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Belkhadem devant les hommes d’affaires arabes
«Les repentis
interdits de politique»
Les hommes
d’affaires n’ont pas caché leurs préoccupations quant à l’«étendue
de la réconciliation nationale».
Venu assister les
hommes d’affaires à clôturer les travaux de leur dixième congrès, le
Chef du gouvernement s’est prêté au jeu des questions-réponses avec
les opérateurs présents avant-hier dans la grande salle de
conférences de l’hôtel Hilton, transformée pour la circonstance en
restaurant à l’occasion du dîner offert en leur honneur. Les hommes
d’affaires n’ont pas caché leurs préoccupations quant à l’«étendue
de la réconciliation nationale».
Ils l’ont même
exprimé à haute voix et M. Belkhadem, interpellé sur le sujet, de
rassurer en réponse à une question que «les personnes impliquées
dans des affaires de terrorisme et ayant bénéficié des mesures
prises dans le cadre de la réconciliation nationale ne pourront
désormais plus jamais exercer d’activités politiques», sans autres
précisions. Moins tourmentés après ses propos, les patrons arabes
ont fort applaudi. Estimant que la crise politique dépassée, M.
Belkhadem a souligné que les mesures adoptées par le peuple algérien
par voie de référendum du 29 septembre 2005, étaient «irrévocables».
Le message du Chef du gouvernement était on ne peut mieux clair,
mais il reste en nette démarcation avec celui du patron du RND qui
exclut la possibilité à Rabah Kébir de créer un parti, selon la
reconfiguration voulue de la classe politique qui s’opère dès
l’annonce de son retour. Mais «cela ne veut pas dire exclusion de la
pensée islamiste de la vie politique», a nuancé le Chef du
gouvernement et secrétaire général du FLN, parti de la majorité.
Pour étayer ses propos, Abdelaziz Belkhadem a cité le MSP,
actuellement partenaire entier à l’Alliance présidentielle et à la
coalition gouvernementale, depuis les deuxièmes élections
pluralistes de 1997 et de deux autres partis islamistes de
l’opposition, dont l’un est présent au Parlement.
Il s’agit des
mouvements Enahda et El Islah. Une manière pour M. Belkhadem de
réaffirmer l’identité algérienne en concluant que «le peuple
algérien est un peuple musulman et toute idée tendancieuse ne peut
remettre en cause son identité profonde». Dans une brève
intervention lors de lacloture du 10e congrès des affaires,
Belkhadem a passé en revue les efforts consentis par l’Algérie pour
une ouverture économique faite certes lentement mais sûrement. Le
Chef du gouvernement a réitéré l’engagement de l’Etat algérien à
aller de l’avant avec la volonté de créer le climat et les
conditions favorables pour faciliter l’investissement dans notre
pays. Il a exhorté les hommes d’affaires arabes à saisir les
opportunités offertes pour l’investissement productif. En promettent
accueil et célérité dans les opérations de traitement et de
réalisation de projets privés ou en partenariat, le Chef du
gouvernement a réitéré l’engagement du chef de l’Etat à encourager
les promoteurs arabes désireux de s’établir en Algérie. Soulignons
qu’outre l’absence du premier responsable du département des
Participations et la Promotion des investissements, l’organisation
du 10e congrès a été marquée par beaucoup d’insuffisances.
M. Temmar est en
tournée en Extrême-Orient pour le même objectif en Corée du sud, au
Japon et en Chine, a-t-on appris auprès des organisateurs
S. B.
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Retour à la politique des dirigeants du Fis dissous
La reculade
Le bras de fer qui
s’est instauré entre les partisans du retour à la politique
d’anciens membres du Fis dissous et ceux de leur non-retour, est-il
en voie d’être définitivement tranché en faveur des seconds ?
