SOMMAIRE

LA UNE Ce qui arrive depuis quelques mois  autour de la question du devenir de la donne intégriste dans notre pays, n’est un phénomène ni isolé ni unique. Le fait est que nous assistons à un processus d’ensemble dont le maître mot est le respect ou le non- respect du droit et de la Constitution dans notre pays par ceux-là mêmes qui sont censés en être les garants.Ce qui arrive depuis quelques mois  autour de la question du devenir de la donne intégriste dans notre pays, n’est un phénomène ni isolé ni unique. Le fait est que nous assistons à un processus d’ensemble dont le maître mot est le respect ou le non- respect du droit et de la Constitution dans notre pays par ceux-là mêmes qui sont censés en être les garants.

21/09/06

 

Evénement


Région


Alger


Monde


Culture


Sport


Automobile

 

 SAGA

CETTE SEMAINE

 

Hadidi Bouabdellah

Un entrepreneur à la campagne

 

 

Texte

de révision de la constitution

Le projet du FLN

 

SERVICES

 

  A propos 


  Archives

 

Aïch etchouf

 

Troublantes similitudes

La manière avec laquelle la presse nationale traite le retour de Rabah Kébir, à l’exception notable du Jour et du Soir d’Algérie, rappelle étrangement celle avec laquelle était traité le Fis jusqu’au moment où ses tueurs ont commencé à s’en prendre à des journalistes. Même banalisation de l’intégrisme en marche, même occultation des lois en vigueur, même rôle de vecteur de propagation du discours intégriste, même acceptation du fait accompli. Et hier, El Khabar qui publie un entretien annoncé en Une avec Rabah Kébir ouvrant ainsi une brèche décisive dans le système de communication algérien sachant que ce titre est le plus gros tirage du pays et qu’il s’était distingué en 1992 par la publication de l’appel à la désobéissance des militaires par Hachani et ce même Rabah Kébir.

A croire que nous sommes ni plus ni moins face à une tentative de recréer les conditions du chaos qui ont permis à la maffia et aux rentiers de pomper les richesses de l’Algérie en toute impunité pendant que le GIA  occupait la galerie. Sauf que cette fois personne ne pourra dire «je ne savais pas». Mais il est vrai que la conférence de presse de Kébir se tenait par un curieux hasard dans les murs d’une ancienne direction du groupe... Khalifa. Tout un symbole.

Cheikh Ezemli

 

Alliance FLN-Fis

Le coup d’Etat constitutionnel avance

Ce qui arrive depuis quelques mois  autour de la question du devenir de la donne intégriste dans notre pays, n’est un phénomène ni isolé ni unique. Le fait est que nous assistons à un processus d’ensemble dont le maître mot est le respect ou le non- respect du droit et de la Constitution dans notre pays par ceux-là mêmes qui sont censés en être les garants.

 

Rabah Kebir, prélude à la reconfiguration politique

Soltani et Djaballah sur la touche ?

Lire

hjghjghj

 Les Titres

 

Mouhafadhas FLN

Belkhadem veut «maîtriser» les élections

  

Education nationale

Les salaires débloqués

 

Echec des négociations SGP-FNTMME

Les travailleurs décidés à occuper la rue

 

Ex-patron de la lutte antiterroriste

Six mois de prison ferme pour Ziari

 Le Trait d'Abi  

 

 Divers

 

 L’ex-président du conseil des ministres de la RASD l’affirme :

«L’ONU a tissé une toile d’araignée autour du conflit»

«Les paramètres ne sont pas les mêmes, depuis la date du cessez-le-feu en 1971, et l’ingérence de l’Onu dans le conflit du Sahara occidental»

Intervenant avant-hier, lors de la rencontre organisée à l’occasion de la commémoration du 48e anniversaire de la création du GPRA, laquelle s’est tenue sous le signe de la solidarité avec la République  arabe sahraouie démocratique (RASD) et avec la résistance de la population civile dans les territoires occupés du Sahara occidental, Mohamed Amine Ahmed, ex-président du Conseil des ministres et un des fondateurs du Front Polisario, a vivement critiqué le rôle négatif que joue l’organisation des Nations unies dans le traitement du conflit. «Les paramètres ne sont pas les mêmes, depuis la date du cessez-le- feu en 1971, et l’ingérence de l’Onu dans le conflit du Sahara occidental», a-t-il souligné avant d’ajouter que dès que cette organisation prend en charge un dossier, elle tisse sa toile d’araignée, de sorte à faire éterniser le problème. De même que l’organisation onusienne  est toujours du côté du plus fort. Cela dit, il a déploré  le fait que la situation perdure depuis 15 ans déjà, au point où les jeunes officiers de l’armée du Front Polisario commencent sérieusement à s’impatienter.  «Nos jeunes officiers en ont vraiment marre de rester là, à surveiller les pierres et à faire cuire leurs pains sur du sable». L’intervenant a vivement critiqué par la suite, «la conspiration dans laquelle versent depuis des années déjà  l’ONU et le Maroc et qui vise à nous convertir en mendiants, dans le but de nous obliger à nous mettre à genoux». Tout en mettant en cause la guerre des chiffres adoptée par le Maroc et ses alliés, qui ont fait en sorte «que le PAM et le HCR ont décidé  de n’accorder leur aide alimentaire qu’à 90 000 Sahraouis sur les

