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Foncier industriel, crédits bancaires, exonérations d’impôts
«La loi
favorise les escrocs»
La plupart des
prétendants à l’investissement n’ont rien d’investisseurs.
Les députés ne
mâchent pas leurs mots. Rencontrés en marge des débats sur la loi de
finances 2007, il sont nombreux à estimer que la loi relative à la
promotion de l’investissement n’a pas, selon certains
parlementaires, tout réglé, hélas, pour freiner la dilapidation du
foncier et barrer définitivement la route aux «chasseurs» du foncier
industriel et aux autres crédits bancaires pour le montage
d’opérations virtuelles avant de s’évaporer délibérément, avec le
temps, dans la nature. Le foncier, point essentiel de
l’investissement, n’est pas bien réglementé, en dépit de la
mascarade qu’il ne cesse de subir au moment où le foncier se fait
rare, révèlent des députés au Jour d’Algérie. «Devant la largesse de
la loi contre les trabendistes du foncier, la saignée continue»,
estiment des sources parlementaires de la basse chambre économique
sous couvert de l’anonymat. Nos sources expliquent que «la plupart
des prétendants à l’investissement n’ont rien d’investisseurs, ils
viennent s’installer en présentant un dossier ficelé pour s’adresser
à la banque, puis ils viennent demander des lots de terrain pour
monter un soi disant projet qu’il ne monteront jamais». «On leur
attribue deux hectares, par exemple, afin de justifier l’octroi d’un
crédit bancaire pour monter le financement des projets qu’ils ne
réaliseraient pas ou en partie et spéculer avec l’autre partie»,
développe encore notre source. Le hic, ajoutera-t-on, est
«l’hypothèque». Ces investisseurs véreux présentent à la banque
l’acte de concession de l’assiette octroyée pour recevoir le projet
dont «ils ne sont pas propriétaires». «Et c’est comme ça que le
foncier est dilapidé», affirment nos interlocuteurs, «par la faute
d’une loi trop laxiste». L’affaire, dite communément «affaire
Bouricha», ex-wali de Blida, est l’exemple typique de ce genre de
réseaux des opérations «foncier connection». Une véritable mafia du
foncier s’est installée en Algérie, nous explique-t-on du côté du
Sénat. Un sénateur, membre de la commission des finances, s’en prend
aux députés de l’APN qui ne vont pas dans le fond des choses avant
de voter des lois qui engagent l’Etat et ses biens. Car l’anomalie
réside en effet, selon ce sénateur, dans le fameux article 54 de la
loi de finances 2005, qui l’avait instituée.
Au sénat, lors du
passage, l’an dernier, de ladite loi, nous avions vainement opposé
des réserves quant aux dérives occasionnées par l’article incriminé.
«Mais ce n’est qu’en faveur de la loi sur le foncier que le problème
est partiellement réglé», précise-t-on. Comment ? Pour plus
d’éclaircissements, la même source soulève, à ce titre, quelques
observations. La première concernant les délais de réalisation de
vrais-faux projets. La deuxième ayant trait au suivi et au contrôle.
«L’investissement en Algérie est la plus facile opération à monter,
j’oserai dire, dans le monde», dira notre interlocuteur et
d’enchaîner : «Vous êtes un investisseur, vous bénéficiez d’une
assiette plus ou moins importante, vous êtes libres après d’en faire
ce que vous voulez : la vendre, la construire ou la laisser telle,
personne ne vous dérangera». Autrement dit, il n’y a ni balises ni
contrôle. Pour y remédier, ce sénateur propose «l’obligation des
délais de réalisation du projet». «Il faut introduire des
dispositions, des garde-fous». «Cela est nécessaire, clame-t-il,
pour astreindre les gens à monter leurs projets avant deux ou trois
ans au bout desquels l’investisseur virtuel doit restituer, de
facto, les assiettes acquises à cet effet».
«La Cour des
comptes doit être mise à contribution pour faire immobiliser les
trabendistes et permet de mettre l’Algérie au diapason des normes
internationales», suggère-t-il encore. «On est à la traîne par
rapport aux voisins», déplore ce sénateur, citant, à titre
comparatif, la Mauritanie, qui est à l’étape expérimentale dans ce
domaine, alors que le Maroc, bien en avance, est à sa troisième
année d’application de telles dispositions. «On est très en retard
dans tous les domaines et un ministre des Finances ne peut rien tout
seul», conclut-il.
Salah Bey
Haut
600 000 logements sociaux à vendre
Réduction de
40% sur les prix
Face aux
difficultés rencontrées dans la mission de mener à bien l’opération
de vente des logements sociaux, le Gouvernement a décidé de passer à
une autre étape dans sa démarche de faciliter l’achat de biens
immobiliers par leurs locataires. Cette mesure consiste en la
réduction de près de 40% sur les prix actuels de ces logements
sociaux proposés à la vente par l’Etat, selon Mourad Medelci,
ministre des Finances, qui s’exprimait, jeudi dernier, lors de la
session plénière de l’APN, consacrée aux réponses des ministres aux
préoccupations exprimées par les députés lors des débats autour du
projet de loi de finances 2007. Le ministre a expliqué à l’APS qu’il
s’agissait des logements sociaux construits avant janvier 2004 et
dont le nombre avoisine les 600 000 unités à travers le territoire
national. L’Etat arrivera-t-il à vendre ces logements en décidant de
cette nouvelle mesure incitative ? Il n’a pas été question du nombre
de logements – parmi ces 600 000 logements mis en vente – qui ont
été cédés à leurs locataires. L’opération de vente des logements ne
semble pas avoir connu un rush de la part de leurs locataires et ce,
en raison de leurs prix, inaccessibles pour bon nombre de
bénéficiaires. D’où cette décision de réduire, de près de 40%, les
prix actuels de ces logements. Le ministre a, d’autre part, indiqué
que la vente de logements sociaux a été entamée après la
promulgation en 2002 d’une loi autorisant la cession de ce type
d’habitat. Il estime que le rythme de vente de ces logements
enregistre une lenteur en raison, notamment, des prix de cession
élevés tels que pratiqués actuellement. Il est clair que la baisse
du pouvoir d’achat, le chômage galopant (contrairement à ce
qu’annoncent des officiels) et la cherté de la vie font que de
nombreux locataires de logements sociaux n’arrivent pas à rassembler
la somme d’argent nécessaire à l’achat des logements qu’ils
occupent. Le nombre de ces logements vendus pourrait constituer un
indice sur le pouvoir d’achat des Algériens. La non réussite de
cette opération de cession des biens de l’Etat signifierait que ce
pouvoir d’achat n’est pas à son meilleur niveau. C’est
incontestable, tous les ménages algériens souhaiteraient être
propriétaires des logements qu’ils occupent. Le but, pour l’Etat,
n’est pas seulement financier mais, également, politique, dans la
mesure où la réussite de la vente de 600 000 logements sociaux
pourrait «prouver» que le pouvoir d’achat des ménages algériens
s’est amélioré. A cela s’ajoute le fait qu’une fois ces logements
vendus, l’Etat se désengagera de la gestion des cités concernées et,
donc, réduire ses dépenses financières dans ce cadre. Ceci
s’explique par le fait que la gestion des cités revient aux
occupants lorsque ceux-ci sont propriétaires de ces logements, comme
stipulé dans les réglementations régissant la gestion des cités. La
vente de ces logements permettrait aussi de renflouer les caisses de
l’Etat et cet argent pourrait servir aux OPGI de réaliser d’autres
projets de construction de logements, ainsi que permettra à ces
offices de promotion et de gestion de promotions immobilières de
mettre fin à la situation créée par le non payement des loyers. Il
faut, cependant, dire qu’en l’absence de cadres juridiques et
administratifs régissant la gestion des cités après ces cessions,
pourrait créer une autre situation : celle de non gestion, tout
court, de ces cités, avec ce que cela entend comme conséquences sur
le cadre de vie des occupants de ces agglomérations.
