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LA UNE Les hommes d'affaires n'ont pas caché leurs préoccupations quant à l’«étendue de la réconciliation nationale». Ils l'ont même exprimé à haute voix et M. Belkhadem, interpellé sur le sujet, de rassurer, en réponse à une question que «les personnes impliquées dans des affaires de terrorisme et ayant bénéficié des mesures prises dans le cadre de la réconciliation nationale ne pourront désormais plus jamais exercer d'activités politiques», sans autres précisions.

21/11/06

 

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 Albert Nallet, ancien combattant de l'armée française en Algérie

 

«Il fallait écouter les Algériens en 1945»

 

 

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Aïch etchouf

 

Autres temps, autres alliances

Avec l’affaire BRC qui rebondit de la bouche même du ministre de l’Energie et des Mines, et les rumeurs persistantes faisant état du départ d’Anadarko de nos champs pétrolifères, il y a tout lieu de se demander aujourd’hui si nous ne sommes pas en train d’assister à une profonde reconfiguration du secteur des hydrocarbures dans notre pays. L’une des clés de lecture pouvant nous permettre de comprendre les tenants et les aboutissants de ce profond reprofilage, étant par ailleurs le rapprochement stratégique de Sonatrach avec le géant russe Gazprom. L’Algérie étant évidemment plus intéressée à s’engager dans un processus de meilleure revalorisation de ses ressources naturelles que lui offrent les Russes que de rester éternellement collée aux basques de majors américaines qui ne savent que pomper, pomper, toujours pomper.

Et Chakib Khelil a bien raison de se demander pourquoi un tel acharnement contre lui et ses choix managériaux, il est l’homme d’une autre politique, pas nécessairement moins bonne, mais moins enthousiasmante, moins dans l’air du temps et surtout moins rémunératrice à long terme.

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Belkhadem devant les hommes d'affaires arabes

«Les repentis interdits

de politique»

Les hommes d'affaires n'ont pas caché leurs préoccupations quant à l’«étendue de la réconciliation nationale». Ils l'ont même exprimé à haute voix et M. Belkhadem, interpellé sur le sujet, de rassurer, en réponse à une question que «les personnes impliquées dans des affaires de terrorisme et ayant bénéficié des mesures prises dans le cadre de la réconciliation nationale ne pourront désormais plus jamais exercer d'activités politiques», sans autres précisions.

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 Les Titres

 

Amendement du code pénal

«Les peines ne seront plus allégées»

 

Système scolaire

2,2 millions d’écoliers dans la rue en 5 ans

 

 Le Trait d'Abi
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Relations algéro-canadiennes

«Au beau fixe» selon Bouteflika

L’amélioration de la situation sécuritaire dans le pays a été derrière le renforcement des relations bilatérales, selon le chef de l’Etat algérien.

Michaelle Jean La gouverneure générale et commandant en chef du Canada qui se trouve depuis dimanche à Alger dans le cadre d’une visite officielle de quatre jours a assuré hier que l’Algérie occupe une «place importante» dans la coopération afro-canadienne et que «c’est là l’un des pays phares de l’ensemble du continent africain».

Dans une déclaration qu’elle a faite à l’issue des entretiens qu’elle a eus avec Bouteflika, Mme Jean a déclaré : «Il y a des progrès réalisés ici et qui sont certainement riches de sens et porteurs de résultats»

Le Canada, ajoute Mme Jean «est toujours resté aux côtés de l’Algérie, même dans les moments difficiles et nous voulons continuer d’être présents pour faire savoir qu’il s’agit d’un pays où il est bien d’être, où il est bien d’investir et où il est bien aussi de consolider des liens d’amitié et de proximité avec la population qui a su se remettre d’années difficiles» La gouverneure générale s’est félicité de voir la diaspora algérienne au Canada «participer à cet effort commun» que les deux pays veulent réaliser ensemble.

Les entretiens avec le chef de l’Etat ont tourné, selon elle, autour de plusieurs thèmes dont celui de «consolider les relations fraternelles, solidaires et d’amitié» qui existent entre les deux pays et sur la manière dont le Canada peut continuer d’accompagner l’Algérie dans son désir de joindre le concert des nations avec une économie solide et une jeunesse qui est vraiment prête à assumer une relève importante, non seulement pour l’avenir de l’Algérie, mais aussi pour le présent». «Nous avons également examiné les différentes façons d’y arriver ensemble», a-t-elle ajouté. Le président de la République,  Abdelaziz Bouteflika, a, lui, souligné que les relations entre l’Algérie et le Canada sont «au beau fixe» et «aspirent à l’excellence». Cela se fera, a-t-il assuré «dans un toast prononcé à l’occasion d’un déjeuner qu’il a offert en l’honneur de son hôte, grâce à l’amélioration du climat politique et sécuritaire en Algérie».

