs, les SGP n’ont pas
rejeté l’augmentation des salaires seulement mais elles ont rejeté
d’autres propositions sans lesquelles les conventions de branches ne
peuvent pas être signées. «Nous avons demandé l’instauration d’une
prime honorable pour le départ à la retraite équivalent à 24 mois au
lieu de 13 mois comme cela se fait actuellement, la revalorisation
de la prime de la femme au foyer à 1 200 DA au lieu 750 DA mais les
SGP ont décidé de rajouter 100 DA seulement, de même pour la prime
du transport, de la cantine et pour les allocation familiales, tout
a été rejeté» expliquent-ils avant de s’interroger «comment
expliquer que les valeurs variables estimées à 300 millions de
centimes mensuellement qui sont versées dans les comptes de ces
gestionnaires n’ont pas fermé les entreprises alors qu’une
augmentation des salaires va induire à sa fermeture» se
demandent-ils.
Ces travailleurs
dénoncent également la pression exercée par les directeurs des SGP
sur les directeurs d’entreprises pour empêcher les travailleurs à
assister à ce rassemblement. «C’est une atteinte à la liberté
syndicale», se révoltent-ils. Une pression qui n’a eu aucun effet
puisque 95% des travailleurs du secteur ont assisté au rassemblent.
Enfin, ces travailleurs sollicitent l’intervention du Chef du
gouvernement pour imposer cette augmentation des salaires. Une
décision qui leur permettra de faire face aux multiples dépenses
familiales notamment en ce moment caractérisé par la dégradation
terrible du pouvoir d’achat.
Nouria B.
Haut
Après l’annonce de la revalorisation des pensions
La FNTR refuse
la discrimination entre les retraités
L’état
d’application des mesures décidées, récemment, par le chef de
l’Etat, au bénéfice des personnes retraitées a figuré parmi les
points discutés lors des travaux de la Commission exécutive de la
Fédération nationale des travailleurs retraités, (FNTR), organisés,
hier, à Alger.
Lors de la
rencontre à laquelle a pris part, pendant un moment, le secrétaire
général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, la question a été posée de
savoir pourquoi le contenu de cette décision a été dénaturé par
l’administration chargée de la faire appliquer et quelles sont les
raisons du retard constaté dans le relèvement du niveau de retraite
à un minimum de 10 000 DA, annoncé dans le courant du mois de juin
2006, par le Président de la République.
Un membre de la
Commission exécutive déclare ne pas comprendre pourquoi l’ordonnance
d’application de cette mesure, promulguée dans le courant du mois de
juillet, exclut les personnes ayant bénéficié d’une retraite
anticipée ou proportionnelle. Le rapport moral d’activité remis aux
participants à la rencontre regrette, à cet effet, que la sémantique
utilisée par l’administration chargée de traduire dans les faits les
décisions du Président de la République, fasse la différence entre
le retraité percevant entre 7 500 et 10 000 DA et celui dont le
montant de l’allocation varie entre 1 000 et 7 500 DA. «Autrement
dit, relève le document, ceux qui ont le revenu le plus bas ne
seront pas concernés par le relèvement à 10 000 DA, ce qui est une
aberration».
Un membre de la
FNTR rappelle que le chef de l’Etat a parlé de pensionnés sans faire
de distinction entre les différentes catégories de retraités. Se
montrant optimiste, il a, cependant, ajouté que la Caisse nationale
de retraite est en train d’examiner cette situation, «qui ne tardera
pas à se régulariser».
En même temps
d’avoir pris acte de l’annonce faite par le chef de l’Etat,
d’instituer une prime complémentaire, pour les personnes bénéficiant
de pension de retraite et d’invalidité, de moins de 10 000 DA, les
membres de la FNTR ont, par ailleurs, pris acte, «avec
satisfaction», de sa décision d’instituer un Fonds de réserve.