L’affirmer, serait
faire preuve de précipitation. En effet, il est encore prématuré de
s’avancer à donner le résultat de cette bataille engagée. Ce qui est
certain, c’est qu’un forcing est en train d’être exercé en vue de
faire pencher le rapport de forces dans un sens ou dans l’autre. En
effet, force est de constater que depuis que le président de la
République a rendu public le contenu de la charte pour la paix et la
réconciliation nationale et l’a soumis, dans un deuxième temps, à
l’approbation du peuple par voie référendaire le 29 septembre 2005,
il a été observé des divergences dans l’interprétation des
dispositions de cette charte, notamment de celles relatives au
retour à la scène politique d’anciens du Fis dissous. Si pour
d’aucuns, elle les exclut définitivement, du fait qu’elle précise
que sont interdits de l’exercice politique tous les responsables de
la tragédie nationale, pour les autres, le fait que ces
«responsables» n’aient pas été identifiés explicitement signifie
qu’il peut y avoir des exceptions parmi les dirigeants du Fis
dissous. Les rédacteurs de la charte
ont-il manqué de
vigilance ou ont-ils à dessein laissé planer le doute quant à la
possibilité de faire exclure des anciens du parti dissous de son
champ d’application ? Ce qui est certain, c’est que cette brèche
permise dans la lecture de la charte, alors qu’il était possible de
la bétonner en ajoutant un article spécifique aux anciens dirigeants
du Fis est à l’origine de tout le malaise politique qui règne
depuis. Un malaise qui a pris forme avec le retour de Rabah Kébir,
après que celui de Anouar Haddam ait été avorté. En effet, le tapis
rouge qui lui a été déroulé et les facilitations dont il a bénéficié
et sa déclaration relative à son intention de créer sa propre
formation, ont donné à penser que l’aile favorable à la réinjection
dans la vie politique des anciens du Fis était en force. Une aile
emmenée par Abdelaziz Belhadem, SG du FLN et néanmoins Chef du
gouvernement. Ce dernier ne faisait pas mystère de sa position sur
la question. Madani Mezrag a même déclaré que le FLN est disposé à
cautionner, sur ses listes, les candidatures de «frères». Les
quelques doutes qui auraient pu encore subsister quant à la présence
de deux camps en opposition ont été levés tout récemment par les
déclarations de Ould Kablia et de Ouyahia. Cependant, par leurs
déclarations faisant état de l’impossibilité pour Kébir de fonder
son propre parti – déclarations qui, faut-il le souligner,
interviennent en bout de course –, ces deux responsables, l’un au
niveau du gouvernement et l’autre à la tête d’un parti, donnent à
penser qu’un changement est en train d’être opéré. Pour preuve,
juste après l’affirmation de Ouyahia faite à Boumerdès, c’est au
tour de Abdelaziz Belkhadem d’indiquer que «les personnes impliquées
dans des affaires de terrorisme et ayant bénéficié de mesures prises
dans le cadre de la réconciliation nationale ne pourront désormais
plus jamais exercer d’activités politiques». Certes, cette
déclaration dans la bouche du SG de l’instance exécutive du FLN ne
peut être assimilée à un aveu de renonciation à la politique de
réintégration qu’il prône et dont il tente de convaincre le
président Bouteflika de son bien-fondé. Mais c’est tout de même un
recul par rapport à son assurance affichée auparavant. En effet, ce
n’est pas inutilement que Belkhadem aura bataillé durement ces
derniers mois pour faire endosser par le président de la République
sa vision de l’après-charte. Or, aujourd’hui, Belkhadem souligne que
cette mesure interdisant le retour à l’activité politique de
personnes impliquées dans le terrorisme et ayant bénéficié des
dispositions de la charte, est une voie «irrévocable». Ainsi, même
s’il se donne une certaine marge de manœuvre par rapport aux
politiques du Fis, il n’en reste pas moins qu’il exclut désormais
les Madani Mezrag, les 4 000 autres éléments de l’AIS et tous les
autres qui se sont rendus pour bénéficier des mesures de la charte.
Et Kébir dans tout cela ? En ajoutant dans le sillage de cette
déclaration que «cela ne veut pas dire, exclusion de la pensée
islamiste de la vie politique», donnant l’exemple du Mouvement de la
Société pour la Paix (MSP) qui fait partie de l’Alliance
présidentielle composant le gouvernement et d’un parti de
l’opposition présent au Parlement, Belkhadem a-t-il tenté de
délivrer un message en direction de celui qui est retourné en
Allemagne après sa visite en éclaireur à Alger ? Le temps le dira.
N. K.
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Aïn El-Turck
Deux mois de
prison contre les 63 harraga
La tension était
hier à son comble au tribunal d’Aïn El-Turck où les parents des 63
harraga sont venus assister au procès des leurs. Tous s’attendaient
à une peine clémente, à savoir de la prison avec sursis pour
«tentative d’émigration clandestine», Cela n’a pas été le cas
puisque les concernés ont été condamnés à deux mois de prison ferme,
conformément à l’article 545 du code maritime. Pour beaucoup, cette
fermeté de la justice répondrait davantage à une volonté de
dissuader d’éventuels autres aventuriers de la mer, de plus en plus
nombreux à tenter la folle traversée pour rejoindre la côte
ibérique. Seul le mineur K.M., 17 ans, a cependant échappé à cette
sentence puisqu’il a été libéré jeudi dernier.
Les 63 harraga,
dont un Marocain, ont été condamnés par ailleurs à une amende de 5
000 dinars. La même peine a été prononcée à l’encontre de deux
jeunes gens qui avaient participé à cette entreprise alors que les
deux cerveaux de cette affaire, B.A. et D.S. originaires d’Aïn El
Turck, sont toujours en état de fuite et sont activement recherchés
par les services de sécurité.
