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Rabah Kébir, prélude à la reconfiguration politique

Soltani et Djaballah sur la touche ?

A chacun son camp

Alliance FLN-Fis

Le coup d’Etat constitutionnel avance

Mouhafadhas FLN

Belkhadem veut «maîtriser» les élections

Béjaïa

Les luttes s’accentuent

Oran

Des divisions trop profondes

Boumerdès

La cote de popularité du SG en baisse

Tipasa

On prend les mêmes et on recommence…

Blida

Confusion dans les kasmas

Mouhafadha de Tizi Ouzou

Une élection précipitée ?

Education nationale

Les salaires débloqués

Conseil des lycées d’Alger

Il devient national

Attaques contre les valeurs identitaires

Les scouts algériens réagissent

SNAPAP

Vers un sit-in chez Benbouzid 

A quelques jours du mois de  RAMADAN

Le croissant- Rouge algérien est injoignable

Echec des négociations SGP – FNTMME

Les travailleurs décidés à occuper la rue

Après l’annonce de la revalorisation des pensions

La FNTR refuse la discrimination entre les retraités  

FNTR

Le privé ne veut pas du syndicat

 

 21/09/06

 

Rabah Kébir, prélude à la reconfiguration politique

Soltani et Djaballah sur la touche ?

Panique chez les islamistes, Rabah Kébir arrive. L’homme à qui, à vrai dire, personne, dans cette mouvance, n’a souhaité la bienvenue, à commencer d’abord par Boudjerra Soltani. L’homme qui s’était pourtant autoproclamé l’émanation et le chef d’orchestre de la charte dont a bénéficié mais avec quelques jours de retard – donc illicitement – l’ex-figure de proue du FIS dissous. Le président du MSP s’agite. Djaballah, lui, observe jusqu’ici une prudence sans faille alors qu’Ennahda tente, cahin caha, de donner quelques signes de survie en s’accrochant à une charte dont elle n’a été, au bout du compte, qu’un «applaudisseur» parmi tant d’autres ; insignifiante, tel est le mot. Bref, le constat est là. Sans appel. Après avoir appelé au retour mais aussi et surtout à la réhabilitation des terroristes et de leurs mentors politiques, les islamistes dits «modérés» découvrent dubitatifs, une situation à laquelle ils ne s’attendaient guère : le retour annoncé de l’ex-dirigeant du FIS à la politique. De surcroît sous la férule d’un parti islamiste. Un autre. Comme si la classe politique est à court d’activisme islamiste. Ce qui n’était pas convenu. En réalité, les islamistes n’ont été associés ni de loin ni de près dans le retour de Kébir. Leur statut s’est réduit – et se réduira toujours – à applaudir les hauts faits du prince. Rabah Kébir à la tête d’une formation politique avec pour «précieux» appui, celui des plus hautes autorités qui misent sur le remodelage de la carte politique national, c’est là le pire cauchemar qui puisse leur arriver. En pleine «euphorie» réconciliatrice, le comble. Cela dit, le chef de l’Etat leur a-t-il ainsi coupé l’herbe sous les pieds en réservant à l’ancien dirigeant du FIS dissous, un accueil des plus triomphaux, comme nombre d’entre eux le pensent tout bas ? Il est prématuré de parler d’ostracisme mais cédons volontiers à cette idée qui laisse penser qu’avec le retour de l’exilé de Bonn, des changements sur la scène politique pointent à l’horizon. Son agenda, dit-on, est chargé avec à la clé, un rapprochement avec le FLN. L’homme, il faut le rappeler, rentre au bled, blanc comme neige, jouissant de ses pleins droits civiques et politiques. Aussitôt arrivé, il frappe un «grand» coup en lançant un appel du pied aux terroristes récalcitrants du GSPC. La couleuvre qu’est le ralliement de ce groupe à Al Qaïda, Kébir ne l’a pas avalée. Donc, il marque son territoire. Il se différencie des autres. En tentant de faire de la politique – islamiste – autrement. Il les sait discrédités aux yeux de l’opinion par leur entrisme sans bornes. Il sait aussi que c’est là une occasion de rallier à sa cause tous les déçus des islamistes et, dans une large mesure, les sympathisants de l’ex-FIS dont le nombre, même s’il n’est pas celui des années 90, reste, sans conteste, un enjeu et, en tous cas, un réservoir électoral qui lui servirait peut-être à émerger lors des prochaines élections. Les MSP, El Islah et à un degré moindre, Ennahda, doivent, en ce moment se mordre les doigts et se griffer la face. Le coup est dur. Mais ils finiront tous par avaler la pilule sans mot dire. Ne jamais contredire le maître. Toute est une question de privilège et non de principe. Sale temps pour eux. Tant mieux !

Amine Goutali

 

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A chacun son camp

S’achemine-t-on vers cette reconfiguration du champ politique souhaitée par Abdelaziz Bouteflika et défendue par quelques politiques ? L’idée suggérée par le futur président du FLN au lendemain des élections locales de 2002, relancée par le président du MSP, revient incidemment sur le devant de la scène à la faveur du retour de Rabah Kébir. Ce dernier faut-il le rappeler est rentré de son exil allemand avec des idées et des projets plein la tête. Entre autres projets annoncés, celui de fonder sa propre formation politique. Il faut avouer que l’homme ne manque pas d’audace. Kébir semble balayer d’un revers de la main l’interdiction de refaire de la politique signifiée explicitement par la Charte à ceux qui sont responsables de la tragédie nationale. A moins que l’ancien responsable du bureau du FIS-dissous à l’étranger assigné à résidence en Algérie estime que le responsable, ce n’est pas lui, mais les autres. Un sentiment dans lequel il ne peut être que conforté au regard du traitement qui lui a été réservé depuis sa descente d’avion ! Mais pour l’heure, c’est surtout cette histoire de créer, ou mieux, de relooker le FIS-dissous qui mérite d’être méditée. En effet, si Rabah Kébir, qui donne l’impression de n’être rentré au pays que pour diriger un parti politique qui sera composé majoritairement des jeunes ayant été militants ou sympathisants au sein du FIS, affiche une telle assurance, c’est que nécessairement il a eu toutes les assurances quant à l’octroi de facilitations pour concrétiser son objectif. Il serait toutefois intéressant de savoir qu’elle serait l’attitude du ministère de l’Intérieur qui s’était opposé par le passé à l’agrément de Wafa du fait que la nouvelle formation que voulait lancer Ahmed Taleb El Ibrahimi avait récupéré les gens du FIS. Nonobstant cet aspect, il reste aussi à savoir quelle serait la justification qui pourrait être donnée en cas d’octroi de l’agrément au futur parti que compte créer Kébir puisque d’un côté un parti comme l’UDR, pour ne citer que lui, désespère d’avoir le sien. Et pourtant, Amara Benyounes a été «autorisé» à activer. Les différents meetings animés en témoignent. De plus, Bouteflika lui-même avait déclaré à plusieurs reprises qu’il n’y avait aucune urgence à ajouter à la liste déjà longue des partis agréés, un nouveau venu. Bien au contraire, sa démarche tendait vers la suppression de tout parti dont les scores enregistrés à l’issue des élections seraient inférieurs à 5%. A moins que dans le cas de la venue d’une nouvelle formation, qui ne serait qu’islamiste, toutes ces considérations seraient évacuées. En effet, il faut rappeler, à juste titre, que dans le cas d’un FIS version modérée et newlook, les dividendes politiques espérés sont autres. Ils devraient donner ce plus tant recherché à la politique de réconciliation nationale. Une sorte de couronnement à l’ensemble de la démarche initiée depuis la concorde civile. C’est pourquoi il est à craindre que cette initiative ne vienne précipiter cette décantation politique recherchée à travers les urnes. Les partis islamistes à l’image du MSP risquent d’être parmi les premières «victimes». Certes la cause de Kébir est loin d’être gagnée, car les frères d’hier ne sont pas disposés à céder aussi facilement le terrain et surtout la base du FIS dissous. Mais il faut se méfier de l’homme qui dit avoir tiré les leçons des années 90 et de la démarche politique des dirigeants de l’ex-FIS. Faut-il pour autant baisser les bras et renoncer à l’idéal d’une république démocratique ? Assurément non. Car cela trahir la mémoire de ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour s’opposer à l’instauration d’un Etat intégriste. La mobilisation est la seule issue, d’autant que le combat futur sera livré sur l’arène politique. A charge donc pour les partisans d’un Etat républicain et démocrate de s’organiser  pour faire de cette initiative, à chaque fois avortée, pour cause de leadership le plus souvent, de créer un pôle démocratique à même de faire le contrepoids, un projet  qui ne sera pas encore en l’état dans les  prochaines années. Il y a urgence, car le péril est déjà en la demeure.