M. Abi
Haut
Mohammadia (Mascara)
80 blessés dans
l’explosion d’un gazoduc
L’explosion du
G.Z.12, gazoduc reliant Hassi R’mel à Arzew, jeudi à 17h15, au nord
de Mohammadia, dans la wilaya de Mascara, a fait près de 80 blessés,
dans certains dans un état grave, souffrant de brûlure au troisième
degré.
Ce jeudi, une
déflagration sans précédant a fait sursauter les habitants de
Mohammadia, qui ont grandement paniqué, pensant de prime abord à un
acte terroriste… Finalement, il s’agissait de l’explosion d’un
pipeline traversant les terres agricoles du douar Bekhaïtia n°2.
L’explosion a ameuté tous les habitants des douars voisins, attirés
par les flammes qui s’élevaient à une centaine de mètres. Aussitôt
l’alerte donnée, les unités de Protection civile de Mohammadia, de
Sig et de Mascara ont envoyé leurs hommes pour circonscrire
l’incendie qui a également atteint les maisons voisines (14) et
secourir les blessés, sachant que des maisons sont construites à
seulement 150 mètres du gazoduc. Les autorités de la wilaya de
Mascara, à leur tête le Premier responsable de l’exécutif, M. Larbi
Merzoug, accompagné du directeur régional de Sonatrach étaient là
pour superviser personnellement les opérations et évaluer les
dégâts.
Sur place, a-t-on
constaté, la déflagration a creusé un énorme cratère d’environ
trente mètres de diamètre et presque autant de profondeur. En face
du sinistre, les gens courraient dans tous les sens, certains pour
porter secours aux blessés, environ 80. Ces derniers ont été évacués
par les éléments de la Protection civile et des particuliers vers
les services des urgences de l’hôpital Dahou Dahoua de Mohammadia où
une cellule de crise a été mise sur pied dès l’annonce de
l’accident. Les personnels, médical et paramédical, s’étant
fortement mobilisés pour prendre en charge les blessés. De là, ceux
dont le cas était jugé très critique, dix-neuf, selon des sources
médicales, ont été transférés vers les hôpitaux de Sig et de Mascara
ainsi que vers le CHU d’Oran. Ici, apprend-on, des sept personnes
prises en charge, une était jugée dans un état très grave et devait
être transférée vers l’hôpital de Aïn Naâdja à Alger. Devaient
également périr sous le feu des bêtes domestiques, quelque quarante
moutons, complètement carbonisés dans leur enclos. Interrogé sur les
causes de cette explosion, un responsable de Sonelgaz a refusé de
faire de commentaire, préférant attendre les résultats de l’enquête,
au moment où d’autres sources faisaient état d’une fuite de gaz,
sans préciser ce qui a pu provoquer la déflagration. Cela dit, cet
incident n’a pas empêché certains de rappeler qu’une explosion avait
eu lieu en septembre 2004 sur le même gazoduc, près du village d’El
Ghomri, en se demandant si l’explosion n’est pas due à la vétusté du
pipeline. A noter enfin que, pour circonscrire complètement
l’incendie, il a fallu fermer une vanne au niveau d’une station
située en amont, plus précisément à Guelta Hamra, à Relizane.
Selim Deroui
Haut
Division chez les Aârouchs
Abrika-Gherbi :
rien ne va plus
La coordination
des Aârouchs, daïras et communes (CADC) a réagi, par le biais de son
délégué, Mustapha Mazouzi, à la déclaration virulente, rendue
publique par la CICB, à travers laquelle les délégués de Béjaïa
accusent ouvertement Belaïd Abrika d’«affaissement moral» et de
«dérive politicienne». Contacté par nos soins, M. Mazouzi, qui s’est
dit étonné de cette sortie médiatique en ce moment précis, nous a
affirmé que «les délégués de la CICB n’ont pas à rendre publique
cette déclaration. C’est une attaque contre l’intégrité du mouvement
citoyen, que nous dénonçons vivement. Comment se fait-il qu’au
moment où le mouvement citoyen amorce une profonde réflexion sur
son devenir, les délégués de Béjaïa rendent publique cette
déclaration, qui n’est qu’un coup de couteau dans le dos du
mouvement ?»,
s’interroge le délégué de Tizi Ouzou. Par cette déclaration,
ajoutera notre interlocuteur, «la sortie de l’intercommunale de
Béjaïa entraînera une déchirure grave et sans précédent au mouvement
citoyen». S’agissant des accusations portées par les délégués de la
CICB contre la figure charismatique du mouvement citoyen, notamment
celle ayant trait à sa participation à un colloque traitant de la
corruption, Mustapha Mazouzi, tout en affirmant que M. Abrika a le
soutien indéfectible de la CADC, dira que «ce dernier fut invité à
prendre part à ce colloque en sa qualité d’universitaire et non en
tant que délégué». Pour rappel, la coordination de Yemma Gouraya a
accusé ouvertement, dans une déclaration rendue publique, Belaïd
Abrika d’avoir utilisé le mouvement pour promouvoir son aura, au
détriment des sacrifices des victimes du Printemps noir. La CICB a,
dans ce document, «dénoncé énergiquement l’affaissement moral et la
dérive politicienne de Abrika qui ne rate aucune occasion pour
ramener un mouvement, qui a drainé des millions de personnes à Alger
le 14 juin 2001, à sa petite personne et que trop de sang a coulé
pour que des personnes tentent, aujourd’hui, d’utiliser ce mouvement
comme tremplin pour une promotion politique personnelle.» Désormais,
entre Belaïd Abrika, figure de proue du mouvement citoyen, et la
Coordination intercommunale de Béjaïa, c’est la guerre. Une guerre
qui n’aurait pas lieu d’être, car le duel à fleurets mouchetés que
se livrent actuellement les deux coordinations du mouvement citoyen
risque d’entraîner dans son sillage l’effritement de celui-ci.
