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LA UNE Nos sources expliquent que  «la plupart des prétendants à l'investissement n'ont rien d'investisseurs, ils viennent s'installer en présentant un dossier ficelé pour s'adresser à la banque puis ils viennent demander des lots de terrain pour monter un soi- disant projet qu'ils ne monteront jamais par la suite».

21/10/06

 

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Le Jour d’Algérie souhaite à tous ses lecteurs un bon ramadan et que ce mois soit celui de la solidarité et de l’entraide entre tous les Algériens.

 

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Foncier industriel, crédits bancaires, exonérations d'impôts

«La loi favorise les escrocs»

Nos sources expliquent que  «la plupart des prétendants à l'investissement n'ont rien d'investisseurs, ils viennent s'installer en présentant un dossier ficelé pour s'adresser à la banque puis ils viennent demander des lots de terrain pour monter un soi- disant projet qu'ils ne monteront jamais par la suite».

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 Les Titres

 

600 000 logements sociaux à vendre

Réduction de 40 % sur les prix

 

Division chez les aârouchs

Abrika-Gherbi : rien ne va plus

 

Moussa Touati à la Chaîne II

«Les chiffres sur la pauvreté sont faux»

 

Mohammadia (Mascara)

80 blessés dans l’explosion d’un gazoduc

 

Six militaires blessés dans une bombe à El Harrach

Le GSPC frappe à Alger

 Le Trait d'Abi  

 Divers

 

Accord Sonatrach-Lukoil

Bedjaoui rassure Prodi

M. Prodi a déclaré que son prochain voyage à Alger, prévu les 14 et 15 novembre, pourrait permettre la mise en place de nouveaux axes de coopération.

Le président du conseil italien, Romano Prodi, s’est déclaré disposé à étudier toutes les possibilités pour impulser des rapports plus fructueux avec l’Algérie en recevant ce jeudi M. Mohamed Bedjaoui, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères. M. Prodi a déclaré que son prochain voyage à Alger prévu les 14 et 15 novembre pourrait permettre la mise en place de nouveaux axes de coopération, particulièrement dans le secteur des PME-PMI, les travaux publics, les services ainsi que dans le secteur de la jeunesse et des sports. Le Chef du gouvernement italien a indiqué que beaucoup d’atouts plaident pour une coopération «plus large» et «multiforme», notamment la proximité géographique, les grandes possibilités économiques des deux pays ainsi que la dépendance énergétique de son pays. «Il suffit d’identifier les domaines de coopération et passer à une autre étape et là je pense aux PME-PMI qui peuvent être d’un apport particulier pour votre développement», a-t-il souligné. M. Prodi a insisté durant sa rencontre avec le chef de la diplomatie algérienne sur la volonté de son gouvernement de mettre en place une politique méditerranéenne plus forte afin de coopérer de façon égalitaire et en véritable partenaire avec les pays de la rive sud de la Méditerranée. «Nous devons travailler ensemble et arriver à mettre en place des centres de décision partagée», a souligné le Chef du gouvernement italien dont la vision euroméditerrané-enne a toujours constitué son principal objectif au temps où il présidait la Commission européenne. Partisan de relations plus franches entre l’Europe et les pays de la rive sud de la Méditerranée, Prodi a rappelé son désir de créer une Banque méditerranéenne d’investissement, similaire à la BEI (Banque européenne d’investissements) affirmant que «nous devons arriver à mobiliser et gérer ensemble». De son côté, Mohamed Bedjaoui, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères s’est entretenu jeudi à Rome avec le président de la chambre des députés italiens, Fausto Bertinotti.

M. Bedjaoui citera à cet égard l’apport et l’expérience particulière des PME-PMI et l’expertise et le savoir-faire italien dans plusieurs secteurs hors hydrocarbures. Au plan énergétique, le chef de la diplomatie algérienne a rappelé la place stratégique de l’Italie dans les rapports de l’Algérie avec ses partenaires étrangers, soulignant que les relations dans le domaine gazier sont appelées à connaître un essor particulier avec l’augmentation de la capacité du Transmed pour la porter de 24,5 milliards m3/an à 31 milliard m3/an, ainsi que la réalisation du second gazoduc «Galsi» qui reliera les deux pays via la Sardaigne.

M. Bedjaoui mettra à profit cette intervention concernant ce secteur pour rassurer son interlocuteur en dissipant tous les malentendus rapportés par la presse italienne au sujet de l’accord signé le 3 août dernier entre Sonatrach et les deux compagnies russes Gazprom et Loukoil. «Il s’agit seulement d’accords entre les compagnies de deux pays producteurs. Il ne s’agit nullement de créer un cartel, comme cela a été supposé», a rassuré le ministre.

M. Bedjaoui s’est félicité de l’adoption, dernièrement, par la quatrième Commission de décolonisation des Nations unies, de la nouvelle résolution réaffirmant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination en soulignant avec satisfaction le vote de l’Italie en faveur de cette résolution. M. Bedjaoui a tenu en outre à souligner le rôle hautement positif joué par l’Italie dans la résolution de la crise libanaise et salué son engagement au sein de la Finul renforcée.

