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Forum El Bahdja s’intéresse aux pauvres

Comment organiser la solidarité dans la capitale ?

Sidi M’hamed

Concours de récitation et de psalmodie du Coran

Théâtre de verdure

Fermeture prochaine du parking

 

 21/10/06

 

Forum El Bahdja s’intéresse aux pauvres

Comment organiser la solidarité dans la capitale ?

72% des SDF, hommes ou femmes, que l’on voit quotidiennement, un peu partout à travers la capitale, sont des malades mentaux.

 «Quatre vingts pour cent des mendiants qui rodent à travers les artères de la capitale ne sont pas originaires d’Alger», a fait savoir, hier, Mme Bentarfa conseillère au ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale, lors de son passage au forum El Bahdja. Cette même responsable a indiqué que 72% de ces SDF, hommes et femmes, que l’on voit quotidiennement un peu partout, à travers la capitale sont des malades mentaux. Si ces chiffres sont des plus effrayants, l’oratrice a, tout de même, mis la lumière sur les bébés qui accompagnent ces femmes misérables et vivent, du fait, à leurs tours dans des conditions inhumaines. A ce titre, la conseillère du ministère de l’Emploi et de Solidarité nationale s’est dite «inquiète de cette situation catastrophique qui touche bon nombre d’enfants». D’ailleurs et sur ce point précis, Mme Bentarfa a précisé que son département est interpellé quant à cette situation peu reluisante. Afin de sauver un tant soit peu la face, cette même responsable a souligné que «ces SDF, mères célibataires ou divorcées, refusent de confier leurs enfants aux trois pouponnières de la capitale et ce, malgré l’insistance et les assurances qu’on leur prodigue. Elles acceptent de prendre des vêtements et bien d’autres fournitures mais elles refusent de nous confier leurs enfants». Prônant l’«égalité sociale» entre citoyens, l’oratrice a fait savoir que l’un des premiers piliers de la politique que son ministère mène est de réduire les disparités qui existent entre les différentes couches de la société. Pour ce faire, celle-ci a indiqué que le département qu’elle représente travaille sur trois axes, à savoir l’activité sociale, la solidarité nationale et la lutte contre le chômage sans donner d’amples informations sur ce qui se fait sur le terrain.

Revenant sur ce mois de ramadan, celle ci a indiqué que les services de son ministère ont recensé plus de 86 000 familles démunies à travers l’ensemble des communes de la capitale. Pour les prendre en charge, 136 restaurants de solidarité ont été mobilisés et une bagatelle de plus de 25 milliards de centimes consacrés par les pouvoirs publics et ce, sans compter les dons de particuliers.

Si les moyens mobilisés pour venir en aide aux nécessiteux, durant ce mois de jeûne, étaient des plus conséquents, les dysfonctionnements et autres blocages ainsi que le non renouvellement des listes des nécessiteux à bénéficier du couffin de ramadan étaient les causes qui ont entravé le bon déroulement de cette opération. Pour sa part, un responsable de la wilaya d’Alger chargé de l’action sociale a relevé la difficulté à mettre en œuvre ce genre d’opération et l’existence de quelques «profiteurs» qui faussent les calculs sur le nombre exact de nécessiteux. Celui-ci a relevé par ailleurs, qu’au niveau de la capitale, il y a des communes pauvres et d’autres riches. «La commune de Sidi M’hamed qui est l’une des plus riches d’Alger, a, pour elle seule, mobilisé plus 1 milliard quatre vingt-dix millions de centimes pour venir en aide aux nécessiteux durant ce mois. Pour assister celle d’El Madania, un peu moins aisée, la commune de Sidi M’hamed a attribué un budget de 50 millions de centimes à cette dernière», a souligné le représentant de l’action sociale de la wilaya d’Alger.

Quels critères de pauvreté ?

