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Relations algéro-canadiennes
«Au
beau fixe» selon Bouteflika
L’amélioration de la situation sécuritaire dans le pays
a été derrière le renforcement des relations
bilatérales, selon le chef de l’Etat algérien.
Michaelle Jean La gouverneure générale et commandant en
chef du Canada qui se trouve depuis dimanche à Alger
dans le cadre d’une visite officielle de quatre jours a
assuré hier que l’Algérie occupe une «place importante»
dans la coopération afro-canadienne et que «c’est là
l’un des pays phares de l’ensemble du continent
africain».
Dans
une déclaration qu’elle a faite à l’issue des entretiens
qu’elle a eus avec Bouteflika, Mme Jean a déclaré : «Il
y a des progrès réalisés ici et qui sont certainement
riches de sens et porteurs de résultats»
Le
Canada, ajoute Mme Jean «est toujours resté aux côtés de
l’Algérie, même dans les moments difficiles et nous
voulons continuer d’être présents pour faire savoir
qu’il s’agit d’un pays où il est bien d’être, où il est
bien d’investir et où il est bien aussi de consolider
des liens d’amitié et de proximité avec la population
qui a su se remettre d’années difficiles» La gouverneure
générale s’est félicité de voir la diaspora algérienne
au Canada «participer à cet effort commun» que les deux
pays veulent réaliser ensemble.
Les
entretiens avec le chef de l’Etat ont tourné, selon
elle, autour de plusieurs thèmes dont celui de
«consolider les relations fraternelles, solidaires et
d’amitié» qui existent entre les deux pays et sur la
manière dont le Canada peut continuer d’accompagner
l’Algérie dans son désir de joindre le concert des
nations avec une économie solide et une jeunesse qui est
vraiment prête à assumer une relève importante, non
seulement pour l’avenir de l’Algérie, mais aussi pour le
présent». «Nous avons également examiné les différentes
façons d’y arriver ensemble», a-t-elle ajouté. Le
président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a,
lui, souligné que les relations entre l’Algérie et le
Canada sont «au beau fixe» et «aspirent à l’excellence».
Cela se fera, a-t-il assuré «dans un toast prononcé à
l’occasion d’un déjeuner qu’il a offert en l’honneur de
son hôte, grâce à l’amélioration du climat politique et
sécuritaire en Algérie».
Dans
le même contexte, le chef de l’Etat a indiqué que les
deux pays «ne peuvent que se féliciter d’une coopération
accrue et élargie à tous les domaines», d’autant plus,
a-t-il souligné, que «l’Algérie est entrée, depuis
quelques années, dans une phase de développement
accéléré nécessitant un soutien solide de la part des
pays amis». «Ce rôle de soutien au développement
économique, social et technologique de l’Algérie, je
suis sûr que le Canada est prêt à l’assumer pleinement,
conscient des enjeux, confiant en un partenariat qui a
déjà donné plus d’un gage de son efficacité», a souligné
le président de la République.
Pour
autant, le chef de l’Etat n’a pas mâché ses mots
lorsqu’il a évoqué les relations nord-sud. «L’écart
entre le Nord et le Sud continue à s’aggraver,
accentuant les inégalités et les injustices», relevant,
à cet effet, que «le Canada et l’Algérie, chacun dans sa
sphère géopolitique, peuvent et doivent encourager
toutes les initiatives pour faire tomber les murs sur
lesquels se fondent les clivages haineux et les
exclusions mortifères».
A.
G.
L'Union africaine
L’Algérie premier financier
L’Algérie a versé plus de 10,4 millions de dollars au
titre de sa quote-part au budget 2006 de l’Union
africaine (UA), faisant d’elle l’un des plus grands
financiers de l’organisation continentale, indique un
document du Parlement pan-africain (PAP) diffusé hier.
Cette somme représente 17,5%, soit plus du sixième, du
budget de l’UA en 2006, qui est de 59,49 millions de
dollars (M USD). Seuls l’Afrique du Sud, l’Egypte, la
Libye et le Nigeria contribuent financièrement autant
que l’Algérie, selon le document présenté aux
parlementaires africains à l’occasion d’une séance
spéciale au PAP consacrée à la discussion de son budget
2007. Le budget du PAP, dont le siège est à Midrand, en
Afrique du Sud, dépend entièrement de celui de l’UA.
Le
document détaille, sous forme de tableau, les
quotes-parts, les sommes versées jusqu’au 17 novembre
dernier et les arriérés dus par chacun des 53 pays
membres de l’UA. L’Algérie et les quatre autres plus
grands contributeurs n’ont pas d’arriérés et leur part
cumulée représente plus de 87% de ce budget, révèle le
document.
