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Foncier industriel, crédits bancaires, exonérations d’impôts

«La loi favorise les escrocs»

600 000 logements sociaux à vendre

Réduction de 40% sur les prix

Mohammadia (Mascara)

80 blessés dans l’explosion d’un gazoduc

Division chez les Aârouchs

Abrika-Gherbi : rien ne va plus

Enseignement supérieur

Le LMD se généralise

Blocage du projet d’investissement Alexo par l’APC d’Amizour

Le RCD suspend ses élus

Attatba

53 familles relogées avant l’Aïd

Exposé de la loi de finances 2007

Medelci réduit la pauvreté à 0,6%

Moussa Touati à la Chaîne II

«Les chiffres sur la pauvreté sont faux»

Six militaires blessés dans une bombe à El Harrach

Le GSPC frappe à Alger

Santé

Les assurances de Amar Tou

Accord Sonatrach-Lukoil

Bedjaoui rassure Prodi

Maroc-Rasd 

L’ONU appelle à des négociations directes

La solution BlackBerry ® de Djezzy

Toujours en avance, toujours le premier informé

Que faire de l’argent

Des hydrocarbures ?

 

 21/10/06

 

Foncier industriel, crédits bancaires, exonérations d’impôts

«La loi favorise les escrocs»

La plupart des prétendants à l’investissement n’ont rien d’investisseurs.

Les députés ne mâchent pas leurs mots. Rencontrés en marge des débats sur la loi de finances 2007, il sont nombreux à estimer que la loi relative à la promotion de l’investissement n’a pas, selon certains parlementaires, tout réglé, hélas, pour freiner la dilapidation du foncier et barrer définitivement la route aux «chasseurs» du foncier industriel et aux autres crédits bancaires pour le montage d’opérations virtuelles avant de s’évaporer délibérément, avec le temps, dans la nature. Le foncier, point essentiel de l’investissement, n’est pas bien réglementé, en dépit de la mascarade qu’il ne cesse de subir au moment où le foncier se fait rare, révèlent des députés au Jour d’Algérie. «Devant la largesse de la loi contre les trabendistes du foncier, la saignée continue», estiment des sources parlementaires de la basse chambre économique sous couvert de l’anonymat. Nos sources expliquent que «la plupart des prétendants à l’investissement n’ont rien d’investisseurs, ils viennent s’installer en présentant un dossier ficelé pour s’adresser à la banque, puis ils viennent demander des lots de terrain pour monter un soi disant projet qu’il ne monteront jamais». «On leur attribue deux hectares, par exemple, afin de justifier l’octroi d’un crédit bancaire pour monter le financement des projets qu’ils ne réaliseraient pas ou en partie et spéculer avec l’autre partie», développe encore notre source. Le hic, ajoutera-t-on, est «l’hypothèque». Ces investisseurs véreux présentent à la banque l’acte de concession de l’assiette octroyée pour recevoir le projet dont «ils ne sont pas propriétaires». «Et c’est comme ça que le foncier est dilapidé», affirment nos interlocuteurs, «par la faute d’une loi trop laxiste». L’affaire, dite communément «affaire Bouricha», ex-wali de Blida, est l’exemple typique de ce genre de réseaux des opérations «foncier connection». Une véritable mafia du foncier s’est installée en Algérie, nous explique-t-on du côté du Sénat. Un sénateur, membre de la commission des finances, s’en prend aux députés de l’APN qui ne vont pas dans le fond des choses avant de voter des lois qui engagent l’Etat et ses biens. Car l’anomalie réside en effet, selon ce sénateur, dans le fameux article 54 de la loi de finances 2005, qui l’avait instituée.

Au sénat, lors du passage, l’an dernier, de ladite loi, nous avions vainement opposé des réserves quant aux dérives occasionnées par l’article incriminé. «Mais ce n’est qu’en faveur de la loi sur le foncier que le problème est partiellement réglé», précise-t-on. Comment ? Pour plus d’éclaircissements, la même source soulève, à ce titre, quelques observations. La première concernant les délais de réalisation de vrais-faux projets. La deuxième ayant trait au suivi et au contrôle. «L’investissement en Algérie est la plus facile opération à monter, j’oserai dire, dans le monde», dira notre interlocuteur et d’enchaîner : «Vous êtes un investisseur, vous bénéficiez d’une assiette plus ou moins importante, vous êtes libres après d’en faire ce que vous voulez : la vendre, la construire ou la laisser telle, personne ne vous dérangera». Autrement dit, il n’y a ni balises ni contrôle. Pour y remédier, ce sénateur propose «l’obligation des délais de réalisation du projet». «Il faut introduire des dispositions, des garde-fous». «Cela est nécessaire, clame-t-il, pour astreindre les gens à monter leurs projets avant deux ou trois ans au bout desquels l’investisseur virtuel doit restituer, de facto, les assiettes acquises à cet effet».

«La Cour des comptes doit être mise à contribution pour faire immobiliser les trabendistes et permet de mettre l’Algérie au diapason des normes internationales», suggère-t-il encore. «On est à la traîne par rapport aux voisins», déplore ce sénateur, citant, à titre comparatif, la Mauritanie, qui est à l’étape expérimentale dans ce domaine, alors que le Maroc, bien en avance, est à sa troisième année d’application de telles dispositions. «On est très en retard dans tous les domaines et un ministre des Finances ne peut rien tout seul», conclut-il.      

Salah Bey

 

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600 000 logements sociaux à vendre