Appelés à la
barre, les concernés ont mis en exergue la difficulté pour eux de
trouver un emploi «digne», à même de leur permettre de subvenir aux
besoins des leurs, à l’instar de ce père de trois enfants, habitant
aux quartier des Planteurs.
A noter que le
représentant du ministère public a requis 6 mois de prison ferme
contre les 63 harraga, alors que la défense a mis en exergue la
fragilité sociale de leurs mandants, en demandant les circonstances
atténuantes, non sans avoir tout rejeté sur les cerveaux de cette
dangereuse entreprise pour avoir, selon les avocats, réussi à
tromper des jeunes en détresse. Les 63 jeunes, âgés entre 17 et 35
ans, avaient été, pour rappel, interceptés par les gardes-côtes au
large d’Oran, à bord d’un sardinier en difficulté immatriculé à Béni
Saf.
E. Ikram
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Investissement arabe en Algérie
Des espoirs et
des contraintes
nConstatant avec
satisfaction les évolutions positives enregistrées au niveau des
marchés des capitaux arabes, ils ont recommandé de la rigueur et un
contrôle du flux de ces capitaux.
Après avoir eu
l’occasion de connaître les potentialités d’investissements en
Algérie, les hommes d’affaires arabes, qui ont participé au 10e
Congrès des hommes d’affaires arabes, tenu les 19 et 20 novembre en
cours, ont insisté sur l’importance d’accélérer le rythme des
réformes menées dans le monde arabe et de renforcer le partenariat
public et privé dans ces pays. Ils ont tenu, par la même occasion, à
mettre en relief les pas franchis par le gouvernement algérien dans
le processus de réformes économiques tout en se félicitant du
développement du partenariat entre les secteurs public et privé
algériens. Parmi les recommandations adoptées à l’issue du 10e
Congrès, qui a été marqué par la présence du Chef du gouvernement,
Abdelaziz Belkhadem et de centaines d’hommes d’affaires et
investisseurs, venant d’une quinzaine de pays arabes, figure le
souhait de lancer des projets d’investissement avec les hommes
d’affaires algériens. Les participants préconisent également
d’accorder une importance particulière aux domaines stratégiques de
l’énergie, de l’eau, de l’habitat et du transport ferroviaire. En
soutenant les initiatives visant à la création de sociétés mixtes
arabes notamment dans les secteurs des banques, du transport aérien,
des assurances et dans l’industrie légère, ils plaident pour
l’encouragement de la complémentarité entre les économies du Maghreb
et du Machrek arabes par le biais de la promotion des échanges
commerciaux entre ces deux régions et la valorisation du potentiel
industriel existant. Les participants ont recommandé la
«libéralisation de l’économie palestinienne du joug israélien» ainsi
que la reconstruction de l’Irak et du Liban au plan économique.
Constatant avec satisfaction les évolutions positives enregistrées
au niveau des marchés des capitaux arabes, ils ont recommandé de la
rigueur et un contrôle du flux de ces capitaux. Comme l’ont
mentionné beaucoup d’entre eux, il est recommandé aux gouvernements
«plus d’efforts afin d’aplanir les obstacles qui continuent de
freiner la promotion du commerce entre Etats arabes». Par ailleurs,
le prochain Congrès des hommes d’affaires arabes se tiendra en
Libye. En terme d’évaluation du 10e Congrès, Omar Ramdane, président
du Forum des chefs d’entreprise (FCE), a exprimé une satisfaction
quant au déroulement de cet événement, dédié principalement à
l’Algérie en vue de présenter ses potentialités. Le fait de faire
connaître aux hommes d’affaires arabes les possibilités
d’investissements offertes est déjà un exploit, a-t-il estimé. Quant
aux contraintes relevées par les investisseurs étrangers ayant tenté
l’expérience en Algérie, Omar Ramdane estime que les opérateurs
nationaux connaissent cette réalité depuis longtemps. Les
investisseurs étrangers vont nous aider à faire pression pour mettre
notamment un terme aux lenteurs administratives et à la
bureaucratie. Certains hommes d’affaires ayant lancé des projets
dans les domaines bancaire et de l’habitat après avoir bien réussi
en Algérie, d’autres, par contre, ont rencontré beaucoup de
difficultés à lancer leurs projets. C’est le cas de Mohamed Maâche,
chirurgien et représentant de l’entreprise émirat Al Zahra, qui
projette de créer une clinique spécialisée dans la chirurgie
plastique. L’étude de dossier au niveau d’une agence bancaire a duré
plus d’une année, alors que le transfert de capitaux de son pays
d’origine vers l’Algérie a duré plusieurs mois, au moment où cette
opération est réalisée en quelques heures dans d’autres pays. Outre
les contraintes administratives, l’investissement étranger peine à
se frayer un chemin devant les pratiques bureaucratiques et la
difficulté de trouver des assiettes foncières. L’ensemble de ces
contraintes ont été exprimées à plusieurs occasions par les
opérateurs algériens, comme le mentionne Omar Ramdane.