Dans le même contexte, le chef de l’Etat a indiqué que les deux pays «ne peuvent que se féliciter d’une coopération accrue et élargie à tous les domaines», d’autant plus, a-t-il souligné, que «l’Algérie est entrée, depuis quelques années, dans une phase de développement accéléré nécessitant un soutien solide de la part des pays amis». «Ce rôle de soutien au développement économique, social et technologique de l’Algérie, je suis sûr que le Canada est prêt à l’assumer pleinement, conscient des enjeux, confiant en un partenariat qui a déjà donné plus d’un gage de son efficacité», a souligné le président de la République.

Pour autant, le chef de l’Etat n’a pas mâché ses mots lorsqu’il a évoqué les relations nord-sud. «L’écart entre le Nord et le Sud continue à s’aggraver, accentuant les inégalités et les injustices», relevant, à cet effet, que «le Canada et l’Algérie, chacun dans sa sphère géopolitique, peuvent et doivent encourager toutes les initiatives pour faire tomber les murs sur lesquels se fondent les clivages haineux et les exclusions mortifères».

A. G.

 

L'Union africaine

L’Algérie premier financier

L’Algérie a versé plus de 10,4 millions de dollars au titre de sa quote-part au budget 2006 de l’Union africaine (UA), faisant d’elle l’un des plus grands financiers de l’organisation continentale, indique un document du Parlement pan-africain (PAP) diffusé hier. Cette somme représente 17,5%, soit plus du sixième, du budget de l’UA en 2006, qui est de 59,49 millions de dollars (M USD). Seuls l’Afrique du Sud, l’Egypte, la Libye et le Nigeria contribuent financièrement autant que l’Algérie, selon le document présenté aux parlementaires africains à l’occasion d’une séance spéciale au PAP consacrée à la discussion de son  budget 2007. Le budget du PAP, dont le siège est à Midrand, en Afrique du Sud, dépend entièrement de celui de l’UA. 

Le document détaille, sous forme de tableau, les quotes-parts, les sommes versées jusqu’au 17 novembre dernier et les arriérés dus par chacun des 53 pays membres de l’UA. L’Algérie et les quatre autres plus grands contributeurs n’ont pas d’arriérés et leur part cumulée représente plus de 87% de ce budget, révèle le document.

La contribution financière de chaque pays membre est calculée selon son «poids économique». A cette échelle, c’est le Sao-Tomé-et-Principe qui paie le moins, avec une quote-part de 6 939 dollars. Le Maroc, qui n’est pas membre de l’UA, lui doit cependant près de 6,3 M USD, au titre d’arriérés cumulés du temps de l’Organisation de l’union africaine (OUA), dont il s’est retiré en 1984, indique la même source. L’OUA est devenue en 2002 l’UA, avec une nouvelle structure et de nouveaux organes. C’est la République démocratique du Congo (RDC) qui a le plus d’arriérés, avec 10,82 M USD, suivie du Maroc, de la Somalie (6,03 M USD) et de la Tunisie (6,01 M USD), selon le même document.

 

Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie

«Il faut changer de stratégie»

Abdelmalek Sayah, directeur général de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT), a souligné hier à Tlemcen «l’adaptation de la stratégie nationale de lutte contre la drogue aux nouvelles donnes induites par le positionnement de l’Algérie, de pays de passage et de transit des stupéfiants, en lieu de consommation». Intervenant à l’ouverture du séminaire national de sensibilisation sur «le fléau de la drogue», le premier responsable de l’office a précisé que la position stratégique de l’Algérie lui a conféré «malgré elle», un rôle «important» dans le plus dangereux des crimes transfrontaliers qui génère, au plan mondial, des recettes de 500 milliards de dollars, ce qui classe «le trafic de stupéfiants, en matière de revenus, en deuxième position après celui des armes».  Tout en mettant l’accent sur «la détermination des pouvoirs publics dans la lutte contre ce fléau qui menace surtout la jeunesse»,

M. Sayah a signalé que «l’Algérie qui a éradiqué le terrorisme, a les possibilités de réduire à néant les effets de la drogue en contrecarrant les causes réelles poussant à sa consommation et à sa contrebande».