Financé à hauteur de 2% par une fiscalité pétrolière, il est destiné
à alimenter la CNR et permettre, ainsi, le paiement régulier, et à
terme, des pensions des retraités.
L’autre problème
posé lors de la réunion est relatif à la revalorisation, à compter
du 1er mai de chaque année, des pensions de retraite. Le secrétaire
général de cette organisation, Abdelmadjid Azzi, rappelle qu’en
réponse à la CNR qui avait, une première fois, proposé des taux
successifs de 8 et 2%, suivant le moment de cessation d’activité des
ayants droit, la FNTR a réclamé l’application d’un taux unique de 6%
pour toutes les catégories de retraités. «Après une seconde lecture
des propositions faites par le ministre du Travail et de la Sécurité
sociale, celui-ci s’est déclaré en faveur d’un taux unique de 4%
alors que notre organisation revendiquait un taux de 6% ».
Intervenant quelques instants plus tard, à ce propos, le secrétaire
général de l’UGTA a annoncé son intention de servir d’arbitre dans
les transactions en cours «afin de concilier les positions des uns
et des autres». M. Azzi a, également, dit le souci de son
organisation de voir réactualiser le niveau des salaires qui ont
servi de base aux pensions versées aux retraités depuis entre 1984
et le mois de décembre 1995. Parmi les autres revendications à avoir
fait l’objet des travaux de la commission figurent celles relatives
à l’affranchissement de l’indemnité de revenu général, (IRG), des
pensions de retraite inférieures à 15 000 DA et l’harmonisation de
l’indemnité versée au conjoint à charge. Concernant les prestations
fournies aux retraités par la Cnas, la FNTR juge que le délai de
remboursement des prestations médicales, par le biais du service des
postes, reste trop lent pour les pensionnés ayant opté pour cette
formule. Concernant les tarifs de référence, servant de base au
remboursement des médicaments, elle exprime «les plus vives
inquiétudes» de la part des retraités qui, avec les maladies
chroniques, sont les plus touchés par les effets pervers qu’elles
produisent sur leur situation sociale.
Ahmed
Mahieddine
Haut
FNTR
Le privé ne
veut pas du syndicat
Durant les travaux
de la rencontre de la FNTR, M. Sidi Saïd a appelé à une réflexion
sur le devenir du mouvement syndical en Algérie, à la lumière de
l’ouverture du marché et de l’essor du secteur privé qui
l’accompagne. Il a fait part, à ce propos, des manœuvres, observées
au sein de certaines entreprises privées, en particulier, tendant à
entraver, sinon à interdire, toute activité syndicale. Il a cité le
cas d’une dizaine de travailleurs et d’ingénieurs licenciés pour
avoir tenté de créer une section syndicale au sein d’«un important
groupe privé» qu’il a refusé de nommer.
Afin d’éviter que
de telles situations ne se reproduisent, il a appelé à réfléchir à
une nouvelle stratégie syndicale. «Nous devons, a-t-il ajouté,
donner plus d’allant et plus de présence au syndicat dans le secteur
privé appelé, de plus en plus, à prendre le pas sur le secteur
public. Nous nous dirigeons vers la tenue du 11e Congrès de notre
organisation. Il nous faut, dans cette perspective, réexaminer tous
nos anciens statuts sans pour autant nous déposséder de nos
principes».
Le secrétaire
général de l’UGTA a regretté, un peu plus loin, que les travailleurs
ne puissent, après leur départ à la retraite, bénéficier des
prestations offertes, précédemment, par leurs œuvres sociales et
leur mutuelle. Il s’est, à cet effet, déclaré en faveur de la
création d’une mutuelle regroupant, tout à la fois, les personnes en
activité et les retraités. Le représentant de la FNTR a précisé
qu’un dossier, destiné à créer une mutuelle des retraités, avait été
déposé auprès du ministère du Travail et de la Sécurité sociale mais
que celui-ci était resté lettre morte à ce jour.
A.M.
Haut
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M.Merkouche
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