D’autant plus que le mouvement n’a pas la force mobilisatrice qu’il
avait lors des évènements du Printemps noir.
Djamel Oukali
Haut
Enseignement supérieur
Le LMD se
généralise
Dans le cadre de
la poursuite des auditions des membres du gouvernement, le président
Bouteflika, a consacré une séance au secteur de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche scientifique.
La stratégie de
développement et de réforme du secteur de l’Enseignement supérieur
et de la Recherche scientifique élaborée pour être mise en œuvre sur
la période quinquennale 2005/2009, inscrit ses grands objectifs dans
le projet de renouveau national initié par le président de la
République depuis 1999. Elle se traduit par la mise en œuvre d’un
programme quinquennal de soutien, de développement et d’extension du
réseau universitaire en termes d’infrastructures pédagogiques,
d’équipements scientifiques, techniques et d’accompagnement,
d’espaces conviviaux de vie universitaire, ainsi qu’en termes
d’infrastructures des œuvres universitaires, dans la perspective de
permettre l’accueil, à l’horizon 2009, de
1 400 000
étudiants. Ce programme comporte la réalisation et l’équipement de
506 800 places pédagogiques, 370 500 places d’hébergement et 31
restaurants universitaires centraux destinés aux grands campus
universitaires ainsi que 30 sièges de direction des œuvres
universitaires. Ce programme est conforté par le développement de
nouvelles méthodes d’enseignement. Au terme de l’année en cours,
l’effectif enseignant de rang magistral atteindra 5 578 professeurs
et maîtres de conférence, ce qui représente un taux de 20,6% de
l’effectif global des enseignants.
La réforme de
l’enseignement supérieur, en conformité avec le standard
international, fondée sur
3 paliers
d’enseignement qui sont : la licence, le master et le doctorat, est
introduite progressivement depuis l’année 2004. Parmi les principaux
objectifs de cette réforme, figurent l’adaptation de notre système
d’enseignement supérieur aux changements intervenus dans le monde et
la promotion de la relation université/environnement
socio-économique, par la mise en place d’offres de formation
adaptées, au niveau de la licence afin de répondre aux besoins de
l’économie nationale en cadres intermédiaires. Il y a lieu de
souligner que cette réforme, qui entre dans sa 3e année
d’application, a vu l’habilitation de 39 établissements
d’enseignement supérieur pour l’organisation de formation dans le
cadre de la licence du nouveau régime, dit LMD et ce, dans sa double
projection académique et professionnelle. Le bilan de la mise en
œuvre des dispositions de la loi
n° 98-11 portant
loi d’orientation et de programme à projection quinquennale sur la
recherche scientifique et le développement technologique 1998-2002 a
donné lieu à des efforts révélateurs des résultats obtenus au titre
desquels il convient de citer les actions suivantes a vu
l’élaboration et la mise en œuvre de 27 programmes nationaux de
recherche sur les 30 prévus. Plus de
5 000 projets de
recherche ont été exécutés dans ce cadre. Valorisant les actions
initiées dans le cadre du développement du secteur, le président de
la République a insisté à ce que tous les efforts consentis
puissent, à terme, garantir les meilleures conditions pédagogiques,
scientifiques, organisationnelles, matérielles et sociales
susceptibles de permettre la formation et le développement de
ressources humaines, en tant que levier stratégique permettant de
doter le pays d’un atout concurrentiel certain, dans un monde en
constante mutation dans tous les domaines.
Redouane A.
Haut
Blocage du projet d’investissement Alexo par l’APC d’Amizour
Le RCD suspend
ses élus
L’instance
régionale du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD),
vient de sortir de sa réserve en s’impliquant directement dans le
conflit qui oppose ses élus à l’APC d’Amizour et le P-DG d’Alexo,
projet d’investissement privé d’extrusion de profilés d’aluminium
bloqué depuis de longs mois. En effet, le bureau du RCD de Béjaïa a
pris la défense de l’investisseur qui, pour rappel, a saisi toutes
les institutions compétentes, dont la wilaya et le gouvernement,
dans l’espoir d’avoir gain de cause devant l’entêtement du maire –
d’obédience RCD – et ses camarades, qui ont tout fait pour bloquer
le projet allant jusqu’à user de tous les arguments pour ramener la
population à adhérer à leur démarche qui s’apparente à une affaire
personnelle. Les instances du RCD de Béjaïa qui ont eu à interpeller
les élus d’Amizour afin de les convaincre de lever les contraintes
qui bloquent ce projet ambitieux qui dispose de toutes les
autorisations administratives nécessaires, dont celle du ministère
de l’Environnement, faite après une expertise qui a démontré que
l’activité de l’usine n’est pas polluante et son impact sur
l’environnement est nul, ont décidé de suspendre leurs élus et les
déférer devant les commissions de discipline compétentes qui
pourraient prononcer une levée de couverture politique. Dans une
déclaration rendue publique hier, le bureau régional du RCD dit
«s’inscrire dans une économie encourageant les initiatives
créatrices d’emploi et de richesses». Pour les rédacteurs du
document, à partir de l’instant où une expertise pluridisciplinaire
a donné son quitus, «il était admis que l’acharnement des élus à
mettre en échec ce projet de nature à soulager une région
particulièrement affectée par la crise du sous-développement ne
pouvait s’expliquer que pour des raisons inavouées». «Le RCD, qui a
tiré les conclusions qui s’imposaient, ne se laisserait pas
embarquer dans une démarche obscure et volontairement négative, dont
les tenants et aboutissants échappent à la logique du parti»,
tranche-t-on.
Hocine Cherfa
Haut
Attatba
53 familles
relogées avant l’Aïd
«Qadra oual keskas»
est l’appellation donnée par les habitants de Attatba, dans la
wilaya de Tipasa, à une cité de recasement, datant de la période
coloniale, située près du marché de détail de la ville, en bordure
de la route qui grimpe du centre-ville, en direction de la localité
côtière de Bouharoun et ce, pour signifier l’exiguïté des logements
la composant ; tous des «une pièce cuisine».
Il va sans dire
qu’avec le temps et l’agrandissement des familles qui y résident,
ladite cité a fini par devenir un véritable bidonville, où
s’entassaient dans les conditions que l’on devine, 53 familles. Des
familles qui devaient quitter les lieux il y a un plus de trois
années. Mais qui ne l’ont pas fait du fait du séisme de mai 2003,
les techniciens du CTC, ayant exigé des autorités de la wilaya de
Tipasa et de l’organisme logeur, l’OPGI, le confortement, préalable
à toute réception officielle de la cité des 120 logements, un
ensemble résidentiel mitoyen de la nouvelle salle de sport de la
ville, situé en bordure de la RN 67, qui devait les accueillir.
Le confortement en
question et la décision d’attribution desdits logements ayant pris
du retard – et ce, pour des raisons où la technique n’a rien à voir
– les habitants de «Qadra oual keskas» ont dû patienter jusqu’à
mercredi dernier pour quitter leurs misérables taudis et prendre
possession de leurs nouveaux logements où ils vont passer peut-être
pour la première fois dans leur vie, un Aïd dans des conditions
décentes.