Nadia Kerraz

 

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Alliance FLN-Fis

Le coup d’Etat constitutionnel avance

Ce qui arrive depuis quelques mois  autour de la question du devenir de la donne intégriste dans notre pays, n’est un phénomène ni isolé ni unique. Le fait est que nous assistons à un processus d’ensemble dont le maître mot est le respect ou le non- respect du droit et de la Constitution dans notre pays par ceux-là mêmes qui sont censés en être les garants.

Si l’élément le plus spectaculaire de cette transgression de la loi est aujourd’hui le retour hors délais de Rabah Kébir en Algérie et la tenue par lui d’une conférence de presse non demandée et non autorisée dans la demeure d’un député indépendant, il ne faut pas oublier non plus les agissements tout à fait répréhensibles de Madani Mezrag, l’ancien chef de l’AIS à qui la loi interdit pourtant formellement de faire de la politique, non seulement en vertu des dispositions de la loi portant concorde civile, mais aussi parce que précise clairement l’ordonnance portant mise en œuvre de la loi portant paix et réconciliation nationale.

La justice d’abord

Cela sans que nous n’ayons eu à enregistrer la moindre réaction sérieuse, de la part, d’abord,  du ministère de la justice dont les instances judiciaires sont au plan théorique les mieux habilitées à intervenir dans ce genre de situation. Les parquets territorialement compétents étant investis par la Constitution de l’application des lois en tous lieux et en toutes circonstances, les procureurs d’Alger, de Jijel, et de Collo pour ne citer que ceux-là auraient immédiatement dû réagir à partir du moment où des individus interdits d’activités politiques se mettent à en faire publiquement en présence de la presse nationale et internationale. Il est vrai que la mise à l’écart de fait de notre appareil judiciaire des affaires liées au terrorisme et à tout ce qui rapporte à l’AIS, depuis le début de mise en route des dispositions portant concorde civile ne sont pas faites pour encourager nos magistrats à intervenir dans un dossier politisé à outrance, mais cela ne les exonère nullement de faire leur travail. Cela dit, même si nous pouvons comprendre les réticences, si ce n’est les craintes d’une magistrature encore sous l’emprise du pouvoir politique, il reste à compren-dre l’attitude de la chancellerie au niveau du ministère de la Justice qui se doit en principe, elle aussi, de pallier le manque de réaction de  l’appareil judiciaire, ne serait-ce que par des mises en garde à caractère dissuasif au cas où il s’agirait d’éviter d’ouvrir un front trop clairement conflictuel avec les anciens du FIS. Rien n’interdit en effet au ministre de la Justice de rappeler tout le monde à l’ordre sans aller directement à l’ouverture de procédures judiciaires, au cas où dominerait un souci d’apaisement ne voulant pas tomber dans le piège de quelconques provocations. Force est de constater que ce n’est même pas le cas, puisque le silence du ministère de la Justice est pesant, constant depuis trop longtemps pour que cela puisse être interprété comme une simple manœuvre tactique.

Le ministère de l’Intérieur ensuite

Face aux défaillances avérées de la justice sur ce dossier, l’Etat algérien dispose comme tout autre Etat dans le monde d’une autre ligne défensive constituée par des forces de police dont la mission est de protéger l’ordre public et donc d’empêcher la survenance de tout fait ou événement pouvant mettre en péril la sûreté et la sécurité de la population. Une infraction à la loi aussi grave que celle de la pratique d’une activité politique dans un public, par nature ou par destination, à quelqu’un à qui elle est légalement interdite doit en principe faire immédiatement réagir le commissariat ou la brigade de gendarmerie territorialement compétente pour présenter le ou les contrevenants devant le procureur de la République. Or, non seulement ce n’est pas ce qui se pratique avec Madani Mezrag ou Rabah Kébir pour ne citer que ces deux-là, mais ce dernier se voit même ouvrir un couloir de pénétration sur le territoire national en dehors des circuits légaux. Une voiture l’ayant même pris en charge dès sa descente d’avion au mépris des règlements douaniers et policiers en la matière. Ces pratiques sont d’autant plus étranges que la moindre tentative de Ali Benhadj de se livrer à la plus insignifiante  activité publique se solde immédiatement par un interrogatoire au commissariat du coin. Comme si les premiers bénéficiaient d’une protection particulière et l’autre pas. Tous étant pourtant également responsables du déclenchement de l’insurrection armée qui a ensanglanté notre pays dix ans durant et tous également condamnés politiquement par la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Précisons toutefois que si dans le cas du ministre de la Justice il est difficile de connaître sa conviction intime sur le sujet, les choses en vont autrement pour le ministre de l’Intérieur qui a trop souvent fait connaître sa position par rapport à la question du Fis dissous pour le soupçonner de la moindre complaisance envers aucun de ses dirigeants quel qu’il soit. Et nous ne risquons pas grand-chose à considérer que dans cette situation, Yazid Nouredine Zerhouni ait à subir le poids d’un pouvoir plus grand que le sien pour rester ainsi les mains liées et assister comme nous tous à ces atteintes répétées au principe de défense de l’ordre public tel que décidé par la loi sur la charte et la réconciliation nationale.

Que fait le Chef  du gouvernement ?