Réduction de 40% sur les prix

Face aux difficultés rencontrées dans la mission de mener à bien l’opération de vente des logements sociaux, le Gouvernement a décidé de passer à une autre étape dans sa démarche de faciliter l’achat de biens immobiliers par leurs locataires. Cette mesure consiste en la réduction de près de 40% sur les prix actuels de ces logements sociaux proposés à la vente par l’Etat, selon Mourad Medelci, ministre des Finances, qui s’exprimait, jeudi dernier, lors de la session plénière de l’APN, consacrée aux réponses des ministres aux préoccupations exprimées par les députés lors des débats autour du projet de loi de finances 2007. Le ministre a expliqué à l’APS qu’il s’agissait des logements sociaux construits avant janvier 2004 et dont le nombre avoisine les 600 000 unités à travers le territoire national. L’Etat arrivera-t-il à vendre ces logements en décidant de cette nouvelle mesure incitative ? Il n’a pas été question du nombre de logements – parmi ces 600 000 logements mis en vente – qui ont été cédés à leurs locataires. L’opération de vente des logements ne semble pas avoir connu un rush de la part de leurs locataires et ce, en raison de leurs prix, inaccessibles pour bon nombre de bénéficiaires. D’où cette décision de réduire, de près de 40%, les prix actuels de ces logements. Le ministre a, d’autre part, indiqué que la vente de logements sociaux a été entamée après la promulgation en 2002 d’une loi autorisant la cession de ce type d’habitat. Il estime que le rythme de vente de ces logements enregistre une lenteur en raison, notamment, des prix de cession élevés tels que pratiqués actuellement. Il est clair que la baisse du pouvoir d’achat, le chômage galopant (contrairement à ce qu’annoncent des officiels) et la cherté de la vie font que de nombreux locataires de logements sociaux n’arrivent pas à rassembler la somme d’argent nécessaire à l’achat des logements qu’ils occupent. Le nombre de ces logements vendus pourrait constituer un indice sur le pouvoir d’achat des Algériens. La non réussite de cette opération de cession des biens de l’Etat signifierait que ce pouvoir d’achat n’est pas à son meilleur niveau. C’est incontestable, tous les ménages algériens souhaiteraient être propriétaires des logements qu’ils occupent. Le but, pour l’Etat, n’est pas seulement financier mais, également, politique, dans la mesure où la réussite de la vente de 600 000 logements sociaux pourrait «prouver» que le pouvoir d’achat des ménages algériens s’est amélioré. A cela s’ajoute le fait qu’une fois ces logements vendus, l’Etat se désengagera de la gestion des cités concernées et, donc, réduire ses dépenses financières dans ce cadre. Ceci s’explique par le fait que la gestion des cités revient aux occupants lorsque ceux-ci sont propriétaires de ces logements, comme stipulé dans les réglementations régissant la gestion des cités. La vente de ces logements permettrait aussi de renflouer les caisses de l’Etat et cet argent pourrait servir aux OPGI de réaliser d’autres projets de construction de logements, ainsi que permettra à ces offices de promotion et de gestion de promotions immobilières de mettre fin à la situation créée par le non payement des loyers. Il faut, cependant, dire qu’en l’absence de cadres juridiques et administratifs régissant la gestion des cités après ces cessions, pourrait créer une autre situation : celle de non gestion, tout court, de ces cités, avec ce que cela entend comme conséquences sur le cadre de vie des occupants de ces agglomérations.

M. Abi

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Mohammadia (Mascara)

80 blessés dans l’explosion d’un gazoduc

L’explosion du G.Z.12, gazoduc reliant Hassi R’mel à Arzew, jeudi à 17h15, au nord de Mohammadia, dans la wilaya de Mascara, a fait près de 80 blessés, dans certains dans un état grave, souffrant de brûlure au troisième degré.

Ce jeudi, une déflagration sans précédant a fait sursauter les habitants de Mohammadia, qui ont grandement paniqué, pensant de prime abord à un acte terroriste… Finalement, il s’agissait de l’explosion d’un pipeline traversant les terres agricoles du douar Bekhaïtia n°2. L’explosion a ameuté tous les habitants des douars voisins, attirés par les flammes qui s’élevaient à une centaine de mètres. Aussitôt l’alerte donnée, les unités de Protection civile de Mohammadia, de Sig et de Mascara ont envoyé leurs hommes pour circonscrire l’incendie qui a également atteint les maisons voisines (14) et secourir les blessés, sachant que des maisons sont construites à seulement 150 mètres du gazoduc. Les autorités de la wilaya de Mascara, à leur tête le Premier responsable de l’exécutif, M. Larbi Merzoug, accompagné du directeur régional de Sonatrach étaient là pour superviser personnellement les opérations et évaluer les dégâts.

Sur place, a-t-on constaté, la déflagration a creusé un énorme cratère d’environ trente mètres de diamètre et presque autant de profondeur. En face du sinistre, les gens courraient dans tous les sens, certains pour porter secours aux blessés, environ 80. Ces derniers ont été évacués par les éléments de la Protection civile et des particuliers vers les services des urgences de l’hôpital Dahou Dahoua de Mohammadia où une cellule de crise a été mise sur pied dès l’annonce de l’accident. Les personnels, médical et paramédical, s’étant fortement mobilisés pour prendre en charge les blessés. De là, ceux dont le cas était jugé très critique, dix-neuf, selon des sources médicales, ont été transférés vers les hôpitaux de Sig et de Mascara ainsi que vers le CHU d’Oran. Ici, apprend-on, des sept personnes prises en charge, une était jugée dans un état très grave et devait être transférée vers l’hôpital de Aïn Naâdja à Alger. Devaient également périr sous le feu des bêtes domestiques, quelque quarante moutons, complètement carbonisés dans leur enclos. Interrogé sur les causes de cette explosion, un responsable de Sonelgaz a refusé de faire de commentaire, préférant attendre les résultats de l’enquête, au moment où d’autres sources faisaient état d’une fuite de gaz, sans préciser ce qui a pu provoquer la déflagration. Cela dit, cet incident n’a pas empêché certains de rappeler qu’une explosion avait eu lieu en septembre 2004 sur le même gazoduc, près du village d’El Ghomri, en se demandant si l’explosion n’est pas due à la vétusté du pipeline. A noter enfin que, pour circonscrire complètement l’incendie, il a fallu fermer une vanne au niveau d’une station située en amont, plus précisément à Guelta Hamra, à Relizane.     

Selim Deroui

 

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Division chez les Aârouchs

Abrika-Gherbi : rien ne va plus

La coordination des Aârouchs, daïras et communes (CADC) a réagi, par le biais de son délégué, Mustapha Mazouzi, à la déclaration virulente, rendue publique par la CICB, à travers laquelle les délégués de Béjaïa accusent ouvertement Belaïd Abrika d’«affaissement moral» et de «dérive politicienne». Contacté par nos soins, M. Mazouzi, qui s’est dit étonné de cette sortie médiatique en ce moment précis,  nous a affirmé que «les délégués de la CICB n’ont pas à rendre publique cette déclaration. C’est une attaque contre l’intégrité du mouvement citoyen, que nous dénonçons vivement. Comment se fait-il qu’au moment où le mouvement citoyen amorce une profonde  réflexion sur son devenir, les délégués de Béjaïa  rendent publique cette déclaration, qui n’est qu’un coup de couteau dans le dos du