Karima Sebai
Haut
Investissement arabe
L’exemple de
Maghreb Leasing Algérie
Après avoir étudié
les potentialités d’autres marchés voisins, le groupe tunisien
Tunisie Leasing a opté pour l’Algérie pour créer Maghreb Leasing
Algérie (MLA). «Si on est en Algérie, ce n’est pas par hasard. Le
pays offre une stabilité économique et politique», a révélé Chedly
Zaoun, responsable au niveau de MLA, rencontré en marge du 10e
Congrès des hommes d’affaires arabes, organisé à Alger les 19 et 20
novembre en cours. L’environnement existant, a-t-il mentionné, «ne
peut que faciliter le travail d’un investisseur étranger. L’Algérie
offre un climat d’affaires important et la preuve en est
l’importante présence d’investisseurs arabes au 10e Congrès». Appelé
à évoluer dans un environnement favorable, Maghreb Leasing Algérie
pourra se développer en Algérie. Spécialiste dans le financement du
leasing, la société MLA fait partie d’un groupe financier tunisien
qui est Tunisie Leasing, première société de leasing en Tunisie, qui
a plus de 20 ans d’expérience dans le domaine du crédit-bail. «Nous
sommes ici pour essayer de faire de MLA un partenaire privilégié de
l’entrepreneur algérien et de mettre à son service une expérience
importante» et proposant de financer les PME/PMI et les professions
libérales. Evoluant dans un marché vierge puisque le leasing n’est
pas très répondu en Algérie, MLA s’attelle actuellement à faire
connaître le produit aux industriels. Jusque-là, 37 opérateurs
algériens activant dans les domaines de l’industrie, travaux
publics, transport de marchandise et de personnes ont été financés
par MLA. Selon Chedly Zaoun, «nous sommes là pour durer dans le
temps et non pas pour faire une opération et repartir. Nous ne
cherchons pas un profit à court terme mais beaucoup plus une
stabilité». Le montant du capital investi est de 1 milliard de
dinars, auquel s’ajoute un autre milliard de dinars sous forme de
prêt participatif de la Banque européenne d’investissement (BEI),
appelés à s’accroître dans les prochaines années, a-t-il souligné.
Le programme de développement, à long terme de MLA, consiste en la
création d’un réseau d’agences à travers le territoire national.
Sollicité, par ailleurs, pour s’exprimer sur la réforme bancaire
engagée en Algérie, le responsable estime que la privatisation du
CPA et les contrats management pour les autres banques comme la BNA
ne pourront que faire avancer les choses. La possibilité donnée aux
opérateurs étrangers d’ouvrir des banques en Algérie ne pourra que
faire avancer les réformes. Il lance, à l’occasion, «un appel aux
investisseurs étrangers pour venir en Algérie, avec l’idée de
s’inscrire dans le développement de ce pays et même de la région,
qui regroupe 75 millions d’habitants». Après avoir réussi, il y a
juste une semaine, à lancer Maghreb Invest, qui est un fonds de 56
millions d’euros destiné à être investi en Algérie pour la
privatisation des sociétés et la participation dans le capital des
sociétés qui souhaitent se développer, Chedly Zaoun, qui souhaite
lancer d’autres produits financiers en Algérie, a parlé du projet du
lancement d’une société de factoring en Algérie.
Karima Sebai
Haut
Congrès des hommes d’affaires arabes
Tripoli
accueillera la 11e édition
Les travaux du 10e
Congrès des hommes d’affaires arabes ont été clôturés dimanche dans
la soirée à l’hôtel Hilton d’Alger autour d’un dîner offert en
l’honneur de 350 opérateurs, représentant une quinzaine de pays
arabes. Les entrepreneurs arabes se sont donné rendez-vous à Tripoli
en Libye à l’occasion de la 11e édition du forum. Le geste des
hommes d’affaires arabes vient à point nommé pour souhaiter la
bienvenue au Conseil des hommes d’affaires libyens qui adhère pour
la première fois au Forum arabe des affaires. Les Egyptiens ont
accouru les premiers à sceller un partenariat avec les Libyens en
créant le Conseil égypto-libyen des affaires. Le communiqué final
sanctionnant deux jours de travaux, lu en présence du Chef du
gouvernement et quelques ministres de son staff, souligne la grande
satisfaction du potentiel algérien quant aux nombreuses opportunités
et l’arsenal juridique accompagnant les réformes tous azimuts dans
les domaines juridique, financier et commercial. Dans leurs
recommandations, les participants au congrès ont tenu à mettre en
relief «les pas franchis par le gouvernement algérien dans le cadre
des réformes économiques et dans le développement de partenariat
entre les secteurs public et privé» Les hommes d’affaires arabes ont
également recommandé entre autres «une meilleure complémentarité
entre le Maghreb et le Machrek arabes» par l’accroissement des
échanges de données et d’investissements entre ces deux régions du
monde arabe, l’élargissement de zone de libre- échange et la
suppression de visa interarabe au profit des investisseurs arabes.