Ce pouvoir plus grand ne devrait évidemment être que celui de son Chef du gouvernement qui a ouvertement appelé au non-respect des dispositions de la charte pour la paix et qui a même lancé un appel solennel au retour des dirigeants du FIS dissous encore à l’étranger. Seulement, il ne faut évidemment pas se leurrer et donner à Belkhadem plus de poids qu’il n’en possède réellement. Ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays n’est pas le fait d’un homme seul, ni du FLN, même épaulé par le MSP. Ce sont de puissantes forces politiques et financières, intérieures et extérieures qui ne renoncent toujours pas au rêve fou de ramener notre pays à la situation d’anarchie et de violence de la fin des années 1980 et qui pour y parvenir ont décidé de paralyser l’ensemble des protections légales que s’est donné l’Etat algérien à travers notamment la Constitution de 1996 qui a mis en place un certain nombre de mécanismes institutionnels à même de faire barrage à toute catastrophe politique du type de celle que nous avons vécue en 1992. Cette paralysie a débuté avec sa remise en cause verbale, puis par la revendication officielle de sa révision par le FLN pour passer à une phase beaucoup plus dangereuse qui est celle de son non-respect par le président de l’APN en personne soutenu par le groupe parlementaire majoritaire auquel il appartient, et par l’ensemble des députés conservateurs qui ont empêché l’ancien Chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, de présenter son bilan annuel au Parlement, en application de l’article 80 de la Constitution. Par la suite, cela sera carrément le nouveau Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, qui refusera de présenter son programme à l’Assemblée en transgression flagrante de l’article 79 de cette même Constitution. A partir de ce moment-là, c’est-à-dire celui d’une suspension de fait de la loi suprême du pays, il est possible de considérer que l’Etat tout entier fonctionne en pleine illégalité. Sachant que la non-effectivité de la Constitution entraîne automatiquement  celle de l’ensemble des lois de la République qui en découlent.

Et c’est ainsi que nous pouvons alors assister à la transgression officielle de toutes les lois du pays, dont celle portant paix et réconciliation nationale, par des parties officielles et non officielles, qui, profitant du silence assourdissant du Conseil constitutionnel, peuvent se livrer à toutes les manipulations politiques qui leur chantent. Conseil constitutionnel dont il est à préciser qu’il est entre les mains de Boualem Bessayeh, l’un des piliers du FLN et qui a d’ailleurs été le porte-parole de son dernier congrès dit de réunification. Si nous ajoutons à la suspension de fait de la Constitution, les deux longues absences (plus de trois mois au total) du premier magistrat du pays, le silence quasi total de la classe politique, l’anesthésie d’une presse qui fuit à présent tous les sujets politiques délicats et le fonctionnement au ralenti de la plupart des appareils de l’Etat, il n’est pas interdit de penser que toutes les conditions sont aujourd’hui réunies pour laisser le passage libre à la seule force politique encore désireuse de s’imposer à toutes les autres, un FIS revu et corrigé façon Rabah Kébir. Une force dont la mission sera une fois encore de tenir la rue, pendant que le FLN tiendra les vannes de la rente.

Aberrahmane Mahmoudi

 

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Mouhafadhas FLN

Belkhadem veut «maîtriser» les élections

A en croire le chargé de l’information, c’est au cours de la première semaine du ramadan que

MM. Abada, Bouhadja, Bounekraf, Goudjil, Saâdani et Tou entameront la périlleuse opération d’installation des nouvelles mouhafadhas.

Les six superviseurs, et néanmoins membres de l’instance exécutive, ne cachent pas leur appréhension quant à la délicatesse de cette action qui concerne le renouvellement de 54 mouhafadhas. Le report, plusieurs fois remanié, de cette opération, renseignait sur les sensibilités exprimées çà et là entre les membres de l’état-major du FLN. La répartition géographique des superviseurs a été, avant que le SG ne tranche, après amélioration, la circulaire tant attendue et établir la feuille de route définitive. Sans échéancier ni date butoir, les superviseurs, qui l’aborderont avec «diplomatie», sont tenus, selon les orientations de

M. Abdelaziz Belkhadem, de réunir toutes les conditions favorables à son succès. Le SG accorde le plus grand intérêt au consensus souhaité à l’issue de ces AG dont dépend l’avenir du parti. «La sensibilité et l’intérêt de cette étape requièrent un consensus que nous sommes condamnés à réunir», revendiquait le responsable de l’instance exécutive, à l’issue d’une réunion, il y a quelques jours, avant de reconnaître «la difficulté de cette phase cruciale». «Il y va de la crédibilité des nouvelles structures», avertira Abdelaziz Belkhadem. Il faut dire que les superviseurs, dont les ordres de missions ont été remis lors d’une réunion avec le SG mardi passé, sont devant un grand dilemme de connaissance du terrain et le charisme qui leur est demandé respectivement en ce genre de travail organique. A en croire les affectations, le SG semble user de tous les a priori en évacuant de la course l’esprit régionaliste comme inconvénient supposé, mais est-ce la meilleure manière d’amortir les velléités entre ailes en rivalité autour de la domination des bureaux de mouhafadhas, certes atténués mais toujours vivaces. Ainsi M. Saïd Bouhadja supervisera les mouhafadhas des wilayas de l’Ouest, à savoir Oran, Tlemcen, Relizane, Mascara, Mostaganem, Saïda, Béchar, Naâma et Aïn Témouchent. Le Sud est confié à

M. Abdelkrim Abada qui veillera au petit grain à Tindouf, Adrar, El Bayadh, Tamanrasset, Illizi, Ouargla Ghardaïa et Laghouat.

M. Bounekraf sera dans les Hauts Plateaux pour servir les mouhafadhas de Djelfa, Tiaret, Sétif, M’sila, Tissemsilt et Biskra. M. Amar Tou en tournée vers l’Est, supervisera un terrain qui lui est totalement étranger, voire hostile, à savoir Souk-Ahras, Tébessa, Guelma, Batna, Oum El Bouaghi, Mila, Aïn M’lila et Khenchela, alors que

M. Goudjil fera une virée au Nord constantinois et approchera les wilayas de Constantine, Skikda, Annaba, Jijel, El Tarf et Béjaïa, Amar Saâdani, lui, foulera les wilayas du Centre avec à la carte Boumerdès, Blida, Tipaza, Tizi Ouzou, Bouira, Bordj Bou Arréridj, Chlef et Aïn Defla. La capitale qui compte organiquement un statut particulier au FLN sera prise en charge certainement par le SG, Abdelaziz Belkhadem lui-même, qui ne manquera pas de marquer l’opération par sa présence. Alger avec ses sept mouhafadhas est une véritable arène de lutte entre les tendances du parti. Voulant tout finir avant l’Aïd, le compte à rebours commencera en milieu de la semaine prochaine. Au FLN, le ramadhan, ça promet…           

Salah Bey

 