La
contribution financière de chaque pays membre est
calculée selon son «poids économique». A cette échelle,
c’est le Sao-Tomé-et-Principe qui paie le moins, avec
une quote-part de 6 939 dollars. Le Maroc, qui n’est pas
membre de l’UA, lui doit cependant près de 6,3 M USD, au
titre d’arriérés cumulés du temps de l’Organisation de
l’union africaine (OUA), dont il s’est retiré en 1984,
indique la même source. L’OUA est devenue en 2002 l’UA,
avec une nouvelle structure et de nouveaux organes.
C’est la République démocratique du Congo (RDC) qui a le
plus d’arriérés, avec 10,82 M USD, suivie du Maroc, de
la Somalie (6,03 M USD) et de la Tunisie (6,01 M USD),
selon le même document.
Office national de lutte
contre la drogue et la toxicomanie
«Il
faut changer de stratégie»
Abdelmalek Sayah, directeur général de l’Office national
de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT), a
souligné hier à Tlemcen «l’adaptation de la stratégie
nationale de lutte contre la drogue aux nouvelles donnes
induites par le positionnement de l’Algérie, de pays de
passage et de transit des stupéfiants, en lieu de
consommation». Intervenant à l’ouverture du séminaire
national de sensibilisation sur «le fléau de la drogue»,
le premier responsable de l’office a précisé que la
position stratégique de l’Algérie lui a conféré «malgré
elle», un rôle «important» dans le plus dangereux des
crimes transfrontaliers qui génère, au plan mondial, des
recettes de 500 milliards de dollars, ce qui classe «le
trafic de stupéfiants, en matière de revenus, en
deuxième position après celui des armes». Tout en
mettant l’accent sur «la détermination des pouvoirs
publics dans la lutte contre ce fléau qui menace surtout
la jeunesse»,
M.
Sayah a signalé que «l’Algérie qui a éradiqué le
terrorisme, a les possibilités de réduire à néant les
effets de la drogue en contrecarrant les causes réelles
poussant à sa consommation et à sa contrebande».
Dans
ce cadre, a-t-il ajouté, «l’accent doit être surtout mis
sur la prévention à l’instar de la tenue de cette
rencontre en collaboration avec la wilaya et en présence
de toutes les institutions et services concernés ainsi
que les représentants du mouvement associatif», et de
poursuivre «nous devons tous nous impliquer pleinement
dans cette lutte contre ce fléau qui menace l’avenir de
notre pays», car «le crime organisé utilise, de plus en
plus, des moyens technologiques très avancés, tels les
laboratoires sophistiqués et les moyens électroniques de
transmission». «Conscients de cette situation», et tout
en engageant des études portant sur «l’adaptation de la
stratégie de lutte aux nouvelles donnes», les
responsables de l’office, «un organisme chargé,
justement, de l’élaboration de la stratégie de
prévention et de lutte», a-t-il tenu à préciser, sont
disposés à «aider toutes les associations ou projets
travaillant dans ce sens», avant de mettre l’accent sur
«la nécessité d’unifier les visions dans ce cadre».
R.
N.
Forum des hommes
d’affaires turcs
L’Algérie présente à la 11e foire
L’Algérie sera représentée à la 11e Foire internationale
du Forum des hommes d’Affaires turcs, qui se tiendra du
22 au 25 novembre, en Turquie, par le ministre d’Etat,
Boudjerra Soltani, qui présidera la délégation
algérienne, a indiqué, dimanche, un communiqué du
cabinet du ministre d’Etat. La visite de
M.
Soltani à la tête d’une importante délégation en Turquie
intervient à l’invitation du ministre d’Etat turc,
Kursad Tuzmen.
M.
Soltani prononcera une allocution à l’ouverture de cette
Foire, qui portera notamment sur les investissements
entre les pays de l’Organisation de la conférence
islamique (OCI), la coopération bilatérale algéro-turque
dans un marché mondialisé, notamment après le
raffermissement des relations algéro-turques, à l’issue
de la visite historique du Président de la République,
Abdelaziz Bouteflika en Turquie et du Premier ministre
turc, Recep Tayyip Erdogan, en Algérie, le 22 mai
dernier. Des entretiens devront également avoir lieu
entre le ministre d’Etat et son homologue turc, ajoute
le communiqué.
M.
Soltani sera accompagné, lors de cette visite, par des
cadres supérieurs relevant des ministères de la
Participation et de la Promotion des investissements,
des Travaux publics, du Commerce ainsi que de la Chambre
algérienne du commerce et d’industrie (Caci). La 11e
Foire internationale organisée sous le patronage du
Premier ministre turc, en collaboration avec l’OCI et de
la Banque islamique de développement (BID), verra
également la participation d’une délégation d’hommes
d’affaires algériens qui examinera les opportunités
d’investissement et les éventuels échanges commerciaux
avec les quelque
1 500
hommes d’affaires, représentant 54 pays, attendus à
cette manifestation.
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