Le séjour des hommes d’affaires en Algérie est prolongé jusqu’à
jeudi prochain. Les hôtes du Forum des chefs d’entreprise,
organisateur de ce Congrès, ont débuté le tour d’Algérie en
caravane économique. Parrainé par le ministère du Tourisme, les
hommes d’affaires arabes visiteront des sites propices à l’accueil
de projet dans les villes de leurs choix. Des tournées qui
rappellent le tourisme économique offert aux hommes d’affaires
français, anglais et américains avant trois années.
S. B.
Haut
Amendement du code pénal
«Les peines ne
seront plus allégées»
Le ministre de la
Justice, Tayeb Belaiz a présenté hier devant les élus du Sénat le
projet d’amendement du code pénal.
Il s’agit entre
autres dispositions de la révision de l’allègement de la peine
actuellement en vigueur. «Certaines personnes condamnés à
perpétuité, cite le ministre à titre d’exemple, n’écopent dans la
plupart des cas que de 10 ans de prison. Des peines de 10 ans fermes
sont allégées jusqu’à devenir 3 ans». La proposition expliquée par
le ministre concerne en effet la limitation de l’allègement à la
peine minimale requise par le code pénal. La différenciation
concernant le caractère récidiviste du prévenu, la nature de son
casier judiciaire dans la prononciation de la peine est également
prônée par le ministre de la Justice. Ce dernier a proposé également
la révision des montants des amendes qui n’ont pas été revus depuis
1966. Outre l’attribution d’une peine allant jusqu’à 10 ans de
prison pour agression avec arme et de 5 à 10 ans pour vol, le
ministre de la Justice a présenté un autre amendement concernant les
peines requises contre l’auteur d’un délit de diffamation. En effet,
la poursuite judiciaire s’arrête au moment où la victime décide du
retrait de sa plainte. La même disposition est proposée concernant
la divulgation d’informations et atteinte à la vie privée des
personnes. Il est également attribué aux procureurs généraux
l’obligation d’inspection de lieux de détention à chaque fois qu’il
est nécessaire. Le ministre de la Justice a également indiqué que
les écoutes téléphoniques ne concernent que les personnes suspectées
dans des affaires «dangereuses», entrant dans le cadre du crime
organisé. Le ministre a également expliqué que des sessions de
formation de magistrats spécialisés dans ce genre d’affaires ainsi
que dans les crimes économiques sont en cours à l’étranger.
3 ans de prison
pour les juges «bavards»
Un juge
d’instruction peut écoper jusqu’à 3 ans de prison s’il est impliqué
dans la diffusion d’informations concernant l’instruction. Les
informations divulguées alors que l’instruction est en cours rendent
les PV non valables, a expliqué par ailleurs M. Belaiz. Le ministre
de la Justice a expliqué que, comme ce fut le cas de l’affaire
Khalifa et d’autres affaires concernant la dilapidation de deniers
publics, seul le procureur général est habilité à donner des
informations «sous forme de résumé» concernant le dossier «sans
qu’il n’évoque les preuves ou entrer dans les détails à même
d’influencer sur l’instruction».
Fatima Arab
Haut
Le système scolaire algérien en crise
2,2 millions
d’écoliers dans la rue en 5 ans
Au cours des cinq
dernières années, pas moins de 2,2 millions d’enfants âgés entre 13
et 18 ans ont été éjectés de l’école et n’ont pu bénéficier d’aucune
formation professionnelle ou trouver un créneau pour s’épanouir. Ces
enfants sont à peine alphabétisés et ploient sous le poids de la
paupérisation endémique. Ces jeunes exclus ne peuvent en outre
profiter des dispositifs d’emploi réservés au plus de 18 ans,
nombreux d’entre eux ont connu les affres de la barbarie terroriste
et constituent logiquement un vivier potentiel pour la délinquance
juvénile ou la violence urbaine qui génère aujourd’hui un climat
d’insécurité. Le constat a été établi hier par les nombreux
spécialistes qui ont pris part à la journée d’étude qui a eu pour
thème «Ecole d’aujourd’hui, quel avenir demain ?», organisée hier
par l’Observatoire des droits de l’enfant à Alger, à l’occasion de
la Journée mondiale de l’enfant. «Le système scolaire est réellement
en crise et ce ne sont pas les quelques retouches apportées au cours
de l’année scolaire 2003-2004 qui vont modifier ses faibles
performances car les maux dont il souffre sont nombreux : ce sont
des conditions pédagogiques défavorables, caractérisées par des
classes surchargées, un ratio enseignant-élèves insuffisant, une
insuffisance d’infrastructures, notamment en milieu rural et la
faiblesse de la qualité de l’enseignement», indique Khiati Mostéfa,
président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et
le développement de la recherche (Forem). Chiffres à l’appui, le
taux d’abandon des bancs de l’école est élevé dans certaines
wilayas, le plus élevé dans le cycle primaire est enregistré à
Djelfa (5,18%), dans le moyen c’est Sétif qui vient en tête de liste
(14,03%) tandis que dans le cycle secondaire c’est Béchar (21,97%).