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Béjaïa

Les luttes s’accentuent

Les luttes internes repartent de plus belle, avec cette fois-ci le contrôle des commandes de la mouhafadha et aussi être en bonne position pour négocier d’éventuelles candidatures aux prochaines échéances électorales. Tout se fait en coulisses en vue d’arracher une place privilégiée. Cependant, tous les ingrédients plaident pour un débordement, de nature à provoquer de nouvelles tensions qui nous rappellent l’avant-présidentielle d’avril 2004 où deux camps s’étaient livrés bataille.  La guerre ne semble pas encore dépassée. Le renouvellement des kasmas, presque «arrivé à terme», selon M. Rabah Mahfi membre provisoire de wilaya, semble être un pari qui risque d’échouer vu les mécontentements. En effet, une seule kasma n’a pas été installée pour quorum non atteint, selon la version officielle, il semble que l’élection de plusieurs kasmas, notamment celles de Toudja, Tala Hamza, Tamokra entre autres, est remise en cause puisque leur réinstallation est entachée d’«irrégularités» notamment le nombre exigé, à savoir 70 militants pour leur tenue. La boucle des réaménagements n’est finalement pas bouclée comme on le prétend. Pour M. Boukemch, ex-membre du conseil national du parti, «les membres de la commission provisoire de wilaya veulent s’accaparer de la mouhafada et écarter tous les ex-redresseurs.» Et d’ajouter : «Des kasmas ont été installées par téléphone et des membres de la commission provisoire ont demandé à quelques-uns de leurs alliés de mettre sur la touche les ex-redresseurs». La preuve est dans la désignation des responsables des kasmas d’Aokas et Thala Hamza. Dans la première kasma, le responsable désigné est une personne qui a «ruiné le parti ces dernières années»,  dira notre interlocuteur. Il a été placé à cette kasma parce qu’il a appuyé certaines candidatures aux dernières élections partielles. La kasma de Thala Hamza a été renouvelée «en catimini» sans la présence du responsable de la commission provisoire locale,  Houcini Khoudir qui est un ex-redresseur, poursuit notre vis-à-vis qui relève une autre anomalie, notamment le nombre de militants réuni lors de l’assemblée générale élective de cette instance qui n’a pas dépassé 26 membres. Ce qui est contraire, dira-t-il, à l’instruction du secrétaire général du parti qui a pourtant limité le nombre à 70 au moins pour le renouvellement des kasmas. D’autres militants nous ont fait savoir que des alliances commencent à se former entre kasmas pour porter des candidatures de leur choix à la mouhafadha et se placer sur les listes électorales au moment propice. En outre, on apprend que l’assemblée générale élective qui devait se tenir ce week-end est reportée à une date ultérieure afin de boucler l’opération de renouvellement des instances de base.

M. Mahfi nous déclare qu’«il y aura profusion de candidatures pour les mouhafada». En témoigne l’effervescence qui règne au sein du parti au niveau local. Un élu APW du FLN nous a affirmés que les choses se passent normalement même s’il admet que les jeux de coulisses ont bel et bien commencé, notamment pour la formation des alliances en prévision du nouvellement de la mouhafadha. Par ailleurs, des listes électorales sont d’ores et déjà confectionnées dans certains communes, notamment à Tala Hamza et Oued Ghir, selon un militant du FLN à Béjaïa.

Hocine Cherfa 

 

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Oran

Des divisions trop profondes

Alors que les débats dans les milieux politiques sont déjà à l’heure de la campagne électorale pour le référendum sur la Constitution, à Oran, le FLN ne parvient toujours pas à asseoir un commandement unique à la tête des ses structures. Pas plus tard qu’avant-hier, des militants, se disant représentants d’une trentaine de kasmas d’Oran, se sont déplacés à Alger pour y tenir leur second rassemblement de contestation devant le siège central du parti de Belkhadem. Ces FLNistes ont tenu ainsi à «dénoncer» des responsables du vieux parti qu’ils accusent d’être derrière cette «situation catastrophique à Oran» qui risque, selon eux, de faire fuir les vrais militants. Et parmi les responsables qu’ils pointent de l’index, le président de l’APN, Amar Saâdani. Pour rappel, M. Saâdani était à Oran au mois de juin dernier, envoyé par le secrétaire général du FLN Abdelaziz Belkhadem.

Il avait la charge de régler, une fois pour toutes, l’épineux problème de la Mouhafadha d’Oran. Il devait ainsi rapprocher les points de vue des différents protagonistes qui se disputent la représentativité du FLN à Oran et, le cas échéant, de trancher sur la question. On avait alors avancé que c’est sur la base d’un rapport envoyé par le superviseur, Houd Madani, que le numéro 1 du FLN a décidé de dépêcher M. Saïdani, pensant qu’il était capable d’aplanir les différends et de «libérer» le siège de la représentation locale du FLN. Ainsi, on reprocherait au Président de l’APN d’avoir réparti des parlementaires sur les kasmas, «en chamboulant les bureaux élus». Selon les contestataires, «il a nommé ses connaissances, sans aucune consultation», rejetant du coup ce qu’ils appellent «parachutages». Selon des sources proches des militants contestataires d’Oran, ces derniers ont même été reçus par M. Belkhadem.

Il faut dire que cette situation n’est pas du tout pour arranger les choses du parti qui rentre déjà en campagne pour la révision constitutionnelle. Toutefois, rien ne semble pointer en faveur d’une accalmie si ce n’est que les parties en conflit disent toutes souhaiter une «unification des rangs au niveau des kasmas».

E. Ikram

 

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Boumerdès

La cote de popularité du SG en baisse

L'absence de réaction publique du SG du parti à la disparition de deux élus, dont l'un assassiné par les terroristes du GSPC, n'a pas été sans conséquences sur l'état d'esprit de la base à Boumerdès.

Le parti de Abdelaziz Belkhadem est, selon de sources proches, confronté à de sérieux problèmes internes à Boumerdès, tant au niveau de la représentativité que de la restructuration de la base où de nombreuses kasmates relevant de la mouhafadha n’ont, depuis les élections locales, été installées.  Ceci est dû, dit-on, au rajeunissement de l’esemble  des nouveaux élus ou des électeurs qui ne remplissent pas les conditions d’éligibilité relatives à l’ancienneté de 3 années d’activité au sein du parti, prévues par les statuts et le règlement intérieur. Au niveau des kasmates de Boumerdès, l’amateurisme a prévalu sur le professionnalisme politique, si l’installation du secrétaire général du parti n’a pas eu lieu à la kasma de Si-Mustapha en raison de la dissidence de certains élus, d’autres sont confrontées à la procédure de recours des élections où des irrégularités ont été constatées lors de l’étude des candidatures et les conditions d’éligibilité, conformément aux statuts et règlement intérieur du parti. Lors des élections communales et de wilaya de 2002, le plus vieux parti du pays a repris sa place naturelle sur l’échiquier politique en s’accaparant de la majorité des sièges APC et APW de Boumerdès par un triomphe historique où les dirigeants du vieux parti se sont félicités des résultats enregistrés au cours de ces élections, suite à la mobilisation générale de tous les militants qui se sont réconciliés lors du congrès rassembleur. Les prochaines échéances relatives au Sénat dans le courant du mois de décembre et les élections des législatives et des Assemblées populaires communales et de wilaya dans le courant de l’année 2007 a donné beaucoup plus de frayeur aux élus locaux, notamment municipaux non majoritaires qui furent livrés à eux-mêmes et isolés par les membres élus de l’Alliance.

L’absence du secrétaire général du parti FLN où d’une délégation du bureau politique du parti aux

obsèques des présidents des APC de Si-Mustapha, Ammal, Benchoud, victimes du terrorisme, suivie de l’attentat à l’encontre du Président de l’APC de Bordj-Ménaiel, ex-membre du comité central du parti FLN où seul le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Yazid Zerhouni, était au chevet de son magistrat, le soir même de l’attentat, à l’hôpital militaire de Aïn-Naâdja , suivi de la visite du wali de Boumerdès, du président de l’APW ainsi que de quelques militants du parti de la wilaya qui se sont enquis de son état de santé, a fait régresser la popularité de Abdelaziz Belkhadem en sa qualité de principal responsable redresseur et rassembleur de son parti.

