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L’ex-président
du conseil des ministres de la RASD l’affirme :
«L’ONU a tissé une toile d’araignée autour du conflit»
«Les
paramètres ne sont pas les mêmes, depuis la date du
cessez-le-feu en 1971, et l’ingérence de l’Onu dans le
conflit du Sahara occidental»
Intervenant avant-hier, lors de la rencontre organisée à
l’occasion de la commémoration du 48e anniversaire de la
création du GPRA, laquelle s’est tenue sous le signe de
la solidarité avec la République arabe sahraouie
démocratique (RASD) et avec la résistance de la
population civile dans les territoires occupés du Sahara
occidental, Mohamed Amine Ahmed, ex-président du Conseil
des ministres et un des fondateurs du Front Polisario, a
vivement critiqué le rôle négatif que joue
l’organisation des Nations unies dans le traitement du
conflit. «Les paramètres ne sont pas les mêmes, depuis
la date du cessez-le- feu en 1971, et l’ingérence de
l’Onu dans le conflit du Sahara occidental», a-t-il
souligné avant d’ajouter que dès que cette organisation
prend en charge un dossier, elle tisse sa toile
d’araignée, de sorte à faire éterniser le problème. De
même que l’organisation onusienne est toujours du côté
du plus fort. Cela dit, il a déploré le fait que la
situation perdure depuis 15 ans déjà, au point où les
jeunes officiers de l’armée du Front Polisario
commencent sérieusement à s’impatienter. «Nos jeunes
officiers en ont vraiment marre de rester là, à
surveiller les pierres et à faire cuire leurs pains sur
du sable». L’intervenant a vivement critiqué par la
suite, «la conspiration dans laquelle versent depuis des
années déjà l’ONU et le Maroc et qui vise à nous
convertir en mendiants, dans le but de nous obliger à
nous mettre à genoux». Tout en mettant en cause la
guerre des chiffres adoptée par le Maroc et ses alliés,
qui ont fait en sorte «que le PAM et le HCR ont décidé
de n’accorder leur aide alimentaire qu’à 90 000
Sahraouis sur les
158 000 (un chiffre qu’ils avancent eux) personnes des
camps des réfugiés de Tindouf», l’ex-président du
Conseil des ministres de la RASD a aussi déploré le fait
que l’aide européenne accordée dernièrement à la
population des camps n’arrive pas directement. «Il est
navrant que sur les 10 millions d’euros de l’ECHO, cinq
millions vont aller au transport aérien des cadres des
ONG et autres organisations qui prendront en charge de
nous ramener de la nourriture et des médicaments»,
a-t-il constaté en proposant qu’ «il aurait été mieux
qu’on nous donne directement cet argent et qu’ils
envoient leurs agents pour contrôler les achats». Le
conférencier a rappelé l’échec de la mission des
soldats du Minurso, dont le mandat a expiré le 1er
septembre et qui ne faisaient d’ailleurs, a-t-il
déclaré, que «surveiller de très près les 25 000
soldats du Polisario, au lieu de s’inquiéter des
dépassements des
150 000 soldats marocains implantés dans les territoires
occupés de la RASD». Le représentant du Front
Polisario a salué la position de l’Algérie et du peuple
algérien et leur solidarité et soutien depuis 30 ans
envers son peuple et sa cause. Il a critiqué par
ailleurs, la campagne d’intox que mène le Maroc à
l’encontre de la RASD, sans oublier de dénoncer les
noirs desseins que nourrit la France coloniale et ses
alliés pour les peuples de la région du Maghreb.
L’intervenant a aussi critiqué le laxisme des pays
arabes et de leur presse ainsi que leur penchant envers
la monarchie coloniale.
Habiba Ghrib
Abdelhak
Lamiri, économiste
«Les Maghrébins ne font rien pour l’intégration
régionale»
L’intégration maghrébine a besoin d’une «forte volonté
politique», adossée à des mécanismes efficaces, a
indiqué Abdelhak Lamiri, intervenant hier lors de la 2e
journée de l’université d’été organisée par la
Confédération des cadres de la finance et de la
compactibilité. Les pays maghrébins peuvent réussir leur
intégration, a-t-il mentionné, en recommandant de
développer quatre axes. Outre des politiques budgétaires
et monétaires rapprochées, les pays maghrébins doivent
développer des politiques sectorielles et harmoniser les
secteurs économiques et sociaux. Dans le secteur
commercial, c’est la normalisation des règles qui
favorisera le développement des échanges commerciaux,
a-t-il relevé. Dominés par les hydrocarbures, les
échanges commerciaux, regrette Abdelhak Lamiri, ne
dépassent pas les 1,5 milliard de dollars, bien qu’ils
enregistrent une évolution annuelle allant de 11 à 12 %.