Djamila Hamza, psychologue, a déploré l’insuffisance des moyens pour
la mise en œuvre de la réforme scolaire. «L’élève doit être
accompagné par des activités de loisirs extrascolaires pour
permettre à l’enseignant de jouer son rôle d’éducateur et pas
seulement de donneur de leçons». La démocratisation de
l’enseignement apparaît de plus en plus comme un mythe, selon ces
spécialistes, car pour avoir une scolarité normale, il faut être
citadin et issu d’un milieu aisé. La scolarisation est aujourd’hui
tributaire du niveau socioéconomique des parents : 96% des enfants
dont les parents exercent une profession libérale sont scolarisés
contre 59,9% des enfants dont les parents sont ouvriers ou paysans.
Ainsi, les enfants issus des milieux ruraux, ont beaucoup moins de
chance de prétendre à une scolarité normale que leurs camarades
citadins. Pour les participants, il est nécessaire de revaloriser
l’école algérienne, de lui donner plus de moyens et d’impliquer dans
cette action tous les acteurs concernés.
Irane Belkhedim
Haut
79e session de son conseil exécutif
L’OMT assure
son soutien au tourisme algérien
Les travaux de la
79e session du conseil exécutif de l’Organisation mondiale du
tourisme (OMT) ont débuté hier à l’hôtel Sheraton Club des Pins. La
rencontre à laquelle participe les représentants de 31 pays est une
occasion de mettre en œuvre des décisions et des recommandations de
l’assemblée générale de l’Organisation mondiale du tourisme.
Intervenant lors d’un point de presse, tenu en marge des travaux, le
secrétaire général de l’OMT Fransesco Frangialli, a déclaré qu’en
«accueillent cette session du conseil exécutif et en contribuant à
la conférence sur la qualité des destination touristiques qui la
suivra immédiatement, le gouvernement algérien fait preuve, à la
fois de l’intérêt qu’il porte à l’OMT et de la détermination qui est
la sienne, à mettre activement en exploitation des richesses
touristiques du pays, pour le bien de son peuple». Déclarant que
l’Algérie «connaît une phase de vive expansion économique, avec
l’accueil de 1,5 millions de visiteurs étrangers en 2005, soit une
progression de 17 % sur l’année 2004, chose qui a fait d’elle la 4e
destination en Afrique», l’intervenant a assuré que «le tourisme
algérien a maintenant réellement décollé». Un décollage «qui arrive
à point nommé», selon le ministre tunisien du tourisme et président
de la 79e session, Tidjani Haddad qui a déclaré de son côté que «le
retard enregistré par le tourisme algérien a été en quelque sorte
bénéfique, vu qu’il permet à l’Algérie d’éviter aujourd’hui les
erreurs commises par les autres pays et de profiter de la mutation
qu’à connu le marché international du tourisme». Pour sa part,
Nouredine Moussa ministre du tourisme a salué «l’aide et l’intérêt
qu’accorde aujourd’hui l’OMT à l’Algérie et à ses grands projets de
développement et de promotion du secteur». Une aide qui s’est
traduite a-t-il expliqué, «par l’envois des meilleurs spécialistes
pour aider à l’élaboration des cahiers de charge du schémas du
développement du secteur. Ce dernier sera finalisé avant la fin de
l’année 2005». Aussi, «nous avons aussi sollicité l’OMT pour nous
assister dans notre stratégie de la communication et aussi pour la
formation des ressources humaines et elle a répondue présent»,
a-t-il ajouté. Rappelant par ailleurs les grands axes de la
stratégie de développement qui tournent autour du développement du
tourisme balnéaire, thermal, saharien et culturel, Nouredine Moussa
a souligné
«que la
concrétisation de tels projets est désormais possible, vu que le
secteur a bénéficié dans le cadre de la loi de finance 2007 d’un
budget beaucoup plus conséquent que ceux de 2006 et 2005».
Il est à signaler
que les objectifs de la 79e session du conseil exécutif de l’OMT
vont aux projets d’avenir, à l’évolution de la situation du secteur
et à la préparation du programme de travail pour 2008-2009. Sont
inclus dans le dit programme, la rencontre sur le tourisme et les
religions et celle sur le tourisme et les changements climatiques.
Les travaux de la 79e session seront clôturés demain par la tenue
d’un séminaire technique sur les destinations touristiques, toujours
à l’hôtel Sheraton.