mouvement ?», s’interroge le délégué de Tizi Ouzou. Par cette déclaration, ajoutera notre interlocuteur, «la sortie de l’intercommunale de Béjaïa entraînera une déchirure grave et sans précédent au mouvement citoyen». S’agissant des accusations portées par les délégués de la CICB contre la figure charismatique du mouvement citoyen, notamment celle ayant trait à sa participation à un colloque traitant de la corruption, Mustapha Mazouzi, tout en  affirmant que M. Abrika a le soutien indéfectible de la CADC, dira que «ce dernier fut invité à prendre part à ce colloque en sa qualité d’universitaire et non en tant que délégué». Pour rappel, la coordination de Yemma Gouraya a accusé ouvertement, dans une déclaration rendue publique, Belaïd Abrika d’avoir utilisé le mouvement pour promouvoir son aura, au détriment des sacrifices des victimes du Printemps noir. La CICB a, dans ce document, «dénoncé énergiquement l’affaissement  moral et la dérive politicienne de Abrika qui ne rate aucune occasion pour ramener un mouvement, qui a drainé des millions de personnes à Alger le 14 juin 2001, à sa petite personne et que trop de sang a coulé pour que des personnes tentent, aujourd’hui, d’utiliser ce mouvement comme tremplin pour une promotion politique personnelle.» Désormais, entre Belaïd Abrika, figure de proue du mouvement citoyen, et la Coordination intercommunale de Béjaïa, c’est la guerre. Une guerre qui n’aurait pas lieu d’être, car le duel à fleurets mouchetés que se livrent actuellement les deux coordinations du mouvement citoyen risque d’entraîner dans son sillage l’effritement de celui-ci. D’autant plus que le mouvement n’a pas la force mobilisatrice qu’il avait lors des évènements du Printemps noir.           

Djamel Oukali

 

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Enseignement supérieur

Le LMD se généralise

Dans le cadre de la poursuite des auditions des membres du gouvernement, le président Bouteflika, a consacré une séance au secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

La stratégie de développement et de réforme du secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique élaborée pour être mise en œuvre sur la période quinquennale 2005/2009, inscrit ses grands objectifs dans le projet de renouveau national initié par le président de la République depuis 1999. Elle se traduit par la mise en œuvre d’un programme quinquennal de soutien, de développement et d’extension du réseau universitaire en termes d’infrastructures pédagogiques, d’équipements scientifiques, techniques et d’accompagnement, d’espaces conviviaux de vie universitaire, ainsi qu’en termes d’infrastructures des œuvres universitaires, dans la perspective de permettre l’accueil, à l’horizon 2009, de

1 400 000 étudiants. Ce programme comporte la réalisation et l’équipement de 506 800 places pédagogiques, 370 500 places d’hébergement et 31 restaurants universitaires centraux destinés aux grands campus universitaires ainsi que 30 sièges de direction des œuvres universitaires. Ce programme est conforté par le développement de nouvelles méthodes d’enseignement. Au terme de l’année en cours, l’effectif enseignant de rang magistral atteindra 5 578 professeurs et maîtres de conférence, ce qui représente un taux de 20,6% de l’effectif global des enseignants.

La réforme de l’enseignement supérieur, en conformité avec le standard international, fondée sur

3 paliers d’enseignement qui sont : la licence, le master et le doctorat, est introduite progressivement depuis l’année 2004. Parmi les principaux objectifs de cette réforme, figurent l’adaptation de notre système d’enseignement supérieur aux changements intervenus dans le monde et la promotion de la relation université/environnement socio-économique, par la mise en place d’offres de formation adaptées, au niveau de la licence afin de répondre aux besoins de l’économie nationale en cadres intermédiaires. Il y a lieu de souligner que cette réforme, qui entre dans sa 3e année d’application, a vu l’habilitation de 39 établissements d’enseignement supérieur pour l’organisation de formation dans le cadre de la licence du nouveau régime, dit LMD et ce, dans sa double projection académique et professionnelle. Le bilan de la mise en œuvre des dispositions de la loi

n° 98-11 portant loi d’orientation et de programme à projection quinquennale sur la recherche scientifique et le développement technologique 1998-2002 a donné lieu à des efforts révélateurs des résultats obtenus au titre desquels il convient de citer les actions suivantes a vu l’élaboration et la mise en œuvre de 27 programmes nationaux de recherche sur les 30 prévus. Plus de

5 000 projets de recherche ont été exécutés dans ce cadre. Valorisant les actions initiées dans le cadre du développement du secteur, le président de la République a insisté à ce que tous les efforts consentis puissent, à terme, garantir les meilleures conditions pédagogiques, scientifiques, organisationnelles, matérielles et sociales susceptibles de permettre la formation et le développement de ressources humaines, en tant que levier stratégique permettant de doter le pays d’un atout concurrentiel certain, dans un monde en constante mutation dans tous les domaines.            

Redouane A.

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Blocage du projet d’investissement Alexo par l’APC d’Amizour

Le RCD suspend ses élus

L’instance régionale du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), vient de sortir de sa réserve en s’impliquant directement dans le conflit qui oppose ses élus à l’APC d’Amizour et le P-DG d’Alexo, projet d’investissement privé d’extrusion de profilés d’aluminium bloqué depuis de longs mois. En effet, le bureau du RCD de Béjaïa a pris la défense de l’investisseur qui, pour rappel, a saisi toutes les institutions compétentes, dont la wilaya et le gouvernement, dans l’espoir d’avoir gain de cause devant l’entêtement du maire – d’obédience RCD – et ses camarades, qui ont tout fait pour bloquer le projet allant jusqu’à user de tous les arguments pour ramener la population à adhérer à leur démarche qui s’apparente à une affaire personnelle. Les instances du RCD de Béjaïa qui ont eu à interpeller les élus d’Amizour afin de les convaincre de lever les contraintes qui bloquent ce projet ambitieux qui dispose de toutes les autorisations administratives nécessaires, dont celle du ministère de l’Environnement, faite après une expertise qui a démontré que l’activité de l’usine n’est pas polluante et son impact sur l’environnement est nul, ont décidé de suspendre leurs élus et les déférer devant les commissions de discipline compétentes qui pourraient prononcer une levée de couverture politique. Dans une déclaration rendue publique hier, le bureau régional du RCD dit «s’inscrire dans une économie encourageant les initiatives créatrices d’emploi et de richesses».  Pour les rédacteurs du document, à partir de l’instant où une expertise pluridisciplinaire a donné son quitus, «il était admis que l’acharnement des élus à mettre en échec ce projet de nature à soulager une région particulièrement affectée par la crise du sous-développement ne pouvait s’expliquer que pour des raisons inavouées». «Le RCD, qui a tiré les conclusions qui s’imposaient,  ne se laisserait pas embarquer dans une démarche obscure et volontairement négative, dont les tenants et aboutissants échappent à la logique du parti», tranche-t-on.    

Hocine Cherfa

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Attatba

53 familles relogées avant l’Aïd

«Qadra oual keskas» est l’appellation donnée par les habitants de Attatba, dans la wilaya de Tipasa, à une cité de recasement, datant de la période coloniale, située près du marché de détail de la ville, en bordure de la route qui grimpe du centre-ville, en direction de la localité côtière de Bouharoun et ce, pour signifier l’exiguïté des logements la composant ; tous des «une pièce cuisine».