Au moment où les partis s’organisent et se préparent pour les prochaines échéances, notamment du Sénat, le parti, comme l’a déclaré le patron du FLN à un de nos confrères dans un entretien lors des travaux de l’université d’été à Béjaïa où il a reconnu que la restructuration du parti du FLN n’est pas liée aux problèmes rencontrés mais pour permettre plus d’adhésion au parti. En attendant l’opération de l’installation de la mouhafadha au niveau de la wilaya par les hautes instances du parti, qui selon le patron du parti FLN se fera dans le courant du mois de septembre, les militants s’inquiètent sur le devenir de leur parti et des prochaines échéances.

A. K.

 

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Tipasa

On prend les mêmes et on recommence…

A la wilaya de Tipasa,  la maison FLN ne semble pas avoir été ébranlée par les secousses qu’a connues le plus vieux parti du pays suite à la «rébellion» de son ex-secrétaire général, Ali Benflis. Non pas que les structures du FLN qui y sont implantées et les militants qui y activaient, n’aient pas été divisés.

A Tipasa, à l’instar de ce qui s’est passé un peu partout à travers le pays, le petit monde du FLN a eu également à vivre des oppositions, quelquefois violentes. Comme partout ailleurs (ou presque) également et dans la foulée de la réélection de Abdelaziz Bouteflika, les redresseurs ont donné l’impression d’avoir remporté une bataille décisive. Une impression qui s’est effilochée au fil des jours pour laisser place à une réalité qui a étonné plus d’un. Les défaits ne sont pas ceux auxquels on pensait, les pro-Benflis étant toujours là, si ce n’est plus forts que jamais, assurément plus qu’avant. Selon nombre d’observateurs de la scène politique locale, deux raisons sont à l’origine de ce retour aussi fracassant qu’inattendu – pour ceux autres que les concernés, bien évidemment – des pro-Benflis : la division de l’autre camp pour essentiellement des questions de leadership et surtout sommes-nous tentés de dire la ténacité de l’ex-mouhafedh et néanmoins député, Abdelkader Zahali à ne pas laisser les rênes du FLN local lui échapper.

En fin politicien, il a, dès les résultats de l’élection  présidentielle d’avril 2004, commencé par faire  amende honorable, du moins en apparence, avant de se lancer dans un patient travail de reconquête du terrain.

Un travail facilité, il est vrai, par la désunion des «redresseurs» qui, incapables pour la plupart de saisir l’importance du moment que vivait leur parti, ni d’ailleurs de tirer profit de la dynamique née de la victoire incontestée et incontestable de leur candidat, ont épuisé toute leur énergie en de vaines querelles de leadership.

Un travail néanmoins payant puisque le renouvellement de la composante des organes dirigeants des 28 kasmas existantes a été largement, pour ne pas dire totalement, favorable à ceux qui s’étaient rangés du côté d’Ali Benflis. La situation ainsi créée est difficilement admise par les «redresseurs», même désunis. Elle est également sévèrement critiquée par nombre de vieux militants, en termes d’ancienneté s’entend, qui étaient considérés jusqu’à une date récente comme faisant partie des partisans de l’ex-mouhafedh. Les premiers accusent celui-ci de pratiques déloyales dans la préparation des assemblées électives des kasmas,  pratiques qui ont abouti, nous dit-on, à une participation tronquée aux dites élections. Cette dernière ayant été en effet réduite dans la plupart des cas à ses seuls partisans. Et les seconds de les avoir abandonnés au profit de personnes n’ayant aucun passé dans le parti ou connues pour être des nomades sur le plan politique, dont le seul mérite est d’être… disciplinées. Une discipline à laquelle il a été déjà fait appel et ce, dans le cadre de la prochaine et décisive assemblée générale élective de la mouhafadha prévue pour très bientôt.  Une pétition signée, semble-t-il, par des militants de base, parmi lesquels, sans aucun doute beaucoup de ces «disciplinés», a été transmise à la direction nationale du FLN, dans laquelle les signataires ont demandé le maintien au poste de mouhafedh de la wilaya de Tipasa de Abdelkader Zahali. Ainsi vont les choses à la maison FLN de Tipasa. Une union de façade et des coups bas à profusion…

Mohamed Amine

 

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Blida
Confusion dans les kasmas

La confusion qui règne au sein des kasmas du FLN  n’est pas propre à telle ou telle structure de l’ex-parti unique. A Blida sur les 25 kasmas que compte la mouhafadha, une demi-douzaine n’a pas été encore installée, et aurait été la cause des perturbations que connaît le parti au niveau local. L’opération renouvellement des instances de base du FLN demeure  pour certains militants l’objectif  en vue des prochaines élections législatives et locales, estiment certains militants. Ceci met au premier plan les véritables batailles qu’ont connues certaines kasmas déjà lors du recueil des candidatures. «Par le passé, jamais le parti n’a connu de telles situations lors des élections des instances de base, à moins qu’il y ait un intérêt quelque part» nous dira un vieux militant qui ajoute que certaines kasmas ont procédé à l’élection de leur instance voilà plus d’un mois, mais la phase installation est à chaque fois reportée en raison des problèmes qui subsistent. C’est ainsi que la cérémonie d’installation du bureau de la kasma de Bouarfa a suscité le week-end dernier des remous, ce qui n’a pas empêché certains élus à quitter la salle. A Ouled YaÏch, la bataille pour la mise en place du bureau de kasma se poursuit et chacune des parties refuse de faire des concessions. L’installation de la kasma du chef-lieu de la wilaya est de son côté reportée à une date pour le moment inconnue.Tous ces reports ne permettent pas d’arrêter une date pour l’installation de la mouhafadha.   

B. M. 

 

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Mouhafadha de Tizi Ouzou

Une élection précipitée ?

A l’approche des rendez-vous électoraux qui hantent les esprits dans la wilaya de Tizi Ouzou, plusieurs formations politiques, particulièrement les partis traditionnels, activent tant bien que mal pour renouveler leurs structures de base.

Ainsi, depuis le début de l’année courante, le Front de libération nationale (FLN) que préside l’actuel Chef du gouvernement, semble arriver à terme de l’opération relative au renouvellement des kasmas, entamée il y a quelques mois, comme nous l’a affirmé, Didouche Tahar, coordinateur de la kasma de Draâ El Mizan, une des communes qui aspirent au statut de wilaya. «Notre bureau local qui compte cinq membres a été renouvelé il y a trois mois, à l’instar des 66 autres communes de la wilaya. Nous avons 220 militants. Quant à la mouhafadha, elle n’est toujours pas renouvelée».

Des sources proches de ce parti soutiennent que le patron du FLN a agi dans la précipitation lorsqu’il a signé l’instruction relative au renouvellement des mouhafadhas. Par ailleurs, les kasmas issues des restructurations, du moins celles que nous avons constatées au sud de la wilaya, ont pris leurs fonctions.

