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Forum El Bahdja s’intéresse aux pauvres
Comment
organiser la solidarité dans la capitale ?
72% des SDF,
hommes ou femmes, que l’on voit quotidiennement, un peu partout à
travers la capitale, sont des malades mentaux.
«Quatre vingts
pour cent des mendiants qui rodent à travers les artères de la
capitale ne sont pas originaires d’Alger», a fait savoir, hier, Mme
Bentarfa conseillère au ministère de l’Emploi et de la Solidarité
nationale, lors de son passage au forum El Bahdja. Cette même
responsable a indiqué que 72% de ces SDF, hommes et femmes, que l’on
voit quotidiennement un peu partout, à travers la capitale sont des
malades mentaux. Si ces chiffres sont des plus effrayants,
l’oratrice a, tout de même, mis la lumière sur les bébés qui
accompagnent ces femmes misérables et vivent, du fait, à leurs tours
dans des conditions inhumaines. A ce titre, la conseillère du
ministère de l’Emploi et de Solidarité nationale s’est dite
«inquiète de cette situation catastrophique qui touche bon nombre
d’enfants». D’ailleurs et sur ce point précis, Mme Bentarfa a
précisé que son département est interpellé quant à cette situation
peu reluisante. Afin de sauver un tant soit peu la face, cette même
responsable a souligné que «ces SDF, mères célibataires ou
divorcées, refusent de confier leurs enfants aux trois pouponnières
de la capitale et ce, malgré l’insistance et les assurances qu’on
leur prodigue. Elles acceptent de prendre des vêtements et bien
d’autres fournitures mais elles refusent de nous confier leurs
enfants». Prônant l’«égalité sociale» entre citoyens, l’oratrice a
fait savoir que l’un des premiers piliers de la politique que son
ministère mène est de réduire les disparités qui existent entre les
différentes couches de la société. Pour ce faire, celle-ci a indiqué
que le département qu’elle représente travaille sur trois axes, à
savoir l’activité sociale, la solidarité nationale et la lutte
contre le chômage sans donner d’amples informations sur ce qui se
fait sur le terrain.
Revenant sur ce
mois de ramadan, celle ci a indiqué que les services de son
ministère ont recensé plus de 86 000 familles démunies à travers
l’ensemble des communes de la capitale. Pour les prendre en charge,
136 restaurants de solidarité ont été mobilisés et une bagatelle de
plus de 25 milliards de centimes consacrés par les pouvoirs publics
et ce, sans compter les dons de particuliers.
Si les moyens
mobilisés pour venir en aide aux nécessiteux, durant ce mois de
jeûne, étaient des plus conséquents, les dysfonctionnements et
autres blocages ainsi que le non renouvellement des listes des
nécessiteux à bénéficier du couffin de ramadan étaient les causes
qui ont entravé le bon déroulement de cette opération. Pour sa part,
un responsable de la wilaya d’Alger chargé de l’action sociale a
relevé la difficulté à mettre en œuvre ce genre d’opération et
l’existence de quelques «profiteurs» qui faussent les calculs sur le
nombre exact de nécessiteux. Celui-ci a relevé par ailleurs, qu’au
niveau de la capitale, il y a des communes pauvres et d’autres
riches. «La commune de Sidi M’hamed qui est l’une des plus riches
d’Alger, a, pour elle seule, mobilisé plus 1 milliard quatre
vingt-dix millions de centimes pour venir en aide aux nécessiteux
durant ce mois. Pour assister celle d’El Madania, un peu moins
aisée, la commune de Sidi M’hamed a attribué un budget de 50
millions de centimes à cette dernière», a souligné le représentant
de l’action sociale de la wilaya d’Alger.
Quels critères
de pauvreté ?
Pour
l’acheminement des aides sociales et afin de les faire parvenir
entre de bonnes mains,
Mme Bentarfa a
fait savoir que les statistiques du ministère de l’Emploi et de la
Solidarité nationale sont faites sur la base de listes de non
assurés sociaux. Un critère non fiable et plein d’ambiguïté, ce qui
a, peut être, ramené cette dernière à faire savoir qu’un séminaire
sera organisé prochainement pour définir la vraie notion de
pauvreté.