C’est donc une collaboration et une coopération qui restent conformes au traité d’amitié, de coopération et de bon voisinage, conclu entre les deux pays en janvier 2003, et dont les nouveaux axes seront déterminés à l’occasion de la visite à Alger du Chef du gouvernement Romano Prodi les 14 et 15 Novembre prochain.

M. Bedjaoui a souhaité voir les entreprises italiennes participer de manière efficiente au développement économique de l’Algérie, à travers le colossal et ambitieux programme de développement tracé par le gouvernement à l’horizon 2009. «L’Algérie, a souligné le ministre, serait désireuse qu’une partie des investissements revienne à l’Italie».          

Redouane A.

 

600 000 logements sociaux à vendre

Réduction de 40% sur les prix

Face aux difficultés rencontrées dans la mission de mener à bien l’opération de vente des logements sociaux, le Gouvernement a décidé de passer à une autre étape dans sa démarche de faciliter l’achat de biens immobiliers par leurs locataires. Cette mesure consiste en la réduction de près de 40% sur les prix actuels de ces logements sociaux proposés à la vente par l’Etat, selon Mourad Medelci, ministre des Finances, qui s’exprimait, jeudi dernier, lors de la session plénière de l’APN, consacrée aux réponses des ministres aux préoccupations exprimées par les députés lors des débats autour du projet de loi de finances 2007. Le ministre a expliqué à l’APS qu’il s’agissait des logements sociaux construits avant janvier 2004 et dont le nombre avoisine les 600 000 unités à travers le territoire national. L’Etat arrivera-t-il à vendre ces logements en décidant de cette nouvelle mesure incitative ? Il n’a pas été question du nombre de logements – parmi ces 600 000 logements mis en vente – qui ont été cédés à leurs locataires. L’opération de vente des logements ne semble pas avoir connu un rush de la part de leurs locataires et ce, en raison de leurs prix, inaccessibles pour bon nombre de bénéficiaires. D’où cette décision de réduire, de près de 40%, les prix actuels de ces logements. Le ministre a, d’autre part, indiqué que la vente de logements sociaux a été entamée après la promulgation en 2002 d’une loi autorisant la cession de ce type d’habitat. Il estime que le rythme de vente de ces logements enregistre une lenteur en raison, notamment, des prix de cession élevés tels que pratiqués actuellement. Il est clair que la baisse du pouvoir d’achat, le chômage galopant (contrairement à ce qu’annoncent des officiels) et la cherté de la vie font que de nombreux locataires de logements sociaux n’arrivent pas à rassembler la somme d’argent nécessaire à l’achat des logements qu’ils occupent. Le nombre de ces logements vendus pourrait constituer un indice sur le pouvoir d’achat des Algériens. La non réussite de cette opération de cession des biens de l’Etat signifierait que ce pouvoir d’achat n’est pas à son meilleur niveau. C’est incontestable, tous les ménages algériens souhaiteraient être propriétaires des logements qu’ils occupent. Le but, pour l’Etat, n’est pas seulement financier mais, également, politique, dans la mesure où la réussite de la vente de 600 000 logements sociaux pourrait «prouver» que le pouvoir d’achat des ménages algériens s’est amélioré. A cela s’ajoute le fait qu’une fois ces logements vendus, l’Etat se désengagera de la gestion des cités concernées et, donc, réduire ses dépenses financières dans ce cadre. Ceci s’explique par le fait que la gestion des cités revient aux occupants lorsque ceux-ci sont propriétaires de ces logements, comme stipulé dans les réglementations régissant la gestion des cités. La vente de ces logements permettrait aussi de renflouer les caisses de l’Etat et cet argent pourrait servir aux OPGI de réaliser d’autres projets de construction de logements, ainsi que permettra à ces offices de promotion et de gestion de promotions immobilières de mettre fin à la situation créée par le non payement des loyers. Il faut, cependant, dire qu’en l’absence de cadres juridiques et administratifs régissant la gestion des cités après ces cessions, pourrait créer une autre situation : celle de non gestion, tout court, de ces cités, avec ce que cela entend comme conséquences sur le cadre de vie des occupants de ces agglomérations.

M. Abi 

 

 