Pour l’acheminement des aides sociales et afin de les faire parvenir entre de bonnes mains,

Mme Bentarfa a fait savoir que les statistiques du ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale sont faites sur la base de listes de non assurés sociaux. Un critère non fiable et plein d’ambiguïté, ce qui a, peut être, ramené cette dernière à faire savoir qu’un séminaire sera organisé prochainement pour définir la vraie notion de

pauvreté. L’oratrice a expliqué, par ailleurs, que la pauvreté change selon l’approche. «Je n’accepte pas d’entendre parler de 50% d’Algériens pauvres», a-t-elle asséné. Pour mieux étayer ses propos, celle-ci a rappelé que depuis 1999, plus de 2 millions de logements ont été construits,

2 millions de postes de travail crées, un taux de croissance revu à la hausse…etc., des indices qui témoignent, à tort où à raison, selon l’invitée du forum El Bahdja, que la pauvreté est en baisse. A travers les chiffres qu’elle a donné, celle-ci a indiqué que le taux de chômage, qui était de 29% il y a quelques années, a été réduit à 15,7% ces dernières années. Ce taux, rassure l’oratrice, sera ramené à moins de 10% dans les quelques années à venir.

Abordant le sujet des handicapés, notamment les non-voyants qui, d’après une remarque d’un confrère, n’ont pas été pris en charge durant ce mois de ramadan, le représentant de l’action sociale de la wilaya a rétorqué qu’«un traitement spécial et privilégié est accordé pour cette couche de la société». De sa part, la porte-parole du ministère a précisé que des efforts ont été de tout temps déployés par le département qu’elle représente pour assister les non-voyants. «Plus de 83 milliards de centimes ont été octroyés par les pouvoirs publics pour relancer l’usine de production des balais de la capitale. Une usine qui profite aux seuls non-voyants»,

a-t-elle argué. Cette même responsable a avancé dans sa lancée le chiffre de 35 000 cartes d’handicapés délivrées, tout en indiquant qu’une opération d’assainissement a été menée par ses services, Mme Bentarfa a rendue public le chiffre de plus de 5 000 faux handicapés recensés. Toutefois, une bonne nouvelle a été annoncée par l’oratrice aux handicapés, à l’échelle nationale : «Il y a quelques années les handicapés touchaient seulement 9 payes sur les 12 annuelles. Cette année, ils toucheront la totalité de leurs pensions», a rassuré cette responsable.

Aomar Fekrache

 

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Sidi M’hamed

Concours de récitation et de psalmodie du Coran

Une cérémonie de remise de prix aux lauréats de la quatrième édition du concours de récitation et de psalmodie du Coran a été organisée hier soir à la mosquée Errahma par la commune de Sidi M’hamed. Le président de l’APC de Sidi M’hamed,  Bourouina Mokhtar, a souligné que le concours, organisé chaque mois du ramadan depuis 2003, a vu l’introduction d’une nouveauté, à savoir la psalmodie du Coran, marquée par une rude concurrence entre les participants, d’autant que le lauréat sera récompensé d’une Omra. Le gagnant du concours de récitation de la totalité du Coran obtiendra un micro-ordinateur portable, a indiqué le responsable, ajoutant que les lauréats des concours de récitation de la moitié, des trois quarts et du quart du Coran remporteront notamment des équipements électroménagers et des ouvrages. Les éliminatoires du concours, ouvert à toutes les catégories d’âge, se sont déroulées dans 8 mosquées de la commune, sous la supervision d’une commission qui comprend les imams de ces mosquées, a souligné M. Bourouina. Les imams des prières des taraouih et les membres du jury du concours seront, par la suite, récompensés au cours d’une cérémonie qui sera organisée au siège de la commune.

R. A.

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Théâtre de verdure

Fermeture prochaine du parking

Drôle de décision : les automobilistes, locataires du parking du théâtre de verdure de la capitale, sont sommés de quitter les lieux avant le 1er décembre prochain. Cette décision, qui émane, indique-t-on, des hautes autorités de l’Etat, n’explique pourtant pas les raisons de cette fermeture. Ce qui est épatant dans cette affaire, c’est que cette décision vient à un moment où tout le monde assiste impuissant au déficit de parkings dont souffre la capitale. A cela s’ajoute que les initiateurs de ce projet inexplicable n’ont, en outre, pas daigné proposer une solution de rechange dans d’autres parkings, voire de dédommagement aux clients qui payent des abonnements de longue durée. Il est à rappeler, qu’actuellement, la capitale dispose de seulement cinq parkings autorisés.

Ce qui fait que les dizaines de citoyens ayant ayant recours au parking du théâtre de verdure pour le stationnement de leurs véhicules seront appelés dans les deux mois à venir à allonger la liste  des parkings anarchiques qui bloquent les artères d’Alger. Apparemment, le phénomène des parkings anarchiques a encore de beaux jours devant lui.

Aomar Fekrache

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