158 000 (un chiffre qu’ils avancent eux) personnes des camps des réfugiés de Tindouf», l’ex-président du Conseil des ministres de la RASD a aussi déploré le fait que  l’aide européenne accordée dernièrement  à la population des camps n’arrive pas directement. «Il est navrant que sur les 10 millions d’euros de l’ECHO, cinq millions vont aller au transport aérien des cadres des ONG et autres organisations qui  prendront en charge de nous ramener de la nourriture et des médicaments»,  a-t-il  constaté en proposant qu’ «il aurait été mieux qu’on nous donne directement cet argent et qu’ils envoient leurs agents pour contrôler les achats». Le conférencier  a rappelé l’échec de la mission des soldats du Minurso, dont le mandat a expiré le 1er septembre et qui ne faisaient d’ailleurs, a-t-il déclaré, que «surveiller  de très près les 25 000 soldats du Polisario, au lieu de s’inquiéter des dépassements des

150 000 soldats marocains implantés dans les territoires occupés de la RASD».  Le représentant du Front  Polisario a salué la position de l’Algérie et du peuple algérien et leur solidarité et soutien depuis 30 ans envers son peuple et sa cause. Il a critiqué par ailleurs, la  campagne d’intox que mène le Maroc à l’encontre de la RASD, sans oublier de dénoncer les noirs desseins que nourrit la France coloniale et ses alliés pour les peuples de  la région du Maghreb.  L’intervenant a aussi critiqué le laxisme des pays arabes et de leur presse ainsi que leur penchant envers la monarchie coloniale.

Habiba Ghrib 

 

 Abdelhak Lamiri, économiste

«Les Maghrébins ne font rien pour l’intégration régionale»

L’intégration maghrébine a besoin d’une «forte volonté politique», adossée à des mécanismes efficaces, a indiqué Abdelhak Lamiri, intervenant hier lors de la 2e journée de l’université d’été organisée par la Confédération des cadres de la finance et de la compactibilité. Les pays maghrébins peuvent réussir leur intégration, a-t-il mentionné, en recommandant de développer quatre axes. Outre des politiques budgétaires et monétaires rapprochées, les pays maghrébins doivent développer des politiques sectorielles et harmoniser les secteurs économiques et sociaux. Dans le secteur commercial, c’est la normalisation des règles qui favorisera le développement des échanges commerciaux, a-t-il relevé. Dominés par les hydrocarbures, les échanges commerciaux, regrette Abdelhak Lamiri, ne dépassent pas les 1,5 milliard de dollars, bien qu’ils enregistrent une évolution annuelle allant de 11 à 12 %. Cependant, les pays maghrébins qui offrent des facilités fiscales pour le reste du monde n’en font pas autant pour eux-mêmes, a-t-il encore mentionné. Pourtant, les pays maghrébins disposent d’importantes capacités de coopération dans plusieurs  secteurs, tels que la pétrochimie, les services, les travaux publics et le tourisme. Pour ce dernier secteur, ajoute Lamiri à cette occasion, l’Organisation mondiale du tourisme classe l’Algérie parmi les 30 premiers pays ayant d’importantes capacités touristiques, devançant le Maroc qui est classé à la 39e place et la Tunisieà la 42e. Mais pour pouvoir développer ce secteur, l’Algérie est appelée à réaliser des investissements. Lors des débats, la question de l’informel a été soulevée. Sans représenter un frein à l’intégration, selon Lamiri, «le secteur informel est un signe de dysfonctionnement au niveau officiel» et préconise, pour l’absorber, le développement d’une stratégie. La question des ressources humaines a été également évoquée par la majorité des intervenants lors des débats. La formation et la mise à niveau des compétences constituent une condition pour la transition vers l’économie de marché et le développement. D’ailleurs, relève Abdelhak Lamiri, l’Algérie accuse un énorme retard en termes de compétences managériales et de personnels qualifiés, d’où la nécessité de créer des écoles et développer des formations en vue de réussir la transition économique. 