L’oratrice a expliqué, par ailleurs, que la pauvreté change selon
l’approche. «Je n’accepte pas d’entendre parler de 50% d’Algériens
pauvres», a-t-elle asséné. Pour mieux étayer ses propos, celle-ci a
rappelé que depuis 1999, plus de 2 millions de logements ont été
construits,
2 millions de
postes de travail crées, un taux de croissance revu à la
hausse…etc., des indices qui témoignent, à tort où à raison, selon
l’invitée du forum El Bahdja, que la pauvreté est en baisse. A
travers les chiffres qu’elle a donné, celle-ci a indiqué que le taux
de chômage, qui était de 29% il y a quelques années, a été réduit à
15,7% ces dernières années. Ce taux, rassure l’oratrice, sera ramené
à moins de 10% dans les quelques années à venir.
Abordant le sujet
des handicapés, notamment les non-voyants qui, d’après une remarque
d’un confrère, n’ont pas été pris en charge durant ce mois de
ramadan, le représentant de l’action sociale de la wilaya a rétorqué
qu’«un traitement spécial et privilégié est accordé pour cette
couche de la société». De sa part, la porte-parole du ministère a
précisé que des efforts ont été de tout temps déployés par le
département qu’elle représente pour assister les non-voyants. «Plus
de 83 milliards de centimes ont été octroyés par les pouvoirs
publics pour relancer l’usine de production des balais de la
capitale. Une usine qui profite aux seuls non-voyants»,
a-t-elle argué.
Cette même responsable a avancé dans sa lancée le chiffre de 35 000
cartes d’handicapés délivrées, tout en indiquant qu’une opération
d’assainissement a été menée par ses services, Mme Bentarfa a rendue
public le chiffre de plus de 5 000 faux handicapés recensés.
Toutefois, une bonne nouvelle a été annoncée par l’oratrice aux
handicapés, à l’échelle nationale : «Il y a quelques années les
handicapés touchaient seulement 9 payes sur les 12 annuelles. Cette
année, ils toucheront la totalité de leurs pensions», a rassuré
cette responsable.
Aomar Fekrache
Haut
Sidi M’hamed
Concours de
récitation et de psalmodie du Coran
Une cérémonie de
remise de prix aux lauréats de la quatrième édition du concours de
récitation et de psalmodie du Coran a été organisée hier soir à la
mosquée Errahma par la commune de Sidi M’hamed. Le président de l’APC
de Sidi M’hamed, Bourouina Mokhtar, a souligné que le concours,
organisé chaque mois du ramadan depuis 2003, a vu l’introduction
d’une nouveauté, à savoir la psalmodie du Coran, marquée par une
rude concurrence entre les participants, d’autant que le lauréat
sera récompensé d’une Omra. Le gagnant du concours de récitation de
la totalité du Coran obtiendra un micro-ordinateur portable, a
indiqué le responsable, ajoutant que les lauréats des concours de
récitation de la moitié, des trois quarts et du quart du Coran
remporteront notamment des équipements électroménagers et des
ouvrages. Les éliminatoires du concours, ouvert à toutes les
catégories d’âge, se sont déroulées dans 8 mosquées de la commune,
sous la supervision d’une commission qui comprend les imams de ces
mosquées, a souligné M. Bourouina. Les imams des prières des
taraouih et les membres du jury du concours seront, par la suite,
récompensés au cours d’une cérémonie qui sera organisée au siège de
la commune.
R. A.
Haut
Théâtre de verdure
Fermeture
prochaine du parking
Drôle de décision
: les automobilistes, locataires du parking du théâtre de verdure de
la capitale, sont sommés de quitter les lieux avant le 1er décembre
prochain. Cette décision, qui émane, indique-t-on, des hautes
autorités de l’Etat, n’explique pourtant pas les raisons de cette
fermeture. Ce qui est épatant dans cette affaire, c’est que cette
décision vient à un moment où tout le monde assiste impuissant au
déficit de parkings dont souffre la capitale. A cela s’ajoute que
les initiateurs de ce projet inexplicable n’ont, en outre, pas
daigné proposer une solution de rechange dans d’autres parkings,
voire de dédommagement aux clients qui payent des abonnements de
longue durée. Il est à rappeler, qu’actuellement, la capitale
dispose de seulement cinq parkings autorisés.
Ce qui fait que
les dizaines de citoyens ayant ayant recours au parking du théâtre
de verdure pour le stationnement de leurs véhicules seront appelés
dans les deux mois à venir à allonger la liste des parkings
anarchiques qui bloquent les artères d’Alger. Apparemment, le
phénomène des parkings anarchiques a encore de beaux jours devant
lui.
Aomar Fekrache
Haut
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Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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