Habiba Ghrib
Haut
Malgré la hausse des salaires
«Le SNMG est
inférieur à un loyer»
nBon nombre
d’entreprises, aussi bien publiques que privées, n’ont pas encore
procédé à l’augmentation des salaires de leurs travailleurs.
Les récentes
augmentations de salaires décidées lors de la tenue, au mois
d’octobre dernier, de la tripartie ne semblent pas satisfaisantes du
point de vue de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA).
C’est du moins ce qu’on peut comprendre à travers les propos de M
Badreddine, représentant de l’UGTA, lors d’une table ronde
organisée, hier, au centre de presse du quotidien «El Moudjahid».
Table ronde consacrée à la question de la revalorisation des
salaires, à laquelle on pris part des cadres du ministère du Travail
et de la Sécurité sociale ainsi que des dirigeants d’entreprises et
autres syndicalistes. «Les augmentations de salaires décidées
dernièrement ne sont pas véritablement ressenties par les
travailleurs puisque le pouvoir d’achat de ces derniers demeure
faible eu égard aux prix élevés appliqués au le marché national», a
souligné M. Badreddine, lors de son intervention. Plus loin, à en
croire les dires du représentant de l’UGTA, bon nombre d’entreprises
aussi bien publiques que privées n’ont pas encore procédé à
l’augmentation des salaires de leurs travailleurs, «faute de
situation financière favorable et de productivité», explique-t-il.
«Il faut que ces entreprises puissent supporter les augmentations
salariales des fonctionnaires paraphées par la tripartite», a-t-il
encore enchaîné, tout en rappelant que «les 35 milliards de dinars
alloués dans le cadre de la loi de finances 2005, pour
l’assainissement des entreprises publiques doivent être
concrétisés».
Le Salaire
national minimum garanti (SNMG) algérien demeure, lui aussi, faible,
indique le même intervenant, puisque, à titre d’illustration, «le
prix de loyer est supérieur au SNMG», fait-il remarquer. Toujours
concernant le salaire national minimum garanti, l’orateur à fait
savoir que la Centrale syndicale continuera à revendiquer
l’abrogation de l’article 87 bis de la loi 90-11, qui prévoit,
rappelons-le, l’inclusion des différentes primes perçues par les
travailleurs dans le salaire minimum fixé. Comme pour mieux montrer
le désarroi des fonctionnaires algériens, ceux de la Fonction
publique en particulier, l’orateur cite l’exemple de 77 travailleurs
exerçant dans des tankers qui ont, d’après lui, quitté la pays ces
deux dernières années. Par ailleurs,
M. Badreddine
trouve que l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs ne se
résume pas seulement dans l’augmentation de salaires car, celle-ci
est tributaire de la revalorisation du dinar. A ce point précis,
ayant pris part aux débats de la rencontre en question, le
syndicaliste Osmane Redouane relève un «écrasement de salaires au
pays», en raison de la dévaluation de la monnaie nationale qu’il a
estimée à
«80 fois». Ce
syndicaliste qui active dans le secteur de l’Education nationale
regrette l’absence d’organes fiables susceptibles de donner des
statistiques «même approximatives» inhérentes au mode de vie des
travailleurs en Algérie.
Soutenant les
dires de son prédécesseur, le représentant d’une organisation
syndicale affiliée à Sonatrach a déploré l’impuissance de
l’inspection du travail devant faire face au phénomène du travail
«en noir» qui a tendance à se propager dans les entreprises.
A ce propos, M.
Boudiar qui représente le ministère du Travail, tout en
reconnaissant les lacunes tant matérielles que juridiques qui
entravent l’inspection de mener à bien sa mission, souligne que
cette dernière s’est dotée recemment de nouveaux mécanismes en vue
de renforcer ses prérogatives.
