Alger

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Projet des 100 locaux par commune

La majorité des APC en retard

Sonelgaz

Incident vite maîtrisé à Bab-Ezzouar

Après la démolition de leurs logements

464 familles interpellent le Président

 

 21/11/06

 

Projet des 100 locaux par commune

La majorité des APC en retard

Ces locaux commerciaux, à usage professionnel, sont censés générer quelque 11 400 postes de travail pour la seule wilaya d’Alger.

Les études de terrains pour la réalisation du projet des 100 locaux par commune, destinés à réduire le taux de chômage en Algérie, sont fin prêtes dans la plupart des 57 communes de la wilaya d’Alger, a-t-on appris auprès de plusieurs responsables locaux. Initié en 2004 par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, le programme s’est fixé comme objectif la création d’un minimum de 300 000 emplois au profit des chômeurs âgés de 18 à 50 ans, dans divers créneaux de services et d’artisanat, soit 150 000 locaux à travers le pays à raison de 100 locaux par commune employant une moyenne de deux personnes par local. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de l’emploi qui a pour objectif la création de 2 millions d’emploi d’ici à 2009. Ces locaux commerciaux, à usage professionnel, sont censés générer quelque 11 400 postes de travail pour la seule wilaya d’Alger. Des présidents d’Assemblés populaires communales (APC) de la wilaya d’Alger, contactés par l’APS, ont indiqué que «les études géotechniques du projet (comportant le choix du terrain) ont été réalisées et les appels d’offres lancés par les wilayas déléguées auprès des bureaux d’études et entreprises pour déposer leurs soumissions». Les maires d’El Harrach, des Eucalyptus, de Kouba et de Reghaïa ont mis en avant «l’importance de ce projet ambitieux» pour les jeunes chômeurs ainsi que pour les communes qui, ont-ils précisé, «bénéficieront, dans le cadre de cette opération, d’un  revenu émanant des loyers» de ces locaux. Cette opération est le fruit d’une coopération entre le ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunesse (Ansej), les directions locales de l’emploi ainsi que les APC.

Ces locaux, dont la réalisation contribue à promouvoir les secteurs des services et d’artisanat, «seront d’une superficie de 20 à 40 m2, et seront loués, dans un premier temps, à un prix symbolique qui connaîtra par la suite une évolution pour atteindre le prix du marché et leur construction ne doit en aucun cas dépasser un délai de six mois», indique-t-on.

Ce programme bénéficie à l’ensemble des chômeurs diplômés désirant créer des activités dans le cadre de l’Ansej ou des micro-crédits. Pour M. Tahar Chaâlal, inspecteur général à l’Ansej, la contribution de cet organisme à cette opération se fait à travers «l’installation d’une commission spéciale pour la distribution de ces locaux, qui étudie, en concertation avec le ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale et les APC, les dossiers des jeunes chômeurs au niveau de toutes les communes du pays».

A ce titre, il a ajouté que l’affectation des locaux «ne se fera pas d’une manière disproportionnée, mais sera du ressort exclusif des commissions mises en place au niveau des communes». «La priorité sera accordée aux jeunes qui ont déposé des dossiers auprès de l’Ansej, mais qui ont buté sur le problème du local», a-t-il dit, ajoutant que «la dynamique de création d’entreprises a besoin d’être renforcée par d’au-tres mesures essentiellement administratives, notamment par l’allégement des procédures d’entrée dans le monde des affaires». De son côté, M. Lamari Youcef, directeur de commerce de la wilaya d’Alger, a expliqué que cette opération est destinée à «lever la contrainte de l’immobilier que subissent les jeunes», soulignant que «ce projet s’inscrit également dans le cadre de la lutte contre les marchés informels, par la création d’espaces viables pour canaliser les jeunes, les encadrer et les inciter à travailler dans un cadre légal et adéquat».