Il va sans dire qu’avec le temps et l’agrandissement des familles qui y résident, ladite cité a fini par devenir un véritable bidonville, où s’entassaient dans les conditions que l’on devine, 53 familles. Des familles qui devaient quitter les lieux il y a un plus de trois années. Mais qui ne l’ont pas fait du fait du séisme de mai 2003, les techniciens du CTC, ayant exigé des autorités de la wilaya de Tipasa et de l’organisme logeur, l’OPGI, le confortement, préalable à toute réception officielle de la cité des 120 logements, un ensemble résidentiel mitoyen de la nouvelle salle de sport de la ville, situé en bordure de la RN 67, qui devait les accueillir.

Le confortement en question et la décision d’attribution desdits logements ayant pris du retard – et ce, pour des raisons où la technique n’a rien à voir – les habitants de «Qadra oual keskas» ont dû patienter jusqu’à mercredi dernier pour quitter leurs misérables taudis et prendre possession de leurs nouveaux logements où ils vont passer peut-être pour la première fois dans leur vie, un Aïd dans des conditions décentes.

L’opération de déménagement, qui a été supervisée par le  chef de daïra de Koléa et les autorités communales de Attatba, a été facilitée par la mobilisation d’importants moyens humains et matériels dont une bonne partie a été utilisée pour la démolition de la cité évacuée.

Selon nos sources, le site ainsi récupéré servira s’assiette à la réalisation d’un certain nombre de logements sociaux dont les travaux seront lancés, nous a-t-on dit, massivement. L’opération de recasement des habitants des sites insalubres de la ville se poursuivra aujourd’hui par le relogement dans la même cité où ont été installés les habitants de «Qadra oual kesks», de 71 autres familles qui, elles, vivaient dans différents quartiers de la ville, dans des conditions difficiles.

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Exposé de la loi de finances 2007

Medelci réduit la pauvreté à 0,6%

Le ministre des Finances, Mourad Medelci a répondu, mercredi soir, aux questions des députés à l’APN lors de la dernière séance consacrée aux débats sur la loi de finances 2007.

Le ministre est revenu au début de son intervention sur les préoccupations communes des députés relatives à la méthode de travail pour la concrétisation des différents programmes.

Sur le volet social, Medelci a estimé que la loi de finances 2007 a consacré des avantages au profit des travailleurs et des retraités. Ces préoccupations seront, dira le ministre, débattues dans un cadre organisé qui est le pacte économique et social. Les transferts sociaux, précisera-t-il, sont passées de 463 milliards de dinars en 2005 à 586 en 2006 et à 677 en 2007. Concernant la pauvreté, M. Medelci a affirmé que le taux des pauvres en Algérie a connu une baisse en passant de 240 000 personnes en 2000, soit 0,8% de la population à 137 400,  ce qui représente 0,6% de la population. Ces chiffres ont suscité la réaction de tous ceux présents dans la salle qui se demandaient quelle pourrait être la source de ces chiffres qui contredisent totalement ceux communiqués par Ould Abbès, ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale qui a indiqué, selon une étude du Ceneap, que le nombre de pauvres en Algérie a atteint 450 000 citoyens soit 5,7%. Pour ce qui est de la gestion des collectivités locales, M. Medelci a souligné que les dotations budgétaires affectées aux programmes de développement locaux sont passées de 446 milliards de dinars en 2005 à 1121 milliards de dinars en 2006. Répondant aux nombreuses questions relatives à l’adoption de 19 dollars comme prix de référence pour l’élaboration de la loi de finances, Medelci a indiqué que ce chiffre ne change pas, il sera encore maintenu. Et d’ajouter que dans le cas de déficit, le gouvernement fera recours au fonds de recettes. Le ministre a également donné des explications à toutes les questions d’ordre financier et économique. Pour la hausse du budget de fonctionnement, le ministre a indiqué que notre pays est en phase de réaliser de grandes infrastructures et leur gestion demande des coûts plus importants. Tout en précisant que le gouvernement vise une égalité dans la gestion de tous les projets, le ministre a indiqué que des efforts supplémentaires seront consentis pour améliorer l’environnement de l’investissement. Ces efforts ont commencé par le système monétaire, qui est appelé à s’améliorer pour l’année prochaine. L’année 2007 verra la généralisation et le développement du nouveau système de payement adopté il y a trois mois. Ce système a permis, en plus de faciliter la tache aux citoyens, un meilleur contrôle pour les banques. Le contrôle des banques et des projets d’investissement sera assuré par centrale des risques. La présentation de la nouvelle loi sur le foncier, ajoute le ministre a deux objectifs, à savoir l’exploitation des assiettes non exploitées et de rattraper le retard de 2 à 3 ans afin de concrétiser les projets. Pour les problèmes de corruption et de fraudes à l’origine de tous les scandales, le ministre annonce des mesures pour maîtriser le marché informel qui a pris une proportion alarmante. Le contrôle sur toutes les entreprises, dira le ministre, demande plus de moyens et d’organisation. L’accord d’association avec l’UE a eu comme première conséquence la diminution de 7% des importations malgré une baisse des taxes douanières. Notre pays a élaboré une législation où ont été introduites des mesures de protection de la production nationale. Concernant la dette contractée auprès de l’Espagne pour la réalisation du Métro d’Alger, Medelci a expliqué que le président de la République n’a pas écarté la possibilité de recourir à des dettes extérieures, en cas de besoin. La dette contractée auprès de l’Espagne, cite le ministre, représente 0,9% du coût du projet. M. Medelci a enfin annoncé la présentation de la loi organique pour la loi de finances à la commission économique et financière de l’APN. «Cette loi donnera un nouveau concept de du budget de l’Etat», dira le ministre. «La loi de finances 2009 sera présentée sur plusieurs années, elle ne tiendra pas en compte les dépenses mais elle sera déterminée sur la base de la nomenclature des programmes et des projets. Cette nouvelle méthode définira les responsabilités, les moyens, et permettra une lecture plus simple par les deux Chambres parlementaires», expliquera le ministre qui précise que son département a entamé l’élaboration de cette nouvelle loi depuis 3 ans et qu’elle nécessite deux années supplémentaires pour l’achever.      

Nouria B.

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Moussa Touati à la Chaîne II

«Les chiffres sur la pauvreté sont faux»

Intervenant, jeudi dernier, sur les ondes de la Radio nationale Chaîne II, le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati a dressé un tableau  peu reluisant de la situation actuelle du pays. Le désengagement de la classe politique, l’appauvrissement de la société ainsi que la mauvaise gestion des richesses du pays sont autant de volets passés en revue par l’invité de l’émission hebdomadaire «Rencontre avec les partis politiques», de la Chaîne II.