Il est à signaler que beaucoup de ces cellules fonctionnent avec les mêmes membres depuis des lustres en se succédant à eux-mêmes, faute de base militante. Notons enfin que le FLN, version Belkhadem, risque de laisser des plumes en Kabylie lors des échéances électorales de 2007, vu l’hostilité à tamazight affichée par l’actuel Chef du gouvernement et secrétaire général de ce parti.

Ali Mazouni

 

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Education nationale

Les salaires débloqués

Les virements qui devaient se faire le 12 septembre dernier n'ont pu être effectués qu'hier matin.

Bonne nouvelle pour les enseignants. Leurs salaires ont enfin été débloqués et ils peuvent se rendre dès aujourd’hui aux différents bureaux de postes pour percevoir leurs rémunérations, après une longue attente. En effet, les virements qui devaient se faire le 12 septembre dernier n’ont pu être effectués qu’hier matin, et tous les enseignants du pays ont été touchés, primaire, moyen et secondaire. Cette mesure intervient à temps car la situation a attisé le mécontentement des travailleurs de l’éducation et des débrayages spontanés ont été organisés cette semaine par les enseignants. A Boumerdès, ils allaient recourir à la grève pour protester et des arrêts de travail d’une heure ont été signalés dans certains établissements d’Alger, notamment aux lycées Emir-Abdelkader, El Arkam et Saïd-Touati.  «C’est la première fois que cela nous arrive, nous ignorons quelles en sont les causes mais nous tenons à dire que c’est inacceptable ! Des retards, alors que nous touchons des salaires de misère !», s’est indigné Osmane Redouane,  secrétaire général du Conseil des lycées d’Alger (CLA), ajoutant que depuis la centralisation des salaires,  mesure prise il y a trois ans, d’importants dysfonctionnements ont été constatés à plusieurs niveaux. «Aucun enseignant n’est satisfait : ponctions sur salaires ou origine des avis de virement, les heures supplémentaires ne sont plus payées depuis deux ans, des retards sont enregistrés sur les reliquats et les avances. Aujourd’hui, si l’enseignant perçoit une augmentation, il ignore d’où elle provient, est-ce la prime de correction, de surveillance ou autre ! Pour espérer avoir l’avis de virement, il faut s’adresser à l’administration et attendre au moins un mois !», soutient-il, précisant que le CLA dénonce cette situation. Le président de l’Union nationale des professionnels de l’éducation et de la formation (UNPEF), Ider Ahmed, affirme pour sa part, que son syndicat a tenté de saisir le ministère de l’Education pour s’enquérir de la situation et connaître la cause du retard,  sans aucun résultat. «Les enseignants ont été nombreux à s’inquiéter et se plaindre à notre syndicat mais le ministre semble occuper par le congrès de la Fédération nationale des travailleurs de l’éducation (FNTE). Il a d’ailleurs annulé le rencontre qu’il devait nous accorder ce samedi et l’a reporté à dimanche prochain».  Nous avons tenté de joindre le ministère de l’Education nationale pour avoir la version officielle malheureusement le chargé de communication était absent. 

B. I.

 

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Conseil des lycées d’Alger

Il devient national

Le Conseil des lycées d’Alger (CLA) va devenir  national. Il prendra la dénomination de Conseil des  lycées d’Algérie, a indiqué son secrétaire général Redouane Ossmane, au cours d’une conférence de presse animée, hier, au siège du MDS à Alger. C’est au cours des assisses prévues en décembre prochain que le CLA va proclamer ce changement . Il  représentera  l’ensemble des lycées du pays. A ses yeux, «la nationalisation» du conseil vient à point nommé d’autant plus qu’une certaine maturité est acquise.   

Dressant un tableau peu reluisant de cette rentrée scolaire 2006/2007, Redouane Ossmane a affiché son inquiétude par rapport aux nombres de points négatifs caractérisant cette rentrée, contrairement, soulignera-t-il, aux déclarations du ministre de l’Education nationale qui affichait «une rentrée scolaire satisfaisante». Parmi «les points noirs» de cette rentrée, soulevés par ce SG, «les suppressions de classes, la fermeture de postes de travail dans les lycées, le nomadisme des enseignants en surplus, la pénurie d’enseignants de certaines matières et la déprofessionnalisation dans les lycées techniques d’élites, pour une réduction de coûts de formation». Il notera dans ce registre que l’année scolaire en cours a fait découvrir aux enseignants de multiples changements, qui ont touché la carte scolaire, la suppression de classes dans les lycées ainsi que la fermeture des postes de travail. Faisant ce diagnostic qui ne prête pas à l’optimisme, Redouane Osmane estime que la faute incombe à la gestion anachronique de la carte scolaire qui masque la réalité du déséquilibre d’encadrement, puisque celle-ci est élaborée, signale M. Ossmane, «en circuit fermé».  Et d’ajouter par ailleurs que paradoxalement, «la non-réception d’élèves de la 4e moyenne n’a pas empêché la pénurie d’enseignants et les heures supplémentaires, au détriment de l’efficiente pédagogique», citant à titre d’exemple l’enseignement de plusieurs matières, de l’informatique et de la technologie par des enseignants non formés dans ces disciplines.

Le CLA, par la voix de son SG, réclame les 20 000 postes budgétaires afin, estime-t-il, «de sauver l’école publique et assurer une mission pédagogique de qualité».

Il évoquera aussi l’improvisation des rattrapages des deuxième année, ancien système, juste à la rentrée, les changements dans l’évaluation, les reculades dans l’introduction précoce du français, le peu de moyens matériels fournis au lycée qui contrarient l’esprit même de la réforme. Dans cette optique, il estime que les 500 milliards de centimes sont dérisoires «quand on a l’ambition de faire réussir tous les élèves. Cette propagande est humiliante», a-t-il soutenu. Avant de proposer l’abolition de la politique «caritative pour 3 millions d’élèves nécessiteux et la distribution gratuite des manuels scolaires, le CLA estime qu’elle  «doit être abolie comme doit l’être abolie la démagogie du livre gratuit pour un seul enfant, pour chaque enseignant». S’agissant de la décentralisation de l’académie d’Alger en 3 directions de l’éducation Est, Ouest et Centre, le CLA  estime que c’est «un simple découpage administratif qui paralysera tout dynamisme et tout processus d’autonomisation et empêchera tout projet global».   Le SG du CLA considère qu’il «est indéniable que les dernières mesures de rattrapage des salaires restent notoirement insuffisantes». Pour cela, ce syndicaliste appelle à la mobilisation des enseignants juste après le ramadan, le temps, indiquera Redouane Ossmane, d’installer «les commissions mixtes pour l’élaboration du statut particulier de l’enseignant, la promulgation d’une nouvelle grille nationale des salaires et la fixation d’une valeur unique du point judiciaire du statut général de la Fonction publique».