K. S.

 

 Nucléaire

Lamamra s’entretient avec le DG de l’AIEA

Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, qui conduit la délégation algérienne à la 50e Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), s’est entretenu avec le directeur général de cette agence, Mohamed El Baradai, a-t-on appris hier auprès de ce ministère. L’entretien, qui s’est déroulé en présence du Commissaire à l’énergie atomique, Mohamed Derdour et l’ambassadeur, gouverneur pour l’Algérie auprès du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, Mme Taous Ferroukhi, a porté sur

«les perspectives de la coopération technique» de l’AIEA avec l’Algérie dans le développement des applications de l’énergie atomique aux différents domaines socio-économiques, a-t-on indiqué.  Les deux parties ont également abordé les questions d’actualité internationale, a précisé la même source, ajoutant que la délégation algérienne a eu, en outre, l’occasion de rencontrer le président de la Conférence générale de l’AIEA, le

Sud-Africain Abdulsamad Minty. Par ailleurs, M. Lamamra s’est entretenu avec le secrétaire général du ministère fédéral autrichien des Affaires étrangères, Johannes Kyrle, sur les relations algéro-autrichiennes,  ainsi que sur la question  des migrations, le partenariat entre l’Afrique et l’Europe, le Darfour (Soudan), le Moyen-Orient et la décolonisation du Sahara occidental, a-t-on encore ajouté.

 

 Ex-patron de la lutte antiterroriste

Six mois de prison ferme pour Ziari

Le tribunal correctionnel de Sidi-M’hamed a prononcé, hier, son verdict dans l’affaire de Khaled Ziari, ex-commissaire de police et ex-directeur de la lutte antiterroriste à la DGFSN avant qu’il ne soit révoqué de cette institution. Cet ex-commissaire a été condamné à six mois de prison ferme. 38 autres ex-policiers ont écopé, eux, de deux mois de prison ferme. Ces ex-policiers, révoqués, sont poursuivis pour «attroupement illégal» et «collecte non autorisée».

Dans son réquisitoire, au terme du procès, le représentant du ministère public a requis une année de prison ferme à l’encontre de Khaled Ziari et six mois de prison ferme à l‘encontre de 40 autres ex-policiers.

Khaled Ziari se présentait comme porte-parole d’une association, non agréée, qui demandait la réintégration, à leurs anciens postes, d’ex-policiers révoqués. Des sit-in ont été organisés par ces ex-policiers, demandant leur réintégration, au même titre que la réintégration de repentis, à leurs postes de travail.         

M. Abi

 

 

 

 

 

EDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Les silences honteux de la République

Pendant que Rabah Kébir tient une conférence de presse moins de vingt quatre heures après son arrivée à Alger, donc sans même en avoir demandé l’accord et alors que la loi ne l’autorisait même pas ni à rentrer après les délais édictés ni à faire de la politique, nous assistons à une atonie de l’Etat qui inquiéterait le plus crédule des Algériens. Tout se passe en vérité comme s’il n’ y avait tout simplement plus d’Etat. Ou plutôt un Etat terriblement partial qui donne avec une troublante permissivité à l’un ce qu’il interdit avec une grande vigueur à l’autre. Pour beaucoup moins que cela, des regroupements politiques ont été réprimés avec la plus ferme détermination, que disons-nous, de simples rencontres de syndicats autonomes ! Et voilà que pour Monsieur Rabah Kébir, c’est véritablement la mer rouge qui s’ouvre en deux pour le laisser passer de l’aéroport à la villa d’un député indépendant pour lui permettre d’y annoncer l’imminence de la création d’un parti politique et d’y distribuer les bons et les mauvais points à différents segments de l’Etat algérien. Si l’information n’était pas rapportée par la totalité de la presse nationale, on croirait tout simplement à une mauvaise blague, mais il se trouve que ce n’est pas une blague. Alors de deux choses l’une, ou l’Etat s’explique sur cet événement et indique aux Algériens les raisons qui l’amènent à observer cet étrange silence, ou chacun sera alors en droit de se demander à quoi servent les lois. Le fait est qu’après les privilèges inouïs dont jouit le chef de la branche armée de l’ex-Fis en matière de communication, c’est maintenant au tour des instances politiques de l’ancien parti insurrectionnel de prendre le relais. Bien sûr ce n’est pas Ali Benhadj qui est aujourd’hui aux commandes, le bougre a trop bien fait la preuve de son indigence politique, mais quelqu’un de bien plus subtil, bien mieux adapté à la manœuvre de haut niveau : le double exact de Abdelkader Hachani. L’allié idéal pour reconstituer le front islamo-conservateur si indispensable au FLN et à l’aile rentière du pouvoir pour s’assurer le contrôle de la société. Une fois que nous avons compris cela, nous avons tout compris, mais cela ne justifie en rien que l’Etat dans son ensemble fuit ses responsabilités légales, politiques et morales en se laissant paralyser de façon aussi dangereuse par des luttes d’appareil aussi dangereuses.     

A. M.

 

 

 

 

 

 

Copyright 2003 -2006 Le Jour d'Algérie. Conception M.Merkouche