Sur une question inhérente à la stagnation qui caractérise ces dernières années la classe politique nationale, M.Touati a accusé d’emblée les partis de l’alliance nationale d’avoir accaparé la scène «sans rien concrétiser sur le terrain», a-t-il estimé. Selon lui, les trois partis politiques regroupés dans l’alliance présidentielle n’ont pas tenu leurs engagements, à savoir la mise en œuvre du projet du Président. A ce propos, il cite la défaillance des différents programmes initiés jusqu’ici par les staffs gouvernementaux précédents. «Les partis de l’alliance ont présenté au peuple, lors de leur campagne, des projets socioéconomiques qui se sont évaporés. Où sont passées ces promesses ? Pourquoi  continue-t-on  de dire des mensonges au peuple ? », s’est-il interrogé. De plus, contrairement au rapport fait récemment par le département de Djamel Ould Abbès relatif à la réduction du taux de la pauvreté dans le pays, le président du FNA a rejeté en bloc les statistiques données par le rapport en question. «Croire qu’il n’existe que 450 000 pauvres en Algérie est un leurre. A mon avis, c’est tout à fait le contraire: il y a au pays 450 000 riches et tout le reste du peuple est pauvre», dira Moussa Touati soulignant dans la foulée la dégradation du pouvoir d’achat des citoyens et le taux du chômage qui a tendance, ajoute-t-il, à augmenter. «L’Algérien vit avec moins de 1 dollar/ jour, ce qui est au-dessous du seuil fixé par les organisations internationales y afférentes», a indiqué l’orateur. Dans le même sujet, il a soutenu que «le taux de chômage n’a pas baissé. Il ne faut pas prendre le marché informel et le pré-emploi pour du travail puisque ce ne sont que des fuites en avant. La réalité est inquiétante».    

M. Kechad

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Six militaires blessés dans une bombe à El Harrach

Le GSPC frappe à Alger

Le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) a frappé avant-hier, jeudi, aux coups de 20h30, à Alger, en déposant une bombe de fabrication artisanale juste en face de la caserne militaire de Beaulieu, à El Harrach, et à quelques mètres d’une cité militaire, apprenons-nous de source sécuritaire. Cette bombe de fabrication artisanale était de faible intensité, fort heureusement. Cependant, six militaires ont été légèrement blessés par la déflagration causée par cet engin explosif. Les résultats des investigations sont catégoriques, attribuant cet attentat terroriste au GSPC, ajoute cette source. Informés de cet attentat terroriste, de nombreux responsables de l’ANP, de la Gendarmerie nationale et de la police, dont Zayene, premier responsable de la police judiciaire de la Sûreté de wilaya d’Alger, se sont rendus, rapidement, sur les lieux. Cet attentat fait craindre, toutefois, l’éventualité d’une incursion de cette organisation terroriste à Alger. Le choix de cette cible (une cité militaire et une caserne militaire), plusieurs fois attaquée, en l’espace de quelques années, pourrait indiquer que les éléments du GSPC, auteurs de l’attentat de jeudi dernier, pourraient bénéficier des services d’un réseau de soutien et de logistique ou d’informateurs. Ces derniers pourraient les avoir guidés vers les lieux de l’attentat et préparé leur fuite. Il est à noter qu’au même lieu, les terroristes avaient, il y a quelques années, actionné une bombe à distance, au passage

d’«un véhicule, de type J5, de transport privé de voyageurs, tuant tous les passagers. Au même lieu, deux militaires avaient été attaqués par des terroristes, il y a quelques années. L’un d’eux n’avait eu la vie sauve que grâce à son réflexe en faisant le mort lorsque des terroristes, à bord d’une voiture, les avaient mitraillés. L’attentat terroriste de jeudi dernier prouve, par la faiblesse de l’intensité de l’engin explosif, que les terroristes du GSPC manquent de moyens et ne disposent plus des quantités d’explosifs comme auparavant. Le mois de ramadan est, depuis l’apparition du terrorisme, en Algérie, choisi par les terroristes pour la recrudescence des attentats. Le directeur général de la Sûreté nationale, Ali Tounsi, avait annoncé que 4 000 policiers supplémentaires ont été mobilisés pour assurer la sécurité durant le mois de ramadan, dans la wilaya d’Alger. Ce dispositif policier, qui a concerné toutes les wilayas du pays, a pour but de lutter contre la petite et moyenne criminalité, contre les agressions, contre les vols et d’éventuelles tentatives d’attentats terroristes. La vigilance devrait être de mise pour mettre en échec les desseins macabres du GSPC et autres organisations terroristes.

M. Abi

 

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Santé

Les assurances de Amar Tou

Pas moins de 3,1 milliards de dinars ont été débloqués par l’Etat pour prendre en charge les malades atteints de l’hépatite B et C. «Nous prendrons en charge tous les malades atteints d’hépatite B et C se trouvant dans nos hôpitaux», a annoncé jeudi, Amar Tou, ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière, lors d’une session plénière à l’APN consacrée à l’examen de la loi de finances 2007.

En 2005, près de 629 cas ont été recensés à travers le territoire national et une enquête sera lancée «prochainement» pour connaître l’ampleur de cette maladie et tenter de définir les mécanismes de prévention. «Elle sera élargie à d’autres catégories notamment aux donneurs de sang et aux femmes enceintes car de nouveaux cas de contamination ont été enregistrés parmi les malades sous dialyse».

Répondant aux questions des députés sur la grippe aviaire, Tou se montre optimiste, il dira qu’aucun cas n’a été détecté pour l’heure par le département de l’Agriculture et que  l’Algérie est loin d’appréhender la situation que certains pays ont vécu, telle  l’Egypte. Par ailleurs, le ministre insistera sur l’insuffisance des médecins spécialistes dans les régions des Hauts Plateaux et du Sud. Chaque année, environ 1 000 spécialistes obtiennent leurs diplômes et leur répartition pose problème. L’importante augmentation du nombre de femmes diplômées

(70%) dont la majorité, soit 80%, sont mariées avec des enfants fait que ces spécialistes veulent exercer dans leurs villes d’origine près de leurs familles. La plupart des parents souhaitent également que leurs enfants exercent leur métier dans le Nord, ce qui prive ces régions de médecins. Revenant sur la situation des paramédicaux, le ministre précise que l’adoption par les députés de l’ordonnance relative à la loi de la Fonction publique sera suivie de l’élaboration des statuts de chaque secteur. «Toutes les parties concernées participeront, en collaboration avec les partenaires sociaux, à l’élaboration du statut des médecins et des paramédicaux, et ce, dans le cadre général de l’action du gouvernement»,

soutient-il.

Irane Belkhedim

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Accord Sonatrach-Lukoil

Bedjaoui rassure Prodi

M. Prodi a déclaré que son prochain voyage à Alger, prévu les 14 et 15 novembre, pourrait permettre la mise en place de nouveaux axes de coopération.