L’opération de
déménagement, qui a été supervisée par le chef de daïra de Koléa et
les autorités communales de Attatba, a été facilitée par la
mobilisation d’importants moyens humains et matériels dont une bonne
partie a été utilisée pour la démolition de la cité évacuée.
Selon nos sources,
le site ainsi récupéré servira s’assiette à la réalisation d’un
certain nombre de logements sociaux dont les travaux seront lancés,
nous a-t-on dit, massivement. L’opération de recasement des
habitants des sites insalubres de la ville se poursuivra aujourd’hui
par le relogement dans la même cité où ont été installés les
habitants de «Qadra oual kesks», de 71 autres familles qui, elles,
vivaient dans différents quartiers de la ville, dans des conditions
difficiles.
Haut
Exposé de la loi de finances 2007
Medelci réduit
la pauvreté à 0,6%
Le ministre des
Finances, Mourad Medelci a répondu, mercredi soir, aux questions des
députés à l’APN lors de la dernière séance consacrée aux débats sur
la loi de finances 2007.
Le ministre est
revenu au début de son intervention sur les préoccupations communes
des députés relatives à la méthode de travail pour la concrétisation
des différents programmes.
Sur le volet
social, Medelci a estimé que la loi de finances 2007 a consacré des
avantages au profit des travailleurs et des retraités. Ces
préoccupations seront, dira le ministre, débattues dans un cadre
organisé qui est le pacte économique et social. Les transferts
sociaux, précisera-t-il, sont passées de 463 milliards de dinars en
2005 à 586 en 2006 et à 677 en 2007. Concernant la pauvreté, M.
Medelci a affirmé que le taux des pauvres en Algérie a connu une
baisse en passant de 240 000 personnes en 2000, soit 0,8% de la
population à 137 400, ce qui représente 0,6% de la population. Ces
chiffres ont suscité la réaction de tous ceux présents dans la salle
qui se demandaient quelle pourrait être la source de ces chiffres
qui contredisent totalement ceux communiqués par Ould Abbès,
ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale qui a indiqué,
selon une étude du Ceneap, que le nombre de pauvres en Algérie a
atteint 450 000 citoyens soit 5,7%. Pour ce qui est de la gestion
des collectivités locales, M. Medelci a souligné que les dotations
budgétaires affectées aux programmes de développement locaux sont
passées de 446 milliards de dinars en 2005 à 1121 milliards de
dinars en 2006. Répondant aux nombreuses questions relatives à
l’adoption de 19 dollars comme prix de référence pour l’élaboration
de la loi de finances, Medelci a indiqué que ce chiffre ne change
pas, il sera encore maintenu. Et d’ajouter que dans le cas de
déficit, le gouvernement fera recours au fonds de recettes. Le
ministre a également donné des explications à toutes les questions
d’ordre financier et économique. Pour la hausse du budget de
fonctionnement, le ministre a indiqué que notre pays est en phase de
réaliser de grandes infrastructures et leur gestion demande des
coûts plus importants. Tout en précisant que le gouvernement vise
une égalité dans la gestion de tous les projets, le ministre a
indiqué que des efforts supplémentaires seront consentis pour
améliorer l’environnement de l’investissement. Ces efforts ont
commencé par le système monétaire, qui est appelé à s’améliorer pour
l’année prochaine. L’année 2007 verra la généralisation et le
développement du nouveau système de payement adopté il y a trois
mois. Ce système a permis, en plus de faciliter la tache aux
citoyens, un meilleur contrôle pour les banques. Le contrôle des
banques et des projets d’investissement sera assuré par centrale des
risques. La présentation de la nouvelle loi sur le foncier, ajoute
le ministre a deux objectifs, à savoir l’exploitation des assiettes
non exploitées et de rattraper le retard de 2 à 3 ans afin de
concrétiser les projets. Pour les problèmes de corruption et de
fraudes à l’origine de tous les scandales, le ministre annonce des
mesures pour maîtriser le marché informel qui a pris une proportion
alarmante. Le contrôle sur toutes les entreprises, dira le ministre,
demande plus de moyens et d’organisation. L’accord d’association
avec l’UE a eu comme première conséquence la diminution de 7% des
importations malgré une baisse des taxes douanières. Notre pays a
élaboré une législation où ont été introduites des mesures de
protection de la production nationale. Concernant la dette
contractée auprès de l’Espagne pour la réalisation du Métro d’Alger,
Medelci a expliqué que le président de la République n’a pas écarté
la possibilité de recourir à des dettes extérieures, en cas de
besoin. La dette contractée auprès de l’Espagne, cite le ministre,
représente 0,9% du coût du projet. M. Medelci a enfin annoncé la
présentation de la loi organique pour la loi de finances à la
commission économique et financière de l’APN. «Cette loi donnera un
nouveau concept de du budget de l’Etat», dira le ministre. «La loi
de finances 2009 sera présentée sur plusieurs années, elle ne
tiendra pas en compte les dépenses mais elle sera déterminée sur la
base de la nomenclature des programmes et des projets. Cette
nouvelle méthode définira les responsabilités, les moyens, et
permettra une lecture plus simple par les deux Chambres
parlementaires», expliquera le ministre qui précise que son
département a entamé l’élaboration de cette nouvelle loi depuis 3
ans et qu’elle nécessite deux années supplémentaires pour
l’achever.
Nouria B.
Haut
Moussa Touati à la Chaîne II
«Les chiffres
sur la pauvreté sont faux»
Intervenant, jeudi
dernier, sur les ondes de la Radio nationale Chaîne II, le président
du Front national algérien (FNA), Moussa Touati a dressé un tableau
peu reluisant de la situation actuelle du pays. Le désengagement de
la classe politique, l’appauvrissement de la société ainsi que la
mauvaise gestion des richesses du pays sont autant de volets passés
en revue par l’invité de l’émission hebdomadaire «Rencontre avec les
partis politiques», de la Chaîne II.
Sur une question
inhérente à la stagnation qui caractérise ces dernières années la
classe politique nationale, M.Touati a accusé d’emblée les partis de
l’alliance nationale d’avoir accaparé la scène «sans rien
concrétiser sur le terrain», a-t-il estimé. Selon lui, les trois
partis politiques regroupés dans l’alliance présidentielle n’ont pas
tenu leurs engagements, à savoir la mise en œuvre du projet du
Président. A ce propos, il cite la défaillance des différents
programmes initiés jusqu’ici par les staffs gouvernementaux
précédents. «Les partis de l’alliance ont présenté au peuple, lors
de leur campagne, des projets socioéconomiques qui se sont évaporés.