Division chez les Aârouchs

Abrika-Gherbi : rien ne va plus

La coordination des Aârouchs, daïras et communes (CADC) a réagi, par le biais de son délégué, Mustapha Mazouzi, à la déclaration virulente, rendue publique par la CICB, à travers laquelle les délégués de Béjaïa accusent ouvertement Belaïd Abrika d’«affaissement moral» et de «dérive politicienne». Contacté par nos soins, M. Mazouzi, qui s’est dit étonné de cette sortie médiatique en ce moment précis,  nous a affirmé que «les délégués de la CICB n’ont pas à rendre publique cette déclaration. C’est une attaque contre l’intégrité du mouvement citoyen, que nous dénonçons vivement. Comment se fait-il qu’au moment où le mouvement citoyen amorce une profonde  réflexion sur son devenir, les délégués de Béjaïa  rendent publique cette déclaration, qui n’est qu’un coup de couteau dans le dos du

mouvement ?», s’interroge le délégué de Tizi Ouzou. Par cette déclaration, ajoutera notre interlocuteur, «la sortie de l’intercommunale de Béjaïa entraînera une déchirure grave et sans précédent au mouvement citoyen». S’agissant des accusations portées par les délégués de la CICB contre la figure charismatique du mouvement citoyen, notamment celle ayant trait à sa participation à un colloque traitant de la corruption, Mustapha Mazouzi, tout en  affirmant que M. Abrika a le soutien indéfectible de la CADC, dira que «ce dernier fut invité à prendre part à ce colloque en sa qualité d’universitaire et non en tant que délégué». Pour rappel, la coordination de Yemma Gouraya a accusé ouvertement, dans une déclaration rendue publique, Belaïd Abrika d’avoir utilisé le mouvement pour promouvoir son aura, au détriment des sacrifices des victimes du Printemps noir. La CICB a, dans ce document, «dénoncé énergiquement l’affaissement  moral et la dérive politicienne de Abrika qui ne rate aucune occasion pour ramener un mouvement, qui a drainé des millions de personnes à Alger le 14 juin 2001, à sa petite personne et que trop de sang a coulé pour que des personnes tentent, aujourd’hui, d’utiliser ce mouvement comme tremplin pour une promotion politique personnelle.» Désormais, entre Belaïd Abrika, figure de proue du mouvement citoyen, et la Coordination intercommunale de Béjaïa, c’est la guerre. Une guerre qui n’aurait pas lieu d’être, car le duel à fleurets mouchetés que se livrent actuellement les deux coordinations du mouvement citoyen risque d’entraîner dans son sillage l’effritement de celui-ci. D’autant plus que le mouvement n’a pas la force mobilisatrice qu’il avait lors des évènements du Printemps noir.           

Djamel Oukali

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Nadia Kerraz

Conscience

Le ministre des Finances a provoqué l’ire des députés en annonçant, en réponse à leurs préoccupations soulevées à l’occasion des débats sur le contenu de la loi de finances 2007, que le nombre de pauvres en Algérie a connu une baisse, passant de 240 000 personnes en 2000 (0,8% de la population globale en Algérie) à 137 400 personnes (0,6%). L’argentier du pays se base sur le critère défini par l’ONU pour évaluer la pauvreté. Une façon de dire que si les députés trouvent à redire au chiffre avancé et contestent sa véracité, ils n’ont qu’à s’adresser à l’Organisation onusienne. Pourtant, c’est à partir de ce même critère, celui qui consiste à considérer comme pauvre toute personne vivant avec un dollar par jour, que Abou Djerra Soltani, alors ministre du Travail, avait indiqué que l’Algérie comptait 12 millions de pauvres. Aujourd’hui, on fait comme si ce chiffre n’avait jamais été avancé. Ainsi, le ministre de la Solidarité nationale et de l’Emploi, M. Ould Abbès, soutient que l’Algérie compte moins de 70 000 démunis. Que le représentant de la FAO estime, pour sa part, que plus de

510 000 Algériens sont classés comme des personnes souffrant de malnutrition, déclaration balayée d’un revers. L’estimation de la FAO ne peut rivaliser avec l’exactitude des études réalisées à la demande des ministères. En fait, si la compétence des centres algériens ne peut être remise en cause, il reste que les résultats auxquels aboutissent ces enquêtes reflètent la démarche suivie pour leur réalisation. C’est pourquoi, nul ne peut nier qu’il y a, de la sorte, mal donne. D’où cette certitude que les enquêtes sont biaisées au départ. En fait, c’est la seule explication logique à ce décalage flagrant, qui ne peut être vu, entre la réalité vécue par ces centaines de milliers d’Algériens et les chiffres avancés par les officiels. Cela étant clarifié, il reste à savoir pourquoi, en dépit de cette réalité qui saute au yeux quant à l’ampleur de la paupérisation de larges franges de la société, les gouvernants s’entêtent à la nier en s’accrochant comme à une bouée de sauvetage aux résultats obtenus par les enquêtes ? Pourquoi ne cherchent-ils pas à savoir où se trouve l’erreur.

Par pudeur ? On peut imaginer que des gouvernants d’un pays, dont les réserves de change avoisinent 70 milliards de dollars, éprouvent quelques scrupules à admettre que cette aisance financière est loin de profiter à la population, dont la situation sociale va de mal en pis. Alors au lieu de reconnaître la réalité, on l’évacue en brandissant les résultats d’enquêtes commanditées. Et puis minimiser la pauvreté criante présente l’avantage de faire croire que la répartition des richesses nationales se fait équitablement. Et dans ce cas de figure, cela serait de l’irresponsabilité.

En fait, nos gouvernants sont coupables de non-assistance à un peuple en danger de pauvreté.

N. K.

  

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