Le CLA appelle à une journée de protestation le 2 octobre 

Le CLA propose, par ailleurs, de faire du 2 octobre prochain une journée de protestation et d’action contre la répression des syndicalistes en tenant un rassemblement devant le tribunal de Bab El Oued, Baïnem à Alger. Pour rappel, le SG du CLA est convoqué par la justice pour passer en pénal, le 2 octobre, pour le motif d’incitation à la grève et trouble à l’ordre public. Il dira, dans ce registre, qu’il était «inconcevable et inexplicable  qu’on pardonne à des terroristes pour leurs crimes alors que des syndicalistes, qui réclament leurs droits sont traités de cette façon».       

20 syndicalistes poursuivis en justice (Année scolaire 2006/07)

Le CLA tire, une nouvelle fois, la sonnette d’alarme en matière «de détérioration des libertés syndicales» puisqu’il avance, dans son intervention, un nombre de 20 syndicalistes de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur Cnes qui sont sous le coup de poursuites judiciaires, dont lui-même.

Kahina Benarab

 

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Attaques contre les valeurs identitaires

Les scouts algériens réagissent

Pas moins de 800 scouts et 200 invités ont campé, hier, au Centre international de la jeunesse de Sidi Fredj (CIJ) autour de MM. Mehri, Mustapha Chérif (islamologue), Chikh Bouamrane, président du CSI, Abderrahmane Chibane président de l’association des oulémas algériens et Larbi Ould Khalifa, président du conseil de l’académie de langue arabe dans le premier séminaire sur «Les valeurs nationales et les éléments de l’identité». Le conclave organisé par le commandement des scouts musulmans algériens survient dans un contexte international caractérisé par des attaques tous azimuts qui risquent de mettre encore une fois l’Orient et l’Occident dans une aventureuse confrontation. La polémique fomentée par le pape qui attaquait l’Islam et son Messager, après quelques mois de l’épisode des tristes caricatures danoises, est une autre escalade sur le chemin des croisades inavouées contre le monde musulman. La riposte des musulmans ne s’est pas faite attendre. En Algérie, le choix de la date et des personnalités pour animer des conférences autour du thème choisi est une véritable aubaine pour répondre aux attaques de Benoît XVI. Le pape Benoît XVI a exprimé, suite au vent de colère témoigné au Pakistan, en Indonésie, en Malaisie, au Qatar et en Egypte, des regrets estimés «insuffisants», voire «provocateurs» par les autorités religieuses chrétiennes ou musulmane d’El Qods. Cheikh Karadhaoui a même décrété la journée de demain

«Vendredi de la colère» au monde islamique. La colère de nos chouyoukhs était grande, hier, au CIJ. Les scouts, auxquels le président de la République a confié la défense des repères identitaires, organisent un cycle de séminaires sur des thèmes axés sur l’identité algérienne. Le commandant

N. Benbraham prend le flambeau.

S. B.

 

SNAPAP

Vers un sit-in chez Benbouzid 

Après les diverses rencontres avec «les responsables qui sont restées vaines», le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), sous la présidence de Felfoul Belkacem, compte organiser un sit-in dont la date sera fixée aujourd’hui lors d’une réunion avec les membres du conseil national, indique-t-on dans un communiqué parvenu, hier, à notre rédaction.  Pour rappel, le Snapap a tenu une réunion extraordinaire lundi dernier, durant laquelle plusieurs questions d’actualité et notamment les différents problèmes socio-professionnels ont été soulevés. La rencontre a été sanctionnée  par l’élaboration d’une plate-forme de revendications axée sur la demande d’une rencontre bilatérale gouvernement-syndicat et la concrétisation des droits syndicaux, conformément aux lois de la République et les conventions internationales, entre autres. 

K. B.

 

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A quelques jours du mois de  RAMADAN

Le croissant- Rouge algérien est injoignable

A  quelques  jours du mois de ramadan, force est de relever que le Croissant-Rouge algérien est injoignable. Le standard étant en dérangement,  nous n’avons pu joindre un des responsables de cet organisme durant toute la journée d’hier. En nous déplaçant sur les lieux pour nous informer davantage sur les préparatifs en cours pour venir en aide aux nécessiteux, aucun responsable n’a été présent  au siège national du CRA. Ainsi donc, et devant l’absence de moyens de communication, comment pourrait-on acheminer des aides humanitaires vers cet organisme. Pourtant, il est à rappeler que les responsables du CRA comptent, à plus d’un titre, sur les aides des particuliers. Le seul qu’on a pu joindre par téléphone  n’est autre qu’une simple employée de l’administration. Celle-ci et pour cacher, un tant soit peu cette faille, s’est contentée de nous promettre de nous appeler ultérieurement. Devant cet état de faits, on se demande si c’est le Croissant-Rouge qui se chargera lui-même d’appeler les éventuels donateurs.  

Aomar F.

 

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Echec des négociations SGP – FNTMME

Les travailleurs décidés à occuper la rue

Le premier mouvement est prévu mercredi prochain au siège de la SGP d’El Achour.

Les travailleurs de la Fédération nationale de la métallurgie, de mécanique d’électricité et de l’électronique (FNTMMEE) sont passés à l’action en organisant une journée de protestation au siège de la SGP à Hydra. Cette action de protestation, décidée lors de la dernière réunion entre la fédération et le bureau national de l’UGTA, intervient suite à l’échec des négociations avec les SGP du secteur notamment concernant l’augmentation des salaires. Ces travailleurs, très mécontents des décisions et des offres des SGP, annoncent la poursuite des actions de protestation dans les prochains

jours «jusqu’à ce que nous obtenions satisfaction de nos revendications» précisent les travailleurs rencontrés hier à Hydra. Le premier mouvement est prévu mercredi prochain au siège de la SGP d’El Achour. «Après le rassemblement, précisent les travailleurs, nous allons organiser une marche jusqu’au siège de la présidence de la République au Golfe» menacent-ils. Lors de ce rassemblement, M. Kardjani est revenu, en détail, sur le processus des négociations entre la (FNTMMEE) et le groupe SNVI et l’ensemble des SGP qui gèrent le secteur. Il a informé les travailleurs sur les propositions de la fédération, les offres des SGP et sur les résultats des discussions entamées depuis plusieurs mois. Les travailleurs ont, à l’unanimité, dénoncé la position des SGP qui refusent d’accorder une augmentation conséquente des salaires aux travailleurs et ce, en dépit du fait que cette augmentation a été décidée par le chef de l’Etat et concerne tous les travailleurs du secteur public et privé. La fédération, affirment les travailleurs, a proposé une hausse des revenus qui varie entre 16 et 24%. Ces taux ont été décidés en fonction de l’état de toutes les entreprises. Les SGP ont rejeté ces propositions et donnent à la place une augmentation des salaires qui varie entre 5 à 10% pour les entreprises déstructurées et 15% pour celles en bon état financier. «Chose que nous ne pouvons pas admettre» précisent les travailleurs. «Pourquoi faire une ségrégation entre les travailleurs d’un même secteur en accordant des augmentations pour les uns et en privant les autres» poursuivent-ils.