Cependant, les pays maghrébins qui offrent des facilités
fiscales pour le reste du monde n’en font pas autant
pour eux-mêmes, a-t-il encore mentionné. Pourtant, les
pays maghrébins disposent d’importantes capacités de
coopération dans plusieurs secteurs, tels que la
pétrochimie, les services, les travaux publics et le
tourisme. Pour ce dernier secteur, ajoute Lamiri à cette
occasion, l’Organisation mondiale du tourisme classe
l’Algérie parmi les 30 premiers pays ayant d’importantes
capacités touristiques, devançant le Maroc qui est
classé à la 39e place et la Tunisieà la 42e. Mais pour
pouvoir développer ce secteur, l’Algérie est appelée à
réaliser des investissements. Lors des débats, la
question de l’informel a été soulevée. Sans représenter
un frein à l’intégration, selon Lamiri, «le secteur
informel est un signe de dysfonctionnement au niveau
officiel» et préconise, pour l’absorber, le
développement d’une stratégie. La question des
ressources humaines a été également évoquée par la
majorité des intervenants lors des débats. La formation
et la mise à niveau des compétences constituent une
condition pour la transition vers l’économie de marché
et le développement. D’ailleurs, relève Abdelhak Lamiri,
l’Algérie accuse un énorme retard en termes de
compétences managériales et de personnels qualifiés,
d’où la nécessité de créer des écoles et développer des
formations en vue de réussir la transition économique.
K.
S.
Nucléaire
Lamamra s’entretient avec le DG de l’AIEA
Le
secrétaire général du ministère des Affaires étrangères,
Ramtane Lamamra, qui conduit la délégation algérienne à
la 50e Conférence générale de l’Agence internationale de
l’énergie atomique (AIEA), s’est entretenu avec le
directeur général de cette agence, Mohamed El Baradai,
a-t-on appris hier auprès de ce ministère. L’entretien,
qui s’est déroulé en présence du Commissaire à l’énergie
atomique, Mohamed Derdour et l’ambassadeur, gouverneur
pour l’Algérie auprès du Conseil des gouverneurs de
l’AIEA, Mme Taous Ferroukhi, a porté sur
«les
perspectives de la coopération technique» de l’AIEA avec
l’Algérie dans le développement des applications de
l’énergie atomique aux différents domaines
socio-économiques, a-t-on indiqué. Les deux parties ont
également abordé les questions d’actualité
internationale, a précisé la même source, ajoutant que
la délégation algérienne a eu, en outre, l’occasion de
rencontrer le président de la Conférence générale de
l’AIEA, le
Sud-Africain Abdulsamad Minty. Par ailleurs, M. Lamamra
s’est entretenu avec le secrétaire général du ministère
fédéral autrichien des Affaires étrangères, Johannes
Kyrle, sur les relations algéro-autrichiennes, ainsi
que sur la question des migrations, le partenariat
entre l’Afrique et l’Europe, le Darfour (Soudan), le
Moyen-Orient et la décolonisation du Sahara occidental,
a-t-on encore ajouté.
Ex-patron
de la lutte antiterroriste
Six
mois de prison ferme pour Ziari
Le
tribunal correctionnel de Sidi-M’hamed a prononcé, hier,
son verdict dans l’affaire de Khaled Ziari,
ex-commissaire de police et ex-directeur de la lutte
antiterroriste à la DGFSN avant qu’il ne soit révoqué de
cette institution. Cet ex-commissaire a été condamné à
six mois de prison ferme. 38 autres ex-policiers ont
écopé, eux, de deux mois de prison ferme. Ces
ex-policiers, révoqués, sont poursuivis pour
«attroupement illégal» et «collecte non autorisée».
Dans
son réquisitoire, au terme du procès, le représentant du
ministère public a requis une année de prison ferme à
l’encontre de Khaled Ziari et six mois de prison ferme à
l‘encontre de 40 autres ex-policiers.
Khaled
Ziari se présentait comme porte-parole d’une
association, non agréée, qui demandait la réintégration,
à leurs anciens postes, d’ex-policiers révoqués. Des
sit-in ont été organisés par ces ex-policiers, demandant
leur réintégration, au même titre que la réintégration
de repentis, à leurs postes de travail.
M.
Abi
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