Le président du conseil italien, Romano Prodi, s’est déclaré disposé à étudier toutes les possibilités pour impulser des rapports plus fructueux avec l’Algérie en recevant ce jeudi M. Mohamed Bedjaoui, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères. M. Prodi a déclaré que son prochain voyage à Alger prévu les 14 et 15 novembre pourrait permettre la mise en place de nouveaux axes de coopération, particulièrement dans le secteur des PME-PMI, les travaux publics, les services ainsi que dans le secteur de la jeunesse et des sports. Le Chef du gouvernement italien a indiqué que beaucoup d’atouts plaident pour une coopération «plus large» et «multiforme», notamment la proximité géographique, les grandes possibilités économiques des deux pays ainsi que la dépendance énergétique de son pays. «Il suffit d’identifier les domaines de coopération et passer à une autre étape et là je pense aux PME-PMI qui peuvent être d’un apport particulier pour votre développement», a-t-il souligné. M. Prodi a insisté durant sa rencontre avec le chef de la diplomatie algérienne sur la volonté de son gouvernement de mettre en place une politique méditerranéenne plus forte afin de coopérer de façon égalitaire et en véritable partenaire avec les pays de la rive sud de la Méditerranée. «Nous devons travailler ensemble et arriver à mettre en place des centres de décision partagée», a souligné le Chef du gouvernement italien dont la vision euroméditerrané-enne a toujours constitué son principal objectif au temps où il présidait la Commission européenne. Partisan de relations plus franches entre l’Europe et les pays de la rive sud de la Méditerranée, Prodi a rappelé son désir de créer une Banque méditerranéenne d’investissement, similaire à la BEI (Banque européenne d’investissements) affirmant que «nous devons arriver à mobiliser et gérer ensemble». De son côté, Mohamed Bedjaoui, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères s’est entretenu jeudi à Rome avec le président de la chambre des députés italiens, Fausto Bertinotti.

M. Bedjaoui citera à cet égard l’apport et l’expérience particulière des PME-PMI et l’expertise et le savoir-faire italien dans plusieurs secteurs hors hydrocarbures. Au plan énergétique, le chef de la diplomatie algérienne a rappelé la place stratégique de l’Italie dans les rapports de l’Algérie avec ses partenaires étrangers, soulignant que les relations dans le domaine gazier sont appelées à connaître un essor particulier avec l’augmentation de la capacité du Transmed pour la porter de 24,5 milliards m3/an à 31 milliard m3/an, ainsi que la réalisation du second gazoduc «Galsi» qui reliera les deux pays via la Sardaigne.

M. Bedjaoui mettra à profit cette intervention concernant ce secteur pour rassurer son interlocuteur en dissipant tous les malentendus rapportés par la presse italienne au sujet de l’accord signé le 3 août dernier entre Sonatrach et les deux compagnies russes Gazprom et Loukoil. «Il s’agit seulement d’accords entre les compagnies de deux pays producteurs. Il ne s’agit nullement de créer un cartel, comme cela a été supposé», a rassuré le ministre.

M. Bedjaoui s’est félicité de l’adoption, dernièrement, par la quatrième Commission de décolonisation des Nations unies, de la nouvelle résolution réaffirmant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination en soulignant avec satisfaction le vote de l’Italie en faveur de cette résolution. M. Bedjaoui a tenu en outre à souligner le rôle hautement positif joué par l’Italie dans la résolution de la crise libanaise et salué son engagement au sein de la Finul renforcée.

C’est donc une collaboration et une coopération qui restent conformes au traité d’amitié, de coopération et de bon voisinage, conclu entre les deux pays en janvier 2003, et dont les nouveaux axes seront déterminés à l’occasion de la visite à Alger du Chef du gouvernement Romano Prodi les 14 et 15 Novembre prochain.

M. Bedjaoui a souhaité voir les entreprises italiennes participer de manière efficiente au développement économique de l’Algérie, à travers le colossal et ambitieux programme de développement tracé par le gouvernement à l’horizon 2009. «L’Algérie, a souligné le ministre, serait désireuse qu’une partie des investissements revienne à l’Italie».          

Redouane A.

 

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Maroc-Rasd 

L’ONU appelle à des négociations directes

Pied de nez à Mohamed VI. Cadeau empoisonné que laisse là, à la veille de son départ, Kofi Annan, au Maroc. Après une période de flou, d’atermoiements et de tergiversations, dûs essentiellement à de fortes pressions que la France exerçait sur le Conseil de sécurité, l’ONU qui, en théorie, ne fait ici que rappeler ses résolutions propres, a appelé, mercredi 18 octobre, dans un rapport publié par son secrétaire général, le Maroc et la Rasd à ouvrir des négociations «directes et sans conditions préalables pour assurer au peuple sahraoui son droit à l’autodétermination. Effet de bombe et de douche froide au royaume chérifien. Le Roi devait se mordre les doigts de voir ses efforts s’éloigner le plus possible de la solution qui «tue» : l’autodétermination. Lui qui s’est employé, avec le soutien, ô combien solide et précieux de la France, à saborder ce processus – et des fois à contourner les résolutions onusiennes – voit donc tout son plan s’écrouler, comme un château de cartes. Car le SG de l’ONU, pour une fois, n’a pas fait mystère de son intention de trouver une issue au conflit dans le cadre, explicitement souhaité, d’un référendum sur l’autodétermination de l’ancienne colonie espagnole. Pour ce faire, M. Annan demande au Conseil de sécurité de proroger le mandat de la mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) pour une nouvelle période de six mois, jusqu’au 30 avril 2007.

L’annonce une fois faite, aux responsables du Front Polisario de crier victoire.

«Le rapport vient confirmer la véritable nature du conflit en tant que problème de décolonisation et établir clairement des limites aux illusions d’impliquer l’ONU dans une opération visant à légitimer son occupation coloniale de notre pays», note, satisfait à l’APS, Ahmed Boukhari, représentant du Front à l’ONU. Il s’agit, selon lui, ni plus ni moins d’«appliquer les accords déjà signés entre le Maroc et le Front Polisario. Ces différents accords (Plan de règlement ONU-OUA, Accords de Houston et Plan Baker) prévoient tous l’organisation d’un référendum d’autodétermina-tion pour permettre au peuple sahraoui d’exercer librement son choix». Du côté du Maroc, aucune réaction officielle n’a été, pour le moment, exprimée.

Il faut dire que Mohamed VI s’attendait à tout, sauf à ce scénario catastrophe. L’Algérie soutient le droit des Sahraouis à l’autodétermination dans le cadre des accords onusiens, n’a pas, elle non plus, fait connaître sa position sur le rapport.

Seule, pour le moment, – et là c’est la grosse surprise – la Grande-Bretagne vient d’annoncer son soutien à l’autodétermination des Sahraouis.