Dans ce cadre, a-t-il ajouté, «l’accent doit être surtout mis sur la prévention à l’instar de la tenue de cette rencontre en collaboration avec la wilaya et en présence de toutes les institutions et services concernés ainsi que les représentants du mouvement associatif», et de poursuivre «nous devons tous nous impliquer pleinement dans cette lutte contre ce fléau qui menace l’avenir de notre pays», car «le crime organisé utilise, de plus en plus, des moyens technologiques très avancés, tels les laboratoires sophistiqués et les moyens électroniques de transmission». «Conscients de cette situation», et tout en engageant des études portant sur «l’adaptation de la stratégie de lutte aux nouvelles donnes», les responsables de l’office, «un organisme chargé, justement, de l’élaboration de la stratégie de prévention et de lutte», a-t-il tenu à préciser, sont disposés à «aider toutes les associations ou projets travaillant dans ce sens», avant de mettre l’accent sur «la nécessité d’unifier les visions dans ce cadre».     

R. N.

 

Forum des hommes d’affaires turcs

L’Algérie présente à la 11e foire

L’Algérie sera représentée à la 11e Foire internationale du Forum des hommes d’Affaires turcs, qui se tiendra du 22 au 25 novembre, en Turquie, par le ministre d’Etat, Boudjerra Soltani, qui présidera la délégation algérienne, a indiqué, dimanche, un communiqué du cabinet du ministre d’Etat. La visite de

M. Soltani à la tête d’une importante délégation en Turquie intervient à l’invitation du ministre d’Etat turc, Kursad Tuzmen.

M. Soltani prononcera une allocution à l’ouverture de cette Foire, qui portera notamment sur les investissements entre les pays de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), la coopération bilatérale algéro-turque dans un marché mondialisé, notamment après le raffermissement des relations algéro-turques, à l’issue de la visite historique du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika en Turquie et du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, en Algérie, le 22 mai dernier. Des entretiens devront également avoir lieu entre le ministre d’Etat et son homologue turc, ajoute le communiqué.

M. Soltani sera accompagné, lors de cette visite, par des cadres supérieurs relevant des ministères de la Participation et de la Promotion des investissements, des Travaux publics, du Commerce ainsi que de la Chambre algérienne du commerce et d’industrie (Caci). La 11e Foire internationale organisée sous le patronage du Premier ministre turc, en collaboration avec l’OCI et de la Banque islamique de développement (BID), verra également la participation d’une délégation d’hommes d’affaires algériens qui examinera les opportunités d’investissement et les éventuels échanges commerciaux avec les quelque

1 500 hommes d’affaires, représentant 54 pays, attendus à cette manifestation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Belkhadem ferme le jeu

Les oreilles de Rabah Kébir doivent drôlement tinter depuis quelques jours et il faut se demander si les neurones de son cerveau tiendront le coup face à la surchauffe que leur aura imposée l’Etat algérien dans sa globalité. Accueilli quasiment en sauveur de la situation, par une porte spéciale de l’aéroport Houari-Boumediene, il vient de recevoir coup sur coup deux fins de non-recevoir de la part de deux des hommes politiques les plus influents du moment. Ahmed Ouyahia d’abord, qui, en fin de week-end, à partir de Boumerdès déclarait clairement que Rabah Kébir ne serait jamais autorisé à créer un nouveau parti politique et Abdelaziz Belkhadem, maintenant, qui, depuis le 10e Congrès des hommes d’affaires arabes au Hilton, répète mot pour mot la même sentence, même s’il ne cite pas nommément la personne concernée. Mais le propos est sans ambiguïté et ne semble plus laisser de place au moindre doute, tant ce doute avait plané, y compris après la première réaction du ministre délégué aux Collectivités locales, Dahou Ould Kablia, qui, le premier avait exprimé la position de l’Etat sur les projets politiques de Rabah Kébir. Aussi, nous retrouvons-nous avec une position assez inédite, où l’ensemble de la classe politique officielle affiche enfin une cohésion sans faille par rapport à un éventuel retour des anciens du Fis dissous sous une forme nouvelle et un monde médiatique virtuel où la question donne tout l’air de ne pas avoir été tranchée et où les pages des journaux se sont astreintes à jouer le rôle de forums politiques quasi-officiels où le Fis a toute sa place. Le fait est à présent que la déclaration du Chef du gouvernement et néanmoins secrétaire général du FLN rend bien précaire la démarche de Rabah Kébir et la prive même de toute légitimité, y compris et surtout aux yeux d’une base fissiste qui se préparait déjà à user de nouveau de la semelle sur le bitume pour se remettre en selle politiquement. Intervenant toutefois à contresens de sa ligne passée sur la question de la réconciliation nationale, il faut se demander si Abdelaziz Belkhadem ne joue pas un peu la politique du dépit amoureux en réaction à un report de la révision constitutionnelle qui devait constituer la clé de voûte de l’ensemble de la stratégie de pouvoir du FLN. Une réaction certes très avantageuse pour l’Etat algérien, mais dont il faut se demander, si elle sera aussi constante qu’elle semble vouloir en donner l’air.

A. M.

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