A ce titre, M. Lamari a indiqué que «cette opération est essentiellement pilotée au niveau des communes par les APC», ajoutant que les directions locales de commerce financent les projets dans certaines communes n’ayant pas de ressources financières. Il a en outre précisé que ce projet, destiné aux jeunes chômeurs diplômés des universités et des Centres de formation professionnelle et d’apprentissage (CFPA), «encourage les jeunes à monter des petites unités de production dans les services et l’artisanat». «Toute activité projetée dans ces locaux doit tenir compte de la vocation du lieu d’implantation et, à titre d’exemple, les communes ayant une façade littorale devront privilégier les activités en relation avec le tourisme et la pêche», a-t- il encore souligné. Approchés par l’APS, des jeunes chômeurs des communes de Belouizdad, d’Alger-Centre, de Ben Aknoun, de Birkhadem et d’El Harrach ont manifesté leur «mécontentement» face à ce qu’ils ont appelé le «manque d’information» entourant cette opération. Les jeunes chômeurs «ont le droit d’être les premiers informés de cette opération, alors que rien n’indique qu’elle est en cours de réalisation dans leurs communes», ont-ils déploré.

Pour d’autres jeunes, cette opération «est jusqu’à preuve du contraire, inexistante dans leurs communes».  En revanche, ce projet est perçu, par d’autres chômeurs, comme «une lueur d’espoir» qui leur permettrait d’intégrer la vie active.  Ils émettent le vœu, de ce fait, que cette initiative s’étende à d’autres domaines, notamment scientifiques. «Les diplômés des universités et des centres de formation professionnelle et autres ne demandent qu’un minimum d’aide financière pour entamer leurs projets personnels», a précisé un jeune

Synthèse : Amine B.

 

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Sonelgaz

Incident vite maîtrisé à Bab-Ezzouar

Un important incident dont les causes sont en cours d’identification a affecté les réseaux, moyenne et basse tension de Sonelgaz à Bab-Ezzouar, samedi à 05h00 du matin, est-il indiqué dans un communiqué transmis, hier, à notre rédaction. Cette péripétie qui n’a pas occasionné des dégâts humains, selon la Protection civile, a eu par

contre pour conséquence l’interruption de la fourniture en énergie électrique des localités de Bab- Ezzouar, Mohammadia, Belfort, Hamiz, la zone industrielle de Oued Smar et la zone d’activité de Dar El-Beïda. Les travaux réalisés par les équipes d’intervention de cette société, consistant en la réparation des câbles et des équipements endommagés, ont permis le rétablissement progressif du courant électrique dès 06h30 pour les clients de Mohammadia, de Belfort, de la Zone industrille de Oued Smar et ceux de la zone d’activité de Dar El-Beïda tandis que le rétablissement de toutes les localités s’est achevé à 18h30. Dans un communiqué, Sonelgaz tient à «s’excuser auprès de sa clientèle pour le désagrément qui leur a été causé», suite à cet incident, après avoir, faut-il le souligner, informé, le jour-même sa clientèle par le biais de deux communiqués diffusés sur les ondes de la Radio à 11h et à midi.  S. H.

 

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Après la démolition de leurs logements

464 familles interpellent le Président

464 logements ont fait l’objet de démolition, le 2 novembre courant, au lieu dit Les grands vents dans la commune de Ouled Fayet. Cette opération, a-t-on appris, est décidée par les autorités afin de récupérer le terrain abritant ce projet pour le compte du futur parc Edounia. Les futurs bénéficiaires, par voix du collectif des acquéreurs qui les représentent, ont, dès lors, manifesté leur colère et désapprobation de cette opération qu’ils ont qualifiée d’un «véritable drame qui vient de s’abattre sur eux». Notamment que ce projet de construction de 464 logements était dans sa phase finale, ont-ils fait savoir. «Un rêve quasiment dans son étape finale mais qui s’est subitement transformé en un insoutenable cauchemar», ont écrit les bénéficiaires qui ont ajouté «certains désormais ex-acquéreurs sont lourdement endettés, d’autres ont vendu objets de valeurs et autres biens dans le but d’acquérir, enfin un jour, un toit». Ne sachant à quel saint se vouer, ces 464 familles qui se disent «ruinées» lancent, en effet, un appel de détresse au président de la République pour  mettre terme à leur calvaire.

Aomar Fekrache

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