Le secrétaire d’Etat britanniques aux Affaires étrangères,  Kim Howells, a affirmé que le Royaume-Uni assumera lors des débats du Conseil de sécurité autour du conflit au Sahara occidental un rôle actif conformément à sa position soutenant un règlement juste dans le cadre des Nations unies et garantissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

La chambre des communes britannique s’apprête, elle, à organiser mardi prochain et pour la première de son histoire, un débat en plénière sur la question du Sahara occidental en présence de la ministre des Affaires étrangères, Margaret Beckett.

Amine Goutali

 

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Que faire de l’argent

Des hydrocarbures ?

L’invitation au débat lancée il y a quelques jours par Ahmed Benbitour, ex-Chef du gouvernement, à travers un article sur la situation socioéconomique et politique du pays publiée par le quotidien El Watan, qui en a saisi l’opportunité pour organiser une journée sur le thème de : «Que faire de l’argent du pétrole?». auquel ont contribué, en sus de M. Benbitour, deux autres éminents économistes et ex-cadres supérieurs du pays, en l’occurrence M. M.H. Benissad, ex-ministre des Finances  et M. A. Hadj Nacer, ex-gouverneur de la Banque d’Algérie, a été bien entendue.

Plusieurs autres éminents économistes du pays ont donné également leur point de vue sur la question même si certaines contributions ont été beaucoup plus des attaques personnelles qu’un débat d’idées.

En dehors des solutions économiques qui sont différentes pour les trois économistes, il y a un constat sur lequel les trois éminentes personnalités s’accordent : il n’y a pas suffisamment de croissance économique et notamment dans les secteurs hors hydrocarbures, branche énergie et mines, mises à part, ce qui n’a pas conduit à ce qui est attendu, le bien- être social sauf «pour les introduits du système» mais à «un appauvrissement» du peuple et que le vrai  problème ne se situe pas au niveau économique mais à celui du politique.

Selon ces auteurs, l’économique est devenue otage du politique et dans ce genre de régime, qu’on ne peut qualifier de libéral, il ne peut y avoir de croissance rapide que quand il y a une adhésion totale, de l’économique au politique ou une conversion de ce dernier au premier.

Autrement, le résultat économique ne peut être, du fait des rivalités entre les deux sphères, que stagnation ou au mieux une croissance morose avec en prime, un marasme social croissant qui ne peut conduire, à terme, qu’à une explosion du pays et c’est ce qu’on constate à travers des émeutes sporadiques.

Revenons à la question posée par El Watan : Que faut-il faire de l’argent des hydrocarbures et non seulement du pétrole?

Pour y répondre, faisons un diagnostic de la situation économique en 2005, du reste du monde et du pays.

 

1/ Evolution de l’économie mondiale

Donnons les grandes tendances contenues dans le rapport de la Banque d’Algérie. Ce dernier nous  apprend que la croissance a été au rendez-vous dans les quatre continents du monde mais qu’elle est encore plus importante en Asie notamment en Chine et en lnde, elle reprend au Japon ainsi qu’en Europe mais les «Etats Unis d’Amérique» restent sa principale locomotive.

Le risque d’inflation dans ce dernier pays a conduit la réserve fédérale à réviser à la hausse son taux d’intérêt directeur, ce qui risque de conduire à son tour à un accroissement des taux d’intérêts bancaires, de la valeur du dollar et in fine ralentir la croissance de ce pays. La chute de l’immobilier en est un indicateur fort révélateur de cette tendance. 

Et si la locomotive ralentit, il est clair que les wagons feront de même. 

 

2/ Situation de l’économie du pays

L’analyse de l’économie nationale se basera essentiellement sur les données macroéconomiques autres que le secteur réel qui est considéré comme résiduel en raison du fait que les chiffres qui le concernent ne peuvent être considérés comme des chiffres définitifs et cela n’est pas spécifique à l’Algérie mais une vérité vérifiée à travers tous les pays du monde. Donc les chiffres du secteur réel ne sont que des triturations, au mieux des prévisions. En fait, des prévisions effectuées d’ailleurs il y a quelques années. J’invite les lecteurs à lire les prévisions du FMI concernant notre pays pour s’en rendre compte.

A contrario, les données des autres secteurs sont plus exactes. C’est pourquoi, l’analyse faite par M. Benbitour sur la balance des paiements, malgré une petite confusion sur les revenus des facteurs auxquels il a inclus ceux de l’émigration alors que ces derniers sont dans les revenus unilatéraux ou les transferts, semble pertinente. Il faut souligner que cette confusion n’altère en rien les résultats auxquels il a abouti. L’analyse aurait été meilleure s’il avait inclus les données relatives aux aspects monétaires et des finances publiques. 

L’analyse sera succincte et s’attardera sur les principales faiblesses ayant un lien avec notre sujet. Celle-ci révèle:

 

Au plan de la situation extérieure et notamment de la balance des paiements:

 

a) Une augmentation excessive des importations notamment des biens qui, compte tenu de la capacité d’absorption du pays (hypothèse prise : la capacité de production reste inchangée) et de la structure des importations confrontées à la structure des crédits du système bancaire, ne semblent pas se justifier.

Cela veut dire qu’une partie importante des importations enregistrées comme biens d’équipements ne sont en fait que du petit outillage qui n’a aucun impact sur la création de l’emploi.  

 

b) Une augmentation excessive des importations des services non facteurs dont l’absence de détails ne nous permet pas de nous prononcer sur leur réalité.

Cependant ces augmentations excessives des biens et services non facteurs pourraient contenir des importations fictives et des surfacturations.

 

c) Une faiblesse manifeste des exportations hors hydrocarbures qui en disent long sur la compétitivité externe des produits algériens et ce qu’attend le pays en matière de mesures à prendre y compris un ajustement du dinar pour prétendre les promouvoir.

 

d) Avec cette évolution des importations des biens et services y compris les services facteurs, la  balance des paiements risque de devenir insoutenable en cas de libération totale des opérations  courantes et si le prix de pétrole passe en dessous de 40 dollars.

 

e) Un niveau d’endettement en baisse constante grâce aux opérations de remboursement par anticipation dont le gain, au plan financier, n’est pas évident. 

 

f/ Un niveau de réserves de change très important et qui pouvait l’être davantage s’il n’y avait pas ces opérations de remboursement par anticipation et «des importations payées  cash» en absence de crédits extérieurs nouveaux.

Au plan monétaire, la variation positive des réserves de change s’est traduite par un accroissement des avoirs extérieurs du système bancaire ainsi que des dépôts, notamment de l’Etat, et, partant, de la masse monétaire dont l’effet sur les prix a été annihilé grâce à une baisse de la base monétaire alors que les crédits à l’économie ont crû d’une manière très importante et notamment les crédits à moyen terme au secteur privé.