Où sont passées ces promesses ? Pourquoi continue-t-on de dire des
mensonges au peuple ? », s’est-il interrogé. De plus, contrairement
au rapport fait récemment par le département de Djamel Ould Abbès
relatif à la réduction du taux de la pauvreté dans le pays, le
président du FNA a rejeté en bloc les statistiques données par le
rapport en question. «Croire qu’il n’existe que 450 000 pauvres en
Algérie est un leurre. A mon avis, c’est tout à fait le contraire:
il y a au pays 450 000 riches et tout le reste du peuple est
pauvre», dira Moussa Touati soulignant dans la foulée la dégradation
du pouvoir d’achat des citoyens et le taux du chômage qui a
tendance, ajoute-t-il, à augmenter. «L’Algérien vit avec moins de 1
dollar/ jour, ce qui est au-dessous du seuil fixé par les
organisations internationales y afférentes», a indiqué l’orateur.
Dans le même sujet, il a soutenu que «le taux de chômage n’a pas
baissé. Il ne faut pas prendre le marché informel et le pré-emploi
pour du travail puisque ce ne sont que des fuites en avant. La
réalité est inquiétante».
M. Kechad
Haut
Six militaires blessés dans une bombe à El Harrach
Le GSPC frappe
à Alger
Le Groupe
salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) a frappé
avant-hier, jeudi, aux coups de 20h30, à Alger, en déposant une
bombe de fabrication artisanale juste en face de la caserne
militaire de Beaulieu, à El Harrach, et à quelques mètres d’une cité
militaire, apprenons-nous de source sécuritaire. Cette bombe de
fabrication artisanale était de faible intensité, fort heureusement.
Cependant, six militaires ont été légèrement blessés par la
déflagration causée par cet engin explosif. Les résultats des
investigations sont catégoriques, attribuant cet attentat terroriste
au GSPC, ajoute cette source. Informés de cet attentat terroriste,
de nombreux responsables de l’ANP, de la Gendarmerie nationale et de
la police, dont Zayene, premier responsable de la police judiciaire
de la Sûreté de wilaya d’Alger, se sont rendus, rapidement, sur les
lieux. Cet attentat fait craindre, toutefois, l’éventualité d’une
incursion de cette organisation terroriste à Alger. Le choix de
cette cible (une cité militaire et une caserne militaire), plusieurs
fois attaquée, en l’espace de quelques années, pourrait indiquer que
les éléments du GSPC, auteurs de l’attentat de jeudi dernier,
pourraient bénéficier des services d’un réseau de soutien et de
logistique ou d’informateurs. Ces derniers pourraient les avoir
guidés vers les lieux de l’attentat et préparé leur fuite. Il est à
noter qu’au même lieu, les terroristes avaient, il y a quelques
années, actionné une bombe à distance, au passage
d’«un véhicule, de
type J5, de transport privé de voyageurs, tuant tous les passagers.
Au même lieu, deux militaires avaient été attaqués par des
terroristes, il y a quelques années. L’un d’eux n’avait eu la vie
sauve que grâce à son réflexe en faisant le mort lorsque des
terroristes, à bord d’une voiture, les avaient mitraillés.
L’attentat terroriste de jeudi dernier prouve, par la faiblesse de
l’intensité de l’engin explosif, que les terroristes du GSPC
manquent de moyens et ne disposent plus des quantités d’explosifs
comme auparavant. Le mois de ramadan est, depuis l’apparition du
terrorisme, en Algérie, choisi par les terroristes pour la
recrudescence des attentats. Le directeur général de la Sûreté
nationale, Ali Tounsi, avait annoncé que 4 000 policiers
supplémentaires ont été mobilisés pour assurer la sécurité durant le
mois de ramadan, dans la wilaya d’Alger. Ce dispositif policier, qui
a concerné toutes les wilayas du pays, a pour but de lutter contre
la petite et moyenne criminalité, contre les agressions, contre les
vols et d’éventuelles tentatives d’attentats terroristes. La
vigilance devrait être de mise pour mettre en échec les desseins
macabres du GSPC et autres organisations terroristes.
M. Abi
Haut
Santé
Les assurances
de Amar Tou
Pas moins de 3,1
milliards de dinars ont été débloqués par l’Etat pour prendre en
charge les malades atteints de l’hépatite B et C. «Nous prendrons en
charge tous les malades atteints d’hépatite B et C se trouvant dans
nos hôpitaux», a annoncé jeudi, Amar Tou, ministre de la Santé et de
la Réforme hospitalière, lors d’une session plénière à l’APN
consacrée à l’examen de la loi de finances 2007.
En 2005, près de
629 cas ont été recensés à travers le territoire national et une
enquête sera lancée «prochainement» pour connaître l’ampleur de
cette maladie et tenter de définir les mécanismes de prévention.
«Elle sera élargie à d’autres catégories notamment aux donneurs de
sang et aux femmes enceintes car de nouveaux cas de contamination
ont été enregistrés parmi les malades sous dialyse».
Répondant aux
questions des députés sur la grippe aviaire, Tou se montre
optimiste, il dira qu’aucun cas n’a été détecté pour l’heure par le
département de l’Agriculture et que l’Algérie est loin
d’appréhender la situation que certains pays ont vécu, telle l’Egypte.
Par ailleurs, le ministre insistera sur l’insuffisance des médecins
spécialistes dans les régions des Hauts Plateaux et du Sud. Chaque
année, environ 1 000 spécialistes obtiennent leurs diplômes et leur
répartition pose problème. L’importante augmentation du nombre de
femmes diplômées
(70%) dont la
majorité, soit 80%, sont mariées avec des enfants fait que ces
spécialistes veulent exercer dans leurs villes d’origine près de
leurs familles. La plupart des parents souhaitent également que
leurs enfants exercent leur métier dans le Nord, ce qui prive ces
régions de médecins. Revenant sur la situation des paramédicaux, le
ministre précise que l’adoption par les députés de l’ordonnance
relative à la loi de la Fonction publique sera suivie de
l’élaboration des statuts de chaque secteur. «Toutes les parties
concernées participeront, en collaboration avec les partenaires
sociaux, à l’élaboration du statut des médecins et des paramédicaux,
et ce, dans le cadre général de l’action du gouvernement»,
soutient-il.
Irane Belkhedim
Haut
Accord Sonatrach-Lukoil
Bedjaoui
rassure Prodi
M. Prodi a déclaré
que son prochain voyage à Alger, prévu les 14 et 15 novembre,
pourrait permettre la mise en place de nouveaux axes de coopération.
Le président du
conseil italien, Romano Prodi, s’est déclaré disposé à étudier
toutes les possibilités pour impulser des rapports plus fructueux
avec l’Algérie en recevant ce jeudi M. Mohamed Bedjaoui, ministre d’Etat,
ministre des Affaires étrangères. M. Prodi a déclaré que son
prochain voyage à Alger prévu les 14 et 15 novembre pourrait
permettre la mise en place de nouveaux axes de coopération,
particulièrement dans le secteur des PME-PMI, les travaux publics,
les services ainsi que dans le secteur de la jeunesse et des sports.
