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Crise
Il y a un an,
débutait une période noire pour la République française, celle des
émeutes des banlieues, à travers tout le territoire national.
Aujourd’hui, l’ensemble de la classe politique française semble
craindre une recrudescence de cette violence qui avait pris en otage
une large majorité de la population française et qui avait surtout
déstabilisé l’ensemble du pays. La plupart des Français découvraient
la réalité des banlieues françaises avec leurs problèmes sordides et
leurs violences crues. Bon nombre d’entre eux, particulièrement les
artistes, avaient, à l’époque, pris position en faveur des jeunes de
ces cités qui mettaient les rues de France à feu et à sang et qui
ont mis sur le pied de guerre les forces de police de tout le pays.
Mais aujourd’hui encore, un an après, le sujet reste sensible et les
intervenants toujours aussi fébriles. Jeudi soir, France 2
organisait un débat pour tenter de mieux comprendre les tenants et
aboutissants de cette crise. Pour entamer le débat, la question
posée est de savoir ce que cela signifie aujourd’hui d’être
Français, avec l’appui sur le plateau d’une grande partie de
l’équipe du film Indigènes du réalisateur algérien, Rachid Bouchareb.
La première partie du débat se passe dans une ambiance bon enfant et
un tableau assez optimiste de la situation actuelle est mis en
lumière. Mais dès la moitié de l’émission, les choses se détériorent
et le ton monte considérablement. Des mots assez durs et même, à
certains moments, des insultes sont échangés entre différents
invités, censés représenter la pluriculturalité du pays. Cette
émission n’est évidemment pas une référence de l’ensemble du débat
au niveau national, mais elle à malheureusement mis à jour les
dissensions qui existent entre Français et si une nouvelle crise des
banlieues pourrait être évitée, cela n’empêchera pas la fracture qui
existe en France de s’élargir un peu plus chaque jour.
Fouzia Mahmoudi
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