M. Kechad
Haut
Des représentants de l’ISP en Algérie
«Cesser les
intimidations contre les syndicats autonomes»
C’est avec
préoccupation que la mission de l’Internationale des services
publics (ISP), qui séjourné du 4 au 6 du mois courant en Algérie, a
pris note des plaintes administratives et des actions en justice
intentées sans cesse contre des dirigeants syndicaux, des membres du
SNAPAP et d’autres syndicats autonomes de l’enseignement secondaire
et supérieur, du domaine paramédical et du secteur public de la
santé. C’est pourquoi, lit-on dans un document qu’il nous été
transmis, elle «exhorte le gouvernement algérien à
mettre
intégralement en œuvre les recommandations du Comité de la liberté
syndicale de l’Organisation internationale de travail, (OIT), de
cesser toute intimidation à l’encontre des dirigeants et des membres
des syndicats autonomes et reconnaître tous les syndicats autonomes,
que cela soit au niveau des secteurs, des fédérations et des
confédérations, comme stipulé dans l’actuelle législation algérienne
du travail.» Cette visite a permis aux représentants de cette
mission de se réunir avec les syndicats algériens des services
publics, particulièrement ceux affiliés à l’ISP, dont la Fédération
des travailleurs du gaz et de l’électricité, la Fédération des
travailleurs de la santé et le Syndicat national autonome des
personnels de l’administration publique (SNAPAP). La mission a
également rencontré le directeur national des relations
professionnelles ainsi que des responsables du ministère du Travail
et de la Sécurité sociale, des représentantes de l’Union générale
des travailleurs algériens et d’autres syndicats autonomes du
secteur public. Comme objectif, ladite mission s’est assignée le
renforcement de la coopération avec les syndicats du secteur public
dans le domaine de la formation syndicale, le changement des points
de vue sur le rôle du secteur public dans la fourniture des services
essentiels, à savoir l’eau, l’électricité et la santé. Comme elle a
soutenu les syndicats du secteur public dans leurs revendications en
matière de conditions d’embauche, de sécurité sociale, de
restructuration du secteur public et de respect des droits
syndicaux, particulièrement le droit à la liberté syndicale et à la
négociation collective.
La situation
actuelle de Sonelgaz et de l’industrie de l’eau, a été abordée par
la commission de l’internationale des services publics qui a évoqué,
à l’occasion, les conséquences possibles d’une présence accrue des
multinationales étrangères dans la production et la distribution des
ressources nationales algériennes. La mission a noté que «la
Fédération des travailleurs du gaz et de l’électricité avait joué un
rôle déterminant pour attirer l’attention de la direction de
l’entreprise d’Etat sur la situation des pays dans lesquels la
privatisation de ces services ne s’est pas traduite par une
amélioration de leur qualité et de leur efficacité.» Les initiatives
prises par des entreprises et des syndicats nationaux pour
promouvoir l’accès des femmes aux postes à responsabilité dans le
monde du travail et leur participation, sur un pied d’égalité avec
les hommes, au sein des organes décisionnaires des syndicats, ont
été saluées par les représentants de l’ISP qui a insisté sur la
nécessité de continuer à renforcer la protection de la maternité,
particulièrement en étendant le droit au congé prénatal et en créant
davantage de garderies et de crèches. Renforcer le dialogue social
dans le secteur public est, selon cette mission, nécessaire. Elle a
souligné que «les récentes négociations sur le Pacte économique et
social national, bien qu’el les constituent un exemple important de
dialogue social, n’avaient pas inclu toutes les organisations
syndicales représentatives.»
Djamel Oukali
Haut
Réfugiés sahraouis
Aide
humanitaire de l’Algérie
Un premier lot
d’aide humanitaire destinée aux populations réfugiées sahraouies a
été remis dimanche par le ministre de l’Emploi et de la Solidarité
nationale, Djamel Ould Abbas, aux autorités de la République arabe
sahraouie démocratique (RASD).
Cette initiative
s’inscrit dans le cadre de la solidarité de l’Algérie qui a répondu
favorablement à l’appel lancé par les populations des camps
sahraouis, vivant des conditions difficiles depuis l’épuisement des
stocks de produits de première nécessité, note-t-on. La délégation
algérienne a remis dans ce cadre, une quantité de 400 tonnes de
semoule, acheminée par une caravane de 20 semi-remorques qui ont
traversé plus de 1 800 km pour rallier les camps sahraouis. Dans une
déclaration à l’APS,
M. Ould Abbas a
indiqué «que cette initiative de solidarité est intervenue pour
venir en aide aux populations des camps de réfugiés composée de
femmes, d’enfants et de personnes âgées».
«A l’occasion de
sa récente visite dans les camps de réfugiés sahraouis, le directeur
exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM) a pu constater la
situation alimentaire difficile qui y prévaut», a rappelé le
ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale, tout en assurant
que «l’Algérie augmentera, dans les jours à venir, le volume de son
aide humanitaire en attendant une reprise de l’aide des
organisations internationales qui ont considérablement réduit leurs
quotas».
Le ministre de
l’Emploi et de la Solidarité nationale a annoncé que son département
a élaboré un programme d’aide sociale et de soutien psychologique
destiné aux femmes, aux enfants et aux personnes âgées des camps de
réfugiés.
A noter que la
délégation ministérielle algérienne a été reçue par le président
sahraoui, Mohamed Abdelaziz. A cette occasion, M. Djamel Ould Abbas
a lu un message du président de la République, Abdelaziz Bouteflika,
dans lequel il avait réitéré le soutien de l’Algérie au peuple
sahraoui. M. Mohamed Abdelaziz a, quant à lui, salué le soutien que
n’a cessé de faire preuve l’Algérie, depuis plus de 30 ans, à
l’égard de la RASD et de son combat juste pour le droit à
l’autodétermination.
R. N.
Haut
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