Notant à ce niveau la persistance des crédits non  performants (des introduits du système ?) encore très importants auprès des institutions financières bancaires du secteur public malgré les opérations précédentes d’assainissements du portefeuille des banques qui ont continué en 2005 pour un montant de

5 milliards de dollars.

Mais si les autorités reconnaissent que les crédits non performants augmentent chaque année de 5 milliards de dollars au minimum, ils ne font rien pour y mettre fin. Bien plus, ils l’encouragent, en les provisionnant (charges exceptionnelles) et en les compensant par le Trésor public, c’est-à-dire, l’argent de la collectivité, de tous les Algériens.

C’est cette inacceptable et injuste prise en charge des crédits non performants – qui ne sont que des escroqueries car des produits de surfacturations, donc des transferts indus, des factures fictives ou carrément des détournements – par la collectivité qui a  conduit à leur  «débudgétisation» en 2006. Les banques publiques doivent recouvrer leurs créances auprès des opérateurs concernés et le Trésor public doit cesser de gaspiller les ressources de la collectivité. 

Une partie des crédits non performants figure dans la situation des banques présentée dans le rapport.

La baisse du rythme d’inflation dans un contexte d’amélioration de la liquidité du marché interbancaire de la devise en phase avec l’augmentation des réserves de change du pays a conduit à une stabilité relative de la valeur du dinar. (M. Benissad a révélé lors de la journée d’El Watan que le FMI avait demandé à l’Algérie de passer à la convertibilité totale du dinar en 1995. Ce qui reste à vérifier puisque,  même aujourd’hui, cette institution dit que les conditions de passage à la convertibilité totale ne sont pas encore réunies. Elles l’étaient encore moins à cette époque. L’affirmer, c’est prendre les experts du FMI pour des demeurés et cette honorable institution de faire du n’importe quoi!).

Au plan des finances publiques, les recettes budgétaires ont crû de 38% alors que les dépenses budgétaires ont augmenté de 5%. En même temps, les hydrocarbures ont crû de 50%  (110% pour le fonds de régulation des recettes) alors les dépenses en capital n’ont crû que de 8%!

L’excédent budgétaire est allé en partie au remboursement de la dette extérieure et la plus importante partie placée en dépôt auprès de la Banque d’Algérie.

Malgré cette évolution et notamment des finances publiques, le PIB aurait progressé de 5.1% tirées par les hydrocarbures (5.8%), les mines (12.9%!) l’énergie et l’eau (9.5%), les travaux publics (7.1%) et les services hors administration (5.6%) alors que les branches des industries manufacturières, des peaux et cuirs, bois et papiers et autres ont chuté de -14.4%, -18.4%, -15.9%, -25.1% respectivement. Le taux de croissance de l’agriculture (1.9%) couvre à peine celui de la population ramené à 1.63% alors que dans les années 1960, l’Algérie couvrait non seulement l’accroissement de sa population mais était un pays exportateur net de produits agricoles. 

Le taux de croissance du secteur privé n’a enregistré que 1.9% alors qu’il consomme presque 50% du total du crédit du système bancaire. Le crédit au secteur privé est passé de 674 .7 milliards de dinars en 2004 à 881.6 milliards de dinars en 2005, soit un taux de croissance de 31%.

Malgré cette situation, le taux de chômage est tombé de 29.9% en 1999 à 15.3% en 2005!! Aussi, compte tenu du programme complémentaire de soutien à la croissance, notre pays risque, à ce rythme, de devenir un pays importateur de main-d’œuvre en 2010! Si l’économie a créé autant d’emplois, pourquoi ne pas privatiser les entreprises déficitaires en les vendant même au dinar symbolique aux privés y compris étrangers ou en les donnant en management sur la base des plans de redressement comprenant des investissements complémentaires, pour soutenir encore plus la croissance et ne pas subir encore, les effets néfastes des crédits non performants sur les différentes agrégats de l’économie d’autant plus que ceux qui seront licenciés pourraient facilement trouver du travail?

Cette situation, en apparence florissante, n’a pas empêché

M. Benissad, relayé par la suite par

M.  Bouzidi, à s’inquiéter sur l’état du secteur industriel et notamment de l’emploi et de nous recommander une solution qui a déjà coûté au pays plus 35 milliards de dollars depuis 1989 à ce jour: la restructuration du secteur public industriel!

Cette recommandation semble avoir eu l’écho de M. Temmar, ministre des Participations et de la Promotion des investissements, qui vient de déclarer la même chose en mettant la faute sur la «défaillance du privé national» oubliant que ces Road shows à travers la planète n’ont aussi rien donné. 

Si cela se fera avec discernement et en toute transparence et permettra de relancer l’économie et pourquoi pas. Sauf que, ce que l’Etat n’a pas su faire depuis plus de vingt ans, rien ne garantit qu’il saura le faire maintenant! En d’autres termes, cela sera encore de l’argent jeté par les fenêtres!

L’Etat doit quitter les branches déficitaires où règne une concurrence féroce. L’idée de favoriser aussi une économie de substitution aux importations est bonne mais exige un appareil statistique très performant et très détaillé et c’est ce qui fait défaut.

 

3/ Que faire de l’argent des hydrocarbures ?

Compte tenu de ce qui précède et notamment de la persistance de la croissance de l’économie mondiale même en l’existence de signes de fatigue aux USA ainsi que des engagements du pays avec la communauté économique internationale en général et européenne en particulier d’une part,  l’existence de différents programmes de relance de l’économie (global et sectoriels) et du niveau encore élevé du taux de chômage, d’autre part, la promotion de la compétitivité de l’économie y compris externe à même de relancer les exportations hors hydrocarbures à moyen terme, ce qui insinue une réorientation de l’économie et donc une reprise de l’investissement dans plusieurs secteurs, doit être l’objectif recherché en permanence. L’approche de la fin des mesures transitoires des accords pris avec la Communauté européenne et de l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce, pour ne citer que cela, conjuguée à la situation encore floue (chiffres contradictoires) de l’économie nationale, font qu’il est peut être urgent de faire appel à la grande expertise internationale pour voir plus clair et décider ensuite sur les choix des instruments pour atteindre cet objectif même si les travaux du FMI, de la Banque mondiale et d’autres bureaux d’études internationaux  ont été aussi remarquables.

La Chine, qui a le taux de croissance le plus élevé du monde depuis une décennie, l’a fait et pourquoi pas l’Algérie?

Par Ghernaout Mohamed

 

NB : Les conclusions relatives aux investissements et par conséquent les emplois créés, aux créances irrécouvrables et aux transferts illégaux se sont avérées justes compte tenu de la révision par le dernier Conseil des ministres sur l’investissement, de la note de la Banque centrale appelant les banques à mieux maîtriser leur risque crédit et finalement de la tenue par les banques et la douane d’une journée sur le contrôle des opérations d’importations. 

 

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