Le Chef du gouvernement italien a indiqué que beaucoup d’atouts
plaident pour une coopération «plus large» et «multiforme»,
notamment la proximité géographique, les grandes possibilités
économiques des deux pays ainsi que la dépendance énergétique de son
pays. «Il suffit d’identifier les domaines de coopération et passer
à une autre étape et là je pense aux PME-PMI qui peuvent être d’un
apport particulier pour votre développement», a-t-il souligné. M.
Prodi a insisté durant sa rencontre avec le chef de la diplomatie
algérienne sur la volonté de son gouvernement de mettre en place une
politique méditerranéenne plus forte afin de coopérer de façon
égalitaire et en véritable partenaire avec les pays de la rive sud
de la Méditerranée. «Nous devons travailler ensemble et arriver à
mettre en place des centres de décision partagée», a souligné le
Chef du gouvernement italien dont la vision euroméditerrané-enne a
toujours constitué son principal objectif au temps où il présidait
la Commission européenne. Partisan de relations plus franches entre
l’Europe et les pays de la rive sud de la Méditerranée, Prodi a
rappelé son désir de créer une Banque méditerranéenne
d’investissement, similaire à la BEI (Banque européenne
d’investissements) affirmant que «nous devons arriver à mobiliser et
gérer ensemble». De son côté, Mohamed Bedjaoui, ministre d’Etat,
ministre des Affaires étrangères s’est entretenu jeudi à Rome avec
le président de la chambre des députés italiens, Fausto Bertinotti.
M. Bedjaoui citera
à cet égard l’apport et l’expérience particulière des PME-PMI et
l’expertise et le savoir-faire italien dans plusieurs secteurs hors
hydrocarbures. Au plan énergétique, le chef de la diplomatie
algérienne a rappelé la place stratégique de l’Italie dans les
rapports de l’Algérie avec ses partenaires étrangers, soulignant que
les relations dans le domaine gazier sont appelées à connaître un
essor particulier avec l’augmentation de la capacité du Transmed
pour la porter de 24,5 milliards m3/an à 31 milliard m3/an, ainsi
que la réalisation du second gazoduc «Galsi» qui reliera les deux
pays via la Sardaigne.
M. Bedjaoui mettra
à profit cette intervention concernant ce secteur pour rassurer son
interlocuteur en dissipant tous les malentendus rapportés par la
presse italienne au sujet de l’accord signé le 3 août dernier entre
Sonatrach et les deux compagnies russes Gazprom et Loukoil. «Il
s’agit seulement d’accords entre les compagnies de deux pays
producteurs. Il ne s’agit nullement de créer un cartel, comme cela a
été supposé», a rassuré le ministre.
M. Bedjaoui s’est
félicité de l’adoption, dernièrement, par la quatrième Commission de
décolonisation des Nations unies, de la nouvelle résolution
réaffirmant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination en
soulignant avec satisfaction le vote de l’Italie en faveur de cette
résolution. M. Bedjaoui a tenu en outre à souligner le rôle
hautement positif joué par l’Italie dans la résolution de la crise
libanaise et salué son engagement au sein de la Finul renforcée.
C’est donc une
collaboration et une coopération qui restent conformes au traité
d’amitié, de coopération et de bon voisinage, conclu entre les deux
pays en janvier 2003, et dont les nouveaux axes seront déterminés à
l’occasion de la visite à Alger du Chef du gouvernement Romano Prodi
les 14 et 15 Novembre prochain.
M. Bedjaoui a
souhaité voir les entreprises italiennes participer de manière
efficiente au développement économique de l’Algérie, à travers le
colossal et ambitieux programme de développement tracé par le
gouvernement à l’horizon 2009. «L’Algérie, a souligné le ministre,
serait désireuse qu’une partie des investissements revienne à
l’Italie».
Redouane A.
Haut
Maroc-Rasd
L’ONU appelle à
des négociations directes
Pied de nez à
Mohamed VI. Cadeau empoisonné que laisse là, à la veille de son
départ, Kofi Annan, au Maroc. Après une période de flou,
d’atermoiements et de tergiversations, dûs essentiellement à de
fortes pressions que la France exerçait sur le Conseil de sécurité,
l’ONU qui, en théorie, ne fait ici que rappeler ses résolutions
propres, a appelé, mercredi 18 octobre, dans un rapport publié par
son secrétaire général, le Maroc et la Rasd à ouvrir des
négociations «directes et sans conditions préalables pour assurer au
peuple sahraoui son droit à l’autodétermination. Effet de bombe et
de douche froide au royaume chérifien. Le Roi devait se mordre les
doigts de voir ses efforts s’éloigner le plus possible de la
solution qui «tue» : l’autodétermination. Lui qui s’est employé,
avec le soutien, ô combien solide et précieux de la France, à
saborder ce processus – et des fois à contourner les résolutions
onusiennes – voit donc tout son plan s’écrouler, comme un château de
cartes. Car le SG de l’ONU, pour une fois, n’a pas fait mystère de
son intention de trouver une issue au conflit dans le cadre,
explicitement souhaité, d’un référendum sur l’autodétermination de
l’ancienne colonie espagnole. Pour ce faire, M. Annan demande au
Conseil de sécurité de proroger le mandat de la mission des Nations
unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso)
pour une nouvelle période de six mois, jusqu’au 30 avril 2007.
L’annonce une fois
faite, aux responsables du Front Polisario de crier victoire.
«Le rapport vient
confirmer la véritable nature du conflit en tant que problème de
décolonisation et établir clairement des limites aux illusions
d’impliquer l’ONU dans une opération visant à légitimer son
occupation coloniale de notre pays», note, satisfait à l’APS, Ahmed
Boukhari, représentant du Front à l’ONU. Il s’agit, selon lui, ni
plus ni moins d’«appliquer les accords déjà signés entre le Maroc et
le Front Polisario. Ces différents accords (Plan de règlement
ONU-OUA, Accords de Houston et Plan Baker) prévoient tous
l’organisation d’un référendum d’autodétermina-tion pour permettre
au peuple sahraoui d’exercer librement son choix». Du côté du Maroc,
aucune réaction officielle n’a été, pour le moment, exprimée.
Il faut dire que
Mohamed VI s’attendait à tout, sauf à ce scénario catastrophe.
L’Algérie soutient le droit des Sahraouis à l’autodétermination dans
le cadre des accords onusiens, n’a pas, elle non plus, fait
connaître sa position sur le rapport.
Seule, pour le
moment, – et là c’est la grosse surprise – la Grande-Bretagne vient
d’annoncer son soutien à l’autodétermination des Sahraouis.
Le secrétaire d’Etat
britanniques aux Affaires étrangères, Kim Howells, a affirmé que le
Royaume-Uni assumera lors des débats du Conseil de sécurité autour
du conflit au Sahara occidental un rôle actif conformément à sa
position soutenant un règlement juste dans le cadre des Nations
unies et garantissant le droit du peuple sahraoui à
l’autodétermination.