«Le travailleur ne peut être responsable du rendement de l’entreprise car, il n’a aucun droit de regard sur la gestion de ces unités qu’on prétend déstructurées» disent-ils. Selon les travailleurs, les SGP n’ont pas rejeté l’augmentation des salaires seulement mais elles  ont rejeté d’autres propositions sans lesquelles les conventions de branches ne peuvent pas être signées. «Nous avons demandé l’instauration d’une prime honorable pour le départ à la retraite équivalent à 24 mois au lieu de 13 mois comme cela se fait actuellement, la revalorisation de la prime de la femme au foyer à 1 200 DA au lieu 750 DA mais les SGP ont décidé de rajouter 100 DA seulement, de même pour la prime du transport, de la cantine et pour les allocation familiales, tout a été rejeté» expliquent-ils avant de s’interroger «comment expliquer que les valeurs variables estimées à 300 millions de centimes mensuellement qui sont versées dans les comptes de ces gestionnaires n’ont pas fermé les entreprises alors qu’une augmentation des salaires va induire à sa fermeture» se demandent-ils.

Ces travailleurs dénoncent également la pression exercée par les directeurs des SGP sur les directeurs d’entreprises pour empêcher les travailleurs à assister à ce rassemblement. «C’est une atteinte à la liberté syndicale», se révoltent-ils. Une pression qui n’a eu aucun effet puisque 95% des travailleurs du secteur ont assisté au rassemblent. Enfin, ces travailleurs sollicitent l’intervention du Chef du gouvernement pour imposer cette augmentation des salaires. Une décision qui leur permettra de faire face aux multiples dépenses familiales notamment en ce moment caractérisé par la dégradation terrible du pouvoir d’achat. 

Nouria B.

 

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Après l’annonce de la revalorisation des pensions

La FNTR refuse la discrimination entre les retraités  

L’état d’application des mesures décidées, récemment, par le  chef de l’Etat, au bénéfice des personnes retraitées a figuré parmi les points discutés lors des travaux de la Commission exécutive de la Fédération nationale des travailleurs retraités, (FNTR), organisés, hier, à Alger.

Lors de la rencontre à laquelle a pris part,  pendant un moment, le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, la question a été posée de savoir pourquoi le contenu de cette décision a été dénaturé par l’administration chargée de la faire appliquer et quelles sont les raisons du retard constaté dans le relèvement du niveau de retraite à un minimum de 10 000 DA, annoncé dans le courant du mois de juin 2006, par le Président de la République. 

Un membre de la Commission exécutive déclare ne pas comprendre pourquoi l’ordonnance d’application de cette mesure, promulguée dans le courant du mois de juillet, exclut les personnes ayant bénéficié d’une retraite anticipée ou proportionnelle. Le rapport moral d’activité remis aux participants à la rencontre regrette, à cet effet, que la sémantique utilisée par l’administration chargée de traduire dans les faits les décisions du Président de la République, fasse la différence entre le retraité percevant entre 7 500 et 10 000 DA et celui dont le montant de l’allocation varie entre 1 000 et 7 500 DA. «Autrement dit, relève le document, ceux qui ont le revenu le plus bas ne seront pas concernés par le relèvement à 10 000 DA, ce qui est une aberration». 

Un membre de la FNTR rappelle que le chef de l’Etat a parlé de pensionnés sans faire de distinction entre les différentes catégories de retraités. Se montrant optimiste, il a, cependant, ajouté que la Caisse nationale de retraite est en train d’examiner cette situation, «qui ne tardera pas à se régulariser».

En même temps d’avoir pris acte de l’annonce faite par le chef de l’Etat, d’instituer une prime complémentaire, pour les personnes bénéficiant de pension de retraite et d’invalidité, de moins de 10 000 DA, les membres de la FNTR ont, par ailleurs, pris acte, «avec satisfaction», de sa décision d’instituer un Fonds de réserve. Financé à hauteur de 2% par une fiscalité pétrolière, il est destiné à alimenter la CNR et permettre, ainsi, le paiement régulier, et à terme, des pensions des retraités.   

L’autre problème posé lors de la réunion est relatif à la revalorisation, à compter du 1er mai de chaque année, des pensions de retraite. Le secrétaire général de cette organisation,  Abdelmadjid Azzi, rappelle qu’en réponse à la CNR qui avait, une première fois, proposé des taux successifs de 8 et 2%, suivant le moment de cessation d’activité des ayants droit, la FNTR a réclamé l’application d’un taux unique de 6% pour toutes les catégories de retraités. «Après une seconde lecture des propositions faites par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, celui-ci s’est déclaré en faveur d’un taux unique de 4% alors que notre organisation revendiquait un taux de 6% ». Intervenant quelques instants plus tard, à ce propos, le secrétaire général de l’UGTA a annoncé son intention de servir d’arbitre dans les transactions en cours «afin de  concilier les positions des uns et des autres».  M. Azzi a, également, dit le souci de son organisation de voir réactualiser le niveau des salaires qui ont servi de base aux pensions versées aux retraités depuis entre 1984 et le mois de décembre 1995. Parmi les autres revendications à avoir fait l’objet des travaux de la commission figurent celles relatives à l’affranchissement de l’indemnité de revenu général, (IRG), des pensions de retraite inférieures à 15 000 DA et l’harmonisation de l’indemnité versée au conjoint à charge. Concernant les prestations fournies aux retraités par la Cnas, la FNTR juge que le délai de remboursement des prestations médicales, par le biais du service des postes, reste trop lent pour les pensionnés ayant opté pour cette formule. Concernant les tarifs de référence, servant de base au remboursement des médicaments, elle exprime «les plus vives inquiétudes» de la part des retraités qui, avec les maladies chroniques, sont les plus touchés par les effets pervers qu’elles produisent sur leur situation sociale.

Ahmed Mahieddine 

 

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FNTR

Le privé ne veut pas du syndicat

Durant les travaux de la rencontre de la FNTR, M. Sidi Saïd a appelé à une réflexion sur le devenir du mouvement syndical en Algérie, à la lumière de l’ouverture du marché et de l’essor du secteur privé qui l’accompagne. Il a fait part, à ce propos, des manœuvres, observées au sein de certaines entreprises privées, en particulier, tendant à entraver, sinon à interdire, toute activité syndicale. Il a cité le cas d’une dizaine de travailleurs et d’ingénieurs licenciés pour avoir tenté de créer une section syndicale au sein d’«un important groupe privé» qu’il a refusé de nommer.

Afin d’éviter que de telles situations ne se reproduisent, il a appelé à réfléchir à une nouvelle stratégie syndicale. «Nous devons, a-t-il ajouté, donner plus d’allant et plus de présence au syndicat dans le secteur privé appelé, de plus en plus, à prendre le pas sur le secteur public. Nous nous dirigeons vers la tenue du 11e Congrès de notre organisation. Il nous faut, dans cette perspective, réexaminer tous nos anciens statuts sans pour autant nous déposséder de nos principes».

Le secrétaire général de l’UGTA a regretté, un peu plus loin, que les travailleurs ne puissent, après leur départ à la retraite, bénéficier des prestations offertes, précédemment, par leurs œuvres sociales et leur mutuelle. Il s’est, à cet effet, déclaré en faveur de la création d’une mutuelle regroupant, tout à la fois, les personnes en activité et les retraités. Le représentant de la FNTR a précisé qu’un dossier, destiné à créer une mutuelle des retraités, avait été déposé auprès du ministère du Travail et de la Sécurité sociale mais que celui-ci était resté lettre morte à ce jour.

A.M.

 

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