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Constantine, Mila et Chelghoum Laïd
L’eau de Beni
Haroun arrivera en février
Le ministre a
constaté l’évolution des travaux de la première phase de ce
transfert et qui porte sur la mise en place de couloirs
d’alimentation pour les trois villes citées.
La mise en service
de l’approvisionne-ment en eau potable des villes de Mila,
Constantine et Chelghoum Laïd à partir du barrage de Beni Haroun
aura lieu fin février 2007 «compte tenu du progrès constaté dans la
réalisation des différentes infrastructures de ce grand transfert
des eaux qui concerne six wilayas de l’Est algérien», a annoncé
jeudi à Mila le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal.
Au cours d’une visite d’inspection dans la wilaya de Mila, le
ministre a constaté l’évolution des travaux de la première phase de
ce transfert et qui porte sur la mise en place de couloirs
d’alimentation pour les trois villes citées. Parmi les
infrastructures les plus importantes de ce projet, dont la
réalisation tire à sa fin, la station géante de pompage implantée au
douar El Bidi, d’une capacité de 25 mètres cubes par seconde (soit
504 millions de mètres cubes par an), la pose de canalisation sur 12
km, un tunnel de 6 km entre Aïn Tine et Ouled Kaïm, un barrage
réservoir d’une capacité de 33 millions de mètres cubes à Oued
Athménia ainsi que deux stations de traitement des eaux à Aïn Tine
et Oued Athménia, traitant respectivement
110 000 et 330 000
mètres cubes par jour. M. Sellal s’est montré satisfait du rythme de
réalisation atteint au cours des deux dernières années grâce,
dira-t-il, à «l’intensification du suivi et à l’accélération des
travaux qui devraient être achevés en décembre prochain». Le mois de
janvier sera consacré aux essais techniques nécessaires avant la
mise en marche du transfert. La concrétisation de cet ensemble
hydraulique de Beni Haroun, a déclaré le ministre, «sera marquée
durant le premier trimestre de la prochaine année par la mise en
service des couloirs de transfert des eaux vers Khenchela, Batna et
Arris à partir du barrage de Koudiat Meddour (Batna)». M. Sellal a
également annoncé le lancement des travaux de réalisation du barrage
de Boussiaba (Jijel) qui sera d’un grand apport au complexe
hydraulique de Beni Haroun qui vise une retenue dépassant le
milliard de mètres cubes. En inspectant le chantier de réalisation
de la station de traitement des eaux de Sidi Mérouane, devant
recevoir les eaux usées de Mila, Grarem et Sidi Merouane, le
ministre des Ressources en eau a manifesté un grand intérêt quant à
la nécessaire protection du bassin du barrage contre toute sorte de
pollution.
M. Sellal a
insisté pour que cette station soit achevée en janvier prochain pour
réduire ainsi le délai de réalisation de 24 à 18 mois. Le ministre a
par ailleurs affirmé la volonté de son département ministériel de
veiller à offrir aux populations une eau de bonne qualité, indiquant
que des techniques de haut niveau seront utilisées à la station de
traitement de Oued Athménia. Cette station aura, dans une première
phase, à traiter
105 000 mètres
cubes par jour qui seront versés dans les couloirs d’alimentation de
la zone sud de la wilaya de Mila et la ville de Constantine et ses
environs.
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Œuvres universitaires de Tizi Ouzou
Un débrayage
illimité en vue
Le conseil
syndical des résidences universitaire de la wilaya de Tizi Ouzou
menace d’entrer dans un mouvement de protestation illimité si la
plate-forme de revendications des travailleurs n’est pas satisfaite.
Mouvement qui prendra effet, indique-t-on, à la fin de ce mois sacré
de ramadan. Le conseil sus-cité accuse, dans un communiqué
transmis, hier, à notre rédaction, la direction des œuvres
universitaires de la wilaya d’être derrière la détérioration de la
situation des travailleurs du secteur.
«Depuis
l’avènement de la direction des œuvres universitaires, la situation
de la carrière professionnelle des travailleurs ne cesse de se
dégrader. L’autoritarisme administratif impose les nouvelles lois
de régence pour mieux exploiter la misère sociale des travailleurs
des résidences universitaires» explique-t-on. De plus, le communiqué
ajoute que «l’administration de la direction des œuvres
universitaires, fidèle aux traditions calamiteuses, confirme une
fois de plus son attachement aux anciennes pratiques que nous
croyons révolues, entre autres les passe-droits, les recrutements
abusifs et les chantages extrêmes pour mieux servir les goûts des
dirigeants. Les dépassements, l’arbitraire font le menu quotidien
des responsables de la direction des œuvres universitaires centre de
Tizi Ouzou». En matière de gestion des ressources humaines, les
signataires du communiqué notent les promotions des cadres exerçant
au niveau de ladite direction, les recrutements avec plus
d’affinités pour les groupes d’intérêts et leurs acolytes, alors que
«des travailleurs en exercice n’ont pas accès aux promotions bien
qu’ils dépassent de loin la durée légale» exigée dans un poste,
précise le communiqué. Par ailleurs, tout en dénonçant ces pratiques
qualifiées de «hogra», les membres du conseil syndical des
résidences universitaires Didouche Mourad et de Boukhalfa 01 ont
réitéré leur plate-forme de revendication qui renferme plusieurs
doléances pour ne citer que la reconnaissance du syndicat en tant
que partenaire social, la régularisation des vacataires,
l’amélioration des conditions de travail et la libération des
logements d’astreinte des travailleurs ayant déjà bénéficié d’un
logement social.
M. K.
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Barrage de Brizina (El Bayadh)
Inquiétante
baisse du débit
Un intérêt
particulier est accordé par les instances concernées à la baisse du
débit du barrage de Brizina , indique-t-on auprès du directeur de
l’hydraulique et des ressources en eau de la wilaya d’El Bayadh. Le
problème de cette réduction qui dure depuis cinq mois est à l’étude
par l’Agence nationale des barrages, signale-t-on. Le barrage de
Brizina, infrastructure de base réalisée en 2003 avec un taux de
stockage évalué à 123 millions de m3, est destiné à alimenter les
périmètres irrigués, notamment les palmeraies s’étendant sur une
surface de 174 hectares en eau, en plus du projet de raccordement
des canalisations vers le barrage de «Dhayet Bagra» en vue de
reconvertir cette région en véritable pôle agricole. Cependant, cet
ouvrage d’art enregistre des déperditions qui seront traitées par
les experts de l’Agence nationale des barrages, selon le directeur
de l’hydraulique qui précise que les abords du barrage seront
remplis par du béton pour éviter ces déperditions. Par ailleurs, le
secteur des ressources en eau de la wilaya d’El Bayadh a bénéficié
d’un important projet de réalisation d’un ouvrage d’art contre les
crues de l’oued d’El Bayadh pour un montant évalué à 15 milliards de
centimes. Dans l’attente de l’achèvement des procédures
administratives, ce projet sera lancé prochainement dans le but de
préserver la ville d’El Bayadh des inondations et dans un souci de
sauvegarde de l’environnement.
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