La chambre des
communes britannique s’apprête, elle, à organiser mardi prochain et
pour la première de son histoire, un débat en plénière sur la
question du Sahara occidental en présence de la ministre des
Affaires étrangères, Margaret Beckett.
Amine Goutali
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Que faire de l’argent
Des hydrocarbures ?
L’invitation au
débat lancée il y a quelques jours par Ahmed Benbitour, ex-Chef du
gouvernement, à travers un article sur la situation socioéconomique
et politique du pays publiée par le quotidien El Watan, qui en a
saisi l’opportunité pour organiser une journée sur le thème de :
«Que faire de l’argent du pétrole?». auquel ont contribué, en sus de
M. Benbitour, deux autres éminents économistes et ex-cadres
supérieurs du pays, en l’occurrence M. M.H. Benissad, ex-ministre
des Finances et M. A. Hadj Nacer, ex-gouverneur de la Banque
d’Algérie, a été bien entendue.
Plusieurs autres
éminents économistes du pays ont donné également leur point de vue
sur la question même si certaines contributions ont été beaucoup
plus des attaques personnelles qu’un débat d’idées.
En dehors des
solutions économiques qui sont différentes pour les trois
économistes, il y a un constat sur lequel les trois éminentes
personnalités s’accordent : il n’y a pas suffisamment de croissance
économique et notamment dans les secteurs hors hydrocarbures,
branche énergie et mines, mises à part, ce qui n’a pas conduit à ce
qui est attendu, le bien- être social sauf «pour les introduits du
système» mais à «un appauvrissement» du peuple et que le vrai
problème ne se situe pas au niveau économique mais à celui du
politique.
Selon ces auteurs,
l’économique est devenue otage du politique et dans ce genre de
régime, qu’on ne peut qualifier de libéral, il ne peut y avoir de
croissance rapide que quand il y a une adhésion totale, de
l’économique au politique ou une conversion de ce dernier au
premier.
Autrement, le
résultat économique ne peut être, du fait des rivalités entre les
deux sphères, que stagnation ou au mieux une croissance morose avec
en prime, un marasme social croissant qui ne peut conduire, à terme,
qu’à une explosion du pays et c’est ce qu’on constate à travers des
émeutes sporadiques.
Revenons à la
question posée par El Watan : Que faut-il faire de l’argent des
hydrocarbures et non seulement du pétrole?
Pour y répondre,
faisons un diagnostic de la situation économique en 2005, du reste
du monde et du pays.
1/ Evolution de l’économie mondiale
Donnons les
grandes tendances contenues dans le rapport de la Banque d’Algérie.
Ce dernier nous apprend que la croissance a été au rendez-vous dans
les quatre continents du monde mais qu’elle est encore plus
importante en Asie notamment en Chine et en lnde, elle reprend au
Japon ainsi qu’en Europe mais les «Etats Unis d’Amérique» restent sa
principale locomotive.
Le risque
d’inflation dans ce dernier pays a conduit la réserve fédérale à
réviser à la hausse son taux d’intérêt directeur, ce qui risque de
conduire à son tour à un accroissement des taux d’intérêts
bancaires, de la valeur du dollar et in fine ralentir la croissance
de ce pays. La chute de l’immobilier en est un indicateur fort
révélateur de cette tendance.
Et si la
locomotive ralentit, il est clair que les wagons feront de même.
2/ Situation de l’économie du pays
L’analyse de
l’économie nationale se basera essentiellement sur les données
macroéconomiques autres que le secteur réel qui est considéré comme
résiduel en raison du fait que les chiffres qui le concernent ne
peuvent être considérés comme des chiffres définitifs et cela n’est
pas spécifique à l’Algérie mais une vérité vérifiée à travers tous
les pays du monde. Donc les chiffres du secteur réel ne sont que des
triturations, au mieux des prévisions. En fait, des prévisions
effectuées d’ailleurs il y a quelques années. J’invite les lecteurs
à lire les prévisions du FMI concernant notre pays pour s’en rendre
compte.
A contrario, les
données des autres secteurs sont plus exactes. C’est pourquoi,
l’analyse faite par M. Benbitour sur la balance des paiements,
malgré une petite confusion sur les revenus des facteurs auxquels il
a inclus ceux de l’émigration alors que ces derniers sont dans les
revenus unilatéraux ou les transferts, semble pertinente. Il faut
souligner que cette confusion n’altère en rien les résultats
auxquels il a abouti. L’analyse aurait été meilleure s’il avait
inclus les données relatives aux aspects monétaires et des finances
publiques.
L’analyse sera
succincte et s’attardera sur les principales faiblesses ayant un
lien avec notre sujet. Celle-ci révèle:
Au plan de la situation extérieure et notamment de la balance des
paiements:
a) Une
augmentation excessive des importations notamment des biens qui,
compte tenu de la capacité d’absorption du pays (hypothèse prise :
la capacité de production reste inchangée) et de la structure des
importations confrontées à la structure des crédits du système
bancaire, ne semblent pas se justifier.
Cela veut dire
qu’une partie importante des importations enregistrées comme biens
d’équipements ne sont en fait que du petit outillage qui n’a aucun
impact sur la création de l’emploi.
b) Une
augmentation excessive des importations des services non facteurs
dont l’absence de détails ne nous permet pas de nous prononcer sur
leur réalité.
Cependant ces
augmentations excessives des biens et services non facteurs
pourraient contenir des importations fictives et des
surfacturations.
c) Une faiblesse
manifeste des exportations hors hydrocarbures qui en disent long sur
la compétitivité externe des produits algériens et ce qu’attend le
pays en matière de mesures à prendre y compris un ajustement du
dinar pour prétendre les promouvoir.
d) Avec cette
évolution des importations des biens et services y compris les
services facteurs, la balance des paiements risque de devenir
insoutenable en cas de libération totale des opérations courantes
et si le prix de pétrole passe en dessous de 40 dollars.
e) Un niveau
d’endettement en baisse constante grâce aux opérations de
remboursement par anticipation dont le gain, au plan financier,
n’est pas évident.
f/ Un niveau de
réserves de change très important et qui pouvait l’être davantage
s’il n’y avait pas ces opérations de remboursement par anticipation
et «des importations payées cash» en absence de crédits extérieurs
nouveaux.
Au plan monétaire,
la variation positive des réserves de change s’est traduite par un
accroissement des avoirs extérieurs du système bancaire ainsi que
des dépôts, notamment de l’Etat, et, partant, de la masse monétaire
dont l’effet sur les prix a été annihilé grâce à une baisse de la
base monétaire alors que les crédits à l’économie ont crû d’une
manière très importante et notamment les crédits à moyen terme au
secteur privé.
Notant à ce niveau
la persistance des crédits non performants (des introduits du
système ?) encore très importants auprès des institutions
financières bancaires du secteur public malgré les opérations
précédentes d’assainissements du portefeuille des banques qui ont
continué en 2005 pour un montant de
5 milliards de
dollars.
Mais si les
autorités reconnaissent que les crédits non performants augmentent
chaque année de 5 milliards de dollars au minimum, ils ne font rien
pour y mettre fin. Bien plus, ils l’encouragent, en les
provisionnant (charges exceptionnelles) et en les compensant par le
Trésor public, c’est-à-dire, l’argent de la collectivité, de tous
les Algériens.
C’est cette
inacceptable et injuste prise en charge des crédits non performants
– qui ne sont que des escroqueries car des produits de
surfacturations, donc des transferts indus, des factures fictives ou
carrément des détournements – par la collectivité qui a conduit à
leur «débudgétisation» en 2006. Les banques publiques doivent
recouvrer leurs créances auprès des opérateurs concernés et le
Trésor public doit cesser de gaspiller les ressources de la
collectivité.
Une partie des
crédits non performants figure dans la situation des banques
présentée dans le rapport.
La baisse du
rythme d’inflation dans un contexte d’amélioration de la liquidité
du marché interbancaire de la devise en phase avec l’augmentation
des réserves de change du pays a conduit à une stabilité relative de
la valeur du dinar. (M. Benissad a révélé lors de la journée d’El
Watan que le FMI avait demandé à l’Algérie de passer à la
convertibilité totale du dinar en 1995. Ce qui reste à vérifier
puisque, même aujourd’hui, cette institution dit que les conditions
de passage à la convertibilité totale ne sont pas encore réunies.
Elles l’étaient encore moins à cette époque. L’affirmer, c’est
prendre les experts du FMI pour des demeurés et cette honorable
institution de faire du n’importe quoi!).
Au plan des
finances publiques, les recettes budgétaires ont crû de 38% alors
que les dépenses budgétaires ont augmenté de 5%. En même temps, les
hydrocarbures ont crû de 50% (110% pour le fonds de régulation des
recettes) alors les dépenses en capital n’ont crû que de 8%!
L’excédent
budgétaire est allé en partie au remboursement de la dette
extérieure et la plus importante partie placée en dépôt auprès de la
Banque d’Algérie.
Malgré cette
évolution et notamment des finances publiques, le PIB aurait
progressé de 5.1% tirées par les hydrocarbures (5.8%), les mines
(12.9%!) l’énergie et l’eau (9.5%), les travaux publics (7.1%) et
les services hors administration (5.6%) alors que les branches des
industries manufacturières, des peaux et cuirs, bois et papiers et
autres ont chuté de -14.4%, -18.4%, -15.9%, -25.1% respectivement.
Le taux de croissance de l’agriculture (1.9%) couvre à peine celui
de la population ramené à 1.63% alors que dans les années 1960,
l’Algérie couvrait non seulement l’accroissement de sa population
mais était un pays exportateur net de produits agricoles.
Le taux de
croissance du secteur privé n’a enregistré que 1.9% alors qu’il
consomme presque 50% du total du crédit du système bancaire. Le
crédit au secteur privé est passé de 674 .7 milliards de dinars en
2004 à 881.6 milliards de dinars en 2005, soit un taux de croissance
de 31%.
Malgré cette
situation, le taux de chômage est tombé de 29.9% en 1999 à 15.3% en
2005!! Aussi, compte tenu du programme complémentaire de soutien à
la croissance, notre pays risque, à ce rythme, de devenir un pays
importateur de main-d’œuvre en 2010! Si l’économie a créé autant
d’emplois, pourquoi ne pas privatiser les entreprises déficitaires
en les vendant même au dinar symbolique aux privés y compris
étrangers ou en les donnant en management sur la base des plans de
redressement comprenant des investissements complémentaires, pour
soutenir encore plus la croissance et ne pas subir encore, les
effets néfastes des crédits non performants sur les différentes
agrégats de l’économie d’autant plus que ceux qui seront licenciés
pourraient facilement trouver du travail?
Cette situation,
en apparence florissante, n’a pas empêché
M. Benissad,
relayé par la suite par
M. Bouzidi, à
s’inquiéter sur l’état du secteur industriel et notamment de
l’emploi et de nous recommander une solution qui a déjà coûté au
pays plus 35 milliards de dollars depuis 1989 à ce jour: la
restructuration du secteur public industriel!
Cette
recommandation semble avoir eu l’écho de M. Temmar, ministre des
Participations et de la Promotion des investissements, qui vient de
déclarer la même chose en mettant la faute sur la «défaillance du
privé national» oubliant que ces Road shows à travers la planète
n’ont aussi rien donné.
Si cela se fera
avec discernement et en toute transparence et permettra de relancer
l’économie et pourquoi pas. Sauf que, ce que l’Etat n’a pas su faire
depuis plus de vingt ans, rien ne garantit qu’il saura le faire
maintenant! En d’autres termes, cela sera encore de l’argent jeté
par les fenêtres!
L’Etat doit
quitter les branches déficitaires où règne une concurrence féroce.
L’idée de favoriser aussi une économie de substitution aux
importations est bonne mais exige un appareil statistique très
performant et très détaillé et c’est ce qui fait défaut.
3/ Que faire de l’argent des hydrocarbures ?
Compte tenu de ce
qui précède et notamment de la persistance de la croissance de
l’économie mondiale même en l’existence de signes de fatigue aux USA
ainsi que des engagements du pays avec la communauté économique
internationale en général et européenne en particulier d’une part,
l’existence de différents programmes de relance de l’économie
(global et sectoriels) et du niveau encore élevé du taux de chômage,
d’autre part, la promotion de la compétitivité de l’économie y
compris externe à même de relancer les exportations hors
hydrocarbures à moyen terme, ce qui insinue une réorientation de
l’économie et donc une reprise de l’investissement dans plusieurs
secteurs, doit être l’objectif recherché en permanence. L’approche
de la fin des mesures transitoires des accords pris avec la
Communauté européenne et de l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation
mondiale du commerce, pour ne citer que cela, conjuguée à la
situation encore floue (chiffres contradictoires) de l’économie
nationale, font qu’il est peut être urgent de faire appel à la
grande expertise internationale pour voir plus clair et décider
ensuite sur les choix des instruments pour atteindre cet objectif
même si les travaux du FMI, de la Banque mondiale et d’autres
bureaux d’études internationaux ont été aussi remarquables.
La Chine, qui a le
taux de croissance le plus élevé du monde depuis une décennie, l’a
fait et pourquoi pas l’Algérie?
Par Ghernaout
Mohamed
NB : Les
conclusions relatives aux investissements et par conséquent les
emplois créés, aux créances irrécouvrables et aux transferts
illégaux se sont avérées justes compte tenu de la révision par le
dernier Conseil des ministres sur l’investissement, de la note de la
Banque centrale appelant les banques à mieux maîtriser leur risque
crédit et finalement de la tenue par les banques et la douane d’une
journée sur le contrôle des opérations d’importations.
Haut
Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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